mai 2010



[Proposition de Loi – N° 423 – 03/05/2010]

PROPOSITION DE LOI tendant à faciliter l’identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels,

PRÉSENTÉE   Par M. Jean Louis MASSON,

L’explosion du nombre de « blogs » et de sites internet édités par des non professionnels anonymes témoigne d’une mutation profonde de la communication en ligne : à travers cette évolution globalement très positive, un certain nombre de dérives se sont néanmoins manifestées.

Quantitativement, selon le rapport de Mme Danièle GIAZZI sur « les médias et le numérique », remis au Président de la République en septembre 2008, la France compte 9 millions de blogs dont 2,5 millions sont actifs. Notre pays se classe ainsi au quatrième rang mondial, après les États-Unis, la Chine et le Japon, et au premier rang mondial en nombre de blogs par internaute. Ces sources d’information sont désormais régulièrement consultées par les 34 millions d’internautes recensés en France au mois de décembre 2009.

Juridiquement, le droit qui s’applique aux « blogueurs » ainsi qu’aux éditeurs non professionnels de sites internet est issu de la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique. À cette époque, les blogs ne représentaient qu’un phénomène marginal sur le réseau internet. Depuis lors, ils se sont multipliés de façon exponentielle.

À la lumière de l’expérience des dernières années, il parait opportun de procéder à quelques ajustements juridiques. En particulier, il convient de mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile.

Pour l’essentiel, le blogueur, et plus généralement l’éditeur non professionnel d’un site, est responsable pénalement et civilement des propos qu’il tient sur son blog mais aussi de l’ensemble des éléments qu’il édite. Toutefois, son identification est beaucoup plus difficile que lorsqu’il s’agit de la diffusion de documents par voie de presse écrite. Qui plus est, pour les modalités de cette identification, le droit en vigueur n’impose pas les mêmes obligations aux blogueurs professionnels et aux blogueurs non professionnels.

En effet, l’article 6-III de la loi du 21 juin 2004 impose aux personnes dont l’activité est d’éditer un service de communication au public en ligne de mettre à disposition du public des éléments précis permettant de les identifier, à savoir, principalement :

– leurs nom, prénoms, domicile et numéro de téléphone s’il s’agit de personnes physiques ;

– leur dénomination ou leur raison sociale et leur siège social, leur numéro de téléphone s’il s’agit de personnes morales ;

– le nom du directeur ou du codirecteur de la publication et, le cas échéant, celui du responsable de la rédaction ;

– enfin le nom, la dénomination ou la raison sociale et l’adresse et le numéro de téléphone de l’hébergeur du blog.

En revanche, le même article permet aujourd’hui aux blogueurs non professionnels de préserver leur anonymat en se limitant à tenir à la disposition du public les éléments d’identification de l’hébergeur du blog à qui ils doivent, bien entendu, transmettre leurs coordonnées personnelles. Par ailleurs, chacun s’accorde à considérer qu’un particulier qui édite un blog est à la fois éditeur et directeur de la publication.

Cependant, la distinction entre le non professionnel et le professionnel est malaisée car une personne peut être considérée comme professionnelle ou pas selon la nature du sujet sur lequel elle s’exprime. En outre, compte tenu de la multiplication des sites et des propos litigieux qu’ils peuvent contenir, il apparait de plus en plus nécessaire de faciliter l’exercice concret du droit de réponse des personnes nommément mises en cause par des auteurs anonymes.

Dans cet esprit, au titre des « bonnes pratiques », la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) conseille à tout « blogueur » de prendre toutes les mesures permettant l’exercice du droit de réponse, ce qui se ramène, en pratique, à mettre à la disposition des lecteurs du blog une adresse électronique permettant de contacter la personne responsable du site.

Face aux nouveaux défis d’internet, ces recommandations de bon sens méritent aujourd’hui d’être prolongées en étendant aux éditeurs non professionnels de sites internet, et en particulier aux « blogueurs », les obligations d’identification requises des professionnels. L’article unique de la présente proposition met en oeuvre cette idée en prévoyant, par mesure de simplification, d’assimiler l’éditeur non professionnel au directeur de la publication.

Conformément aux recommandations de la CNIL, cet article prévoit également d’introduire explicitement l’obligation de fournir une adresse électronique pour faciliter le droit de réponse. Il met ainsi un terme à la distinction devenue, en pratique, largement inopérante entre éditeurs de sites professionnels et non professionnels. (suite…)

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C’est long, mais c’est éclairant sur les moeurs du petit microcosme germano-pratin et sa boursouflure en chef… Allez vous faire un café et savourez…

[Jean Baptiste Botul – L’herbe entre les pavés – 15/05/2010]

Tout chez toi est imaginaire (…) Ton inexistence morale, chevalier du
vide, révèle l’inexistence, sous l’armure, des croisés de notre génération
blanche. Et cette inexistence est inscrite en tes initiales, BHL. Tu n’as même
pas de nom à toi, rien qu’un sigle, comme RATP ou SNCF.
(Guy Hocquenghem)

J’imagine ton étonnement ou ton incrédulité, cher lecteur. Comment, Bernard-Henri Levy n’existerait pas ? Certes, le personnage qui signe livres et articles sous ce nom, qui se répand sur le petit écran, qui voyage de part le vaste monde, qui épouse des actrices, qui correspond par courriel avec un célèbre romancier, et même réalise des films nous est bien connu.

S’il se trouvait encore à ce jour une seule personne digne de foi déclarant ne pas connaître Bernard-Henri Levy, il faudrait en conclure : premièrement, elle n’est pas équipée d’un poste de télévision ; secondement, elle n’a jamais mis les pieds dans une salle d’attente de médecin ou de de dentiste, ni même pénétré dans l’échoppe d’un coiffeur (à moins qu’elle ne préfère, dans l’une ou l’autre de ces situations, la lecture de mes ouvrages ou celle des livres de mes confrères, tous genres confondus, à celle des magazines sur papier glacé proposée aux patients et clients) ; troisièmement, elle est sourde ou aveugle, ou bien, plus grave, elle ignore également l’existence d’Arielle Dombasle !

Et puis, ne reconnaît-on pas un grand penseur, un grand écrivain, ou un grand tout court dans sa spécialité, à un détail physique, vestimentaire, ou autre qui, comme diraient certains, fait tellement sens qu’il finit par devenir une sorte de signature. Il y a la barbe du père Hugo, le béret de Mac-Orlan, le strabisme de Sartre, le turban de Beauvoir, la cigarette de Malraux (quoique, par les temps qui courent…), la moustache de Brassens, l’imperméable de Monsieur Hulot, la démarche de Chaplin, la pipe de Simenon (là aussi…), la barbe de trois jours de Gainsbourg, la voix de Mauriac, le chapeau de Mme de Fontenay, l’air abruti à la télévision de Michel Houellebecq, la frange des Beatles, etc., etc., et la chemise blanche décolletée de BHL. Sauf qu’ici – excusez du peu ! – cette fameuse chemise recouvre le buste d’une marionnette (d’un acteur ou d’un prête-nom, si vous préférez).

Le secret était bien gardé, je n’en disconviens pas. Pourquoi n’a-t-il pas été éventé plus tôt ? Oui, bonne question. Pourtant ont paru depuis 2004 plusieurs livres, essai biographique, biographie, enquête, tous à charge sur Bernard-Henri Levy. Et aucun de ces ouvrages ne comporte la moindre révélation sur ce sujet. Comment l’expliquer ? Tout d’abord je trouve ces livres fort utiles. Je me suis d’ailleurs référé à l’un ou l’autre d’entre eux pour écrire quelques unes des pages de ces Preuves. Cependant leurs auteurs n’en tirent pas la conclusion qui devrait normalement s’imposer (qui m’est apparue peu à peu en recoupant ces lectures avec des informations communiquées ici ou là sur le personnage, et en me livrant à une enquête personnelle) : à savoir, l’inexistence de Bernard-Henri Levy. (suite…)


[Starwizz et Reuters – 15/05/2010]

Google a révélé hier que sa flotte de voitures Street View, qui photographie les rues et même plus (Entrez dans les boutiques avec Google Street view), a accumulé involontairement des informations personnelles envoyées par des individus via les réseaux sans fil, et ce pendant plusieurs années.

Le géant américain a ajouté qu’il était actuellement en contact avec les autorités de régulation de plusieurs pays, dont les États-Unis, la France, l’Allemagne et le  le Brésil, sur les moyens de détruire ces données, qu’il dit n’avoir jamais exploitées.

Il est désormais clair que nous avons recueilli par erreur des échantillons de données via des réseaux Wi-Fi ouverts“, a ainsi déclaré Alan Eustace, un des vice-présidents ingénierie de Google.

Dès que nous avons eu connaissance du problème, nous avons immobilisé nos voitures Street View et isolé les données sur notre réseau, que nous avons alors déconnecté pour les rendre inaccessibles“, a ajouté Alan Eustace.

Alors que la protection des données personnelles est un sujet ultra sensible, notamment pour Facebook (Facebook renforce sa sécurité) , voilà une annonce qui risque de placer Google au centre de la polémique…

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20100515.OBS3974/les-voitures-de-google-street-view-recueillent-des-donnees-personnelles.html


[Gregor Seither – IES News Service – 12/05/2010]

Selon le journaliste Seymour Hersh – qui avait déjà révélé à l’opinion publique les tortures de détenus dans la prison irakienne d’Abou Ghraib par des soldats U.S.- les soldats occidentaux engagés en Afghanistan commettent régulièrement des crimes de guerre en assassinant des prisonniers de guerre désarmés sur le champ de bataille.

A la conférence Global Investigative Journalism qui s’est tenue à Genève, le mois dernier, Seymour Hersh a critiqué l’indifférence du président Barack Obama, face à la question des « corvées de bois » pratiquées par l’Armée U.S.

« Laissez moi vous dire, l’une des grandes tragédies de mon pays c’est que le président Obama ferme les yeux là dessus, parce que des choses tout aussi horribles arrivent aux prisonniers que nous faisons, ceux que nous capturons en Afghanistan, » a déclaré Hersh. « Ces prisonniers, on les exécute directement sur place. Il se passe des choses incroyables là-bas et bien sûr, personne n’en parle. C’est toujours la même chose. »

« La consigne, sur le champ de bataille désormais, c’est qu’ils disent aux soldats, c’est vous qui devez décider, rapidement, en un jour ou deux, si le prisonnier que vous avez fait, si le détenu, est un Taliban. » a expliqué Hersh. « Les soldats ont pour consigne d’extraire le maximum d’informations tactiques immédiates du détenu – contrairement au renseignement stratégique, sur le long terme – et vous devez extraire cette information du prisonnier sans tarder. Et si vous ne pouvez être certain qu’il s’agit d’un Taliban, alors vous devez relacher ce prisonnier. »

Ce que cela signifie, et cela m’a été confirmé par cinq ou six personnes, c’est que les soldats, s’ils n’arrivent pas à prouver que le prisonnier est un Taliban, alors, plutôt que de le laisser repartir, ils préfèrent encore lui tirer une balle, bam ! Et si nous n’avons pas envie de nous salir les mains, il nous suffit de remettre les prisonnier aux soldats Afghans qui sont nos auxiliaires. Généralement, nous n’avons pas le temps de nous éloigner de plus de cinq mètres avant que ne retentissent les coups de feu. Et cela se passe de nos jours, en ce moment même.

La vidéo de la conférence de Seymour Hersh a été mise en ligne sur le compte YouTube de  Michael Moore.

Hersh a une longue carrière de journaliste d’investigation derrière lui, ayant travaillé de nombreuses années pour The New York Times. En 1969, c’est lui qui a révélé  le massacre de My Lai au Vietnam.


[Union Populaire Republicaine – Francois Asselineau – 12/05/2010]

L’UPR révèle ce qu’aucun autre parti politique ne vous avait jamais dit sur Robert Schuman et sur le lancement de la “construction” européenne :  50 ans après la « Déclaration Schuman » – De Pétain à la CIA, – LA FACE CACHÉE DE ROBERT SCHUMAN

http://u-p-r.fr/?p=908


Pas mal !

[Pub pour Google Chrome]


Quitter le monde des reseaux sociaux avec Suicide Machine
[Julian Pidoux – Le Matin  – 23/01/2010]
Une application en ligne permet de disparaitre de réseaux sociaux, tels Facebook ou Twitter, en quelques minutes. Elle répond ainsi aux attentes de nombreux internautes qui trouvent leur alter ego virtuel beaucoup trop envahissant

Vous voulez disparaitre de Facebook, de MySpace, de LinkedIn ou de Twitter? C’est désormais possible grâce à la Web 2.0 Suicide Machine; une application grauite qui purge votre présence en ligne sur certains réseaux sociaux.

Depuis son lancement le 19 décembre dernier, la Suicide Machine a déjà assisté près de 1400 morts virtuelles, mettant fin à près de 95 000 amitiés sur Facebook et 280 000 tweets sur Twitter.

Rapide, facile et définitif: Une fois vos mot de passe et nom d’utilisateur entrés, il suffit de lancer la machine. Le programme éliminera alors la moindre information vous concernant, un peu comme si vous le faisiez manuellement. Mais si éliminer un par un mille amis sur Facebook prend exactement 9 heures et 35 minutes, avec Suicide Machine, l’opération ne dure que 52 minutes. Ne subsiste qu’un cybersquelette: un profil sans aucune donnée.

Et les internautes semblent adorer, comme en témoignent les nombreux messages postés sur le site mais aussi les files d’attente en ligne. Trop de requêtes «Nous avons tellement de succès que l’application n’arrive pas à traiter toutes les demandes à la fois, explique Walter Langelaar, directeur du projet. Nous travaillons donc pour tenter d’améliorer la capacité de traitement. Pour l’heure, c’est là notre priorité.»… (suite…)

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