Non, ce n’est pas Dieudo qui a écrit l’article :-)

Si vous ne trouvez pas Dabiq chez votre marchand de journaux, vous pouvez le télécharger ici (https://mega.co.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ) dans la Bibliothèque de L&I (https://mega.co.nz/#F!vEJWARzJ!hnOl-l7WfB4QpQowLWXtOw). Si votre FAI bloque le site, suivez les conseils pour surfer sans censure

Une couv' assez savoureuse... des imams tenant un panneau "Je suis charlie" et en-dessous la légénde : "LA FIN DE L'AMBIGUITE"

Une couv’ assez savoureuse… des imams tenant un panneau « Je suis charlie » et en-dessous la légénde : « LA FIN DE L’AMBIGUITE »

Strictement interdite en France, Dabiq (n° 7, mars 2015), la revue de l’État islamique au Levant consacre largement son numéro à « Je suis Charlie ». Elle consacre quatre pages à Amedy Coulibaly (rebaptisé Abù Basir Al-Ifriqi) et préente un entretien de deux pages avec Umm Basir Al-Muhajirah, en réalité Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibaly, qui a rejoint la Syrie à partir de la Turquie, la veille de l’attaque du supermarché casher. Une partie de ces éléments avait déjà été utilisée dans un autre magazine de Daech, Dâr-al-Islam, dont la couverture représentait la Tour Eiffel.

https://mega.co.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ


[AFP –  16/03/2015]

Cinq sites internet prônant l’apologie du terrorisme ont été bloqués sur décision administrative, a annoncé lundi 16 mars le ministère de l’Intérieur. Ces blocages sont une première, mais cette disposition est entrée en vigueur depuis plus d’un mois. « Les cinq premiers sites sont tous animés par des groupes répertoriés par les services de renseignement et font tous l’apologie du terrorisme », explique-t-on au ministère

La journaliste de France 2 Audrey Goutard précise qu’outre ces cinq sites, l’accès à cinq sites pédophiles a également été bloqué. « Comme il n’y avait pas d’hébergeur, il a suffi de demander au fournisseur d’accès : du coup, les connexions sont en partie bloquées », selon la journaliste.

Quels sont les sites concernés ?

Les sites bloqués pour apologie du terrorisme sont mis en cause pour avoir publié des vidéos de propagande du groupe Etat islamique et des discours de leur chef Abou Bakr al-Baghdadi, sur la nécessité et l’incitation au terrorisme. Le principal blog de diffusions de vidéos d’exécutions Al Hayat Media est notamment concerné. (suite…)


[Par Pierre Col pour Infra | Net | Samedi 06 Décembre 2014]

Technologie : Quand la justice ordonne le blocage d’un site web comme The Pirate Bay (ou bien, plus récemment, de sites jihadistes), celui-ci est effectué au niveau du système DNS, car c’est le plus simple. Et du coup ce blocage est aussi très simple à contourner :-)

ZDNet vous en a parlé hier, la justice de notre pays vient d’ordonner aux principaux FAI français de bloquer le site The Pirate Bay. Et le site de partage de torrents T411, auquel j’avais naguère consacré un billet, est aussi dans le collimateur des ayants droit.

Cette décision a été rendue suite à la plainte déposée par une société d’ayants droit, la SCPP – Société Civile des Producteurs de Phonogrammes – dont le président, Pascal Nègre, s’est évidemment réjoui dans un communiqué.

Voici le texte intégral de ce jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris :

Pour autant, je suis enclin à penser que le triomphe de Pascal Nègre et de la SCPP sera de bien courte durée…

En effet, la solution technique la plus simple pour bloquer l’accès à un serveur situé sur Internet est de « faire mentir le système DNS », et notamment les serveurs de résolution DNS des fournisseurs d’accès Internet, mis à disposition de leurs abonnés. Et c’est exactement ce qui a été émis en place par les FAI français pour bloquer The Pirate Bay.

Mais des résolveurs DNS ouverts, on en trouve pléthore sur Internet… et il suffit d’un paramétrage très simple de votre ordinateur, tablette ou smartphone pour faire appel à un résolveur DNS, à l’étranger ou même en France, qui ne perturbera nullement l’accès à The Pirate Bay :

Si vous êtes équipés d’un Mac sous Mac OS X ou d’un système Unix, le fichier à modifier est/etc/resolv.conf. Sous Mac OS X vous pouvez aussi effectuer ce paramétrage via Préférences Système / Réseau :

DNSsousMacOS

Si vous êtes sous Windows, vous devez aller modifier les paramètres de votre connexion TCP/IP pour changer les résolveurs DNS primaire et secondaire. Le moyen diffère selon votre version de Windows, mais je suis sûr que vous allez trouver. Pour Windows XP qui équipe encore un de mes vieux PC, c’est dans Panneau de configuration / Configuration Réseau / Réseaux TCP/IP et cela ressemble à ceci :

DNSsousWindows95

Ensuite vous pouvez paramétrer l’un des résolveurs DNS suivants :

Celui de Google :

# Google Public DNS IPv4
nameserver 8.8.8.8
nameserver 8.8.4.4

Il est disponible aussi en IPv6 :

# Google Public DNS IPv6
nameserver 2001:4860:4860::8888
nameserver 2001:4860:4860::8844

Celui d’OpenDNS, qui propose un résolveur présenté comme « professionnel et sécurisé » :

# OpenDNS
nameserver 208.67.222.222
nameserver 208.67.220.220

Vous pouvez aussi utiliser les résolveurs DNS de l’association French Data Network, fédération de FAI associatifs qui, bizarrement, n’a pas été citée dans la décision de justice amenant au blocage de The Pirate Bay. En effet, cette décision ne concerne explicitement que Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR, et pas Numericable et les autres FAI, notamment régionaux ou associatifs. Du coup les responsables de FDN ont communiqué sur Twitter au sujet de leur résolveur ouvert :

# FDN DNS IPv4
nameserver 80.67.169.12

# FDN DNS IPv6
nameserver 2001:910:800::12

Vous pouvez aussi, mais c’est un peu plus compliqué, disposer localement sur votre ordinateur de votre propre résolveur DNS, par exemple en installant le logiciel unbound.

Bref, on le voit, tenter de bloquer des sites en agissant au niveau du système DNS est totalement inefficace. Et c’est risqué, car toucher au système DNS peut perturber le fonctionnement d’Internet au-delà de ce qui était souhaité… comme on l’a vuen Allemagne en 2009 ou pour le quotidien Le Monde en 2011.

Espérons que les autorités judiciaires comprendront enfin que la technique du blocage DNS est aussi risquée qu’inefficace !

http://www.zdnet.fr/actualites/pour-contourner-le-blocage-des-sites-web-il-suffit-de-changer-de-resolveur-dns-39810881.htm


La mise à dispo en ligne du « Numéro des Survivants » ayant eu tellement de succès (+ de 9 000 téléchargements depuis des connexions au Pakistan et en Palestine, le virus est en marche !!!) on remet ça (mais après c’est fini, hein !) pour le numéro « Post-Survivants »…

Attention, le fichier PDF pèse 93 Mo…

http://www.libertes-internets.net/archives/docs/Charlie_Hebdo_1179_25_02_2015.pdf

charlie


Il n’y a vraiment plus que Gérard Mulliez qui prend encore au sérieux les affiches du PC…

[La Voix du Nord – 21/02/2015]

mulliezSamedi après-midi, à 16 h 30, en pleine réunion du conseil départemental des jeunes communistes, Gérard Mulliez, patron d’Auchan et troisième fortune de France, mécontent d’une affiche du Parti communiste où il est décrit comme « profiteur de la crise », est venu « sermonner » les membres du parti politique.

« La scène était surréaliste ». Les jeunes militants communistes n’en reviennent toujours pas. Le local de la rue d’Artois, à Lille, était rempli comme chaque mois d’une vingtaine de personnes venues discuter de l’action politique à mener. Quand soudain… « J’ai vu un monsieur pousser la porte, témoigne Pascal, un militant. Je l’accueille, il me regarde et il me dit : Vous n’êtes vraiment pas gentil avec moi » L’entrée de la troisième fortune de France dans le local passe presque inaperçue, le militant ne saisit pas les propos de son interlocuteur. Les conversations se poursuivent. La vingtaine de jeunes est en réunion. « Puis il enlève sa casquette et dit Vous voyez l’affiche là-bas. Et là j’ai réalisé que c’était Gérard Mulliez ». Dans la salle quelqu’un s’écrie même « Ah, mais c’est Gérard Mulliez ! ». Le patron fondateur d’Auchan, actuellement président d’un comité stratégique pour de groupe, a peu apprécié la nouvelle affiche du Parti communiste imprimée à 8000 exemplaires dans le Nord. Il y est représenté au-dessus d’une ouvrière, avec un écart de salaire mirobolant, et barrée du slogan « Ils empochent, nous produisons ».

« Lavage de cerveau »

Désigné comme « actionnaire, milliardaire et profiteur de la crise » M. Mulliez se défend face à une salle ébahie de sa présence : « Je crée des emplois avec mes magasins ». On lui répond : « Oui, mais les salariés vous permettent de verser des dividendes toujours plus grands aux actionnaires alors qu’ils sont étranglés et exploités ». Le dialogue se poursuit, ferme mais courtois : « C’est du charabia idéologique » aurait répondu M. Mulliez, selon un militant. Le grand patron parle même de « lavage de cerveau » selon Quentin Le Matt, le secrétaire fédéral du Nord des Jeunes communistes. (suite…)


[Joab Jackson – Le Monde Informatique – 18/02/2015]

Les critiques commencent à pointer les limites du big data, mais les analystes continuent de voir en lui un avenir radieux.

Après les attentes démesurées, les désillusions ? La vague du big data a peut être atteint un pic, en tout cas pour ceux qui suivent le Gartner Hype Cycle. En d’autres termes, certains professionnels commencent à douter des annonces marketing autour de l’analyse big data et à adopter un point de vue plus critique sur les limites des systèmes big data. Selon le credo, plus une entreprise collectait de données, plus elle pourrait en extraire des informations pointues et utiles. Un ingénieur de Google, qui a été gavé au big data plus que n’importe qui, a nommé cette notion « la déraisonnable efficacité des données ». Dans une série d’articles, le dernier numéro de Science News dresse dans le détail les limites des gros volumes de données, dont le plus récent s’intitule « Le Big data et les défis de la réplication ».Le problème, selon Science News, est loin d’être sans intérêt. Avec une telle quantité de données et autant d’outils différents pour les analyser, comment peut-on être sûr que les résultats sont corrects ? « Chaque fois qu’un scientifique préfère une application à une autre ou décide d’analyser une variable, plutôt qu’une autre, ce choix peut conduire à des conclusions très différentes », a écrit Tina Hesman Saey. Ce problème de la validité ne concerne pas seulement les grands consommateurs de données, mais toute la communauté scientifique dans son ensemble.

Impossible de reconduire les mêmes traitements ?

Dans un autre article, Science News aborde la question des résultats non reproductibles, ou celle de l’incapacité croissante des scientifiques à reproduire des résultats d’études publiées antérieurement. (suite…)


Faites le test: essayez de lire vos vieux documents écrits avec Framemaker en 1989 ou bien décompresser une archive Stuffit de 1993, voire tout simplement récupérer une maquette réalisée avec Quark Xpress 4…

[ Jean Elyan – Le Monde Informatique – 18/02/2015 ]

Aujourd’hui, certains commencent à se préoccuper de la détérioration des supports numériques, un temps où il ne sera plus possible d’accéder à nos données, à notre histoire, à nos connaissances…

En cette ère du cloud omniprésent, il semble facile de supposer que les données stockées dans le nuage sont en quelque sorte préservées pour toujours. Et du point de vue de la postérité, on pourrait penser que seule l’information analogique d’antan – tous les trucs sur papiers, sur bandes et autres formats pré-numériques qui n’ont pas été explicitement digitalisés – pose problème. La semaine dernière, lors de la réunion annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science, Vinton Cerf, « le père de l’Internet » et aujourd’hui chef évangéliste de l’Internet chez Google, en a dressé une image bien différente. Pour Vint Cerf, la pérennité des données numériques est loin d’être une évidence. Celui-ci craint même un « âge noir du numérique » où, du fait de la rapidité de l’évolution technologie, les formats de stockage vont vite devenir obsolètes selon un phénomène qu’il appelle « décomposition des bits ». Dans ce monde, les applications nécessaires pour lire les fichiers, que nous stockons avec tant de confiance aujourd’hui, pourraient être perdues parce qu’ils sont incompatibles avec les nouvelles technologies matérielles émergentes. Si bien que selon lui, « un grand nombre de ces fichiers seront inutilisables, inaccessibles aux générations futures ». Sa solution ? Le « parchemin numérique » – autrement dit, un outil pour préserver les anciennes technologies qui permettra de récupérer les fichiers obsolètes. « Pour résoudre ce problème, il faudrait maintenir une compatibilité de lecture minimum des données plus anciennes avec les nouvelles technologies sans se soucier de la performance, de la capacité ou du coût », a déclaré Éric Burgener, directeur de recherche chez IDC. « Tout est bien sûr dans les détails », ajoute-t-il. (suite…)

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