Racisme



[Mediapart – 14 MARS 2017 –  CARINE FOUTEAU ET MICHAËL HAJDENBERG]
Marine Le Pen, élue présidente de la République, pourrait parfaitement s’accommoder de la Ve République. Nominations, référendums, état d’urgence déjà en vigueur : quelques semaines lui suffiraient pour mettre en place un État FN. Peu d’institutions seraient en capacité de résister.

Il ne s’agit pas de jouer à se faire peur. Ni de se lancer dans un récit de fiction. Simplement de prendre la mesure de ce qui pourrait advenir si Marine Le Pen accédait à la présidence de la République.

Son programme est connu – Mediapart y reviendra longuement dans les semaines qui viennent. Mais pourra-t-elle le mettre en œuvre ? Quels pouvoirs la Constitution lui offre-t-elle pour annihiler les tentatives d’obstruction qui se feront jour ? Peut-elle façonner, et en combien de temps, un État FN ? Quels seraient les possibles contre-pouvoirs si un régime autoritaire s’attaquait aux libertés fondamentales ?

Le 26 février, la présidente du Front national a donné un avant-goût de sa vision du pouvoir : « Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus (…), de se garder de participer à de telles dérives. » Et de poursuivre : « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote. »

La Ve République, dont Charles de Gaulle avait dû promettre en 1958 qu’elle n’avait pas été taillée pour un dictateur, peut-elle permettre quelque 60 ans plus tard la mise au pas d’un pays ? Une chose est sûre : Marine Le Pen, contrairement à d’autres candidats, n’annonce pas de VIe République ou de changement de régime. Comme le dit Paul Alliès, professeur émérite de science politique à la Faculté de droit de Montpellier dans un billet de blog publié sur Mediapart, « le régime de la Ve République est parfaitement compatible avec sa conception césariste de l’exercice du pouvoir ».

L’article 5 de la Constitution affirme en effet que le président « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État ». Clef de voûte du système, « il veille au respect de la Constitution ». Il en est donc « l’interprète », analyse le constitutionnaliste Bertrand Mathieu, professeur à l’École de droit de la Sorbonne Université Paris I, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et vice-président de l’Association internationale de droit constitutionnel. L’article 15 en fait aussi le chef des armées, susceptible de décider seul de l’usage de l’arme nucléaire.

Se projeter s’avère d’autant plus complexe que rares sont les chefs d’État autocratiques à avoir annoncé la couleur avant leur accession au pouvoir. Et que beaucoup de paramètres restent encore inconnus, à commencer par la future composition de l’Assemblée nationale. Marine Le Pen y obtiendrait-elle une majorité ? Pour augmenter ses chances de succès aux législatives, rien ne l’empêche de convoquer un référendum immédiatement après l’élection présidentielle afin de mettre en place un scrutin (partiellement ou intégralement proportionnel) qui lui serait plus favorable.

Même s’il est impossible de prévoir par avance les contours d’un futur régime autoritaire – « Un barrage juridique n’est jamais qu’un barrage de papier », commente un conseiller d’État –, voici ce que la présidente serait en mesure de faire grâce aux attributions que lui confère la Ve République. (suite…)


#facepalm

Ralliement de Sébastien Chenu à Marine Le Pen: « J’ai l’impression de faire un deuxième coming-out »
[Alexandre Sulzer – L’EXPRESS –  11/12/2014]

Cofondateur de GayLib et ancien secrétaire national de l’UMP, Sébastien Chenu a annoncé jeudi avoir rejoint le Rassemblement Bleu Marine. Il s’en explique à L’Express.

Il est l’un des confondateurs de GayLib, un mouvement associé à l’UMP pour défendre le droit des homosexuels. Ancien secrétaire national de l’UMP, Sébastien Chenu, 41 ans, incarnait l’aile « progressiste » de l’UMP. Récemment encore, il avait parrainé Bruno Le Maire pour l’élection à la présidence de l’UMP. Il a annoncé jeudi rejoindre Marine Le Pen au Rassemblement Bleu Marine (RBM) et s’en explique à L’Express.

Pourquoi rejoindre le RBM?

Dans ce monde un peu fou, où l’UMP et le PS sont devenus interchangeables, Marine Le Pen est la seule femme politique cohérente aujourd’hui. Si la valeur à laquelle on m’associe est la liberté, mon choix est aussi cohérent par la défense de Marine Le Pen de la souveraineté, de la monnaie, des frontières, de l’expression politique. Mon premier vote quand je me suis engagé en politique, c’était contre Maastricht. J’ai toujours soutenu une ligne eurosceptique à l’UMP. Force est de constater que cette ligne a été maintes fois trahie. Avec Sarkozy ou Juppé, ce sera la même chose. On nous tiendra des discours et on nous fera d’autres actes. Je viens de terminer le bouquin de Bruno Le Maire: c’est un discours de Marine Le Pen mais ils ne le mettront pas en oeuvre… Pour défendre la souveraineté monétaire et nationale, il n’y a que Marine Le Pen! L’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’UMP traduit une politique ultra-libérale mondialisée. Même si certains accents dans son discours ressemblent à ceux de Marine Le Pen – il lui pique des éléments sur l’Aide médicale d’Etat (AME), sur Schengen – je ne crois plus à sa soupe.  (suite…)


Imaginez un instant un livre d’images vendu en vitrine de Noël et qui s’intitulerait « Bon souvenir d’Auschwitz » – ce serait le scandale ! Mais quand il s’agit de glorifier les massacres et l’exploitation de millions de Noirs et d’Arabes, les Blancs n’ont pas les mêmes pudeurs !

(Bon souvenir des colonies –  François PAIRAULT – http://www.tallandier.com/livre-978-284734-127-0.htm)


[Tim Carr – IES News Service – 26/10/2014]

Tom_Corbett_fake_black_voterEn Pennsylvanie, l’équipe du Gouverneur Tom Corbett avait un problème: la blancheur de peau de leur équipe. Dans un état où la population est à 52% Black ou Latino, ils n’avaient que des supporters blancs. Tom Corbett avait même demandé à un journaliste d’une radio Latino : « Si vous connaissez quelqu’un de bronzé qui veut bosser avec nous, faites nous signe. » 

Histoire de contrer cet absence de diversité, pour sa campagne électorale, Corbett a publié une photo le montrant en compagnie d’une femme noire… mais le site Buzzfeed a vite fait de repérer le « fake » – il s’agit en fait d’une photo libre de droits… d’ailleurs, la totalité de la photo censée prouver la popularité du gouverneur sortant est constituée de photos libres de droits… avec le gouverneur rajouté à l’aide du logiciel Photoshop…

Comme l’explique un des membres de l’équipe de campagne: « On a du mal à toucher les gens dans ces communautés, elles ne s’intéressent pas à la politique. C’est pas le même monde que nous »…

http://www.buzzfeed.com/andrewkaczynski/black-woman-photoshopped-into-group-photo-with-gop-governor


« A terme, aucun Etat ne peut continuer à exister en vivant comme cela… en 1979, en Rhodésie, on se disait « nous sommes là pour toujours »… » (Avraham Burg)

[SAYED KASHUA ECRIVAIN ARABE ET CITOYEN ISRAÉLIEN. – Libération – 15 JUILLET 2014 – Traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche]

Bientôt, je vais partir d’ici. Dans quelques jours, nous quitterons Jérusalem, nous quitterons le pays. Hier, nous avons acheté de petites valises pour les enfants. Inutile d’emporter beaucoup de vêtements, nous laisserons les habits d’hiver ; de toute façon, ils ne pourraient pas nous protéger du froid dans le sud de l’Illinois, Etats-Unis.

Juste quelques vêtements jusqu’à ce qu’on se débrouille, et si, me suis-je dit, les enfants prenaient quelques livres, deux ou trois en arabe, et quelques autres en hébreu, pour qu’ils n’oublient pas la langue ?

Mais je ne suis déjà plus si sûr de ce que je souhaite que mes enfants se souviennent de cet endroit aimé et maudit.

A l’origine, nous avions prévu de partir dans un mois pour une année sabbatique, voire moins, mais, la semaine dernière, j’ai compris que je ne pouvais plus rester ici. J’ai demandé à mon agence de voyages d’avancer notre départ : «Un aller simple, s’il vous plaît», ai-je demandé. Dans quelques jours, nous atterrirons à Chicago, et je ne sais même pas où nous irons pendant le premier mois mais nous nous débrouillerons.

J’ai trois enfants, l’aînée est déjà âgée de 14 ans, les deux garçons ont 9 et 3 ans. Nous habitons à Jérusalem-Ouest, l’unique famille arabe du quartier où nous avons emménagé il y a six ans. «Tu peux prendre deux jouets», avons-nous dit en hébreu au benjamin qui regardait sa caisse de jeux et commençait à pleurer, bien que nous lui ayons promis de lui acheter là-bas tout ce qu’il désire. (suite…)


Que dit Oumma.com sur ce nouvel exemple de connerie ? On va encore nous dire « Ah mais non, l’islam c’est la religion de la tolérance, gna, gna… »  Il serait vraiment grand temps que les « penseurs islamistes » et autres Tarik Ramadan arrêtent l’hypocrisie (et aident leur religion à sortir du 14è Siècle). Les chrétiens étaient tout aussi cons il y a 500 ans, mais justement, on leur a suffisamment foutu de gnons dans la gueule à la sortie des églises pour qu’ils évoluent.  (Dov)

La chrétienne soudanaise libérée vient d’être arrêtée en tentant de quitter le pays

[LE MONDE – 24.06.2014]

A peine libérée, lundi 23 juin, Meriam Yahia Ibrahim Ishag, la chrétienne soudanaise qui avait été condamnée à mort en mai pour apostasie, vient d’être arrêtée mardi 24 juin à l’aéroport de Khartoum alors qu’elle s’apprêtait à quitter le pays, a indiqué un proche de la jeune femme, sans plus de précisions pour l’instant. « La sécurité nationale l’a arrêtée avec Daniel », a déclaré la source, en référence à son époux de nationalité américaine. Le sort de ses deux enfants, dont un nouveau-né, n’était pas connu dans l’immédiat.

Le couple a été arrêté aux environs de 11 heures GMT (12 heures, heure française) alors qu’il tentait de quitter le pays et emmené dans des locaux du puissant Service national de renseignement et de sécurité (NISS), a ajouté la source. « C’est son droit de quitter le pays », s’est insurgé ce proche, sans être en mesure de donner plus de détail.

La veille, l’annulation par une cour d’appel de sa condamnation à mortpour « apostasie » avait suscité une vague de soulagement après que la communauté internationale se fut fortement mobilisée pour sa libération. Washington s’était alors félicité de cette nouvelle, tout en demandant une nouvelle fois à Khartoum d’abroger sa loi islamique qui interdit les conversions religieuses.

L’avocat de la jeune femme qui avait annoncé sa libération, Me Mohannad Moustafa, avait précisé que les autorités de Khartoum s’expliqueraient, mardi, sur les raisons de cette libération, ce qu’elles n’ont toujours pas fait.

ACCOUCHEMENT EN PRISON

Née d’un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été condamnée à mort en vertu de la loi islamique en vigueur qui interdit les conversions. Mariée à un chrétien et déjà mère d’un garçon de 20 mois, qui avait été emprisonné avec elle, la jeune femme a également été condamnée à 100 coups de fouet pour « adultère », car selon l’interprétation soudanaise de la charia, toute union entre une musulmane et un non-musulman est considérée comme un adultère.

Enceinte au moment de sa condamnation, elle a accouché d’une fille en prison douze jours après le verdict. Elle avait ensuite quitté la cellule qu’elle partageait avec d’autres femmes et avait été transférée à la clinique de la prison.
M. Moustafa et quatre autres avocats spécialisés dans les droits de l’homme s’étaient alors chargés de sa défense gratuitement. Ils avaient fait appel de la condamnation, appel qui était examiné par un comité de trois juges depuis début juin.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/06/24/la-soudanaise-liberee-vient-d-etre-arretee-alors-qu-elle-tentait-de-quitter-le-pays_4444325_3212.html


La barbarie, il ne faut pas la cacher… ce n’est qu’en montrant le vrai visage que les gens comprennent l’horreur. Comme le disait si bien le regretté site Web « gore » OGRISH.COM – « Can you handle life ? »

Roma boy attacked in Paris: the picture that will shock France (graphic content)

[Daily Telegraph – UK – 19/06/2014]

François Hollande calls brutal gang assault on 16-year-old Roma boy ‘unspeakable and unjustifiable attack on all the principles on which our republic was founded’ Warning: graphic image readers may find distressing

« La photo qui va choquer la France », titre le Daily Telegraph. Choquantes, les deux photographies du jeune Rom lynché vendredi à Pierrefitte-sur-Seine, publiées mercredi 18 juin par le quotidien anglais, le sont assurément. En France, elles sont surtout interdites de publication.  Les clichés, récupérés auprès d'un des riverains qui ont découvert le corps de Darius, 16 ans, le crâne déformé par les coups, abandonné entre la vie et la mort le long de la Nationale 1 dans un chariot de supermarché, sont difficilement soutenables. Le journal Le Parisien, qui les avaient récupérés dès lundi, a décidé de ne pas les publier. L'article que le quotidien consacrait à ce fait divers sordide dans son édition de mardi débutait ainsi : « La photo est atroce... »  Le Telegraph est le plus important des journaux « sérieux » de droite en Grande-Bretagne — l'équivalent anglais du Figaro —, et, comme toute la presse anglaise, il raffole des faits divers. Le fait que ce journal de référence ait décidé de diffuser ces images dans sa version papier (qui tire à 530 000 exemplaires) comme sur son site Internet — sur lequel l'article est le plus lu et le plus partagé du jour — en dit long sur les différences de sensibilité entre presses française et anglo-saxonne.  « NOUS RESPECTONS LA LOI »  Rory Mulholland, le correspondant du Telegraph, a obtenues les deux photos mercredi auprès de ce riverain, « sans le rétribuer », précise-t-il. Avant que sa rédaction en chef lui demande de ne plus s'exprimer sur le sujet dans les médias français, il avait eu le temps de répondre à Rue89 : « Il nous a donné une photo, qui avait déjà été reprise par une chaîne de télévision roumaine, qui l'a également diffusée [mais avait choisi de la flouter]. Nous nous sommes interrogés sur le caractère authentique de la photo, mais tout concordait : la description faite par Le Parisien, les informations judiciaires, le fait qu'il portait un T-shirt rouge. »  Au siège du Parisien, la discussion avait pris une tournure très différente. Quand les deux reporters et le photographe envoyés sur les lieux du lynchage lundi soir sont rentrés avec les images, ils ont débattu avec leur rédaction en chef du conflit entre leur intérêt journalistique, leur monstruosité et l'illégalité de leur diffusion. « Dans l'excitation de ramener un document exceptionnel, on s'est posé la question, ce qui est normal. Mais on a presque immédiatement décidé de ne pas la publier », raconte l'un des deux journalistes, Timothée Boutry, avant d'ajouter : « Je constate que nous respectons la loi. »  15 000 EUROS D'AMENDE  En Grande-Bretagne, le droit à l'image est limité par une interprétation très large de « l'intérêt public ». En France, deux articles de la loi sur la presse encadrent de façon beaucoup plus stricte la dignité des victimes et l'identification des mineurs. L'article 39 bis punit de 15 000 euros d'amende « le fait de diffuser, de quelque manière que ce soit, des informations relatives à l'identité ou permettant l'identification d'un mineur victime d'une infraction ».  L'article 35 quater prévoit lui que « la diffusion, par quelque moyen que ce soit et quel qu'en soit le support, de la reproduction des circonstances d'un crime ou d'un délit, lorsque cette reproduction porte gravement atteinte à la dignité d'une victime et qu'elle est réalisée sans l'accord de cette dernière, est punie de 15 000 euros d'amende ».  Dès le lendemain de la diffusion des ces clichés en Grande-Bretagne, la procureure de la République de Bobigny, Sylvie Moisson, chargée de l'enquête sur le lynchage de Darius, a rappelé dans un communiqué que « le droit français s'oppose à la diffusion de la photo d'une victime mineure, qui a droit à la protection absolue de son image sous peine de poursuites pénales. Je ne doute pas que le droit et la déontologie de la presse empêcheront en France toute diffusion de cette photo qui n'a de place légitime que dans la procédure de l'enquête criminelle en cours ».

« La photo qui va choquer la France », titre le Daily Telegraph. Choquantes, les deux photographies du jeune Rom lynché vendredi à Pierrefitte-sur-Seine, publiées mercredi 18 juin par le quotidien anglais, le sont assurément. En France, elles sont surtout interdites de publication.

« La photo qui va choquer la France », titre le Daily Telegraph. Choquantes, les deux photographies du jeune Rom lynché vendredi à Pierrefitte-sur-Seine, publiées mercredi 18 juin par le quotidien anglais, le sont assurément. En France, elles sont surtout interdites de publication.

 

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/france/10908942/Roma-boy-attacked-in-Paris-the-picture-that-will-shock-France-graphic-content.html


… fatigués d’être traités comme des supplétifs par la gauche blanche. Le vote Front National va (on l’espère) au moins servir à cela: faire comprendre aux citoyens de seconde-zone, aux Arabes toujours-suspects, aux Noirs toujours-contrôlés qu’il n’y a aucun espoir pour eux dans les organisations « progressistes » blanches, où on ne leur donne la parole que pour qu’ils disent « oui » à ce que le maître à penser blanc vient de dire. L’urgence d’un travail de reflexion politique comme celui mené de manière balbutiante par le PIR est flagrante…

[PIR – 2 avril 2014 –  Aya Ramadan] 

« Pour ma part, je crois que les peuples noirs sont riches d’énergie, de passion qu’il ne leur manque ni vigueur, ni imagination mais que ces forces ne peuvent que s’étioler dans des organisations qui ne leur sont pas propres, faites pour eux, faites par eux et adaptées à des fins qu’eux seuls peuvent déterminer »[1]. Aimé Césaire

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« Rendez-nous Bobigny », voilà le slogan ô combien symbolique de la liste de droite menée par Stéphane De Paoli pendant ces élections municipales 2014 à Bobigny et soutenu par le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde. Il y a un mois De Paoli était complètement inconnu, il a suffit de quelques semaines uniquement pour que son nom devienne l’emblème de la contestation anti-PC à Bobigny.

« Rendez-nous Bobigny », un cri de rage, un slogan politique qui en dit long sur le sentiment de dépossession des jeunes de la ville. Ce slogan a été tagué sur le béton de la cité Paul Eluard, en plein centre-ville. Un béton sur lequel est gravée la violence qui nous est faite, notre rage d’être sans cesse relégués au second plan, d’être invisibilisés dans les centres décisionnels de la ville, de n’être utilisés qu’au moment des fêtes et des galas de danses hip-hop, finalement notre rage d’être encore et toujours considérés comme des sujets coloniaux, des êtres inférieurs. C’est cette même rage qui avait amené les marcheurs pour l’Égalité de 1983 a manifesté leur refus du racisme, des crimes policiers, la revendication d’être traités comme des citoyens lambda. Ce mouvement pour l’Égalité aurait pu donner naissance à un ou plusieurs partis autonomes, héritiers de l’Étoile nord-africaine et du Mouvement des travailleurs arabes (MTA) structurés sur une idéologie solide qui reprenne les fondamentaux de Fanon et de Malcolm X, une idéologie qui mette au centre notre dignité et notre libération. Mais non, à la place, la gauche socialiste s’en est servie pour créer SOS racisme, pour endiguer et désagréger ce mouvement de l’immigration, pour neutraliser son autonomie et son tranchant radical.

Et les crimes policiers ont continué, et les contrôles au faciès se sont multipliés, et le droit de vote des étrangers est devenu un songe de plus en plus improbable… Et il y a eu le 11 septembre, la loi contre le voile de 2004, l’invasion occidentale de l’Irak, les innombrables interventions françaises en Afrique[2], encore et toujours la colonisation de la Palestine, la négrophobie et l’islamophobie.

Et le PCF toujours et encore plus à l’ouest, replié sur lui-même, toujours aussi fermé dans son champ de vision économiste de la société, incapable de faire un pas vers l’indigène, de comprendre que la lutte des classes dans son acception euro-centrée n’est pas notre priorité, que c’est la question de la dignité, el Karama, qui est essentielle car elle cristallise les siècles de piétinement colonial culturel et identitaire.

Le militant blanc de gauche, aussi sincère soit-il, aura beau avoir lu Fanon, il ne comprendra pas que ma mère ait pu être fière de voir Rachida Dati à la télé au moment où elle fut nommée ministre de la Justice, il ne comprendra pas que ma mère n’en a rien à foutre qu’elle soit de droite ou de gauche, que c’est une question de dignité : voir une Arabe bien habillée, et qui parle bien, c’est un bout de dignité retrouvé!

Ce gauchiste me reprochera « d’essentialiser » ma mère et ma communauté, et donc une partie de moi-même au final, parce que moi aussi, instinctivement, je pense comme ma mère. Parce que ma mère m’a transmis au plus profond de moi, dans mon inconscient le plus archaïque, l’idée que nous sommes écrasés, infériorisés, humiliés en tant qu’arabes. Et qu’être à la télé en tailleur, débattre de politique et manier la langue française comme les Français c’est la plus grande réussite possible, même si ses propos sont « objectivement » contre les miens ! Il est là le clivage racial que ne veulent pas comprendre les gauchistes mais qu’ont bien compris la droite, en tout cas une partie de la droite, celle de Lagarde. (suite…)


LES 14 CARACTÉRISTIQUES DU FASCISME ET L’ORGANISATION L’ETAT VUE PAR MUSSOLINNI

[Lawrence Britt – Free Inquiry Magazine, Spring 2003 – traduit par Txalaparta]

Politologue, le Dr. Lawrence Britt a écrit un article sur le fascisme (« Fascism Anyone? », Free Inquiry, printemps 2003, page 20). En étudiant les régimes fascistes d Hitler (Allemagne), Mussolini (Italie), Franco (Espagne), Suharto (Indonésie), et Pinochet (Chili), le Dr. Britt a trouvé qu ils avaient 14 éléments en commun. Ce sont ce qu’il appelle les caractéristiques déterminantes du fascisme.

Pour renforcer cette analyse, voici comment Mussollinni voyait l’organisation du fascisme idéal :

“Il serait plus approprié d’appeler cet système le « corporatisme » (ou bien l’industrialocratie) . Quand les élites dirigeantes et les élites du commerce et de l’industrie se rejoignent pour soutenir l’effort économique commun, alors l’Etat fasciste est à son comble. “

Un siècle plus tôt, en 1864 déjà, Abraham Lincoln prédisait cette collusion : “Je vois poindre, dans un futur proche, une crise qui m’inquièté et me fait trembler pour la sécurité de mon pays. Le pouvoir politique est fermement aux mains des grandes entreprises, la corruption sera la méthode d’action politique courante. Le pouvoir financier de ce pays entreprendra de maintenir sa domination en exitant les passions et préjugés du peuple, en l’abrutissant de divertissements pour détourner son regard du fait que la plus grande partie de la richesse est entrain d’être concentrée entre quelques mains privilégiées. Ce jour là, la République aura définitivement cessée d’exister.”

L’URL de cet article (en anglais) est:
http://globalresearch.ca/articles/BRI411A.html

Les 14 caractéristiques sont :

– UN NATIONALISME PUISSANT ET CONSTANT

Les régimes fascistes ont tendance à faire un usage incessant de maximes, slogans, symboles, et chants patriotiques, et autre bric-à -brac. Les drapeaux sont partout, ainsi que les symboles de drapeaux sur les vêtements et les affichages publics.

– LE MÉPRIS POUR LA RECONNAISSANCE DES DROITS DE LA PERSONNE

Par peur d’ennemis et par besoin de sécurité, les gens dans les régimes fascistes sont persuadés que les droits de la personne peuvent être ignorés dans certains cas,  » par nécessité « . Les gens ont tendance à regarder ailleurs ou même à approuver la torture, les exécutions sommaires, les assassinats, les longues incarcérations de prisonniers, etc.

– L’IDENTIFICATION D’ENNEMIS OU DE BOUCS ÉMISSAIRES COMME CAUSE D’UNITÉ

Le besoin d’éliminer la menace ou l’adversaire communément perà§us, minorités raciales, ethniques ou religieuses, libéraux, communistes, socialistes, terroristes, etc., rassemble les gens dans une frénésie patriotique.

– LA SUPRÉMATIE DE L’ARMÉE

Même quand les problêmes intérieurs sont nombreux, l’armée se voit accorder un montant disproportionné des fonds gouvernementaux et les programmes intérieurs sont négligés. On valorise les soldats et le service armé.

– UN SEXISME RÉPRESSIF

Les gouvernements des nations fascistes ont tendance à être presque exclusivement dominés par les hommes. Sous les régimes fascistes, les rôles sexués traditionnels sont plus rigides. L opposition à l’avortement est élevée ainsi que l’homophobie, et la législation et la politique nationale anti-gays.

– DES MÉDIAS DE MASSE SOUS CONTRÔLE

Quelquefois, les médias sont directement contrôlés par le gouvernement, mais dans d’autres cas, les médias sont contrôlés indirectement par une réglementation gouvernementale ou par des porte-parole et des dirigeants sympathiques (aux vues du gouvernement).

– UNE OBSESSION AVEC LA SÉCURITÉ NATIONALE

La peur est utilisée par le gouvernement comme instrument pour motiver les masses.

– L’AMALGAME DE LA RELIGION ET DU GOUVERNEMENT

Les gouvernements des nations fascistes ont tendance à utiliser la religion la plus répandue de la nation comme outil de manipulation de l’opinion publique. Les dirigeants du gouvernement font un usage courant de la rhétorique et de la terminologie religieuses, même quand les principaux credo de la religion sont diamétralement opposés aux politiques et aux actions du gouvernement.

– LA PROTECTION DU POUVOIR DES ENTREPRISES

C est souvent l’aristocratie de l’industrie et des affaires d’une nation fasciste qui a mis les dirigeants du gouvernement en place, créant ainsi une relation avantageuse entre les affaires et le gouvernement et pour l’élite du pouvoir.

– LA SUPPRESSION DU POUVOIR DES TRAVAILLEURS

Parce que la seule menace pour un gouvernement fasciste est le pouvoir des organisations de travailleurs, les syndicats sont soit entiêrementsupprimés soit sévêrement réprimés.

– LE MÉPRIS POUR LES INTELLECTUELS ET LES ARTS

Les nations fascistes ont tendance à promouvoir et à tolérer une hostilité ouverte envers l’éducation supérieure et le milieu universitaire. Il n’est pas rare de voir des professeurs et autres universitaires censurés ou même arrêtés. La libre expression dans les arts est ouvertement attaquée et les gouvernements refusent souvent de financer les arts.

– UNE OBSESSION AVEC LE CRIME ET LE CHÀ¢TIMENT

Dans les régimes fascistes, la police obtient des pouvoirs presque illimités pour faire respecter la loi. Les gens acceptent souvent de fermer les yeux sur les abus de la police et même de renoncer à des libertés civiles au nom du patriotisme. Le pouvoir de la police nationale est souvent pratiquement illimité dans les nations fascistes.

– LE RÊGNE DU FAVORITISME ET DE LA CORRUPTION

Les régimes fascistes sont presque toujours gouvernés par des groupes d’ amis et d’associés qui se nomment à des postes au gouvernement et utilisent l’ autorité et le pouvoir du gouvernement pour protéger leurs amis de l’ obligation de rendre des comptes. Dans les régimes fascistes, il n est pas rare que les dirigeants au pouvoir s’approprient ou volent carrément des ressources ou même des trésors nationaux.

– DES ÉLECTIONS FRAUDULEUSES

Quelquefois, les élections dans les nations fascistes sont complêtement factices. D’autres fois, les élections sont manipulées grà¢ce à des campagnes de salissage contre les candidats de l’opposition, voire leur assassinat, l utilisation de la législation pour contrôler le nombre des votants ou les limites des circonscriptions et la manipulation des médias. Les nations fascistes utilisent aussi systématiquement leur systême judiciaire pour manipuler ou contrôler les élections


Cette dérive existe aussi chez les groupes Anti-fa en France, pour certains totalement noyautés par le Bétar. C’est le rêve du Bureau de la Propagande que de convertir l’extrême gauche française pour lui faire abandonner les Palestiniens et participer à l’idéologie coloniale et suprématiste israélienne. Herzl déjà parlait d’Israël comme un « rempart de civilisation et de progrès contre les hordes obscurantistes et dégénérées, un flambeau libérateur dans un orient qui se débat dans la nuit de l’ignorance »…

Antideutsch : sionisme, (anti)fascisme et (anti)nationalisme dans la gauche radicale allemande

[Revue PÉRIODE –   20 mars 2014]

Dans ce texte, Selim Nadi revient sur une mouvance singulière de la gauche radicale allemande. Appelée « Antideutsch », opposée à la réunification allemande et par conséquent à toute existence d’une entité étatique allemande comme source d’un potentiel « quatrième Reich », elle s’oppose avec véhémence à toute forme d’anti-impérialisme et prône un soutien sans failles à la politique de l’État d’Israël. Une mouvance désormais minoritaire certes, mais dont l’idéologie ne semble pas sans influence. L’occasion pour Selim Nadi d’interroger certaines ambiguïtés de la gauche allemande et européenne quant à la question de la nécessaire lutte anti-impérialiste.

À l’occasion du cours intitulé « La situation spirituelle en Allemagne », qu’il donnait à l’Université de Heidelberg en 1945, Karl Jaspers posa la question suivante à ses étudiants :

Ne cédons-nous pas à un nouveau vacarme, ne devenons nous pas des pharisiens, ne tirons-nous pas une sorte de justification du seul fait d’avoir survécu et d’avoir souffert1?

(suite…)


Les idées de Marine Le Pen sont bien à droite
[Grégoire Kauffmann (historien) – LE MONDE | 27.03.2014]

Le spectre du « gaucho-lepénisme » est de retour. Un symbole parmi d’autres : avec 23 % des suffrages exprimés au premier tour, le Front national fait une percée historique à Carmaux, ancien fief de Jean Jaurès. Au moment où la gauche française commémore pieusement sa mémoire et le centenaire de sa mort, le fondateur de L’Humanité sert aussi de caution à l’élu lepéniste Steeve Briois – une citation de Jaurès ornait sa carte de voeux diffusée au début de l’année. « Jaurès aurait voté Front national », pouvait-on déjà lire en 2009 sur les affiches électorales de Louis Alliot, dans le Tarn.

Le FN s’enkyste sur des terres traditionnellement ancrées à gauche, tandis que Marine Le Pen nimbe son discours de références que Jaurès, en effet, n’eût pas reniées : étatisme vigoureusement revendiqué, antilibéralisme, valorisation des « petits » contre les élites, défense de la laïcité… L’appropriation de ces thématiques interroge la généalogie d’une famille de pensée qui, depuis son apparition comme phénomène politique moderne à la fin du XIXe siècle, a toujours prétendu assumer un engagement social en direction du « peuple ». Une tendance parfaitement identifiée par les historiens mais qui échappe toutefois aux définitions simplificatrices. En témoigne la bataille des mots pour qualifier cette nébuleuse : « droite révolutionnaire » (Zeev Sternhell), « gauche réactionnaire » (Marc Crapez), « national-populisme » (Pierre-André Taguieff)…

Une constante se dégage néanmoins : depuis les années 1880, marquées par l’affirmation du mouvement boulangiste – le premier ancêtre du FN –, ces prétentions socialisantes sont restées purement incantatoires. Le principe de réalité finit toujours par l’emporter et cette famille politique par retrouver la place la plus conforme à sa vision du monde : aux côtés de la droite classique, jouxtant ces forces conservatrices qu’elle se plaît tant à décrier. Marine Le Pen est l’héritière d’une sensibilité politique irrésistiblement attirée vers la droite « établie ».

(suite…)


La culture touche le Front

[Frédéric Joignot LE MONDE CULTURE ET IDEES | 20.03.2014 ]

A part le mot « merde », qui est « peut-être un peu fort », Jean-Claude Philipot « assume totalement » le libelle contre les collections du fonds régional d’art contemporain de Champagne-Ardenne (FRAC) qu’il a publié le 29 novembre 2013 sur le site officiel du Front national. Intitulé « FRAC : un écrin pour de la merde », le texte de ce commissaire-colonel à la retraite, directeur de campagne de Roger Paris, candidat FN à la mairie de Reims, fustige « les pseudo œuvres qui pourraient parfois être réalisées par un enfant de 5 ans voire par un animal auquel on aurait mis de la peinture sur les pattes et la queue (…) et devant lesquelles les bobos de la gauche caviar ou plus simplement les snobs s’extasient pour faire “moderne” et se distinguer de ce peuple qu’ils méprisent et qui trouve affreux ces “machins” ».

« Il fait peur », écrit le 2 décembre le quotidien régional L’Union-L’Ardennais, ajoutant : « Le vernis du nouveau style du FN ne tient pas longtemps. » De son côté, la directrice du FRAC, Florence Derieux, réagit : « Ces gens-là ne savent plus quoi faire, quoi dire, pour être médiatisés. Tout ce qui est écrit dans ce texte est une aberration. Quand on est tiré vers le bas par quelqu’un qui ne sait pas de quoi il parle, c’est dur. » Elle rappelle que pour ses 30 ans, le FRAC Champagne-Ardenne a organisé, entre 2012 et 2014, 30 expositions où il a montré plusieurs dizaines des 788 œuvres qu’il a acquises depuis 1984.

Quelle politique culturelle le FN va-t-il défendre pour Reims ? Dans son bureau de campagne, M. Philipot, ancien délégué national du groupement catholique intégriste Civitas, appelle à la création d’un fonds rémois d’art figuratif (FReaF) pour rivaliser avec le FRAC. Il défend le lancement d’« ateliers itinérants d’artistes et d’artisans destinés à sensibiliser le public à l’amour d’un vrai métier et à la culture du beau ». Il milite pour des fêtes johanniques (festivités traditionnelles rémoises en souvenir du sacre de Charles VII par Jeanne d’Arc) « plus importantes que celles d’aujourd’hui et véritablement médiévales », avec « des groupes folkloriques ». Une proposition qui étonne les responsables de la mairie (PS) : les prochaines fêtes johanniques, le 31 mai, accueilleront quelque 200 artistes, un « spectacle de feu », 140 artisans et un grand cortège musical et théâtral médiéval comptant plus de 800 figurants. Ils n’ont pas attendu le FN pour en faire une fête populaire, fondée sur l’histoire. (suite…)


Sans commentaire… Tandis que la police ignore totalement le type blanc, quand c’est le noir qui s’y met, en deux minutes la police revient et ne lui laisse même pas le temps de s’expliquer : « Show me your fucking hands… get up against the wall !!! » et hop ! Les menottes…


[IES News Service – 08 Mars 2014]

« Stop Telling Women to Smile » est un projet artistique de Tatyana Fazlalizadeh qui a démarré à Brooklyn (New York) en 2012. Le projet est encore en cours et s’étend progressivement à d’autres villes des Etats-Unis, d’Inde et de Grande-Bretagne, avec d’autres visuels et slogans prévus. Plus d’informations sur le site web du projet.

… et ce serait super de lancer un projet similaire en France !

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Un candidat d’extrême droite évoque l’idée de « concentrer » les Roms dans des « camps »

[Le Monde – 03/03/2014]

Absent depuis quelques semaines, le débat sur les Roms est de retour. Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement bleu marine dans le 6e arrondissement de Paris pour les élections municipales, évoque dans une note de blog l’idée de « concentrer » les Roms « dans des camps ». « ll n’y a pas un endroit dans ce texte où je demande la construction de camps, de barbelés. C’est la forme interrogative », a-t-il  précisé ensuite à l’AFP. 

Sur son blog le président de Souveraineté, indépendance et libertés (SIEL, un microparti allié au FN au sein du RBM) s’en prend dans plusieurs articles à la présence de Roms dans l’arrondissement huppé où il se présente.

Son texte du 19 février est ainsi consacré exclusivement aux Roms et s’intitule Sur l’installation des Roms à Paris, et la lente extinction du sentiment de dignité nationale.

Le candidat publie des photographies de familles roms et s’en explique :

« Je me prends à les photographier lorsque j’en croise un trop grand nombre, aux fins de les mettre en ligne ici, serait-ce seulement pour apaiser la rage que me donne le spectacle désolant de ces femmes, de ces enfants, et quelquefois de ces familles entières qui, dans un état d’abandon indescriptible, parsèment l’arrondissement, l’amochent de part en part, et rompent le charme de la moindre promenade. » (suite…)


Toute cette agitation n’est rien d’autre que de la propagande… or la propagande, c’est une alchimie délicate…

[L’EXPRESS – 05/01/2014 à  14:47 – ]

La question revient avec insistance, 10 jours après le communiqué du ministère de l’Intérieur qui annonçait étudier des voies juridiques pour interdire les « réunions publiques » de Dieudonné M’bala M’bala. Dans l’intervalle, le ministre a en effet multiplié les sorties médiatiques sur ce thème. Et si on peut légitimement s’interroger sur la place que les médias accorde à cette affaire, ses nombreuses sorties ont largement contribué à alimenter le « feuilleton ».

« Il faut casser cette mécanique de la haine », tonne ainsi Manuel Valls dans Le Parisien le 28 décembre. Invité de RTL trois jours plus tard, il condamne « un petit entrepreneur de la haine ». Le 3 janvier, il ouvre un nouveau front contre l’humoriste sur Europe 1en l’accusant d’« organiser son insolvabilité ». « La question de l’interdiction est pour moi une manière de pousser le débat », se justifie-t-il enfin dans ce 5 janvier Le JDD. Depuis, ses prises de positions comme son hyperactivité divisent.

>> Lire aussi:Valls fait-il un cadeau à Dieudonné en voulant interdire ses spectacles?

Les critiques

Dieudonné. Evidemment, l’humoriste et ses soutiens se trouvent au premier rang pour critiquer l’hyperactivité du ministre. « Il n’a rien d’autre à faire? », fustigeait ainsi vendredi son avocat Jacques Verdier, contacté par L’Express.

Nicolas Dupont-Aignan. S’il juge « inacceptables » les paroles de Dieudonné, le président de Debout la République a jugé ce dimanche sur RCJ qu’en faisant de l’humoriste un « martyr », le ministre commet « une erreur magistrale ». « Pire, je trouve le comportement de Manuel Valls Très malsain, à partir d’une indignation légitime que je partage », a-t-il ajouté.

Des juristes. « Je critique l’annonce du ministre de l’intérieur de vouloir interdire ses spectacles. Oui à une sanction a posteriori, non à une censure », écrivait sur Twitter le 27 décembre dernier l’avocat blogueur Maître Eolas. Même son de cloche chez l’ex-avocat général Philippe Bilger: « Quand il y a des infractions, il faut les poursuivre si elles sont caractérisées », écrit-il sur le réseau social le 28 décembre.

Le Front national. « Interdire des spectacles d’un humoriste, là on tombe dans une dérive extrêmement préoccupante pour la liberté d’expression en France », juge le Florian Philippot, vice-président du FN.

Inquiétudes au PS. « Condamner Dieudonné, personne ne peut lui reprocher, mais condamner aussi fort ne risque-t-il pas de faire une publicité inespérée à ce triste personne? », s’interroge un dirigeant socialiste cité par Le Monde. D’autant que les déclarations de Manuel Valls ne sont pas forcément désintéressées, relève un ministre interrogé par le quotidien du soir: « Manuel sait que son nom est un épouvantail dans la majorité, notamment chez les écologistes. Il doit décoller cette étiquette droitière tout en conservant son principal atout: son image de politique combatif et intransigeant ».

Les soutiens

François Hollande. Le président de la République appuie l’action de son ministre. « Il faut approuver et soutenir le gouvernement et le ministre de l’Intérieur par rapport à des propos ou à des actes dont le caractère antisémite ne peut pas être nié », a-t-il déclaré le 29 décembre à Ryad.

Jean-François Copé« Soutien total à la décision de Manuel Valls. Assez de ce silence convenu devant l’antisémitisme de Dieudonné et de ceux qui le cautionnent », écrit le président de l’UMP dans un tweet publié le 29 décembre.

Bernard-Henri Lévy. L’écrivain a lui aussi soutenu le ministre de l’Intérieur. « Il y a un moment où… il est du devoir de la parole publique de dire stop ». « Valls l’a fait, Valls a eu raison », juge-t-il dans les colonnes du Le Parisien ce dimanche.

Christiane Taubira. La ministre de la Justice a publié le 3 janvier une tribune dans le Huffington Post où ell se montre sur la même ligne que son collègue du gouvernement. Sauf qu’il s’agit, pour l’heure, de la seule sortie de l’intéressée sur le sujet quand Manuel Valls a choisi de multiplier les interventions.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dieudonne-manuel-valls-en-fait-il-trop_1311685.html


Très intéressant dossier ! Le paysage politique français est déjà entrain de se préparer à cette nouvelle réalité… les années à venir vont être intéressantes, on va non seulement voir ce que le FN a dans le ventre (un peu comme ce qui s’est passé pour les électeurs du PCF en 1981) mais aussi pouvoir faire le tri entre les arrivistes prêts à planquer leurs beaux discours universalistes et ceux qui, comme ce fut le cas pendant les 8 années de la présidence néo-con de George W. Bush, auront le courage de défendre les valeurs républicaines…

Si, comme le disent les analystes politiques « le FN siphonne les voix du PS. Les électeurs qui grossissent les rangs du FN viennent de la gauche […] Le FN devient le nouveau parti protestataire. Ce sont des ouvriers, des employés modestes, des ruraux qui se tournent vers lui »   alors les lendemains électoraux risquent d’être amers et le désespoir de ces « doublement cocus » va grandir dans les « territoires sensibles » dans lesquels le FN fait des scores records… avec tous les dangers que cela comporte, comme l’histoire du Chili ou du Tea Party nous le montre. Et les politiques ne font pas grand chose pour crédibiliser leur action… encore une fois, une relecture de la situation politique des années 1930 en France n’est pas inutile.

Sans parler du cocktail explosif formé par une jeunesse inculte abandonnée à la mondialisation et à la précarité qui ira affronter des boucs émissaires qui ne se laisseront pas faire. Pour le vieux lecteur de Gramsci que je suis, tout ceci est porteur de violences sociales. Vers la guerre civile ?  (Dov)

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n°365 – 15/11/2013]

Pour la première fois de son histoire, le Front national, loin devant le PS et l’UMP, arrive en tête des intentions de vote aux élections européennes de 2014 (IFOP/Le Nouvel observateur, 10 octobre). Pour la première fois, Marine Le Pen arrive en troisième position des personnalités politiques (à égalité avec Alain Juppé, François Fillon et Christine Lagarde) derrière Manuel Valls et Nicolas Sarközy (Sofres/Le Figaro magazine, 3 octobre). Si on y ajoute 16 % d’intentions de vote aux élections municipales (mais le FN ne sera sans doute présent que dans 550 villes) et l’élection de Brignoles (53,9 %), c’est la débandade dans les partis politiques de l’arc constitutionnel. « Tous les ingrédients d’un nouveau 21 avril sont réunis » avoue Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l’innovation politique, longtemps associée à l’UMP (Le Figaro, 18 septembre). Quant au philosophe de gauche Bernard Stiglitz, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie, il fait une grosse déprime : « Sauf événement majeur, le FN deviendra majoritaire dans les années qui viennent et sera présent au gouvernement : 40 % des Français affirment aujourd’hui partager ses idées (L’Express, 11 septembre). »

® Sur un an, la progression de Marine Le Pen (Figaro magazine) est exceptionnelle : en octobre 2012, elle se situait à la quatorzième place du classement. Comme l’a analysé Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, « il n’y a plus désormais de sympathisants types du Front national. Par ailleurs, Marine Le Pen est aux yeux de 46 % des Français la personnalité politique qui incarne le mieux l’opposition (CSA/BFMTV), loin devant François Fillon (18 %). La popularité de Marine Le Pen est perceptible dans toutes les catégories de la population. Ses idées séduisent notamment autant les hommes (36 %) que les femmes (34 %) », à la différence de Jean- Marie Le Pen qui avait un électorat nettement masculin. Signe de cette percée, un sondage de l’Ifop d’octobre 2013 en fonction de l’orientation sexuelle : le FN obtient désormais 16 % chez les non-hétérosexuels contre 10 % en avril 2012. Comme l’indique l’Ifop, un peu gêné aux entournures (mais le même phénomène est perceptible aux Pays-Bas), « l’hostilité du FN à l’égard de l’islamisme peut séduire des personnes pour qui cette religion apparaît comme une véritable menace contre leur mode de vie et les libertés en matière de moeurs ».

® De même, le parti mariniste est en train de percer dans des segments de population où il était traditionnellement faible. (suite…)


Comme toujours, le droit c’est une affaire de lobbies… si ton lobby est bien en cour, alors les juges iront dans ton sens. La justice de la cause ou les grands principes humanistes n’ont rien à voir là-dedans.  Faites toutes les blagues sur les nègres et sur les pédés que vous voulez, on vous fera pas chier… par contre malheur à vous si quelqu’un trouve que votre blague pourrait être « nauséabonde »… alors là !!!!   Il fut un temps où l’UEJF avait des valeurs humanistes… depuis l’affaire UEJF-Costes et les déclarations de Patrick Klugman on sait que ce n’est plus vrai… (Dov)

[Un peu de droit – Antoine Matter – 27/01/2013]

[Dans l’affaire Twitter] par contre, la décision se limite aux tweets antisémites. De manière à mon sens discutable, la magistrate a en effet refusé de faire droit à une requête identique du MRAP sur les hashtags #simafilleramèneunnoir et #simonfilsestgay, en considérant pour le premier que les messages litigieux n’étaient pas suffisamment déterminés et en estimant pour le deuxième que le MRAP n’étant pas une association de lutte contre l’homophobie, il n’était pas recevable à agir. Si l’argument se tient s’agissant du hashtag homophobe, il me semble que le mot-dièse #simafilleramèneunnoir laisse peu de place à l’ambiguïté et est clairement raciste. Mais j’avoue que je ne connais pas les détails de la demande du MRAP, peut-être était-elle insuffisamment argumentée.

http://www.unpeudedroit.fr/droit-des-nouvelles-technologies/tweets-antisemites-la-juge-a-attrape-loiseau/ 


[L’expansion – Propos recueillis par Ludwig Gallet –  25/01/2013]

Twitter va devoir collaborer avec la justice française et lui fournir les coordonnées des auteurs de tweets haineux, racistes ou homophobes. Un jugement logique pour maître Kerdoncuff. Interview.

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de lui communiquer les coordonnées des utilisateurs ayant posté sur son réseau social des messages haineux, de nature raciste ou homophobe. Twitter s’y était refusé dans un premier temps. Le décryptage de maître Servan Kerdoncuff, avocat au cabinet S.K.

Que faut-il retenir du jugement rendu par le TGI de Paris ?

Il est logique, loin d’être exceptionnel. Il vise à permettre l’identification de personnes pouvant être poursuivies par la justice, tant au pénal qu’au civil. Cette affaire n’a rien de particulier. Seule la nature de l’adversaire (Twitter, ndlr), qui pense pouvoir se dédouaner de sa responsabilité, fait le sel de ce litige. Aux yeux de la loi, Twitter n’est pourtant rien d’autre qu’un directeur de la publication, en se référant à la loi de 1881. Une conception confirmée par la Loi sur l’économie numérique de 2004.

Twitter a, dans un premier temps, laissé planer le doute sur l’applicabilité de la loi française. Ses prétentions étaient-elles fondées ?

Pour se décharger de toute responsabilité, il avait fait valoir sa soumission au droit américain. Pourtant, la loi française s’applique tout naturellement pour les faits commis en France. Il ne peut s’en affranchir. Twitter est contraint de respecter les incriminations du code pénal et du code civil.

Et s’il ne le fait pas ?

C’est simple, en refusant de supprimer les contenus tendancieux, le réseau pourrait tout à fait être poursuivi pour complicité de provocation à la haine raciale. Encore une fois, Twitter est un site public, il est responsable des contenus qui y sont publiés. De toute façon, il sera contraint désormais de supprimer les tweets haineux. Le juge des référés a effectivement imposé de mettre en place un système de modération. Bien entendu, un contrôle des tweets a priori n’est pas envisageable, tant les données qui y sont publiées sont considérables. Ce que Twitter va faire, c’est mettre en place un formulaire qui permettra aux membres du réseau de l’alerter en cas de posts litigieux. S’ils n’appliquent pas ces directives, ils seront poursuivis à coup sûr, comme cela arrive dans la presse lorsque des commentaires ne sont pas modérés et supprimés des sites de presse. Vous êtes bien placés pour savoir cela.

Que pensez-vous de la position de Twitter dans cette affaire ?

Pour être honnête, je trouve la logique de Twitter parfaitement aberrante. Il leur suffisait de retirer les tweets en question. Ils s’y sont refusés au nom de la défense d’une certaine vision de l’internet, de la protection des données… Mais la suppression de contenus ne constitue en aucun cas une atteinte à ces principes. Ça l’aurait été si Tweeter avait lui-même volontairement communiqué les coordonnées à la justice dès le départ. On aurait alors pu parler de comportement dictatorial. Le problème dans cette affaire, c’est que Twitter a commencé par ne pas réagir. (suite…)


Si Trayvon Martin avait tué Zimmermann, PER-SONNE ne se poserait la question de savoir si « la victime est l’agresseur ». Un Noir qui tue un Blanc, c’est logique et on chope le « niggah » et on le pend à l’arbre le plus proche. Mais quand c’est un blanc qui tue un noir, même désarmé, c’est forcément que le Noir a provoqué ou menacé le Blanc. Cela ne peut pas être autrement…

Cela fait 1000 ans que les Blancs ont toujours des excuses quand ils tuent des Noirs ou des Basanés…

[Le Monde – Philippe Bernard- 21/10/2012 ]

Les parents de Trayvon Martin, le lycéen noir tué en février à Sanford (Floride) par George Zimmermann, un vigile autoproclamé, ont protesté, vendredi 19 octobre, contre la décision de la magistrate chargée du dossier, d’autoriser l’avocat du meurtrier à fouiller dans la vie de leur fils. Le dossier scolaire de l’adolescent mais aussi le contenu de ses comptes Facebook et Twitter pourront être communiqués à la défense, a décidé la juge Debra S. Nelson.

“Il est injuste de faire passer un enfant mort pour l’auteur du crime, a déclaré Tracy Martin, le père de la victime. “Cela revient à accuser la victime d’un viol de l’avoir provoqué par son habillement », a renchéri Ben Crump, l’avocat de la famille. Les défenseurs de Trayvon Martin, mort à 17 ans, rappellent qu’il n’était pas armé. Son meurtrier, âgé de 29 ans, affirme qu’il a riposté après avoir été attaqué. Il avait fallu 45 jours de mobilisation et de protestations pour que George Zimmerman soit poursuivi pour « meurtre ».

La juge a estimé que dans ce genre de dossier, il était pertinent de se demander si la victime « avait un penchant reconnu pour la violence ». Les intentions de Mark O’Mara, l’avocat de George Zimmerman, elles, sont claires : « La question est de savoir qui a fait quoi au cours des quelques minutes » ayant précédé le meurtre « La victime était-elle l’agresseur ? », a-t-il interrogé à l’issue de l’audience de vendredi. (suite…)


Ne vous trompez pas, tout ce bruit médiatique autour du « Muslim Rage », cette publication opportune de vidéos chiffon-rouge, ces « unes » de grands magazines montrant des abrutis barbus, la bave aux lèvres et vociférants « allahuakbar »… tout cela ne sert qu’un seul but : quand les bombes se mettront à pleuvoir, l’opinion publique opposée à la guerre dira: « Bon, c’est bien triste, mais ils l’ont bien cherché quand même ».

L’argument colonial « c’est nous les civilisés, laissez nous exterminer les sauvages » est le premier outil de la politique d’agression permanente sioniste depuis 150 ans (ce qui montre bien son caractère intrinsèquement colonialiste).  Hertzl écrivait déjà dans « L’État des Juifs », (p. 95) : « Pour l’Europe, nous constituerons là-bas un morceau de rempart contre l’Asie. Nous serons la citadelle avancée de la civilisation contre la Barbarie ».

En convainquant l’opinion que les Arabes sont des sauvages violents qu’il faut mater (comme le disait encore récemment en « off » le candidat républicain à la présidence U.S. Mitt Romney) le lobby Israël nous prépare à l’expulsion des Palestiniens de l’autre côté du Jourdain et la mise sous curatelle des pays voisins d’Israel. Quand au lobby pétrolier, il se frotte les mains et prépare déjà le prochain « takeover » d’un pays producteur de pétrole réticent…

Comment des pubs racistes ont pu tapisser le métro de New York

[Sylvain Cypel – LE MONDE | 25.09.2012 ]

Alors que le monde a les yeux tournés vers New York et l’Assemblée générale des Nations unies, le métro de la ville accueille, depuis le lundi 24 septembre, une campagne publicitaire ainsi libellée : « Dans toute guerre entre le civilisé et le sauvage, soutenez le civilisé. Soutenez Israël, faites échec au djihad. » Sa promotrice, Pamela Geller, qui dirige l’Initiative américaine pour la défense de la liberté (AFDI), récuse toute offense raciste. Pour preuve, le « sauvage » n’est pas identifié. Elle-même l’est, cependant. Mme Geller patronne en effet une autre formation à l’intitulé plus explicite : « Halte à l’islamisation de l’Amérique ».
L’environnement politique – l’assassinat par des salafistes de l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, les manifestations antiaméricaines dans l’espace musulman contre un film sur Internet dénigrant le prophète Mahomet… – apparaît favorable à sa spécialité : exacerber les passions. Mais sa campagne d’affichage avait été lancée auparavant, sans doute en lien avec l’élection présidentielle.

Elle a déjà été menée, du 13 août au 4 septembre, à San Francisco (où les autorités locales du transport public ont accueilli des contre-publicités « A bas le racisme » placées à côté des affiches controversées). En revanche, la mairie de Washington a « repoussé » leur diffusion devant le risque de trouble à l’ordre public.

A New York, Mme Geller avait récemment fait placarder sur une ligne de chemin de fer des affiches clamant : « Ce n’est pas de l’islamophobie, c’est de l’islamoréalisme.  » Mais l’Autorité métropolitaine du transport public, la MTA, avait refusé de diffuser ses publicités en arguant de leur « langage avilissant ». Pam Geller a obtenu gain de cause en justice.

Le juge Paul Engelmayer a estimé que son droit devait bénéficier « du plus haut niveau de protection sous le premier amendement » de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression. Ce, a admis le juge, bien que l’on puisse « raisonnablement considérer » que les « sauvages » incriminés sont effectivement les musulmans.

Précédemment grande admiratrice du criminel serbe Radovan Karadzic – elle a beaucoup dénoncé le « mythe de Srebrenica » -, fondatrice du mouvement SION (Stop Islamization of Nations), Pam Geller est, avec David Horowitz et Robert Spencer, du site Jihad Watch, une des figures de proue aux Etats-Unis de la mouvance anti-musulmans (et/ou anti-arabes, selon les cas), dont la rhétorique, sous la protection du 1er amendement, dépasse dans l’outrance tout ce qui serait considéré comme « raisonnablement » licite en France.

M. Spencer a d’ailleurs été nommé par Anders Behring Breivik, l’auteur du massacre d’Oslo en juillet 2011, comme une de ses sources d’inspiration. Mme Geller, elle, voit en Barack Obama « Hussein, le mahométan ». Un homme qui avance masqué « fera tout pour apaiser ses suzerains islamiques » et, a-t-elle expliqué, qui « mène le djihad ».

En 2010, elle fut durant quelques mois régulièrement invitée par la première chaîne nationale américaine, Fox News, pour commenter les sujets ayant trait à l’islam, aux musulmans ou au conflit israélo-palestinien.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/25/des-pubs-antimusulmans-dans-le-metro-de-new-york_1765359_3222.html


Encore un beau spam qui vient de tomber dans notre boîte aux lettres !  De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !

Nous nous sommes empressés de le faire suivre aux connards racistes de Riposte Laïque, c’est sûr que ca va les faire bander  🙂

(note aux pisse-froids et aux talibans: c’est du NSFW, alors ne cliquez pas, vous savez bien ce qu’il y a sur la photo)

L'islamisme conquiert le porno

De toute évidence, les femmes en hijab enflamment la libido de certains !


[Greg Palast – TruthOut – 27/08/2012 – Traduction: Gregor Seither pour IES News Service]

La convention républicaine ouvre ses portes avec le discours d’un homme « qui devrait être en prison »

Cet article est basé sur les enquêtes publiées dans le nouveau livre de Greg Palast, « Billionaires & Ballot Bandits: How to Steal an Election in 9 Easy Steps  » (Milliardaires et Bourreurs d’urnes: Comment voler une élection en 9 étapes faciles – avec un avant-propos de Kennedy et des illustrations par le caricaturiste Ted Rall.

« Tim Griffin devrait être en prison. » C’est la conclusion de l’avocat des droits civiques Robert F. Kennedy Jr. après avoir passé en revue les preuves que je lui ai demandé d’examiner.

Mais Griffin n’est pas en prison: il est au Congrès. Et mardi, il sera le premier membre du Congrès choisi par le Parti Républicain pour ouvrir les débats lors de leur convention nationale.

On pouvait s’y attendre, je n’ai pas vu un seul article dans la presse américaine faisant mention du fait que, en 2007, Griffin a démissionné précipitamment du Ministère de la Justice, étant tombé en disgrâce, juste avant ce qui aurait pu (aurait dû) être sa mise en examen.

Selon Kennedy quelques autres personnalités devraient rejoindre Griffin dans le box des accusés: pour commencer, il y a aussi le patron de Griffin, l’homme que George W. Bush surnommé la « Fleur de Crotte » (Turdblossom) : Karl Rove.  Mais ce n’est pas la seule fleur odoriférante, il y a également Matt Rhoades, l’assistant de Griffin à l’époque.  Rhoades n’est pas en prison non plus. Il est le directeur de campagne du candidat à la présidentielle Mitt Romney.

Kennedy a analysé une enfilade d’e-mails hautement confidentiels que nous avons pu récupérer depuis l’intérieur du siège du Comité National Républicain à Washington. (Et si vous vous posez la question de savoir comment nous avons fait pour mettre la main sur les courriers électroniques privés de certaines sommités de la campagne électorale des Républicains, et bien c’est une autre histoire. Par contre, je peux vous certifier que ces mails ont été envoyés directement depuis l’ordinateur de Tim Griffin. Rove, qui est expert en informatique, se garde bien d’avoir un ordinateur qui lui soit attribué personnellement).

« Ce qu’ils ont fait est tout à fait illégal et ils le savaient mais ils l’ont fait quand même», m’a dit Kennedy.

Ce qu’ils ont fait s’appelle « voter caging », épurer les listes électorales des électeurs soupçonnés de ne pas voter dans le bon sens. Le Comité National Républicain a envoyé par milliers des lettres à des soldats, en recommandé, avec la mention « NE PAS FAIRE SUIVRE ». Quand ces lettres sont revenues sans avoir été remises au destinataire, les Républicains ont prévu d’utiliser ces enveloppes « épurées » comme preuve que l’électeur n’habite pas dans son district électoral et que donc son vote est « frauduleux » — puis ils annuleraient son vote.

Ainsi, un soldat stationné en Irak verrait son vote par correspondance invalidé — et il n’en saurait rien. (suite…)


[Jean Birnbaum – Le Monde –  28.06.2012]

Le soupçon a surgi de l’intérieur et c’est de l’intérieur qu’il prolifère maintenant. Un soupçon d’autant plus douloureux qu’il a été formulé de façon spectaculaire par Judith Butler, icône mondiale du mouvement LGBT (lesbien, gay, bi et trans).

Le 19 juin 2010, lors de la Gay Pride de Berlin, la philosophe américaine a semé le trouble en refusant tout net le Prix du courage civique que les organisateurs s’apprêtaient à lui remettre. Elle, l’égérie de la théorie queer, a alors proclamé que la lutte contre l’homophobie avait dégénéré en action xénophobe et même raciste. « Nous sommes enrégimentés dans un combat nationaliste et militariste« , a-t-elle lancé devant une foule médusée.

Depuis lors, parmi les militants et les chercheurs, les questions se bousculent : le mouvement LGBT est-il rongé par l' »homonationalisme » ? Est-il devenu la lessiveuse d’un nouveau nationalisme qu’il viendrait « blanchir », à tous les sens du terme ? Autrement dit, ses revendications sont-elles instrumentalisées par les hérauts d’un Occident qui mène ses opérations militaires (en Orient) et ses descentes policières (en banlieue) au nom de la démocratie sexuelle ?

Ces questions ont électrisé une grande conférence internationale qui s’est tenue à Amsterdam en janvier 2011. Les participants ont longuement évoqué la singularité des Pays-Bas, où le puissant parti populiste de Geert Wilders brandit les droits homosexuels comme un progrès occidental aujourd’hui menacé par l’islam. Mais les conférenciers ont aussi élargi leur réflexion au-delà des frontières, ainsi que le précise le sociologue Sébastien Chauvin, l’un des organisateurs. « L’idée de la conférence était d’alerter sur le nationalisme sexuel en général, c’est-à-dire sur la façon dont les droits des femmes ou des homosexuels peuvent être mis en avant dans une perspective xénophobe, non seulement par des partis politiques mais aussi dans les mouvements LGBT eux-mêmes, qui se trouvent de plus en plus intégrés aux projets nationalistes en Occident. » (suite…)


Comme le rappelait récemment un article du New York Times, aux Etats-Unis, la totalité des complots terroristes découverts par le FBI sont inspirés et fabriqués par des agents infiltrés du FBI. Et dans la mouvance « altermondialiste » et « black block » on a récemment découvert que le « noyau dur des activistes », ceux qui impulsaient les opérations et étaient moteurs de tous les combats, étaient tous des infiltrés de la police britannique et allemande. Mohammed Merah, gamin perdu des banlieues ne fait pas exception… un « patsy » comme on dit aux Etats-unis.

Mohamed Merah aurait découvert qu’il était manipulé par les services du renseignement français

[Le Monde 12/06/2012]

Mohamed Merah, « le tueur au scooter » qui a assassiné sept personnes en mars dans le sud de la France, aurait découvert juste avant sa mort qu’un de ses amis, qu’il pensait être un djihadiste, était un agent des services du renseignement français, affirme un quotidien algérien, qui aurait visionné des vidéos-testaments.

« Je suis innocent. Je découvre que mon meilleur ami Zouheir travaille pour les services secrets français », dirait Merah, 23 ans, dans cette vidéo-testament où il se filme lui-même peu avant d’être tué par la police, selon une traduction en arabe de ses propos publiée par le quotidien arabophone Echourouk et retraduite en français par l’AFP.

« VA EN ENFER ESPÈCE DE TRAÎTRE »

Zouheir, selon le même journal, faisait partie de l’équipe qui tentait alors de négocier sa reddition alors qu’il était enfermé dans son appartement, à Toulouse (sud-ouest de la France), assiégé par les forces de sécurité, après qu’il eut assassiné trois militaires français et quatre personnes, dont trois enfants, dans une école juive.

« Tu m’as envoyé en Irak, au Pakistan et en Syrie pour aider les musulmans. Et tu te révèles finalement un criminel et un capitaine des services français. J’aurais jamais cru ça », lance Merah à l’adresse de Zouheir. « Va en enfer espèce de traître », ajoute-t-il. « Vous allez me tuer sans aucune raison. C’est vous qui m’avez entraîné dans cette situation. Je ne te pardonnerai jamais. » (suite…)


Derrière l’opération de comm’ tout sourire de Marine Le Pen, il y a des trucs nettement plus glauques… si c’est ce que vous voulez, les électeurs du FN, alors va falloir assumer...et ne pas venir dire, quand nous aurons notre propre Anders Behring Breivik (l’assassin en Norvège) qu’il s’agit d’un « acte isolé » commis par un malade mental…

Et que dire des représentants de la communauté juive qui applaudissent ce genre de discours au nom de la « défense d’israël »…

Qui sème le vent…

POUR REMI CARILLON, CANDIDAT FRONT NATIONAL DES HAUTS-DE-SEINE, IL FAUT EXPULSER TOUS LES MUSULMANS DE FRANCE, « QUITTE A PROVOQUER UNE GUERRE CIVILE »

[Rémi Carillon – Les 4 Verités – Journal d’extrème droite – 18/05/2012]

Dans le n° 740, je présentais une méthode douce pour traiter l’Islam en France, et annonçais que j’en présenterais une forte. Ce n’est que si la douce n’a pas fonctionné, qu’il faudra utiliser la forte : la première est donc un passage obligé qui légitimera la seconde, que voici.

La première étape sera de met­tre en évidence l’échec de la méthode douce. Il aura donc fallu la jalonner d’indicateurs de réussite fiables et indiscutables. L’objectif sera de démontrer que le « vivre ensemble », sous-entendu « avec la charia », est une utopie vouée à l’échec.

La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées :

  1. La France cède à l’Islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d’une paix durable, quitte à ce que la France devienne une république islamique.
  2. L’Islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d’origine), quitte à provoquer une guerre civile.

Le référendum présente plusieurs avantages :

  • – Le premier, c’est la légitimité incontestable qu’il donne pour appliquer une politique, puisque c’est le peuple souverain qui s’est directement exprimé.
  • – Le second, c’est qu’il sera naturellement précédé d’un débat de plusieurs mois au cours duquel pourront s’exprimer toutes les opinions.
  • – Le troisième, c’est qu’il permettra d’expliquer en long, en large et en travers, les avantages et les inconvénients des deux solutions, en décrivant quelles mesures législatives et exécutives seront prises, et quelles en seront les conséquences à court, long et moyen termes.

À n’en pas douter, si aucune précaution n’est prise, les musulmans de France, d’Europe et du monde entier, réagiront très violemment à l’annonce d’un tel référendum, avant même son résultat, bien plus violemment que lors de la publication des caricatures sur Mahomet.

En France, ils manifesteront dans les rues en cassant tout sur leur passage, brûleront tout ce qu’ils pourront dans les banlieues, sortiront les armes de guerre qu’ils cachent dans leurs caves, déclencheront des actes terroristes sur le territoire national, tandis qu’en terre d’Islam, ils exécuteront les Français expatriés.

C’est pourquoi la seconde étape sera précédée d’une longue préparation dont le but sera d’éviter, sinon de limiter, ces réactions :

  • – La France aura expliqué ses intentions aux pays occidentaux, ses alliés, tous confrontés au même problème, et ne lancera le référendum qu’avec le soutien d’états suffisamment nombreux et importants, de façon à éviter un Kosovo français.
  • – L’armée aura envoyé tous les militaires musulmans sur ses terrains d’action en terre d’Islam (Afghanistan, Afrique noire), et aura révoqué tous ceux qui auront refusé de s’y rendre.
  • – Les Français en terre d’Islam (expatriés, diplomates) auront été remplacés, si possible, par des Français musulmans.
  • – Le gouvernement français aura planifié de déclarer l’état d’urgence et de mobiliser l’armée sur son territoire national dès les premières exactions.

La France se retrouvera donc probablement en guerre civile, mais pas si « civile » que cela, puisqu’elle opposera des Français de souche contre des membres de l’Oumma, qui l’envahissaient avec comme seule arme (mais quelle arme !) leur démographie galopante, contre la nôtre, chancelante.

Une guerre n’est jamais agréable et les pacifistes se lèveront pour défendre les musulmans stigmatisés, comme le feront les intellectuels, les médias, les artistes, les religieux, et l’étranger. Mais nous n’avons en fait qu’une seule alternative : soit disparaître, soit combattre. Les règles démographiques nous donnent mathématiquement perdants. Si nous voulons que renaisse notre France, et non qu’elle soit remplacée par une république islamique, nous n’avons d’autre recours que l’éradication de l’Islam de notre pays. Or l’Islam ne respecte que la force. C’est ce qu’il faudra faire comprendre à une majorité de Français, pendant la campagne référendaire.

Si le référendum est favorable à l’éradication, la France deviendra la cible économique de tout le monde musulman : plus de pétrole, plus de marchés. Mais la préservation de notre identité est à ce prix. C’est pourquoi le soutien d’autres démocraties occidentales sera primordial. Après quoi, ce sont elles qui nous suivront…

http://www.les4verites.com/Contre-l-islamisation-la-methode-forte-2934.html


[Fréderic Joignot –  Le Monde – 26/05/2012]

Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : « On est la nouvelle droite ! C’est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini. »Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l’immigration et l’islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d’alternance. Il se prépare à affronter l’UMP en multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d’entre elles.

Ce succès de l’extrême droite, sa conversion en une « droite nationale » rejetant, au moins en paroles, « les formes de xénophobie, de racisme et d’antisémitisme », tout en faisant de la lutte contre l’immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l’Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l’Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd’hui les 5 % des suffrages, quand ils n’atteignent pas 25 %.

Selon le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, ces formations incarnent l’émergence d’une « nouvelle droite radicalisée ». Leurs programmes oscillent entre deux philosophies très différentes qui s’opposent sur l’économie et les moeurs. Certains, comme le FN, prônent un « nationalisme social », explique Dominique Reynié, de la Fondation pour l’innovation politique. Ils sont eurosceptiques, contre la monnaie unique, ils critiquent la mondialisation, s’en prennent au capital, disent défendre les sans-grade. D’autres, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilders, aux Pays-Bas, défendent un « libéral populisme », constate Jean-Yves Camus. Ils défendent l’Europe, le libéralisme, la laïcité et la liberté des moeurs.

Tous ces partis, cependant, comme le constate le politologue autrichien Anton Pelinka, se retrouvent sur un point : une critique virulente de l’islam et du multiculturalisme. Ils « jouent démagogiquement la carte qui consiste à dénoncer l’immigration musulmane pour rallier les perdants de la mondialisation ».

Le plus radical est Geert Wilders (16 % des voix aux législatives de 2010, aux Pays-Bas) qui considère l’islam non comme une religion mais comme « une idéologie fasciste », homophobe, profondément sexiste. Dans son film Fitna(« Discorde » en arabe), il compare le Coran à Mein Kampf – ce qui lui a valu d’être interdit de séjour au Royaume-Uni – et appelle les musulmans d’Europe à abjurer leur foi. Il préconise l’arrêt de toute immigration ainsi que l’expulsion des Pays-Bas de tout musulman coupable de délit. (suite…)


Ce qui est amusant, dans cette paranoia fabriquée à partir du « cyber-djihad » c’est que tout le monde semble ignorer (ou feint de l’ignorer) que les islamistes radicaux ne font qu’utiliser des méthodes déjà largement utilisées dans les mouvements révolutionnaires depuis 300 ans.

« Documenter par l’image les atrocités de l’ennemi » ou bien « sensibiliser une population radicale » afin de « créer des sphères de sympathisants » (du temps du Ministre de l’Intérieur Marcellin, on parlait de « mouvance »), pendant la Guerre d’Espagne, Robert Capa ne faisait rien d’autre. Ce sont les théories de Gramsci bien appliquées… voire du Karl Rove, le spin doctor de la Maison Blanche sous G.W. Bush. La seule chose qui change c’est la medium de diffusion massive qui est à leur disposition.

Tout le monde s’excite sur les sites djihadistes alors que les médias néo-cons nous livrent chaque jour, dans nos lucarnes, une propagande pur jus cent fois plus efficace… et nettement plus meurtrière ! Combien de gens ont été tués à cause de Ben-Laden ? Combien de gens ont été tués à cause de George Bush ? (greg)

[Owni – Pierre ALONSO – 30/05/2012]

22 mars. Mohamed Merah abattu par les hommes du Raid, Nicolas Sarkozy fait une déclaration depuis l’Elysée : la consultation de “sites internet qui font l’apologie du terrorisme” sera dorénavant sanctionnée. Un projet de loi a depuis été déposé au Sénat. Le cyberjihadisme fait une entrée fracassante dans l’agenda politique et médiatique.  Owni a voulu recueillir l’analyse d’un magistrat familier de ces affaires. Marc Trévidic est juge d’instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de grande instance de Paris, seule juridiction compétente en matière terroriste. Il s’est spécialisé sur les dossiers jihadistes en plus de quelques autres gros dossiers (Karachi, Rwanda, moines de Tibéhirine). Il revient ici sur l’utilisation d’Internet par les jihadistes, le cyberjihadisme ou “jihad médiatique”, nouvel avatar de la menace terroriste selon les acteurs politiques.

Comment a émergé le cyberjihad ? Est-ce, comme certains l’analysent, lié à la perte du territoire afghan en 2001 qui a entraîné un repli des jihadistes sur une autre base arrière ?
Le conflit irakien a surtout servi de déclencheur, plus que la perte de l’Afghanistan en 2001. Les jihadistes ont très vu perçu le profit qu’ils pouvaient tirer du réseau. D’abord, l’intervention anglo-américaine était illégitime du point de vue du droit international public. Ensuite, ils ont pu utiliser les exactions commises par l’armée américaine, comme àAbou Ghraïb par exemple. Des brigades, armées de caméra, cherchaient à obtenir ce genre d’images pour les diffuser ensuite sur Internet. Le début du cyberjihad commence donc plus avec l’Irak qu’après la chute du régime Taliban. En Irak, le djihad était mené à 100%, dans les villes et sur Internet.
Quel est le rôle du cyberjihad ?

Le principal objectif est la diffusion de la propagande, puis le recrutement. Lors du conflit irakien, les jihadistes menaient un double conflit majeur, à la fois contre les soldats de la coalition anglo-américaine et contre les chiites. Ils avaient donc besoin de beaucoup de troupes et de chairs fraiches.

Dominique Thomas, chercheur spécialisé sur les mouvements islamistes radicaux, parle de la volonté de créer des sphères de sympathisants, plutôt que de recrutement. L’idée est de sensibiliser une population radicale. Au sein de cette population peut émerger un candidat au jihad. C’est une guerre de l’information, les cyberjihadistes parlent souvent de“réinformation”. Le volet recrutement existe aussi, pour envoyer des gens sur le terrain faire le jihad.
“Les loups solitaires”, entièrement isolés, formés sur Internet, existent-ils ?

Dans toutes les affaires que je connais, les protagonistes sont toujours en contact avec d’autres. Ils rencontrent d’autres jihadistes, se connaissent entre personnes de la même mouvance. Je n’ai pas connaissance de cas de terroriste islamiste entièrement isolé. C’est un petit milieu ! Tout le monde se connait.

Cyberjiadhistes et jihadistes sont-ils les mêmes personnes ? Ont-ils des profils différents ?

Tous sont cyberjihadistes. Le passage à l’acte, les départs sur zones sont extrêmement minoritaires. La radicalisation est progressive : la radicalité des jihadistes varie selon leur situation. Ils ne tiennent pas les mêmes discours avant le départ, pendant leur séjour sur zones et à leur retour. Le jihad n’a pas attendu Internet. Dans les années 1990, les filières d’acheminement de combattants en Afghanistan se développaient sans utiliser Internet.

Le milieu des années 2000 semble être l’apogée des sites liés au jihad. Certains étaient très connus, comme Minbar ou Ribaat, et des figures proéminentes s’en occupaient, notamment Malika El Aroud et son mari Moez Garsallaoui. 
Le nombre de sites a explosé après la guerre en Irak. L’utilisation d’Internet s’est codifiée. Le Global Islamic Media Front est chargé de contrôler et d’authentifier le contenu diffusé sur les sites avec le label d’Al-Qaida. Mais la vivacité des sites dépend du contenu qui arrive du terrain. La concurrence entre les sites crée de l’émulation. C’est la loi de la concurrence ! De cette émulation naît de la radicalité. Les sites apparaissent, se multiplient avec le conflit irakien et deviennent de plus en plus radicaux dans la propagande qu’ils diffusent.

Internet apparaît dans presque toutes les affaires, comme moyen de communication entre les jihadistes. Jusqu’à maintenant, un caractère opérationnel était toujours observé dans ces échanges. L’aide matérielle est présente dans toutes les affaires.

Le projet de loi présenté par l’ex gouvernement [Fillon], changerait ce principe en pénalisant la consultation de sites terroristes.

Il faudra définir la liste des sites terroristes, ceux qui posent certains problèmes. La définition repose sur le trouble grave à l’ordre public à même de semer la terreur [Définition des actes terroristes dans le code pénal français, NDLR]. Il faudrait plus généralement poser la question de l’influence des images violentes diffusées à la télévision ou sur Internet. Ce n’est pas parce qu’une personne joue à Call of Duty 4 ou 5 qu’elle va devenir folle et tuer des gens ! Le passage à l’acte à cause de jeux vidéo violents est marginal, si marginal qu’aucun enseignement ne peut être tiré à cette marge.

Le cyberjihadisme, dans son volet de propagande, doit-il sortir du champ de l’antiterrorisme ?

Comme je l’ai signalé à l’occasion de mon audition au Sénat, l’utilisation de la qualification terroriste, et des moyens afférents, a explosé, souvent à mauvais escient. Il y a deux problèmes différents : sensibiliser la population au risque de la violence diffusée notamment sur Internet d’une part, et lutter contre les actes terroristes d’autre part.

http://owni.fr/2012/05/30/marc-trevidic-le-jihad-na-pas-attendu-internet/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Owni+%28Owni%29


C’est fou comme ces pubs paraissent anodines… nous avons tellement intériorisé le sexisme que cela ne nous choque plus. Sauf si on applique le « test du rabbin » (remplacez le terme « woman » par le terme « juif » et voyez si cela vous choque)…


[Les Desobeissants 10/04/2012]

Comme vous le savez, nous sommes des centaines et des centaines, dans toute l’Europe, à avoir pris nos billets pour Tel Aviv le 15 avril, afin de manifester notre solidarité avec le peuple palestinien et avec les Israéliens qui se battent contre la colonisation. Le 8 juillet dernier, nous étions près de 500, déjà, sur la même opération, mais Israël avait réussi à contraindre les compagnies aériennes à débarquer une partie d’entre nous, à l’aéroport de départ. Seuls 120 participants avaient pu atterrir à Tel Aviv, où ils avaient immédiatement été mis en prison. Pour le simple fait d’avoir voulu le plus légalement du monde se rendre en Palestine occupée…

Ce dimanche, nous serons beaucoup plus nombreux. Mais Israël va chercher encore à bloquer le maximum de gens : ils cherchent déjà les noms des participants, avec l’aide, d’ailleurs, du gouvernement Français, qui nous les a tout simplement demandé !!! En vain naturellement…

Du coup, nous avons besoin de monde dans les différents aéroports concernés par des vols pour Tel Aviv : Toulouse, Nice, Marseille, Genève, Bâle, Bruxelles, Paris, etc. Même des petits aéroports sont concernés, pour des vols indirects vers Israël.

Si vous habitez près d’un aéroport, et / ou si vous voulez nous aider à réussir cette action de désobéissance internationale, rejoignez nous à l’aéroport ! Si on nous laisse partir, vous ne ferez rien. Si on ne nous laisse pas partir, vous nous aiderez à le faire savoir et le faire payer à ceux qui se seront rendus complices du colonialisme. La presse sera là, bien entendu.

Nous pouvons organiser votre transport vers l’aéroport dans certaines villes. Inscrivez-vous auprès de nous pour dimanche matin. Merci !!!

Contact: xavier@desobeir.net   — www.desobeir.net


Affaire Merah : l’avocate du père dit avoir des vidéos prouvant « la liquidation » du tueur par le RAID

[Le Monde – 07/04/2012]

Me Zahia Mokhtari, l’avocate mandatée par le père de Mohamed Merah pour porter plainte contre le RAID, a affirmé dimanche 1er avril à Alger, détenir des preuves de « la liquidation » du tueur de Toulouse par les autorités françaises. Elle a évoqué « deux vidéos identiques de 20 minutes chacune dans lesquelles Mohamed Merah dit aux policiers ‘pourquoi vous me tuez’ ou ‘je suis innocent' ».

Me Mokhtari, qui dit avoir reçu les vidéos de la part de « personnes au coeur de l’événement, qui voulaient que la vérité éclate », a précisé qu’elle en réservait la « divulgation » à la justice française et insisté sur leur authenticité. Dès le lendemain de la mort de Mohamed Merah, le RAID avait au contraire affirmé avoir « donné sa chance jusqu’au bout » au tueur réfugié dans son appartement.

« MANIPULÉ ET UTILISÉ »

Selon l’avocate, « Merah a été manipulé et utilisé par les services français et a ensuite été liquidé pour que la vérité ne voie pas le jour ». Elle n’a pas souhaité donner plus de détails sur cette dernière affirmation. Le fait que Merah ait travaillé avec les autorités françaises a été fermement démenti par Bernard Squarcini patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Lire notre décryptage : « Ce que la DCRI savait de Mohamed Merah, petite frappe ‘bizarre' »

Lors de cette conférence de presse, l’avocate a indiqué qu’elle remettrait à la justice française « une première liste de trois noms, ceux d’un responsable des services français et de deux autres personnes de nationalités différentes qui ‘travaillaient’ avec Mohamed Merah pour qu’elles soient entendues dans cette affaire ».

Le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité commenter ces informations. La demande d’audition des chefs du renseignement français, notamment M. Squarcini, par la commission pour le contrôle de l’application des lois du Sénat a été refusé par le gouvernement au cours de la semaine.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/04/01/affaire-merah-l-avocate-du-pere-dit-detenir-des-videos-prouvant-la-liquidation-du-tueur_1678804_3224.html


[Avi PATZMAN – Brooklyn Free Post – 21/01/2012 – Trad. Dov Lerner]

Pendant des mois, à Manhattan et à Brooklynn, les résidents juifs ont vécu dans la peur des « attentats anti-sémites ». Des portes de garage de résidents juifs ont été décorées de croix gammées et de menaces, des écoles juives et des yeshiva ont été vandalisées, des slogans antisémites ont été peints sur les murs de divers bâtiments. Des habitants juifs ont même reçu des menaces de mort sur leurs répondeurs…

En décembre, lors d’une réunion du comité de quartier de Milwood, les habitants ont non réclamé plus de protection policière mais aussi des mesures plus violentes contre le « militantisme musulman grandissant »… car, il ne faisait aucun doute pour personne: ces attentats sont l’oeuvre de musulmans fanatiques. « Il faut chasser ces gens de nos rues, fermer leurs mosquées qui sont des centres de prédication de la haine » a expliqué Haim Moser, responsable d’une yeshiva dans le quartier.

Parmi les membres du comité de quartier, plusieurs personnes ont tenu des propos fortement pro-Israël et anti-Arabe, critiquant la politique de Barack Obama vis à vis d’Israël (« voilà ce qui arrive quand on envoie des messages d’encouragement aux terroristes et qu’on refuse d’aider Israël ») ou encore appelant les habitants à « quitter les Etats-unis pour la sécurité de l’Etat Juif, avant qu’il ne soit trop tard. En Israël, on sait comment s’occuper des Arabes ».

Parmi les plus virulents, il y avait un certain David Haddad, 56 ans, membre militant de la communauté juive locale. Il n’est pas un inconnu dans le quartier et ses idées sionistes sont bien connues. A plusieurs reprises, lui et son groupe disaient qu’il fallait « réveiller la communauté et entretenir la pression, pour rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur Israël ».

C’est lui que la police a arrêté en début de semaine, l’ayant identifié comme étant l’auteur des menaces antisémites proférées contre des habitants du quartier, mais aussi comme étant la personne ayant peint des croix gammées et des slogans antisémites sur les murs du quartier…

Rien n’a changé, depuis l’incendie du Reichstag. Les fascistes, qu’ils soient nazi ou juifs, utilisent toujours le mensonge pour faire croire que leurs peurs sont réelles… et quand il s’agit de démoniser les Arabes, les juifs racistes sont les champions. On attend de voir ce que va dire la communauté à propos de Haddad, ou bien le communiqué de la Anti Defamation League, toujours si prompte à crier au loup et à faire taire les voix pro-Palestiniennes…

 


Une personne née en Italie = un ITAL-ien, une personne habitant en Ile-de-France, un FRANCIL-ien, un Français de souche ? Un « SOUCHE-ien » et non pas un « sous-chien » comme le connards d’extrème droite veulent nous faire croire. Les clébards n’ont rien à voir là-dedans…





« Souchiens », relaxe de Houria Bouteldja. 



par PIR – 26/01/2012


Houria Bouteldja, porte-parole du PIR, a été relaxée des accusations de racisme « anti-blancs » dont elle a fait l’objet à la suite d’une plainte déposée par l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française (AGRIF), une association partie prenante de la mouvance nationaliste-chrétienne d’extrême-droite, dirigé par Bernard Antony, un ancien responsable du Front national.

Le Tribunal devait statuer sur le caractère « raciste » prêté par cette association au néologisme « souchiens » employé par Houria Bouteldja lors d’une émission de France3 en juin 2007 pour désigner les Français de souche.

Reprenant un certain nombre d’arguments développés avant lui par Marianne, Eric Zemmour, le président de SOS Racisme Dominique Sopo, le Bloc identitaire, Riposte laïque ou encore Alain Finkielkraut, Bernard Antony a prétendu lors du procès que notre porte-parole entendait en réalité injurier les « vrais » Français en les traitant de manière plus ou moins masquée de « sous-chiens ».

Une extrapolation parfaitement gratuite comme nous l’avons signifié maintes et maintes fois et sur laquelle il n’est plus besoin de revenir.

Le tribunal de Toulouse a en effet relaxé Houria Bouteldja, renvoyant tous ceux, de droite comme de gauche, qui avait tenté de discréditer le PIR par des accusations infamantes à leurs élucubrations désormais vaines. C’est pour nous une victoire importante. Non pas parce que la Loi aurait le dernier mot et le mot juste mais parce que la décision prise à Toulouse témoigne que les arguments racistes tels que ceux formulés par l’AGRIF sont encore loin de faire l’unanimité en France. C’est pour nous une victoire importante parce qu’elle montre également que les batailles que nous avons menées, avec d’autres organisations antiracistes, peuvent porter leurs fruits.

C’est une victoire importante aussi parce que la relaxe de Houria Bouteldja est une gifle donnée à tous ceux qui se prétendent antiracistes, qui défendent les droits humains et la liberté d’expression quand il s’agit de Charlie-Hebdo, et qui pourtant n’ont pas jugé bon de défendre notre sœur, prise pour cible par l’extrême-droite sur la base d’accusations fallacieuses. Nous saisissons cette occasion pour remercier par contre toutes celles et ceux et ils furent nombreux qui ont exprimé leur solidarité avec Houria Bouteldja et se sont battus avec nous.

C’est une victoire importante, enfin, parce que, au-delà de la personne de Houria Bouteldja et de notre parti, le PIR, l’enjeu de ce procès du point de vue de nos adversaires était non seulement de faire prohiber l’utilisation du néologisme « souchiens » mais surtout de légitimer la notion de « racisme anti-blancs » qui permet aux racistes d’inverser les relations réels de pouvoir et de prendre la posture de victimes. Le discours du « racisme anti-blancs » est ainsi de plus en plus utilisé depuis la révolte des quartiers en novembre 2005 pour stigmatiser les résistances des populations issues de l’immigration et des quartiers. Selon ce point de vue, la lutte contre le racisme aurait pour conséquence le développement d’un « racisme anti-blancs » qui serait la véritable menace qui pèse sur la « cohésion sociale » de ce pays. Grâce à notre détermination à ne pas reculer sur l’utilisation du terme « souchiens », le soutien dont nous avons bénéficié et la décision prise par le tribunal de Toulouse, l’arme raciste du « racisme anti-blancs » s’est enrayée. Nous ne pouvons que nous en féliciter.

Ce n’est cependant qu’une première bataille de gagnée. Nos adversaires ne rateront pas une occasion pour imposer la notion de « racisme anti-blancs » dans le langage politique et discréditer nos résistances. Nous saurons, quant à nous, rester vigilants.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1573


Pendant ce temps là, les colonies illégales du gouvernement israélien sont tolérées et même encouragées…

[Dov Lerner – ISM – 03/12/2011]

Ceci se passe cette semaine dans le village de Um Fagarah au sud d’Hébron. L’armée israélienne est venue détruire deux maisons, une mosquée, une grange et une structure abritant un générateur. Le prétexte : pas de permis de construire, comme dans 72 % des territoires palestiniens placés en Zone C depuis les fameux « accords d’Oslo ».

On voit ici 2 jeunes filles obligées à s’agenouiller par les soldats israéliens puis aspergées de gaz lacrymogène et arrêtées, tandis que l’armée refuse de répondre à quelqu’un qui ne cesse de demander « Mais pourquoi vous les emmenez ? », et le menace de lui confisquer son passeport.

Dans toutes ces régions de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, plus de 90 % des demandes sont ignorées ou refusées. Les Palestiniens sont donc obligés de construire sur leurs terres sans permis israélien. Alors ils se font exproprier après destruction de leurs biens : écoles, cliniques centrale solaire, mosquées, puits, abris pour les animaux… et privation de tout accès à l’eau et l’électricité.

Et pendant ces démolitions, la colonisation s’accélère, comme le confirme un rapport de l’ONU. Nos gouvernements financent avec notre argent différents projets qui sont ensuite détruits par Israël sans qu’aucune sanction soit prise, bien au contraire.

Réagissons !

  •  Par l’amplification de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
  •  par l’organisation de campagnes citoyennes massives et non violentes comme la prochaine mission « Bienvenue en Palestine » du 15 avril prochain. Informez-vous sur le site http://www.bienvenuepalestine.com. Contactez-nous à contact@bienvenuepalestine.com

C'est quand même plus vendeur comme gueule que celle d'Ousama Ben Laden, non ?

Anders Behring Breivik: jeune, beau, blond et large d’épaules, une tête à figurer sur les posters dans les chambres des adolescentes… sachant manier le pistolet automatique avec maestria (90 jeunes abattus en moins d’une heure, c’est mieux que Columbine)… et chrétien nationaliste anti-islam en plus : va falloir changer nos préjugés de journaliste dis-donc !  It’s back to Oklahoma City, boys !  Y à pas dire, Ben Laden est VRAIMENT mort…

Allez les mecs de Riposte Laïque, qu’attendez vous pour adopter Anders ? Ca vous a une autre gueule que celle de constipé qu’affiche Pierre Cassen en permanence, non ?

Mise à jour: trois heures plus tard, il avait déjà sa page Wikipedia.. ça traine pas dis-donc :  http://en.wikipedia.org/wiki/Anders_Behring_Breivik

Commentaire d’un pote palestinien : Quand c’est un arabe qui fait un truc comme ça, tout le monde est d’accord pour aller bombarder un quelconque pays  où il y a des basanés histoire de « leur donner une leçon ». Quand c’est un blanc qui fait ça, tout le monde lève les bras au ciel et dit « Ca devait être un fou solitaire… »

Oslo : un « fondamentaliste chrétien » ?

[Europe 1 – 23 juillet 2011 à 09h57]

PORTRAIT – Le suspect dans la double attaque de vendredi aurait des opinions hostiles à l’islam.

On commence à en savoir un peu plus sur le profil l’homme suspecté d’être à l’origine de la double attaque à Oslo et dans ses environs vendredi. Anders Behring Breivik, 32 ans serait un « fondamentaliste chrétien », a indiqué la police norvégienne samedi.

Hostile à l’islam ?

Sur la foi des informations qu’il a postées sur Internet, l’homme, un Norvégien « de souche » âgé de 32 ans, est un « fondamentaliste chrétien », a dit un responsable de la police. Les éléments postés par le suspect sur Internet laissent penser qu' »il a certains traits politiques penchant vers la droite et antimusulmans mais il est trop tôt pour dire si cela a été un motif pour son geste », a déclaré le commissaire de police Sveinung Sponheim à la télévision publique NRK.. L’homme aurait des opinions hostiles à l’islam, avait annoncé un peu plus tôt la police norvégienne, sans toutefois révéler ses mobiles.

Certains médias norvégiens avaient auparavant décrit Anders Behring Breivik comme étant proche des milieux d’extrême-droite. Sur son profil sur Facebook, l’homme à la chevelure blonde mi-longue se décrit comme « conservateur », « chrétien », célibataire, intéressé par la chasse et par des jeux tels que « World of Warcraft » et « Modern Warfare 2 ».

Responsable des deux attaques

La police norvégienne a annoncé samedi qu’elle tenait un suspect pour responsable des deux attaques sanglantes perpétrées la veille à Oslo et dans ses environs, sans toutefois exclure de nouvelles arrestations.
« Nous avons trouvé des raisons pour le tenir responsable des deux épisodes », a déclaré lors d’un point de presse un responsable de la police, en référence à l’explosion d’une bombe vendredi près du siège du gouvernement norvégien suivie d’une fusillade dans un rassemblement de jeunes sur une île près d’Oslo.

http://www.europe1.fr/International/Oslo-un-fondamentaliste-chretien-640273/


[Greg, sur l’intranet IES, à deux heures du mat’ – 08/06/2011]

Les alertes du « Monde » me l’ont annoncé cette nuit:   Le Brésil libère l’ex-activiste Cesare Battisti

(Le dictionnaire me dit: Activiste, une personne dont l’engagement politique privilégie l’action directe, pouvant aller jusqu’à braver la loi.)

Comme je suis un mauvais esprit, je me pose la question:

Que signifie le choix du mot « activiste » par la voix du pouvoir ? Pourquoi Battisti est un « activiste » tandis que d’autres (qui ont fait la même chose que Battisti) ne le sont pas

Cesare Battisti est un petit délinquant qui a fait sa formation politique en prison dans les années 60 et est accusé (ce qu’il nie) d’avoir commis des attaques à main armées ainsi que d’être impliqué dans quatre assassinats. Pour la presse il est un activiste.

Rachid Ouazzani est un petit délinquant qui a fait sa formation politique en prison dans les années 90 et qui est accusé d’avoir commis des attaques à main armée pour financer le soutien à la lutte armée pro-Taliban en Afghanistan: pour la presse il est un terroriste islamiste.

Tom Morel avait rassemblé une centaine de combattants armés sur le Plateau des Glières pour attaquer le campement de police d’Entremont: pour la presse (et pour l’histoire) il est un prestigieux combattant de la Résistance

Julien Coupat avait rassemblé une dizaine d’amis dans une communauté à Tarnac, il est  accusé (ce qu’il nie) d’avoir posé des grappins sur les caténaires SNCF : pour la presse il est un militant radical voire un terroriste et le « Groupe de Tarnac » est une dangereuse pépinière terroriste, un groupe anarchiste ultra-violent, voire une épicerie tapie dans l’ombre (sic).

Les combattants irakiens ou afghans posent des IED sur le passage des patrouilles de l’armée US : pour la presse ils sont des terroristes ou des insurgés. Pour Nicolas Sarkozy et Gérard Longet ils sont la première ligne de front du terrorisme international qui menace toute la planète

Menachem Begin a fondé et dirigé une groupe armé clandestin qui a assassiné des dizaines de personnes et organisé un attentat meurtrier dans un hôtel de Jérusalem. Il a été condamné à mort par contumace par la justice britannique: pour la presse il est l’ancien président israélien. Aucun livre d’histoire occidental n’utilise le terme terrorisme pour parler de l’Irgoun ou du Groupe Stern. Au pire on parlera d’actions violentes.

Osama Bin Laden est accusé (ce qu’il nie) d’avoir planifié les attentats du 11-septembre qui ont coûté la vie à 3 000 peresonnes: pour la presse il est un exalté religieux sanguinaire, le plus grand terroriste de l’histoire des Etats-unis ou bien l’Axe du Mal

George W. Bush a planifié et dirigé l’invasion de l’Irak qui a couté la vie, directement, à près de 80 000 personnes et déclenché un conflit qui a tué plus d’un million de personnes et détruit les existences de millions d’autres civils innocents: pour la presse il est l’ancien président des Etats-unis.

Ratko Mladic a dirigé l’armée serbe lors de la guerre de Bosnie et est accusé d’avoir massacré des civils: il a été extradé vers le tribunal de La Haye pour y être jugé comme criminel de guerre. Pour la presse il est le boucher des Balkans.

Hashim Thaci a dirigé le mouvement de résistance armée albanais au Kosovo, il est accusé d’être un trafiquant de drogue, un braqueur de banques,  d’avoir massacré des civils, torturé des combattants ennemis et même (ce qu’il nie) avoir organisé un traffic d’organes prélevés sur des prisonniers assassinés pour l’occasion. Pour la presse il est le premier ministre kosovar.

On vous parle tout le temps de la menace du fondamentalisme musulman ou du fanatisme sanguinaire des barbus. Si vous regardez l’histoire du XXè Siècle vous remarquerez que les plus grands massacreurs étaient glabres ou portaient la moustache et avaient reçu une éducation chrétienne : l’Empereur Guillaume, Mussolini, Hitler, Staline, Churchill, Bush, Blair… aucun d’entre eux n’était barbu. Et aucun d’entre eux n’était musulman. Pourtant la presse ne vous parle jamais de la menace chrétienne blanche.

Peut-on imaginer lire, dans un journal français, que Georges W. Bush est un activiste voire un terroriste (parmi les plus grands de l’histoire du Moyen-Orient) ou encore un exalté religieux sanguinaire ? Ou entendre parler « d’actions politiques violentes menées par des activistes afghans contre l’armée d’occupation étrangère dans leur pays ? ». Peut on imaginer un jour voir Tony Blair et George W. Bush et Donald Rumsfeld être mis dans un avion pour le TPI de La Haye ? Peut-on imaginer lire un jour dans la presse que George W. Bush est le boucher de l’Euphrate  ?   Quelqu’un s’interrogera-t-il un jour sur la menace que fait peser sur la stabilité de la région l’arsenal nucléaire états-unien, britannique ou israélien — largement supérieur à la bombinette hypothétique que Ahmadinejad est supposé vouloir fabriquer. Verra t’on un jour des politiques occidentaux appeler à des frappes militaires contre le complexe militaro-industriel israélien de Dimona plutôt que contre le complexe nucléaire de Natanz en Iran ?

Oui ? Non ? Expliquez moi pourquoi ? (ça ferait un bon sujet pour le bac de philo, non ?)


On va pas se plaindre que – pour une fois – les USA dégomment des dictateurs ou bien poussent à la roue pour les dégommer. Le problème c’est de savoir où cela va s’arrêter. Car si on peut déclencher une « révolution Orange » ou bien une « révolution de Jasmin » pour provoquer un changement politique dans un pays, on peut aussi se servir des mêmes outils pour dégommer un gouvernement qui ne se conforme pas aux intérêts américains.

En 1972, la CIA a déclenché une grève des camioneurs et chauffeurs de bus pour faire tomber le gouvernement Allende au Chili qui avait nationalisé les mines de cuivre.

En 1972, alors que les USA avaient besoin de l’Australie comme base arrière pour le Vietnam, l’élection des travaillistes de Edward Gough Whitlam, opposés à la guerre, avait déclenché une campagne d’opinion pilotée directement par Henry Kissinger à Washington, pour faire tomber le gouvernement et le remplacer par des « amis des USA ».

La manipulation, c’est un fusil qui peut aussi partir dans l’autre sens…

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n°315 – Mai 2011]

Quelques semaines après les « révolutions de jasmin » dans plusieurs pays du Maghreb, du Machrek, du Proche et du Moyen Orient, on commence à en savoir plus sur ce que nombre subodoraient : à savoir les interventions clandestines américaines dans le déclenchement (nullement spontané mais bien plutôt provoqué) de ces événements (cf. par exemple F&D 310, Le Manuel des émeutiers égyptiens) par le biais d’agents bien placés, de la formation de relais d’opinion et de l’utilisation des réseaux sociaux du type Facebook ou Twitter.

À la mi-avril, les médias révélaient, après des déclarations stupéfiantes de Michael Posner, sous-secrétaire d’État américain aux droits de l’homme, que l’administration fédérale américaine avait dépensé, depuis deux ans, 50 millions de dollars au développement de technologies visant à rendre anonymes les activistes pro-américains, avec des séances de formation pour plus de 5 000 militants.

Il indiquait que l’une d’entre elles avait été organisée six semaines auparavant (donc à la mi-février) dans un pays du Proche-Orient non précisé avec des « cyber-activistes » venus de Tunisie, d’Égypte, de Syrie et du Liban. il s’agissait donc bien d’une véritable armée clandestine payée et entraînée par les services secrets américains.

Comme l’indiquait par exemple La Correspondance de la presse (11 avril),

« les États-Unis, convaincus du rôle de la démocratie numérique, enseignent à des milliers de militants des droits de l’homme “à jouer au chat et à la souris” avec les régimes autoritaires sur l’internet et avec leurs téléphones portables. L’administration américaine aide notamment les militants à accéder aux technologies leur permettant de contourner les blocages du Web par les États, à sécuriser leurs textos et leurs messages vocaux et à empêcher les cyber-attaques contre leurs sites […]

Des responsables du département d’État ont expliqué qu’une des technologies en cours de développement, baptisée “signal d’alarme”, permettait aux militants d’effacer les listes de contact de leurs téléphones portables au cas où ils seraient arrêtés. Le département d’État a indiqué qu’il avait déjà financé des sociétés privées, la plupart américaines pour développer une dizaine d’outils destinés à contourner la censure mise en place par certains gouvernements. »

On apprenait aussi à cette occasion que l’un de ces outils avait été « très utile en Iran » et qu’il « se propageait partout au Moyen-Orient ».

Il s’agissait en fait de la confirmation des révélations du groupe Anonymous qui avait affirmé, à la mi-mars, que l’US Air Force avait mis au point (via les sociétés Booz Alen Hamilton et Ntrepid) un logiciel permettant la collecte et la diffusion d’informations sur des réseaux sociaux, avec la création et la gestion de multiples fausses identités numériques immergées dans des réseaux comme Facebook.

Ces manipulations s’inscrivaient dans des programmes plus anciens de manipulation des esprits, telle la chaîne de télévision Barada TV, installée à Londres et diffusée en direction de la Syrie, qui a été financée, selon des documents diplomatiques américains rendus publics par Wikileaks, à hauteur de 6 millions de dollars depuis 2006, via le fantomatique Mouvement pour la justice et le développement.

De même le New York Times révélait au même moment le rôle de pseudos ONG (organisations non gouvernementales) comme Freedom House, installée à Washington, le National Democratic Institute ou l’International Republican Institute, financées par l’État américain, dans « le financement et la formation des militants pro-démocratie dans la région » (NDA : Proche et Moyen Orient).

Il faudra bien un jour s’interroger sur l’irruption soudaine sur la scène publique d’« inconnus charismatiques, parfaitement formés aux meilleures techniques de la propagande (sanglots à l’appui en direct à la télévision) comme l’Égyptien Wael Ghoneim, directeur marketing de Google pour le Proche-Orient (et marié à une Américaine), à l’origine de la révolte lancée sur Facebook avec son groupe Nous sommes tous des Khaled Saïd.

http://www.faitsetdocuments.com


Les grands principes, c’est seulement quand c’est pour les autres… Quand on a un agenda politique dans la tête, alors toute communication doit aller dans le sens de cet agenda. Si celui qui commet le méfait est « un gars de notre camp », alors on tentera de le dédouaner, de salir la victime ou bien on gardera un silence géné… ça ne vous rappelle rien ? De la guerre en Yougoslavie à l’invasion de l’Irak, de « Plomb Durci » à Gaza aux « combattants de la liberté » au Nicaragua, à chaque fois les bien-pensants font le tri entre les causes.

[Oumma.com – 20/05/2011]
Sur I-télé, « L’œil d’Eric Brunet » vaut le détour ! L’essayiste et journaliste, qui n’y va pas par quatre chemins, donne un coup pied magistral dans la fourmilière des pleureurs grandiloquents, des courroucés triviaux, des conspirationnistes de salons, issus de la gauche caviar et ligués pour faire passer leur très cher ami et « homme providentiel » du socialisme français, DSK, pour un saint…

Passant en revue toutes les postures et remarques sidérantes, dédaigneuses et carrément abjectes, qui tournent à l’empoignade tellement gauloise – de BHL éructant « les journalistes français sont dégueulasses« , à Jack Lang qui a lancé « Il n’y a pas mort d’homme« , sans oublier la phrase de Jean-François Kahn «  une domestique a été troussée » – Eric Brunet s’en prend également à l’étonnant mutisme des féministes.

Se seraient-elles auto-bâillonnées, les Elisabeth Badinter, Elisabeth Lévy, Caroline Fourest, les NPNS, et toute la clique, si empressées d’ordinaire de défendre la dignité des femmes, surtout quand l’islam est en ligne de mire ?

L’affaire DSK, glauque et sordide, nous fait mesurer le gouffre culturel abyssal qui sépare la France des Etats-Unis, les uns parlant de gaudriole quand la justice américaine y voit un crime sexuel majeur, passible de 74 années de prison…

http://oumma.com/DSK-le-journaliste-Eric-Brunet


Note de L&I aux talibans de la pensée: oui, oui, nous savons qui est Christian Bouchet et nous nous sommes bien lavés les yeux avec du désinfectant après avoir visité le site Vox NR 😉

[Christian Bouchet – VoxNR – 04/04/2011]

Bien rares sont, en France, ceux qui connaissent ne serait-ce que le nom de Parag Khanna. Et pourtant ce trentenaire est sans doute actuellement le géopoliticien le plus écouté à Washington et son dernier livre, How to Run the World?, pourrait bien expliquer tant l’intervention occidentale en Libye que certaines décisions américaines récentes en Irak et les troubles qui agitent actuellement le Machrek.

Né en 1977 dans une petite ville du Nord de l’Inde, ayant acquis la citoyenneté américaine par naturalisation, Parag Khanna a fait un parcours sans faute de surdoué jusqu’à devenir un intellectuel organique de l’hyper-classe nomade et sans racines. Après des études de relations internationales à l’université de Georgetown et un doctorat à la London School of Economics effectués grâce à des bourses de plusieurs fondations yankees, notre homme est engagé, à seulement vingt-deux ans !, comme analyste par le Council on Foreign Relations. Cette première expérience décide de toute sa carrière et Parag Khanna n’a jamais cessé depuis d’être un analyste et un consultant pour des think tanks et des ONG mondialistes. Ainsi sera-il successivement employé par le Forum mondial économique de Genève et par la Brookings Institution où il aura en charge la prospective concernant la « gouvernance globale ». Il quittera ce poste pour devenir conseiller en géopolitique de l’United States Special Operations pour l’Irak et l’Afghanistan en 2007 avant d’intégrer l’équipe de campagne de Barack Obama comme conseiller pour les relations internationales.

En parallèle Parag Khanna, par ailleurs devenu membre de la direction du Council on Foreign Relations, sera aussi un des animateurs des Independent Diplomat, une ONG dont une des fonctions est de « fournir des diplomates free-lances à des États non-internationalement reconnus ». À ce titre, il jouera un rôle dans l’accession à l’indépendance du Kossovo, ainsi que dans l’évolution de la situation diplomatique du Somaliland, de la république turque de Chypre et du Sahara occidental. Dans le même temps, il publia The Second World: Empires and Influence in the New Global Order où il annonçait un monde dominé par trois grandes puissance – les USA, la Chine et l’Europe – rivalisant entre elle pour le contrôle des ressources de la planète.

Ces multiples activités et engagement firent que, toujours en 2008, le magazine Esquire le cita parmi les soixante-quinze personnalités les plus influentes au monde et que le mensuel libertarien Wired l’inclut, quant à lui, dans sa liste des quinze hommes de l’année. En 2009, c’est le Forum mondial économique de Genève qui le distingua en le nommant Young Global Leader…

En janvier 2011, l’éditeur Random House a publié son deuxième livre : How to Run the World? Parag Khanna y explique comment le nombre d’État représentés à l’ONU devrait croître à court terme de manière très importante (passant de 200 à 300) par la remise en cause des accords diplomatiques qui ont décidé de la partition du Proche-Orient (accords Sykes- Picot de 1916) et de l’Afrique (traité de Berlin de 1884). De la nouvelle carte du monde devraient disparaître les États artificiels au profits de territoires uniformes d’un point de vue ethnique ou religieux.

Si l’hypothèse n’est pas réellement nouvelle et recycle beaucoup d’idées déjà présentes dans les diverses stratégies suivies ces dernières décennies par le Département d’État, elle a cependant l’avantage de les formaliser clairement. Quant à sa mise en œuvre, elle a débuté au Soudan avec sa partition et en Irak avec les diverses tentatives de le « libaniser » (voir notre article sur l’Assyristan dans Flash n° 54). Rien ne dit qu’elle ne va pas continuer avec un éclatement de la Libye, et pourquoi pas du Machrek tout entier comme l’ont évoqué très récemment aussi bien Aluf Benn, le chroniqueur diplomatique du quotidien israélien Haaretz, que Thomas Friedman, du New York Times, qui tous les deux évoquent l’explosion de la Syrie, de la Jordanie, de Bahrein et de l’Arabie saoudite, tandis qu’aux États-Unis certains lobbies soutiennent l’idée d’une possible autonomie pour les coptes d’Égyptes.

Dans l’immédiat cependant les avis sont très partagés parmi les officiels et nombre de diplomates et politiques, tant yankees qu’israéliens, freinent des quatre fers craignant que du renversement des gouvernements forts actuellement existants naisse un chaos politique et religieux similaire à la situation irakienne et plus dangereux que positif au final, tant pour la survie d’Israël que pour les intérêts de l’Oncle Sam.

Cela étant, dans The Second World Parag Khanna se fait aussi l’apôtre de la mega-diplomacy situation où la fonction diplomatique n’est plus l’apanage des États mais est prise en charge aussi par les ONG, les célébrités mondiales, les groupes activistes internationaux, etc. dans une optique qui ressemble comme deux gouttes d’eaux à la gouvernance mondiale… Tout ceci permet de comprendre que Parag Khanna n’est pas qu’un brillant agent de l’impérialisme américain, mais qu’il est aussi, comme nous l’annoncions précédemment, un intellectuel organique de l’hyper-classe. Cela a une conséquence : il défend des thèses qui sont favorables à celle-ci, même si elles peuvent nuire aux États-Unis – pays dont il n’a, somme toute, que la nationalité… – qui ne sont pas, à terme et comme l’Europe, à l’abri d’un éclatement sur des bases ethniques et qui ont eux aussi beaucoup à perdre de la montée de la notion de gouvernance.

http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFpEAuEkVpDDBoFzfN.shtml


Commentaire de Dov: Tout doucement, au sein du CRIF, la ligne outrancière pro-israël et anti-arabe à tout crin commence à susciter des oppositions. Certains vieux militants se sont souvenus de leurs racines BUNDistes et n’ont pas apprécié l’interdiction de parole de Stéphane Hessel à l’ENS ou encore les sorties racistes d’Eric Zemmour et d’Elizabeth Levy. Les silences des « grandes plumes juives » sur la révolution arabe, les compromissions de l’intelligentsia communautaire avec les dictateurs tunisiens, lybiens et égyptiens, la volonté affirmée publiquement d’une partie de la communauté juive française de voter pour Marine Le Pen, le succès en librairie du « Camp des Saints » de Raspail… tout cela met les vrais « Mensch » très mal à l’aise…

Comme le dit Hessel lui même: « Il souffle un sale petit vent sur la France… »

[Faits et Documents n°312 – Mars 2011]

Président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, l’ex-commissaire de police Sammy Ghozlan, boute-feu de la communauté juive
ultra, vient d’être suspendu pour trois mois du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France. Une décision rarissime de la part du Crif, qui sanctionne ainsi la diffusion de fausses nouvelles de sa part quant à la prétendue destruction d’une synagogue à El Hamma en Tunisie le 1er février (voir F&D 311).
L’intéressé, qui s’était déjà signalé en jouant un rôle en pointe dans la tristement fameuse « affaire du RER D », en 2004, est défendu par la Ligue de défense juive qui accuse le Crif d’être devenu « définitivement anti-juif ». (NdL&I= c’est vous dire l’extrémisme de ce groupuscule néo-nazi financé par le Ministère des affaires étrangères israélien)

http://www.faitsetdocuments.com


Tous – absolument tous – les articles de Morice sur Agoravox sont passionants à lire ! Prenez vous une bonne tasse de thé, décrochez le téléphone et savourez…. Morice, on t’adore !

[Morice – sur AgoraVox – 01/03/2011]

Il existait donc un Michael Headley bis…

… et il vient de se faire pincer au Pakistan, après une conduite assez extravagante qui ne cesse d’interpeller tous les observateurs. L’homme qui a été arrêté en effet à Lahore fin janvier dernier révèle en effet toutes les turpitudes des actions secrètes menées par la CIA et ses agents déguisés en mercenaires depuis des années dans le secteur. L’affaire Raymond Davis est en effet emblématique du jeu malsain entretenu dans une partie du monde qui est une pétaudière en puissance.

L’homme, après avoir tué de sang froid en pleine rue deux pakistanais qu’il estimait menaçants, et être l’auteur d’un troisième décès indirect quand un fourgon de l’ambassade s’est rué dans la foule pour venir l’en extraire est en effet aujourd’hui dans de beaux draps. Arrêté par la police locale, il a été obligé de reconnaître qu’il travaillait bien pour Xe, à savoir Blackwater, et que sa principale occupation, outre d’aller repérer les cibles des tirs de Prédators, consistait aussi à avoir des liens fort privilégiés avec des groupes terroristes tel le Lashkar-e-Taïba (*), celui-là même qu’avait rencontré à plusieurs reprises Michael Headley, très certainement lui aussi membre de la CIA, rapatrié en express, jugé de façon expéditive et condamné à la perpétuité… comme d’autres l’ont été auparavant, et dont on n’a plus aucune nouvelle depuis des années. Davis faisait effectivement le même travail que ce lui à qui on a imputé la responsabilité des attentats de Mumbaï : autrement dit, son arrestation par la police pakistanaise est à prendre très au sérieux. Ce que fait aussi l’administration d’Obama, qui multiplie les contacts de haut rang pour le sortir de ce pétrin. L’affaire Davis est tout simplement révélatrice, trop révélatrice dirons-nous. (suite…)


Et hop ! Encore un beau discours de Sarkozy qui passe à la poubelle…
Préparez vous à un second tour 2012 qui ressemblera à 2002… avec la complicité de Besson, Hortefeux et une partie de l’intelligentia arabophobe qui agite le spectre islamiste dans les médias…

… et le bouc émissaire « Les étrangers dehors » nous fera oublier que ce sont les financiers qui nous ont mis dans la misère, pas les Arabes. Mais c’est plus facile de taper sur les Arabes que de se coltiner Goldmann-Sachs et Wall-Street…

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n°303 – Janvier 2011]

Selon des sources internes, un tiers des membres de l’UMP serait déjà partisan d’un accord de désistement au second tour avec le FN pour le candidat arrivé en tête au premier tour aux élections législatives. Ce qui explique la discrétion, pour ne pas dire plus, de Jean-François Copé face à la montée en puissance de La Droite populaire (Christian Vanneste, Jacques Myard, Thierry Mariani, etc.), qui regroupe déjà près d’une cinquantaine de députés UMP.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est sans doute l’un des ministres UMP les plus réalistes. Selon Le Canard enchaîné, il aurait déclaré en privé :

« Le Front national, c’est l’échec de la presse qui le condamne depuis trente ans. Mais il faut reconnaître qu’il a eu raison avant tout le monde sur le sida [NdL&I: sur le SIDA, le Front National a dit que c’était une maladie de pédés, c’est sur ça qu’il a raison ?], il a eu raison avant tout le monde sur l’immigration, il a eu raison avant tout le monde sur la délinquance.»

D’ores et déjà, c’est le score du candidat frontiste à l’élection présidentielle qui fera sans doute la décision, mais nombre d’élus UMP paraissent se refuser à rejouer le scénario des régionales de 1997 (où leur abstention avait permis à la gauche de prendre le contrôle de la plupart des régions).

Le Front national est redevenu le problème n°1 de Nicolas Sarközy (et donc de l’UMP), qui croyait pourtant avoir résolu le problème avec le débat en 2010 sur « l’identité nationale ». Le président de la République, qui est au plus bas dans les sondages (moins de 30 % d’intentions de vote), a lu avec beaucoup d’attention le sondage du Monde sur la présence immigrée musulmane : pour 42 % des Français il s’agit « plutôt d’une menace pour l’identité » nationale. Pis, pour 68 % des Français, les musulmans ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas intégrés ». Pour 61 %, cette situation s’explique d’abord par « leur refus de s’intégrer », puis les « trop fortes différences culturelles ». [NdL&I : autrement dit, si tu es musulman, tu n’as rien à faire en France et il faut faire comme les Espagnols avec les Mauresques en 1492,  te chasser du pays ou bien te parquer dans des camps pour indésirables – faut avoir le courage de penser les choses jusqu’au bout, les mecs] Seuls 22 % y voient un « facteur d’enrichissement culturel ». Un sondage venant recouper celui de l’Ifop (des 13 et 14 décembre 2010) où plus d’un sympathisant de l’UMP sur deux (54 %) approuvait le parallèle établi par la vice-présidente du Front national Marine Le Pen entre les « prières de rue » des musulmans et l’Occupation allemande.

L’Élysée et l’UMP s’inquiètent donc de plus en plus non seulement d’un retour des électeurs exfrontistes ayant voté UMP en 2007 vers leur famille d’origine mais aussi d’un possible basculement de l’électorat « bonapartiste » de l’UMP vers le FN tant aux élections présidentielles que législatives de 2012. Ils constatent que le Front national, quasiment inexistant sur le terrain dans nombre de départements, réalise d’excellents scores lors d’élections partielles. Ce qui pourrait entraîner de multiples triangulaires et provoquer un raz-de-marée socialiste et écologiste.

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[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n°303 – octobre 2010]

Les presses arabe et américaine ne cessent d’évoquer les relations qu’entretient l’ambassade des États-Unis à Paris et les minorités ethniques immigrées, en particulier maghrébines (sujet régulièrement évoqué dans F&D). Fin septembre, à l’initiative de l’International Visitor leadership Program, « 26 entrepreneurs, tous musulmans, sont pour trois semaines les hôtes du gouvernement américain » indique le journal arabe Al Kanz. Parmi eux, Nabil Djedijk, secrétaire général du syndicat patronal SPMF (Synergie des professionnels musulmans de France).

Toutes ses opérations de séduction (que certains pourraient qualifier de manipulation) sont orchestrées par Laura Berg, attachée culturelle de l’ambassade, et surtout par une Française, Randiane Peccoud, qui supervise, depuis une dizaine d’années, les opérations américaines en direction de la communauté musulmane. Particulièrement discrète, cette femme (dont une unique photo peut être trouvée sur google et encore sans son nom) de 53 ans, officiellement « chargée de la société civile » à l’ambassade américaine à Paris n’est pratiquement jamais citée. France-Soir (Comment Ali Soumaré a été « traité » par l’ambassade américaine, 6 août 2010) avait levé le voile sur elle, révélant qu’elle disposait du « meilleur carnet d’adresses français de la diversité (avec) tous les contacts : leaders d’opinion, politiques et associatifs ».

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L’opération de propagande néo-con, au service des intérêts pétroliers et du Grand Israël porte pleinement ses fruits. Alors que les « chrétiens blancs » et les « financiers glabres » ont causé la mort de centaines de milliers de personnes et jeté des millions dans la misère… c’est le musulman barbu qui est désigné à la vindicte. Rien n’a changé dans l’antre de la « Civilisation Occidentale » …. A quand le port de l’étoile jaune et le « statut spécial » ?

« Quand ils sont venus chercher les barbus, je n’ai rien dit… je n’étais pas barbu »…

Réflexions sur la construction médiatique de l’islamophobie

[ Pierre Tevanian, 10 janvier 2011 –  Les Mots Sont Importants]

Pour 42% des Français, la « présence musulmane » est « plutôt une menace » : c’est ce que vient de nous apprendre un sondage réalisé par l’IFOP pour le journal Le Monde. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.

Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il

est censé enregistrer de manière objective, et même produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].

C’est le cas, tout particulièrement, du sondage de l’IFOP, pour la simple raison, d’abord, que ce sondage est performatif : le simple fait de poser la question d’une éventuelle « m

enace islamique » contribue à semer le doute, inquiéter, et donc donner consistance à ladite menace. Chacun-e a déjà pu l’expérimenter : le meilleur moyen de susciter la peur dans une situation anodine, par exemple à la tombée du jour ou en cas de coupure de courant, est de poser la question de la peur. Que l’on demande « Tu as peur ? » ou qu’on affirme « Moi je n’ai pas peur », ou même qu’on déclare qu’« Il n’y a aucune raison d’avoir peur », le message implicite est le même : « Tu pourrais avoir peur », et il y a donc bien, en réalité, des raisons d’avoir peur.

Texte

Le sondage de l’IFOP est d’autant plus anxiogène qu’il ne dit pas, loin s’en faut, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Par les mots qu’il utilise, il construit au contraire, de manière discrète mais d’autant plus pernicieuse, une scène belliqueuse sur laquelle s’opposent d’un côté « la France », « notre pays », et de l’autre la spectrale « présence » d’une étrange « communauté musulmane » :

« Diriez-vous que la présence d’une communauté musulmane en France est :

- plutôt une menace pour l’identité de notre pays ;

- plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays ;

- ni l’un ni l’autre. »

Aucun de ces mots n’est neutre. Parler d’une « communauté musulmane », tout d’abord, c’est immanquablement suggérer que les musulmans n’appartiennent pas à la communauté nationale, ou pas vraiment, ou pas loyalement : ce qui est faux et tendancieux – la plupart des musulmans vivant en France étant français, et rien (sinon le racisme) ne permettant de préjuger de leur manière d’être français.

Quant au mot « présence », il réactive, sous une forme à peine euphémisée, le sinistre « occupation » de Marine Le Pen qui a fait la une ces dernières semaines, en suggérant que ladite communauté musulmane forme un corps étranger, n’entretenant pas ou peu de relations avec le reste du pays. Ce qui, là encore, est tout simplement faux : les musulmans sont parfaitement intégrés dans la société française, fût-ce à des places subalternes dans la division du travail, et à la place du mort – je veux dire du bouc émissaire – dans le jeu politique et l’espace médiatique.

Cette inquiétante étrangeté de « la communauté musulmane » est ensuite opposée à « l’identité » du pays, ce qui achève de dicter « la bonne réponse » – en tout cas pour toute personne qui, dans la temporalité TGV des questions-réponses de l’IFOP, reste dans le vague et dans l’abstrait : à l’évidence, l’Autre s’oppose à l’Identique, donc oui, l’Autre musulman ne peut que menacer l’Identité française.

Et pour celles et ceux qui ne l’auraient pas compris, la France est rebaptisée « notre pays », sous-entendu : « pas le leur » – ce qui là encore est aussi faux que tendancieux. Non seulement parce que la majorité des musulmans de France sont de nationalité française, mais aussi parce que des résidents étrangers peuvent tout aussi légitimement, dès lors qu’ils y ont élu domicile, considérer la France comme leur pays.

Enfin, la structure binaire plutôt…/plutôt… construit de toutes pièces une alternative tout à fait fallacieuse : l’Islam serait soit une menace, soit un enrichissement. La question laisse il est vrai la possibilité de répondre « Ni l’un ni l’autre », mais sans donner aucun contenu substantiel un tant soit peu précis et concret à ce « Ni l’un ni l’autre » – alors que, de facto, l’Islam peut représenter, pour un musulman comme pour un non-musulman, mille autres choses qu’une menace identitaire ou un enrichissement culturel. (suite…)


Que dit le grand protecteur U.S., champion de la non-discrimination ? Ou bien est-ce encore une fois le « deux-poids-deux-mesures » qui caractérise l’intégralité de la politique occidentale vis à vis d’Israël depuis 60 ans ?

[Voltaire – 12/10/2010]

L’Association pour les droits civils en Israël publie une étude sur les propositions de loi qui seront discutées lors de la session d’hiver de la Knesset. (…) une série de textes, mis à l’ordre du jour à l’initiative de députés de la majorité, vise à transformer Israël en un Etat ethnique juif. Il s’en suivrait, entre autres, que les ressortissants non-juifs seraient immédiatement soumis à toutes sortes d’obligations pour prouver leur loyauté au risque d’être déchus de leur nationalité et expulsés vers les Territoires palestiniens.

Des serments de loyauté seraient institués pour les ressortissants en général et pour certaines professions en particulier. Par exemple, il faudrait jurer loyauté à l’« Etat juif » et à ses symboles pour travailler dans l’industrie du cinéma.

La célébration de la Nakba, la critique politique du caractère prétendument « démocratique » de l’Etat, et surtout l’appel au boycott seraient lourdement pénalisés.

D’une manière générale ces propositions de loi visent à institutionnaliser le racisme et à restreindre les libertés politiques.

Knesset 2010 Winter Session : Expectations and Concerns, The Association for Civil Rights in Israel, 90 p., 780 Ko, octobre 2010.

http://www.voltairenet.org/article167233.html


Farenheit 2010 ou les censeurs à l’oeuvre sur ebay

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 302 – 29/09/2010]

(…) Certains de nos lecteurs, s’ils disposent d’internet, ont du remarquer, par exemple sur ebay, que nombre d’ouvrages (et d’autres objets comme des photos ou des cartes postales) historiques sont retirés de la vente ou disparaissent sans explication, alors même que ces ouvrages ne font l’objet d’aucune interdiction et qu’ils sont disponibles a fortiori dans les plus grandes librairies françaises ou chez les libraires d’occasion.

Il en est ainsi des livres de Léon Daudet, de Louis-Ferdinand Céline, d’Henry Coston, de Léon de Poncins, d’Alphonse Toussenel, etc. Mais aussi d’auteurs, sans doute plus sulfureux, mais dont la lecture de leurs ouvrages est indispensable pour comprendre l’histoire et les replacer dans le contexte de leur époque. (…)  Mais, alors même que les lois françaises sont parmi les plus répressives au monde en matière de racisme, de xénophobie, d’antisémitisme ou de révisionnisme, et que des appels à la vigilance sont régulièrement lancés par les ministres français de la Justice et de l’Intérieur, certains trouvent que la répression n’est pas encore assez sévère.

Il s’est donc créé un groupe étonnant sur le réseau social Facebook, intitulé Contre la vente d’articles appelant à la haine raciale sur ebay.

Ce groupe, qui regroupe environ 1850 membres, a pour administrateurs deux personnes qui n’autorisent même pas l’accès à leur profil (Corine et Yael), et un certain Denis, qui se révèle être Denis Kassel, un ingénieur en informatique qui se présente comme un « professionnel indépendant de l’internet », domicilié, non en France, mais en Israël. Passé par l’université Pierre et Marie Curie (Paris VI), il est notamment détenteur du domaine francophones.org.il qui entend regrouper les « internautes francophones d’Israël ».

Une rapide recherche sur quelques profils fait apparaître que nombre des adhérents de ce groupe habitent en Israël. À titre d’exemple, on y trouve Bernard Kahn, qui se trouve être responsable de la loge Maïmonide du B’naï B’rith France, ou un certain Dov Manix, qui explique sur les forums qu’ « Israël est la meilleure armée du monde »…

Le groupe est extrêmement structuré : chacun est chargé de traquer sur les sites de ventes sur internet (et pas seulement ebay, même si ebay est la principale cible) tout ouvrage « suspect » mais aussi n’importe quel objet litigieux (photos, cartes postales, affiches, etc.). Dès qu’il découvre l’un de ces ouvrages, il l’indique aux autres membres qui doivent intervenir en masse auprès d’ebay pour obtenir le retrait, et donc l’arrêt de la mise en vente.

La technique est expliquée en détail. Une mise à jour quotidienne est effectuée. Il est demandé aux membres d’intervenir deux fois par semaine. De cette manière, les interventions sont multiples et les responsables des sites de vente peuvent croire à une action spontanée…

Le site s’en vante, « depuis que ce groupe existe, les enchères d’objets litigieux sont souvent annulées avant leur terme ».

Effectivement articles éventuellement « litigieux » mais nullement susceptibles d’être poursuivis car il s’agit d’ouvrages anciens ou de livres régulièrement vendus dans les librairies du grand commerce ou sur amazon par exemple.

Ont été ainsi visés dernièrement Réponse à Jean-Claude Pressac de Robert Faurisson (ouvrage non poursuivi en justice), des rééditions d’ouvrages de Drumont (La France juive) ou des Juifs, rois de l’époque, du socialiste Alphonse Toussenel, voire L’Avantguerre de Léon Daudet, sous-titré Études et documents sur l’espionnage juif allemand en France depuis l’affaire Dreyfus.

La censure est particulièrement vicieuse puisque ce n’est pas la réalité qui est visée mais l’intention. En quelque sorte, le « crime d’idée ». À titre d’exemple, le groupe a poursuivi une annonce qui proposait un livre écrit par Louis-Ferdinand Céline « écrit en 1937 et édité par Denoël ». Ne figurait ni le titre de l’ouvrage, ni photo ni page intérieure. Estimant qu’il s’agissait de Bagatelles pour un massacre, effectivement publié en 1937, les censeurs ont donc demandé la suppression de l’annonce.

Pis, la censure ne s’arrête pas à l’interdiction mais va jusqu’à la dénonciation ad hominem, les nom, prénom, adresse, courriel et téléphone des vendeurs étant mis en ligne pour certains d’entre eux (par exemple La Guerre juive de Paul Ferdonnet mis en vente par B. C. et placé sur le site des censeurs depuis le 3 mars 2009).


[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 302 – 29/09/2010]

Sous l’influence des analyses de Patrick Buisson, ancien directeur de Minute, Nicolas Sarközy est convaincu que l’élection présidentielle de 2012 se jouera, non sur la question sociale (qui inclut les retraites), mais bien plutôt sur les questions sociétales, comme la sécurité ou l’immigration.

Il entend donc placer au coeur du débat politique, non seulement français mais aussi mondial, la question de l’immigration. Assurant, à partir du 1er janvier 2011, la présidence du G8 (les huit pays les plus développés du monde), le président de la République interpellera ses homologues sur la question des flux migratoires.

Les premières études d’opinion montrent effectivement que cette stratégie est payante. Les Français sont très sensibles à ses nouvelles positions, en particulier ceux du Front national : 51 % d’entre eux soutiennent l’action du gouvernement contre 32 % au début de l’été.

Mais, cette politique a son revers : elle banalise le FN, ce qui pourrait faire le jeu du successeur de Jean- Marie Le Pen s’il arrive à obtenir les 500 signatures indispensables pour se présenter à l’élection de 2012. 57 % des Français considèrent désormais que l’Élysée et le gouvernement se sont rapprochés des positions défendues par le Front national (33 % le pensent à droite, 58 % le pensent dans la droite nationale et 88 % le pensent à gauche).

Surtout, 42 % des Français (un pourcentage jamais atteint) pensent désormais que le FN est désormais « un parti comme les autres » (56 % le pensent dans la droite parlementaire). 81 % s’opposent quand même à la présence de ministres FN dans un gouvernement UMP (et 76 % dans la droite parlementaire).

Jean-François Copé a parfaitement compris que cette hypothèse était risquée, voire très risquée si l’électorat, en 2012, finissait par préférer, selon l’expression de Jean-Marie Le Pen, « l’original (le FN) à la copie (l’UMP) ».

Après la parution d’une tribune commune avec Bruno Le Maire, François Baroin et Christian Jacob (F&D 301), il a donc surfé sur le mécontentement de nombre d’élus UMP, lors des journées parlementaires de l’UMP, les 22 et 23 septembre, pour demander à remplacer Xavier Bertrand comme secrétaire général de l’UMP. Or l’UMP ne jouera, en 2012, comme cela avait été le cas, en 2007, qu’un rôle d’instrument dans la campagne présidentielle, (tout avait été décidé par la cellule rapprochée de Nicolas Sarközy).

Pour plusieurs observateurs, l’actuel président du groupe parlementaire UMP joue donc secrètement l’échec de Nicolas Sarközy en 2012, pour apparaître comme le seul candidat crédible en 2017.

http://www.faits-et-documents.com

Repositoire de certain des anciens numéros de F&D:

https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/FAITS%20ET%20DOCUMENTS/?a=QjY4QrpLq6w



Justice de classe, justice politique, justice de propagande….

[Parti des Indigènes de la République – 22/09/2010]


Teresa Lewis, citoyenne américaine et déficiente mentale, sera exécutée par injection létale aujourd’hui, jeudi 23 septembre.

Son crime : elle est accusée d’avoir planifié en octobre 2002 le meurtre de son mari Julian Lewis, 51 ans, et de son beau-fils Charles, 25 ans, en vue de toucher une prime d’assurance-vie. Ni SOS Racisme, ni BHL, ni Libé ne manifesteront pour la sauver. Ils ne lanceront pas de campagne internationale pour dénoncer la barbarie de son exécution. Normal, elle n’est pas iranienne, son juge n’est pas enturbanné et son bourreau n’est pas musulman.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1088

[AFP: Condamnée pour avoir été le « cerveau » d’un double meurtre, Teresa Lewis recevra une injection létale aujourd’hui. Ses soutiens jugent cette exécution impossible : Teresa est à la limite de la déficience mentale

Les faits remontent à 2002, quand elle est accusée, après la mort par balle de Julian et Charles dans la caravane occupée par la famille recomposée, d’avoir engagé deux tueurs à gages de 19 et 22 ans rencontrés au supermarché, Matthew Shallenberger et Rodney Fuller, qui, de surcroît, deviendront respectivement son amant et celui de sa fille de 16 ans. Lors de son procès, elle avouera avoir voulu par ces meurtres toucher de juteuses assurances-vie. Les deux « gâchettes à louer » écoperont d’une peine de prison à vie. Elle, de la peine capitale.

Mais plusieurs voix dénoncent une sanction hâtive, obtenue par l’acharnement d’un procureur qui l’avait décrite comme « la tête du serpent », soulignant un fait en contradiction avec ce rôle de « cerveau » : son quotient intellectuel est de 72, « à la limite du retard mental », selon son avocat et son comité de soutien. Qui évoquent en comparaison la personnalité de Matthew Shallenberger, son amant, doué, lui, d’une « intelligence supérieure à la moyenne », et auteur avant son suicide en détention, en 2006, d’une lettre à une amie dans laquelle il avoue avoir manipulé Teresa, décrite comme « une salope qui s’était mariée pour l’argent à qui j’allais faire facilement tourner la tête ».

Ces zones de doutes n’auront pas suffi à convaincre les ultimes recours en justice sollicités par la défense de Teresa. Le gouverneur républicain de l’Etat de Virginie a refusé mardi la demande de grâce, suivi le même jour par les juges de la Cour suprême, la plus haute instance des Etats-Unis. Malgré la décision, en 2002, de cette même Cour suprême, d’interdire les exécutions de condamnés mentalement retardés.

http://www.francesoir.fr/etranger-faits-divers/etats-unis-teresa-72-de-qi-dans-le-couloir-de-la-mort.27350


Quand il s’agit de démasquer les fabricants d’épouvantails, Laurent Bonelli est un soutien précieux… même deux ans et demi plus tard

[Bertrand Rohthé – Bakchich – 19/02/2008]

En ces jours d’extrême médiatisation du déploiement policier à Villiers-le-Bel, « Bakchich » se tourne vers le sociologue Laurent Bonelli, auteur du livre « La France a peur » (La Découverte) pour comprendre pourquoi l’insécurité est devenue une obsession médiatique, qui masque les questions sur l’avenir des jeunes défavorisés.

Lire un ouvrage de sociologue, c’est accepter de prendre un risque. On attend une lecture difficile, voire soporifique. C’est vrai tant que l’on n’a pas ouvert la première page. Avec ce livre, le monde devient intelligent. Nos intuitions prennent formes, prennent mots. Et on en sort grandi.

La France a peur, d’abord et surtout parce qu’elle aime se fait peur, que les politiques savent très bien utiliser la force de l’émotion, mise en scène avec brio par les médias – car la peur fait grimper l’audience à tous les coups. La boucle est bouclée.

Quand on dit médias + insécurité, on pense instantanément à TF1… Surprise, la « première chaîne » n’est pas la plus caricaturale. Elle est même une de celles qui utilise le moins cette accroche pour attirer le chaland. C’est « France 2 qui arrive en tête quant au nombre d’émissions consacrées à  » l’insécurité  » ». Et dans la presse ? Libération bat à plate couture Le Figaro, qui lui même se préoccupe beaucoup moins du sujet que le très influent Le Monde.

Pour nourrir nos fantasmes, les faiseurs d’opinion usent de qualificatifs stigmatisants pour parler des jeunes défavorisés – jeunesse des banlieues –, voire dégradants – des blousons noirs aux racailles, en passant par les loubards et les sauvageons. Ici, l’auteur choisit le terme générique de « jeunesse populaire » qui renvoie au Front Populaire, aux bals éponymes et aux premiers baisers.

Et puis la France a peur, parce qu’elle ne prend pas le temps de comprendre. (NdL&I: comme avec les Roms de nos jours)

Pas le temps de comprendre, par exemple, ce que deviennent au juste les jeunes des milieux populaires après leur scolarité. Tout dépend du capital qu’ils ont pu mobiliser pendant leurs (brèves) études. En fonction de leur personnalité, de leurs parcours et de ses incidents, ils ont mobilisé plus ou moins de compétences économiques, culturelles, ou – on l’oublie trop souvent –, physiques.

Les gaillards les plus « conformes physiquement » auront la chance ( !) d’accéder aux « métiers d’homme » du bâtiment. Plus rarement à ceux de l’acier. Et ce n’est pas avec ArcelorMittal et ses récentes intentions de supprimer 600 postes à Gandrange (Moselle), ni avec le mini-traité sur l’Europe, que cette chance va augmenter.

Les « bohèmes culturelles » n’auront pas accès aux ateliers d’artiste de la ville de Paris. Ils seront animateurs socioculturels, pour un peu plus du SMIC. Les autres, les non conformes, passeront, selon le sociologue, de la bande à la prison.

Peu de gens ont le temps de comprendre l’histoire des grands ensembles. La « ménagère de plus de 50 ans » n’a ni le temps, ni les moyens, puisque personne ne lui donne. Sauf quelques raretés qui continuent de faire leur boulot, dont Laurent Bonelli fait partie.

Laurent Bonelli, La France a peur, une histoire sociale de l’« insécurité », La Découverte, 25 euros.

Remarque de Dov : Un lecteur nous a déposé ceci dans notre bibliothèque. Incroyable ! Comment ais-je pu rater ce bouquin ? Moi qui suis pourtant un tintinolâtre absolu ! Voici un bouquin qui est interdit à la vente par les défenseurs de la mémoire moulinsartienne et qui révèle pourtant de manière indéniable un fait explosif: Tintin c’est Léon Degrelle, le chef des nazis belges, héros de la SS Wallonne, celui dont Hitler disait « Si j’avais eu un fils, j’aurais aimé qu’il soit comme vous… » Les preuves sont innombrables: outre l’amitié entre Hergé et Degrelle (Degrelle est son témoin de mariage) cela va de la houppette jusqu’à la culotte de golf, en passant par les aventures chez les Picaros… jusqu’à Milou le chien, calqué sur le clébard d’Adolf Hitler pendant la 1ère Guerre Mondiale. A lire aussi, au dernier chapitre, quand Degrelle raconte l’épuration en Belgique après la guerre, comment Hergé échappe de peu au peloton d’exécution (pour avoir publié dans un journal sous l’occupation) et ne doit la vie sauve qu’à un juge qui dit « Si je vous fais fusiller, mes enfants ne m’adresseront plus la parole ». Tintin le nazi ! Voici bien quelque chose dont on ne parle jamais quand on vénère l’icône Hergé et Tintin… et en plus, c’est très amusant à lire, vu l’égo sur dimensionné de Léon Degrelle et sa verve mordante de Bouillonais. Et en plus c’est un bouquin qui a été brulé !!! Nous on adore remettre en circulation des livres brulés, c’est plus fort que nous !

[Léon Degrelle – Tintin mon copain – Editions du Pelican d’Or – 2000 – Adobe PDF] En téléchargement dans la Bibliothèque de Libertes & Internets ou bien directement via ce lien: https://mega.nz/#F!g0RxHbKA!eSfQplKEd0sBZnLxNQFJMQ

Notice sur le site de Objectif Tintin, organe des adorateurs d’Hergé Le livre qui évoque de manière détaillée un passage controversé de la vie d’Hergé existe bel et bien mais il est introuvable. Il ne s’agit pas d’une BD mais d’une véritable encyclopédie de 231 pages avec des photos, de nombreuses reproductions de planches et écrits d’Hergé. Pourtant le titre n’a rien d’agressif d’ailleurs il s’agit d’un hommage ! Mais c’est le nom de l’auteur qui pose problème : Léon Degrelle, le célèbre nazi belge. Pour beaucoup, ce livre est un torchon dont l’existence n’a malheureusement qu’un seul but : salir Hergé. Dans la notice du livre on peut lire le texte suivant : « Degrelle entreprend ici de démontrer que Tintin c’est lui ! Preuves à l’appui, il nous raconte quand et comment est né le jeune reporter intrépide, mais aussi le contexte culturel, social et politique de l’époque: la montée de Rex, la guerre, l’épuration (qui a touché également Hergé). Les versions censurées de Tintin (après la guerre) sont ici reproduites, ainsi que les nombreux clins d’oeil de Hergé à Léon Degrelle, plus de 400 illustrations et de nombreuses révélations… » Il ne manque pas d’air, le Léon Degrelle ! En dehors de l’équation délirante Tintin=Degrelle, il n’y a rien de nouveau sur le fond mais les faits sont relatés de telle manière que la manipulation anti-Hergé ne fait aucun doute.  Le dessin de couverture est, paraît-il, de Léon Degrelle lui-même ! Puisqu’il se prend pour Tintin, il n’hésite pas à nous montrer le jeune reporter dans un uniforme de collaborateur de l’armée belge !  Le nazi Degrelle ne recule devant rien. Le livre, achevé en 1992, est aujourd’hui interdit. Il a été imprimé à 1000 exemplaires dont 850 ont été saisis et brûlés. Il reste 150 exemplaires en circulation. Il a été, paraît-il, entièrement rédigé par Léon Degrelle. http://www.objectiftintin.com/whatsnew_tintin_494.lasso

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