La guerre dure tant que durent les profits


Le document phare de lidéologie Néo-Conservatrice et du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

Le document phare de l'idéologie Néo-Conservatrice et du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

[Reopen 911 - 16/06/2008]

Aborder les événements du 11 Septembre nécessite de comprendre le contexte historique et géopolitique dans lequel s’inscrit cette tragédie.

Issu du PNAC (le think tank néo-conservateur créé pour l’établissement d’un “Projet pour un Nouveau Siècle Américain”), le document intitulé “Reconstruire les défenses de l’Amérique” synthétise les propositions à mettre en œuvre pour assurer aux Etats-Unis la domination sur le reste du monde. Jusqu’à présent, de ce document important datant de septembre 2000 n’existait qu’une traduction partielle et d’une qualité pas entièrement satisfaisante. Nous sommes fiers de mettre à la disposition de nos concitoyens une traduction fidèle et à l’image de l’original, au moment même où le document original vient de disparaître du site du PNAC.
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En outre, le processus de reconversion, même s’il introduit un changement radical, sera vraisemblablement long, à moins d’un événement catastrophique jouant le rôle de catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor. (p.52)

Thomas Paine disait déjà, il y a 250 ans, que le simple fait de ne pas croire ce qu’on vous raconte et de vouloir aller se renseigner par soi-même etait un acte révolutionnaire que tous les tyrans de monde réprimaient avec la plus grande sévérité : Un homme qui profère des idées erronées, on peut le faire taire ou le forcer à la conversion. Mais un homme qui s’interroge et qui use de son esprit pour s’informer sur les choses, voilà un ennemi mortel !

[Merle Moqueur sur Le Post - 17/07/2008]

Dans Comment sortir de Guantanamo avec une famille comme celle-là? , Tims le 17/07 à 20h59 a écrit : “Merle moqueur, Dites directement que vous défendez l’islamo fascisme plutôt que d’alourdir votre argumentaire par des contorsions improbables.”

Réponse de Merle moqueur :

Ce que tu nommes islamo fascisme, je le nommais fascislamisme, et je le défendais si peu (j’avais rêvé de brigades internationales pour aller libérer les femmes afghanes) que j’ai soutenu l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak ; en particulier pour protéger Israël, car j’étais pro-sioniste, par judéophilie liée à ma situation familiale (alors, ni antiaméricain primaire, ni antisémite).

J’avais entendu parler des théories fumeuses de Thierry Meyssan, et pensé, malgré le passeport, qu’il y a toujours un allumé quelque part pour inventer des salades. Jusqu’à ce que, en 2003, j’aille vérifier par moi-même sur son site (quelle prétention, hein !) qu’il ne disait bien que des conneries. Et que je trouve ses questions troublantes.

Et que, assez angoissé, je cherche des réponses, de plus en plus frénétiquement. Et qu’à la place, je ne découvre que de nouvelles questions, et de nouveaux mensonges, et des impossibilités physiques. Exemple, au Pentagone : le titane ( Pentagone, titane et kérosène : qui croire ? ) s’évapore à 3286,85%C et fond à 1667,85° C, températures absolument hors d’atteinte d’un feu de kérosène (980% C). 8 à 12 tonnes de titane juste noirci, ça ne passe pas inaperçu.

Et que je lise le témoignage à chaud d’Ed Plaugher, chef des pompiers d’Arlington, qui n’a vu au Pentagone qu’une vague flaque et une roue, et qui, 6 mois plus tard, se souvenait de la carlingue, des sièges, de tout.

On a même analysé l’ADN des passagers ; fortiche, non, vu la température ? Ces passagers dont un “témoin” relatait le regard terrifié quand “l’avion” passait dans l’embrasure de sa fenêtre à 800 kmh ; sacré coup d’oeil, le gus !

Et que je découvre, par l’enquête d’Eric Laurent (autrement sérieux que tous les pantins et autres “experts en terrorisme islamique” que l’on voit défiler dans les médias), que le bunker de tora-bora était un pur bobard, comme le charnier de Timisoara (que je n’ai jamais digéré ni oublié. Le suicide du journalisme a commencé là). Et que je voie la cassette où Benazir Bhuto parle d’Omar Sheikh comme meurtrier de Ben Laden, probablement mort en Décembre 2001. Et que je voie que Ben Laden n’est pas recherché par le FBI. Et les exemples sont innombrables.

Et que je voie “Press for truth”, et les familles qui se battent pour l’ouverture d’une véritable enquête.

Bref, des milliers d’invraisemblances, d’impossibilités, de mensonges, de dissimulations.

Nous avons été (et toi, tu l’es encore) d’une naïveté sans bornes, parce qu’on ne pouvait pas imaginer que les journalistes et les politiques pouvaient nous mentir à ce point sur une chose aussi grave, pour nous convaincre d’approuver des guerres criminelles d’agression. (”Il faut se préparer à la guerre” Kouchner).

Nous sommes dans l’ère du story telling : on nous raconte ce qu’on veut (l’état de santé d’Ingrid Bétancourt, par exemple), et nous, on gobe. Et, peu à peu, on soutient tout, jusqu’à approuver la torture des suspects, comme Robert Ménard ( Robert Ménard approuve la torture, mais pas sans limite ), voire des innocents. Approuves-tu la torture des innocents, Tims ?

Il y a des soldats français en Afghanistan, qui meurent (parfois) et tuent (tous les jours, et souvent des civils) en notre nom et au nom de la démocratie. Tout citoyen français a le devoir de vérifier par lui-même que ce n’est pas sur la base d’un mensonge monstrueux. Ou alors, qu’il cesse de voter.

Tout citoyen français a le devoir de vérifier que je dis des conneries.

Sinon, c’est comme l’armée du 3ème Reich qui envahissait et exterminait qui elle voulait, parce que sa civilisation était considérée comme supérieure. Comme l’armée coloniale française du début du XXème siècle. Approuverais-tu cela, Tims, si tu découvrais que les terroristes ne sont pas ceux que l’on nous a montrés du doigt ? Ferais-tu comme tant d’allemands à partir de 1933 ?

John Mac Cain te fait-il rire quand il parle d’exterminer la population iranienne à la nicotine ? Bien sûr, il plaisante, c’est tellement drôle les blagues sur les génocides ! Comme celles sur les chambres à gaz.

Moi, je ne les trouve pas drôles. Ce salaud de Meyssan m’a fait perdre mon sens de l’humour, avec mes illusions.

J’ai changé d’univers. Je suis passé de l’autre côté du décor. Où j’ai entraîné tout mon entourage, malgré les résistances liées à l’incrédulité totale qu’une telle chose ait pu arriver, et que tous ceux qui savent nous mentent ignominieusement depuis 7 ans. Nous trahissent. Et se trahissent, en se rendant complices actifs d’un crime épouvantable, dont leurs enfants porteront longtemps la honte (se souvenir de Baader-Meinhoff).

Sais-tu seulement combien de tours sont tombées le 11 Septembre 2001 ? Non, la bonne réponse n’est pas 2.

Tout est sur le Net. Mais il faut se dépêcher.

Pour s’informer, une adresse suffit : http://www.reopen911.info .

http://www.lepost.fr/article/2008/07/18/1226478_ce-rigolo-de-thierry-meyssan-m-a-fait-perdre-mon-sens-de-l-humour.html

[Marc Olmix sur Alterinfo - 18/07/2008]
(…) Toutsaufsarkozy.com nous ayant habitué à des méthodes passablement litigieuses… l’auteur de ces lignes peut en témoigner : un de ses articles, initialement publié il y a quelques mois sur alterinfo, intitulé “le songe d’Attali : un gouvernement mondial” s’étant retrouvé sur ledit site transformé en “le songe d’Attali (le juif Süss de Sarkozy): un gouvernement mondial”; ce qui ne correspondait, en l’occurrence, ni à l’intention du propos, ni à la mentalité du personnage, infiniment plus sinueuse dans ses velléités d’influence que le sieur Joseph Süss Oppenheimer.

Mais son origine douteuse n’implique pas pour autant l’inexactitude de son contenu. “Greg”, nous oriente dans son avertissement sur la piste d’Emmanuel Ratier, en raison de l’insistance judéophobique du texte et d’une certaine particularité typographique propre à l’éditeur de “Faits & Documents”. Et que cette conjecture soit vraisemblable ou non (aux dernières nouvelles, elle semble ne pas l’être), elle ne discrédite en rien la thèse proposée.

La réduire à une bonne petite lecture conspirationniste, comme si le complexe réseau mis en place par nos termites mondialistes se résumait à un aimable divertissement de librairie, relève d’une argumentation passible d’une invitation chez Guillaume Durand ou d’une place d’éditorialiste à Charlie-Hebdo. (NdL&I : ce à quoi le Greg en question répond “touché, M’sieu Olmix” et je paye ma tournée lors de la prochaine rencontre de L&I-ens).

Nous ne voyons pas non plus en quoi l’extrême-droitisme de Ratier devrait inciter à la “méfiance”. S’il n’avait pas été, voici plus d’une vingtaine d’années, en tant que continuateur d’Henry Coston, l’éditeur des ouvrages du journaliste (un des tout derniers, en France, digne de cette appellation) Yann Moncomble, nombre d’entre ceux qui prétendent à s’aventurer dans ce pénombral labyrinthe n’en aurait pas même aperçu l’entrée. Si Ratier est l’auteur de ce texte, on se fout pas mal de savoir s’il porte des caleçons à fleurs ou s’il préfère les strings léopard, la question est de savoir si ses informations sont crédibles et si sa petite théorie tient la route. Essayons donc d’en examiner la substance d’un peu plus plus près… (more…)

C’est fou le nombre de gens “de gauche” qui gravitent dans le sillage des néo-cons… ça aurait été marrant une campagne électorale opposant Sarkozy, l’agent de la CIA, à Strauss-Khan, autre agent de la CIA…

Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI
[Thierry Meyssan - Voltaire - 05/10/2007]

Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.

Les miliciens de Bandera ont été les pires massacreurs de juifs et de polonais dans le sillon de la Wehrmacht. Les “Einsatztruppen” de Heydrich n’auraient pas pu faire leur boulot sans l’assistance active des nationalistes ukrainiens (voire souvent pro-active, les hommes de Bandera liquidant les villages juifs/polonais avant même l’arrivée des soldats allemands). Les victimes des exactions de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne UPA étaient torturées, violées, démembrées.

Mais comme l’Ukraine est dévenue l’alliée de l’Empire (la même chose se produit aux Pays Baltes), l’Occident se tait poliment et laisse s’élever des monuments qui partout ailleurs provoqueraient des hurlements et des anathèmes. Deux poids, deux mesures…

[Faits et Documents n° 259 - Juillet 2008]
Un monument dédié à Stepan Bandera, figure majeure du nationalisme ukrainien, va être érigé à Loutsk (ouest de l’Ukraine). Né en 1909, Bandera avait dirigé l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN(B)) et fondé l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, sa branche armée (UPA).

Ayant salué la libération de l’Ukraine à l’arrivée de la Wehrmacht en 1941, elle avait lutté contre l’Armée rouge jusqu’en 1950 dans l’ouest de l’Ukraine. Opposant farouche au communisme, Bandera avait organisé une unité ukrainienne au sein de la Wehrmacht, la Légion ukrainienne.

Le président ukrainien Viktor Ioutchenko a indiqué, fin mai, qu’il allait demander que les membres de l’UPA bénéficient des mêmes droits et avantages que ceux accordés aux anciens soldats de l’Armée rouge.
www.faits-et-documents.com

Vous remarquerez que, selon la presse occidentale, c’est toujours l’Iran qui est le “provocateur” qui “nargue” les pouvoir occidentaux, si pacifiques et si désintéressés. Ca n’a rien à voir avec le Pétrole, ou la défense du Grand Israël, non; non, juré craché, c’est pour lutter contre la “prolifération” et “garantir la paix dans le monde”…

On se demande souvent si les journalistes occidentaux sont cons ou simplement achetés….

Iran : préparer le champ de bataille, par Seymour Hersh

[Contre - info - 07/07/2008]

L’administration Bush finance à hauteur de 400 millions de dollars des opérations clandestines de déstablilisation du régime de Téhéran, menées par les forces spéciales US qui apportent leur soutien aux groupes terroristes et séparatistes agissant sur le territoire iranien.

Par Seymour Hersh, The New Yorker, 7 juillet 2008

A la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à la demande du président Bush destinée à financer une importante augmentation des opérations secrètes contre l’Iran, selon des sources actuelles et anciennes de l’armée, des services de renseignements et au Congrès. Ces opérations, pour lesquelles le président a demandé jusqu’à quatre cent millions de dollars, ont été décrites dans un Presidential Finding (ndt : document présidentiel) signé par Bush, et sont destinées à déstabiliser le gouvernement religieux du pays.

Les actions clandestines impliquent un soutien aux groupes minoritaires arabes, les Ahwazi et les Baluchi et à d’autres organisations dissidentes. Elles comprennent également la collecte de renseignements sur le supposé programme d’armes nucléaires iranien.

Les opérations clandestines contre l’Iran ne sont pas neuves. Depuis l’année dernière, les Forces d’opérations spéciales américaines ont mené des opérations transfrontalières depuis le sud de l’Irak, avec l’autorisation du Président. Celles-ci comprenaient la capture de membres d’Al Qods, la branche des commandos de la Garde Révolutionnaire iranienne, afin de les emmener en Irak pour les interroger et la poursuite d’”objectifs de grande valeur” dans la guerre contre le terrorisme du Président qui ont été capturés ou tués.

Mais l’ampleur et la portée des opérations en Iran qui impliquent la Central Intelligence Agency et la Joint Special Operations Command (JSOC), ont été considérablement élargies, selon les actuels et anciens responsables. Nombre de ces activités ne sont pas précisées dans le nouveau Presidential Finding et certains dirigeants du Congrès ont eu de sérieux doutes quant à leur nature.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2119

[Tim Carr - IES News Service - 10/07/2008]

De toute évidence, l’Armée d’occupation U.S. en Irak n’a pas tiré les leçons du  scandale Bilal Hussein et continue à jeter en prison des journalistes sans être en mesure de présenter la moindre accusation substantiée contre eux. Et malgré le fait que la propagande veut nous faire croire que l’Irak est un pays souverain, malgré le fait que la justice irakienne ne trouve rien à reprocher à ces journalistes, si l’Armée US décide de les garder en prison, les Irakiens n’ont qu’à s’incliner…

Le caméraman de l’Associated Press Ahmed Nouri Raziak avait été arrêté en juin dernier à Tikrit par des soldats US  qui l’accusaient de “collusion avec les forces terroristes”. Aucune preuve n’a jamais été produite et l’Armée US a toujours refusé d’en dire plus sur ce cas. Raziak avait déjà été arrêté par le passé et détenu pendant deux mois, pour avoir filmé des exactions commises par des soldats U.S. Il est prisonnier au Camp Cropper, un centre de torture de la CIA de sinistre réputation, près de l’aéroport de Baghdad. Bilal Hussein y était également prisonnier.

Pour Ahmad Ibrahim al-Jalabi, membre du mouvement irakien des droits de l’homme, Raziak a été ciblé par une partie de l’armée U.S. : “Lors de conversations avec des officiers de la coalition, on m’a laissé entendre plusieurs fois que Raziak était un remueur de merde et qu’il allait finir par avoir des ennuis.

Le 30 juin dernier, la Cour Criminelle centrale irakienne a clos le dossier Raziak estimant qu’il n’y avait “aucune preuve d’une quelconque implication avec les groupes terroristes. En d’autres termes, Raziak est innocent et devrait être libéré… mais ce n’est pas si simple en Irak. Toute personne arrêtée par les troupes d’occupation dans le cadre de la “lutte anti-terroriste” (c’est à dire la lutte contre les forces de résistance à l’occupation) doit, avant d’être libérée, passer devant une commission conjointe U.S.-irakienne qui décide si oui ou non la personne peut sortir de prison.

Ali Tenazian, avocat irakien et correspondant IES à Baghdad explique que “cette commission n’est conjointe irakienne que de nom, de fait ce sont les experts anti-terroristes U.S. qui ont systématiquement le dernier mot”

Le 1er juillet, la commission, à la surprise de tout le monde et notamment de l’Associated Press, a décrété que, pour des “raisons impératives de sécurité”, Ahmed Nouri Raziak serait maintenu prisonnier pendant encore six mois… toujours sans fournir la moindre accusation ou preuve contre lui.
En 2003, George Bush appelait au renverserment de Saddam Hussein sous prétexte que “sous ce régime, des personnes innocentes sont jetées en prison et torturées sans la moindre accusation, sans qu’ils puissent avoir accès à un avocat et sans qu’à aucun moment leurs droits soient respectés“…
En 2008 les choses n’ont guère changé dans l’Irak “libéré”…

[Professional Photographer - 10/07/2008 - Trad. Grégoire Seither ]

L’AFP retire de la circulation une fausse photo du tir de missiles iraniens

Iranmissile

La photo diffusée par l’Agence France Presse d’un tir de missile iranien  a été retirée de la circulation par l’agence, soupçonnée d’être un faux. La photo publiée la veille avait provoqué une vive émotion dans la presse occidentale et publiée en première page de nombreux quotidiens de référence, tel Le Monde Los Angeles Times ou encore la Chicago Tribune.

Un communiqué de l’AFP a ses abonnés précise que, sur la photo : “le quatrième missile semble avoir été rajouté numériquement afin de masquer un missile n’ayant pas décollé lors des essais,”

[Tim Carr - IES News Service - 09/07/2008]

Alors que  le lancement par l’Iran de neuf missiles de longue et moyenne portée, dans le cadre d’un exercice de manoeuvres militaires a causé pas mal  de consternation dans les médias occidentaux et dans les blogs, l’intégralité des commnentaires occidentaux oublie TOTALEMENT de replacer ce tir de missiles dans son contexte :

Le tir de missiles n’est qu’un épisode dans un concours de bruit de bottes menée DES DEUX CÔTÉS.

L’Iran répond de cette manière à un exercice naval emené par des unités US et leurs alliés, dans le Golfe, au large des côtes iraniennes. Cet exercice était lui-même un réponse aux menaces iraniennes d’établir un blocus du Détroit de Hormuz (par lequel transite 40% du pétrole mondial) en cas d’attaque militaire. Ces menaces iraniennes étaient une réponse aux manoeuvres militaires aériennes d’Israël qui, en Juin dernier, avait simulé une attaque de bombardement contre l’Iran.

Mais les journalistes de la presse occidentale, contrairement à leurs confrères au Moyen-Orient, a complètement passé sous silence ce context, préférant reprendre parfois mot pour mot la narration de la Maison Blanche qui présente cet exercice comme une “provocation” unilatérale, une nouvelle preuve pour les néo-conservateurs que l’Iran ‘nargue l’Occident’ et doit être puni pour cela.

[Critica Newsletter, France - 08/07/2008]
Autant prévenir tout de suite, afin de m’éviter des tombereaux d’insultes, des lettres comminatoires, des mots d’oiseau, du papier bleu : j’en ai ras les pompons d’Ingrid. Oh, n’allez pas croire que je sois sans cœur. J’ai le plus grand respect pour sa souffrance passée. Encore mieux : depuis que dans les papiers de l’un des chefs décédés des Farc, Raul Reyes, on a lu qu’Ingrid leur rendait la vie impossible, qu’elle ne baissait pas les yeux, qu’elle est restée face à ces saligauds fière et digne durant six ans, on s’incline avec considération. Chapeau bas donc à la prisonnière Ingrid, la rebelle de la forêt.

Est-ce la même qu’on a vu descendre de l’avion ? Une icône. Une perfection, une sainte qui a souffert pour racheter nos pêchés. La voici qui s’approche des micros ; à la main gauche, elle porte un chapelet. Devant toute la presse interloquée, elle s’agenouille et fait une petite prière, puis parle doucement. Ses premiers mots sont pour la Vierge, puis pour Uribe, pas pour Sarkozy. Pas une phrase de colère ou de haine ne sort de sa bouche. Une icône, une perfection, une sainte. Comment a-t-on pu faire du mal à ce petit bout de femme, si bonne, si douce, si inoffensive ? Enfin ça, ça reste à prouver. Car le discours est parfaitement structuré, consensuel. Tout le monde il est beau, même les Farc à qui elle pardonne déjà. Elle est admirable, cette petite femme là, chantait Michel Simon.

Tout aurait pu s’arrêter là, et c’aurait été très bien. On chialait tous en remerciant la Madone et Uribe. Mais il a fallu que notre grand pays des droits de l’Homme, et surtout son président en fassent trop, comme d’habitude. (more…)

[Contre-Info - 15/05/2008]

« Pendant très longtemps les Etats-Unis ont considéré comme un fait acquis qu’ils domineraient et contrôleraient l’Amérique Latine, ses richesses naturelles, les investissements, les gouvernements. Pour la première fois de son histoire, l’Amérique Latine est hors de contrôle. » Dans cet entretien accordé à un journal colombien, Noam Chomsky s’exprime sur la présidentielle américaine - dont le vainqueur sera selon lui Mc Cain - et la situation internationale.

Noam Chomsky s’entretient avec El Espectador, 28 mars 2008

En novembre prochain, George W. Bush abandonne la présidence. Quel héritage, selon vous, va-t-il nous laisser ?

Son héritage sera d’avoir détruit tout ce qu’il touche. Sur le plan international, il a créé une incroyable catastrophe en Irak et il a abîmé l’image des Etats-Unis dans le monde. En outre, sa politique intérieure, la plus néfaste depuis la Seconde Guerre Mondiale, nous a plongés dans une crise économique aux proportions gigantesques.

Bush est-il, comme le disent de nombreux analystes, le pire président de l’histoire des Etats-Unis ?

Oui, je dirais ça.

Quelle a été la pire de ses actions ?

L’Irak, sans aucun doute. Ce pays est la plus grande tragédie de ce siècle. L’invasion a détruit ce pays ; c’est une catastrophe. Sa stratégie, qu’il défend avec tant de force, c’est de créer une série de « seigneurs de la guerre » qui contrôlent de petits territoires mais qui, dans un avenir proche, finiront par se faire la guerre les uns les autres. Bush est un désastre total qui a conduit à un énorme développement du terrorisme.

Quand croyez-vous que prendra fin cette boucherie en Irak ?

Je pense comme John McCain, le prochain président des Etats-Unis, qui affirme que cela durera cent ans. Les candidats démocrates parlent de retirer des troupes, mais avec beaucoup de précautions et de réserves. En plus, si on considère ce que font le Gouvernement et le Congrès on ne peut pas croire que la fin soit proche : on construit d’énormes bases en Irak, peut-être les plus grandes au monde, et ils ne font pas ça pour les démanteler ensuite.

Mais pourquoi rester en Irak si la guerre est perdue ?

On n’aurait pas envahi l’Irak si ça ne représentait pas une très grosse prise et c’est ce que c’est puisque c’est en Irak que se trouvent les secondes réserves de pétrole les plus importantes au monde. L’Irak est au milieu des principaux pays producteurs de pétrole dans le monde. George W. Bush a été très clair lorsqu’il a déclaré qu’il n’y aurait pas de limites aux actions militaires des Etats-Unis en Irak pendant qu’il soutient que l’économie irakienne doit être ouverte aux investissements étrangers, tout en privilégiant les investissements nord-américains. Il a été très franc. Nous allons voir ce que fait son successeur.

A propos des élections, qui les électeurs redoutent-ils le plus de voir à la Maison Blanche : un noir ou une femme ?

Pourquoi pas un militaire, qui reste la troisième possibilité ? C’est très difficile de dire. Mon sentiment c’est que McCain va probablement l’emporter. La raison est que le Parti Républicain dispose d’un appareil à diffamer hautement efficace et très professionnel qu’il n’a pas encore mis en route. Mais dès que l’un des deux candidats sera désigné, il mettra en application ces stratégies qui seront très efficaces.

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1980

[Info ISM 05/07/2008]

Nilin assiégé par les Forces d’Occupation Israéliennes

Je suis actuellement bloquée à Nil’in, un village de Cisjordanie. Les Israéliens ont envahi le village cette nuit et décrété un couvre-feu de 10 jours. Ils tirent des bombes sonores, des gaz lacrymogène, des balles de caoutchouc ainsi que de réelles balles sur les Palestiniens tentant de rompre le couvre-feu. Une équipe médicale ainsi que plusieurs équipes journalistiques sont bloquées au checkpoint à l’extérieur de Nil’in.

Nous sommes 11 personnes de différents pays bloquées ici, les militaires refusent de créer un corridor humanitaire pour laisser partir la population et ont menacé de nous tirer dessus si nous tentons de sortir dans la rue avec les mains au dessus de la tête. Nous sommes 9 suédois, 1 anglais et moi française.

Nous n’avons aucun moyens de nous restaurer, d’accéder à un magasin, à une aide médicale. Tous les habitants sont bloqués, sans ressources avec femmes et enfants. Le couvre-feu dure depuis ce matin 5 heures, et le village est bouclé depuis 3 jours. Les militaires tirent sur les habitants refusant de quitter leurs toits, ils sont ainsi entrés dans une maison et ont blessé 17 personnes. 3 autres personnes ont été arrêtées, elles risquent 6 mois de prison pour s’être promenées dans leur village.

Nil’in subit cette punition collective car depuis 3 mois les israéliens sont en train de construire un mur et la population résiste par des manifestations non-violentes.

Tous les jours, des marches vers le mur en construction sont organisées. Les seules armes dont disposent les enfants et les jeunes gens ici sont les pierres qu’ils jettent face à l’une des plus puissantes armées du monde.

Hier alors qu’une telle marche débutait, les Israéliens ont pris les manifestants à revers et ont attaque le village à l’aide d’au moins 3 bulldozers et 10 jeeps.

Le mur en construction va annexer 2.500 hectares de terres agricoles d’oliviers, plus 700 hectares qui seront annexés pour construire une base permettant aux israéliens vivants dans la colonie de Nili (à l’intérieur de la Cisjordanie, du côté palestinien du mur de “sécurité”) d’aller facilement en Israël.

Il est 16h20, les israéliens ont tire continuellement depuis 11h ce matin.

Je peux vous envoyer des photos si vous voulez, vous pouvez aussi contacter la télévision suédoise qui a fait un reportage sur ce qui nous arrive.

Pour obtenir des photos que nous avons prises ici allez faire un tour sur le site ISM (International Solidarity Movement) ou contactez-moi en envoyant un email à : info@ism-france.org

Pour des toutes dernières informations, contactez le Media Office d’ISM aux numéros suivants :

Bureau : 00 972 229 718 24

Portable média coordinateur : 00 972 59 850 39 48

Ems : 00 972 54 580 72 35

A Nilin, Martin au : 00 972 54 745 20 73

NOTE ISM :  Nous venons d’apprendre qu’à 19h30, C. avait réussi à quitter Nilin mais ses camarades sont toujours à l’intérieur et le village est toujours sous couvre-feu

[Le Monde - 04/07/2008]

Le récit de la libération des otages est digne des meilleurs scénarios hollywoodiens. Le président colombien, Alvaro Uribe, a même évoqué une “épopée épique”. L’euphorie retombée, des zones d’ombre subsistent quant à la version officielle donnée par l’armée colombienne du déroulement de l’opération. Les doutes portent notamment sur l’éventuel paiement d’une rançon aux deux guérilleros tombés dans le piège de l’armée colombienne, les geôliers Gerardo Antonio Aguilar, alias “Cesar”, et Enrique Gafas, ainsi que sur le degré d’implication des services de renseignement étrangers, israéliens en premier lieu.

Y A-T-IL EU PAIEMENT DE RANÇON ?

La Radio suisse romande affirme que des dirigeants des FARC auraient touché 20 millions de dollars pour la libération et que l’opération de l’armée n’aurait été qu’une “mise en scène”. Citant “une source proche des événements, fiable et éprouvée à maintes reprises ces vingt dernières années”, la radio publique suisse, dont le pays avait était mandaté par Alvaro Uribe pour une mission de médiation avec les FARC, affirme que les Etats-Unis sont “à l’origine de la transaction”. La radio explique que c’est l’épouse de l’un des gardiens des otages qui a servi d’intermédiaire pour la transaction, après avoir été arrêtée par l’armée colombienne. Réintégrée au sein des FARC, elle aurait obtenu de son mari qu’il change de camp. La “mise en scène” de la libération des otages aurait ainsi permis au président Uribe, selon la radio suisse, “de s’en tenir à sa ligne qui exclut toute négociation avec les rebelles tant que les otages ne sont pas libérés”. Bogota n’a pas réagi.

“Ceci n’est pas un sauvetage. C’est une opération de remise d’otages pour laquelle une rançon a été versée”, affirme également la sénatrice colombienne Piedad Cordoba, ancienne médiatrice entre la guérilla et le président Hugo Chavez. (more…)

[Fait et Documents - n°258 - 01/07/2008]

Passionnant entretien à Actualité juive (12 juin 200 8) du commissaire de police Jean-Pierre Pochon, longtemps en charge de la surveillance des groupes activistes (extrême droite et extrême gauche aux Renseignements généraux), auteur du livre Les Stores rouges, au coeur de l’infiltration d’Action directe (Editions des Equateurs, 2008).

Interrogé sur l’extrême droite, il explique avoir fait infiltrer de longue date la Fane, accusée d’avoir organisé l’attentat de la rue Copernic en octobre 1980. Dès l’origine, il a su que ce mouvement n’y était pour rien (c’était un militant palestinien, aujourd’hui identifié), mais fut obligé de poursuivre dans cette direction à cause des pressions politiques socialistes : « Très vite, nous nous rendons compte que nous avons affaire à des gens peu sérieux, des excités haineux mais pas vraiment de dangereux terroristes. Ces militants sont d’ailleurs très faciles à “retourner”. On se trahit beaucoup à l’extrême droite… L’un d’entre eux, particulièrement médiatisé […] offre ses services au premier venu. Il vend tout, propose tout […] il est en contact avec une multitude de correspondants, notamment des gens proches de la Licra ou encore de l’OJD, l’Organisation juive de défense. » Il s’agit évidemment de Jean-Yves Pellay, longuement décrit dans Les Guerriers d’Israël (Facta, 1995).

Jean-Pierre Pochon ajoute : « Très vite, nous avons la certitude qu’elle (NDA : la Fane) n’est pas en mesure d’avoir commis l’attentat. La DST, qui enquête de son côté, privilégie elle aussi la piste moyen-orientale. Pourtant, nous sommes contraints de poursuivre et d’exploiter toutes les informations […] qui désignent l’extrême droite […] Le nouveau pouvoir socialiste n’allait pas se déjuger, se discréditer en abandonnant la piste néo-nazie et en reconnaissant que le véritable danger, c’était le terrorisme international. C’est guidé par cette même logique qu’il libéra les militants d’Action directe que nous avions arrêtés quelques années auparavant et qui se sont empressés de commettre des attentats sanglants. »

Des propos qui rappellent ceux de l’ancien directeur central des Renseignements généraux Yves Bertrand à propos de la prétendue implication du Front national dans la profanation du cimetière de Carpentras (dans Je ne sais rien, mais je dirai (presque) tout, Plon, 2007). Toute la police savait que le FN n’avait rien à y voir mais Pierre Joxe et François Mitterrand firent tout pour exploiter l’événement.

http://www.faits-et-documents.com

[Sherry Ricchiardi, American Journalism Review - 05/06/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Le déclin de la couverture médiatique de la guerre en Irak dans les médias US est incroyable. Au cours des 10 premières semaines de 2007, l’Irak représentait 23% des informations télévisées sur l’ensemble des chaines nationales U.S.. Sur la même période, enn 2008, l’Irak ne représente plus que 3% des informations télévisées. Sur les chaînes cablées, ce chiffre est passé de 24% à moins de 1%, selon une étude du “Project for Excellence in Journalism”.

La presse écrite ne fait pas mieux. Selon l’organisation ACUNA, au cours des 3 premiers mois de 2008, la couverture médiatique de l’Irak a baissé de 70% comparée à la même période en 2007. Jusqu’à l’an passé, les articles sur l’Irak étaient en tête des pages commentées par le lectorat, tant sur le Web que dans le courrier à la rédaction.

Mais vers Mai 2007, l’intérêt du public a commencé à baisser. En Mars 2008. . . seulement 28% des citoyens états-uniens interrogés savaient que 4 000 soldats U.S. sont morts depuis le début de cette guerre. . .  Huit mois auparavant, ils étaient encore 54% à connaître le chiffre correct.

http://www.alternet.org/waroniraq/86930/

[Grégoire Seither - IES News Service - 06/06/2008 ]

Selon une enquête du magazine TIME, pour la première fois dans l’histoire des Etats-unis, un nombre croissant de soldats U.S. en zone de combats prend quotidiènnement des anti-dépresseurs afin de calmer les nerfs, soumis à rude épreuve par les missions répétées et de plus en plus longues sur le terrain, en Afghanistan et en Irak.

Ces médicaments n’ont pas seulement pour but de permettre aux soldats de ne pas craquer mais également à l’Armée U.S. de préserver sa ressource la plus précieuse : les soldats déployés dans des zones des combat. Depuis 2004 l’Armée a de plus en plus de mal à mobiliser des troupes pour ses multiples engagements militaires.

Le rapport récemment publié du Mental Health Advisory Team de l’Armée U.S. indique que, en automne dernier, environ 12% des troupes combattantes en Irak et 17% en Afghanistan se voient régulièrement prescrire des anti-dépresseurs. 60% des soldats affirme prendre par ailleurs très régulièrement des somnifères “sinon la tension nerveuse constante rend le sommeil impossible“. L’escalade de la violence en Afghanistan et les missions dans des zones plus isolées expliqueraient la forte consommation de médicaments calmants parmi les troupes dans ce pays, plus forte qu’en Irak, expliquent les chercheurs militaires (…)

En soi l’utilisation de médicaments pour entretenir le moral des troupes n’est pas nouvelle . Déjà, lors du long hiver à Valley Forge, George Washington faisait distribuer de fréquentes rations de rhum aux soldats de la guerre d’indépendance afin de lutter contre la démoralisation des troupes. En 1939-45, l’armée allemande carburait aux amphétamines de cheval, la Pervitine. Lors de la guerre de Corée puis au Vietnam, des chercheurs du Pentagone ont mené plusieurs programmes d’expérimentation d’amphétamines et autres drogues “motivantes” sur les soldats au front. Les “pill-poppers” (avaleurs de pillules) faisaient partie de la panoplie standard du soldat U.S. dans les rizières… sans parler de la drogue, couramment utilisée par la troupe.

Néanmoins, à cause des effets secondaires potentiellement dangereux, les anti-dépresseurs de la dernière génération sont normalement interdits dans les zones de combat par le règlement militaire U.S. (…)

L’utilisation croissante d’anti-dépresseurs dans l’armée ne fait que suivre l’évolution de la société U.S.. Selon l’institut de recherche IMS Health, en 2004 (derniers chiffres connus), les médecins U.S. ont prescrit 147 millions d’anti-dépresseurs. “A cela viennent s’ajouter les ventes clandestines des personnes non assurées. En tout et pour tout on estime à 200 millions annuels le nombre de personnes prenant ce genre de médicaments” explique le rapport. (…)

[Tim Carr - IES News Service - 06/06/2008 - Trad. Grégoire Seither ]
Après sa rencontre avec le Président US, mercredi dernier, le Premier ministre israélien Ehud Olmert a déclaré que “la fin du programme nucléaire iranien est proche“.

Avec chaque jour qui passe nous nous approchons de la fin du programme nucléaire iranien. Des mesures conséquentes sont entreprises pour s’occuper de la menace iranienne d’une manière plus efficace que jusqu’à présent.

Olmert a ajouté que - suite à sa rencontre avec le Président G.W. Bush - il restait peu de questions ouvertes entre les deux pays alliés, concernant les moyens à mettre en oeuvre, le calendrier et le degré de détermination américaine pour prendre des mesures concrètes en vue de stopper le programme nucléaire iranien. . .

Dans la déclaration publiée à l’occasion de la visite d’Olmert, le Président Bush a déclaré que l’Iran était une “menace existentielle pour la paix” et que le monde devait affronter cette menace de manière conséquente. . .

La rencontre Olmert-Bush s’est tenue le lendemain du discours du Premier Ministre devant le lobby pro-israélien AIPAC (Comité israélo-américain des affaires publiques), à l’occasion de sa visite à Washington :  “La menace iranienne doit être stoppée par tous les moyens possibles“.

Au même moment, en Israël, le vice-Premier ministre, Shaoul Mofaz a déclaré : “Si l’Iran poursuit son programme d’armement nucléaire, nous l’attaquerons“. M. Mofaz, également ministre du Transport,  brigue la direction du parti Kadima dirigé par le Premier ministre Ehud Olmert, mis en cause dans une affaire de corruption.

Tout en notant qu’une telle opération ne pourrait avoir lieu sans le soutien américain, M. Mofaz, qui multiplie depuis plusieurs semaines les déclarations musclées sur tout une gamme de sujets, a enchaîné: “les autres options sont en train de disparaître. Les sanctions s’avèrent inopérantes. Nous n’aurons pas d’autre choix que d’attaquer l’Iran pour stopper son programme nucléaire“.

[AntiWar.com - 7/06/2008 - Trad. Grégoire Seither]

Si vous pensez que l’élection éventuelle de Barack Obama à la Maison Blanche va changer la donne au Moyen Orient, alors évitez de lire le journal ce matin. Suivant fidèlement la ligne dictée par son équipe de conseillers, Obama s’est rendu devant le lobby israélien AIPAC pour y présenter sa politique.

A la surprise de la presse, qui avait reçu le texte de son intervention avant le discours, Obama a soudain modifié ses propos et s’est aligné sur la propagande israélienne en déclarant : “Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour empécher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Tout ce qui est en mon pouvoir. Absolument tout.”

Absolument tout” signifie bien sûr des opérations militaires qui tueraient des dizaines de miliers d’Iraniens, essentiellement des civils, qui pousseraient le prix du pétrole à plus de 300 dollars, détruisant au passage l’économie étatsunienne et précipiteraient le pays dans une nouvelle guerre qui fera passer la guerre en Irak pour une promenade de santé. Et tout cela pour arriver à quoi ?

L’ironie de la chose est que, comme les agences de renseignement U.S. ont encore récemment rappelé au Président, l’Iran est très loin d’obtenir l’arme nucléaire. Mais ce point de détail n’est pas important pour les néo-cons, dont les projets voient plus loin que le simple “domino” iranien. Comme l’a récemment mentionné le journal israélien Ha’aretz : “Olmert va tenter de convaincre Bush de mettre de côté le rapport d’analyse des services de renseignement sur l’Iran (National Intelligence Estimate on Iran’s nuclear program) et de se concentrer plutôt sur les informations présentées par Israël, afin d’orienter la politique de la Maison Blanche en conséquence.”

La prochaine guerre contre l’Iran n’a rien à voir avec de quelconques “armes de destruction massive” - pas plus que ce ne fut le motif de l’invasion de l’Irak. Son principal objectif est de préserver l’hégémonie israélienne (et donc U.S.) dans la région, en mettant au pas les Etats arabes récalcitrants.

Il y a fort à craindre que nous serons en guerre contre l’Iran avant même que le nouveau président des Etats-unis ait été inthronisé : maintenant que Obama a capitulé devant le lobby israélien, il n’y a guère que la providence divine qui peut empécher cette guerre.

90% DES CITOYENS DES ETATS-UNIS SONT EN DÉSACCORD AVEC OBAMA SUR L’IRAN

Selon un sondage récent mené par l’institut d’études politiques “Public Agenda”, plus de 50% des personnes concernées par la question iranienne estiment que “l’usage de la diplomatie est la meilleure façon de gérer la crise iranienne” afin “d’établir de meilleures relations”. Seulement 5% des personnes interrogées estiment que la menace militaire est une bonne chose (ils étaient encore 9% à le penser à l’automne 2007). Enfin, 7% des interrogés soutient une action militaire contre l’Iran.

http://www.antiwar.com/justin/?articleid=12944

De la part de nos amis qui font l’excellent site “The Comic News“… (traduit par nos soins) Si, comme nous, vous lisez les journaux essentiellement à cause des caricatures politiques, alors ce site vous comblera.

La droite se déchaîne contre Obama, “coupable” d’avoir vécu dans un pays musulman…
Un candidat noir, un candidat femme… excellente occasion de ressortir les vieux poncifs…
L’ancien porte parole de la Maison Blanche publie un livre incendiaire contre l’équipe Bush… et dénonce la complicité tacite des médias.
Scott McClellan dénonce dans son livre “une guerre en Irak déclenchée sans fondement, sous de faux prétextes”
Scott McClellan insiste notamment sur le poids énorme de Dick Cheney dans les prises de décision à la Maison Blanche
Le pétrole devrait atteindre les 200 dollars d’ici 5 ans, prédit Goldmann-Sachs

Ce petit film est probablement le meilleur résumé de la question de la “Net Neutrality” et comment la question de l’investissement financier nécessaire pour faire fonctionner Internet risque de mettre en péril l’existence même du réseau. Ce n’est pas nouveau, comme Lawrence Lessig le démontre bien : au début de la presse d’imprimerie, le coût d’une presse était l’équivalent de 8 000 Euros d’aujourd’hui. 100 ans plus tard, pour imprimer un journal, il fallait déjà sortir 2 millions d’Euros. Cela réduisit déjà la possibilité pour les gens de s’exprimer… 100 ans plus tard la même chose se produisit avec la radio.

Aujourd’hui les opérateurs télécoms disent “les tuyeaux sont à nous, c’est nous qui décideons ce qui va circuler dedans”… mais contrairement à la télé ou la radio, ou la majorité des contenus sont fabriqués par les grands groupes, sur Internet plus de 60% des contenus sont fabriqués par les usagers eux mêmes. Pour les opérateurs, Internet doit devenir comme la télé…

Si vous êtes intéressé par traduire ce film en français, faites nous signe.

http://www.youtube.com/watch?v=JP_3WnJ42kw

[Bruno Kerouanton - 23/05/2008]

Ce billet est sans doute polémique. Je ne cherche pas à provoquer, mais il y a quand même des points sur lesquels j’ai des inquiétudes et qui méritent réflexion. Par coïncidence, la semaine dernière - une fois n’est pas coutume - je me suis retrouvé à regarder la télévision en pleine nuit, ne souhaitant pas dormir. Me voilà donc devant Arte à 1h30 du matin, face à une émission fort intéressante traitant avec force détails la raison pour laquelle peu de personnes même brillantes n’ont pas vu venir la seconde guerre mondiale, malgré ce que son instigateur avait pourtant marqué noir sur blanc. Tout était écrit… Mais vu que cet ouvrage est censuré dans de nombreux pays, difficile pour les historiens et les prospectivistes de faire correctement leur travail. De plus la veille j’avais vu l’excellent film La vie des autres, une histoire de la Stasi et de ses conséquences, ce qui a contribué à renforcer mon ressentiment.

La vision de ce documentaire ne m’a pas laissé indifférent, puisque je venais le soir même de prendre connaissance puis de lire en détail les différents appels d’offres de l’armée américaine concernant leur nouvel armageddon numérique, j’en parle plus loin. Je me risque en tout cas ici à faire un parallèle pouvant être discuté et critiqué : Le réarmement massif de Berlin en 1936 a laissé beaucoup de monde indifférent. Et pourtant de nombreux pays se réarment en ce moment - ce qui ne semble manifestement pas être le cas de la France, soit dit en passant. Tout comme la Chine qui connaît un accroissement phénoménal de ses forces armées depuis quelques années et qui inquiète sincèrement Washington depuis 2007, l’armée américaine continue à s’équiper en technologies de toutes nature.

Sur le plan qui m’intéresse plus particulièrement, à savoir la guerre numérique, les travaux de recherche et d’équipement vont bon train. Le Pentagone avait déjà créé en 2006 une branche de son armée de l’air spécialisée dans les combats numériques, le Cyber-Command, mais depuis peu les chantiers avancent à grand pas. Tiens, vous pouvez même directement aller zieuter leur site pour juger.

En tout cas, quatre évènement ont défrayé la chronique ces dernières semaines : La déclaration du secrétaire du Homeland Security Department au sujet du projet Cyber-Manhattan, un article paru dans la presse militaire faisant état du souhait de l’armée américaine de s’équiper d’un botnet militaire, un appel d’offres concernant l’étude et la mise en place d’une telle arme, et un second appel d’offres concernant la mise en place d’un simulateur de batailles numériques Internet. (more…)

C’est pas nouveau… à Beyrouth déjà, il y a 20 ans, l’essentiel des articles des journalistes français s’écrivait au bord de la piscine du Khoury…

[Backchich - 04/06/2008]

Ainsi, plusieurs journalistes, correspondants à Bagdad ou à Beyrouth, racontent que l’ami Roger ne sortait pas de sa chambre s’abreuvant de dépêches pour assurer ses nombreux directs pour divers médias francophones. Lui même ne s’en cache pas. Lors d’un chat sur le site du Nouvel observateur, il racontait ainsi une journée type d’un correspondant multicarte : « Tôt le matin, je fais des papiers pour les radios françaises, suisses, belges et canadiennes, je regarde les chaînes de télévision arabes, les dépêches des agences, je me fais traduire les journaux irakiens. Ensuite, je fais mon footing le long du fleuve au milieu des roseaux, sous le soleil. Ensuite, des informateurs ou des responsables irakiens viennent me voir, prendre le café. Parfois, je sors dans Bagdad pour un Rdv précis mais toujours très bref car je pense que pour bouger dans Bagdad, les journalistes doivent désormais avoir une protection armée. Et le reste de la journée, je fais les plateaux, les directs pour les télévisions ». Seigneur de la presse, un métier.

Et pour écarter la concurrence, Roger Auque fait preuve d’une certaine détermination. Ainsi, en 2004, après une rixe à Bagdad avec Paul Moreira, alors journaliste à Canal +, il n’a pas hésité à contacter la direction de la chaîne pour dénoncer le comportement « scandaleux et dangereux » de leur journaliste ajoutant qu’ « au grand dam de l’ambassade de France à Bagdad, Paul Moreira et Véronique Robert ont gêné les négociations entreprises par la diplomatie française, et peut être mis en péril la vie des otages français (Chesnot et Malbrunot, ndlr), en essayant de rencontrer des membres de la guérilla irakienne. » Allégations que la justice a reconnu diffamatoires et pour lesquelles il a été condamné, fin 2007, à verser des dommages et intérêts aux deux journalistes. Indemnités que les huissiers ont le plus grand mal à recouvrer. Seigneur de la presse, plus qu’un métier, une vocation.

Jean-Pierre Bemba, accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre, arrêté à Bruxelles

[LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 25.05.08]

L’opposant congolais en exil Jean-Pierre Bemba a été arrêté samedi 24 mai à Bruxelles par les autorités belges agissant dans le cadre d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI).L’ancien chef de guerre de République démocratique du Congo (RDC), battu par Joseph Kabila à l’élection présidentielle de 2006, est accusé par la CPI d’implication dans des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine (RCA) en 2002-2003.

“Jean-Pierre Bemba Gombo, président et commandant en chef du Mouvement de libération du Congo (MLC), serait pénalement responsable de quatre chefs de crimes de guerre et de deux chefs de crimes contre l’humanité commis sur le territoire de la République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003″, précise la CPI sur son site Internet. Le mandat d’arrêt le visant n’avait pas été rendu public avant son arrestation.

Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, s’est félicité de cette arrestation, “fruit d’une opération complexe et bien planifiée” et a remercié les autorités belges. “M. Bemba avait déjà commis de tels crimes en RCA ; il avait déjà commis de tels crimes en RDC; il fallait l’arrêter”, a-t-il lancé. Selon la CPI, il serait impliqué dans une campagne systématique de meurtres et de viols en série commis sur des civils en Centrafrique par ses hommes du MLC. “Nous avons la preuve que M. Bemba a commis des crimes”, a affirmé le procureur de la CPI.

L’ancien chef rebelle, craignant pour sa sécurité, avait quitté le Congo démocratique l’an dernier pour se réfugier au Portugal. Il nie les faits qui lui sont reprochés.“PAS D’EXCUSES POUR DES CENTAINES DE VIOLS…”

Bemba est le premier suspect faisant l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par la CPI dans le cadre de l’enquête sur les événements survenus en République centrafricaine ouverte en mai 2007 par le procureur Luis Moreno-Ocampo.

La CPI poursuit ses investigations sur ce qu’elle qualifie d’“attaque systématique ou généralisée contre la population civile” au cours de laquelle ont été commis “des viols, des actes de torture, des atteintes à la dignité de la personne et des pillages”.

“L’arrestation de M. Bemba est un avertissement sérieux à tous ceux qui commettent, encouragent ou tolèrent les crimes sexuels”, a souligné M. Moreno-Ocampo. Et de poursuivre : “Il n’y a pas d’excuses pour des centaines de viols, il n’y a pas d’excuses pour le viol d’une petite fille sous les yeux de ses parents, il n’y a pas d’excuses pour un chef qui ordonne, autorise ou tolère que ses troupes commettent des viols et des pillages.”

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/05/25/jean-pierre-bemba-accuse-de-crimes-contre-l-humanite-et-crimes-de-guerre-arrete-a-bruxelles_1049378_3212.html

[Oulala.net - 18/05/2008]

La nouvelle vient juste de tomber. Cette année, le Bilderberg tiendra sa conférence annuelle du 5 au 8 juin, à Chantilly, près de Washington. Cette information, venue des Pays-Bas, a peu de chance d’intéresser les téléspectateurs français car, depuis le 4 mars 2008, ils “savent” que le Bilderberg n’existe pas. En effet,ce soir là, Yves Calvi, consacrait son émission C dans l’air - une de ces cuistreries dont la télévision française est friande - à la question : “ Qui gouverne le monde ?“.

Yves Calvi, journaliste depuis 1986 (France Info, FRI, Europe 1) recevait quatre éminents spécialistes du sujet : Gérard Chaliand (spécialiste des problèmes géopolitiques et stratégiques), Nicole Bacharan (historienne et politologue franco-américaine), Jean-François Khan (historien, journaliste depuis 1964 - Europe 1, l’Express, le Monde - fondateur de l’Evénement du Jeudi puis de l’hebdomadaire Marianne),et enfin Jacques Rupnik (Directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales). Comme à l’accoutumée, la fin de l’émission fut dédiée aux questions des téléspectateurs. Yves Calvi se saisit d’un message et posa la question à brûle-pourpoint : [1]

- Y. Calvi : Que savez-vous de l’organisation mondiale Bilder … beurk, je vais y arriver… Bilderberg, moi j’en avais jamais entendu parler, qui réunit chaque année les personnages les plus influents du monde ? vous connaissez ça vous ?
- Réponse unanime des invités : NON
- Y. Calvi : Ben voilà, c’est un bide en direct
- J-F Khan : Je connais la Tricontinentale [2] , je connais Davos, mais je connais pas …
- N. Bacharan : Je ne connais pas du tout cette organisation donc je n’en dirais rien
- Y. Calvi : c’est peut-être une invention d’un téléspectateur qui a de l’humour, qui nous teste ?
- N. Bacharan : peut-être qu’il voulait vérifier…