février 2008



[Vive le goulag – 15/02/08]

Déclaration de Sarkozy :

[…]le drame du XXeme siècle n’est pas né d’un excès de Dieu
mais de sa redoutable absence. (source).

Ah oui ?

(source)

http://vive-le-goulag.blogspot.com/2008/02/de-lusage-de-lhistoire-et-de-sa-rvision.html 

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[David Harsanyi – Denver Post – 24/02/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Les observateurs politiques se demandent si les Américains sont « prêts » à voter pour une femme ou un Noir aux élections présidentielles. Une question plus pertinente serait de demander si les Américains sont prêts à voter pour un vieil homme blanc qui n’a pas un sourire étincelant.

Selon un récent sondage Gallup seulement 5% des Américains sondés ont affirmé qu’ils ne voteraient jamais pour un Noir, tandis que 11% affirment qu’ils ne voteront jamais pour une femme. . . Le candidat Républicain John McCain est handicapé par un autre facteur. Au moment de l’élection présidentielle, en novembre prochain, il aura 72 ans.

Or le même sondage Gallup révèle que 42% des Américains affirment qu’ils ne voteront jamais pour un « vieillard de 72 ans ». Une autre enquête affirme que 56% des Américains estiment que le pays n’élira jamais un « vieux président ». Le seul groupe social encore plus ostracisé que les vieux pour une élection présidentielles est celui des homosexuels et celui des athéistes.. . .

Et pourtant, dans la politique générale, les électeurs sont loin du racisme anti-vieux, bien au contraire. Washington est une véritable gérontocratie et certaines commissions du Congrès ressemblent à un aprés-midi de Bridge d’un club du 3è âge. A l’heure actuelle le pays compte 26 sénateurs de plus de 70 ans (dont 23 sont plus vieux que McCain). Il y a 6 sénateurs de plus de 80 ans et 36 de plus de 60 ans. Robert Byrd est âgé de 90 ans et toujours en exercice. Le sénateur Strom Thurmond, récemment décédé, a quité son fauteuil en 2003 à l’âge de 100 ans, ce qui signifie que, dans sa jeunesse d’homme politique, il a eu à voter sur le droit de vote des femmes.

Si les élcteurs ne sont pas « anti-vieux » en politique générale, ils deviennent plus hésitants quand il s’agit de choisir un président. Le plus vieux président jamais élu était Ronald Reagan – presque deux ans plus jeune que McCain. Quand il a été interrogé sur son grand âge lors de la campagne de 1984, Reagan a eu une réplique devenue célèbre : « Je ne pense pas que la jeunesse et l’inexpérience de mon adversaire politique soient un thème de campagne ». Aujourd’hui nous savons que le deuxième mandat de Reagan a été marqué par une descente dans la maladie et la psychopathologie, descente soigneusement cachée par son entourage.

Elu à 68 ans, le président William Henry Harrison est le deuxième plus vieux président des Etats-Unis. Héros de la guerre, « Papy Harrison, » comme l’appelaient ses adversaires, était un politique aguerri. Mais sa victoire lui a été fatale. Le jour de sa prise de fonction, il a tenu à faire son discours inaugural devant la Maison Blanche, sous la bruine et dans un vent glacial. Son discours fut interminable – plus 8 400 mots, un des plus longs discours inauguraux de l’histoire des Etats-Unis. Ensuite, le discours achevé, il a participé à la parade d’inauguration de sa présidence. La suite ne s’est pas faite attendre. Harrison s’est enrhumé, rhume qui a dégénéré en pneumonie… affaibli par la maladie, le président Harrison est mort 31 jours après avoir été élu.. . .

Bien sûr, cet exemple n’a pas pour but d’affirmer que John McCain est à deux doigts de casser sa pipe. Mais à 71 ans, il faut savoir évaluer justement ses limites. Politiquement, cela signifie que le choix de Mc Cain pour le poste de Vice-Président risque d’être extrèmement important… en tout cas ce choix n’a pas eu une telle importance depuis l’élection de Reagan. Cela signifie aussi que McCain va avoir du mal à contrer Obama sur son domaine de prédilection, le « changement ». A 46 ans, Barack Obama est presque le plus jeune sénateur du pays.

http://www.denverpost.com/harsanyi/ci_8361312


[Jeremy Scahill – Information Clearing House – 22/02/08]

Si vous êtes une victime qui a la chance de partager une géographie commune avec les intérêts U.S., alors le droit international est de votre côté… enfin, aussi longtemps que cela arrange les affaires U.S.

Si ce n’est pas le cas, alors c’est pas de bol. L’ONU ne fera rien, de toute façon c’est devenu un simple club de discussion.

Demandez aux dizaines de milliers de Kurdes, massacrés par la Turquie à l’aide d’armement vendu par l’administration Clinton, pendant les années 1990.

http://www.informationclearinghouse.info/article19412.htm


Il n’y a pas que les mafias qui sont interessés par les endroits où l’on peut recycler de l’argent sale, les banques aussi veulent récupérer une part de ce très gros gateau. Comme elles sont obligées de faire semblant d’être vertueuses, elles utilisent des paravents pour capter l’argent des trafics via les paradis fiscaux… un pays dirigé par une Mafia vénale, à deux heures de Paris, c’est très pratique pour tout le monde… surtout quand ce pays est à la charnière entre l’Est et l’Ouest.

[Faits et Documents n° 251 – Février 2008]

Le général italien Fabio Mini, qui a dirigé les forces de l’OTAN au Kosovo en 2002-2003, a déclaré au Corriere della Serra que l’indépendance « conviendra à ceux qui commandent : Thaçi (NDA : le Premier ministre) qui fait des affaires avec le pétrole, Ramush Haradinaj (NDA : ancien Premier ministre) qui est jugé devant le Tribunal pénal international de La Haye, Agim Ceku (ancien Premier ministre) qui veut devenir généralissime, Behgjet Pacolli (NDA : homme d’affaires milliardaire) qui a besoin d’un endroit pour mettre l’argent de son empire. »

Il a ajouté : « Ce qui intéresse les clans, c’est un endroit en Europe où vont s’ouvrir de nouvelles banques. Un port franc pour l’argent qui arrivera de l’Est. Monte-Carlo, Chypre, Madère ne sont plus sûres. Je comprends la hâte des Kosovars. Je ne comprends pas celle de la communauté internationale. »

D’ores et déjà, l’Union européenne a annoncé qu’elle allait verser un milliard d’euros au nouvel Etat.

http://www.faits-et-documents.com


C’est peut-être là, la clé de la société néo-bourgeoise dans laquelle baignent les Sarkozy et autres. Des gens qui se rêvent des vies et des destins et qui trouvent des troubadours médiatiques pour les raconter. Nous aussi on rève qu’on est OSS 117 ou qu’on fait partie « du club des grands séducteurs de la planète »… mais nos rèves ne font pas la une de Paris Match…

A force de réver leur vie et de ne pas avoir de souci de fin de mois, ils perdent tout contact avec la réalité. Orwell disait déjà cela dans les années 1940…

Dans tous les cas, article magistralement écrit, bravo Florence et Christophe !!!!

Le roman vrai des infirmières bulgares : Sur la piste du commando cécilia

[Florence Aubenas, Christophe Boltanski – Le Nouvel Observateur – 24/01/2008]Dans cette affaire, tout se mêle : espions et people, gros contrats et humanitaire, les soubresauts du couple Sarkozy et la soif de revanche du colonel Kadhafi. Retour sur une initiative diplomatique menée comme un raid nocturne

En Libye, Cécilia Sarkozy a vécu «un truc» dément. Vous vous souvenez qu’elle était allée deux fois à Tripoli, en juillet, pour la libération des infirmières bulgares ? «Je suis arrivée, je les ai prises, je mis partie. J’ai fait le plus grand casse du siècle. Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles.»

Elle en est sûre, elle le raconte, ou en tout cas tout le monde le répète aujourd’hui.

Cela s’est passé aux dernières minutes de la dernière nuit du dernier voyage, le 24 juillet 2007, vers 3 heures du matin. Comme un «roman», dit-elle. Les négociations patinent avec les Libyens. Cécilia se tourne vers ses gardes du corps : «Messieurs, c’est le moment de prouver que vous en avez.» Nos garçons sont galvanisés : ils partent à la prison de Djoudeida, font sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing, sortent les infirmières et le médecin. Sauvés !

Trois biographies sur l’ex-madame Sarkozy viennent de paraître, et toutes reviennent sur «les aventures de Cécilia en Libye». Même le fidèle Claude Guéant, le plus proche collaborateur du président, reste estomaqué par son récit : «C’est évidemment absolument inexact… C’est même complètement fou.»

Depuis l’été, on a tout invoqué, l’atome et le people, les ventes d’armes et l’humanitaire, les services secrets et le prime time. Saisie, une commission d’enquête parlementaire se lance sur les traces du «commando Cécilia». Loin de l’éclaircir, son rapport, rendu public le 22 janvier, rajoute aux mystères du vrai-faux roman des infirmières.

Surtout ni gyrophare ni voiture officielle : de la discrétion. Le second tour de la présidentielle a eu lieu quatre jours plus tôt, et Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST, conduit lui-même un visiteur à Nicolas Sarkozy, toutes affaires cessantes. Officiellement, Moussa Koussa est dépêché par Muammar Kadhafi pour transmettre ses félicitations au nouveau président. 1,90 mètre, les tempes argentées, des doigts démesurés, Koussa parle peu, toujours d’une voix douce. «Un seigneur», dit-on à la DST. Lui aussi la connaît bien : Koussa dirige les renseignements libyens.OAS_AD(‘Middle1’);

C’est Claude Guéant qui le reçoit : ils se sont déjà rencontrés quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

En réalité, Koussa est venu parler des infirmières bulgares et du médecin palestinien, emprisonnés depuis 1999 et condamnés à mort. Boucs émissaires d’un système sanitaire défaillant, ils ont été désignés à l’opinion publique libyenne comme coupables d’une épidémie de sida qui a contaminé plus de 400 enfants dans un hôpital à Benghazi. Des quasi-otages, le signe pour l’Occident que, malgré ses efforts,; Kadhafi restera toujours ce «chien enragé du Proche-Orient», comme disait Ronald Reagan.

A Claude Guéant, Koussa explique : «Nous ne voulons ni les exécuter ni les garder, mais l’opinion est très remontée.» Il ajoute : «La Libye serait ravie que Nicolas Sarkozy joue un rôle.» Le voilà justement qui surgit pendant l’entretien. Le président accepte la partition que lui a réservée Kadhafi. Il sera le libérateur des infirmières. Comme pour tout, Sarkozy va s’approprier le rôle au point d’en paraître l’initiateur.

Des contacts à propos des infirmières avaient déjà eu lieu pendant la campagne. Rien de définitif. En mai 2007, les choses s’accélèrent. Kadhafi vient d’avoir une attaque cérébrale, ses fils ont été rappelés à son chevet. Il s’est rétabli, même s’il garde une rigidité dans le bas du visage. Mais désormais le Guide de la révolution est pressé. Avec cette affaire, il veut sa revanche. Vite.
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Devenir un homme d’Etat fréquentable n’est pas une ambition nouvelle pour lui. Il a déjà abandonné ses vulgates antiaméricaines, ses folies, ses complots au tournant des années 2000. Après onze ans d’embargo, la Libye a fini par payer les indemnités réclamées par les juges européens pour l’attentat de Lockerbie, puis pour celui du DC-10 : 10 millions de dollars par victime dans le premier cas, 1 million dans le second.

L’arrestation de Saddam Hussein, en 2003, le frappe comme un signe du ciel. Et s’il finissait comme lui, en animal débusqué d’un trou, hirsute et humilié, avant d’être exécuté ? Il regarde en boucle les images sur son magnétoscope.

Quatre jours plus tard, la Libye renonce à ses programmes d’armes de destruction massive. Washington lui a promis deux récompenses. D’abord la retirer de la liste des Etats terroristes. Accordé. La seconde est un de ces symboles dont le Guide est friand : la visite de Condoleezza Rice à Tripoli. Elle ne viendra jamais. Quelques chefs d’Etat défilent, certes, sous la tente du Guide; mais ils gardent l’oeil rivé sur leur montre, et surtout évitent de lui rendre l’invitation. Il n’a droit qu’à une brève virée à Bruxelles, à la Commission européenne. «Kadhafi s’estime lésé, dit un diplomate. Il trouve que la Libye a perdu le match aller. B veut le match retour», un démenti cinglant à ceux qui l’accusent d’avoir cédé sans rien obtenir.

Que lui reste-t-il entre les mains ? Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien. Plus question de faire appel aux Etats-Unis. Ni à l’Allemagne, trop prudente, ou au RoyaumeUni, qui refuse de libérer un des accusés de Lockerbie. Quant à l’Union européenne, qui négocie dans ce dossier depuis sept ans, elle ne vend rien.

Reste la France. Les six prisonniers ont déjà attiré l’attention de Nicolas Sarkozy : en janvier 2007, encore candidat, il a rencontré secrètement l’avocat français des Bulgares, Emmanuel Altit.

Sarkozy aime les causes médiatiques, qu’il peut raconter comme des histoires, entre méchants et gentils, victimes et sauveurs. Maintenant qu’il est élu, il cherche aussi «un machin à faire pour Cécilia». Elle se voyait conseillère régionale, députée peut-être. Lui n’a pas voulu. Pourquoi pas Madame Otages, un sourire humanitaire à la Lady Di avec, en plus, quelque chose de «Drôles de dames» ? Douze jours après l’arrivée à l’Elysée, le contact est pris avec Tripoli. (suite…)


YouTube inaccessible : conséquence de la censure ?

[Clubic – 25/02/2008]
Vous êtes nombreux à avoir constaté des difficultés de connexion au célèbre service d’hébergement de vidéos américain YouTube dimanche soir, aux alentours de 21 heures. Cette inaccessibilité temporaire résulterait, selon la BBC, d’un blocage mis en place par le Pakistan qui, après la Turquie, le Maroc ou la Thaïlande, souhaiterait protéger ses habitants de certains contenus incompatibles avec la morale islamique. En dépit du vif succès rencontré sur la toile par les pérégrinations du chef de l’état au salon de l’agriculture, les vidéos qui sont associées à son déplacement de samedi ne seraient donc pour rien dans cette interruption de service.
Vendredi se déroulait à Islamabad, capitale du Pakistan, une manifestation pour protester contre la diffusion, par dix-sept quotidiens danois, de caricatures du prophète Mahomet dans leur édition du 13 février, plus de deux ans après l’affaire des douze dessins publiés par le Jyllands-Posten. Sur YouTube, différentes vidéos récemment envoyées par des internautes mettraient à nouveau en scène ces caricatures. En réaction, l’Autorité des télécommunications aurait selon l’AFP ordonné à tous les fournisseurs d’accès du pays d’interdire l’accès à YouTube « en raison de la teneur blasphématoire des vidéos et contenus » publiés sur le site.D’après la BBC, la mise en place du filtrage visant à interdire l’accès à YouTube depuis le Pakistan aurait malencontreusement abouti à un blocage généralisé, constaté en Asie, aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. L’un des ingénieurs de Pakistan Telecom aurait en effet transmis la redirection mise en place sur le domaine YouTube.com à PCCW, l’un des principaux opérateurs de la région. Celle-ci aurait été répliquée par d’autres opérateurs dans le monde, jusqu’à ce qu’un employé de YouTube réalise l’ampleur du problème et contacte PCCW. L’erreur n’aurait pas été intentionnelle.

Certaines des vidéos incriminées ont déjà été mises hors ligne par YouTube.


Mise à jour : Bruno Guigue, spécialiste du Proche-Orient et préfet de Saintes, publiera une critique de cet appel sur Oumma.com le 13 mars 2008, ce qui lui vaudra d’être limogé de son poste de préfet par Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy…

« Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière. (Bruno Guigue)« 

L’ONU contre les droits de l’homme

[Le Monde – 27.02.08]
Les démocraties doivent résister à l’offensive idéologique conjointe des pays musulmans et dictatoriaux

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l’homme, l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l’homme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière « déclaration des droits de l’homme », la mise à mort de l’universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales. (suite…)

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