février 2010



C’est pas nous qui le disons, c’est le directeur l’avocat-conseil de la commission officielle, lui même: « À un certain niveau du gouvernement, à un certain moment donné… il y a eu une entente pour ne pas révéler la vérité à propos de ce qui s’était passé… J’ai été choqué de voir la différence entre la vérité et la manière dont elle a été décrite. »

Vous allez voir que la presse française va le traiter de conspirationiste zinzin, probablement antisémite.

[François Marginean – Les 7 du Quebec – ]

Le directeur L’avocat-conseil de la Commission officielle sur le 9/11, John Farmer, procureur général de l’Etat du New Jersey, publie un livre dans lequel il affirme que la thèse officielle sur le 11 Septembre 2001 est presque totalement fausse, une oeuvre de propagande médiatique fabriquée par les spin-doctors pour exploiter l’événement…

Les fins détails ne sont plus d’aucune importance. Les responsables de la Commission gouvernementale sur le 9/11 ont confirmés ce que nous savions tout ce temps-là; c’est-à-dire que le gouvernement américain a menti à propos des évènements entourant les attaques du 11 septembre 2001.

Le gouvernement américain avait confié la responsabilité de la Commission d’enquête sur le 9/11 à l’ancien attorney général du New Jersey John Farmer. La Commission avait reçu comme mandat d’enquêter sur la réponse du gouvernement face aux attaques. Y siégeait aussi l’ancien gouverneur du New Jersey Thomas Kean <http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_Kean>  et l’ancien Congressiste de l’Indiana Lee H. Hamilton <http://en.wikipedia.org/wiki/Lee_H._Hamilton> .

Dans le livre de John Farmer «The Ground Truth: The Story Behind America’s Defense on 9/11? <http://www.amazon.com/Ground-Truth-Untold-America-Attack/dp/1594488940/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;s=books&amp;qid=1253982885&amp;sr=1-1>  », l’auteur bâtit un dossier autant convainquant qu’incontournable du fait que la version officielle… est quasiment entièrement fausse.

La Commission sur le 9/11 nous dit maintenant que cette version officielle du 9/11 était basé sur de faux témoignages et documents; donc qu’elle est presque entièrement fausse. Les détails de ce massif escamotage de la vérité par le gouvernement sont soigneusement étalés dans le livre de John Farmer, qui était la tête de la Commission sur le 9/11.

Le gouvernement américain a menti à propos du 9/11.

L’édition du 11 septembre 2009 du Time magazine <http://www.time.com/time/nation/article/0,8599,1921659,00.html>  présentait précisément cette histoire en appelant un nouveau regard sur la Commission sur le 9/11. M. Farmer soulignait au Time magazine lorsque que des entrevues avaient été menées au centre de la FAA de New York la nuit du 9/11 et que ces enregistrements furent détruits. Les enregistrements d’interrogations de la CIA furent aussi détruits: «L’histoire du 9/11 elle-même, le moins qu’on peut dire, était déformée et complètement différente de la façon dont les choses se sont réellement passées». (suite…)


(Commentaire de l’équipe L&I) Comme le dit si bien T. Meyssan: Savoir comment avait été perpétré l’attentat du Pentagone ne m’intéressait pas. Cela m’indiffère encore aujourd’hui. Le sujet de mon étude, c’était de comprendre comment l’interprétation mensongère du 11 Septembre avait pu servir à suspendre les libertés fondamentales aux États-Unis, à s’emparer de l’Afghanistan et à préparer l’invasion de l’Irak.

En effet , c’est ça l’intérêt du débat sur le 11 Septembre. D’étudier comme le Pouvoir va mettre en place (ou prépararer, selon certains) une gigantesque opération de manipulation de l’opinion et d’orchestration des émotions des populations mondiales afin de les faire aller dans le sens voulu…. et comment, dans notre société de l’information produite à l’échelle industrielle, cette manipulation a très facilement pris une vie autonome, comment elle s’est auto-alimentée au point d’échapper complètement à ses créateurs. C’est aussi le sujet du roman « Le Pendule de Foucault » d’Umberto Eco ou du film « Wag the Dog » de Barry Levinson.

On ne cesse de nous parler de l’incendie du Reichstag et de la fausse attaque polonaise de Gleiwitz en 1939. Mais il faut bien reconnaître que cette manipulation hitlérienne c’était du pipi de chat en comparaison à la manipulation politique/médiatique/littéraire/sociale mise en place le soir même du 11 septembre 2001.

Il faut rendre hommage à des gens comme Meyssan, Chomsky, Tarpley (et plein d’autres) d’avoir su garder la tête froide et oser poser des questions, malgré le fait que cela vous revenait immédiatement dans la gueule sous la forme d’accusations les plus infamantes et les plus ordurières. Qu’on soit d’accord avec eux ou pas, ils méritent notre respect pour cela.

Quand a « la petite coterie d’intellectuels », nous la voyons à l’oeuvre depuis suffisamment longtemps pour en nier la réalité.

[E&FD – repris par Alterinfo – 25/02/2010]

Thierry Meyssan a accepté de répondre aux questions d’Enquêtes et Faits divers. Une interview qui éclaire d’un jour nouveau les motivations et les méthodes de Jean Guisnel et Guillaume Dasquié.

Thierry Meyssan: ‘Une petite coterie d’intellectuels (…) collabore idéologiquement aux développements impérialistes au Grand Moyen-Orient’

Kropotkine et Ikky : Nous avons récemment adressé une Lettre ouverte à Guillaume Dasquié coauteur  avec Jean Guisnel, de L’Effroyable mensonge. À notre agréable surprise, vous avez réagi très rapidement à cette publication, pourquoi ?

Thierry Meyssan : Vous avez été le premier à publier une recension critique de cet ouvrage. Jusqu’ici ce livre était cité comme une réfutation définitive de mes travaux, sans que personne ne s’interroge sur la pertinence de sa démonstration. Sa publication, en juin 2002, a été un soulagement pour la corporation des journalistes : son existence suffisait à affirmer qu’ils avaient tous bien fait leur travail à propos des attentats du 11 Septembre et qu’ils n’avaient donc aucune enquête à faire, ni aucune remise en question de leurs méthodes à opérer. Le livre a été brandi à la tribune de divers colloques professionnels où l’on s’est congratulé pour célébrer la lucidité retrouvée de la presse trois ans après les intox massives de la guerre du Kosovo, mais personne ne l’a lu.

Sept ans plus tard, les préoccupations sont différentes. Pour déverrouiller la parole, il peut être utile de revenir en arrière pour comprendre pourquoi, qui et comment a faussé le débat public sur le 11 Septembre.

K. et I. : L’Effroyable mensonge est une référence sur l’affaire du Pentagone. Pouvez-vous nous éclairer sur les motivations, les démarches et les méthodes des  auteurs de ce livre ?

T.M. : Cet ouvrage n’est pas une contre-enquête, mais un pamphlet. Il n’a pas été écrit spontanément, mais répond à une commande. La réfutation de la question du Pentagone est expédiée en 12 pages (croquis inclus). La centaine d’autres pages ne porte pas sur mon travail, mais sur des personnes que je connais ou que je connaîtrais et qui m’auraient tenu la plume. Bref, il ne s’agit pas d’un livre pour faire avancer le débat, mais au contraire d’une tentative débordante d’imagination pour le bloquer en relayant toutes les rumeurs possibles afin de discréditer celui qui l’a ouvert.

Renversons la question: Qui sont donc Guillaume Dasquié et Jean Guisnel ? Sur quoi se fondent leurs convictions, dont ils revendiquent qu’elles sont antérieures à leur pseudo-enquête ? En 2002, au moment où il publie L’Effroyable mensonge, Guillaume Dasquié venait de se livrer impunément à une extraordinaire manœuvre d’intoxication. Dans cette période, Jean-Marie Messier, le patron américanophile de Vivendi, voulait discréditer une banque arabe, la SBA, et l’évincer de la place de Paris. Il avait chargé Alain Marsaud (ex-juge anti-terroriste devenu chef de la cellule Renseignement de sa multinationale) de monter un dossier contre cette banque. Marsaud avait engagé le biographe officiel de Charles Pasqua, le franco-étasunien Jean-Charles Brisard, pour conduire l’opération. Vivendi a d’abord essayé les dénonciations calomnieuses auprès de la cellule anti-blanchiment de l’OCDE. Cela n’a pas eu d’effets suffisants. Aussi, lorsque survint le 11 Septembre, la cellule a imaginé d’accuser la SBA d’être ni plus, ni moins que le financier des attentats.

C’est là que Guillaume Dasquié entre en scène. Il met en forme le «rapport confidentiel» de la cellule. Jean-Marie Messier va lui-même porter ce document au président Chirac à l’Élysée, mais celui-ci voit l’intox et ne bouge pas. (suite…)


[Des Bassines et du Zèle – 23/02/2010]

Le mémorial de Martin Luther King revu et corrigé pour ne pas heurter les sensibilités des grands groupes privés

Le monument en l’honneur de Martin Luther King qui sera érigé à Washington comprend une statue et un mur où seront inscrites quatorze de ses déclarations.

Apparemment, aucune de ses positions les plus critiques contre le système capitaliste ne figurera parmi ces citations.
Le monument sera construit grâce à des dons, et les généreux donateurs sont essentiellement des grands groupes financiers. Ceci explique cela.

Lire ci-dessous la traduction de l’article de Russell Mokhiber:  » »Scrubbing Out King’s Radicalism/ The Corporate Hijacking of the Martin Luther King, Jr. Memorial » », paru le 17 février 2010 dans Counter Punch

Gommer le radicalisme de King:  Détournement du mémorial de Martin Luther King, Jr. par les grands groupes privés

Pour Barack Obama, on savait.
Si vous êtes déçu par Obama, honte à vous.
Il a toujours annoncé la couleur.
Il a dit depuis le début qu’il était au service des grands groupes financiers.
Au cours de la campagne, il avait promis de s’opposer à la création d’une caisse d’assurance-maladie universelle.
Promesse tenue. Il a promis la guerre en Afghanistan.
Promesse tenue.
Il a promis de favoriser l’énergie nucléaire
Promesse tenue.
Alors, honte à vous si vous avez été abusé.
Ce n’est pas la faute d’Obama.
C’est votre faute. Les grands groupes privés ont mis le grappin sur le grand espoir des Noirs
Et maintenant ils ne lâcheront pas prise. (suite…)


[Des Bassines et du Zèle – 18/02/2010]

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s’avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l’armée US avec l’aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l’espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d’apporter de l’aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l’île et d’assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n’est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu’elle va verser dans l’humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D’ailleurs, quelqu’un a moufté ici?

Article:

« More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation »

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

Davantage de souffrances à venir pour l’île dévastée d’Haïti :  Sous prétexte d’aide aux sinistrés, les Etats-Unis mettent en place une occupation militaire

Malgré les démentis officiels, les Etats-Unis se sont bien lancés dans une nouvelle occupation militaire d’Haïti, à peine déguisée en secours aux populations sinistrées. Alors qu’à la fois le Pentagone et la Maison Blanche prétendent qu’il fallait davantage de soldats pour assurer « la sécurité et la stabilité » pour permettre l’arrivée des aides humanitaires, la violence, d’après pratiquement tous les observateurs sur le terrain, n’a jamais été un problème.
Cette mobilisation militaire semble, en fait, motivée par des intentions plus malveillantes. Le gouvernement d’Haïti étant « complètement invisible » et ses forces de sécurité répressives étant anéanties, les organisations populaires (OPs) commençaient à combler le vide. Mais les puissances occidentales qui accourent à Haïti envisagent pour la reconstruction du pays des mesures fondamentales (ang), comme les ateliers de misère et le tourisme . Cette conception des choses est dénoncée par les organisations populaires, soutenues par la population extrêmement pauvre, majoritaire à Haïti. Et donc, si un projet néolibéral doit être imposé à ce pays sinistré, ce sera par la force des baïonnettes.
La mobilisation prompte de milliers de soldats US n’était pas motivée par des préoccupations humanitaires; en fait, l’armée américaine interdisait à certains avions l’accès à l’aéroport de Port-au-Prince, imposant à une grande partie de l’aide humanitaire des retards considérables. (suite…)


Dans la même veine, il est amusant d’écouter les cris d’orfraie qui accompagnent la moindre voiture brulée dans les banlieues, les éditoriaux vengeurs sur « les zones de non-droit » et autres « territoires perdus de la République »…. et de comparer cela aux attentats, meurtres et négations ouvertes du droit qui ont lieu chaque jour en Corse. Dans la série « zone de non-droit », la Corse est mille fois pire que la Cité des 4000… mais les journalistes regardent ailleurs.

[Oumma.com – 26/02/2010]

Chiffres à l’appui, un rapport d’Europol, le très sérieux office européen de police criminelle intergouvernemental, implanté à La Haye, l’assène de manière irréfutable : 99,6% des attentats terroristes perpétrés en Europe sont le fait de groupuscules non-musulmans !

Une photographie claire et nette du paysage séditieux européen, dénuée de tout trucage, qui met à mal la rhétorique islamophobe diffusée en boucle de part et d’autre du Vieux Continent, tuant le mythe du musulman, terroriste dans l’âme.

Dissipant les zones d’ombre qu’une vaste manipulation de l’opinion a instillées dans l’inconscient collectif européen, Europol attribue 84.8% des attentats à des groupes séparatistes qui n’ont aucun lien, ni de près, ni de loin, avec l’islam, évaluant, entre 2007 et 2009, à seulement 0.4% les attentats qui porteraient la marque de groupes islamistes radicaux.

Des résultats bruts et indiscutables, par trop dérangeants pour les nombreux esprits chagrins, qui se prennent là une claque magistrale ! Revers de la médaille : des résultats bien trop édifiants pour bénéficier d’une couverture médiatique, large et objective, qui se révélerait pourtant d’utilité publique…

http://oumma.com/Tous-les-terroristes-sont


Sarko a d’autant moins de problèmes à ‘reconnaître des erreurs’ que c’est Mitterrand qui était le grand copain de Habayarima.

Par contre il se garde bien de mentionner la participation de certains membres de l’Armée française au génocide (techniciens militaires réparant les équipements des radios appelant au génocide – instructeurs prétant main forte dans les « opérations anti-insurgés » et – aux dires de nombreux témoins dont deux membres d’ONG belges – présence de soldats français sur les barrages Hutus où l’on massacrait les Tutsi… …

Il en parle d’autant moins que le Ministre à l’époque c’était Juppé.

Et comment se fait il qu’Agathe Habayarima est encore hébergée au frais du contribuable, dans un appart de luxe à Cannes ? Elle était pourtant une des têtes pensantes du génocide… Va comprendre.

[Le Monde – 26/02/2010]
La France reconnaît ses erreurs au Rwanda
En visite à Kigali, le président français a reconnu hier les erreurs de la France lors du génocide de 1994 au Rwanda. Après trois ans de brouille, Nicolas Sarkozy s’est efforcé de sceller avec son homologue, Paul Kagamé, la réconciliation entre les deux pays, vingt-cinq ans après la dernière visite d’un président français au Rwanda. M. Sarkozy a conclu son bref séjour dans la capitale rwandaise, en détaillant la part de la responsabilité de la France et de la communauté internationale dans le génocide. Le chef de l’Etat a évoqué de « graves erreurs d’appréciation, une forme d’aveuglement quand nous n’avons pas vu la dimension génocidaire du gouvernement du président qui a été assassiné, des erreurs dans une opération Turquoise engagée trop tardivement et sans doute trop peu ». Il n’a toutefois pas prononcé les excuses attendues par les victimes rwandaises.


Un film de Médecins du Monde sur ce qui se passe à Calais… et sur les mensonges permanents de Besson !

Quand la police détruit les documents d’identité des migrants, elle leur dénie tout droit humain. A Calais ils sont deux policiers pour chaque exilé !!!!

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