juin 2009



La maman a annulé le compte WOW de ce garçon… il pique une crise devant la webcam. Impressionant !

S’il vous fallait encore une  preuve que les jeux vidéos sont dangereux pour les enfants… la voici 🙂

(à part ça, le petit frère est un enfoiré, mais bon, ça c’est normal…)

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[Réseau Voltaire – 29/06/2009]

En remettant en question la présence militaire US à Soto Cano et en adhérant à l’ALBA, le Honduras a suscité la colère de Washington. Des militaires formés à l’École des Amériques et encadrés par des conseillers US ont renversé le président constitutionnel Manuel Zelaya et ont installé à sa place son rival de toujours au sein du parti libéral, Roberto Micheletti. Thierry Meyssan revient sur les enjeux de cette confrontation qui marque la volonté de l’administration Obama de reprendre en main l’Amérique latine.

Nul ne pensait que la crise opposant le Honduras aux États-Unis pourrait se conclure par un coup d’État militaire. Washington semblait avoir renoncé à ces méthodes, quoi que l’administration Bush ait encore récemment soudoyé des militaires pour renverser le président constitutionnel du Venezuela (12 avril 2002) [1] et qu’elle ait envoyé des Marines enlever eux-mêmes le président constitutionnel d’Haïti 29 février 2004) [2]. Mais les communicants de la Maison-Blanche avaient suffisamment mis en scène le large sourire du sémillant Barack Obama pour que l’opinion publique internationale ait cru que les États-Unis avaient changé et qu’ils avaient abandonné leur ambition impériale.

Les cinq États de l’ex-République fédérale d’Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) offrent un intérêt stratégique particulier puisqu’ils forment le lieu de passage entre deux continents et deux océans. Cependant, aucun de ces États ne dispose de ressources particulières. Par contre, chacun d’entre eux peut être utilisé pour contrôler la zone. Ainsi durant la révolution sandiniste au Nicaragua, Washington utilisa le Honduras comme base arrière de la contre-révolution. Sous la direction de John Negroponte, l’ambassade des États-Unis à Tegucigalpa était devenue le quartier général des « contras » nicaraguayens et de leurs escadrons de la mort. Dans cette perspective, l’évolution anti-impérialiste du Honduras, après le retour au pouvoir des Sandinistes au Nicaragua, représentant moins un problème en soi qu’un danger de « contamination ».

En quoi donc l’évolution du domino hondurien représentait-il un tel danger que Washington décide de recourir aux vieilles méthodes au risque d’anéantir tous ses efforts de communication ?

(…)

Rien ne laissait prévoir que le rancher Manuel Zelaya entrerait en conflit ouvert avec Washington, d’autant que la majorité relative dont il disposait n’encourageait pas à une rupture politique.

En premier lieu, Zelaya a poursuivi la décentralisation qu’il avait initié lorsqu’il avait occupé des fonctions ministérielles par le passé. Il s’agissait de rapprocher les centres de décision des citoyens pour renforcer le pouvoir populaire et la transparence. Cette réforme a fait surgir un clivage entre la classe politique corrompue de la capitale et les nouveaux notables locaux. Elle a aussi mis en lumière le contrôle par les militaires d’une partie de l’économie [4]

Surtout, Manuel Zelaya annonça en juin 2006 que la base aérienne de Soto Cano [5], abritant un contingent US, serait affectée au trafic commercial. Devant la réaction du Pentagone, le ministre de la Défense hondurien envisagea de reculer en évoquant un coût d’équipement trop important, mais le président Zelaya maintint sa décision. Officiellement Soto Cano est une petite base avec 190 militaires et 730 personnels civils. Sa piste est la seule d’Amérique centrale capable d’accueillir de gros transporteurs de troupes. Fort Bravo est la seule antenne du SouthCom hors USA [6]. Surtout, Soto Cano est une base d’écoute reliée à deux unités secrètes Cerro La Mole et Swan Island. Ce dispositif est indispensable au renseignement militaire US dans la région. Curieusement, aucun traité n’a jamais été signé entre les deux pays pour préciser le statut de ces installations.

Alors que le président jouissait d’une forte popularité, une soudaine campagne de presse l’accusa de ne pas tenir ses promesses, d’être incapable d’améliorer le niveau de vie et de juguler le crime. De fait, il ne pouvait protéger le pays de la hausse mondiale des prix du pétrole, tandis que quantité de reportages à sensations donnaient l’impression d’une explosion des maras. Manuel Zelaya y répondit en contraignant les médias audiovisuels privés à retransmettre plusieurs heures d’interviews de membres de son gouvernement.

Washington manifesta son irritation en diminuant ses programmes d’aide à la population, mais maintint ses programmes de sécurité. Les États-Unis accordent en effet des moyens importants au Honduras pour qu’il réalise sur son territoire des éléments de ses plans de lutte contre le crime organisé, le trafic des stupéfiants et le terrorisme. Washington finance par exemple l’équipement high tech de Puerto Cortés pour que tous les containers qui y transitent à destination des États-Unis soient scannés.

Au demeurant, Washington dispose de puissants moyens de pression sur Tegucigalpa. Si 7 millions de Honduriens vivent ans leur pays, près d’1 million supplémentaire vit aux États-Unis, notamment depuis les dévastations dûes au cyclone Mitch, en 1998. 78 000 d’entre eux ont un statut temporaire, plusieurs fois renouvelé, et peuvent faire l’objet de reconduite à la frontière sur simple décision administrative.

La suite : http://www.voltairenet.org/article160801.html


Ca fait fortement penser au coup d’état contre Chavez… on va voir ce que valent les « vertus démocratiques » d’Obama.

[Michel Collon – Investig’action – 29/06/2009]

Les événements
Le jeudi 24 juin 2009, l’alliance des pays progressistes latinos-américains, l’ALBA (Alternative bolivarienne pour les Amériques), s’est réunie à l’occasion de l’entrée officielle de l’Équateur de Rafael Correa, portant à 9 le nombre de membres de l’alliance.

Le même soir, le chef de l’armée de terre du Honduras, pays-membre de l’ALBA, défie le gouvernement de son pays et son président, Manuel Zelaya en le menaçant d’un putsch militaire, soutenu par l’ensemble des forces de droite, les dirigeants de l’église catholique, ceux des églises évangéliques, l’oligarchie locale, les médias privés et le patronat ainsi que les chefs des autres corps d’armée.

Entre temps l’ambassadeur américain a quitté le pays, sous prétexte de guerre civile (non commencée, en fait), tentant de provoquer la panique auprès des autres représentants internationaux à faire de même.

Il était prévu d’organiser une consultation populaire ce dimanche 28 portant sur une modification de la Constitution qui entrainerait le Honduras sur la voie progressiste suivie par de plus en plus de pays d’Amérique latine.

Aujourd’hui, la situation est confuse mais selon des informations concordantes, l’armée est dans la rue, le processus démocratique interrompu et le président Zelaya au Costa Rica…

Analyse
République bananière soumise pendant des décennies aux diktats de la United Fruit Company, le Honduras a été dans les années 80 utilisé comme base arrière étasunienne pour soutenir la contre-révolution au Nicaragua et entretenir des guerres sales en Amérique centrale qui ont ravagé la région, notamment au Salvador.

Lorsqu’en août 2008, contre toute attente le président Manuel Zelaya, à peine élu, décide d’incorporer le Honduras à l’ALBA, il s’oppose frontalement aux visées hégémoniques étasuniennes sur le sous-continent américain et aux forces rétrogrades dans son propre pays. En effet, l’ALBA est un projet d’intégration continentale de libération qui favorise l’unité des peuples en plaçant la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales au centre des préoccupations.

Le Honduras s’apprêtait ainsi à construire un projet politique alternatif tournant le dos au néolibéralisme, et mettant en place des réformes démocratiques structurelles, d’où le projet de changement constitutionnel qui devait être soumis ce dimanche 28 juin à la population.

L’attaque du pays le plus faible et le plus fragilisé de l’ALBA, le jour même de l’intégration de l’Équateur dans l’alliance (ce qui fait basculer le rapport de force en Amérique latine en défaveur des intérêts étasuniens) ne peut être un hasard.

Le putsch n’aurait pu se passer sans l’aide des services spéciaux des USA. L’armée hondurienne est liée au Commandement Sud de l’armée américaine dont les conseillers militaires jouent un rôle essentiel. Le principal aéroport militaire US de la région se trouve sur le sol hondurien, et ce en toute illégalité puisqu’aucun accord officiel n’a été signé entre les deux pays.

La tradition étasunienne du putsch militaire pour renverser un gouvernement qui s’oppose à leurs intérêts est bien connue des peuples latinos. Est-elle en train d’être réactivée ? En tout cas pour l’instant, le Président Barack Obama est bien timide!

Appel
Les gouvernements de l’ALBA ont fermement condamné le putsch militaire tandis que l’OEA (Organisations des États Américains) discute en ce moment, pour prendre une décision. L’Union Européenne a aussi condamné le putsch. Les États-Unis hésitent encore, seul son chargé pour la région Tom Shannon a pris formellement distance avec le coup d’Etat. Mais une condamnation ferme du Président Obama tarde…

Nous appelons à la mobilisation pour la défense de la démocratie au Honduras demain, lundi 29 juin, de 17 à 19h devant l’ambassade américaine à Bruxelles.

1/ Pour la défense de la démocratie au Honduras et contre le coup d’État!

2/ Contre l’ingérence des États-Unis dans les affaires internes du Honduras!

3/ Pour la défense et le soutien de l’ALBA!


[Le Figaro 20/06/2009]
Mis au point par la gendarmerie, cet outil permettra aux enquêteurs de puiser rapidement dans un vaste ensemble de données, depuis les fichiers de police jusqu’à Google ou Facebook.

L’enjeu est de taille. Pour faire grimper son taux de réussite – c’est-à-dire sa capacité à retrouver les auteurs des crimes et délits -, la gendarmerie travaille en éclaireur à la réalisation d’un outil informatique d’un nouveau genre qui, s’il voit le jour, sera aussi utilisé par la police.

Ce système, baptisé «Périclès» en référence au stratège athénien, a, comme sa lointaine cousine, la base de données Edvige, changé de nom en cours d’élaboration pour répondre à l’acronyme imprononçable d’AJDRCDS (Application judiciaire dédiée à la révélation des crimes et délits en série). Son principe est simple : utiliser la capacité de recoupement instantané des ordinateurs pour débusquer les suspects, en alimentant la machine avec toutes les informations légalement utilisables.

Pour cela, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, va faire voter un article spécial dans sa loi d’orientation pour la sécurité, dite «Lopsi 2», bientôt présentée au Parlement.

Il autorisera l’usage de cette nouvelle forme d’enquête assistée par ordinateur pour tous les crimes et délits passibles d’au moins cinq ans de prison. Même si la gendarmerie regrette que le seuil ne soit pas encore abaissé, pour pouvoir traiter «la délinquance de proximité, qui reste impunie huit fois sur dix». De l’arrachage de sac au vol d’autoradio.»…

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/06/20/01016-20090620ARTFIG00644-un-superlogiciel-pour-traquer-la-delinquance-.php


[Le Monde 22/06/2009]
Si l’Iran peut espionner ses internautes, c’est grâce, notamment, à Nokia Siemens Networks, affirme le Wall Street Journal, lundi 22 juin. Le fournisseur d’équipements de télécommunications, qui ne dément pas les affirmations du quotidien des affaires, a installé pour le compte des opérateurs de téléphonie iraniens et des fournisseurs d’accès à Internet des applications permettant de surveiller les internautes, grâce à des technologies appelées DPI (deep packet inspection, ou « inspection en profondeur et systématique du trafic »).

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/06/22/les-censeurs-du-net-iranien-disent-merci-a-la-technologie-occidentale_1209773_3218.html


[PC Inpact – 23/06/2009]
Le tout récent FBHive.com, qui couvre l’écosystème Facebook, affirme avoir découvert une faille de sécurité dans le réseau social. Cette faille, dont ils ne donnent volontairement aucun détail technique, permet de découvrir toutes les données privées du profil de n’importe quel utilisateur Facebook.

A titre d’exemple, le site a dévoilé un temps les informations cachées de plusieurs personnalités du Web comme celles du fondateur et CEO de Facebook, Mark Zuckerberg, de Kevin Rose, créateur de Digg, etc.

Le blog Techcrunch a d’ailleurs fait un test, concluant. « Nous ne sommes pas des personnes malveillantes, et nos compétences sont loin d’être avancées, affirment les créateurs de FBHive, nous sommes des fans de Facebook, mais quand un trou de sécurité aussi grand que celui découvert est porté à l’attention de Facebook, cela ne devrait pas prendre 15 jours pour être réparé. »

La faille avait été découverte le 7 juin dernier, mais devant la passivité de Facebook, FBhive menaçait de dévoiler plus d’informations techniques.

Depuis, la société américaine est sortie de sa torpeur et a colmaté ce qu’elle nomme « un bug » en jurant par ailleurs « nous n’avons aucune preuve qui nous suggère qu’il a été exploité à des fins malveillantes ».»…

http://www.pcinpact.com/actu/news/51556-facebook-profil-prive-faille-fbhive.htm


Il y a encore deux jours, la presse se plaignait du fait que l’Iran était « verrouillé » et qu’aucune image ne sortait. Aujourd’hui Youtube  (qui était censé être interdit) grouille de vidéos, Facebook (qui était censé être inaccessible en Iran) fourmille de photos… et nous avons même une « icône » de martyr…

Caveat Emptor !

[Le Parisien – 21/06/2009]

Le tragique destin de Neda est en train de cristalliser la mobilisation des opposants qui manifestent depuis plusieurs jours à Téhéran contre la réelection du président Ahmadinejad en Iran. Une vidéo choc circule depuis samedi soir sur internet. Elle montre la mort par balle, samedi à Téhéran, d’une jeune opposante iranienne, devenue en quelques heures le symbole de l’opposition au régime de Téhéran.

En savoir plus : Le phénomène Twitter

Filmée par deux appareils, la scène montre le visage et l’agonie d’une jeune femme prénommée Neda mortellement touchée par la balle d’un milicien samedi à Téhéran. Elle assistait avec son père aux manifestions et aurait été visée en plein coeur à croire le témoignage, posté sur Facebook, d’un docteur présent sur place mais cette information reste difficile à vérifier.

Des groupes de discussions en son honneur

La vidéo, mise en ligne hier soir sur Youtube et Facebook, fait, depuis, le tour du net. Elle montre des images d’une violence extrême et ne doit être diffusée qu’à un public averti. Youtube prend d’ailleurs ses précautions en demandant à l’internaute de confirmer sa majorité au moment de sa connection ou de son inscription.

Elle a également a été diffusée sur Twitter, le site de micro-blogging devenu l’un des principaux canaux d’information sur la situation en Iran depuis l’interdiction des journalistes étrangers. Depuis le 12 juin, les opposants à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad réussissent ainsi à contourner la censure du régime iranien en communiquant au-delà de leurs frontières grâce à ce site américain. Hier soir, à 19 h 30, on pouvait ainsi lire un message envoyé par « Samsafay », ainsi qu’un lien vers la vidéo Neda. Depuis, les réactions pleuvent toutes les secondes.

Sur Facebook, le ton est le même. Un groupe «Neda, ange de l’Iran» a été constitué seulement quelques heures après la diffusion de la vidéo. On y découvre la photo d’identité de la victime, qui s’appelerait en fait Neda Soltani. Elle serait âgée d’une vingtaine d’années.  Des groupes de discussions en son honneur (RIP Neda, Remebering Neda Soltani…) ont également été créés par dizaines.

Ce samedi, au moins treize personnes seraient mortes et plus de centaine ont été blessées lors des affrontements entre les policiers et les manifestants à Téhéran. Parmi les victimes, les images de Neda viennent définitivement de mettre un visage sur le martyre des opposants.

http://www.leparisien.fr/international/neda-la-martyre-de-teheran-fait-le-tour-du-web-21-06-2009-555394.php

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