septembre 2007



De toute façon, aller à la manif, c’est comme aller à la messe. On se sent bien, on a l’impression qu’on a fait quelque chose, on arrive à s’endormir le soir. Mais ca ne change pas grand chose à la situation de la repression en Birmanie. Si vous voulez aider les Birmans à lutter contre la répression, allez faire un blocus de la tour TOTAL à La Défense.

Dans la logique de la thèse défendue dans son livre l’Imperialisme humanitaire (Aden), Jean Bricmont avec la rigueur intelletuelle qu’on lui connait refuse de se rendre à la manifestation contre la répression en Birmanie. Je dois dire que je partage son point de vue, tant que les mêmes feront silence sur ce qui se prépare en Iran, sur ce qui s’est recemment passé au Pérou, acceptent l’innomable en Palestine, et justifient quasiment le blocus sur Cuba, il n’est pas question de cautionner leurs opérations politiciennes. Comme le démontre Bricmont dans son livre le pire est l’intervention occidentale sous des prétextes humanitaires. (Danielle Bleitrach)

Jean Bricmont : (….) A partir du moment où une “cause” est soutenue par les Etats-Unis, et par tous les médias des pays occidentaux, comme celle-ci, ou, dans le temps, les rebelles afghans (à l’époque soviétique) , Solidarnosc, les Kurdes en Irak ou les Kosovars, elle n’a pas besoin de l’aide de ma modeste personne. Je préfère réserver mon temps et mes efforts à des causes que les grandes puissances ne soutiennent pas : les Palestiniens, l’opposition libanaise, les Irakiens, et le droit pour l’Iran à l’énergie nucléaire.

3. Je pense que ce serait une excellente “initiative citoyenne” de boycotter délibérément les manifestations auxquelles nous invitent nos médias. Quand on voit la quantité de manipulations auxquels ils se livrent, jouant sur les bons sentiments pour nous faire adhérer à l’agenda occidental du moment, la vraie résistance consiste par commencer en leur disant : Non.

Par “manipulation” je ne veux pas dire que la situation n’est pas terrible en Birmanie, mais la question des priorités se pose. Pourquoi focalisent-ils leur attention sur la Birmanie, dont nous ne sommes pas responsables, et pas sur l’Irak, qui est la plus grande catastrophe humanitaire de notre temps (d’après les rappport les plus récents, un million de morts, trois à quatre millions de réfugiés), et dont nos alliés américains sont directement responsables ? A quand une manif pour demander que les Américians se retirent du Moyen Orient, cessent leurs menaces contre l’Iran et leur soutien à Israël ? On peut être certain qu’aucun média ne serait favorable à celle-ci. Et, étant donné les rapports de force, dans lesquels la soumission intellectuelle des progressistes à l’agenda médiatique joue un grand rôle, personne ne se risquerait à organiser une telle manif. Pourtant, en étant dirigée contre nos alliés et pas contre nos “ennemis” (la Chine), elle aurait au moins le mérite de l’honnêteté.

Jean Bricmont le vendredi 28 septembre 2007 à 08h24.

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Kenji Nagai, grand reporter photo pour la chaine d’information japonaise APF, vétéran des conflits en Afghanistan, en Irak et au Moyen-Orient a été abattu d’une balle dans le coeur jeudi pendant la répression des manifestations en Birmanie. Une vidéo tournée clandestinement et montrée à la télévision japonaise montre qu’il a été jeté à terre par des soldats et tué à bout portant.

La chaîne a diffusé des images montrant des soldats chargeant contre des manifestants dans les rues de Rangoun. Soudain, un militaire casqué projette à terre un homme présenté comme étant le journaliste japonais Kenji Nagai, qui porte un bermuda et des sandales. L’image est alors brièvement masquée par des arbres.

On voit ensuite l’homme identifié comme M. Nagai étalé sur le dos et empoignant de la main gauche sa caméra vidéo, puis une forte détonation retentit pendant que le soldat pointe son fusil juste au-dessus de l’homme à terre. Le militaire repart ensuite en pourchassant des manifestants.

Selon Fuji TV, ces images prouvent que M. Nagai a été tué délibérément, et n’a pas été victime d’une balle perdue. « Ce soldat a probablement d’abord poussé M. Nagai. Puis il lui a tiré dessus, à en juger par l’angle de son fusil« , a affirmé un ancien membre des forces spéciales de la police, Koichi Ito, interrogé par la chaîne.

Le gouvernement japonais a précisé vendredi que, selon le médecin de l’ambassade du Japon en Birmanie, la balle qui a tué M. Nagai lui a transpercé le coeur avant de ressortir par le dos.


…LA PREUVE, SA PIÈCE DE MONNAIE EST GRATUITE 🙂

En allant chez mon coiffeur l’autre jour, je suis tombé, dans un magazine, sur cette publicité magnifique. Je pense que je vais la commander et l’offrir à Dominique Strauss Kahn, premier acompte sur les trente deniers que la gauche lui doit…

La pièce de monnaie nicolas sarkozy


Et bien sûr, ça na pas loupé : dès le lendemain l’Anti-Defamation-League annoncait qu’elle allait demander aux journaux de ne plus publier le cartoon de cet « antisémite » Dilbert, et les lecteurs furieux innondent les rédactions et les blogs de leurs protestations.
http://electrical.com/phpBB2/viewtopic.php?t=29823&sid=cd0ba32e97766f2115b243e65a5b0a0d

Le papa de Dilbert, Scott AdamsJ’AI COMME L’IMPRESSION QUE JE ME SUIS FAIT AVOIR

[Scott Adams – le « papa » de Dilbert – sur son blog – 22/09/2007 – Trad. Grégoire Seither]

Je suis content d’apprendre que la ville de New York a refusé de laisser le président iranien Ahmadinejad déposer une gerbe de fleurs sur le site du World Trade Centre. Et je suis content de savoir que la Columbia University est revenu sur son offre de laisser le président iranien s’exprimer devant les étudiants. Si vous laissez un mec comme lui venir vous dire ce qu’il pense, ce ne sera pas long avant que le monde entier ne se mette soudain à réclamer la liberté de parole.

Je déteste Ahmadinejad pour les mêmes raisons que vous. Pour commencer, il a dit qu’il voulait « rayer Israël de la carte. » Les experts en traduction depuis l’Iranien nous disent qu’il a en fait plutôt dit qu’il voulait un changement politique dans le gouvernement israélien, vers quelque chose de plus démocratique, avec moins de favoritisme pour une partie de la population. Quel fils de pute !

Ahmadinejad a également dit que l’holocauste, tel qu’il est présenté en occident, est un « mythe ». Qu’il aille se faire foutre ! Un mythe est quelque chose utilisé par une société pour cadrer sa vision du monde et agir en conséquence. Ce n’est pas comme si le monde avait créé un tout nouveau pays à cause de la culpabilité vis à vis de l’holocauste et avait accordé un blanc-seing à ce pays, quoi qu’il fasse. Ils disent n’importe quoi ces Iraniens. Ahmadinejad peut aller se faire mettre, pour ce que j’en ai à foutre.

Le plus insultant dans cette histoire est que son emploi du mot « mythe » pourrait signifier qu’il implique que l’holocauste n’a jamais eu lieu. Qu’il aille se faire voir pour oser dire des choses pareilles ! Par ailleurs Ahmadinejad a aussi dit qu’il ne contestait en rien les travaux des historiens européens sur l’holocauste. De toute évidence, c’est l’exact opposé de la négation de l’holocauste, mais je suis certain qu’il dit juste cela pour m’embrouiller. Quel putain de connard.

Par ailleurs, comment se fait-il qu’un mec iranien se pointe pour faire un discours dans sa propre langue et que le seul mot anglais qu’il utilise est précisément le mot « mythe » ? Il n’y a pas de mots en iranien pour désigner un ensemble de faits historiques qui ont atteint un niveau néfaste d’influence sur des décisions concernant des situations contemporaines ? Il fait juste son malin, j’en suis sûr.

Ahmadinejad croit à la fin des temps et pense que son rôle est de préparer le venue d’une sorte de messie, le Douzième Imam. Vous vous rendez compte, un président d’un pays qui croît dans ce genre de superstitions primitives et apocalyptiques ! Je remercie Jésus de ne pas vivre dans un pays dirigé par un homme qui croit dans ce genre de conneries. Imaginez à quel point ce serait dangereux, surtout si cet homme avait les codes de tir pour le lancement de missiles nucléaires.

Mais le pire du pire est que le pays d’Ahmadinejad aide les Irakiens à tuer des soldats américains. Si jamais un jour, l’Iran devait envahir le Canada, je pense que nous serons tous d’accord pour dire que la meilleure chose à faire pour les Etats-Unis sera d’adopter une attitude constructive et de laisser les choses se faire par elles-mêmes. Sinon nous serions aussi immoraux que les Iraniens. Ces enfoirés !

Ces iraniens feraient bien de s’inspirer de l’exemple Américain. Dans ce pays, si une vaste majorité du public s’oppose à la poursuite de la guerre, nos dirigeants nous dira que nous sommes des lèche-culs des terroristes et qu’ils feront ce qu’ils ont envie de faire, que cela nous plaise ou pas. Ils augmenteront même nos impots pour le faire. Voilà ce qu’on appelle du leadership !

Si Ahmadinejad pense qu’il peut être notre ami en rendant hommage à nos héros et en proposant de dialoguer avec nous, il sous-estime notre capacité à voir tout ce qu’il fait à travers notre prisme déformant. Quel con ce mec. Je le hais.

http://dilbertblog.typepad.com/the_dilbert_blog/2007/09/a-feeling-im-be.html


Les Suisses repus et confortables se suicident, les Palestiniens de Gaza et les Irakiens bombardés de Bagdad se cramponnent…Souvenez-vous de « Soleil Vert » et des « Portes du Départ »… ou des « Grands Voyages » dans « Les Enfants de l’Homme »… quand une société ne sait plus répondre aux attentes de ses citoyens devenus inutiles, elle les incite à prendre la porte.

[24 heures – Suisses – 26/09/2007]

La plupart des médias ont fort justement loué la mémoire du philosophe André Gorz et celle de sa femme Dorine – atteinte d’un mal irréversible – qui ont décidé lundi de terminer ensemble leur vie. L’écrivain et journaliste Jean Daniel – qui a fondé l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur avec Gorz – a résumé cette émotion générale en évoquant «l’écrasante beauté d’une communion dans le suicide de deux amoureux octogénaires.»

Cet amour absolu, André Gorz, comme l’a souligné Libération hier, en avait dévoilé l’intense lumière à la fin de son livre ultime, Lettres à D., une ode à Dorine: Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l’autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.

La Suisse particulièrement concernée

Il y a une semaine à peine, un autre suicide retenait l’attention des médias: celui de Maïa Simon. Frappée par une maladie incurable, l’actrice française a décidé de mettre fin à ses jours à Zurich. A cette occasion également, son courage a été salué.

Rendre hommage à ces belles figures humaines et à leur lucidité ne doit pas pour autant occulter la détresse insondable qui atteint la plupart des femmes et des hommes qui décident «d’en finir». La mise en valeur médiatique de la «beauté» de ce geste cache la douleur qui l’a provoqué. Et la Suisse est particulièrement touchée, puisqu’elle figure au sixième rang dans les statistiques mondiales du suicide. Selon l’Office fédéral de la santé publique, 1300 à 1400 personnes se donnent la mort chaque année dans notre pays. Le suicide est devenu la première cause de mortalité pour les hommes âgés de 15 à 44 ans.

Dans un domaine qui touche au tréfonds de l’être humain, il est malaisé de savoir ce qui induit un individu à se supprimer. Mais le poids de la solitude, le sentiment d’abandon, l’absence de relations denses, l’impression que plus aucune alternative ne s’offre, font parties des explications, comme le suggère cette autre statistique de l’Office fédéral de la santé publique. En effet, les femmes et hommes n’ayant ni compagne, ni compagnon présentent un risque de suicide 1,5 à 2 fois supérieur à celui des personnes vivant en couple.

http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/monde/monde_detail/(contenu)/136784


Si Bucarest en Roumanie et Tian-an-Men à Pékin furent les « révolutions CNN » consacrant la télévision mondiale par satellite, ce qui se passe à Rangoun, en Birmanie, marque la puissance des médias alternatifs, diffusés par des plateformes collaboratives Web 2.0.

Gaz lacrymogène devant la pagode de Choué-Da-Gon (Shwedagon) à Rangoun (Yangun) en BirmanieLe TAGES-ANZEIGER (Suisse) note : « En faisant tirer la troupe sur les moines, les généraux birmans brisent un tabou qu’ils vont payer cher. Ils ont franchi le zénith du pouvoir dont ils se sont emparés brutalement il y a 45 ans et qu’ils défendent depuis avec violence. Pour la première fois dans ce pays hermétiquement fermé, le monde suit les événements quasiment en direct. Même si le pouvoir a réussi à bloquer un maximum de médias étrangers, il ne peut pas lutter contre les milliers de fuites qu’offrent les nouvelles technologies de communications. Le flot d’informations qui nous parvient de Birmanie est nourri par des vidéos et photos prises avec des téléphones portables, des petites vidéos floues et branlantes filmées par des opposants et téléchargés sur Youtube et Viméo, en contournant la censure du Net birman grâce à l’utilisation d’anonymiseurs, de proxys et de fichiers encryptés. Ces images sont ensuite reprises par tous les grands médias à travers le monde. »

DE VOLKSKRANT (Pays-Bas) relève également le rôle joué par les nouvelles technologies. « C’est surtout via Internet, que la censure draconienne n’arrive pas à verrouiller à 100%,  que le monde est au courant, dans l’heure, du moindre événement en Birmanie. Cela limite les possibilités du régime. »


Denis Gautier-Savagnac est non seulement un adversaire acharné de Laurence Parisot, la présidente du MEDEF, mais il est surtout un « poids lourd » dans toute négociation sociale, avec un carnet d’adresses gros comme ça.. et même quelques solides « amis » du côté des grandes centrales syndicales (au fait, quelqu’un a t’il épluché le patrimoine de Nicole Notat entre 2000 et 2007 ?).

Et surtout, surtout, il était absolument contre la fusion ANPE-UNEDIC dont rève Sarkozy.

De là à penser que cette affaire sort à point pour plomber un « opposant interne » à l’heure où vont s’ouvrir des grosses négociations sociales… C’est comme la réouverture de l’Affaire Boulin, juste au moment ou Chirac redevient un justiciable comme les autres…

[Challenges – Jeudi 27/09/2007 ] (…) Les faits auraient été commis entre 2000 et 2007, époque pendant laquelle le président de l’UIMM aurait effectué de gros retraits de cash -jusqu’à 200.000 euros- dans une agence parisienne de la BNP. Opération qui n’aurait pas manqué d’alerter la banque, à qui Denis Gautier-Sauvagnac aurait assuré que lesdits fonds étaient destinées aux œuvres sociales de la métallurgie, notamment à ses malades ou retraités.
Les dirigeants de la BNP auraient toutefois décidé, dans le respect de leurs obligations, d’alerter Tracfin. Or cette dernière aurait découvert que les retraits se seraient poursuivis jusqu’au début de l’année. D’où le feu vert de Bercy pour que le dossier soit transmis au parquet de Paris.

L’intéressé récuse tout soupçon

Il appartiendrait donc, désormais, à la justice de vérifier les comptes de l’UIMM approuvés chaque année par des commissaires aux comptes et de déterminer les éventuels destinataires de ces 5,64 millions d’euros.
Contacté par le quotidien, Denis Gautier-Sauvagnac a récusé tout soupçon et se montre prêt à s’exprimer devant la justice. « Nous n’avons rien à voir, ni de près ni de loin, avec des malversations qui relèvent de Tracfin », a-t-il réitéré à son entrée à la réunion des partenaires sociaux sur la pénibilité au travail. « Ni l’IUMM, ni mon nom, ne sont liés à des affaires de Tracfin ». « Je ne suis pas allé en personne à la banque, cette information est totalement fausse, et je réserve toute autre information aux autorités compétentes qui me le demanderont ».
L’UIMM a affirmé, elle, que son nom ne peut « en aucun cas être mêlé à des malversations » et que « toutes les informations nécessaires seront fournies aux autorités compétentes ».

http://www.challenges.fr/20070926.CHA1016/ouverture_dune_enquete_sur_les_retraits_attribues_a_gau.html 

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