Il n’y a vraiment plus que Gérard Mulliez qui prend encore au sérieux les affiches du PC…

[La Voix du Nord – 21/02/2015]

mulliezSamedi après-midi, à 16 h 30, en pleine réunion du conseil départemental des jeunes communistes, Gérard Mulliez, patron d’Auchan et troisième fortune de France, mécontent d’une affiche du Parti communiste où il est décrit comme « profiteur de la crise », est venu « sermonner » les membres du parti politique.

« La scène était surréaliste ». Les jeunes militants communistes n’en reviennent toujours pas. Le local de la rue d’Artois, à Lille, était rempli comme chaque mois d’une vingtaine de personnes venues discuter de l’action politique à mener. Quand soudain… « J’ai vu un monsieur pousser la porte, témoigne Pascal, un militant. Je l’accueille, il me regarde et il me dit : Vous n’êtes vraiment pas gentil avec moi » L’entrée de la troisième fortune de France dans le local passe presque inaperçue, le militant ne saisit pas les propos de son interlocuteur. Les conversations se poursuivent. La vingtaine de jeunes est en réunion. « Puis il enlève sa casquette et dit Vous voyez l’affiche là-bas. Et là j’ai réalisé que c’était Gérard Mulliez ». Dans la salle quelqu’un s’écrie même « Ah, mais c’est Gérard Mulliez ! ». Le patron fondateur d’Auchan, actuellement président d’un comité stratégique pour de groupe, a peu apprécié la nouvelle affiche du Parti communiste imprimée à 8000 exemplaires dans le Nord. Il y est représenté au-dessus d’une ouvrière, avec un écart de salaire mirobolant, et barrée du slogan « Ils empochent, nous produisons ».

« Lavage de cerveau »

Désigné comme « actionnaire, milliardaire et profiteur de la crise » M. Mulliez se défend face à une salle ébahie de sa présence : « Je crée des emplois avec mes magasins ». On lui répond : « Oui, mais les salariés vous permettent de verser des dividendes toujours plus grands aux actionnaires alors qu’ils sont étranglés et exploités ». Le dialogue se poursuit, ferme mais courtois : « C’est du charabia idéologique » aurait répondu M. Mulliez, selon un militant. Le grand patron parle même de « lavage de cerveau » selon Quentin Le Matt, le secrétaire fédéral du Nord des Jeunes communistes. (suite…)


[Joab Jackson – Le Monde Informatique – 18/02/2015]

Les critiques commencent à pointer les limites du big data, mais les analystes continuent de voir en lui un avenir radieux.

Après les attentes démesurées, les désillusions ? La vague du big data a peut être atteint un pic, en tout cas pour ceux qui suivent le Gartner Hype Cycle. En d’autres termes, certains professionnels commencent à douter des annonces marketing autour de l’analyse big data et à adopter un point de vue plus critique sur les limites des systèmes big data. Selon le credo, plus une entreprise collectait de données, plus elle pourrait en extraire des informations pointues et utiles. Un ingénieur de Google, qui a été gavé au big data plus que n’importe qui, a nommé cette notion « la déraisonnable efficacité des données ». Dans une série d’articles, le dernier numéro de Science News dresse dans le détail les limites des gros volumes de données, dont le plus récent s’intitule « Le Big data et les défis de la réplication ».Le problème, selon Science News, est loin d’être sans intérêt. Avec une telle quantité de données et autant d’outils différents pour les analyser, comment peut-on être sûr que les résultats sont corrects ? « Chaque fois qu’un scientifique préfère une application à une autre ou décide d’analyser une variable, plutôt qu’une autre, ce choix peut conduire à des conclusions très différentes », a écrit Tina Hesman Saey. Ce problème de la validité ne concerne pas seulement les grands consommateurs de données, mais toute la communauté scientifique dans son ensemble.

Impossible de reconduire les mêmes traitements ?

Dans un autre article, Science News aborde la question des résultats non reproductibles, ou celle de l’incapacité croissante des scientifiques à reproduire des résultats d’études publiées antérieurement. (suite…)


Faites le test: essayez de lire vos vieux documents écrits avec Framemaker en 1989 ou bien décompresser une archive Stuffit de 1993, voire tout simplement récupérer une maquette réalisée avec Quark Xpress 4…

[ Jean Elyan – Le Monde Informatique – 18/02/2015 ]

Aujourd’hui, certains commencent à se préoccuper de la détérioration des supports numériques, un temps où il ne sera plus possible d’accéder à nos données, à notre histoire, à nos connaissances…

En cette ère du cloud omniprésent, il semble facile de supposer que les données stockées dans le nuage sont en quelque sorte préservées pour toujours. Et du point de vue de la postérité, on pourrait penser que seule l’information analogique d’antan – tous les trucs sur papiers, sur bandes et autres formats pré-numériques qui n’ont pas été explicitement digitalisés – pose problème. La semaine dernière, lors de la réunion annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science, Vinton Cerf, « le père de l’Internet » et aujourd’hui chef évangéliste de l’Internet chez Google, en a dressé une image bien différente. Pour Vint Cerf, la pérennité des données numériques est loin d’être une évidence. Celui-ci craint même un « âge noir du numérique » où, du fait de la rapidité de l’évolution technologie, les formats de stockage vont vite devenir obsolètes selon un phénomène qu’il appelle « décomposition des bits ». Dans ce monde, les applications nécessaires pour lire les fichiers, que nous stockons avec tant de confiance aujourd’hui, pourraient être perdues parce qu’ils sont incompatibles avec les nouvelles technologies matérielles émergentes. Si bien que selon lui, « un grand nombre de ces fichiers seront inutilisables, inaccessibles aux générations futures ». Sa solution ? Le « parchemin numérique » – autrement dit, un outil pour préserver les anciennes technologies qui permettra de récupérer les fichiers obsolètes. « Pour résoudre ce problème, il faudrait maintenir une compatibilité de lecture minimum des données plus anciennes avec les nouvelles technologies sans se soucier de la performance, de la capacité ou du coût », a déclaré Éric Burgener, directeur de recherche chez IDC. « Tout est bien sûr dans les détails », ajoute-t-il. (suite…)


[L’Expansion.com –  03/02/2015]

Google, Amazon et Microsoft auraient payé le bloqueur de publicité pour que les leurs soient ajoutées à la « liste blanche » de celles qui s’affichent tout de même, selon le Financial Times

Qui a peur du grand méchant Adblock Plus? Face à la montée des bloqueurs de publicité, utilisés notamment par environ 20% des Français , certains géants du Web passent à la caisse. C’est notamment le cas de Google, Amazon ou Microsoft, raconte ce lundi le Financial Times.  Ces accords confidentiels consistent, en substance, à payer la société allemande Eyeo, qui édite Adblock Plus, pour qu’elle ajoute les publicités de son entreprise à sa « liste blanche » de publicités jugées « discrètes ».

Les « gros » doivent passer à la caisse

Adblock affirme qu’il n’est pas possible de rejoindre cette liste si les publicités en question ne répondent pas à un certain nombre de critères de transparence et ne dérangent pas trop la lecture d’une page Web. Les publicités de la « liste blanche » peuvent également être bloquées par les utilisateurs du programme, mais leur autorisation est « encouragée » par celui-ci.

L’opération est gratuite pour les petites entreprises, mais Eyeo réclamerait bien de l’argent en échange du passage parmi les publicités autorisées pour certains géants du Web. Une entreprise, qui ne souhaite pas que son nom soit divulgué, confie même un ordre de grandeur de la somme en question au Financial Times. Pour « whitelister » des publicités, Eyeo réclamerait 30% des revenus générés par le déblocage pour la société.

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/des-geants-du-web-paient-adblock-plus-pour-epargner-leurs-pubs_1647587.html


[Rémi Noyon – Rue89 – 02/02/2015] En plus de son efficacité douteuse, le site gouvernemental Stop-djihadisme se prête à tous les détournements. On y trouve notamment une plaquette qui renseigne sur « les premiers signes » de l’embrigadement d’un proche dans le salafisme djihadiste. Parmi ces « signes » évoqués sous forme de pictogrammes (à gauche ci-dessus) :

  • « Ils se méfient des anciens amis, qu’ils considèrent maintenant comme des “impurs” » ;
  • « Ils rejettent des membres de leur famille » ;
  • « Ils abandonnent l’école ou la formation professionnelle car l’enseignement dispensé fait parti du complot », etc.

Vient ensuite le numéro vert mis à disposition des « familles » qui « sont souvent démunies pour identifier les signes qui peuvent laisser présager un embrigadement, puis un départ ». radicalisation

La plaquette de La Quadrature

Sur Twitter, Clément Sénéchal, « l’homme qui tweetait pour Mélenchon », se moque gentiment :

« Passé la journée au téléphone avec le ministère de l’Intérieur : j’avais des doutes sur à peu près tous mes potes. »

Certains vont plus loin. Jérémie Zimmermann, l’un des co-fondateurs de La Quadrature du Net, qui défend un Internet libre et ouvert, vient de relayer une plaquette intitulée : « Dérive autoritaire. Les premiers signes qui doivent alerter » (à droite ci-dessus). attentifs_ensemble Reprenant les codes du site Stop-djihadisme, cette infographie liste les risques :

  • « Restriction de la liberté d’expression » ;
  • « Interdiction de manifestations pacifiques » ;
  • « Banalisation de messages racistes » ;
  • « Généralisation et extension de la surveillance des citoyens » ;
  • « Prévalence d’intérêts économiques sur l’intérêt général » ;
  • « Partenariats avec des régimes violant les droits de l’homme » ;
  • « Répression violente des manifestations » ;
  • « Instrumentalisation des menaces pour justifier des mesures sécuritaires » ;
  • « Contournement de la démocratie et du contrôle du pouvoir judiciaire. »

Ça ne vous rappelle rien ? http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/01/derive-autoritaire-les-premiers-signes-doivent-alerter-257453


Dans l’anthropologie, il existe le concept de « indigène trop volontaire » (« eager native ») – c’est un représentant de la population étudiée qui se précipite au-devant de l’anthropologue (blanc généralement) et qui s’approprie son langage afin d’en tirer un avantage vis-à-vis de sa communauté (« je suis avec le blanc »). L’anthropologue est ravi (« je suis avec le noir »), il trouve un indigène qui lui confirme son préjugé – et occulte par là le « vrai discours » du peuple indigène qu’il était censé étudier !  Frantz Fanon appelait cela « le nègre utile ».

Dans le colonialisme, la même chose existe et permet de légitimer ou de disculper la colonisation – « Nous ne sommes pas des méchants, puisque un représentant du peuple colonisé nous soutient ouvertement et approuve nos thèses ». Cela va de la « Malinche », cette soi-disante « princesse aztèque » qui aurait « aidé Cortes dans la conquête du Mexique (« nous n’étions pas des envahisseurs, nous avons simplement aidé un camp a triompher contre l’autre ») aux témoignages de « chefs Noirs » abondamment publiés par la presse aux Etats-unis avant la Guerre de Sécession, qui expliquent qu’ils ne veulent surtout pas être libérés de l’esclavage car ils n’ont pas les capacités pour être libres. En Algérie française, en Nouvelle-Calédonie ou en Irak, à chaque fois, la parole « indigène » est utilisée (fabriquée) pour légitimer l’ordre colonial. « Vous voyez bien qu’on a raison, puisque les Indigènes qui ont pris la peine d’évoluer disent la même chose que nous ».

Dans le cas de Chalghoumi, repéré et promu par la communauté juive, il est « l’Arabe utile » qui permet de faire taire la critique contre les exactions israéliennes. « Vous voyez, les Arabes ne sont pas tous contre nous, ce ne sont que les antisémites massacreurs qui nous critiquent, les « bons Arabes » comme Chalghoumi sont avec nous »….  Chalghoumi est un simple rouage de plus de la propagande « hasbara« .  Il finira d’ailleurs par tomber le masque lors des massacres à Gaza, quand il demandera à l’Etat d’interdire les manifestations pro-palestiniennes, « parce que celles-ci sont antisémites »…  Un « imam » arabe qui traite les pro-palestiniens d’antisémites – voilà un investissement payant pour le Lobby israélien !

[Emmanuel Ratier – Faits&Documents n°390 – 01/02/2015]

Depuis une quinzaine de jours, bien que ne représentant que lui-même, il a squatté, avec sa calotte blanche, les plateaux de télévision, les micros des radios, les manifestations « charliesques » et les commémorations. Voici l’incroyable histoire d’un pizzaïolo fondamentaliste musulman, toujours interdit de séjour aux États-Unis, qui, fort du soutien des représentants officiels de la communauté juive, est devenu l’interlocuteur privilégié de Manuel Valls. Et qui sera sans doute chargé d’incarner l’improbable « islam de France », c’est-à-dire un islam laïc.

« L’Imam des lumières. »
Libération, 6 juillet 2012.
« L’Islam des services. »
Farid Hannache, son ancien bras droit.

« Si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. Il est désigné représentant d’une communauté par ceux qui n’y appartiennent pas. Chalghoumi est ce que la sociologie américaine appelle un « native informant », ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants. Il dit ce que la majorité a envie d’entendre de la part d’une minorité, mais pas ce qu’elle pense réellement. Les « informateurs indigènes » valident les stéréotypes que la majorité véhicule sur leur communauté. On parle également des « rented negroes », ces noirs américains qui monopolisent le paysage médiatique pour donner « un visage de noir pour une opinion de blanc ». Chalghoumi est loué dans les deux sens du terme et l’un parce que l’autre ! […] Le message qui est envoyé au public c’est qu’un imam modéré est rejeté par ses coreligionnaires qui sont donc, dans leur majorité, extrémistes. La mise en scène de Chalghoumi, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, le conforte puissamment. […] Il est au dialogue judéo-musulman ce que les bourgeois de Calais étaient au dialogue franco-britannique. Encore que ces derniers n’avaient guère le choix. »
Pascal Boniface, Le plus Nouvel Obs, 14 février 2013.

« En réalité, quand bien même l’imam de Drancy agirait par ambition personnelle, l’important n’est pas sa personne, que chacun a le droit de ne pas apprécier, mais les idées qu’il incarne. Il faut se rendre à l’évidence : pour certains de nos concitoyens, l’« islam de France » prôné par Chalghoumi n’est pas une chance pour les musulmans français, mais une menace pour leur identité. À ceux-là, il faut faire entendre clairement la position de la République : Chalghoumi n’est pas le problème, il est la solution. »
Elisabeth Lévy, Le Point, 14 février 2013 (la journaliste le connaît bien pour avoir participé, avec lui, en juin 2012, au forum Démocratie et religion à Tel-Aviv avec Alain Finkielkraut, Raphaël Enthoven, Caroline Fourest, etc.).

« L’homme est une parabole de la complaisance paresseuse ou méprisante des élites républicaines, quand on évoque l’islam ; Chalghoumi est devenu célèbre et positionné. De religieux obscur contesté dans sa mosquée, l’imam est devenu un sujet d’actualité nationale, puis une marque. Deux marques en fait : « L’imam des juifs », pour ceux qui le vilipendent, donc un Juste, instantanément, pour les dirigeants des communautés juives (qui) ne jurent que par ce gentil prêcheur, l’adoubent et l’entourent, le manipulent, et l’étouffent de leur empressement. Et « l’imam modéré », pour les autorités politiques en mal de musulman convenable, qui de même l’ont couvé, entouré, étouffé, vanté, promu, sous Sarközy puis sous la gauche, et les médias à l’unisson : deux bouquins, des plateaux télé, une parole recueillie avec la gravité qui accompagne les révélations […] Sa mosquée se remplit mal. L’imam de Drancy intéresse ceux que l’islam réel n’intéresse pas. Mais il n’est pas aimé chez les musulmans engagés, témoins ébahis de son ascension. On lui reproche tour à tour sa syntaxe hasardeuse, son parcours opportuniste, la protection ostensible des puissants, son illégitimité religieuse, son destin qui respire l’incohérence ou l’insincérité. L’ancien missionnaire du Tabligh est désormais le plus nationaliste des religieux, expliquant que tout le mal vient de l’islam d’ailleurs […] Problème : cet engouement ne tient compte de rien […] Chalghoumi parle dans le vide, ou dans l’air du temps. « Je suis malade qu’on me fasse représenter par cet homme incapable d’aligner deux phrases » […] Chalghoumi exaspère les musulmans, mais est une vedette française […] Chalghoumi est inaudible – sauf dans la France officielle, ses politiques et ses médias, le public innocent. » Claude Askolovitch, Nos mal-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas (Grasset, 2013). (suite…)


« Tu montres les crocs, mais une simple blague fait trembler les fondements de ta pensée »…  Merci les gars, c’est ce que j’avais besoin d’entendre !

[Mathieu Sommet – Salut les Geeks – 18/01/2015]

Face à la peur et à la tyrannie, qui viendra sauver ces hommes ?  Ce court-métrage a été réalisé pour rendre hommage aux 17 victimes qui ont perdu la vie lors des tragiques attentats qui ont touché la France.

Au cas où, téléchargeable ici : http://www.libertes-internets.net/archives/films/SUPER_CRAYON_Hors_Serie_MATHIEU_SOMMET.mp4

Réalisation : Timothée Hochet  —  Scénario : Mathieu Sommet
Son / Mixage : Alexis Lloyd  —  Maquilleuse : Margaux Taton
Otage n°1 : Antoine Daniel   — Otage n°2 : Bruce Benamran — Terroriste : INTHEPANDA

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 148 autres abonnés