novembre 2011



Hé, on va pas reprocher aux journaux de vouloir vendre du papier, hein ? En tout cas, cela confirme encore une fois la maxime de Henri L. Mencken, que l’on devrait tatouer sur la main de tous les étudiants en journalisme : « Même si c’est ta maman qui te dit qu’elle t’aime, vérifie quand même l’information ».

[Arrêt sur Images – 28/11/2011]

C’est Noël, avec un mois d’avance ! A l’instant où l’intrigue du Carlton commençait à faiblir, voici que le super-méga-modèle économique 2011 de la presse française (l’affaire DSK) s’invente une nouvelle saison. Bonjour les clics, les ventes, et l’audimat. On ne sait plus comment la numéroter. 1? 2? 3? DSK, le complot: la presse n’osait en rêver, M. Epstein l’a fait. Petit papa Epstein, quand tu descendras du ciel, avec ta hotte pleine de coïncidences-qui-ne-prouvent-rien-en-elles-même-mais-qu’on-est-tout-de-même-très-troublés, n’oublie pas nos petits journaux !

Et chacun d’y aller. En tête de meute, Rue89, qui sort le premier le résumé de l’article de la New York Revue of Books. Le lendemain, le site semble pris d’un doute. Est-il bien sérieux, ce M. Epstein, qui estime qu’Al Qaida n’est pas seule responsable des attents du 11 Septembre, et qu’une piste « mène en Irak » ? Oui sans doute, puisqu’il a « collaboré au Wall Street Journal ». Vérification faite par notre Gilles Klein, on ne trouve sous sa plume, que quatre articles remontant aux années 80, et deux libres opinions sur l’industrie du spectacle à Hollywood, mais qu’importe. Ah oui, il a décroché un prix, aussi. Re-vérification faite, ce prix a été décerné par un consultant en intelligence économique dont nous ne savons rien, mais on ne va pas s’arrêter à ces détails. Et le lendemain encore, le site de publier une chronologie joliment interactive qui, de l’aveu même du site, « en dit beaucoup mais pas tout » (titre à étudier dans les écoles de journalisme), mais qui fait tout de même très chic.

Que dit M. Epstein ? Beaucoup de choses (questions sans réponse, hypothèses prudemment soulevées, déplacements de focale, savants changements de pied) qui rappellent la rhétorique complotiste habituelle, ce dont il faut se garder de tirer toute conclusion que ce soit. Prenez-en connaissance à tête reposée: il a passé son week-end à accorder des interviews à la presse française (à lire notamment ce matin, l’Obs et Slate). En substance, non, l’affaire du Sofitel n’est pas un complot, mais le personnel du Sofitel était tout de même mobilisé par la surveillance de DSK. La fameuse « danse de la victoire » de deux employés de l’hôtel (tête de gondole de l’article) est importante, mais « pas centrale », tout bien pesé. Epstein, enfin, ne connait si bien que cela le biographe officiel de DSK, Michel Taubmann, lequel (comme le remarque Slate) le décrivait pourtant en août comme « son ami ». Bref, noir et blanc, fromage et dessert, tout et son contraire. Dans l’estimable corporation des pères Noël, c’est plutôt une qualité professionnelle.

 http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12564


Télégramme du « Foreign Office » à toutes les ambassades des pays de la Zone Euro : « Tenez vous prêt à faire face aux émeutes et à évacuer les ressortissants, quand la zone Euro s’effondrera »

[Gregor Seither – IES News Service – 27/11/2011]
Au milieu de nouvelles craintes autour de l’Italie et de l’Espagne, le Ministère britannique des Affaires étrangères a prévenu toutes les ambassades britanniques dans la zone Euro qu’elles devaient préparer et mettre en place des plans pour aider les expatriés britanniques qui seraient touchés par l’effondrement de la monnaie unique.  Comme le dit le télégramme « l’éclatement de la zone euro, jusque là presque impensable, est désormais de plus en plus plausible. »

Les diplomates à l’étranger doivent se préparer à aider les citoyens britanniques pris dans des situations causées par l’effondrement du système bancaire voire confrontés à des violences sociales et des émeutes provoquées par  la crise de la dette.  Le Ministère des Finances a confirmé plus tôt ce mois ci qu’il avait mis en oeuvre une planification d’urgence en prévision d’un effondrement économique et social en Europe.

Un ministre de haut rang vient de révéler l’ampleur des préoccupations du gouvernement, affirmant que  » la Grande-Bretagne est en train de se préparer à l’effondrement de la Zone Euro » et que  « ce n’est plus qu’une question de temps ». « Nous jouons la montre, tant que durent les négociations, nous avons du temps pour nous préparer au pire » a déclaré le ministre au Daily Telegraph.

Le Ministère des Affaires étrangères et le « Commonwealth Office » ont envoyé des instructions aux ambassades et consulats leur demandant de se préparer à affronter des scénarios extrêmes, y compris des émeutes populaires et des troubles sociaux. « Le scénario grec est de plus en plus plausible ailleurs en Europe, et les violences que l’on a vu à Athènes peuvent survenir ailleurs. Il faut se tenir prêts.« 

Les diplomates ont également annoncé avoir reçu des ordres pour se préparer à aider des dizaines de milliers de citoyens britanniques pris au piège dans la zone euro et dans l’impossibilité d’accéder à leurs comptes bancaires ou même de retirer des espèces. « Si l’Euro s’effondre. Ce sera comme en Argentine en 2001, les banques resteront fermées et il n’y aura plus d’argent aux distributeurs. Les gens seront abandonnés à eux mêmes et il ne leur restera plus que le troc et le pillage des magasins d’alimentation » a déclaré un représentant du Foreign Office.

Source : The Daily Telegraph : http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8917077/Prepare-for-riots-in-euro-collapse-Foreign-Office-warns.html


Vous avez trop de dettes ? Facile ! Devenez faussaire !

[Eric Fry – MoneyWeek – 28/11/2011]

▪ Si je vous disais que j’ai 1 600 milliards de dollars en dépôt dans une banque du coin, vous penseriez que je ne fais pas simplement partie des 1% les plus riches, mais des 1% des 1% les plus riches (vous pouvez imaginer la jalousie dévorante des 99% autres qui font partie des 1%…).  Mais si ensuite je mentionnais que — oh, au fait, j’allais oublier — je dois 1 600 milliards de dollars à certaines personnes, vous vous rendriez compte que j’appartiens probablement aux plus basses cohortes des 99%, plutôt qu’au plus haut échelon des 1%. Autrement dit, vous vous rendriez compte que je ne suis pas super-riche mais super-pauvre.

Mais si par la suite je vous disais : « hé ! Ne me plaignez pas. Je peux imprimer autant d’argent que je veux. En fait, les 1 600 milliards que je possède à la banque c’est de l’argent que j’ai moi-même imprimé pour mon propre usage ».

A ce stade, vous ne sauriez plus si je relève des 1% ou des 99% ; tout ce dont vous seriez certain, c’est que je relève de la prison. Et vous auriez raison… jusqu’à ce que vous réalisiez que même si la contrefaçon est un toujours un crime, elle n’est pas toujours illégale.

▪ Lorsque les faussaires portent des costumes à fines rayures, sont diplômés des plus grandes écoles du pays, tiennent les cordons de la bourse du gouvernement et conduisent leurs opérations de contrefaçon au sein d’infrastructures approuvées par l’Etat tel l’Hôtel des Monnaies à Philadelphie, la contrefaçon n’est pas simplement légale, elle est financièrement raffinée… du moins c’est ce qu’on nous dit.

Ce processus est appelé quantitative easing (ou QE, ou assouplissement quantitatif)… et il n’est pas nouveau. Aujourd’hui, quasiment tous les investisseurs de la planète ont entendu parler de ce processus et comprennent — plus ou moins — ce dont il s’agit. C’est de la contrefaçon, plus ou moins. (suite…)


DSK et son ami Mahmoud Abdel Salam Omar – sont-ils tombés à cause de l’or ?

[DENEB sur Agoravox – 06/06/2011]

Quel est le lien entre les deux hommes ? Personnages des hautes sphères economiques, ils ont été arrêtés tous les deux recemment pour viol sur la personne de femme de chambre, dans un hôtel newyorkais, dans les circonstances pour le moins troublantes.

Mahmoud Abdel Salam Omar est un banquier egyptien, ex-directeur de la Banque d’Alexandrie. D’après le site Wikistrike, c’est un ami de DSK. Avant son arrestation, Dominique Strauss-Kahn devait le rencontrer à propos des documents confidentiels sur la disparition des resèrves en or américaines.

Les lingots en question sont stockés a Fort Knox. Depuis quelques années, les doutes sur leur existence fusent, comme l’attestent certains blogsaméricains.

L’or serait en fait du tungstène, enrobé d’une mince couche d’or. Cet or, dont une partie devait être livré à FMI a été examiné par les chinois en octobre 2009, lorsque les américains voulaient le leur fourguer. En perçant des petits trous dans les lingots, ils se sont aperçus de l’arnaque. On a finalement réussi à le fourguer à l’Inde, comme l’atteste le candidat à la présidence des Etats-Unis, Ron Paul.

Fin février de cette année, Pravda nous apprend que les chinois voudraient acheter 191,3 tonnes de l’or du FMI.

Cet or devait provenir du Fort Knox. DSK devait-il remettre la question de sa pureté sur la table ? Certainement, puisqu’il était le chef de l’FMI. Il savait bien que ça allait provoquer une enquête : où est parti le vrai or ? Certains semblent savoir que le remplacement de l’or par le tungstène, bien moins cher mais de densité semblable, s’est fait sous la présidence Clinton

Voilà les démocrates mêlés à une sordide histoire de vol de l’or des reserves federales. Ce qui pourrait expliquer l’étrange silence d’Obama sur le scandale DSK. (suite…)


[Commentaire de Morituri sur L&I – 27/11/2011]

Nous avons donc le Blackberry de DSK qui a disparu et un journaliste, américain, qui a eu accès au relevé téléphonique partiel dudit appareil… C’est de l’Agatha Christie croisé Hitchcock entre DSK et DSQ !

Pourquoi « partiel », pourquoi que le 14, pourquoi qu’à partir de 10 h 07, NY time ? That is the big, big, question puisqu’elle (la question) fait l’impasse sur les 24 ou 48 heures précédentes. Pourquoi, en tant que Dirlo du FMI était-il à New York – d’autant plus que depuis, avec l’affaire de Lille, qui avait éclatée fortuitement (aussi curieusement) durant les primates du PS – ‘Yes we Kahn/No we Kahn’t’ – démontre combien DSK était abonné à des partenaires très haut de gamme, maîtrisant le tantrisme à retardement, l’illusion pour un éjaculateur précoce dont seul le porte-feuille et le titre feraient encore de l’effet…

Où était DSK, physiquement, avant midi ? Pas dans la chambre 2820 puisque le journaliste laisserait entendre que Nafissatou avait déjà fait le ménage ; même à plusieurs reprises, avec peut-être de l’aide… Nickel, ‘vierge’, la 2820 donc mais tout à fait contradictoire pour un client ayant fait ses bagages et sur le point d’évacuer (sic !) les lieux.

Que l’on nous parle plutôt du timing de l’or ; cet or des Etats-Unis, réputé stocké au Bullion Depository à Fort Knox ; cet or, promis au FMI, pas encore livré à date ; la raison du voyage de DSK à la Federal Reserve de New York, ; ces 191,3 tonnes d’or convenues par le 2ème amendement de l’accord d’Avril 1978 entre le Conseil exécutif et le FMI pour financer les droits de tirage spéciaux, l’alternative aux monnaies de réserve – alternative à la chute (programmée !) de l’euro… La super banque, unique, mondiale, à terme.

Cet or n’existait plus en stock ; ce vide, depuis 2009 (au moins), qui pouvait être prouvé à DSK par certains éléments de la CIA ; vide qui donnait raison à Ron Paul, ancien candidat à la Présidence. (suite…)


Djiainu Dönemwa, Darewa, Kagnapa, fils unique d’Alponse Dianou parle de la Kanaky et du film « L’odre et la morale » qui raconte, du point de vue du GIGN, le massacre de la Grotte d’Ouvéa, en 1988, par l’armée française

http://www.youtube.com/user/djiainu?feature=watch


[Pierre Barthélémy – LE MONDE |   | 25.11.11 ]

Amants des animaux, attention à votre pénis

Il y a les amis des animaux. Et il y a leurs amants. La science improbable – et cette chronique qui l’est tout autant – faisant fi des tabous, il nous faut rendre compte d’une étude brésilienne, parue le 24 octobre dans The Journal of Sexual Medicine, consacrée aux pratiques zoophiles masculines. L’article n’a pas été écrit à des fins sensationnalistes : en tout bien tout honneur, les 20 médecins qui l’ont signée se sont intéressés au lien pouvant exister entre cette pratique sexuelle et le cancer du pénis, beaucoup plus fréquent au Brésil qu’en Europe. Pour leur étude, les auteurs ont soumis à un interrogatoire poussé sur leur vie sexuelle 492 hommes, de 18 à 80 ans, provenant des régions rurales et pauvres du pays. Cent dix-huit d’entre eux étaient atteints d’un cancer du pénis, les autres servant de groupe de contrôle.

Les résultats de ces entretiens sont un choc pour ceux qui croient que ce que l’on appelait autrefois la « bestialité » constitue une pratique hors normes. Près de 35 % des sujets interrogés ont reconnu avoir forniqué avec un animal ou plusieurs.

L’affaire commence en général à l’adolescence, vers l’âge de 13 ou 14 ans, et s’arrête environ quatre ans après, la majorité des zoophiles cessant d’abuser des animaux quand ils obtiennent les faveurs d’individus appartenant à l’espèce humaine. Il existe tout de même des béguins durables : un homme de l’étude a connu l’amour « bestial » pendant vingt-six ans… (suite…)


Sofitel de New York : un journaliste américain soulève de nouvelles zones d’ombre

[Elise Barthet – Le Monde | 25.11.11 ]

L’affaire du Sofitel de New York est loin d’avoir livré tous ses secrets. Accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre le 14 mai dernier à New York, Dominique Strauss-Kahn a admis une « faute morale » après avoir échappé à un procès au pénal. Mais l’affaire n’est pas close. Les questions inédites posées par Edward Epstein dans un long article de la New York Review of Books à paraître ce week-end, et auquel LeMonde.fr a eu accès, soulèvent de nouvelles zones d’ombre.

Qu’est-il advenu du BlackBerry disparu de l’ancien directeur du FMI ? Avait-il été piraté ? Que s’est-il passé dans la chambre 2820, située au même étage que la suite de DSK et où Nafissatou Diallo s’est rendue à plusieurs reprises avant et après sa rencontre avec l’ancien favori des sondages ? Le journaliste américain, qui a eu accès aux enregistrements réalisés par des caméras de surveillance du Sofitel et à certains relevés téléphoniques, revient, minute par minute, sur les événements troubles qui ont jalonné ce 14 mai.

Début de matinée

Dominique Strauss-Kahn découvre qu’il a « un sérieux problème avec un de ses téléphones BlackBerry ». L’appareil, qu’il utilise pour envoyer et recevoir des messages personnels et professionnels, a vraisemblablement été hacké. Une amie de l’ancien directeur du FMI, qui travaille comme documentaliste au siège parisien de l’UMP, lui a envoyé un message dans la matinée pour le prévenir « qu’au moins un de ces e-mails privés récemment envoyés depuis son BlackBerry à son épouse, Anne Sinclair, avait été lu dans les bureaux de l’UMP à Paris. »

10 h 07

Inquiet, Dominique Strauss-Kahn téléphone à sa femme depuis le BlackBerry en question. « Au cours d’une conversation qui dure moins de six minutes, il lui annonce qu’il a un gros problème » et insiste pour qu’elle contacte Stéphane Fouks. Patron de l’agence Euro RSCG, ce dernier pilote depuis quatre ans la stratégie de communication de DSK en vue de la présidentielle de 2012. L’ancien directeur du FMI demande à son épouse de prévenir cet « ami » pour qu’il puisse rapidement« faire examiner le BlackBerry et l’iPad par un expert », une fois que DSK sera rentré à Paris.

12 h 06 – 12 h 07

Nafissatou Diallo, qui travaille depuis trois ans comme femme de chambre au Sofitel, pénètre dans la suite présidentielle occupée par Dominique Strauss-Kahn. D’après les déclarations de l’ancien directeur du FMI, ses bagages sont « visibles »dans l’entrée. « En temps normal, rappelle le journaliste de la New York Review of Books, le personnel n’entre pas dans une chambre pour la nettoyer tant que le client s’y trouve ».

Que se passe-t-il dans les six ou sept minutes qui suivent ? Edward Epstein s’en tient au rapport du procureur de New York qui évoque un « rapport sexuel hâtif ». A 12 h 13, Dominique Strauss-Kahn téléphone à sa fille Camille avec laquelle il a rendez-vous pour déjeuner, pour la prévenir qu’il risque d’être en retard. (suite…)


Je voudrais en appeler très clairement aux autorités égyptiennes pour qu’elles s’abstiennent de toute violence contre des manifestants pacfifiques (Barack Obama 29, janvier 2011)

http://prorevnews.blogspot.com/2011/11/wisdom-of-barack-obama.html


Ce bouquin savoureux n’a pas connu le succès qu’il méritait. On murmure qu’il devait être réédité mais que les deux éditeurs successifs ont eu des « problèmes » divers… comme c’est étrange.  Heureusement Denis Laumont a pris la peine d’en publier les bons morceaux sur Internet. Un régal !!!

[Extraits de « 25 ans avec lui » de Jean-Claude Laumond – Editions Ramsay – 2001]

Jean-Claude Laumond … Chauffeur de M. Jacques Chirac et/ou de sa famille pendant 25 ans. Admirateur déçu. Admirateur de M. Charles Pasqua et de Mme Marie-France Garaud, la « muse ». G.O.D.F. 30ème°   – Jean-Claude Laumond fait publier, sous son nom, en septembre 2001, un ouvrage amer, mais savoureux et instructif, de souvenirs « Vingt-cinq ans avec Lui« , chez Ramsay.  

Pour les mémoires du chauffeur de Me François Mitterrand : Pierre Tourlier, avec la collaboration de Laurent Delmas, Conduite à gauche, Denoël, Paris 2000 ; Tonton, mon quotidien auprès de François Mitterrand, Rocher, Paris/Monaco, 2005.

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Quand je dis que je devins le chauffeur des Chirac, il faut comprendre le nom au sens générique. Les beaux-parents du ministre tenaient dans cette famille une place importante. M. de Courcel, son beau-père, trop tôt disparu, partageait ma passion des voitures et se toquait de vitesse, de performances et de records.
Chaque fois que je le conduisais, presque toujours sur les mêmes itinéraires, il gardait les yeux rivés à sa montre et, de carrefour en carrefour, comparait nos moyennes d’une fois sur l’autre.  (suite…)


Par contre les longs mois de prison de Julien Coupat sont bien réels, eux. Le message que la Sarkozye paniquée envoyait aux dissidents était clair: on a les moyens de vous faire chier grave, de vous foutre votre vie en l’air, même sur la base d’accusations fausses… alors tenez vous tranquilles.  Message compris 5/5 quand on voit comment la contestation, en cette période de guerre, de crise et de précarité, est retombée comme un flan.  Ce n’est pas pour rien que le virus « Indignés » a contourné la France, le flic Sarkozy a tout mis en place pour cela.

Vous croyez vraiment que cette plainte contre la machination politico-médiatique fabriquée par Michelle Alliot-Marie, sur une idée d’Alain Bauer et de Claude Guéant va aboutir ? Vous rêvez, on est en France, les juges ne crachent pas dans la gamelle dans laquelle ils mangent.

LE PV EST « BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES »

[Le Monde -11/11/2011]

« Faux et usage de faux en écriture publique » : voilà le motif pour lequel une information judiciaire a été ouverte, cette semaine à Nanterre, sur l’enquête des sabotages de TGV. Cette décision fait suite à la plainte du groupe Tarnac qui accuse la police antiterroriste d’avoir rédigé un procès-verbal mensonger pour lesmettre en cause, selon un de leurs avocats.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2008 : des dégradations sont commises sur une ligne TGV dans la Seine-et-Marne. Trois jours plus tard, dix personnes sont arrêtées. Parmi elles, Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy. Ils sont alors mis en examen dans ce dossier, instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

 A l’époque, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, les avaient désignés comme « un groupe d’anarcho-autonomes », ce que réfute le groupe de Tarnac. Ils nient les accusations et leurs avocats ont toujours mis en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.

C’est dans ce contexte que l’enquête de police avait fait l’objet d’une vive controverse, une partie de la gauche, tout comme la défense, estimant qu’elle avait été fabriquée de toutes pièces pour accréditer l’idée qu’une menace violente existerait à l’ultragauche.

LE PV EST « BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES »

Selon les avocats du groupe de Tarnac, leur mise en cause repose notamment sur un PV de la sous-direction antiterroriste de la PJ française, faisant état d’une filature de Julien Coupat et Yldune Levy la nuit des faits, PV qui, selon eux, est un faux.

« C’est ce PV qui a permis les arrestations », explique Me Assous. « Or il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossibles la présence de Julien Coupat et Yldune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là », selon l’avocat qui souligne que le faux commis par un dépositaire de l’autorité publique relève de la cour d’assises. « Les enquêteurs ne cessent de clamer qu’ils avaient des éléments. Or après trois ans, il n’y a rien », affirme l’avocat convaincu que l’enquête de Nanterre conduira à la levée des mises en examen. (suite…)


« Echec total de l’installation en cas de séisme »  L’histoire de Fukushima dont CNN ne vous a pas parlé

[Greg Palast – FreePress.org – 11 novembre, 2011 – Traduction: Gregor Seither]
Dans ma carrière d’enquêteur, j’ai vu un paquet de saloperies… mais là on est à un niveau inédit de saloperie.
Voici un extrait d’un carnet de notes, de la main d’un cadre senior dans une centrale nucléaire:

« Wiesel était complètement bouleversé. Il semblait très nerveux. Très agité. . . . De fait, la construction de l’usine avait été une succession de problèmes, à un tel point que, en aucun cas, les installations seraient en mesure de résister à un tremblement de terre. L’équipe d’ingénieurs envoyés pour inspecter les installations avait établi que la plupart des composants de l’installation « ne résisteraient en aucun cas et échoueraient totalement » lors d’un séisme.

« Echec total de l’installation lors d’un séisme. » Et voilà que le séisme en question était survenu au Japon et que – en effet – l’échec avait été total.

Cette alerte était consignée dans un petit carnet que mon équipe d’enquêteurs appelait simplement « Le Carnet », un document qui n’était pas censé être en ma possession.

Un carnet que j’avais heureusement gardé par devers moi, étant donné que les armoires contenant mes autres dossiers avaient été réduites en miettes quelques années plus tard, en même temps que le reste de mon immeuble de bureaux. (NdL&I: Greg Palast avait son bureau dans la Tour 1 du World Trade Center à New-York)

WORLD TRADE CENTER TOUR 1, CINQUANTE-DEUXIÈME ÉTAGE
NEW YORK, 1986

Deux ingénieurs, cadres senior de l’industrie nucléaire étaient entrain de cracher le morceau et déballer leurs fichiers sur notre immense table de conférence, et toute mon équipe d’investigation écoutait bouche bée leurs révélations sur les coulisses de la construction de la centrale nucléaire de Shoreham à New York.

La réunion était secrète. Très secrete. Le courage dont faisaient montre ces deux hommes pouvait leur coûter leur carrière: Aucune entreprise d’ingénierie ne voudra jamais embaucher un mouchard, même si ce mouchard a sauvé des milliers de vies. Ils risquaient de perdre leur emploi, ils risquaient de tout perdre. C’est d’ailleurs ce qui leur est arrivé. Ce sont des choses qui arrivent. Et bonjour chez vous.

Plus de 20 ans après, le 12 mars de cette année, alors que je regardais, à la télé, la centrale nucléaire de Fukushima entrer en fusion, je savais une chose: le document «SQ» avait été falsifié.

Pourtant Anderson Cooper, présentateur vedette sur CNN nous avait dit que tout était OK. Il s’était envolé au Japon pour se bouffer une bonne dose de radiations et une plus grande dose encore de conneries racontées par l’entreprise exploitante. Mais selon Cooper, l’horreur qui était entrain de se produire à Fukushima n’était pas de la faute de Tokyo Electric, étant donné que l’usine avait été construite pour résister à un tremblement de terre de Force 8.0 sur l’échelle de Richter et que l’actuel tremblement de terre avait été de Force 9.0. Je ne sais pas où se trouvait Anderson quand on a distribué les faits sur la catastrophe, peut-être qu’il était à la salle de muscu de l’hôtel. Mais en tout cas, le séisme de Force 9.0 ne s’était pas produit à la centrale nucléaire. Il s’était produit au beau milieu de l’Océan Pacifique, à environ 150 Km (90 miles) de là. Quand l’onde de choc avait atteint Fukushima, sa force n’était même plus un dixième de cela.

J’avais envie de vomir. Parce que je savais qui avait conçu l’usine, qui l’avait construite et à qui Tokyo Electric Power allait demander de la reconstruire:la société Shaw Construction(suite…)


Pour une fois qu’ils entendent directement la voix du peuple, sans filtrage, ils s’en plaignent !!!

[Le Monde 09/11/2011]

Lui même victime, Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a qualifié mercredi 9 novembre d’« extrêmement grave » le piratage de données professionnelles et privées de députés UMP.

Découvert par une agence de veille et relevé par Rue89, ce piratage concerne près d’un millier de cadres de la majorité dont Christian Jacob, Michèle Alliot-Marie, Marie-Anne Montchamp et M.Copé, qui a indiqué avoir reçu « des centaines et centaines de messages d’injures, d’insultes à caractère très diversifié » et précisé qu’il allait « dans une heure, changer de numéro de portable ».

 Selon Rue89, qui a décidé de ne pas indiquer le lien du site concerné, « quatre fichiers texte ont été mis en ligne samedi 5 novembre et comportent un grand nombre de données sensibles : numéros de téléphone fixe et portable, numéros de téléphone prioritaires, nom, adresse et numéros de téléphone de leurs suppléants, nombre d’enfants, année de naissance du cadet et de l’aîné des enfants, adresses personnelles et professionnelles ».

Ces fichiers comportent également des renseignements sur la formation universitaire suivie par les intéressés ou les langues étrangères qu’ils pratiquent. Les renseignements semblent beaucoup plus détaillés et personnels pour les élus que pour les collaborateurs de cabinets, au vu de ces fichiers.

Le ou les responsables de ce piratage ont laissé un message de revendication sur le serveur piraté de l’UMP, relayé par Rue89 : « A tous les gardés à vue des banlieues karcherisées, aux manifestants battus, aux journalistes espionnés, aux demandeurs d’asile ignorés et matraqués, aux Roms stigmatisés, à toutes les victimes de l’UMP, nous vous livrons les coordonnées de l’UMP. Œil pour œil, dent pour dent. » (suite…)


Procès du refus du fichage biologique (ADN): 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité qui pourraient bien abolir le fichage génétique en France…

[Les Desobeissants – 08/11/2011]

Le procès de Xavier Renou, des Désobéissants, pour refus de prélèvement ADN, se tenait ce lundi 7 novembre près de Paris, à Senlis. Coup de théâtre, à la demande de la Cour, l’audience a été reportée au 22 février 2012, le temps pour le procureur et le juge d’examiner soigneusement les quatre Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par Maîtres Benoist Busson et Étienne Ambroselli, les avocats du désobéissant. Quatre Questions qui, si elles étaient retenues, pourraient bien contraindre le gouvernement à tout simplement renoncer au fichage génétique de la population française..

Aux termes du paragraphe 5 de l’article 706-54 du code de procédure pénale, «Les empreintes génétiques conservées dans ce fichier ne peuvent être réalisées qu’à partir de segments d’acide désoxyribonucléique non codants, à l’exception du segment correspondant au marqueur du sexe.» Or, comme le montre la généticienne Catherine Bourgain (INSERM), nous avons désormais la preuve du caractère codant des segments d’ADN prélevés sur 1,2 millions de Français à ce jour (chiffres CNIL 2010; lire Désobéir à Big Brother, Editions Le Passager Clandestin). (suite…)


20 Octobre 1964 – Le Président Johnson dit « Fuck your parliament and your constitution » à la Grèce … et la CIA renverse le gouvernement Papandréou 

[Gregor Seither – IES News Service – 07/11/2011]

A Washington, l’ambassadeur grec informe le président Lyndon Johnson du rejet par Athènes d’un projet de résolution de la crise chypriote – où une guerre civile fait rage.

Johnson se fâche : « Fuck your parliament and your constitution ! Nous avons versé beaucoup de bons dollars US aux Grecs. Si votre Premier ministre vient me casser les pieds avec sa démocratie, son parlement et sa constitution alors vous pouvez lui dire que ni lui, ni sa constitution ne dureront très longtemps ! ».
C’est chose faite trois mois plus tard : l’opposition, financée par la CIA, fait chuter le gouvernement.

En 1967, un coup d’État militaire renverse le gouvernement Papandréou qui avait refusé d’autoriser l’OTAN à agrandir ses bases en Grèce.

La CIA met au pouvoir le colonel Papadopoulos, salarié de l’agence américaine depuis 1952. Papadopoulos est un membre des réseaux anti-soviétiques mis en place par l’OTAN, les  « stay behind ». Il a fait ses armes en dirigeant la répression brutale contre les résistants grecs lors de l’occupation nazie.

De 1967 à 1976, la Grèce vivra sous la loi martiale, tous les partis politiques sont interdits et des milliers de « gauchistes » sont arrêtés, torturés et assassinés – avec l’assistance de la CIA.

http://www.voltairenet.org/Fuck-your-parliament-and-your


Sarkozy et le MEDEF vont offrir ce truc à tous les Français pour Noël..

Le Sakebi no Tsufu - le vase anti cris

Le vase anti-cris « Sakebi no Tsufu », déjà un succès au Japon, à la conquête de l’Europe

[Gregor Seither – IES News Service – 07/11/2011]

Stressé ? Indigné ? Besoin de lâcher de la vapeur en poussant un grand cri libérateur ? Envie de dire ce que vous pensez vraiment à quelqu’un ? Vous vous êtes tapé sur le doigt avec un marteau ? Allez y ! Lâchez vous !  Oui mais voilà, vos voisins d’Open Space, votre Patron ou les personnes autour de vous dans le métro risquent de vous regarder avec des grands yeux… la honte ! Et puis… potentiellement dangereux pour votre carrière.

Heureusement il y a le Sakebi no Tsufu le « Shouting Vase ». Succès énorme au Japon (où les gens se l’offrent en cadeau anti-stress), ce vase en résine plastique  arrive en Europe et s’y vend comme des petits pains, via le bouche-à-oreille sur Internet. Il vous suffit d’emboucher le vase et de hurler… de l’autre côté seul un léger murmure en ressort, sans importuner les gens autour de vous. C’est l’équivalent d’aller hurler au fond des bois, sauf que, de nos jours, pour trouver un bois…

Disponible en Europe sur le Japan Trend Shop, le paradis des « gizmos » étranges : http://www.japantrendshop.com/DE-schrei-vase-f%C3%BCr-ihren-%C3%84rger-p-293.html

 


On ne prête qu’aux riches…

L’Allemagne bénéficie quasiment d’un prêt à taux zéro

[DER SPIEGEL – 07/11/2011 – Traduction: Gregor Seither – IES News Service ]

L’Allemagne profite énormément du désastre de l’Euro. les investisseurs quittent précipitamment les économies des pays en crise et transfèrent leur argent dans des achats massifs d’obligations d’Etat allemandes, celles-ci ayant la réputation d’être stables. Le taux d’intérêt pour des obligations allemandes à six mois n’est plus que  0,08 % – La République fédérale peut pratiquement s’endétter à taux zéro… et elle en profite puisqu’elle vient d’emprunter près de 4 Milliards d’Euros sur les marchés à ce taux là. « C’est le taux le plus bas jamais vu » indique un représentant officiel. Le montant du taux d’intérêt est d’importance capitale, étant donné que l’Allemagne a annoncé vouloir emprunter cette année 275 milliards d’Euros.

De son côté, l’Italie doit emprunter à un taux de 6,95% (Ndl&I : pour un prêt sur 10 ans – tandis que l’Allemagne, pour un prêt sur la même période paye 1,789% – merci Patrick Louis).

Source : http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,796316,00.html 


[Futura Sciences – 04/11/2011]

Repéré il y a quelques semaines, Duqu, un cheval de Troie qui se glisse dans un fichier Word, est comparé à Stuxnet et pourrait préfigurer une attaque très ciblée contre des sites industriels. Microsoft estime le risque faible et vient seulement de publier un patch.

Le 9 octobre dernier, l’éditeur Symantec publiait sa découverte d’un virus nommé Duqu (car il génère deux fichiers dont le nom commence par DQ), « qui semble le précurseur d’une attaque de type Stuxnet ». Il partage en effet une partie de son code avec ce virus qui, en 2010, avait ciblé des équipements industriels, du type de ceux utilisés en Iran dans des installations industrielles.Duqu exploite une faille de Windows jusque-là inconnue et se glisse dans les routines du système d’exploitation chargées de l’affichage des polices de caractères TrueType.

Cet intrus peut alors « exécuter du code en mode kernel », vient d’expliquer Microsoft dans un communiqué. Autrement dit, obtenir les droits les plus élevés et pouvoir tout faire dans l’ordinateur et par exemple installer de nouveaux programmes ou ouvrir les comptes utilisateurs.» […]

«Un robot espion spécialisé dans le renseignement

Ce cheval de Troie, cependant, ne se réplique pas. Il a été volontairement envoyé par courrier électronique dans des documents Word « à six organisations » et ce dans huit pays selon le dernier communiqué de Symantec : France, Hollande, Inde, Iran, Soudan, Suisse, Ukraine et Vietnam. D’autres distributeurs l’ont signalé également en Autriche, en Hongrie, en Indonésie, au Royaume-Uni ainsi que dans d’autres entités en Iran.
Il ne s’agit donc pas d’un virus se propageant aveuglément au hasard des ordinateurs rencontrés. Duqu serait bien un agent en mission très spéciale chargé de s’infiltrer dans certaines « organisations » et semble-t-il de préparer une attaque plus massive. »…

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/internet/d/le-virus-informatique-duqu-est-en-france_


Le dernier livre de Greg Palast est en cours de traduction vers le Français par un collectif militant. NOUS CHERCHONS UN EDITEUR – la traduction lui sera remise gratuitement. Pour les autres textes de Greg Palast publiés par Libertes-Internets, c’est ici :  https://libertesinternets.wordpress.com/category/observatoire-de-lempire/greg-palast/

[Greg Palast – « In These Times » 06/11/2001 – Traduction: Gregor Seither]

Voici la situation telle que nous la racontent les médias et les politiques :

L’économie grecque s’est effondrée parce qu’un paquet de Grecs feignants, tout juste bon à cracher des noyaux d’olives et à siroter de l’Ouzo toute la journée refusent de se remonter les manches et de se mettre au boulot, partent à la retraite alors qu’ils sont encore adolescents, avec des montants de retraite dignes d’un pacha et que, pour couronner le tout, se se sont plongés dans une frénésie de dépenses pour leurs services sociaux, en utilisant de l’argent qu’ils avaient emprunté.

Et maintenant que la fête est finie, maintenant qu’on leur présente la facture à payer, maintenant qu’ils doivent rembourser par le biais d’impôts plus élevés et des coupes budgétaires dans leur gros fromage d’Etat-providence, alors là soudain ils se réveillent, se mettent à gueuler, foutent le bordel dans les rues, cassent des vitrines et brûlent des banques. Vous y croyez vous ?

Moi, cette histoire, je n’y crois pas. Je n’y crois pas car j’ai sous la main un document qui est marqué, « Confidentiel – Ne pas circuler. »

Bon, je vais aller directement à la conclusion: la Grèce tout entière est devenu la scène d’un crime. Les Grecs sont victimes d’une fraude, d’une escroquerie, d’un marché de dupes, d’un tour de passe-passe. Et – âmes sensibles s’abstenir – l’escroc en question est une banque du nom de Goldman Sachs.

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Ce texte est l’adaptation d’un extrait de « Vulture’s Picnic » (Le pique-nique des vautours), le nouveau livre de Greg Palast, qui doit sortir la semaine prochaine aux Etats-Unis, une enquête sur les traces des profiteurs du pétrole, des pirates de l’énergie et des escrocs de haut-vol dans la finance. Vous pouvez en lire le premier chapitre en-ligne ou bien tout simplement précommander le livre ici.  Si vous connaissez un éditeur francophone intéressé par la publication de la traduction française, contactez L&I, nous lui proposons de réaliser gratuitement la traduction. 
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En 2002, Goldman Sachs a secrètement acheté jusqu’à 2,3 milliards d’Euros d’obligations émises par gouvernement grec, il a converti le tout en Yen et en Dollar, puis il immédiatement revendu le tout à la Grèce.

Goldman a encaissé une perte énorme sur cette transaction.

Est-ce que Goldman est stupide?

Oui, Goldman est stupide… stupide comme un renard. La transaction était une escroquerie, Goldman-Sachs inventant un faux taux de change pour cette transaction. Pourquoi ? (suite…)


[Gregor Seither – IES News Service – 4/11/2011]

Todd J. Remis, citoyen de New York et analyste financier à Manhattan, avait fait un beau mariage et – comme il se doit – avait embauché un photographe pour en faire les photos. C’est important, les photos de mariage. Ce sont des souvenirs que l’on garde toute sa vie… et si ces photos ne vous plaisent pas, et bien le seul moyen d’effacer la douleur c’est encore de faire un procès au photographe. Normal, non ?

Dans le cas de Todd, sa colère a été suscitée par le fait que le photographe avait raté le moment où la mariée lance son bouquet ainsi que la « dernière dance »… Ca valait bien un procès, ça, non ?

Peut-être. Mais ce qui est étrange dans le cas présent, c’est que Todd Remis s’est marié en 2003 et qu’il a attendu six ans avant de porter plainte contre le photographe.

Mais son avocat ne voit là aucune incongruité… et il ne se contente pas de réclammer le remboursement des 4 100 US$ déboursés pour les photos de mariage. Non, Todd Remis réclame également la somme de 48 000 US$ pour que la totalité des invités à ce mariage de 2003 puisse être invitée à revenir à New York afin de « recréer l’ambiance festive de l’époque » et permettre à un autre photographe de prendre les photos fatidiques.

L’avocat de la défense a signalé que cela risquait d’être un peu difficile de « recréer l’ambiance festive de l’époque » – étant donné qu’entre temps le couple a divorcé et que la mariée de 2003 a depuis quitté le pays pour retourner vivre dans son pays natal, la Lithuanie.

Et que Todd Remis ignore son adresse actuelle, le couple n’étant plus en très bon termes. Pas sûr que l’ex-femme voudra bien revenir à New York pour « recréer l’ambiance »…

Il s’est néanmoins trouvé un juge au Tribunal de Manhattan pour accepter d’entendre l’affaire…

Source : The New York Times


SOS Racisme antiblancs
Un courageux coup de gueule contre la dictature du politiquement correct

[Sébastien Fontenelle (qu’on adore) – 11/10/2011]

A l’occasion du procès AGRIF versus Bouteldja, et de la très digne intervention de Mouloud Akkouche sur le site Rue 89, Sebastien Fontenelle a décidé de (courageusement) sortir de sa réserve et de (courageusement) participer, lui aussi, à la brisure (courageuse) du plus tyrannique des tabous : le racisme antiblanc !

Observons, si tu veux bien, la (triste) réalité de la France raciste d’aujourd’hui, dans laquelle, si t’es blanc(he), tu sors carrément plus de chez toi après quatorze heures – ou alors si, mais à tes risques et périls, viens pas dire qu’on t’aura pas prévenu(e).

Je sais que ça va pas faire du tout plaisir à la Police De La Pensée De La Tyrannie De La Bien-Pensance (PDLPDLTDLB-P), mais regardons ce qui se passe en vrai – plutôt que dans la propagande officielle.

T’as déjà essayé, par exemple, de te faire embaucher à la présentation du JT, quand t’es blanc(he) ?

Bon courage : tant que tu postules par téléphone, tout va bien, surtout si t’as pris l’élémentaire précaution d’africaniser ton prénom – mais dès que les DRH s’aperçoivent que t’as le teint d’une faisselle, et que t’es d’antique souche auvergnate ?

Y a plus personne : « On vous rappellera », qu’ils disent.

Mais tu parles, qu’ils te rappellent : ce qu’ils font, c’est qu’ils embauchent Mamadou Delahousse ou Mamadou Pujadas.

(Réfléchis, et dis-moi depuis quand tu n’as plus vu un(e) seule blanc(he), à la télévision d’État ?)

Pareil pour se loger : si t’es blanc(he), le mieux est que t’appelles directement la Sonacotra – ou si tu sais pas que la circulaire Houria Carrère d’Encausse déconseille vivement de louer ne serait-ce qu’un bout de palier à qui ne viendrait pas du Zimbabwe avec (soixante) femmes et (plusieurs centaines d’)enfants ?

(Réponds-moi franchement : est-ce que t’as déjà rencontré un(e) seul(e) Blanc(he), dans les arrondissements de l’ouest parisien – en dehors, évidemment, du personnel ancillaire ?) (suite…)


Ce ne serait pas la première fois que la CIA pousse les généraux pour faire revenir l’ordre dans un petit pays du Sud… c’est même un classique du genre. En 1972 déjà, Kissinger avait carrément menacé le président d’un pays qu’il serait éliminé par un coup d’état si celui-ci ne faisait pas ce que les USA lui dictaient de faire…

[Peter Schwarz – World Socialist News – 03/11/2011]

Grèce: Craintes de menace d’un coup d’Etat militaire suite au projet de referendum

Le premier ministre George Papandreou a congédié mardi l’état-major des armées grecques. Cette mesure a été prise dans le contexte d’une grande colère de la part des gouvernements du monde et des marchés financiers internationaux face à sa proposition de soumettre à un referendum populaire le plan de sauvetage de l’Union européenne qui représente des années d’austérité punitive pour les travailleurs grecs.

Le ministère de la Défense a fait une déclaration laconique par e-mail annonçant que Papandreou avait congédié le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major de l’armée de Terre, de la Marine et de l’Armée de l’air, et déchargé de leurs fonctions une douzaine d’officiers de l’Armée et de la Marine.

Cette annonce a attisé en Grèce des rumeurs sur l’imminence d’un coup d’Etat militaire. Ces craintes sont fondées sur la compréhension qu’il est impossible d’imposer, par des moyens démocratiques, les coupes draconiennes dans l’emploi, le niveau de vie et les services sociaux de base, exigées par les élites dirigeantes de l’Europe afin de payer le prix de l’annulation partielle du fardeau de la dette du pays.

S’il y a une menace de coup, il ne fait aucun doute que les causes ne proviennent pas uniquement des tensions existant à l’intérieur du pays. Cela provient plutôt des décisions prises à Berlin, Paris, Washington et l’OTAN, selon lesquelles les intérêts du capital financier requièrent une solution de style Pinochet devant les problèmes rencontrés pour imposer les décisions de l’UE à la classe ouvrière grecque qui résiste.

Tout juste sorti de son succès sanglant en Libye, l’OTAN pourrait bien être en train de préparer un nouvel exercice de « changement de régime », cette fois dans l’un de ses Etats membres. (suite…)


 

Faites le test du rabbin, dans l’affaire « Charlie Hebdo »… 

 


Ce n’est pas pour autant une raison pour lui balancer des cocktails Molotov…

Études de cas > Philippe Val et ses amis

À propos du tête-à-queue idéologique de Charlie Hebdo

MONA CHOLLET, Les Mots sont importants – 2/11/2011]

Nous reproduisons, avec son autorisation, l’excellent texte que Mona Chollet a consacré en 2006 à la lamentable dérive de Charlie Hebdo. Une dérive qui a fait d’un hebdomadaire satirique de gauche, de tradition libertaire, une espèce de Crapouillot [1] républicaniste, de plus en plus complaisant avec les classes dominantes, leurs médias, leurs intellectuels organiques, et de plus en plus hautain, méprisant, voire haineux à l’égard des classes populaires, des Arabes et des musulmans.

Mercredi 19 novembre 1997, sous le titre « Les perroquets du pouvoir », Philippe Val consacrait la quasi-intégralité de son éditorial de Charlie Hebdo à l’enthousiasme délirant que lui inspirait la parution des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi. Il y évoquait les« BHL, Giesbert, Ockrent, Sinclair », etc., tous « voguant dans la même croisière de milliardaires qui s’amusent », et qui « n’ont aucune envie de voir tarir le fleuve de privilèges qui prend sa source dans leurs connivences ou leurs compromissions ». Il jugeait certains passages « à hurler de rire », en particulier le chapitre « Les amis de Bernard-Henri », qu’il conseillait de « lire à haute voix entre copains ».

Six mois plus tard, mercredi 27 mai 1998, sous le titre « BHL, l’Aimé Jacquet de la pensée » (c’était juste avant la Coupe du monde de football), il volait encore au secours du livre de Halimi, contre lequel toute la presse n’en finissait plus de se déchaîner. Il épinglait le chroniqueur du Point pour avoir, dans son « Bloc-notes », assimilé Bourdieu à Le Pen. Et le futur défenseur du « oui » à la Constitution européenne se désolait :

« Penser que le désir d’Europe sociale des uns est de même nature que le refus nationaliste de l’Europe des lepénistes ne grandit pas le penseur… »

En 2005, Philippe Val comparerait l’attitude des partisans du « non » à celle de Fabien Barthez crachant sur l’arbitre.

Mercredi 1er mars 2006. Continuant d’exploiter le filon providentiel des caricatures danoises, Charlie Hebdo publie à grand fracas un « Manifeste des Douze » (hou, hou ! morte de rire !) intitulé « Ensemble contre le totalitarisme islamique » (sur la prolifération actuelle du mot « ensemble » et sa signification, lire l’analyse d’Eric Hazan dans LQR, La propagande du quotidien, [2], signé notamment par Philippe Val, Caroline Fourest (auteure de best-sellers sur la menace islamique et membre de la rédaction de Charlie Hebdo), Salman Rushdie, Taslima Nasreen, et… Bernard-Henri Lévy. « L’Aimé Jacquet de la pensée » a droit, comme les autres signataires, à sa notice biographique (moins longue que celle de Caroline Fourest, quand même, hein ! Faut pas déconner !), qui commence ainsi :

« Philosophe français, né en Algérie, engagé contre tous les « ismes » du XXe siècle (fascisme, antisémitisme, totalitarisme et terrorisme). » (suite…)


Ce qui est remarquable dans cet éditorial, c’est qu’il vient du FAZ, le vaisseau amiral du mouvement néo-libéral en Allemagne. Si ça craque même chez les adorateurs de l’ordre capitaliste, alors « l’aube ne peut plus être bien loin »… 🙂

[Frank Schirrmacher – Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) – 02/11/2011 – Traduit par Presseurop]

Aujourd’hui, qui souhaite consulter son peuple est considéré comme une menace pour toute l’Europe. Tel est le message des marchés, et des politiques aussi depuis le 31 octobre, dénonce le rédacteur en chef de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Deux jours, c’est le temps qu’aura tenu le sentiment apparent de stabilité retrouvée des élites européennes. Deux jours entre l’image de la matriarche Merkel, vers laquelle le monde entier était tourné, et celle de la dépression. Un clinicien pourrait nous dire de quoi il retourne : c’est une pathologie. Il pourrait nous décrire à quel point la psyché collective est malade, à quel point les fantasmes de grandeur et de confiance en soi qu’elle engendre sont faux et trompeurs.

Consternation en Allemagne, en Finlande, en France, même en Angleterre. Consternation sur les marchés financiers et dans les banques, consternation parce que le Premier ministre grec Georges Papandréou envisage un référendum pour répondre à une question décisive sur le sort de son pays.

Minute après minute, on a pu voir, ce mardi [1er novembre], les banquiers et les politiques brandir la menace d’un effondrement boursier. Le message était clair : si les Grecs disent oui, c’est qu’ils sont idiots. Quant à Papandréou, c’est une tête brûlée, puisqu’il leur a posé la question. Pourtant, avant que ne s’accélère la spirale de la panique, il serait judicieux de prendre un peu de recul pour mieux comprendre ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux. C’est le spectacle de la dégénérescence des valeurs mêmes que l’Europe était autrefois censée incarner. (suite…)


La religion rend les gens cons, en voici encore une preuve (une double preuve même, si vous regardez le bandeau en haut de la page de titre de Charia Hebdo… et les Néo-Cons se frottent les mains, une telle connerie c’est du tout bénef pour leur moulin !


A L&I on adooore les contributions de Morice – c’est mieux que John Le Carré ou Tom Clancy et on y apprend toujours des choses intéressantes…

[Morice sur Agoravox – 02/11/2011]

Décidément, sur la fin de Kadhafi on en apprend un peu plus chaque jour, et les éléments qui nous parviennent à la longue démontrent de plus en plus que sa mort devient chaque jour un peu plus la résultante soit d’une erreur de communication entre participants à l’intervention, soit à un réglement de comptes entre pays y ayant participé : aujourd’hui, des mercenaires fort proches de ceux qui accompagnaient le dictateur qui tentait de fuir son pays parlent carrément de « trahison ». Selon eux, des « puissances occidentales » avaient donné leur accord pour extraire Kadhafi de son pays. C’est pour cela d’ailleurs que ces mercenaires sud-africains (voir ici ce qui en avait été dit) avaient accepté leur mission qui devait se passer pour eux sans trop de problème avec l’accord passé. Le tir d’un missile Hellfire largué d’un Reaper américain et l’envoi de deux bombes françaises larguées de Mirage 2000 ont semble-t-il anéanti leur mission. Kadhafi ne devait pas mourir ce jour-là : il devait clairement s’échapper, avec l’accord de la rebellion et de certains pays engagés pourtant dans le conflit. Qu’est ce qui a grippé l’opération, et qui a pris cette initiative, voilà qui est désormais la question à résoudre. On peut également poser autrement la question ; qui donc pouvait avoir intérêt à voir disparaître aussi rapidement Mouammar Kadhafi…

(…) Or que nous raconte aujourd’hui Kim Sengupta ? Que ce sont les mêmes encore que Kadhafi avait recrutés pour l’extraire du pays, car c’est tout simplement le « vétéran » Crause Steyl, le pilote en soutien de l’opération de Mann qui lui a raconté toute l’affaire qui vient de se dérouler en Libye. Selon lui, en effet, « les mercenaires privés Sud-Africains auraient entrepris la tâche d’extraire 
 Kadhafi hors du pays via un convoi et la croyance comme quoi ils avaient le soutien de puissances occidentales. Les hommes ont été recrutés, affirme-t-il, par une femme d’origine britannique 
 – dont le nom ne peut pas actuellement être publié pour des raisons juridiques 
 – vivant au Kenya, et en travaillant pour le compte d’une société à Londres. Toutefois, l’extraction de Kadhafi s’est terminée dans la violence féroce et la confusion lorsque son convoi près de Syrte, sa ville natale dont il avait fait sa position définitive, a été pris dans une embuscade de frappes aériennes soutenues par des avions de guerre français et les attaques au sol des combattants rebelles ». Selon le journaliste de l’Independent, Kadhafi avait donc bien reçu l’accord de pouvoir s’échapper sans être inquiété : on comprend mieux alors ce dont je vous avais déjà parlé qui avait tant intrigué : le fait qu’arrivés aux portes de Syrte, les rebelles du CNT aient soudainement arrêté leur progression et aient attendu pour donner l’assaut final. Le temps des discussions entre le CNT et Kadhafi et ses mercenaires : or leur brusque arrêt et leur stand-by avait étonné tout le monde (ci-dessous une des rares photos d’une voiture de Kadhafi ayant échappé aux incendies dans le convoi).   (suite…)


Avec Israel, il n’y a rien à comprendre, comme d’habitude. On est dans le blocage borné et apeuré…

10 questions sur l’admission de la Palestine à l’Unesco

[Pascal Boniface – IRIS –  02/11/2011]

1. En quoi l’admission de la Palestine à l’Unesco met-elle en danger la sécurité de l’État d’Israël ?

2. Comment expliquer que le recours à l’ONU, puis à l’Unesco, par les Palestiniens soit considéré comme des gestes unilatéraux, alors que ces organisations internationales sont l’essence même du multilatéralisme ?

3. En quoi la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem Est et en Cisjordanie peut être considérée comme moins compromettante pour le processus de paix que les demandes d’admission dans des organisations internationales ?

4. Les États-Unis ne donnent-ils pas l’impression de se déterminer en fonction des demandes du gouvernement israélien ?

5. N’est-il pas paradoxal, vu l’aide que les États-Unis fournissent à Israël, que le gouvernement de ce pays semble exercer plus d’influence sur le président américain que l’inverse ?

6. Les États-Unis vont cesser le versement de leur part à l’Unesco, qui représente 22 % du budget de cette organisation. Peut-on à la fois critiquer l’unilatéralisme dont les Palestiniens auraient fait preuve en demandant d’être admis dans cette organisation et cesser toute contribution parce que l’immense majorité des autres pays n’a pas voté dans le sens souhaité par Washington ?

7. En quoi l’arrêt du financement du système d’alerte du tsunami à Haïti, d’écoles professionnelles en Afghanistan ou d’un programme mondial d’alphabétisation, entre autres programmes prévus par l’Unesco cette année, contribuera au processus de paix au Proche-Orient ?

8. Les États-Unis ont-ils calculé le coût diplomatique, la dégradation de leur image, la perception d’un isolement croissant que va leur coûter cette décision ?

9. N’est-ce pas pour le moins paradoxal de savoir que les États-Unis vont sous Obama cesser de contribuer financièrement à l’Unesco, alors que c’est George Bush qui, en 2003, avait décidé de leur réintégration dans cette organisation dont Reagan avait claqué la porte en 1984 ?

10. Le vote français en faveur de l’admission de la Palestine constitue-t-il un changement stratégique pour Nicolas Sarkozy ou est-il avant tout lié au fait que la France soit le pays où siège l’Unesco ?

http://www.iris-france.org/informez-vous/blog_pascal_boniface_article.php?numero=115


Symptomatique de la panique dans laquelle se trouve l’Etat Sioniste en ce moment. Il n’y a aucune urgence supplémentaire à bombarder l’Iran, au contraire, le programme nucléaire y est considérablement ralenti par StuxNet et autres mesures de sabotage… mais cela permettrait d’attirer l’attention ailleurs. Un peu comme Clinton qui faisait bombarder le Soudan en pleine affaire Lewinsky…

Ce n’est pas sùr qu’Obama les suive dans cette aventure, cette fois ci. Déjà que la décision de construire 2 000 logements dans les colonies illégales décrédibilise complètement l’affirmation comme quoi « Israël veut la paix »…

Nétanyahou tenterait de mobiliser ses ministres en vue d’attaquer l’Iran

[Le Monde 02/11/2011]

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la défense, Ehoud Barak, tentent de lever l’opposition d’une majorité de ministres contre une attaque visant les installations nucléaires iraniennes, a indiqué, mercredi 2 novembre, le quotidien Haaretz.

Lundi, M. Barak avait démenti des informations des médias israéliens selon lesquelles il aurait d’ores et déjà pris la décision avec M. Nétanyahou d’attaquer l’Iran, malgré l’opposition des chefs de l’armée et du renseignement. Selon le journal israélien, la majorité des membres du « forum » des huit ministres les plus importants, est, elle aussi, opposée à une telle opération. Seuls MM. Nétanyahou, Barak et le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman soutiennent « l’option militaire » contre l’Iran. (suite…)


Dari FARVHAR est mort cette nuit, des suites de ses blessures, en présence de sa famille et de ses amis.

Une réunion commémorative aura lieu Samedi prochain, à 17:00, au squatt du TAZ, à Marseille. Venez nombreux !


… ça marche aussi pour les autres pollu-posteurs… :-))

 


Ourgh… c’est quand on se réveille le lendemain et qu’on regarde les photos qu’on a prises qu’on se rend compte à quel point la fabrication du costume d’Halloween stimule la créativité chez les gens… et fait ressortir les inconscients…
(cliquez sur les vignettes pour voir l’image en plus grand)


[Raphaële Karayan – L’Express.fr –  31/10/2011]

Patrick Baudry, sociologue, décrypte les nouvelles pratiques funéraires sur internet et les réseaux sociaux, comment elles s’inscrivent dans la tradition et les nouveaux besoins de socialisation. Interview.

Mémoriaux en ligne, cimetières virtuels, oraison de « RIP » sur les réseaux sociaux à chaque décès d’une personnalité… Patrick Baudry est professeur de sociologie à l’université Bordeaux 3, et auteur de La Place des Morts, aux éditions l’Harmattan. Il décrypte le sens de ces nouvelles pratiques numériques.

Vous travaillez notamment sur les attitudes devant la mort, les jeunes générations et les cultures urbaines. Quelles nouvelles pratiques funéraires issues du numérique ont retenu votre attention?

Je me suis intéressé aux cimetières virtuels: certains cimetières donnent la possibilité d’accéder virtuellement à la tombe – réelle – du défunt, de la visualiser, d’y déposer un mot ou des fleurs. Un certain nombre de cimetières américains ont mis en place ce système, et il y en a aussi dans le sud de la France. C’est un phénomène lié aux dispersions de la famille, aux mobilités familiales et professionnelles, qui font que le lieu d’inhumation peut être éloigné du lieu d’habitation.

C’est aussi un changement dans les temporalités. Traditionnellement, la Toussaint est le moment où on se rend dans les cimetières. Cela reste une date, dans notre société d’hypermodernité, qui reste rattachée à une pratique de type traditionnel. Internet permet de se rendre quand on veut dans un cimetière. Cela ne court-circuite pas forcément la pratique traditionnelle.

Internet contribue-t-il à recréer du rituel dans un domaine que l’on ne veut plus montrer, et où il disparait peu à peu?

Les rites ont toujours évolué. Par exemple, les grands dais noirs au pied des maisons ont disparu. Dans une ritualité, il y a toujours des éléments qui tombent en désuétude et d’autres qui apparaissent. Quand apparaît une nouveauté comme internet, il est tout à fait logique que les gens l’intègrent dans leur ritualité. (suite…)