L’avidité n’ayant ni limite ni morale, les banques sont toujours à la recherche de nouvelles manières de plumer les pigeons… et c’est sans risque puisque les gouvernements se feront un plaisir de couper encore plus dans leurs budgets pour sauver une nouvelle fois les banques qui auront creusé leur propre trou…

Comment les banques offrent des produits dérivés aux particuliers… à leurs risques et périls

[Le Monde.fr | 24.07.2013 à 16h3 – Mathilde Damgé ]

Des profits potentiels gigantesques, vendus à grand renfort de brochures promotionnelles… Mais des risques à la mesure des paris engagés. Officiellement, l’arrivée des produits financiers autrefois réservés aux professionnels entre les mains des particuliers est un progrès. « Les CFD (contracts for differences) ont le vent en poupe. Non seulement ces produits font figure d’actifs de diversification aux actifs traditionnels, mais surtout ils démocratisent en toute simplicité les techniques de trading actif », s’enflamme ainsi Fabrice Cousté, qui dirige CMC Markets France.

Le CFD est l’emblème de cette « démocratisation » de la finance auprès des particuliers : c’est un produit dérivé, décrit la brochure d’IG Market (leader – britannique – du marché en France, avec le néerlandais Saxo Banque et l’américain FXCM), qui permet « d’acheter ou de vendre un actif financier sans jamais en être propriétaire, en n’immobilisant qu’une fraction de l’investissement total ». Les dérivés ne sont en effet que des titres adossés à des sous-jacents qu’on ne possède pas, c’est-à-dire finalement du papier.

400 FOIS LA « MISE »

Le CFD permet d’investir sur des marchés autrefois difficiles d’accès comme les devises, les indices (la variation du CAC 40 par exemple) ou les matières premières. Autant d’opportunités pour les boursicoteurs déçus par les mouvements erratiques des actions et le rendement faiblard des obligations.

Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Investment Trends en mai, le nombre d’investisseurs particuliers sur les CFD aurait progressé de 22 % dans l’Hexagone en 2012. Environ 20 000 « traders », dit l’étude, opéreraient sur ce marché après avoir ouvert un compte sur Internet auprès d’un courtier spécialisé.

Soit assez peu de personnes concernées, si l’on compare avec l’Allemagne et le Royaume-Uni (respectivement, deux et trois fois plus d’utilisateurs), mais beaucoup de risques potentiels tout de même si l’on suit la définition de l’atout majeur de ce produit : l’effet de levier, effet amplificateur des gains… comme des pertes ! (suite…)


[Le Monde Informatique – 25/03/2016]

Pour empêcher l’exécution du rançongiciel Locky dans les ordinateurs sur lesquels il s’active par le biais de macros Word, la société de recherche en sécurité Lexsi a développé 4 parades, bloquant notamment le chiffrement des fichiers. Le fonctionnement de ces vaccins est décrit dans un billet de blog.

Un expert français de la société de recherche en sécurité Lexsi a trouvé plusieurs façons d’arrêter la propagation du ransomware Locky qui se diffuse par l’intermédiaire de macro-commandes intégrées à des fichiers Microsoft Word. Dans un billet, Sylvain Sarméjeanne expose les modifications que l’on peut apporter à un ordinateur pour le « vacciner » contre ce programme malveillant qui chiffre les fichiers d’un PC et réclame une rançon pour fournir la clé de déchiffrement. Cette méthode de vaccination avait déjà été appliquée au ver Conficker.C, rappelle ce spécialiste en rétro-ingénierie.

Relativement récent parmi les rançonlogiciels, Locky sévit tout de même depuis plusieurs semaines. Il est principalement distribué par le biais de messages spams qui tentent d’abuser les utilisateurs en se faisant par exemple passer pour des factures demandant l’ouverture d’une pièce jointe. Le malware s’exécute si les macros malveillantes sont activées dans le document Word, malgré la mise en garde généralement affichée par le traitement de texte qui avertit de la présence de macros dans les fichiers.

Créer des clés de registre et forcer la clé publique RSA
Par vaccin, Sylvain Sarméjeanne entend « toute modification mineure du système ayant pour objet de bloquer, sans intervention utilisateur, tout ou partie des effets néfastes liés à l’exécution d’un programme malveillant ». Le chercheur en sécurité en propose 4 dont un qui « utilise le fait de pouvoir forcer la clé publique RSA avec laquelle sont chiffrées les clés AES ». Le premier vaccin consiste à créer une clé de registre avec des ACL (Access control list) interdisant toute ouverture. L’une des premières choses que fait Locky est en effet de créer la clé de registre HKCU\Software\Locky après avoir vérifié les paramètres de langue du système. Au passage, on voit que le malware prend la précaution de pas infecter les systèmes configurés en langue russe.

Le deuxième vaccin réside dans la création de deux autres clés de registre, l’une d’elles empêchant le chiffrement les fichiers. Les deux derniers vaccins proposent de stopper l’avancée du malware, d’une part via une clé RSA corrompue et d’autre part via l’utilisation forcée d’une clé publique RSA sous le contrôle de l’utilisateur qui dispose de la clé privée associée. Ces méthodes de parade sont détaillées sur le billet publié par Lexsi. Il s’agit d’actions préventives pour se protéger contre la perte de fichiers que pourrait entraîner une attaque via Locky. Elles impliquent donc de prendre les devants en anticipant une éventuelle infection.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-lexsi-trouve-un-vaccin-pour-stopper-la-propagation-de-locky-64309.html


Avec de la joulie musique en plus…

A voir ici  (attention les yeux…) :

ou bien (en cas de censure) ici :

https://mega.nz/#!CJA1DSYA!-687DtTElW2S6nv-NbntxU3VnQfqLcstnTVtJ6ZxK-Q


dar_al_islam_7

Les numéros de « Dar Al Islam » (en français) et de « Dabiq » (en Anglais) sont disponibles ici :

https://mega.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ


…. enfin « Incohérences » uniquement du point de vue officiel, car si on regarde qui sont les moteurs de la politique étrangère adoptée par Sarkozy en Lybie (Bernard Henri Levy) et par Hollande en Syrie (Fabius) on peut quand même se demander si c’est un hasard que cette politique suive fidèlement la ligne israélienne qui cherche depuis toujours à saper les Etats qui entourent Israël afin d’éliminer toute menace…

Une politique déjà menée avec la catastrophe gazaouie, irakienne et lybienne (et l’Iran qui est le prochain sur la liste)… et qui parfois leur pête à la gueule quand les anciens protégés se retournent contre vous et que l’incendie se propage de manière incontrôlée. Mais pour l’instant, hormis l’Iran, il n’y a plus aucun pays dans la région qui ait les moyens de faire quoi que ce soit militairement contre Israël. (Dov)

[« Daesh – l’Autopsie d’un monstre » – Benoit Collombat – Jaques Morin – France Inter – 20/11/2015]

Au-delà de la sidération, au-delà de l’effroi et des larmes, au-delà du deuil, le carnage minutieusement programmé du 13 novembre 2015 à Paris provoque un choc intellectuel.

Le besoin de comprendre se traduit par de multiples questions : Les Occidentaux ont-ils fermé les yeux sur la montée en puissance de ce groupe terroriste ? A-t-on volontairement ignoré le rôle joué par l’Arabie saoudite et le Qatar ? A-t-on fait semblant de ne pas prendre conscience de l’importance majeure de l’enjeu pétrolier ? Comment expliquer les incohérences de la diplomatie française ?

Pour être en mesure d’apporter des réponses à ces questions, il est indispensable de revenir au début de l’histoire, soit à la guerre menée en Irak par les Occidentaux après le 11 septembre 2001.

 

Un terreau de haine
Lorsqu’ils décident de renverser le dictateur irakien,les américains commettent deux erreurs : D’abord, ils mentent sur les armes de destruction massives et sur les liens supposés entre Sadam Hussein etAl Qaida… Mais surtout ils marginalisent les sunnites afin de porter les chiites au pouvoir. Et Paul Bremer qui est alors le gouverneur américain à Bagdad, commet une bourde qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris dans les bras du futur Etat Islamique… Cette bourde, un des hommes les mieux informés de France,  Alain Juillet, l’ex patron du renseignement de la DGSE, la raconte ainsi :

Brenner fait une erreur colossale. Il donne l’ordre de licencier tous les militaires de l’armée irakienne. Ils partent avec leurs armes, ils n’ont rien, et comme ils sont sunnites –  et qu’on fait la guerre aux sunnites –  il y a impossibilité pour eux de retrouver des emplois. Donc ça va créer un ressentiment, une frustration et une haine terrible envers l’occupant et envers les occidentaux.

Les américains produisent donc un terreau de haine, un terreau sur lequel va se développer le groupe terroriste autoproclamé « Etat » Islamique

Et ce d’autant plus facilement qu’il n’y a plus de véritable Etat, que les services publics n’existent plus, que l’économie est moribonde et que la corruption est devenue la norme.

C’est effectivement sur ces cendres que le groupe Etat Islamique prend racine. (suite…)


[FABRICE ARFI, RENÉ BACKMANN, MICHEL DELÉAN, LOUISE FESSARD, JÉRÔME HOURDEAUX ET MATTHIEU SUC – MEDIAPART – 30 NOVEMBRE 2015]

Pourquoi des terroristes surveillés parviennent-ils à passer à l’acte ? Pourquoi les agents semblent-ils condamnés à constater leur impuissance chronique ? Pourquoi la classe politique refuse-t-elle d’engager la grande remise à plat réclamée par de nombreux spécialistes ? Mediapart a interrogé des dizaines de personnes (magistrats, agents secrets, policiers, experts, politiques…), s’est plongé dans plusieurs procédures judiciaires en cours et a épluché divers rapports pour comprendre la crise sans précédent de la lutte antiterroriste en France.

Le 15 janvier 2015, une voiture banalisée de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) prend en filature la Citroën C3 d’Amar R. Les services secrets s’intéressent à cet ancien voisin de cellule d’Amedy Coulibaly, car il est l’un des derniers à avoir vu le futur tueur de l’Hyper Casher, le 6 janvier, soit la veille de l’attaque contreCharlie Hebdo. La C3 arrive à destination, au Fort de Rosny (Seine-Saint-Denis), là où sont installés plusieurs services de la gendarmerie ; là, aussi, où vit la maîtresse d’Amar R., une adjudante récemment convertie à l’islam. Le véhicule de la DGSI se gare sur la chaussée qui longe l’entrée de la caserne. L’un des agents en planque reconnaît un visage familier dans une voiture voisine, stationnée non loin. C’est un collègue de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris, un autre service de renseignement. Jusqu’à cette rencontre fortuite, la DGSI et la DRPP ignoraient qu’elles surveillaient l’une et l’autre la même cible, en même temps.

Cette anecdote pourrait, à elle seule, résumer le désordre de la lutte antiterroriste française. Mais le problème est plus profond, plus grave. Deux semaines après les attentats du 13 novembre, onze mois après ceux qui ont visé Charlie Hebdo, des policiers et l’Hyper Casher, trois ans après les massacres commis par Mohamed Merah contre des militaires et des écoliers juifs, les services de l’État chargés de lutter contre le terrorisme connaissent une crise sans précédent. Mediapart a interrogé des dizaines de personnes (magistrats, agents secrets, policiers, experts, politiques…), s’est plongé dans plusieurs procédures judiciaires en cours et a épluché divers rapports (parlementaires, syndicaux ou administratifs) pour mener cette enquête.

Il ne s’agit pas d’accuser, mais de comprendre. Comprendre pourquoi des terroristes fichés et surveillés parviennent à passer à l’acte, pourquoi des agents compétents et dévoués semblent condamner à constater leur impuissance chronique, pourquoi la classe politique, à droite ou à gauche, fait mine de ne pas voir le problème, refusant d’engager la grande remise à plat réclamée par de nombreux spécialistes. Face à ces ratés à répétition, les membres du gouvernement ont fait le choix, devant les micros et caméras, de la politique de l’autruche : non, il n’y a eu aucune faille des services de renseignement français avant les attentats du 13 novembre, a par exemple affirmé Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur. Dans la communauté du renseignement, certains n’hésitent pourtant plus à évoquer un « naufrage historique ».

(suite…)


Les protestations se multiplient contre l’arrestation de deux journalistes qui avaient publié des documents montrant des services de renseignements turcs livrant des armes aux djihadistes en Syrie.

[Ragip Duran – Libération – 28/11/2015]

(….) Le quotidien Cumhuriyet («République», centre gauche, 50 milles exemplaires diffusés en moyenne), avait publié le 25 mai dernier une pleine page avec des documents officiels et photos démontrant le transfert le 19 janvier 2014 par les camions des services de renseignement turc (MIT) d’armes cachées dans des boîtes de médicament aux djihadistes en Syrie. La gendarmerie avait arrêté ces camions mais le MIT et la préfecture avaient empêché la fouille. Le Président de la République Erdogan, avait personnellement déposé une plainte contre Can Dundar et avait déclaré publiquement «que Dundar payerait cher».(….)

«Erdogan a donné l’ordre et le journalisme a été arrêté», titre vendredi le quotidien Cumhuriyet pour annoncer l’interpellation de son directeur de la publication, Can Dundar, et de son chef du bureau d’Ankara, Erdem Gul, accusés «d’espionnage». Les autorités leur reprochent d’avoir publié des documents et des photos de camions des services de renseignements turcs livrant des armes aux djihadistes en Syrie.

Jeudi, Dundar et Gul ont été déférés devant un procureur au palais de justice d’Istanbul qui a demandé leur arrestation. Les deux responsables du quotidien sont inculpés d’«aide à une organisation terroriste, d’espionnage politique et militaire, et de révélation d’informations devant rester secrètes». Le procureur a d’ores et déjà fait savoir qu’il demanderait 20 ans de prison à l’encontre de Dundar et de Gul, incarcérés jeudi soir dans la prison de Silivri. (suite…)

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