janvier 2014



[L’Expansion.com – publié le 20/01/2014]

Quel est le mot de passe le plus commun en 2013? Selon le classement de Slashdata, la combinaison qui revient le plus souvent est « 123456 ». Elle détrône le traditionnel « password » (« motdepasse » en anglais) qui arrive en deuxième position.

S’en suivent « 12345678 », « qwerty » (début de la première ligne des claviers américains) ou encore « abc123 » et « iloveyou » qui arrive en neuvième position.

Autant de mots de passe vulnérables et faciles à deviner.

>> Retrouvez le classement complet sur le site de Splashdata

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-pires-mots-de-passe-de-2013_424556.html

 

 

[L’Expansion.com avec AFP – publié le 27/02/2013 ]

Un millier de mots de passe parmi les plus commun permet d’accéder à la très grande majorité des services théoriquement protégés sur internet, indique une étude Deloitte publiée mercredi.

Le constat n’est pas nouveau mais il n’en est pas moins inquiétant. Plus de 90% des mots de passe utilisés par accéder à différents services comme un compte en banque, des mails ou encore les réseaux sociaux via un ordinateur, une tablette ou un téléphone, sont vulnérables en raison de leur répétition, assure une étude de l’entreprise Deloitte. Publié mardi au Panama, le rapport assure qu’avec les 1.000 mots de passe les plus communs pour les utilisateurs (parmi les six millions observés pour l’étude), il est possible d’accéder à 91% des services théoriquement protégés.

Les mots de passe manquent d’originalité…

Cette possibilité d’accéder à des comptes bancaires, des profils sur les réseaux sociaux, des sites de vente ou quel qu’autre service en ligne, les rend très vulnérables aux attaques de pirates. En outre, 79% des utilisateurs concentrent 500 des mots de passe les plus courants, 40% les 100 plus répandus et 14% les 10 plus communs.

… ils sont facilement dispnibles sur les réseaux sociaux

Les mots de passe les plus courants sont les noms de membres de la famille conjugués avec les dates de naissance, des informations très faciles à obtenir sur les réseaux sociaux par les « hackers », qui ensuite, à travers des programmes, introduisent massivement des séries de mots de passe hypothétiques, jusqu’à tomber sur la bonne combinaison.

… et ils sont difficiles à mémoriser

« Le problème le plus grave des mots de passe est leur réutilisation. L’être humain, pour une question de mémoire, retient cinq, six, sept mots de passe, et naturellement, on les utilise pour tout, ce qui les rends très fragiles », a expliqué à l’AFP Francisco Martin, responsable de Deloitte au Panama. »Cela ne serait pas si grave si au moins on prenait le temps de mettre des mots de passe qui ne soient pas si aisément déchiffrables », a-t-il ajouté. Selon cette étude, 9,8% des usagers utilisent la combinaison « password 123456 ou 12345678 », 8,5% « password ou 123456 » et un 4,7% « password ».

Le mobile n’arrange pas les choses

Le rapport signale également que les mots de passe créés sur des terminaux mobiles ont tendance à être moins sûrs que ceux créés sur ordinateur, en raison de la différence d’accessibilité aux caractères spéciaux. En outre, il faut 4 à 5 seconde pour taper un mot de passe sûr sur un ordinateur de bureau, contre 7 à 30 secondes sur un écran tactile. L’étude portait sur les principales tendances dans l’univers de nouvelles technologies dans 15 pays d’Europe et d’Amérique, en plus de l’Afrique du Sud.

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/pourquoi-90-des-mots-de-passe-sur-internet-sont-vulnerables_374227.html


[Jacques Cheminat – Le Monde Informatique – 17/01/2014]

Bram Cohen adore les échanges au point d’avoir créé il y a une dizaine d’années BitTorrent. Selon la presse, il se passionne maintenant pour des outils de sécurité et plus exactement sur la stéganographie.

Le chiffrement est aujourd’hui devenu un élément de premier plan dans la lutte contre le piratage de données. Cette technologie permet de rendre secrètes des communications écrites ou vocales. Or il existe d’autres outils de sécurité parmi lesquels la stéganographie, l’art de dissimuler ou de faire passer inaperçu un message dans un autre message. Selon le magazine Forbes, Bram Cohen, inventeur de la solution d’échange de fichiers BitTorrent, travaille depuis un an sur un outil de stéganographie.

Ce logiciel baptisé Dissident X devrait permettre de camoufler des données discrètement dans un site, un document d’entreprise, ou tout autre fichier allant d’une vidéo à un ebook.  Dans son entretien à Forbes, Braham Cohen indique vouloir dépoussiérer les anciennes méthodes de stéganographie. Ainsi, traditionnellement, les messages sont intégrés dans le média bit par bit. Avec DissidentX, il sera possible de chiffrer l’ensemble du fichier via un système de hachage. Par ailleurs, l’outil permettra de coder plusieurs messages au sein d’un même document, mais chaque message aura sa propre clé de déchiffrement. Cela permet d’utiliser qu’un seul fichier pour des destinataires différents avec des clés personnelles. Ces dernières peuvent parfois ouvrir de faux contenus ou des leurres, explique Braham Cohen comme dans le cadre de mouvements militants si un activiste était contraint de livrer sa clé.

Le fondateur de Bittorrent a lancé un prototype de DissidentX l’été dernier, mais doit travailler sur certaines contraintes de la sténographie. On pense notamment à ce que le fichier intégrant le message codé soit exponentiellement plus grand. Les chercheurs de Stanford partie prenante du projet travaillent pour lever cette limite et rogner la taille du contenant.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-createur-de-bittorrent-developpe-un-outil-de-steganopgraphie-56299.html


Affaire Target : 11 Go de données envoyées vers un serveur russe

[Jean Elyan – Le Monde Informatique – 19/01/2014]

Les données piratées sur les terminaux de paiement de Target ont tranquillement transité par le réseau de la chaine de distribution avant d’être dirigées vers un serveur basé aux États-Unis, puis vers la Russie.

Les numéros de cartes de crédit volées aux millions de clients du distributeur Target ont beaucoup voyagé : après une première étape aux États-Unis, les données ont atterri sur un serveur basé en Russie. Des chercheurs de deux entreprises de sécurité chargés d’enquêter sur l’une des violations de données les plus dévastatrices de l’histoire d’Internet, ont analysé le malware qui a infecté les caisses enregistreuses de Target. Ceux-ci ont trouvé quelques éléments qui permettent de mieux cerner la méthode d’attaque utilisée par les pirates. Selon leurs premiers résultats, les attaquants ont réussi à s’introduire dans le réseau de Target. Pendant plus de deux semaines, ils ont pu pirater des données sans se faire repérer. « Selon les indicateurs d’intrusion, la méthode utilisée témoigne d’un haut niveau de compétence et d’innovation dans le mode opératoire », indique dans son rapport du 14 janvier l’entreprise de sécurité iSight Partners, basée à Dallas.

« Pendant plus de deux semaines, le malware a permis aux pirates de détourner plus de 11 Go de données des caisses enregistreuses de Target », a déclaré Aviv Raff, CTO de la société de sécurité Seculert dans une interview réalisée hier par messagerie instantanée avec nos confrères d’IDG (auquel Le Monde Informatique est toujours affilié). Seculert a analysé un échantillon du malware (il circule parmi les chercheurs en sécurité). Comme le détaille Seculert sur son blog, dans un premier temps, les données ont été discrètement déplacées vers un autre serveur situé sur le réseau de Target. « Ensuite, elles ont été transmises en paquets vers un serveur basé aux États-Unis, lui-même détourné par les pirates », a écrit le CTO de Seculert. Selon les logs de ce serveur, à partir du 2 décembre, les données ont été à nouveau déplacées, direction cette fois, un serveur situé en Russie. Selon Aviv Raff, il est difficile de dire si les attaquants sont eux-mêmes en Russie. « Personne ne sait qui est vraiment derrière tout ça », a-t-il déclaré. (suite…)


Le résumé pour (et par) la génération des natifs de Youtube

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Et c’est parti ! Comme lors de l’affaire Costes il y a bientôt 20 ans !  Tout cela n’est qu’un prétexte pour museler un peu plus tout ce qui dérange… avec la complicité active de l’UEJF dont le caractère liberticide n’est pas nouveau. Comme le disait Klugman à l’époque : « On s’en fout de la liberté d’expression. Ceux qui s’attaquent à Israël, on les fera taire coute que coute »

[Raphaëlle Karayan – L’Express/L’Expansion – 15/01/2014]

N’y a-t-il vraiment plus d’affaire Dieudonné ? Les représentations du nouveau spectacle du polémiste ont été autorisées, mais sur internet le mélodrame se poursuit. Faut-il, et peut-on interdire ses vidéos, vues par des millions de personnes sur YouTube?

La ministre de la Culture s’est exprimée dimanche dernier sur l’affaire, en rappelant que « sur internet, il y a un droit qui est la responsabilité des hébergeurs », et qu’il « est possible d’avoir une action spécifique vis-à-vis d’eux pour leur demander de retirer des passages ou des extraits antisémites ou négationnistes ».

Le 10 janvier, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a justement indiqué avoir porté plainte contre Dieudonné pour des propos tenus dans la vidéo intitulée « 2014 sera l’année de la quenelle ». Elle demande en outre à YouTube de donner moins de visibilité aux vidéos de Dieudonné. « Nous en appelons à la responsabilité des acteurs du Net et en particulier de Youtube pour cesser de donner une place de choix aux vidéos de Dieudonné, à l’instar de la vidéo que nous attaquons qui avait été diffusée dans la newsletter hebdomadaire du site Youtube », explique l’UEJF dans son communiqué, cité par Numerama.

Que peut-on dire ou ne pas dire sur YouTube?

Le principe général, sur Internet comme pour toute autre forme de propos public, est celui de la liberté d’expression, qui a des limites prévues par le législateur. La loi de 1881 sur la liberté de la presseprévoit que soit puni d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende tout propos incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence en raison de l’origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, en raison du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap d’une personne ou d’un groupe de personnes.

Concernant en particulier la responsabilité des sites comme YouTube vis-à-vis de contenus tombant sous le coup de cette loi, c’est la loi de 2004 sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN) qui fixe les règles applicables. Elle édicte que les intermédiaires techniques, parmi lesquels les hébergeurs -etYouTube est un hébergeur aux yeux de la loi– ne sont responsables des contenus illicites qu’ils hébergent qu’à partir du moment où ils en ont connaissance. La LCEN n’impose aucune obligation de surveillance générale a priori. C’est ce qui explique qu’on trouve de nombreux contenus négationnistes, ou faisant par exemple l’apologie du terrorisme, sur YouTube. (suite…)


[Chloé Woitier – Le Figaro – 10/01/2014]

Dieudonné est très populaire sur les sites de partage de vidéos. Mais ces derniers ne sont pas responsables des contenus publiés et n’agissent que sur signalement des internautes ou sur décision de justice.

Après les salles de spectacles, faut-il aussi empêcher la diffusion des spectacles et des vidéos de Dieudonné sur Internet? L‘humoriste controversé rencontre en effet un vif succès sur les plateformes de partage de vidéos. Sa chaîne officielle YouTube, IamDieudo, comptabilise plus de 40 millions de visionnages et près de 250.000 abonnés. En plus de ses sketchs, Dieudonné use de ce canal pour diffuser des droits de réponse (à Manuel Valls, à Elie Semoun, à Yann Barthès…), ou s’adresser directement à ses fans. Plusieurs de ces vidéos se retrouvent de temps à autre en une de YouTube ou, comme ce week-end, en tête de leur newsletter signalant les contenus les plus populaires de la plateforme.

Contactés par LeFigaro, YouTube comme Dailymotion n’ont pas souhaité s’exprimer sur le cas particulier de Dieudonné, mais ont rappelé les prérequis pour qu’une vidéo soit retirée de leurs services: un signalement aux équipes de modération ou une décision de justice. D’après la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), les deux sites sont considérés comme des hébergeurs, et non comme des éditeurs de contenus: ils ne sont donc pas responsables des vidéos postées par leurs membres. Le statut d’hébergeur avait été confirmé en 2011 par la Cour de cassation en ce qui concerne Dailymotion. La loi les oblige cependant à agir promptement dès qu’un contenu litigieux leur est signalé. Les deux plateformes ont donc mis en place des outils permettant d’avertir les équipes de modération, en poste 24 heures sur 24 et sept jours sur sept.

● Avertir la modération

«Nous demandons à nos modérateurs d’agir comme des bons pères de famille. Si une vidéo qu’on nous signale est manifestement illicite, on la retire», explique Giuseppe de Martino, directeur général de Dailymotion. «Mais ce ne sont pas des juristes. Si le caractère illicite n’est pas explicite ou est objet à débat, nous laissons la vidéo.» Même philosophie chez YouTube: «Toutes les vidéos mises en ligne sur YouTube doivent se conformer au règlement de la communauté YouTube.» Ce règlement indique que le site «encourage la liberté d’expression» et défend «le droit de chacun à s’exprimer sur des points de vue peu populaires», mais il n’autorise pas «les discours incitant à la haine», notamment ceux qui «attaquent ou rabaissent un groupe en raison de la race, de l’origine ethnique ou de la religion». Le géant américain dispose d’une équipe de modérateurs spécialisés sur l’Europe, et donc sensibles aux contextes politico-sociaux de chaque pays, afin de prendre la meilleure décision possible. Mais pour qu’elle puisse agir, l’équipe de modérateurs doit une nouvelle fois être avertie par les internautes. Sans cela, pas d’action possible. (suite…)


… nous on dit chouette ! Enfin un peu de vaudeville dans cette présidence chiante et foutraque… et – BONUS !!! – un petit coup de « brise de mer » pour pimenter les choses 🙂

et puis, pendant ce temps là, on ne parle pas de Mory-Ducros et de Stora-Enzo…

François Hollande / Julie Gayet : 3 options de communication pour sa conf de presse

[Olivier Cimelière  – Le Nouvel Observateur – 12/01/2014]

 Julie Gayet et François Hollande, l’affaire a vraisemblablement blessé profondément Valérie Trierweiler qui a été hospitalisée après avoir appris que « Closer » en ferait sa une. Elle est toujours compagne officielle du président. Son statut pourrait changer mardi, lors d’une conférence de presse de François Hollande. Trois options s’offrent à lui selon notre chroniqueur, Olivier Cimelière. 

Avec le scoop du magazine Closer sur une supposée liaison entre l’actrice Julie Gayet et le président de la République François Hollande, les frasques sentimentales des gouvernants français sont désormais soumises à un inhabituel regain de « transparence ». Si les prédécesseurs de l’actuel hôte de l’Élysée ont tous eu une vie intime digne du théâtre de boulevard, jamais aucun d’entre eux ne s’est retrouvé à devoir se justifier (ou pas) publiquement.

Dans la perspective de la conférence présidentielle de mardi 14 janvier, quelles options s’offrent à François Hollande pour éviter que ce sujet n’occulte des thèmes autrement plus cruciaux ?

 Option n°1 : La « no comment attitude »

C’est jusqu’à présent la ligne communicante plus ou moins adoptée par l’Élysée. François Hollande s’est contenté de faire savoir qu’il réclamait le droit au respect de sa vie privée au même titre que n’importe lequel de ses concitoyens. En revanche, il n’apporté aucun commentaire sur les photos prises à la volée par l’hebdomadaire « people » Closer.

Il peut tout à fait poursuivre dans ce registre et choisir d’éluder toute question qui serait posée lors de la conférence de mardi prochain et ultérieurement. L’intérêt de cette approche permet de maintenir cette histoire dans la sphère du privé invoqué rapidement par François Hollande et de tenter d’en faire un épiphénomène. Si dans d’autres pays, notamment anglo-saxons, cette stratégie serait suicidaire, elle peut en revanche encore s’appliquer en France où la tolérance de l’opinion publique à l’égard des incartades supposées ou avérées est globalement flexible (hormis sans doute chez les extrémistes de la fidélité conjugale à tout prix !). Même si un verrou a sauté, la Une du Journal du Dimanche montre que 77% des Français sont favorables au respect de la vie privée du Président.

Option n°2 : La version « Avec Julie, c’est du sérieux ! »

Il n’y a pas si longtemps, un autre président de la République en exercice avait savamment orchestré l’officialisation de sa pimpante liaison avec une chanteuse-mannequin renommée. Lors d’une conférence de presse en janvier 2008, Nicolas Sarkozy avait déclaré tout fier que sa relation avec Carla Bruni « était du sérieux ! » après que des photos du couple aient été prises lors d’une visite au parc Disneyland de Paris.

À l’époque, le n°1 de la République avait justifié cette confirmation publique par le souhait de rompre avec l’hypocrisie qui avait notamment entouré la double vie maritale de François Mitterrand et sa fille longtemps cachée, Mazarine. La seule différence avec la situation actuelle de François Hollande, est que le président était officiellement séparé de Cécilia !

Néanmoins, et pour couper court aux rumeurs, interprétations et pressions médiatiques en tout genre, François Hollande a la possibilité de recourir à cette option en confirmant au grand jour qu’il vit effectivement une relation amoureuse avec Julie Gayet (à condition qu’il y ait véritablement histoire ! Ce que les photos de « Closer » ne prouvent pas à 100% bien que la probabilité soit forte).

Pour le locataire de l’Élysée, cela aurait le mérite de dégonfler le pataquès médiatique en vigueur depuis la parution du magazine et pouvoir passer à autre chose. Après tout, il serait loin d’être le premier dirigeant en vue à rompre et à entamer un nouveau chapitre amoureux.

Option n°3 : Le démenti des « bons amis »

À l’inverse, devant la cacophonie déclenchée par l’affaire et une image présidentielle déjà bien sérieusement malmenée dans l’opinion publique et les sondages, François Hollande peut encore privilégier un démenti en bonne et due forme au sujet d’une relation amoureuse avec Julie Gayet qui ne serait qu’une relation amicale.

Déjà accusé par d’aucuns d’être mou, pas très clair dans sa conduite des affaires de l’État et adepte des petites blagues maladroites, le président n’a probablement pas besoin de passer en plus pour un amant éperdu s’éclipsant incognito en scooter pour aller rejoindre sa belle plutôt que gérer les dossiers de l’État.

Cette option n’est toutefois pas sans risques. Elle suppose notamment qu’il n’y ait aucune zone d’ombre dans les futures relations entre l’actrice et l’homme d’État. Même si le démenti est catégorique, il est fort à parier que les médias people et le microcosme parisien demeureront à l’affût du moindre dérapage. Si jamais d’autres nouveaux éléments à charge viennent à montrer que le démenti n’était que de circonstance, alors le mensonge pourrait cette fois très mal passer auprès du corps sociétal.

L’appartement du 8eme pourrait faire des dégâts

Au-delà du jugement moral que certains se croient autorisés à émettre, l’affaire Hollande-Gayet ne se réduit pas uniquement à un adultère (bien qu’ils ne soient pas mariés !) ou une double vie amoureuse. Si l’histoire est avérée, il se posera vite la question du statut de Valérie Trierweiler et des bénéfices qui lui sont liés (hébergement à l’Élysée, mise à disposition d’un secrétariat, prise en charges de certains frais par la République, etc …). En plus des implications sentimentales à assumer, François Hollande ne doit absolument pas occulter ce pan. L’opinion publique ne tolérerait sûrement pas que Valérie Trierweiler puisse continuer de vivre ainsi aux frais de l’État s’il n’existe plus aucune raison qu’elle y exerce une présence.

Autre aspect (plus crapoteux mais potentiellement miné) : les révélations lancées dimanche 12 janvier par Mediapart. Selon le site d’information, l’appartement du 8eme arrondissement qui abriterait les amours présumées de François Hollande et Julie Gayet serait indirectement lié au … grand banditisme !

Julie Gayet serait en effet hébergée gratuitement dans le logement d’une amie comédienne ex-compagne d’un bandit corse assassiné en mai 2013 ! Dans le climat délétère actuel qui entoure l’image du président de la République, l’amalgame établi par Mediapart est loin d’être sans conséquence si l’affaire vient à gonfler. Elle pourrait d’ailleurs au passage impacter également Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, supposé en principe être au courant de ce genre de relations interlopes.

Le scoop de « Closer » tombe en tout cas au plus mal pour François Hollande qui s’efforce de reconquérir péniblement de l’écho et du support au sein de la société française. Sa main tendue au sujet du « pacte de responsabilité » lors des vœux 2014 procède clairement de cette intention. La conférence du 14 janvier devait pousser le curseur un peu plus loin. Or, elle est désormais parasitée par cette bluette romanesque sur laquelle François Hollande va devoir statuer très clairement. S’il se maintient dans l’esquive « clair-obscur », son image déjà bien brouillée pourrait en pâtir encore plus. 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1124702-hollande-gayet-3-options-de-communication-pour-la-conference-de-clarification-mardi.html


… encore un fils de pute qui meurt tranquillement dans son lit !  Voici quelques images pour vous rafraîchir la mémoire sur le personnage :

Enfants écrasés dans leurs maisons par les chars et obus israéliens à Rafah et Jenine (Avril 2002)

http://www.libertes-internets.net/archives/images/rafah/rafah.html

rafah_palestinian_child_crushed


[Commentaire de Dov Lerner] La haine de l’Arabe est bien la clé pour comprendre toute l’agitation autour de la « Quenelle » et des dérapages de Dieudonné.

C’est une conjonction de stratégies. Pour Israël et ses propagandistes à travers le monde, tout ce qui peut discréditer et délégitimiser la moindre revendication Palestinienne est bon à prendre. Désamorcer les critiques, faire taire les soutiens occidentaux à la Palestine en usant de la « Massue de l’antisémitisme », renforcer dans l’opinion publique l’image de l’Arabe irrationnel, violent et fondamentalement fourbe…  tout cela pour mieux asseoir la domination juive sur Israël et la Cisjordanie (et Gaza, quand l’occasion se présentera). Pour la classe politique occidentale, le repoussoir Arabe et l’assimilation « Arabe = Musulman = Terroriste » permet de créer un consensus et de mobiliser des masses d’électeurs que l’on n’arrive pas à atteindre par ailleurs. En période de crise, un bouc émissaire c’est toujours bon à prendre… et le complexe militaro-industriel est ravi de pouvoir se cacher derrière la « menace islamiste » voire le « clash des civilisations » pour renforcer son emprise sur les ressources énergétiques et minières… et pour fliquer la société afin de contrecarrer toute menace dissidente à la source.

Jouer la chanson de « l’antisémitisme des banlieues » c’est donc tout bénef pour tout le monde: Israël, Valls, la NSA et les banquiers. 

Et encore une fois, comme le dit l’article :  L’Arabe continue, encore et encore, de faire les frais de ce racisme colonial. Pendant que les discours dominants en France continuent, encore et encore, de le tolérer et de le soutenir. Et de nous rabâcher cette menace d’un antisémitisme postcolonial.

[Indigènes de la République – Sherine Soliman, Membre du PIR – 10/01/2014]

Tout français issu de l’immigration postcoloniale a de quoi se sentir intimement et racialement infériorisé par le sionisme qui poursuit son entreprise coloniale, et donc infériorisé par la politique française et ses discours soutenant cette idéologie. Dans l’imaginaire de millions de descendants de colonisés, la persistance du sionisme, de sa colonisation et de son racisme opératoire a des conséquences désastreuses qu’il serait temps de prendre en compte sérieusement dans toute discussion traitant du racisme en France.

Dans son ouvrage La Question de Palestine [1], l’intellectuel Palestinien Edward W. Saïd, analyse précisément et historiquement les origines du sionisme, et interroge la légitimité, unanime en Occident, d’une idéologie coloniale ayant causé tant de ravages. Dans l’introduction, partant du « soubassement existentiel » dont dépend la situation du peuple palestinien, il demande :

« Nous étions sur le territoire appelé Palestine ; la spoliation et l’effacement dont nous avons été victimes et d’où ont résulté que presque un million des nôtres ont dû quitter la Palestine et que notre société est devenue non existante étaient-ils justifiés, fût-ce même pour sauver ce qu’il restait des Juifs d’Europe ayant survécu au nazisme? Quelle est la règle morale ou politique qui exige que nous abandonnions nos revendications pour notre existence nationale, notre terre, nos droits humains? Dans quel monde ne souffre-t-on aucune discussion quand on dit à un peuple entier qu’il est juridiquement absent, même si des armées sont levées contre lui, des campagnes menées contre son nom lui-même, l’histoire modifiée pour « prouver » sa non-existence? »

Ces interrogations fondamentales et plus que légitimes posées par Edward Saïd il y a plus de trente ans ne semblent pas intéresser le moins du monde nos penseurs et politiques aujourd’hui, alors même que le calvaire des Palestiniens colonisés continue ; alors même que le compteur des colonisés (et des colonies) grimpe, et que le nombre de réfugiés explose. Pour la France, la Palestine – géographiquement et humainement – c’est loin ; et les Palestiniens sont donc bien loin des « hommes », en tout cas de ceux dont l’humanité mérite d’être défendue lorsqu’elle est bafouée, insultée et niée depuis tant d’années.

Mais cela s’explique, et de manière simple : c’est qu’il y a plus grave (apparemment).

En ce début d’année 2014, suivant un processus enclenché depuis bien longtemps, c’est une autre menace raciste – une terrible menace dit-on – qui canalise l’acharnement « humaniste » des associations antiracistes, des médias et des politiques ; car ici, en France, à mille lieues de cette marge infra-humaine dans laquelle on relègue les palestiniens, on sent se lever un diabolique fléau autrement plus néfaste pour l’humanité toute entière ; et un fléau que l’on sentait déjà, depuis un bon moment, pointer le bout de son nez sous la plume soumise de très nombreux journalistes : il s’agit de l’inévitable « antisémitisme postcolonial ». L’idée commence à s’imposer. Petit à petit, elle fait son nid médiatique. Ecoutez : « antisémitisme postcolonial ! » L’expression fait froid dans le dos de la France, elle réveille ses pires démons. Et on comprend tout de suite que les dangereux tenants de ce racisme sont facilement identifiables à ces termes (idéologiquement) bien choisis : s’agissant d’un antisémitisme « postcolonial », les  coupables haineux seront à chercher du côté des « postcolonisés » ; du côté de celles et ceux issus des territoires (anciennement ?) colonisés et dont – osent-ils dire dans leurs délires victimaires – les souffrances exagérées n’auraient jamais été assez prises en compte (quelques siècles d’esclavage, les tragédies du colonialisme, les autres génocides, etc.). Chez ces gens là qui, décidément, ressassent trop le passé, la place prépondérante qu’occuperait le génocide des Juifs aurait ainsi fait naître une rancœur et un rejet bassement réactionnaires qui auraient muté en un cruel antisémitisme (ponctué d’antisémites clichés, d’antisémites théories du complot… et d’antisémites projets en tout genre).

L’antisémitisme postcolonial donc.
J’aimerais, dans cet article, peser le poids idéologique d’une telle expression, « antisémitisme postcolonial ». Autant vous dire tout de suite que je le trouveinsupportable ; non pas qu’un tel racisme n’existerait pas ou serait dénué de tout sens – là n’est pas mon propos [2] – mais parce que sa fixation « postcoloniale » me paraît relever de la plus cynique ironie et de la plus consciente diversion (en plus de s’opposer subtilement au climat islamophobe grandissant). (suite…)


[Bureau National – Association France Palestine Solidarité – 03/01/2014]

Der­niè­rement Dieu­donné a déclaré au sujet de Patrick Cohen, jour­na­liste à France Inter : « Moi, tu vois, quand je l’entends parler, Patrick Cohen, j’me dis, tu vois, les chambres à gaz… Dommage. » Il ne s’agit ni d’une « erreur » ni d’un dérapage. Mais de posi­tions anti­sé­mites clai­rement et déli­bé­rément assumées depuis une bonne dizaine d’années. Les exemples en sont innom­brables.

Dieu­donné n’est pas un simple humo­riste, c’est avant tout un militant poli­tique d’extrême-droite. Et il y a une spé­ci­ficité. Avec une forme d’expression par­ti­cu­lière (humour), un voca­bu­laire pseudo-​​révolutionnaire (anti­système), et une cible du style fas­ciste des années 30 (le complot du « pouvoir juif mondial », de la finance mon­diale, de l’axe Israël-​​USA …), Dieu­donné attire cer­taines caté­gories, par­ti­cu­liè­rement dans la jeu­nesse, que le Front national serait inca­pable de mobi­liser.

C’est le cas par exemple quand il fait applaudir le néga­tion­niste Robert Fau­risson par 5.000 per­sonnes au Zenith en 2008. C’est le cas aussi quand il inter­viewe Serge Ayoub, alias Batskin, le chef de l’organisation d’extrême-droiteJNR, Jeu­nesses natio­na­listes révo­lu­tion­naires, dis­soute après la mort de Clément Méric. La vidéo se conclut par une poignée de main entre ces deux hommes et une décla­ration « On repré­sente la France d’en bas … on a le même ennemi, c’est une évidence ».

C’est le cas aussi quand il prétend défendre les Pales­ti­niens en déve­loppant des thèses racistes et anti­sé­mites sous le couvert de l’antisionisme. Il détourne ainsi au profit de l’extrême-droite le juste sen­timent d’exaspération face à l’amalgame fait par les sou­tiens de la poli­tique israé­lienne entre anti­sio­nisme et anti­sé­mi­tisme. Il donne prise à tous ceux qui se com­plaisent dans une dénon­ciation sélective des diverses formes de racisme. Il fait le jeu d’Israël et de tous ses sou­tiens qui cherchent à dis­cré­diter voire cri­mi­na­liser toute forme de contes­tation de la poli­tique israé­lienne..

L’AFPS condamne et rejette ces amal­games qui amènent à traîner devant les tri­bunaux en toute igno­minie les mili­tants du boycott citoyen qui dénoncent la poli­tique colo­niale et raciste de l’Etat d’Israël.

L’AFPS condamne et rejette toute ins­tru­men­ta­li­sation de la cause pales­ti­nienne au service de délires com­plo­tistes racistes qui font le jeu de ses adversaires.

Le peuple pales­tinien n’a aucun besoin de tels faux amis. Notre combat pour les droits nationaux du peuple pales­tinien se fonde sur les prin­cipes uni­versels du droit des peuples. Il suppose le rejet déterminé de toute forme de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie, poisons dan­gereux que nous com­bat­trons sans faiblesse.

Le Bureau national

http://www.france-palestine.org/Dieudonne-l-imposteur-raciste-n

 


[Alain Gresh – Le Monde Diplomatique – 16/05/2009]

Le mouvement des Indigènes de la République a dénoncé le 12 mai le rapprochement entre Dieudonné et l’extrême droite :

« Piégé par ses propres délires, par les encouragements de ses “conseillers”, pseudo-antisionistes, et par l’hostilité que lui ont manifesté la plupart des forces politiques en France, Dieudonné a franchi un cap décisif, peut-être irrémédiable, en s’alliant dans le cadre d’une liste dite antisioniste avec des personnalités douteuses dont certaines sont directement issues de l’extrême droite raciste.

Nous nous en serions probablement moins souciés si Dieudonné ne bénéficiait d’une surexposition médiatique, entretenue à dessein par nos adversaires pour stigmatiser à travers lui l’ensemble des communautés noires, arabes et musulmanes. Mais le plus grave est que le débat nécessaire sur le sionisme et la politique européenne (et française) vis-à-vis de l’Etat d’Israël a été ainsi occulté par une polémique sur la personnalité et le rôle de Dieudonné. (…)

En s’alliant avec l’extrême droite, quel que soit le visage qu’elle se donne, Dieudonné et ses semblables (“la banlieue s’exprime”, Kemi Seba, Centre Zahra, etc…) effacent sans scrupules plus de quarante ans de lutte de l’immigration contre l’extrême droite ; ils insultent la mémoire de tous ceux qui se sont battus contre le colonialisme. Que Dieudonné en soit conscient ou non, il fait ainsi le jeu du sionisme qu’il prétend combattre.

Ça, nous ne pouvons le tolérer. C’est ce qu’a exprimé de la manière la plus claire la porte-parole du MIR, Houria Bouteldja, dans le discours qu’elle a prononcé le 8 mai dernier, à l’occasion de la Marche des indigènes : “Nous ne pouvons pas, nous n’avons pas le droit de nous allier à des forces racistes, colonialistes et prétendument antisionistes ! Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis ! Le combat antisioniste, le combat de Azzedine Elqassam, de Arafat, de Georges Habbache, de cheikh Yassine (Allah yarhamhom !), le combat anticolonialiste et antiraciste de Mandela, Fanon, Césaire, Malcolm X, Angela Davis, Sankara, Lumumba et bien d’autres est beaucoup trop précieux pour le corrompre aujourd’hui avec une extrême droite française toujours fière d’avoir torturé en Algérie ; une extrême droite qui a organisé des ratonnades contre les Arabes et les Noirs ; une extrême droite qui dénonce l’islamisation de la France, qui exige toujours plus de répression contre l’immigration et dans nos quartiers, qui justifie la chasse aux sans papiers. Une extrême droite qui, au nom du patriotisme, rêve de faire de nous les nouveaux tirailleurs de l’impérialisme bleu/blanc/rouge. Nous n’avons aucun intérêt commun avec ces gens-là !!! Une alliance, même tactique, avec eux, est d’abord une grave erreur politique et un piège que nous tendent nos adversaires : elle nous détourne de nos vrais combats ; elle nous engage dans des polémiques médiatiques qui ne sont pas les nôtres ; elle contribue à semer la confusion, à obscurcir les vrais enjeux de nos luttes, à nous faire dévier de nos véritables objectifs ! Mais une telle alliance, c’est plus qu’une erreur, c’est une faute ! Oui, c’est une faute ! Une faute morale, un non sens historique. Nos seuls guides sont nos martyrs, nos valeurs, notre foi et notre profond anticolonialisme. Nos seuls alliés sont ceux qui les défendent.”  »

Dans le même sens, le Capjpo-EuroPalestine a adopté le 12 mai la position suivante : « EuroPalestine et les prochaines élections européennes » (après avoir appelé à voter pour le Nouveau parti anticapitaliste, qui est le seul à avoir répondu à leur courrier sur la nécessité d’un boycott d’Israël) :

« En 2004, Dieudonné faisait partie de la liste EuroPalestine, parce que Dieudonné défendait des principes. Il s’était présenté contre le Front national à Dreux, et il avait eu le courage de monter au créneau contre les colons israéliens. Le lynchage médiatique dont il fut alors victime l’a amené à faire des choix que nous condamnons, et qui n’ont rien à voir avec la cause palestinienne. Nous l’avons dit publiquement dès notre rupture avec Dieudonné en septembre 2004. La Palestine ne saurait être un tremplin pour assouvir ses rancœurs et encore moins un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds en compagnie de racistes comme Le Pen. Comment peut-on s’afficher et faire équipe avec un politicien qui se vante d’avoir torturé en Algérie, qui reconnait aux Noirs le seul mérite de “courir plus vite”, qui déteste autant les juifs que les Arabes, et qui préconise l’expulsion de tous les immigrés ?

Il ne suffit pas de se dire “antisioniste” pour mériter la confiance de ceux qui réclament plus de justice. Les sionistes se frottent au contraire les mains d’avoir un tel “adversaire”, grand ami de racistes et négationnistes. Les ennemis de nos ennemis ne sont pas toujours nos amis. Soyons cohérents : nous combattons le sionisme parce que c’est une forme de racisme, qui consiste à exclure tous ceux qui ne sont pas juifs d’une terre conquise par la violence. Ce n’est pas pour encourager d’autres formes de racisme. »

Sur le site de l’Association France-Palestine soliarité (AFPS), on trouvera un article — repris du quotidien Libération du 5 janvier 2009 — de Stéphane Hessel, ancien résistant, rescapé des camps d’extermination de Buchenwald et de Dora : « La multiplicité de mes indignations ».

« On connaît Dieudonné, c’est un hurluberlu que personne ne peut respecter, et cela n’est pas pour moi le plus grave. Le pire, ce sont ses cinq mille ovationneurs. J’ai 92 ans, et il m’est insupportable de voir que l’horreur de l’extermination des juifs par les nazis puisse aujourd’hui fournir un prétexte à faire rire. Les médias ont d’ailleurs considérablement réagi contre ce qui s’est passé au Zénith. Il va maintenant y avoir une poursuite judiciaire, donc on ne peut pas dire que l’affaire ait été passée sous silence. Cela dit, cette poursuite conduira à une nouvelle sanction dont Dieudonné se fiche visiblement. Ce sont les cinq mille spectateurs qui la mériteraient, car ils ont bafoué les droits de l’homme tels que les ont violés les nazis.

Mettre en parallèle ce qui s’est passé au Zénith et ce qui se passe à Gaza, cette prison à ciel ouvert, est une double indication : celle qui nous oblige à rester vigilants sur ce qui est de l’antisémitisme, mais aussi celle qui nous impose de rester combatifs sur la violence sioniste et israélienne tout à fait inacceptable en terme de droit international. »

On dit que parmi les cinq mille spectateurs du Zénith, se trouvaient beaucoup de jeunes Français d’origine arabe qui s’identifient aux jeunes de la bande de Gaza. Raison de plus pour ne pas laisser passer une démonstration comme celle-là. Mais ça ne me paraît pas vraisemblable et la présence de Jean-Marie Le Pen dans l’assistance suffit à démontrer que le public était essentiellement constitué de membres de l’extrême droite. »

 http://blog.mondediplo.net/2009-05-16-Dieudonne-rejete-par-le-mouvement-de-solidarite


Pourquoi je suis contre la circulaire de Valls sur Dieudonné
[VINCENT FELTESSE, DÉPUTÉ DE LA DEUXIÈME CIRCONSCRIPTION DE LA GIRONDE – Libération – 09/01/2014]

(…)

Surtout, je m’interroge sur le fait qu’une nouvelle fois, certains médias et responsables politiques réagissent et ne s’indignent que quand les évènements entrent dans leur champ de vision.

L’actuel maire de Bordeaux a réagi promptement pour interdire le spectacle de Dieudonné, après la diffusion de la circulaire Valls. Pourtant, le même Alain Juppé a parfois fait preuve d’une grande tolérance à l’égard d’autres extrémistes. Depuis plus de 10 ans, cas unique en France, la mairie de Bordeaux met à disposition de la Fraternité Saint Pie X, mouvement traditionnaliste chrétien ouvertement antisémite, l’église Saint-Eloi, et ce malgré plusieurs remises en cause de cette décision par la justice. Il y aurait donc une réactivité et une indignation à géométrie variable selon l’origine des auteurs de propos et actes racistes, sexistes, homophobes ou antisémites ? Est-ce que lorsqu’ils viennent de curés intégristes en soutanes ou de leurs ouailles ils sont acceptables, tandis que ceux provenant d’une France plus métissée sont intolérables ? Pourtant, c’est bien connu, les extrêmes se rejoignent : Dieudonné a fait baptiser sa fille en 2006 à Bordeaux, à l’Eglise Saint-Eloi, par l’abbé Laguerie, avec un certain Jean-Marie Le Pen comme parrain.

Personnellement, je pense que l’une des raisons profondes des difficultés que connaît la France ces dernières années est que ceux qui exercent le pouvoir, comme ceux qui en commentent l’exercice, ne voient plus qu’une partie du pays, celle qui leur ressemble, et méprisent ceux qui échappent à leur champ de vision de plus en plus étriqué. Du monde périurbain, dont on ne parle que pour insulter sa laideur ou commenter la montée du Front national dans les sondages, à nos banlieues, cet aveuglement fabrique une France invisible.

En interdisant les représentations du spectacle de Dieudonné et en en faisant une telle affaire, nous prenons le risque de l’incompréhension, notamment de la part des jeunes issus de l’immigration, là où la pédagogie serait nécessaire. Cette incompréhension est le terreau de l’exclusion et de la division dans notre pays. Beaucoup auront une nouvelle fois un sentiment de «deux poids, deux mesures». Il serait bon que la classe médiatique et politique agisse moins sous le coup de l’urgence, informationnelle ou émotionnelle, et prenne plus de recul. Il serait bon que la classe politique et médiatique prenne davantage conscience de l’existence d’une France en marge de son champ de vision, une France invisible. Une France qui n’est pas celle de quelques grandes villes ou lieux symboliques mais appartenant à l’autre siècle, une France qui n’est pas celle des plateaux télé avec toujours les mêmes commentateurs, éditorialistes, ou représentants de la classe politique. Oui, définitivement, je suis contre cette circulaire.

Vincent Feltesse, député de la deuxième circonscription de la Gironde

http://www.liberation.fr/societe/2014/01/09/pourquoi-je-suis-contre-la-circulaire-de-valls-sur-dieudonne_971568

 


[Interview de Agnès Tricoire, avocate de la Ligue des droits de l’Homme par Sylvain MOUILLARD – Libération – 09/01/2014]

Agnès Tricoire, avocate de la Ligue des droits de l’Homme, redoute la décision du tribunal administratif de Nantes quant à l’interdiction du spectacle de «l’humoriste». «S’il gagne son référé, ça sera calamiteux», dit-elle.

Le Zénith de Saint-Herblain, à côté de Nantes, accueillera-t-il ce jeudi soir la première représentation de la tournée 2014 de Dieudonné, pour son spectacle «Le Mur» ? Le tribunal administratif de Nantes examine à partir de 10h30 le «référé-liberté» déposé par les avocats de l’humoriste-polémiste, condamné à de multiples reprises pour antisémitisme. Objectif : obtenir le maintien du spectacle, qui a fait mardi l’objet d’un arrêté d’interdiction par la préfecture de Loire-Atlantique. Cette décision sera le premier test pour Manuel Valls, qui a décidé de lancer une guérilla contre Dieudonné. Mais pour Agnès Tricoire, de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), la stratégie du ministre de l’Intérieur est très risquée.

Ce premier rendez-vous judiciaire vous inquiète-t-il ?
La décision d’interdiction préalable crée un effet pervers en donnant une tribune énorme à Dieudonné. Cela a décuplé l’intérêt et la sympathie à son égard, ce qui est contradictoire avec l’objectif de lutte contre les discriminations et les idées antisémites. La position de la Ligue des droits de l’homme est parfois compliquée à soutenir, puisque nous défendons des principes – respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales – qui peuvent être contradictoires.

Notre organisation a été créée lors de l’affaire Dreyfus afin de lutter contre l’antisémitisme. Mais très rapidement, dès 1901, nous avons été amenés à refuser les interdictions préalables de réunion au nom de la liberté d’expression. De la même façon, on n’a jamais demandé l’interdiction d’un livre, même antisémite. Nous préférons qu’il soit publié, mais avec l’insertion d’un avertissement.

Sur le cas Dieudonné, estimez-vous qu’il sera gagnant, quelle que soit la décision du tribunal administratif de Nantes ?
Evidemment. On en arrive à une situation absurde, puisqu’on tente d’interdire des spectacles où se retrouvent quelques milliers de personnes, alors que les vidéos antisémites de Dieudonné, elles, restent visionnées par des millions de gens. De plus, on n’est pas certain que les tribunaux donneront raison aux pouvoirs publics. Si Dieudonné gagne ses référés-liberté, ça sera calamiteux. D’autant qu’au plan pénal, on gagne à chaque fois lorsqu’on l’attaque sur ses propos antisémites. Au final, on a deux problèmes : l’atteinte aux principes fondamentaux et l’efficacité.

Le pari de Manuel Valls vous paraît trop risqué ?
Cela ressemble surtout à un coup politique. Dieudonné joue «Le Mur» depuis juin 2013 à la Main d’or. S’il tient des propos antisémites à chaque fois, pourquoi ne s’est-on pas énervé plus tôt ? Le ministre de l’Intérieur aurait pu avertir les associations antiracistes. Aujourd’hui, Valls fait l’unanimité contre lui. Les gens n’aiment pas qu’on touche à la liberté d’expression. Et l’interdiction a priori, c’est très grave, indéfendable. (suite…)


Tout cet immense appareil de surveillance, de tracking, de profiling… financé par les contribuables pour « garantir leur sécurité » n’a qu’un seul but : identifier en amont la dissidence et la rendre inopérante, pérenniser l’équilibre des forces en place contre la menace d’une révolte ou d’un changement de paradigme…

Comme le dit clairement l’affiche ci-dessous, le simple fait « d’être sur place » ou bien « d’avoir l’air suspect » suffira a faire intervenir les forces de l’ordre.

Militants du futur, il va falloir apprendre à vous déguiser en petite vieille inoffensive…

Allemagne: trois quartiers d’Hambourg sous haute surveillance après des semaines d’émeutes

gefahrengebiet[RFI – 07/01/2014]

Les autorités allemandes ont décidé de placer trois quartiers de Hambourg sous surveillance policière particulière. En cause, de nombreux incidents entre militants d’extrême gauche et forces de l’ordre qui durent depuis plus de trois semaines.  Depuis samedi dernier, 4 janvier, les quartiers d’Altona, de Sankt-Pauli et de Sternschanze ont été classés comme « lieux dangereux ». Ce qui implique un renforcement des contrôles dans ces zones et la confiscation de tout engin pyrotechnique, ainsi que de tout objet pouvant servir à une agression.

La police a déjà effectué près de 300 contrôles et 62 personnes ont été interdites de séjour dans les trois quartiers en question. Le week-end précédant Noël, de violents affrontements avaient opposé la police à des militants d’extrême gauche. Ceux-ci protestaient contre la fermeture du centre Rote Flora, un ancien cinéma squatté depuis presque 25 ans par les militants alternatifs.

Avec le temps, il est devenu le lieu favori de rendez-vous de l’extrême gauche locale. Selon les forces de l’ordre, officiers et bâtiments de police ont été les cibles répétées d’agressions au cours des dernières semaines. Avec l’apogée des protestations le 28 décembre, quand plusieurs fonctionnaires ont été gravement blessés.

http://www.rfi.fr/europe/20140107-allemagne-trois-quartiers-hambourg-sous-haute-surveillance-apres-nombreuses-emeutes


Les similitudes entre Luke Skywalker et Osama Ben Laden sont troublantes !!!  🙂


Comme le disait le directeur du FBI à propos de Martin Luther King : « If everything fails, we can always nail him for tax fraud. The IRS can make up any charge it wants… »

Dieudonné est suspecté de blanchiment pour avoir envoyé plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009

[ Franck Johannès – Le Monde.fr | 07.01.2014 ]

Selon l’enquête ordonnée par le parquet de Chartres depuis un an, Dieudonné a bien organisé son insolvabilité et a envoyé plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009, dont 230 000 euros pour la seule année 2013. Le procureur de Chartres avait été saisi en janvier 2013 d’un signalement de Tracfin sur les mouvements suspects autour des comptes de ses proches, et ordonné une enquête préliminaire pour blanchiment, organisation d’insolvabilité et fraude fiscale.

Les enquêteurs d’Orléans ont trouvé ce que faisait Dieudonné de son argent : il l’envoie au Cameroun. Le comédien, qui doit par ailleurs 887 135 euros au Trésor public, a expédié plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009, dont 230 000 pour la seule année 2013.

Tracfin, le service de renseignements de Bercy, avait découvert des mouvements financiers suspects autour des comptes des proches de Dieudonné M’Bala M’Bala, et avait saisi le parquet de Chartres en janvier 2013 – les entreprises gérées par sa femme sont domiciliées à Saint-Lubin-de-la-Haye, en Eure-et-Loir. (suite…)


[Democracy Now – Decembre 2011]

Ancienne ministre du gouvernement israélien, Shulamit Aloni est une des fondatrices du Meretz, parti politique laïc en Israël

Capture d’écran 2014-01-06 à 15.04.35

La vidéo en anglais est ici :

La traduction française est ici :

www.libertes-internets.net/archives/films/Shulamit.mp4

http://www.dailymotion.com/video/xvcbby_interview-de-shulamit-aloni-ex-ministre-israelienne_animals


Les bonne vieilles méthodes de barbouzes de l’époque UDR-RPCR…  pas mal pour un « industriel » tenu à bout de bras par tous les gouvernements français des dernières décennies !

Une plainte a été déposée contre l’homme d’affaires par l’homme victime d’une tentative d’assassinat, sur fond de soupçons d’achats de votes à Corbeil-Essonnes.

Serge Dassault est visé par une plainte pour association de malfaiteurs, déposée par un homme par ailleurs victime d’une tentative d’assassinat sur fond de soupçon d’achats de votes à Corbeil-Essonnes, a indiqué à l’AFP l’avocate du plaignant, confirmant une information de France Inter lundi.

Fatah Hou reproche à l’industriel et sénateur UMP d’avoir pris part à un stratagème en vue d’organiser son arrestation et celle de deux autres hommes au Maroc, afin de les éloigner de Corbeil-Essonnes (Essonne). Le successeur de Dassault à la mairie, Jean-Pierre Bechter, le responsable du service des sports de la ville et un diplomate marocain sont également visés par cette plainte déposée vendredi auprès du parquet d’Evry, a précisé Me Marie Dosé.

Cette procédure vient s’ajouter à une enquête à Paris sur un système présumé d’achat de votes dans les quartiers sensibles de Corbeil-Essonnes, dont Serge Dassault a été le maire jusqu’en 2009.

Dans ce dossier, le bureau du Sénat doit se prononcer mercredi sur une demande de levée d’immunité parlementaire de l’industriel, qui ouvrirait la voie à une garde à vue. Serge Dassault avait par ailleurs été entendu en octobre en tant que témoin assisté sur la tentative d’assassinat de Fatah Hou le 19 février.

http://www.liberation.fr/politiques/2014/01/06/serge-dassault-accuse-d-association-de-malfaiteurs_970807?xtor=EPR-450206


Toute cette agitation n’est rien d’autre que de la propagande… or la propagande, c’est une alchimie délicate…

[L’EXPRESS – 05/01/2014 à  14:47 – ]

La question revient avec insistance, 10 jours après le communiqué du ministère de l’Intérieur qui annonçait étudier des voies juridiques pour interdire les « réunions publiques » de Dieudonné M’bala M’bala. Dans l’intervalle, le ministre a en effet multiplié les sorties médiatiques sur ce thème. Et si on peut légitimement s’interroger sur la place que les médias accorde à cette affaire, ses nombreuses sorties ont largement contribué à alimenter le « feuilleton ».

« Il faut casser cette mécanique de la haine », tonne ainsi Manuel Valls dans Le Parisien le 28 décembre. Invité de RTL trois jours plus tard, il condamne « un petit entrepreneur de la haine ». Le 3 janvier, il ouvre un nouveau front contre l’humoriste sur Europe 1en l’accusant d’« organiser son insolvabilité ». « La question de l’interdiction est pour moi une manière de pousser le débat », se justifie-t-il enfin dans ce 5 janvier Le JDD. Depuis, ses prises de positions comme son hyperactivité divisent.

>> Lire aussi:Valls fait-il un cadeau à Dieudonné en voulant interdire ses spectacles?

Les critiques

Dieudonné. Evidemment, l’humoriste et ses soutiens se trouvent au premier rang pour critiquer l’hyperactivité du ministre. « Il n’a rien d’autre à faire? », fustigeait ainsi vendredi son avocat Jacques Verdier, contacté par L’Express.

Nicolas Dupont-Aignan. S’il juge « inacceptables » les paroles de Dieudonné, le président de Debout la République a jugé ce dimanche sur RCJ qu’en faisant de l’humoriste un « martyr », le ministre commet « une erreur magistrale ». « Pire, je trouve le comportement de Manuel Valls Très malsain, à partir d’une indignation légitime que je partage », a-t-il ajouté.

Des juristes. « Je critique l’annonce du ministre de l’intérieur de vouloir interdire ses spectacles. Oui à une sanction a posteriori, non à une censure », écrivait sur Twitter le 27 décembre dernier l’avocat blogueur Maître Eolas. Même son de cloche chez l’ex-avocat général Philippe Bilger: « Quand il y a des infractions, il faut les poursuivre si elles sont caractérisées », écrit-il sur le réseau social le 28 décembre.

Le Front national. « Interdire des spectacles d’un humoriste, là on tombe dans une dérive extrêmement préoccupante pour la liberté d’expression en France », juge le Florian Philippot, vice-président du FN.

Inquiétudes au PS. « Condamner Dieudonné, personne ne peut lui reprocher, mais condamner aussi fort ne risque-t-il pas de faire une publicité inespérée à ce triste personne? », s’interroge un dirigeant socialiste cité par Le Monde. D’autant que les déclarations de Manuel Valls ne sont pas forcément désintéressées, relève un ministre interrogé par le quotidien du soir: « Manuel sait que son nom est un épouvantail dans la majorité, notamment chez les écologistes. Il doit décoller cette étiquette droitière tout en conservant son principal atout: son image de politique combatif et intransigeant ».

Les soutiens

François Hollande. Le président de la République appuie l’action de son ministre. « Il faut approuver et soutenir le gouvernement et le ministre de l’Intérieur par rapport à des propos ou à des actes dont le caractère antisémite ne peut pas être nié », a-t-il déclaré le 29 décembre à Ryad.

Jean-François Copé« Soutien total à la décision de Manuel Valls. Assez de ce silence convenu devant l’antisémitisme de Dieudonné et de ceux qui le cautionnent », écrit le président de l’UMP dans un tweet publié le 29 décembre.

Bernard-Henri Lévy. L’écrivain a lui aussi soutenu le ministre de l’Intérieur. « Il y a un moment où… il est du devoir de la parole publique de dire stop ». « Valls l’a fait, Valls a eu raison », juge-t-il dans les colonnes du Le Parisien ce dimanche.

Christiane Taubira. La ministre de la Justice a publié le 3 janvier une tribune dans le Huffington Post où ell se montre sur la même ligne que son collègue du gouvernement. Sauf qu’il s’agit, pour l’heure, de la seule sortie de l’intéressée sur le sujet quand Manuel Valls a choisi de multiplier les interventions.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dieudonne-manuel-valls-en-fait-il-trop_1311685.html


[Odieux Connard – 4/01/2014]

Suivez le lien pour cet excellent résumé de la question…

DEBAT_SUR-LA_QUENELLE

http://odieuxconnard.wordpress.com/2014/01/02/commencer-lannee-du-bon-pied-au-cul/


A la SNCF, le racisme en toute impunité

[MEDIAPART – 05 JANVIER 2014 |  PAR MICHAËL HAJDENBERG]

À la sûreté ferroviaire de Montpellier, des agents de l’entreprise publique envoient des SMS racistes, diffusent des chants néonazis dans les locaux, maltraitent des usagers d’origine maghrébine. Selon des documents internes que Mediapart s’est procurés, la direction de la SNCF le sait. Le reconnaît. Et laisse faire. 

Pour la SNCF, le racisme n’est pas un problème. Selon deux rapports internes que Mediapart s’est procurés, l’entreprise publique a établi que des agents de la sécurité ferroviaire ont écrit un SMS raciste et diffusé des chants néonazis au sein de leur local dans une gare. Ils se comporteraient par ailleurs de façon discriminatoire et violente envers des usagers d’origine maghrébine. Mais la direction de la SNCF a choisi de ne pas sanctionner ces comportements que ses services ont eux-mêmes identifiés comme gravement contraires à l’éthique et susceptibles de poursuites pénales. Pire : le lanceur d’alerte, un agent discriminé, a, lui, fait l’objet d’un avertissement.

À plusieurs reprises, la SNCF a déjà démontré qu’elle tolérait très bien le racisme ordinaire (voir notre précédente enquête). Mais cette affaire pourrait prendre une tout autre ampleur.

À Montpellier, comme sur tout le territoire, la sécurité ferroviaire est assurée par la SUGE (sûreté générale), une police interne armée qui a pour mission de protéger les voyageurs et le personnel de l’entreprise. À Montpellier, on compte 25 agents. L’un d’entre eux, Kamel C., 36 ans, ressent un malaise dès son arrivée en juillet 2011. Le 7 décembre 2012, c’est l’incident de trop. Un agent envoie le SMS suivant à de nombreux collègues :

« Seine-Saint-Denis : cinq arabes se tuent au volant d’une C5 lors d’une course-poursuite. Le Mirail à Toulouse : un jeune arabe au volant d’une saxo force un barrage de police et se tue. Grenoble : trois maghrébins se tuent à bord d’une DS3 Racing volée.

MORALITE : vous n’imaginez pas tout ce que Citroën peut faire pour vous »

C’est Éric (le prénom a été modifié), l’un des destinataires du message, qui sonne l’alarme : « Je venais d’arriver à Montpellier en provenance de l’Alsace, où j’étais militaire. Et comme j’ai les cheveux ras, ils ont cru que j’étais de leur camp. Alors que j’étais ahuri de découvrir ce noyau de fachos. »

La direction de la Suge ne réagit pas. Kamel alerte donc Lucien Demol, déontologue de la zone Méditerranée, qui provoque une réunion sur place en février 2013, ayant pour thème « la discrimination sur le lieu de travail ». Y prennent part 22 agents et 8 dirigeants de toute la zone Méditerranée. Au cours de cette réunion, l’historique du service est retracé puis relaté dans son rapport, un « flash déontologique » à vocation interne que nous avons pu consulter.

Dans ses conclusions, sont établis « plusieurs actes de manquement à la déontologie et à connotation diffamatoire » au cours des deux dernières années. En voici quelques extraits dans l’ordre chronologique :
  • « En octobre 2010, un agent découvre dans son vestiaire un DVD à tendance pornographique revêtant un caractère homophobe. »
  • « En octobre 2011, une représentation phallique, créée au moyen d’un légume, est suspendue à la porte du DPX (NDLR : chef d’équipe) d’un site. »
  • « Dans la même année, des tranches de saucisson sont déposées dans le casier d’un agent SUGE de confession musulmane. »

– En 2012, à plusieurs reprises, « des propos et des musiques » du groupe néonazi Légion 88 sont diffusés dans le bureau de la gare, avec, sur l’air de “la ballade des gens heureux”, le refrain suivant : « Je te propose une ratonnade, le massacre des sales rebeus. » (NDLR : arabes en verlan.) (suite…)


… par contre ça ne vous rend pas plus beau, on ne peut pas tout avoir !

JouerEstBonPourVous


Pour les amateurs de Cyprien, ce n’est pas vraiment une nouvelle : http://www.youtube.com/watch?v=chMskk2q41k

Sic Transit Gloria Mundi…. sauf qu’il ne faut pas oublier que ce sont les vieux qui ont la carte bleue la mieux fournie…

[Emma Defaud – L’Expansion – 03/01/2014]

Le réseau social le plus populaire du monde est en perte de vitesse chez les jeunes, selon une étude européenne. Facebook est désormais trop squatté par les parents, estiment-ils.

« Mort et enterré. » Il faut bien une étude de quinze mois menée dans huit pays pour parvenir à cette conclusion. Alors que Facebook affiche encore un dynamisme insolent et une croissance qui fait plus d’un jaloux, Daniel Miller, un chercheur britannique de l’université du Collège de Londres annonce que le réseau social est désormais snobé par les grands ados. 2013 est l’année du déclin de Facebook, assure-t-il.

« La plupart du temps, ils sont embarassés ne serait-ce que d’être associés avec Facebook. Alors qu’auparavant, les parents s’inquiétaient que leurs enfants rejoignent Facebook, les enfants disent désormais que ce sont leurs parents qui insistent pour qu’ils y restent. Les parents ont compris comment utiliser le site et y voient un moyen de rester en contact avec le reste de la famille. En réponse, les jeunes vont vers des choses plus cool. » Et de citer Twitter, InstagramSnapchat et WhatsApp.

Le scandale de la NSA et de l’espionnage des géants du net – et notamment Facebook – a-t-il fait fuir les adolescents? Pas du tout. La preuve, Instagram a été racheté par la boîte de Mark Zuckerberg et connaît un succès croissant. La migration des jeunes serait essentiellement motivée par le fait que les parents utilisent désormais massivement Facebook. Et tant pis si les autres réseaux sociaux sont parfois techniquement moins en pointe.

Selon Daniel Miller, les jeunes Britanniques, par exemple, utilisent Snapchat avec leurs proches amis, WhatsApp avec des amis assez proches, Twitter avec un plus grand ensemble et INstagram peut inclure des étrangers et est utilisé un peu différemment.

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