Blackwater



Tous – absolument tous – les articles de Morice sur Agoravox sont passionants à lire ! Prenez vous une bonne tasse de thé, décrochez le téléphone et savourez…. Morice, on t’adore !

[Morice – sur AgoraVox – 01/03/2011]

Il existait donc un Michael Headley bis…

… et il vient de se faire pincer au Pakistan, après une conduite assez extravagante qui ne cesse d’interpeller tous les observateurs. L’homme qui a été arrêté en effet à Lahore fin janvier dernier révèle en effet toutes les turpitudes des actions secrètes menées par la CIA et ses agents déguisés en mercenaires depuis des années dans le secteur. L’affaire Raymond Davis est en effet emblématique du jeu malsain entretenu dans une partie du monde qui est une pétaudière en puissance.

L’homme, après avoir tué de sang froid en pleine rue deux pakistanais qu’il estimait menaçants, et être l’auteur d’un troisième décès indirect quand un fourgon de l’ambassade s’est rué dans la foule pour venir l’en extraire est en effet aujourd’hui dans de beaux draps. Arrêté par la police locale, il a été obligé de reconnaître qu’il travaillait bien pour Xe, à savoir Blackwater, et que sa principale occupation, outre d’aller repérer les cibles des tirs de Prédators, consistait aussi à avoir des liens fort privilégiés avec des groupes terroristes tel le Lashkar-e-Taïba (*), celui-là même qu’avait rencontré à plusieurs reprises Michael Headley, très certainement lui aussi membre de la CIA, rapatrié en express, jugé de façon expéditive et condamné à la perpétuité… comme d’autres l’ont été auparavant, et dont on n’a plus aucune nouvelle depuis des années. Davis faisait effectivement le même travail que ce lui à qui on a imputé la responsabilité des attentats de Mumbaï : autrement dit, son arrestation par la police pakistanaise est à prendre très au sérieux. Ce que fait aussi l’administration d’Obama, qui multiplie les contacts de haut rang pour le sortir de ce pétrin. L’affaire Davis est tout simplement révélatrice, trop révélatrice dirons-nous. (suite…)


[Gregor Seither – IES News Service – 12/05/2010]

Selon le journaliste Seymour Hersh – qui avait déjà révélé à l’opinion publique les tortures de détenus dans la prison irakienne d’Abou Ghraib par des soldats U.S.- les soldats occidentaux engagés en Afghanistan commettent régulièrement des crimes de guerre en assassinant des prisonniers de guerre désarmés sur le champ de bataille.

A la conférence Global Investigative Journalism qui s’est tenue à Genève, le mois dernier, Seymour Hersh a critiqué l’indifférence du président Barack Obama, face à la question des « corvées de bois » pratiquées par l’Armée U.S.

« Laissez moi vous dire, l’une des grandes tragédies de mon pays c’est que le président Obama ferme les yeux là dessus, parce que des choses tout aussi horribles arrivent aux prisonniers que nous faisons, ceux que nous capturons en Afghanistan, » a déclaré Hersh. « Ces prisonniers, on les exécute directement sur place. Il se passe des choses incroyables là-bas et bien sûr, personne n’en parle. C’est toujours la même chose. »

« La consigne, sur le champ de bataille désormais, c’est qu’ils disent aux soldats, c’est vous qui devez décider, rapidement, en un jour ou deux, si le prisonnier que vous avez fait, si le détenu, est un Taliban. » a expliqué Hersh. « Les soldats ont pour consigne d’extraire le maximum d’informations tactiques immédiates du détenu – contrairement au renseignement stratégique, sur le long terme – et vous devez extraire cette information du prisonnier sans tarder. Et si vous ne pouvez être certain qu’il s’agit d’un Taliban, alors vous devez relacher ce prisonnier. »

Ce que cela signifie, et cela m’a été confirmé par cinq ou six personnes, c’est que les soldats, s’ils n’arrivent pas à prouver que le prisonnier est un Taliban, alors, plutôt que de le laisser repartir, ils préfèrent encore lui tirer une balle, bam ! Et si nous n’avons pas envie de nous salir les mains, il nous suffit de remettre les prisonnier aux soldats Afghans qui sont nos auxiliaires. Généralement, nous n’avons pas le temps de nous éloigner de plus de cinq mètres avant que ne retentissent les coups de feu. Et cela se passe de nos jours, en ce moment même.

La vidéo de la conférence de Seymour Hersh a été mise en ligne sur le compte YouTube de  Michael Moore.

Hersh a une longue carrière de journaliste d’investigation derrière lui, ayant travaillé de nombreuses années pour The New York Times. En 1969, c’est lui qui a révélé  le massacre de My Lai au Vietnam.


[ReOpen 911 – Giuletto Chiesa pour Megachip – trad. GV – 26/08/2009]

Voici un article de l’ex-député européen Giulietto Chiesa qui, s’appuyant sur les révélations de deux journalistes du New York Times en août dernier, nous explique les dessous du « terrorisme » et notamment de quelle manière des sociétés privées sont utilisées par les Services secrets américains pour faire le « sale boulot ». Chiesa saisit aussi cette occasion pour interpeller ceux qu’il appelle les « Kamikazes de Bush », les défenseurs inconditionnels de la « Version Officielle », qui n’ont eu de cesse de le harceler à propos de son film « Zéro » et de ses fréquentes prises de position publiques pour demander une nouvelle enquête sur le 11/9.

Giulietto Chiesa

Article paru sur Megachip le 26 août 2009

Peu à peu se recompose la mosaïque des structures à même de programmer des grandes opérations de la stratégie de la tension internationale inaugurée le 11 septembre 2001

Alors que le mouvement pour la vérité sur le 11 Septembre annonce un grand rassemblement à Paris pour les prochains 9-10-11 octobre, au moment où sont lancés deux appels pour la réouverture de l’enquête sous contrôle international – l’un émane des Arteurs & Artistes du monde entier, l’autre des journalistes (les plus coupablement silencieux sur ce sujet épineux, du fait de leur responsabilité supérieure) – j’apprends avec un plaisir mélangé de stupeur des nouvelles en mesure de réveiller (si ils en ont jamais eu) la conscience des kamikazes de Bush [les défenseurs inconditionnels de la version officielle – NdT]

Ceux qui nous suivent se rappelleront leurs petits rires moqueurs dirigés contre Seymour Hersh après ses révélations sur les “corps séparés” des agences de sécurité, des Services secrets américains (évidemment pas seulement eux). Ces structures, agissent sur commission, mais totalement en dehors des règles communément admises, ont des financements secrets pour des opérations terroristes secrètes et autres coups tordus, tout ceci au nom de la sureté nationale. En réalité, au nom d’opérations de groupes et d’individus puissants qui élaborent stratégies et provocations même contre la sureté nationale des pays qu’elles devraient défendre.

Cela ne vous rappelle-t-il rien ? Moi, ça me fait penser au 11 Septembre, mais nous y reviendrons plus loin.

Les kamikazes de Bush et toute la myriade de benêts, certains pourtant très cultivés, qui affiche stupeur et incrédulité quand on leur présente un scénario cauchemar, accusant immédiatement de “complotisme” ce qui leur permet d’éviter d’aller plus loin dans leur analyse et de répéter tranquillement les versions officielles pourtant déjà bien mal en point, je disais donc que tous ces idiots du village devraient lire les révélations du New York Times parues le 21 août 2009, selon lesquelles, dit de façon presque innocente, la CIA, c’est-à-dire le gouvernement des États-Unis de Bush et maintenant d’Obama, utilise les services de la Blackwater. Et elle les utilisera encore pendant quelques années, Hilary Clinton ayant même déclaré qu’il sera très difficile de s’en passer complètement.

Pendant ce temps ces services passent, en partie, à une autre entreprise analogue, privée elle aussi, la Dyncorp International.

Et, toujours pendant ce temps, la Blackwater s’est rebaptisée Xe Services et continue d’honorer ses contrats avec le gouvernement des États-Unis pour 210 millions de dollars l’un (jusqu’à 2011) et 6 millions de dollars l’autre, courant encore 3 ans, afin de former des gardes de sécurité aux techniques antiterroristes. (suite…)



Un témoignage percutant du Vétéran d’Irak – Mike Prysner… à voir.

« Notre ennemi ne se trouve pas à 10 000 Km d’ici, il est ici, chez nous, il se nomme racisme, exploitation, avidité capitaliste, profiteurs de guerre. C’est contre lui que nous devons nous unir, pas contre un ennemi fantôme que l’on a fabriqué pour nous faire tenir tranquilles… »


Erik Prince, le PDG de Blackwater est un des gros finançeurs politiques de G.W. Bush, et Hillary Clinton, la candidate démocrate, est actionnaire de la société… alors il n’y a pas de danger que les assassins de Blackwater soient un jour expulsés de ce savoureux fromage qu’est l’Irak pour les « sous-traitants » occidentaux…

[Service francophone de la radio iranienne – 06/04/2008]
En dépit des scandales qui ont touché, directement, les agents de ‎l’entreprise privée de sécurité américaine « Blackwater », cette dernière ‎va rester en Irak.Le contrat de cette entreprise, qui arrive à expiration, le ‎‎7 mai, a été renouvelé, les intérêts des hommes politiques américains ‎dans ce type de contrats, obligent.

L’incident le plus sanglant, dans lequel, ‎était impliqué cette entreprise de mercenaires est survenu, à Bagdad, le 16 ‎septembre dernier. Dix-sept civils ont été tués par des gardes de ‎‎« Blackwater ». A l’époque, le gouvernement irakien avait fermement ‎condamné ce crime et réclamé le départ de « Blackwater » qui a pour ‎mission d’assurer la sécurité des hauts responsables américains et des ‎personnalités étrangères, en Irak. Cette entreprise fait, également, l’objet ‎d’autres accusations, comme le trafic d’armes, en Irak, et la fraude fiscale. ‎

Un haut responsable du Département d’Etat a déclaré à ce sujet que le ‎contrat arrivait à expiration, le 7 mai prochain, mais qu’il avait été ‎renouvelé, parce que le FBI n’avait pas encore publié les conclusions de ‎son enquête sur l’incident du mois de septembre.

En réalité, le ‎renouvellement du contrat de « Blackwater », en dépit des protestations ‎du gouvernement irakien et de la population locale, face aux crimes ‎commis par ses agents, montre l’influence grandissante de ce genre ‎d’entreprises sur les hommes politiques américains, ainsi que leurs ‎intérêts financiers mutuels.

« Blackwater » a, déjà, largement, profité des ‎contrats gouvernementaux. La société a, en effet, engrangé un milliard ‎deux cents cinquante millions de dollars, depuis l’an 2000, dont 196 ‎millions de dollars sont allés dans les poches des membres du Congrès, ‎depuis le déclenchement de la guerre, en Irak, indique un rapport récent ‎d’un centre de recherches américain.

151 membres du Congrès, dit le ‎rapport, ont investi dans des contrats militaires et civils. La part des ‎Démocrates y est 6 fois supérieure à celle des élus républicains. Il est ‎intéressant de savoir que Hillary Clinton, la candidate à l’investiture ‎démocrate pour la présidentielle américaine, fait partie de ceux qui ont ‎investi dans des sociétés américaines actives, en Irak.

Parmi elles, on ‎peut, également, citer l’entreprise pétrolière « Halliburton », qui compte ‎parmi les membres de son Conseil d’administration, pas moins que le ‎vice-Président américain, Dick Cheney. Le nombre important des ‎entreprises américaines, présentes, en Irak, amène, certains experts à ‎parler d’une armée privée des Etats-Unis dans ce pays, une armée, dont ‎les actes sanglants et violents sont mis entre parenthèses, au nom de ‎l’intérêt financier.

http://french.irib.ir


Et comme par hasard cette base militaire se trouve à une centaine de kilomètres seulement de la zone d’action de « Al Qaïda au Maghreb ».

Et comme par hasard, au moment où le public pose des questions génantes sur cette base secrète, les braves petits gars d’Al Qaïda viennent nous faire une « piqure de rappel » en enlevant des touristes occidentaux… la peur du « terroriste », ça marche toujours pour faire taire les critiques…

Et comme par hasard la base militaire est tenue par des mercenaires qui ont déjà trempé dans des sales coups en Afrique (Executive Outcomes) ainsi que par certains des officiers qui ont trempé dans la sale guerre algérienne des années 1990 (cf. Qui a tué à Benthala de Yous Nesroulah et Salima Mellah)

Comme par hasard…

La base américaine en Algérie précisément localisée

[Mecanopolis – 26/03/2008]

Différentes source d’informations se recoupant permettent maintenant de localiser précisément cette base américaine.

Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit exact où les touristes, allemands, suisses et autrichiens avaient été enlevé le 18 août 2003.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de cette base :

– Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS du CPMI. Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le “Quotidien d’Oran” en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les “révélations” faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

– Le général Abdelmajid Saheb, qui dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Mais il y a encore plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit “d’Executive Outcomes,” ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS. Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération :

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie. Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite “scientifique.”

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française. Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises sur l’île de Jerba (Tunisie), afin d’y enquêter,  après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une “Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël,” installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons: La lutte contre l’islamisme, la protection des champs de pétrole, et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. L’affaire d’otages est sans doute montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, et quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/la-base-americaine-en-algerie-precisement-localisee/


[Gregoire Seither – IES News Service – 02/03/2008]

Alors que le prix du baril de pétrole s’installe au dessus des $100 et que, pour la première fois depuis la Grande Dépression, des millions d’Américains doivent rembourser des crédits immobilers dont le montant est devenu supérieur à la valeur de la maison qu’ils ont achetée; alors que le marché du « subprime » n’en finit pas de dégringoler, faisant trembler les marchés et que la prochaine crise financière s’annonce déjà, sous la forme de la défaillance du marché de l’assurance crédit ( credit-default swap market ); alors que la « stagnation – inflation » ( stagflation ) refait son apparition et que le chomage est à nouveau en augmentation; alors que la presse n’hésite plus à utiliser le mot tabou commençant par « R » (comme récession) et que, au fond des têtes le mot honni, commençant par « D » commence à s’agiter… et enfin, alors qu’approche le cinquième anniversaire de « sa » guerre en Irak, le Président des Etats-unis découvre soudain l’économie en temps de guerre.

Interviewés sur la chaîne NBC , George W. Bush and Laura Bush furent pris de court quand la journaliste Ann Curry aborda soudain la guerre en Irak. Elle rappela que la femme du Président avait déclaré un jour, « Personne ne souffre autant que le président. J’espère que les Américains ont conscience du fardeau de soucis que le président doit porter chaque jour, et de son angoisse quotidienne pour le bien-être de nos soldats. » George Bush s’est alors saisi du micro :

« Bush: Exactement, et comme les gens commencent à le voir, l’Irak est entrain de changer, la démocratie est entrain d’y prendre pied. Je suis convaincu que, dans 50 ans, les gens regarderont en arrière et dirons « Dieu merci, il avait alors des gens qui étaient prêts à se sacrifier pour cet idéal« .

« Curry: Mais ce que vous dites c’est que c’est vous qui portez le fardeau, qui souffrez… Certains américains pensent qu’eux aussi portent le fardeau, à cause de cette situation économique.

« Bush: Oui, et bien —

« Curry: Ils disent qu’ils souffrent, à cause de cette situation.

« Bush: Je ne suis pas d’accord.

« Curry: Vous n’êtes pas d’accord avec quoi ? Que la guerre n’a pas d’influence sur l’économie ? Que les dépenses militaires ne rognent pas les autres budgets ?

« Bush: Non, je pense que ce n’est pas le cas. En fait, je pense que les dépenses militaires aident à créer des emplois.

« Curry: Ah oui ?

« Bush: Oui, parce que nous achetons de l’équipement et que cela donne du travail aux gens. Ce n’est pas la guerre qui a fait du mal à cette économie, c’est le fait que nous avons construit trop de maisons. »

En d’autres termes, après cinq ans de guerre sans fin, le Président des Etats-unis a trouvé la solutions aux crises économiques : construire moins de maisons mais édifier plus de bases, militaires, acheter plus d’armements et envahir plus de pays.

Malgré le désastre militaire et économique, George W. Bush n’a donc renoncé en rien à ses politiques : depuis son élection en 2000, le budget « officiel » du Pentagone a augmenté de plus de 60%  – passant de 316 milliards à 507 milliards. Depuis l’invasion de l’Irak, le budget du Pentagone a été augmenté de 30%.

Et pourtant, malgré les rallonges budgétaires à répétition pour les troupes en Afghanistan et en Irak, malgré une augmentation de plus de 1 000 % (de 17 milliards à 189 milliards) des budgets pour les opérations de guerre … malgré cet effort militaire et financier sans équivalent depuis la deuxième guerre mondiale, l’état major de l’Armée U.S. se trouve – selon ses propres mots –  dans une situation de quasi-faillite, manquant partout de troupes et de moyens en quantité suffisantes.


Par ailleurs le gouvernement a fini par reconnaître que Benazir Bhutto a été tuée par les balles d’un sniper et que les radios montrées lors des précédentes conférences de presse, qui prouvaient qu’elle était morte en se tapant la tête contre la voiture blindée, étaient une « erreur ».

Une erreur ?

Vous noterez également la belle manipulation médiatique réalisée par Reuters : affirmer que Musharraf ou l’ISI pourrait avoir trempé dans l’assassinat de Bhutto c’est participer à une « théorie conspirationiste », par contre affirmer sans la moindre preuve que c’est « Al-Qaïda » qui est le coupable relève de l’information objective et factuelle…

[Reuters – 02/01/2008 – Trad. Gregoire Seither]

Le dirigeant islamiste Baitullah Mehsud, lié au soi-disant mouvement « Al Qaïda » a plusieurs fois affirmé n’avoir rien à voir avec l’assassinat de Benazir Bhutto, tandis que le porte-parole du mouvement à accusé le régime de Pervez Musharraf d’être le commanditaire de l’assassinat.

Dans une interview téléphonique, le porte-parole de Mehsud, Maulvi Omar a déclaré :

« Nous nions catégoriquement avoir quoi que ce soit à voir avec ce meurtre. Nous appartenons à une tribu qui a son code d’honneur. Nous avons nos propres coutumes et celles-ci nous interdisent de tuer des femmes. Ce serait un déshonneur que de le faire et un militant qui tuerait une femme serait banni de la communauté ou bien exécuté. »

Le gouvernement pakistanais a accusé Mehsud d’être responsable de la mort de Bhutto . . .

Maulvi Omar a poursuivi en déclarant que les coupables de l’assassinat de Bhutto sont à rechercher dans l’entourage immédiat de Pervez Musharraf et des services secrets pakistanais, se faisant ainsi l’écho d’une théorie conspirationiste que de nombreux pakistanais sont prèts à croire.

http://in.reuters.com/article/topNews/idINIndia-31163620071229


Les nouveaux missionnaires de Blackwater

[AgoraVox – 12/12/2007]

On vous l’a dit et redit: cette guerre en Irak n’en est pas une. C’est un pillage organisé, et une occupation qui se résume aujourd’hui à l’occupation d’une capitale, elle-même circonscrite à une zone fermée et contrôlée, là où, au bout de plusieurs mois, on obtient un calme relatif. Les explosions et les attentats se sont aujourd’hui déplacés vers le nord du pays, mais qu’importe, l’opinion américaine est rassurée: le soir, à la télé, entre deux frasques de Paris Hilton, les hôpitaux de Bagdad paraissent moins fournis et les boys moins fatigués.

Cette guerre, on vous l’a dit aussi, profite avant tout à ceux qui l’ont déclenchée, et non au peuple irakien qui en subit les conséquences : un chômage important, tant l’économie tarde à reprendre, et surtout une corruption qui gangrène le pays à tous les étages de ses strates décisionnaires.

Mais tout cela n’intéresse que peu le monde, tout obnubilé par la démonstration militaire américaine, pour autant fort peu probante. Des armes nouvelles sont bien testées, tel cet Humvee surmonté d’un émetteur signé Raytheon qui provoque jusque 500 m des démangeaisons telles que le militaire ou le civil visé est obligé de fuir, et d’abandonner toute velleité ou toute revendication. Une arme testée à Kirkuk, et qui est davantage orientée vers le maintien de l’ordre que vers la guerre elle-même.

Tout se passe comme si les Etats-Unis, traumatisés par le Vietnam et son échec, cherchaient désormais davantage à contenir le combat de rues que d’organiser des bombardement massifs…

La guerre en Irak sert de prototype à un pouvoir qui ne dit pas son nom, celui d’un Etat fort qui chercherait par tous les moyens existants à contrôler ses propres électeurs. C’est un fascisme rampant, n’ayons pas peur des mots. Un fascisme a toujours eu, en plus d’une armée officielle, une bande de nervis pour s’occuper de ses basses ouvres. En Irak, les nervis s’appellent Blackwater. Et le problème, c’est qu’ils sont en train de s’organiser en armée véritable, à part (ou non) du pouvoir en place. Donald Rumsfed avait déclaré un jour vouloir privatiser la guerre. C’est fait, et largement, et la première armée privée s’appelle Blackwater. Ou plutôt c’est la troisième, exactement.

(suite…)


[Xavière Jardez  – Bulletin des Amitiés Franco-Irakiennes n° 79 ]
La corruption est, comme le bon sens, la chose la mieux partagée au monde d’autant que sa source en est, en règle générale, l’Occident. Inconnue en Irak sous Saddam Hussein jusqu’en 1991, introduite timidement avec l’embargo, les Américains par leur guerre lui ont fait un pont d’or, dans ce pays et chez eux où elle gangrène le tissu politique, et selon certains, les valeurs morales démocratiques comme ils le dénoncent.

Le New York Times rapportait que le suicide d’un certain Charles D. Riechers, à 47 ans, deuxième officier le plus important des services de marché des forces aériennes, serait certainement passé inaperçu s’il n’avait exposé le degré de corruption américaine en Irak et d’implication entre contractors, de la sécurité notamment, et membres du Pentagone.

Riechers, à la demande de l’US Air Force, avait obtenu un poste avec Commonwealth Research Institute (sic), une entreprise de sécurité, pour la modique somme de 26.788 dollars pour deux mois de présence, dans l’attente de sa nomination au Pentagone, en janvier dernier, où il était chargé d’enquêter sur des accusations de corruption en relation avec Boeing. Le rapport, criblé d’omissions, qui en était issu, assurait que Rumsfeld, comme Wolfowitz, ignorait « la gestion la plus mauvaise de l’histoire contemporaine » selon le Comité sénatorial de l’armée, gère convaincu. Ces assurances avaient été données par Joseph Schmitz, inspecteur général, qui devint peu après, le chef des opérations dans une société du groupe Prince.

Le Groupe Prince, la holding qui détient Blackwater Worldwide, a mis sur pied une structure, Total Intelligence Solutions, Total Intel, dédiée à la recherche de renseignements dans tous les domaines. Elle regroupe un panel d’anciens hauts agents d’agences de renseignements de la CIA et des services secrets de l’armée, le pendant de la panoplie d’anciens militaires qui dirigent Blackwater. Cofer Black, l’ancien chef du contre terrorisme de la CIA connu pour le rôle controversé qu’il a joué lors des interrogations et transferts de suspects d’Al Qaïda et de leur détention dans des prisons secrètes, la dirige. Robert Richer, ancien directeur adjoint d’opérations de la CIA pendant 22 ans, très actif au cours de la guerre en Irak, en est le directeur général. En raison de ses liens avec Erik Prince, son propriétaire et ancien «Navy Seal» (commandos de marine), la projection de Total Intel dans le monde du renseignement brouille les frontières séparant gouvernement, industrie et activités auparavant réservées aux agents du renseignement officiel.

(suite…)


[Gregoire Seither – IES News Service – 12/11/2007]
Dans le NY Times de ce matin, on pouvait lire :

« Un chaufeur de taxi irakien a été abattu samedi dernier par un mercenaire de la société DynCorp International, une société de sécurité privée chargée de protéger les diplomates américains à Bagdad. Selon le Ministère de l’intérieur irakien, l’incident s’est produit quand le convoi, affrété par DynCorp a doublé un groupe de véhicules sur une bretelle d’autoroute de Bagdad. Trois témoins affirment que le taxi en question ne posait aucune menace vis-à-vis du convoi. Un officier de police irakien qui a inspecté le véhicule mitraillé n’y a trouvé aucune trace d’explosifs ou d’armes.

“Ils ont tué un homme et ont tranquillement poursuivi leur route,” s’indige le Maj. Gen. Abdul-Karim Khalaf, porte-parole du Ministère. “Nous avons lançé une enquête et demandé des explications à la société qui emploie ces mercenaires, mais à ce jour nous n’avons pas reçu la moindre réponse et la société refuse même de nous indiquer les noms des mercenaires en service ce jour là. »

Le nom de la société m’a fait tiquer… et il aurait du faire tiquer les députés du Congrès des Etats-Unis qui ont autorisé les contrats passés avec DynCorp. En effet il est assez surprenant qu’une société condamnée par la justice pour pratiques d’esclavage sexuel et de prostitution forcée puisse continuer à obtenir des contrats publics aux Etats-Unis. (suite…)


[Grégoire Seither – IES News Service – 24/11/2007]

Le groupement indépendant d’analyse des médias U.S. « Center for Public Integrity » a publié la semaine dernière son deuxième rapport sur les entreprises profiteuses de guerre « Windfalls of War II ». Voici quelques unes des principales conclusions du rapport :

– Les contrats passés par le gouvernement U.S. pour la fourniture de biens et services en Irak et en Afghanistan ont plus que doublé en trois ans, passant de 11 milliards US$ en 2004 à plus de 25 milliards US$ en 2006. Pour les analystes du Centre,  « l’Irak est clairement la première source de dépenses contractuelles pour l’Administration U.S., engloutissant sept fois plus de moyens que l’Afghanistan. »

– Sur les 13 milliards US$ dépensés par le biais de contrats aux coûts associés (qui garantissent au prestataire  soit une participation fixe aux profits ou bien un pourcentage fixe des profits au délà du coût de revient), plus d’un tiers a été accordé par le biais de contrats simples, à prix fixes, qui n’encouragent en rien la maîtrise des coûts par le prestataire.

– L’ancienne filliale du groupe Halliburton, KBR Inc. est le principal sous-traitant en contrat avec les U.S., ayant engrangé pour 16 milliards US$ de contrats entre 2004 et 2006, près de neuf fois plus que le deuxième plus gros sous-traitant, DynCorp International. Toutefois le montant accordé à KBR est éclipsé par les 20.4 milliards US$ de contrats accordés à des « entités étrangères non-identifiables ».

http://www.publicintegrity.org/WOWII/


[Grégoire Seither – IES News Service – 19/11/2007]

A l’occasion d’une commission d’enquête sur l’Inspecteur Général du Département d’Etat U.S., Howard Krongard,  le député démocrate de Californie,  Henry Waxman avait dénoncé le fait que le Département d’Etat passait des marchés d’une valeur d’un milliard de dollars avec une entreprise privée qui compte parmi les membres de son conseil d’administration le propre frère de l’Inspecteur général, l’ancien directeur exécutif de la CIA A.B. “Buzzy” Krongard.

L’inspecteur général avait violemment nié, déclenchant une campagne d’opinion de la droite néo-con aux U.S. qui accusait le député Waxman de « salir » les membres de l’administration Bush. Interrogé par la commission d’évaluation, Krongard avait déclaré :

Laissez moi vous dire franchement, je ne suis pas au courant de la moindre position d’intérêt financier ou décisionnelle de mon frère en relation avec Blackwater. Cela n’a pas pu avoir la moindre influence sur mes décisions de passage de marché étant donné que ce n’est pas vrai. Et quand ces sales petites rumeurs ont commencé à courir, je lui ai clairement posé la question. Je ne pense pas que ce soit vrai qu’il est un membre du conseil de surveillance, contrairement à ce que vous affirmez.

Malheureusement, peu de temps après, Krongard a du faire marche arrière et confirmer que la « sale petite rumeur » était vraie :

KRONGARD: Je viens d’appeler mon frère et j’ai appris qu’il a assisté à la réunion du conseil de surveillance de Blackwater hier. Je n’étais pas au courant de cela et je voudrais que soit porté sur le compte rendu qu’à partir d’aujourd’hui je refuserais de traiter tout dossier en relation avec la société Blackwater.

WAXMAN: Je vois. Mais vous avez dit précédemment que vous aviez déjà interrogé votre frère à ce sujet et qu’il vous avait répondu qu’il ne siègeait pas au conseil de surveillance.

KRONGARD: Oui, mais cela remonte à six semaine, et je n’étais pas au courant — et cette réunion du conseil de surveillance a eu lieu hier, et je viens seulement d’apprendre par ce coup de fil qu’il y avait assisté.

Une des raisons pour laquelle une commission d’enquête a été diligentée contre l’inspecteur général Krongard est le fait qu’il avait bloqué une demande d’enquête du Congrès des U.S. sur une affaire de traffic d’armes par les employés de Blackwater. Les mercenaires faisaient entrer des armes sophistiquées en contrebande en Irak et “les vendaient sur le marché noir à des membres d’organisations terroristes qui s’en servaient pour attaquer les forces U.S.”.

Quand le Congrès a ouvert une enquête sur ces fait, en septembre dernier, le député Waxman avait révélé les tentatives de Krongard pour bloquer l’enquêted , produisant une note de service dans laquelle Krongard ordonne à ses agents de “cesser IMMEDIATEMENT” de coopérer avec les enquêteurs fédéraux.

Blackwater est sous contrat avec le Département d’Etat, qui lui a versé près de un milliard de dollars en contrats . L’Administration Bush est intervenue à plusieurs reprises pour aider Blackwater suite à massacre de 17 civils irakiens par les mercenaires. La secrétaire d’Etat Condoleeza Rice s’était spécialement déplacée à Bagdad pour obliger le gouvernement irakien à revenir sur sa décision d’expulser l’entreprise du pays. La Maison Blanche est même allée jusqu’à promettre l’impunité légale aux mercenaires de l’entreprise. Et moins de 3 semaines après le massacre, le Département d’Etat avait signé un nouveau contrat avec Blackwater d’une valeur de 92 millions de dollars.

Source : http://thinkprogress.org/2007/11/14/krongard-blacwater-brother/


[IES News Service – 20/11/2007]
Ces derniers mois, en Irak, nous avons vu passer un certain nombre de « moments historiques » : le rapport Petraeus, le retrait des forces britanniques de leur base de Bassorah, la décision de ramener les mercenaires dans le champ de la loi, suite à l’incident avec Blackwater….

Mais un des moments historiques est passé quasiment inapercu : la guerre en Irak détient désormais le triste record de la guerre la plus meurtrière pour les journalistes qui tentent la couvrir. A ce jour 200 journalistes sont morts en Irak en faisant leur travail.

Vous en avez entendu parler ? Probablement pas. Il faut savoir que la majorité d’entre eux sont irakiens, jordaniens ou palestiniens. Leur mort n’intéresse pas les « networks » occidentaux qui s’appuient pourtant sur ces « tâcherons » pour obtenir des informations en Irak. Aucun journaliste occidental ne travaille plus en dehors de la « zone verte » de Bagdad, à part quelques courageux individus comme Anne Nivat ou Robert Fisk.

Pour mieux comprendre ce chiffre, il faut savoir que seulement 2 journalistes sont morts en service lors de la Première Guerre mondiale, 68 sont morts en service lors de la Deuxième Guerre mondiale, 77 sont morts au Vietnam et 36 lors de la guerre dans l’ex-Yougoslavie.

Et l’hécatombe en Irak ne donne aucune indication de vouloir s’arrêter, bien au contraire. Rien que le mois dernier, 5 journalistes sont morts le même jour, sur dez zones de combat différentes. Pour Chris Cramer, « couvrir la guerre en Irak est la mission la plus dangereuse de toute l’histoire du journalisme ».

Certains journalistes célèbres sont morts en couvrant des conflits – Robert Capa en Indochine; Ernie Pyle sur l’île d’Okinawa lors de la Deuxième Guerre mondiale; Larry Burrows au Vietnam. Mais ce qui rend l’Irak plus dangereux que les autres conflits du passé est le fait que ces morts ne sont pas des accidents, le résultat de balles perdues ou de dommages collatéraux quand des journalistes se retrouvent au coeur d’une zone de combats. Au contraire, de nombreux journalistes sont morts parce qu’on a volontairement tiré sur eux, à cause de leurs articles ou parce qu’ils venaient du mauvais côté du fossé sectaire. On les abat dans la rue ou bien ils sont enlevés par des miliciens et exécutés dans un fossé, souvent après avoir été torturés. Ni la police ni la justice n’enquêtent vraiment sur ces meurtres, les tueurs savent qu’ils jouissent d’une quasi impunité, que ce soit les escadrons de la mort chiites, sunnites ou les miliciens des différents ministères et services gouvernementaux. Mais il n’y a pas que les miliciens qui tuent des journalistes, au moins 15 membres de la presse ont été directement tués par l’Armée US, dont 6 rien pour l’agence Reuters.

Pour les journalistes irakiens, l’indifférence de l’opinion publique vis à vis de ce massacre est due au fait que la majorité des journalistes tués ne sont des membres de la presse occidentale. Quand la victime est un journaliste de la presse européenne ou U.S., la couverture médiatique de sa mort est nettement plus importante.

http://www.mediachannel.org/wordpress/2007/11/19/the-most-dangerous-war-in-the-history-of-journalism/


Ce qui n’a pas empêché le Département d’Etat U.S. de signer encore pour 92 millions de contrats supplémentaires avec la société Blackwater dans la semaine qui a suivi le massacre. Quand aux tentatives du « gouvernement » (fantoche) irakien de faire croire qu’ils vont évincer les assassins mercenaires de leur pays, ce ne sont que des moulinets avec les bras…. le vrai gouvernement irakien  est à Washington….

[AFP 14/11/2007]

Les premières conclusions de la police fédérale (FBI) américaine sur la fusillade impliquant la société de sécurité privée Blackwater en septembre à Bagdad relèvent qu’au moins 14 des victimes irakiennes ont été tuées sans raison.

L’information a été révélée mercredi par le New York Times, qui cite des sources civiles et militaires auxquelles le rapport préliminaire du FBI, transmis au ministère de la Justice, a été communiqué.

Le 16 septembre, des agents de Blackwater qui escortaient un convoi diplomatique avaient ouvert le feu à un carrefour très fréquenté, tuant 17 civils. La société et son PDG, Erik Prince, ont depuis régulièrement affirmé avoir uniquement répliqué après avoir essuyé des tirs.(…)

Des enquêteurs du FBI se sont rendus sur place début octobre pour prendre la direction d’une autre enquête. Selon le New York Times, leurs premières conclusions indiquent que seulement trois des victimes, les deux passagers d’une voiture qui ne s’est pas arrêtée suffisamment vite et un passant, ont pu sembler représenter une menace.

Les 14 autres victimes ont été tuées en violation des règles qui régissent les agissements des gardes de sécurité privés en Irak, certaines atteintes alors qu’elle fuyaient les lieux.

Les porte-parole du FBI et du ministère de la Justice ont refusé de s’exprimer sur une enquête en cours. Aucun commentaire n’a pu être obtenu mercredi matin auprès de la porte-parole de Blackwater.

http://afp.google.com/article/ALeqM5ggYvsfAGehA3rTgunu3fqwATaVsw 


Mercenaire Blackwater USA[Sam Smith – IES News Service – 20/10/2007]

L’autre jour je regardais un autre reportage sur les mercenaire de Blackwater USA et les conséquences tragiques de cette armée de mercenaires pour notre pays et notre image à l’étranger… et soudain j’ai réalisé une chose : il ne semble pas y avoir de soldats noirs chez Blackwater. De fait, je ne me souviens pas avoir jamais vu une photo d’un mercenaire noir travaillant pour Blackwater. Il doit certainement y en avoir, j’imagine… mais néanmoins, c’est étrange. Blackwater n’est il « black » que de nom ?

Etant donné que Blackwater et les autres entreprises de ce genre ne vivent que par l’argent du contribuable, il n’est pas inutile de poser la question – surtout dans un pays comme le notre qui prétend mettre fortement l’accent sur l’absence de discrimination raciale. Et il est indéniable que, dans ses présentations publiques, ce « sous-traitant » du gouvernement ne donne pas l’image d’une grande diversité. De plus, si la pigmentation de la majorité des employés de Blackwater est anormalement blanche et qu’ils touchent des salaires versés par le gouvernement qui sont bien plus élevés que les soldes que le gouvernement verse aux soldats de la US Army – qui eux sont majoritairement noirs et basanés – est-ce que cela ne mériterait pas qu’un avocat d’un groupe d’intérêt public se penche sur la question ?

Ce qui soulève une autre question : comment va réagir une armée privée de la taille de Blackwater si elle n’aime pas la façon dont son propre pays est gouverné ? Ou si elle se fache contre un fouille-merde qui aurait débusqué des choses dont elle ne veut pas qu’elles se sachent ? Est-ce que nous devons avoir peur ?


L’Amérique fasciste, en dix mesures faciles

[Naomi Wolf – Mardi 24 avril 2007 – The Guardian – Traduction française: SOTT]

De Hitler à Pinochet et au delà, l’histoire montre qu’il y a certaines mesures que tout dictateur en puissance doit prendre pour détruire les libertés constitutionnelles. Et selon Noami Wolf, George Bush et son administration semblent toutes les prendre.

L’automne dernier, il y a eu un coup d’état militaire en Thaïlande. Les leaders du coup d’état ont pris un certain nombre de mesures, plutôt systématiquement, comme s’ils avaient une liste d’achats. En un sens, c’est ce qu’ils avaient. En quelques jours, la démocratie a été supprimée : les chefs du coup d’état ont décrété la loi martiale, envoyé des soldats en armes dans les zones résidentielles, pris en main les stations de radio et de télévision, et mis des activistes patentés en détention.

Ils ne comprenaient pas ces choses à mesure qu’elles progressaient. Si vous regardez l’histoire, vous pouvez voir qu’il y a essentiellement un plan pour transformer une société libre en une dictature. Ce plan a été utilisé à maintes reprises en versant plus ou moins de sang, de manières plus ou moins terrifiantes. Mais c’est toujours efficace. Il est très difficile et ardu de créer et maintenir une démocratie – mais l’histoire montre qu’en supprimer une est bien plus simple. Vous n’avez qu’à être disposé à prendre les dix mesures.

Aussi difficile que ce soit à contempler, si vous êtes disposé à le voir, il est clair que chacune de ces 10 mesures a déjà été initiée aujourd’hui aux Etats-Unis par l’administration Bush.

(suite…)


Le gouvernement irakien n’est qu’une marionnette aux mains des USA. Ils ne peuvent rien faire contre les copains et financeurs de Bush….

Si les assassins de Blackwater se retrouvent devant la justice irakienne, je bouffe ma casquette…

BLACKWATER USA : L’ENQUÊTE PROUVE QUE C’ÉTAIT UN MEURTRE ET NON UNE BAVURE

[The New York Times – 08/10/2007 – IES News Service]
Le Premier Ministre irakien a révélé dimanche 7 octobre les conclusions de l’enquête gouvernementale sur le massacre de civils irakiens par les employés de la société Blackwater USA. Les études des experts et les témoignages établissent clairement qu’il ne s’agit PAS d’une « bavure » en riposte à une « attaque terroriste » mais d’un meurtre sur des civils innocents et que les coupables doivent être déférés devant la justice irakienne.

En accord avec les témoignages de toutes les personnes présentes, l’enquête n’a pas pu trouver la moindre trace d’une attaque sur les mercenaires de Blackwater qui aurait justifié le fait que ces derniers arrosent de leurs armes automatiques les dizaines de civils présents sur Nisour Square, en tuant 11 et en blessant grièvement 27.

Pour Ali al-Dabbagh, porte-parole du Premier Ministre il s’agit « d’un acte criminel avéré. Les coupables doivent être livrés à la justice irakienne et jugés tandis que les familles des victimes doivent être indemnisées. »

Les conclusions de l’enquête gouvernementale irakienne contredisent les affirmations de Blackwater USA qui affirmait, au lendemain du massacre, que ses hommes avaient été attaqués par des tireurs embusqués. Elles vont aussi à l’encontre des déclarations du la Secrétaire d’Etat US, Condoleeza Rice qui affirmait que le convoi avait essuyé des tirs à l’arme légère.


[Radio Canada ./ IES News Service – 05/10/2007]
S’il faut en croire les conclusions d’un rapport de l’armée américaine sur l’affaire Blackwater, le président de la firme de sécurité privée, Erik Prince, aurait menti aux congressistes américains, plus tôt cette semaine, en soutenant que ses employés n’ont fait que se défendre en ouvrant le feu contre des civils en plein coeur de Bagdad, le 16 septembre dernier.

Selon le Washington Post, citant un haut gradé américain qui a requis l’anonymat, il appert que l’armée américaine serait parvenue aux mêmes conclusions que le gouvernement irakien, estimant que les mercenaires de Blackwater sont responsables de la fusillade meurtrière.

Les enquêteurs du Pentagone, selon l’officier américain qui s’est confié au Washington Post, ont découvert que les civils pris pour cible n’étaient pas armés et que personne n’a tiré sur les employés de Blackwater.

Il semblerait que les mercenaires américains, réputés violents et imprévisibles, ont abattu des innocents non seulement à l’aide d’armes automatiques, mais aussi en employant des lance-grenades. (…)

Un groupe politiquement influent

Erik Prince, le PDG de Blackwater USA est le fils de Edgar Prince, membre fondateur et principal financier du Family Research Council (FRC), un puissant lobby chrétien d’extrème-droite aux USA. Erik Prince est par ailleurs vice-president de la Edgar and Elsa Prince Foundation, organisation philantrope qui a versé « au moins 470 000 US$ à FRC et 531 000 au lobby chrétien de droite Focus on the Family, » dirigé par James Dobson, proche conseiller du Président Bush. Prince est également un très gros financeurs de certains think-tank néo-conservateurs, comme le American Enterprise Institute et groupes évangéliques fondamentalistes, comme les Prison Fellowship Ministries. (suite…)


Jeremy Scahill - l'armée privée de l'extrème droite USPOURQUOI L’ADMINISTRATION BUSH SOUTIENT-ELLE BLACKWATER COUTE QUE COUTE ?

La réponse est simple. Outre le fait que le programme politique de Bush/Cheney prévoit la privatisation massive de tous les services d’état (y compris les forces de police et de sécurité extérieure), il y a le fait que le fondateur de Blackwater Erik Prince est un chrétien d’extrème droite, mais surtout… le gouvernement des Etats-Unis a versé quasiment UN MILLIARD DE DOLLARS US en paiement des services de Blackwater (one billion dollars in govt. contracts).

Quand une entreprise reçoit autant d’argent public, il est évident qu’un partie de cet argent revient dans les caisses du parti au pouvoir par le biais des financement politiques. Cela vaut bien une petite action de lobbying de la part de la Secrétaire d’Etat, Condoleeza Rice, pour que le gouvernement irakien revienne sur sa décision (bidon) de retirer sa licence (qui n’existe pas) à Blackwater.

Dans le Washington Post du 25/09/2007 :

Selon les données collectées par le site Web indépendant de défense des contribuables, FedSpending.org, les contrats du Département d’Etat avec Blackwater depuis 2004 portent sur une valeur de 840 millions de dollars US tandis que le Pentagone a payé environ 100 millions de dollars en sous-traitance. Le Ministère des Affaires étrangères, le Congrès et diverses agences ont, de leur côté versé plus de 70 millions de dollars d’argent public à Blackwater USA.

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/09/25/AR2007092502675_pf.html

De son côté, Jeremy Scahill, auteur de l’ouvrage Blackwater dénonce dans le documentaire ci-dessous, une armée privée, dirigée par des militants de l’extrème droite chrétienne et qui, de plus en plus, se positionne sur le marché de la sécurité intérieure et de surveillance des citoyens états-uniens. Ainsi, lors de l’ouragan Katrina, ce sont des mercenaires de Blackwater USA qui patrouillaient – lourdement armés – les quartiers dévastés de la Nouvelle-Orléans, pour « lutter contre les pillards ».

Blackwater: Shadow Army


Quelques jours après le massacre de dizaines de civils par les mercenaires de Blackwater USA, le commandant suprème des forces armées engagées aux Etats-Unis avoue qu’il n’a aucune idée de la législation qui gouverne les actions des mercenaires qu’il a engagé dans la guerre en Irak.

Rumsfeld dit « ce sont les lois irakiennes », mais Blackwater et al. sont embauchés par les US et donc automatiquement sous immunité, tel que le prévoit le décret pris par Bremer lorsqu’il était gouverneur de l’Irak. Il existe bien un « code de conduite » pour les « collaborateurs du Ministère de la Défense ». Mais les mercenaires en Irak sont sous contrat avec le Département d’Etat…

En résumé, les assassins de Blackwater et Trinity sont garantis d’être impunis… pendant que des gens meurent, Bush rigole…


Pistoleros à Bagdad

[Patrice Claude – LE MONDE | 22.09.07]

– « OK Boys. En route. Je veux tuer quelqu’un aujourd’hui.

– Ah bon ! Pourquoi aujourd’hui ?

– Hé ! hé ! Je pars en congé demain, ça va faire long. »

Ce jour-là, sur les 16 km de la fameuse « route de la mort » qui relie le centre-ville à l’aéroport international de Bagdad, Jacob C. Washbourne et ses coéquipiers cherchent une cible. « Juste pour s’amuser », dira l’un d’eux aux envoyés du Washington Post qui ont brillamment reconstitué toute cette équipée meurtrière en avril. (suite…)


Entre les mercenaires de Blackwater qui tirent « pour le fun » sur les voitures et les passants dans la rue (cf. article du Monde) et les tireurs d’élite qui « appatent les cibles » pour se faire des cartons… c’est vraiment des Barbares, les occidentaux en Irak.Et dire qu’on se gargarise d’être « plus civilisés » que les jihadistes qui massacrent des civils… nous ne faisons pas mieux !

[Der Spiegel – 24/09/2007 – Trad. Gregoire Seither]
« C’était tout simple, nous déposions un objet dans la rue et nous attendions que quelqu’un passe. Si la personne ramassait l’objet et faisait mine de vouloir partir avec, nous considérions cela comme un preuve qu’elle faisait partie des terroristes et nous l’abattions. Ensuite c’était facile de dire qu’on avait descendu un terroriste, puisqu’il avait un objet incriminant dans les mains. Les « appats » étaient des détonateurs, des munitions ou des pains d’explosifs. »

Le Washington Post a publié hier le témoignage accablant du Capitaine Matthew P. Didier, qui dirigeait le premier bataillon de l’unité de tireurs d’élite du 501è Régiment d’infanterie en Irak. Encore plus accablant, cette « stratégie » leur avait été soufflée par des formateurs du Pentagone et approuvée par leurs supérieurs. (suite…)


Qu’est ce qui s’est passé il y a six jours à Bagdad, quand les mercenaires de Blackwater ont tiré à l’aveuglette dans la foule, assassinant 28 personnes ?

Vous ne le saurez pas si vous êtes un lecteur de la presse française, dont les journaleux ne sont même plus capables de sortir de leur hôtel dans la zone verte pour aller enquêter.

Et les rédac’ chef se garderont bien de publier un article qui dit du mal des soldats US en Irak, cela risquerait de déplaire à nos néo-cons au pouvoir, Sarko, Kouchner, Lelouch…

Heureusement, il y a encore quelques vrais journalistes au « Independent » de Londres pour aller interroger les témoins, les blessés et les survivants…

The real story of Baghdad’s Bloody Sunday

Six days ago, at least 28 civilians died in a shooting incident involving the US security company Blackwater. But what actually happened? Kim Sengupta reports from the scene of the massacre

By Kim Sengupta

09/23/07 « The Independent » — – The eruption of gunfire was sudden and ferocious, round after round mowing down terrified men women and children, slamming into cars as they collided and overturned with drivers frantically trying to escape. Some vehicles were set alight by exploding petrol tanks. A mother and her infant child died in one of them, trapped in the flames.

The shooting on Sunday, by the guards of the American private security company Blackwater, has sparked one of the most bitter and public disputes between the Iraqi government and its American patrons, and brings into sharp focus the often violent conduct of the Western private armies operating in Iraq since the 2003 invasion, immune from scrutiny or prosecution.

Blackwater’s security men are accused of going on an unprovoked killing spree. Hassan Jabar Salman, a lawyer, was shot four times in the back, his car riddled with eight more bullets, as he attempted to get away from their convoy. Yesterday, sitting swathed in bandages at Baghdad’s Yarmukh Hospital, he recalled scenes of horror. « I saw women and children jump out of their cars and start to crawl on the road to escape being shot, » said Mr Salman. « But still the firing kept coming and many of them were killed. I saw a boy of about 10 leaping in fear from a minibus, he was shot in the head. His mother was crying out for him, she jumped out after him, and she was killed. People were afraid. »

http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article2984819.ece


NON SEULEMENT LE GOUVERNEMENT IRAKIEN NE PEUT PAS EXPULSER BLACKWATER MAIS EN PLUS IL N’A PAS DE POUVOIR JURIDIQUE SUR L’ACTIVITÉ DES MERCENAIRES

L’issue de l’affaire Blackwater, son éviction de l’Irak ou bien la poursuite de ses activités dans ce pays, nous permettra de savoir si le Premier Ministre irakien a le moindre pouvoir de décision indépendante ou s’il n’est qu’une marionnette des Etats-Unis. Au vu de la mobilisation US pour protéger Blackwater, je suis prêt à parier sur le fait qu’il prouvera n’être qu’une marionnette.

Mais de toute façon, tout ce que raconte la presse sur cette affaire est totalement bidon. Le gouvernement irakien n’a aucun pouvoir sur Blackwater, ni militaire, ni légal.
(suite…)


Il est vrai que si le gouvernement irakien expulse les mercenaires de la société Blackwater, la stratégie US risque d’être démasquée : publiquement elle dit qu’elle retire ses troupes, mais en privée elle les remplace par des mercenaires, soumis à aucune loi…

A noter également que ce genre de bavure est quotidien en Irak, tuant plus d’une centaine de civils par jour. On comprend qu’au bout d’un moment même les vassaux des Etats-unis en aient marre…

Des rivières de sang irakien dans les rues de Bagdad[The Guardian – 18/09/2007 – Trad. Grégoire Seither]

La secrétaire d’état US, Condoleezza Rice, a présenté ses excuses au gouvernement irakien hier, dans une tentative d’empécher l’expulsion du pays des mercenaires de la société Blackwater USA.

Le Ministère de l’Intérieur a pris la décision hier d’expulser tous les « employés » de la société Blackwater du pays après que des mercenaires de cette société aient ouvert le feu sur des civils irakiens innocents, au passage d’un convoi transportant des représentants du Département d’état US. Cette « bavure » a tué 8 civils et en a grièvement blessé 13 autres.

Les diplomates, les ingénieurs et autres occidentaux en Irak font appel aux services de Blackwater, le plus gros fournisseur de mercenaires dans le pays. La décision irakienne a semé la panique dans ces milieux, étant donné qu’il n’était pas clair si les mercenaires pouvaient encore continuer à travailler ou s’ils devaient immédiatement quitter le pays. .

Selon un communiqué du cabinet du Premier Ministre irakien, Mme Rice a téléphoné à Nuri al-Maliki, pour présenter ses excuses et celle du gouvernement des Etats-unis et pour promettre une enquête transparente sur ce qui s’est passé afin qu’une telle bavure ne puisse plus se produire.

http://www.guardian.co.uk/Iraq/Story/0,,2171334,00.html


En ce joli jour de Caille-lait, 24 Prairial An 215

Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Calendrier_r%C3%A9publicain

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TURBOCAPITALISME SARKOSYSTE
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— Ca commence bien…
— A mon avis, c’est pas dans la presse francaise
— qu’on lira des « revelations » sur Sarko…
— heureusement il y a les blogs…

>>LE WEB S’ENIVRE POUR UNE VIDEO DE SARKOZY AU G8
[ Le quotidien de L’Expansion – 11/06/2007]
Des centaines de milliers de visionnage sur Dailymotion et YouTube, evenement du jour sur Technorati… le web français et international s’est rue sur une video de Nicolas Sarkozy au G8. Pour repondre à cette seule question : le president Français etait-il saoul ?
http://www.dailymotion.com/video/x27s4a_sarkozy-ivre-au-g8
http://www.lexpansion.com/art/4591.159010.0.html

— RSF a-t-il « exprime sa preoccupation » quand Alain Genestar a ete licencie’?
— (suite a la couv de Paris Match sur Cecilia Sarkozy / Richard Attias )
— merde, j’ai rate’ l’info 😉

>>REPORTER SANS FRONTIERES ECRIT A SEGOLENE ROYAL ET FRANCOIS HOLLANDE
[SN 08.06.07]
PRESSE. Dans une lettre adressee aux chefs de file du Parti socialiste Segolene Royal et François Hollande, Reporters sans frontieres a exprime sa preoccupation concernant l’action en justice et le montant des dommages et interets (150000 euros) reclames a Ariane Chemin et Raphaelle Bacque, auteurs de l’ouvrage « La femme fatale » (Albin Michel). L’association leur demande de reconsiderer le contenu de leur plainte avant un eventuel proces.

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ON LINE
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— le Web doit rester libre, ou il va mourir

>>TIM BERNERS-LEE : SANS LES FORMATS LIBRES ET OUVERTS, LE WEB N’AURAIT JAMAIS EXISTE
[C-NET Video – June 7, 2007 – Vidéo en anglais]
Interview avec Sir Tim Berners-Lee, l’inventeur du World Wide Web, qui nous livre sa reflexion sur le Web semantique et les microformats (concus d’abord pour les humains et ensuite seulement pour les machines, les microformats sont un ensemble de formats simples et ouverts pour le traitement de donnees, qui s’appuient sur des formats existants et largement repandus). Tim nous parle egalement des compilations personnalisees (mashups) mais surtout souligne encore une fois l’importance vitale des formats ouverts par rapport aux formats proprietaires comme Adobe Flash ou Microsoft Silverlight.
« Le Web n’aurait jamais pu exister, » dit Berners-Lee, « si nous etions partis d’un ensemble de solutions concurrentes les unes par rapport aux autres. Avec le developpement du Web et son ubiquite via les appareils mobiles a acces ferme (telephones portables, Blackberry…), nous voyons apparaitre un danger important de fragmentation de plateforme qui pourrait serieusement limiter nos capacites d’innovation. Il est vital que les technologies standard restent libres de droits Le logiciel libre est le seul avenir pour le Web.
http://www.webware.com/8301-1_109-9727043-2.html?tag=nl.e501

— Fini les cables electriques : essayez l’alimentation electrique par WI-FI !

>>AU M.I.T. ON A INVENTE L’ALIMENTATION ELECTRIQUE EN WIFI
[Daily Mail 07/06/07]
Une equipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology ont developpe une technologie permettant « d’aeroporter » du courant electrique a travers une piece, sans besoin de cable electrique. On pourrait ainsi alimenter en courant electrique, sans fil, des ampoules, des telephones portables ou des ordinateurs portables, sans avoir besoin de fils electriques ou de transformateurs. Lors des essais, les chercheurs sont parvenus a envoyer du courant electrique suffisant pour allumer une ampoule de 60-Watt, situee a 2 metres de la source d’energie. L’equipe de chercheurs, qui a donne le nom de ‘Witricity’ (wireless electricity) a sa decouverte, pense que celle-ci pourrait changer la maniere dont nous utilisons le courant electrique, nous permettant de nous debarrasser des amas de cables, transfos et prises electriques qui encombrent nos maisons. Cela permettrait egalement de faire fonctionner des ordinateurs et telephones portables sans batteries.
L’inspiration est venue au directeur du projet, Dr Marin Soljacic, une nuit, alors qu’il etait dans sa cuisine en train de maudire son telephone portable. « Cela faisait au moins six fois ce mois ci que j’etais reveille la nuit par le bip insistant de mon telephone portable qui m’indiquait que j’avais oublie de le recharger. Je me suis dit que ce serait bien de trouver un moyen pour que ce maudit appareil puisse s’occuper de sa recharge par lui meme » explique t’il. . .
http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/technology/technology.html?in_article_id=460602&in_page_id=1965

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INFORMATIONS GENERALES
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>>LE MEILLEUR PAYS AU MONDE POUR FAIRE UN BEBE
[Ms Magazine – 14.05.07 – Trad. Gregwah]
L’ONG « Save the Children » a publie le classement des meilleurs et pires pays au monde pour le bien-etre des meres et des enfants (…) L’etude analyse entre autres les risques de mourir en couches pour les meres, l’utilisation de methodes contraceptives modernes, la presence d’assistants experimentes lors de la naissance, les revenus financiers des femmes compares a ceux des hommes, le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans n’ayant pas atteint le poids standard ainsi que la participation des femmes aux affaires executives et au gouvernement. La Suede est consideree le meilleur pays au monde ou etre femme et avoir un enfant tandis que le Niger est le pire endroit au monde dans ce domaine.
L’Allemagne (pourtant reputee anti-enfants) est placee en 10e position tandis que la France (pourtant a la natalite’ galopante) n’occupe que la 13e place. Les Etats-unis se placent a la 26e position sur 140. L’Italie est le pays proposant le meilleur environnement pour les enfants, le Niger et l’Afghanistan se partagent la derniere place. Dans les pays en bas du classement, la mortalite des femmes lors de la naissance de l’enfant est le premier probleme. En Afghanistan, l’ONG « Save the Children » a compte une femme sur six qui meurt en couches. Un enfant Afghan sur quatre meurt avant d’avoir atteint l’age de cinq ans.
http://www.savethechildren.org/campaigns/state-of-the-worlds-mothers-report/2007/mothers-index.html

— Ick liebe Currywurst 😉

>>BERLIN KREUZBERG SE BAT POUR RESTER
>>LA DERNIERE ZONE URBAINE EN EUROPE SANS MAC DO
[The Guardian 01/06/07 Trad. Gregwah]
Le celebre quartier de Kreuzberg a Berlin, connu pour son esprit frondeur et rebelle, se bat pour rester l’une des dernieres zones urbaines en Europe dans laquelle aucune McDonalds n’est installe. Surnommee la campagne des « Burger » (citoyens) contre les (Ham)Burger, l’operation menee par un groupe de militants dans le cadre du contre-G8 veut empecher la chaine de restauration rapide d’ouvrir une enseigne dans ce quartier repute dans toute l’Allemagne pour son caractere multi-culturel et anti-conformiste. Ce magasin serait la 60e enseigne de la chaine a Berlin. (…) « S’ils construisent ce magasin, Kreuzberg va finir par ressembler a Heiligendamm, » explique Sarah Miller, 29 ans, americano-allemande et fondatrice de la campagne. Heiligendamm est le village sur la cote de la Baltique où 16 000 policiers et 11 000 soldats sont retranches pour proteger 8 chefs d’etat reunis pour le sommet du G8. La direction de McDonalds Allemagne a precise ne pas comprendre la reaction des habitants du quartier etant donne qu’ils ont achete ce terrain et fait connaitre leurs intentions depuis plus de cinq ans.
http://environment.guardian.co.uk/food/story/0,,2089481,00.html

>>LES MAITRES DU MONDE SE REUNISSENT A NOUVEAU DANS LE SECRET LE PLUS TOTAL
[Wordlnet Daily – 01.06.07 – Trad. Gregwah]
L’organisation ultra secrete Groupe de Bilderberg, rassemblant une elite de puissants leaders internationaux, doit se reunir cette semaine quelque part en Turquie – mais l’endroit precis de la rencontre est encore un mystere. La reunion doit commencer Jeudi et durer jusqu’à Dimanche.

Parmi les membres attendus en Turquie on trouver Donald Graham, PDG du Washington Post, Richard N. Haass, president du Council on Foreign Relations, Henry Kissinger, David Rockefeller, John Vinocur, redacteur en chef senior du International Herald Tribune, Paul Gigot, redacteur en chef de la page opinions du Wall Street Journal, Nicholas Beytout, redacteur en chef du Figaro, George David, PDG de Coca-Cola, Martin Feldstein, president et PDG du National Bureau of Economic Research, Timothy F. Geithner, PDG de Federal Reserve Bank de New York, Vernon Jordan, directeur executif senior de Lazard Freres & Co., Anatole Kaletsky, redacteur en chef du Times of London ainsi que le General William Luti, le nouveau « Monsieur Guerre » a Washington.

Selon des sources au sein du groupe, le programme nucleaire iranien ainsi que les questions generales sur les approvisionnements energetiques seront au menu des discussion, mais comme d’habitude aucun programme ou compte-rendu n’est ni ne sera disponible.

Quelle est la veritable importance de cette conference Bilderberg ? Si l’on en croit le New York Times, c’est la tres bonne « performance » du Sen. John Edwards lors de reunion secrete de Bilderberg en Italien en 2004 qui a ete l’element determinant dans sa designation comme partenaire de John Kerry pour la campagne presidentielle de cette annee la. Les listes de presents ne sont jamais publiees, mais World Net Daily a reussi a obtenir des documents pour l’annee 2004 qui montrent qu’assistaient aux ateliers et conferences des personnalites telles que le Sen. Jon Corzine, Dem-N.J.; Henry Kissinger; Richard Perle; Melinda Gates (epouse de Bill Gates); David Rockefeller; Timothy F. Geithner, president de la Federal Reserve Bank de New York; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company et Ralph Reed, ancient president du lobby conservateur fondamentaliste Christian Coalition.
http://www.worldnetdaily.com/news/article.asp?ARTICLE_ID=55917

— Des amis intimes de G.W. Bush s’inquiètent de son comportement etrange
— L’alcoolique repenti aurait-il repris du service
— du cote de la bouteille ?
— C’est vrai que c’est dur d’etre la ou il est…
— …alors un petit Jibi-glace tous les quarts d’heure,
— ca aide a tenir le coup…

>>DES AMIS INTIMES DU PRESIDENT BUSH S’INQUIETENT DE SON COMPORTEMENT ERRATIQUE
[Think Progress – 01/06/07]
Anne Geyer raporte dans le Dallas Morning News des temoignages d’amis intimes du President George W. Bush etonnes et inquiets de son comportement en leur presence lors de la rencontre.
https://libertesinternets.wordpress.com/2007/06/08/des-amis-intimes-du-president-bush-sinquietent-de-son-comportement-etrange/

>>LE JEU VIDEO SE METR AU SERVICE DE LA POLITIQUE AMERICAINE
[La Lettre de l’Atelier 11.06.07]
Comment mobiliser des citoyens blases par la politique? Le jeu video Redistricting Game joue sur le ludique pour sensibiliser les electeurs aux dangers du redecoupage electoral des circonscriptions.
http://www.atelier.fr//article.php?artid=34600&catid=41

— Gregwah , je t’ai pas vu a la manif 😉

>>PEDALER NU, UNE MANIFESTATION ECOLO
[Le Monde 07.06.07]
Pour appeler a la diminution du nombre de voitures en ville, des citoyens devraient manifester, samedi 9 juin a Paris, dans le cadre d’une promenade « cyclonudiste », une initiative nee a l’appel de Coordinadora de Colectivos Ciclonudistas de Aragon (Espagne). « Nous nous associons a un mouvement international qui veut interpeller la societe sur la desintegration de la biosphere en jouant sur le tabou de la nudite, affirme Philippe Colomb, co-organisateur. On oublie souvent que l’homme n’est qu’un animal un peu plus sophistique que les autres. Pour vivre, il doit preserver la biosphere qu’il est en train de detruire. » En 2006, une promenade « cyclonudiste » avait deja eu lieu a Saragosse . A Londres samedi, un millier de participants est attendu pour la cinquieme edition de la manifestation. A Paris, la manifestation partira de la pelouse de Reuilly (12e arrondissement), a 14 heures. La prefecture de police, qui affirme ne pas avoir autorise la manifestation du 9 juin, assure que « tous les manifestants nus seront embarques au poste » pour delit d’exhibition sexuelle.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-920264,0.html

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SPECIAL « DOUCE FRANCE »
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ISRAEL PALESTINE LIBAN – LA PAIX MAINTENANT
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>>POUR 72% DES JUIFS AMERICAINS, LE SIONISME EST UNE IDEOLOGIE MORTE
[The Jewish Daily – Forward Magazine – 15.05.07 Trad. Gregwah]
Dans une etude realisee par les chercheurs Steven M. Cohen et Ari Kelman (The University of California-Davis ) sur les attitudes des juifs des Etats-unis vis a vis d’Israel, il ressort que si 82% de leur echantillon representatif se considere comme etant « pro-Israel, » seulement 28% – et se chiffre est encore plus bas parmi les jeunes juifs etats-uniens – se considere comme etant « Sioniste. » On peut en conclure que, meme parmi les juifs, meme parmi les soutiens inconditionnels d’Israel, le terme est devenu rance – ou pire encore, n’est plus associe’ qu’a’ l’image negative qu’en donnent ses critiques les plus virulents.
http://www.forward.com/articles/define-zionism-as-the-jewish-right-of-return

— En Israel, le projet sioniste est publiquement rejete’ par les
— enfants des leaders politiques

>>LES ENFANTS DES LEADERS SIONISTES REJETTENT L’IDEOLOGIE DE LEURS PARENTS
[Richard Silverstein – Tikkun Olam – 09/06/07 – Trad. Gregoire Seither]
En 1990 en Afrique du Sud, Ellen Malan, petite fille du fondateur de l’apartheid, D.F. Malan, annonçait la fin imminente du systeme politique sud-africain : « Plus personne n’y croit, tout ce que nous voulons c’est vivre en paix dans un pays normal ». Quatre ans plus tard, Mandela gagnait les elections.

Aujourd’hui, en Israel, il semblerait que la meme chose soit en train de se produire avec le Sionisme, autre vestige des ideologies racistes du siecle dernier. (…) Quand on voit non pas un ou deux mais carrement quatre enfants des peres fondateurs de l’extreme droite sioniste s’opposer ouvertement a l’heritage politique de leurs peres, on se dit que les choses sont en train de bouger.

Tout le monde sait que Yigal Arens, fils de l’ancien ministre Likud de la defense, Moshe Arens, est un militant engage et virulent contre l’occupation israelienne. Ses nombreux critiques l’accusent couramment d’etre un « Matzpeniste » – l’equivalent de « sale Bolchevik » (..)

Dana Olmert, la fille de Ehud a participe et pris la parole lors d’une manifestation contre la guerre au Liban et y a traite le ministre Dan Halutz de criminel de guerre. Son pere, qui a nomme Halutz au gouvernement, n’a pas apprecie et les discussions autour du diner familial ont du etre animees. Il ne reste plus a Dana qu’a poursuivre sa logique et pointer le doigt vers son propre pere, commandant des armees d’Israel.

Depuis de nombreuses annees, des militants pacifistes juifs et palestiniens se retrouvent chaque vendredi dans le village de Bilin, coupe en deux par le Mur de Separation. Et chaque semaine la Police des frontieres les charge violemment et cogne a tout va sur les manifestants pacifiques. Le quotidien Maariv relate cette semaine que parmi les manifestant les plus assidus ces deux dernieres annees, figure un autre descendant des Peres Fondateurs du pays : le propre petit-fils de Menachem Begin, ancien terroriste et idole de l’extreme droite israelienne. Selon le journal, Aminadav Begin est « un anarchiste anti-guerre qui refuse le concept de nations ou de frontiere et crache ouvertement sur l’oeuvre politique de son grand-pere ». Les adorateurs du Grand-Israel, pour qui Menachem Begin est un dieu, risquent de ne pas trouver cela tres drole.

Pour finir, voici que Avraham Burg, ancien president de la Knesset, ancien directeur de l’Agence juive et poulain de Shimon Peres, qui avait deja declare en 2003 que le sionisme etait une ideologie morte, juste bonne pour les poubelles de l’histoire, vient de publier un nouveau livre « Vaincre Hitler ». Il a fait l’effet d’une bombe en Israel etant donne sa critique violente tant de la societe israelienne moderne que son demontage de l’integralite de l’ideologie et du projet politique sioniste. Avraham Burg a pour sa part renonce a Israel et obtenu la nationalite française. Il rejette integralement son heritage familial, ancre dans le sionisme.

Son pere, Yosef Burg, a ete pendant des decennies president du Parti National Religieux. Songrand-pere, issu de milieux aises en Allemagne, fit don de sa fortune au Projet National Juif et emigra en Palestine ou il prona tres tot, le deplacement force de toutes les populations arabes « afin de faire la place pour le projet juif sioniste ». Tant le grand-pere que le pere Burg ont toujours milite a l’extreme droite du champ politique israelien.

[Dans un interview recent, le journal Ha’aretz a demande a Avraham Burg : « Etes vous inquiet d’une derive fasciste en Israel ? ». Burg n’a pas hesite’ a’ repondre : »Je crois qu’elle est deja la’. »]
http://www.richardsilverstein.com/tikun_olam/

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CYBER-GUERRE – SONS DE BOTTES – PROPAGANDE
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>>L’US ARMY NE RENDRA PLUS LES HONNEURS INDIVIDUELLEMENT A SES SOLDATS TOMBES EN IRAK :
>>IL Y EN A TROP POUR QUE LE PLANNING LE PERMETTE !
[News Tribune 01/06/07 Trd. gregwah]
La base militaire de la Garde Nationale etatsunienne de Fort Lewis, qui a connu ce mois ci son plus haut niveau de mortalite au combat, va cesser de rendre les honneurs individuellement aux soldats tombes en Irak et en Afghanistan. Dorenavant, les honneurs seront rendus collectivement, une fois par mois, precise une note de service du commandement de la base le, Brig. Gen. William Troy. « Cela me peine de devoir prendre cette mesure, mais je crains que le nombre de nos pertes ne nous interdise a l’avenir de tenir des ceremonies individuelles pour chaque soldat tombe. Il y en a simplement trop. » ecrit Troy dans une note obtenue par le groupe anti-guerre « United for Peace » du comte de Pierce County et publie sur le site Web du groupe. . . D’autres bases militaires ont deja adopte des mesures similaires face a l’accroissement des soldats tues, leur nombre ne permettant plus d’organiser des ceremonies individuelles.
http://www.theolympian.com/news/story/120193.html

>>BUSH VEUT RESTER EN IRAK PENDANT ENCORE AU MOINS 50 ANS
[Reuters 01/06/07]
Le president George W. Bush envisage une presence prolongee des troupes US en Irak, semblable a celle en Coree du Sud, afin de garantir la stabilite du pays, tout en excluant une presence directe dans le maintien de l’ordre et la lutte contre la resistance, a annonce la Maison Blanche ce mercredi. Les Etats-unis entretiennent une presence militaire de plusieurs milliers d’hommes en Coree depuis la fin de la guerre de Coree, il y a 50 ans, en prevision d’une attaque Nord-coreenne. . . Le porte parole de la Maison Blanche, Tony Snow a declare que le President aspirait a faire a jouer aux Etats-unis un role en Irak similaire a celui qu’il joue en Coree du Sud, « a un moment dans le futur nous arriverons a un point ou notre presence aura purement un role de soutien. » « Le modele Coreen est un exemple de presence securitaire fournie par les Etats-unis, mais c’est aussi un pays ou nous avons assiste au developpement d’une democratie solide ces dernieres annees en Coree du Sud, on peu
t donc dire que notre presence la-bas a aussi ete une force de stabilite » a explique Snow aux journalistes. (NdT : Passons sous silence poli les annees 1960 et 1970, le regime repressif du president autocrate Syngman Rhee et la dictature sanglant du General Park Chung-hee et leur repression feroce de toute contestation, le tout avec l’aide active des Etats-Unis. Si la Coree est devenu une democratie, c’est grace aux mouvements civiques et syndicalistes, ce n’est pas grace aux Etats-Unis qui a toujours ete prompt a voir dans la moindre contestation politique une provocation communiste nord-coreenne, a reprimer sans pitie). Les pays voisins de l’Irak ont, à plusieurs reprises, fait savoir leur opposition à une présence durable des Etats-unis dans le pays, et notamment que l’armee US y entretienne des bases permanentes a l’image de ce qu’elle fait au Philippines, au Japon et en Coree. Aux Etats-unis bon nombre de strateges indiquent que la resistance irakienne se nourrit precis
ement de la rumeur voulant que les Etats-unis aient l’intention de s’installer de maniere permanente dans le pays.

http://www.truthout.org/docs_2006/053107J.shtml

>>LE NEW YORK POURSUIT SON TRAVAIL NEGATIONISTE :
>>LES CRITIQUES DE L’ACTION DES ETATS UNIS EN IRAK NE SONT PAS FONDEES
[libertes-internets 11/06/07]
Fidele au principe de manipulation mediatique (Retarder l’info, Detourner l’attention, Discrediter la source, Pinailler sur un detail, Faire porter le chapeau au lampiste), le quotidien de reference etats-unien profite d’un article sur la piece anti-guerre « Fallujah » jouee en ce moment a Londres pour enfoncer le clou de la desinformation a propos de quelques aspects genants de la guerre en Irak : l’utilisation d’armes de guerre interdites comme le Napalm et le Phosphore
https://libertesinternets.wordpress.com/2007/06/11/le-new-york-poursuit-son-travail-negationiste-les-critiques-de-laction-des-etats-unis-en-irak-ne-sont-pas-fondees/

>>LES VOLS SECRETS DE LA CIA EN EUROPE N’ONT PAS CESSE :
>>UN DES « TORTURE TAXI » DE BLACKWATER A ÉTE VU EN TRAIN DE SE POSER SUR UNE BASE DE LA RAF LA SEMAINE DERNIERE
[The Daily Mail – 11.06.07 Trad. Gregoire Seither]
Il y a trois jours, l’Association des chefs de police britanniques (ACPO) avait declare que « Nous n’avons trouve’ aucune preuve que les aeroports du Royaume Uni aient ete utilise par la CIA pour transporter des gens vers des lieux de torture dans d’autres pays ». L’enquete de l’ACPO avait ete declenchee il y a 18 mois a la suite d’accusations d’une organisation de defense des droits de l’Homme, Liberty, selon qui les aeroports britanniques avaient ete utilises plus de 210 fois comme escale par les vols secrets de la CIA. Malheureusement pour l’ACPO, des observateurs « planespoters » ont enregistre la presence d’un des avions lies au programme de vols secrets sur un aeroport britannique la semaine derniere. L’avion a ete photographie atterrissant sur la base RAF de Mildenhall dans le Suffolk le weekend dernier. L’equipage, portant l’uniforme à camouflage desertique de la US Army a debarque et l’avion a ete place sous la garde des forces US de securite des son arrivee sur le tarma
c. Son numero d’enregistrement, clairement visible sur son fuselage, l’identifie comme etant l’un des avions dont le rapport du Parlement Europeen indique qu’il a servi pour des « vols secrets » ayant permis le transfert de suspects dans la guerre au terrorisme vers des prisons et centres de tortures clandestins hors de la juridiction etats-unienne. Les registres administratifs indiquent que l’avion est la propriete de la societe Blackwater USA, un sous-traitant de la CIA qui se decrit lui meme comme etant « la societe de mercenaires la plus discrete et la plus puissante au monde ».
http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article_id=461024&in_page_id=1770
>>LE CANDIDAT REPUBLICAIN MITT RONNEY REECRIT L’HISTOIRE DE LA GUERRE EN IRAK
[CNN / NPR Republican Debate 05/06/2007]
Aux Etats-unis, lors du debat des candidats a l’investiture Republicaine, le 5 juin dernier, le candidat a la Maison Blanche, Mitt Romney a tente de reecrire l’histoire en affirmant que son pays avait envahi l’Irak parce que Saddam Hussein avait interdit aux inspecteurs de l’IAEA de venir inspecter les sites militaires irakiens. Aucun journaliste présent n’a releve cette erreur grossiere et aucun autre candidat dans le debat n’a pris la peine de la corriger. Comme le montre un sondage informel realise sur le campus de l’universite de Stanford, cette opinion totalement erronee est largement partagee par l’opinion. George W. Bush lui meme avait faussement affirme en Novembre 2003 que « nous lui avons donne une chance de laisser entrer les inspecteurs pour verifier qu’il n’avait rien a cacher, mais il a refuse de les laisser entrer ». Quand on lui a pose la question si, a son avis, cela avait ete « une erreur pour nous d’envahir l’Irak, » Romney a repondu que la question etait « null
e et non avenue, » car, a-t’il explique : « Si vous voulez bien, revenons en arriere, si Saddam Hussein avait ouvertson pays aux inspecteurs de l’IAEA, et s’ils avaient pu venir et faire leur inspection, et alors ils auraient constate qu’il n’y avait pas d’Armes de destruction massive, et que donc, Saddam Hussein a l’epoque n’etait pas en violation des resolutions de l’ONU, alors evidemment nous ne serions pas dans le conflit dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui. Mais tout cela, Saddam Hussein ne l’a pas fait et nous de notre cote nous n’avions que l’information dont nous disposions a l’epoque, alors nous avons pris la decision d’y aller. » Pour memoire, les inspecteurs de l’UNMOVIC (U.N. Monitoring, Verification and Inspection Commission) ont ete a nouveau admis en Irak des le 18 novembre 2002. Sous la direction de Hans Blix, l’equipe d’inspecteurs a passe des mois en Irak, publiant des rapports qui ont ete presentes a l’ONU, devant les representants etatsuniens, lors de
s debats precedent l’invasion. Le lendemain de cette declaration de Mitt Ronney, les etudiants en science politique de l’universite de Stanford ont mene une enquete informelle aupres de leurs collegues etudiants : pres de 60% des personnes interrogees sur le campus, majoritairement etudiants en histoire, sociologie, sciences politiques et economie, ont declare ne pas avoir de probleme avec la declaration de Mitt Ronney et etre d’accord que la non-cooperation de Saddam Hussein avec la communaute internationale et les inspecteurs de l’ONU etait la premiere cause de l’invasion de son pays par les forces de la coalition. Certains ont par ailleurs precise que la meme chose s’appliquait au president iranien Ahmadinedjd.

>>LES METHODES DE LA CIA EN PROCES A MILAN
[Le Figaro 08.06.07]
Des membres de la CIA impliques dans l’enlevement d’un islamiste egyptien a Milan en 2003 sont juges aujourd’hui, alors que le president americain doit atterrir a Rome dans le cadre de sa tournee europeenne.
http://www.lefigaro.fr/international/20070608.FIG000000133_les_methodes_de_la_cia_en_proces_a_milan.html

— L’US Army gangrenee par les gangs brutaux

>>GANGS OF IRAQ : L’ARMEE US RECRUTE DES MEMBRES ACTIFS DES GANGS URBAINS
[Soldiers Family Network News – 9 juin 2007 – Trad. Gregoire Seither]
Desesperee de ne pas reussir a enroler suffisamment de volontaires pour la guerre en Irak, l’US Army a secretement donne’ ordre aux recruteurs de ne plus tenir compte des reglementations nationales qui – jusqu’ici – interdisent a une personne porteuse d’un casier judiciaire de s’enroler dans l’armee nationale.

https://libertesinternets.wordpress.com/2007/06/11/gangs-of-iraq-faute-de-volontaires-la-us-army-enrole-des-miliers-de-membres-de-gangs-urbains/


>>DILIP HIRO : LES USA INVESTISSENT PLUS DANS LEUR ARSENAL MILITAIRE QUE LORS DE LA GUERRE FROIDE

[TomGram – 07/06/2007]
Voici une chose etrange : Depuis 2001, nos medias n’ont cesse de nous faire peur avec la menace de bombes atomiques. Il y a eu la Bombe irakienne (souvenez vous de notre commandant en chef qui nous alertait que bientot des « nuages en forme de champignon » s’eleveraient sur des villes etats-uniennes), puis il y eut la Bombe nord-coreenne, et enfin la Bombe iranienne… dont la presse nous parle presque quotidienement. Bien sur, la presse fait mine d’oublier que la Bombe irakienne s’est avere etre une bulle de savon embarassante; que tous les experts sur la question considerent que la Bombe iranienne (si elle existe) ne pourra voir le jour avant plusieurs annees; et enfin la Bombe nord-coreene, qui pour une fois existe vraiment, mais qui ne menace pas grand monde, surtout si on se base sur les derniers tests nucleaires menes en octobre 2006.

Et pourtant, toute notre attention a ete mobilisee sur ces trois armes nucleaires. Combien d’entre vous ont deja entendu parler de Complex 2030 ? Qui parmi vous sait que, comme les chercheurs William Hartung et Frida Berrigan l’ont recemment demontre, l’administration Bush investit de nos jours en moyenne plus d’argent dans son arsenal nucleaire (plus de 6 milliards de dollars en 2007) que lors de la Guerre Froide ? Avez vous deja entendu quelqu’un raler contre le projet de Bush (soutenu par les Democrates), de porter le financement du bouclier nucléaire US à $7.4 milliards annuels d’ici 2012 ? Et connaissez vous Complex 2030 — un projet qui prevoit, dans 23 ans, un renouvellement integral de notre arsenal nucleaire et notamment la mise en place du Reliable Replacement Warhead, notre premiere nouvelle technologie militaire nucleaire en 20 ans. (Le departement de l’energie des USA vient d’en determiner le design.) Par ailleurs, l’administration Bush s’est donne beaucoup de ma
l pour eliminer la distinction entre les armes nucleaires et les armes conventionnelles, afin de pouvoir integrer des « forces nucleaires tactiques » dans sa propre nouvelle strategie, centree sur une « Global Strike force », censee etre capable de frapper « n’import quelle cible sur la planete » « en quelques heures » seulement. Par ailleurs Bush et son entourage ont plusieurs fois laisse entendre a la presse qu’ils n’excluaient pas une « option nucleaire » contre les installations litigieuses en Iran.

Comme l’ecrit Dilip Hiro, expert sur le Moyen-Orient et auteur de l’ouvrage recent « Blood of the Earth: The Battle for the World’s Vanishing Oil Resources » (http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/1560255447/nationbooks08), : il n’y a pas deux camps nucleaires – les vilains « voyous nucleaires » d’un cote et les gentils membres du « club nucleaire » de l’autre. Il y a un seul camp. Notre monde nucleaire et le leur sont etroitement lies par une version de plus en plus instable du vieux concept de « dissuasion », herite de la Guerre Froide. Hiro montre que plus nous investissons dans le developpement et le maintien d’un vaste arsenal nucleaire, plus nous integrons le concept nucleaire « tactique » dans notre planification strategique et tactique, plus nous encourageons la proliferation nucleaire.

L’administration Bush s’est fait elire avec la promesse d’eradiquer le proliferateurs nucleaire. Mais, plus tard, quand on regardera en arriere sur la presidence Bush et notre epoque, les efforts de cette administration seront certainement consideres comme une machine generatrice de proliferation, contribuant a l’augmentation des chances pour que le scenario du cauchemar se realiser : une telle arme de destruction entre les mains d’un groupe terroriste qui ne se sentirait pas lie par les accords et conventions de la « dissuasion ».

http://www.tomdispatch.com/post/174808/dilip_hiro_a_catch_22_nuclear_world
— L’interview (comme le livre) sont passionnants…
— Si quelqu’un sait chez qui sera publiee la traduction….

>>Interview avec Chalmers Johnson : LES DERNIERS JOURS DE LA REPUBLIQUE AMERICAINE
[Electric Politics 07/06/07]
Nouvelle bete noire des neo-conservateurs et de leurs groupies, denonce avec d’autant plus de force qu’il est un des leurs, Chalmers Johnson vient de publier « Nemesis: Les Derniers Jours de la Republique Americaine ». (Ouvrage lui a ete applaudi par la critique du New York Review of Books.) Apotre de la Guerre Froide, partisan jadis d’une Amerique militariste et dominante, Johnson est considere par le Pentagone et les milieux du renseignement comme un des meilleurs experts aux Etats-unis sur l’Asie et le Moyen-orient de ces 30 dernieres annees.

Dans son ouvrage il repense les bases meme de la politique etrangere et interieure des Etats-unis, dressant un panorama meticuleux et offrant une critique structurelle des orientations actuelles des Etats-unis — une critique qui est impossible a ignorer. Meme si son parcours est different et ses methodes ne sont pas les memes, son analyse rivalise – et parfois meme depasse en finesse – la reflexion de personnes comme Noam Chomsky. Cela
a ete un grand plaisir et un honneur de m’entretenir avec Chalmers et son analyse ne laissera personne indifferent. L’interview dure un peu plus d’une heure et est en anglais. Ne lA manquez pas !
http://www.electricpolitics.com/media/mp3/EP2007.06.08.mp3

Critique par la New York Review of Books:
http://www.nybooks.com/articles/20251

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LIBERTES PUBLIQUES – LSQ – LSI – LEN – CENSURE
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>>LES GENDARMES REMPLACES PAR UN MOUCHARD ELECTRONIQUE
[Le Monde 09.06.07]
« Papiers du vehicule, s’il vous plait ! » Aux Bermudes, cette phrase redoutee des automobilistes ne sera bientot plus qu’un vieux souvenir. Depuis le mois de mai, les gendarmes de ce petit archipel dependant du Royaume-Uni sont progressivement remplaces sur les routes par un systeme de surveillance electronique base sur la technologie RFID (Radio Frequency Identification).
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-921060@51-824668,0.html

>>ESPION POUR MESSAGERIE INSTANTANEE
[Zataz 11.06.07]
Nous avons reçu a la redaction plusieurs logiciels commerciaux qui permettent d’espio)


torture taxiUN DES « TORTURE TAXI » DE BLACKWATER A ÉTE VU ENTRAIN DE SE POSER SUR UNE BASE DE LA RAF LA SEMAINE DERNIERE
[The Daily Mail – 11/06/07 Trad. gregoire seither]
Il y a trois jours, l’Association des chefs de police britanniques (ACPO) avaiut déclaré que « Nous n’avons trouvé aucune preuve que les aéroports du Royaume Uni aient été utilisé par la CIA pour transporter des gens vers des lieux de torture dans d’autres pays« .

L’enquête de l’ACPO avait été déclenchée il y a 18 mois à la suite d’accusations d’une organisation de défense des droits de l’Homme, Liberty, selon qui les aéroports britanniques avaient été utilisés plus de 210 fois comme escale par les vols secrets de la CIA.

Malheureusement pour l’ACPO, des observateurs « planespoters » ont enregisté la présence d’un des avions liés au programme de vols secrets sur un aéroport britannique la semiaine dernière. L’avion a été photographié atterissant sur la base RAF de Mildenhall dans le Suffolk le weekend dernier. L’équipage, portant l’uniforme à camouflage désertique de la US Army a débarqué et l’avion a été placé sous la garde des forces US de sécurité dès son arrivée sur le tarmac.

Le numéro d’enregistrement, clairement visible sur son fuselage, l’identifie comme étant l’un des avions dont le rapport du Parlement Européen indique qu’il a servi pour des « vols secrets » ayant permis le transfert de suspects dans la guerre au terrorisme vers des prisons et centres de tortures clandestins hors de la juridiction états-unienne. Les registres administratifs indiquent que l’avion est la propriété de la société Blackwater USA, un sous-traitant de la CIA qui se décrit lui même comme étant « la société de mercenaires la plus discrète et la plus puissante au monde ».

http://www.dailymail.co.uk/pages/live/articles/news/news.html?in_article_id=461024&in_page_id=1770


[Alternet – 07/06/07 – Trad. Gregwah]
Les familles des quatre mercenaires qui avaient été abattus à Faloujah et dont les corps avaient ensuite été brûlés, traînés dans la rue et suspendus à un pont, le 31 mars 2004, ont lancé aujourd’hui un appel au public états-unien afin de se défendre contre l’employeur pour lequel travaillaient leurs maris quand ils sont morts ; la société Blackwater Security Consulting.

L’entreprise de fournitures de mercenaires Blackwater refuse toute indemnisation des familles depuis trois ans, a été condamné à plusieurs reprises en appel pour ce refus, le cas allant jusqu’à la Cour Suprême des Etats-unis.

Aujourd’hui Blackwater a changé de tactique : afin de réduire au silence la contestation, elle attaque en justice les familles des quatre mercenaires et leur réclame plus de 10 millions de dollars d’indemnités… le but étant de les forcer à abandonner leur plainte et accepter une solution négociée qui ne créerait pas de précédent juridique pour l’entreprise.

http://www.alternet.org/waroniraq/53460/