avril 2009



Selon l’OMS, il y a à peine 7 décès dus à la grippe porcine, et non pas 152

[Sydney Morning Herald – 29/04/2009]

Un membre de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rejeté les dires affirmant que plus de 150 personnes sont mortes de la grippe porcine, disant qu’il a été officiellement enregistré seulement sept décès dans le monde entier. Vivienne Allan, du programme de sécurité des patients de l’OMS, a dit que l’organisme a confirmé que dans le monde entier il y a eu sept morts, tous au Mexique, et 79 cas confirmés de la maladie.

Mme Allan a déclaré à ABC Radio aujourd’hui : « Malheureusement, cette information de plus de 150 morts est inexacte et n’est pas arrivée, mais ce n’est pas une annonce de l’Organisation Mondiale de la Santé. »

« Ce chiffre ne provient pas de l’Organisation Mondiale de la Santé et, je le répète, le nombre de morts est de sept et ils sont tous au Mexique. »

Mme Allan a dit que l’OMS a confirmé 40 cas de grippe porcine dans les Amériques, 26 au Mexique, 6 au Canada, 2 en Espagne, 2 en Grande-Bretagne et 3 en Nouvelle-Zélande. Mme Allan a dit qu’il était difficile de mesurer la vitesse de propagation du virus.

Elle a dit que le véritable ennui serait que le virus de la grippe se manifeste dans un pays où personne n’a eu de contact avec le Mexique, et que les autorités regardent attentivement dans tous les pays pour ça. (suite…)


Pierre Lellouche –  député UMP de Paris et « représentant spécial » de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan – suit l’exemple (en plus mesquin) des ses grands maîtres néo-cons comme Dick Cheney ou Richard Perle, avant de « servir », il faut toujours penser à « se servir »…

Bon, c’est un document sans référence, alors caveat emptor !

[Faits et Documents – 30/04/2009]

Mail émanant d’un gradé de la base de Douchambé (petite base aérienne française, 3ou 4 intercepteurs ou Mirage) recopié ci-dessous mot pour mot, avec quelques notes d’explications . Ce mail circule discrètement parmi les officiers des trois armes .

« M.le député Lellouche est venu sur le DETAIR  (NdlR : de Douchambé).

Son principal souci a été de se faire approvisionner en vodka et caviar notamment.Tout en sachant bien entendu que le caviar est interdit d’exportation au Tadjikistan.

Son deuxième souci a été de cacher ses achats dans l’avion-secret de Polichinelle, tout le monde l’a vu avec ses sacs.

Son troisième souci de vérifier que tous ses achats, réalisés sur le théâtre (note : comprendre théâtre d’opérations), dont les tapis de Kaboul, étaient bien embarqués.

Sa grande préoccupation a été de savoir si le COMDETAIR (NdLR : le commandant du détachement Air cad la base) plaisantait lorsqu’il lui a interdit de fumer en voiture et de jeter son mégot sur le tarmac. Il a compris qu’il ne s’agissait pas d’une plaisanterie lorsque le COMDETAIR (qui ne cherche pas à faire une longue carrière ) ( note : confirmé par notre ami, le commandant est en fin de carrière) lui a interdit de fumer à proximité des avions, surtout pendant le refueling.
Un boulet… »


Le catastophisme de Giusepe est un peu exagéré : si vous installez le module « No Script » de Firefox, vous pouvez voir à quoi pourrait ressembler une navigation Web « opt-in » pour les cookies (même si, dans le cas de NoScript, cela concerne les Javascript). C’est vrai que c’est un peu plus chiant (il faut cliquer en bas pour autoriser les éléments) mais ce n’est pas non plus « l’écran couvert de messages d’alerte » qu’il prophétise… Mais c’est vrai que, à première vue, le mécanisme en place actuellement semble fonctionner, inutile d’y toucher pour l’instant.

[Guisepe de Martino – Co-directeur De Dailymotion – Slate.fr – 20/04/2009]

(…) dans le cadre des discussions sur la directive européenne «e-privacy» (données personnelles électroniques), les autorités françaises (l’exception pâtissière française?) ont introduit une proposition imposant pour l’utilisation de cookies une obligation d’«opt-in» (opt-in = devoir de demander l’autorisation avant d’en mettre en place). Cette proposition me semble inquiétante.

En premier lieu, il n’y a aucun élément justifiant un renversement aussi radical de l’approche «opt-out» (opt out = droit de refuser un cookie) qui a prévalu jusqu’à présent. Cette approche n’a pas été identifiée par le Contrôleur européen de la protection des données (si, si ça existe) comme une problématique nécessitant une initiative aussi radicale, à l’issue de sept ans d’observation et de recueil des pratiques en matière d’utilisation des cookies.

Dans le cadre réglementaire européen actuel, les utilisateurs doivent être informés de l’utilisation des cookies et doivent avoir le droit de «refuser» ces cookies (opt-out). Cette approche a fonctionné et a permis le développement de l’économie numérique que l’on sait. Je n’ai pas connaissance d’étude justifiant une modification de la réglementation actuelle aussi radicale: un revirement à 180° pour imposer un consentement préalable à l’utilisation de cookies.

Un renversement vers une approche basée sur l’«opt-in» constituerait une rupture dans le fonctionnement de l’Internet et nécessiterait de reconcevoir et redéployer une multitude d’applications aujourd’hui largement utilisées et appréciées par les internautes. L’approche «opt-in» avait été soigneusement considérée et débattue en 2002 lors de l’adoption de la directive qui régit cette question, et au final avait été rejetée car irréaliste à mettre en œuvre. Sept ans plus tard, cela paraît encore moins réaliste. Un tel revirement aurait des conséquences considérables.

Aujourd’hui les cookies sont une composante essentielle dans le fonctionnement fluide du Net. Si les cookies ne peuvent être déployés facilement, cela posera un sérieux défi aux sites pour fournir des services rapides et fiables tels qu’attendus par les internautes. Requérir un consentement préalable ou, comme le fait la proposition française, une notification spécifique – pour parler clairement: un pop-up, ces fenêtres intrusives qui vous explosent à la figure ! – et un mécanisme de choix à l’utilisation des cookies pour chaque service et/ou page web perturberait gravement le fonctionnement fluide du Net en nécessitant des actions multiples de l’utilisateur et ralentirait l’accès aux services et contenus en ligne. Tout ceci sans justification. (suite…)


Bon, évidemment, Monsieur bosse dans le ouaibe et les ainneté, n’a pas 25 ans, ne vit pas à Grigny… donc ça simplifie déjà les choses. C’est d’ailleurs étonnant qu’il soit obligé d’en passer par là pour trouver du taf. Normalement, il devrait avoir un carnet d’adresses bien rempli… non ?

Je suppose que si – inspirés par le passage au Jité de clip avant hier – les Abdelazziz, Mamadou et Jean-Kévin des Tarterts ou de la Grande Borne se mettent à enregistrer des clips similaires pour des boulots de livreurs de pizzas, cela risque d’avoir moins de succès… même si le rap sera probablement meilleur.

[Stivostin – Dailymotion – 20/04/2009]

« Je veux travailler » part d’un constat simple : être bon dans son job ne suffit pas pour se faire remarquer. Il faut aussi le petit truc en plus qui va vous faire sortir du lot. En quittant ma précédente boite, je me suis donné un mois pour créer quelque chose qui allait peut être pouvoir me donner un coup de main pour trouver un nouveau job. Pour finir, je ne suis pas un professionnel, j’ai fait le morceau et le clip tout seul, avec les moyens du bord, et ça vaut ce que ça vaut…

http://www.dailymotion.com/video/x91fxp_stivostin-je-veux-travailler_music


True, True, True…

http://www.collegehumor.com/video:1907543


En langage marketing, on appelle cela du « bad product placement »…

[The Smoking Gun – 23/04/2009]

Compilation de photos de personnes arrêtées pour des raisons diverses par la police aux U.S…. porter un T-Shirt Barack Obama pousse de toute évidence au crime…

Supporters de Barack Obama arrêtés par la police

Supporters de Barack Obama arrêtés par la police

http://www.thesmokinggun.com/archive/years/2009/0424093mugs4.html


La « défense des artistes » et des gros sous des majors n’est qu’un prétexte. Le but est bien de pouvoir créer un maillage de surveillance des citoyens afin de pouvoir alimenter le vieux phantasme sécuritaire bourgeois : attraper le dissident avant même qu’il passe à l’acte.

[Marc Resse – PcInpact – 28/04/2009]

Hier en commission des lois, où l’ambiance fut, dit-on de multiples sources, très tendue, le projet Création et Internet a révélé une facette encore méconnue. Celle du filtrage des e-mails. Voire plus en raison du caractère extrêmement vaste des termes employés. dans le texte que doivent voter les parlementaires Une pièce de plus à rajouter à la liste des points noirs de ce fameux projet de loi.

Subrepticement glissée dans le texte au fil des discussions, est apparue la mention de « communication électronique » lors des débats parlementaires. Dans plusieurs endroits du texte qui a été confirmé hier en Commission des lois, on retrouve cette fameuse mention. Exemples :

« Art. L. 331-30. – Après consultation des concepteurs de moyens de sécurisation destinés à prévenir l’utilisation illicite de l’accès à un service de communication au public en ligne ou de communications électroniques, des personnes dont l’activité est d’offrir l’accès à un tel service ainsi que des sociétés régies par le titre II du présent livre et des organismes de défense professionnelle régulièrement constitués, la Haute Autorité rend publiques les spécifications fonctionnelles pertinentes que ces moyens doivent présenter pour être considérés, à ses yeux, comme exonérant valablement de sa responsabilité le titulaire de l’accès au titre de l’article L. 336-3. » (alinéa 110 article 2)

« La suspension s’applique uniquement à l’accès à des services de communication au public en ligne et de communications électroniques. Lorsque le service d’accès est acheté selon des offres commerciales composites incluant d’autres types de services, tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s’appliquent pas à ces services » (alinéa 104)

« Art. L. 336-3. – La personne titulaire de l’accès à des services de communication au public en ligne ou de communications électroniques a l’obligation de veiller à ce que cet accès ne fasse pas l’objet d’une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d’oeuvres ou d’objets protégés par un droit d’auteur ou par un droit voisin sans l’autorisation des titulaires des droits prévus aux livres Ier et II lorsqu’elle est requise » (alinéa 2 article 6)

Comment interpréter ce terme de « communication électronique » d’apparence si anodine ? Pour le faire, on peut se référer à ce schéma qui nous a été transmis par un juriste qualifié, dans l’après-midi.
communication électronique

On découvre ainsi que la « communication électronique » possède deux branches : d’une part la correspondance privée soit les emails, la messagerie instantanée, etc. d’autre part, la communication au public par voix électronique. Celle-ci se subdivise elle-même en deux sous-branches, la communication au public en ligne, mais également la communication au public par voix audiovisuelle, laquelle embrasse depuis la loi sur l’audiovisuelle les services de médias à la demande (SMaD), dont font partie les Youtube, Dailymotion mais également les sites de streaming.

On le voit, utiliser « communication électronique » permet de taper sur bien d’autres secteurs que le monde du P2P et avanttout sur les emails !  Ces questions sont très techniques et il n’est pas certain que les signataires de la pétition SACEM aient été éclairés de ce chapitre. Mais développons et tentons de simplifier. (suite…)

Page suivante »