octobre 2010



[Gregor Seither – IES News Service – 29/10/2010]

En avril 2009, deux enfants de quatre ans, Juliet Breitman et Jacob Kohn faisaient du tricyle sur le trottoir de leur quartier, dans le conté de King. Ne faisant pas attention, ils sont entrés en collision avec Mme Claire Menagh, agée de 87 ans. Dans sa chute, Mme Menagh s’est brisée la hanche et a du être hospitalisée. Elle est décédée trois mois après l’opération.

La famille de Mme Menagh a porté plainte (ne serais-ce que pour pouvoir payer les importants frais d’hospitalisation) contre la famille Breitman. Normalement, l’assurance responsabilité civile devrait jouer… mais les Breitman n’en ont pas. L’avocat de la famille a donc demandé à ce que – eu égard au jeune âge de la dangereuse criminelle – l’affaire soit close et prise en charge par le fonds de compensation de l’assurance de Mme Menagh.

Mais Paul Wootsen, juge suprème du conté de King ne l’entend pas de cette oreille. Dans une décision rendue publique ce jour, il a déclaré que « six ans n’est pas un âge trop faible pour se présenter devant une cour de justice et recevoir le chatiment mérité pour une action mauvaise. »

L’affaire sera donc jugée prochainement..


[Emmanuel Ratier – Faits et Documents #302 – 30/09/2010]

Après notre dossier exclusif sur le lancement de succursales Quick exclusivement hallal, voici la suite de notre dossier consacré au marché du hallal en France, lequel s’élèvera à au moins 5,5 milliards d’euros cette année, en croissance de 10 % par rapport à l’année précédente (1). Déjà deux à trois fois le chiffre d’affaires des « produits bio ». (1. Etude de l’institut Solis, cabinet spécialisé dans les « études marketing ethniques » (Halal Infos, avril 2010).

4,5 milliards pour les achats privés. 1 milliard dans la restauration rapide.

L’équipe de France de football mange halal. L’armée parsème ses stocks de ration halal. Pour se simplifier la vie, de plus en plus d’abattoirs français ne préparent plus le poulet que de manière halal, tout comme les États-Unis où 92 % des produits alimentaires sont certifiés casher.

En 2007, 32 % des animaux, toutes espèces confondues, étaient abattus de manière rituelle, même si l’essentiel de cette viande n’est pas vendu dans le circuit halal. La nourriture halal envahit les présentoirs, non seulement des hypermarchés, mais des supérettes.

Comme l’indique Valeurs actuelles (L’Essor du business halal, 9 septembre 2010), « alors que ce secteur n’intéressait il y a quinze ans que des marques historiques (Dounia, Isla Delice, Médina Halal…), les profits attendus séduisent désormais de grands groupes agroalimentaires comme Fleury Michon, Charal, Duc ou encore Nestlé. Les hypermarchés aussi multiplient l’offre de produits halal : Casino a créé sa marque, Wassilia ; Carrefour (NDA : n°2 mondial de la grande distribution) propose la gamme Sabrina. »

À noter que Carrefour a été le premier à lancer des catalogues spéciaux pour le ramadan (dès 2003). Les marques ne cessent d’augmenter leur gamme : Nestlé a déjà trente références et en aura une cinquantaine d’ici 2012. Déjà, « 10 % des pizzas vendues sous la marque Nestlé sont halals » (Le Point, 12 août 2010). (suite…)


[Faits et Documents – #304 – 26/10/2010]

Premier maire adjoint de Paris, Anne Hidalgo, épouse Germain, née en Andalousie et naturalisée française, est donnée comme la dauphine de Bertrand Delanoë. Féministe et ambitieuse, celle qui se présente comme une « travailleuse » est une permanente politique depuis plus de dix ans et a occupé précédemment de hautes fonctions essentiellement dues à son engagement au Parti socialiste. Elle vient de publier un essai, Travail au bord de la crise de nerfs.

« Hidalgo, hijo de algo. En français, fils de quelqu’un, de noble descendance chrétienne, sans mélange de sang. » France-Soir (16 octobre 2006).

« Anne Hidalgo […] créature politique imaginée par Delanoë et valorisée par François Hollande. » Le Parisien (11 mai 2004).

Anne Hidalgo est née le 19 juin 1959 à San Fernando (Espagne), près de Cadix. Elle est la fille de deux immigrés espagnols, Antonio Hidalgo, électricien, et de Maria Aleu, couturière. Le couple s’est réinstallé depuis lors outre-Pyrénées.

On lit souvent qu’il s’agit de républicains espagnols réfugiés en France après la guerre civile mais rien n’est plus faux. En réalité, il s’agit du grand-père d’Anne Hidalgo, intendant d’un vaste domaine dans la province de Cadix, qui s’installa avec sa famille, dont le jeune Antonio, en France, dès 1937.

VSD (article non daté, mais figurant sur le site d’Anne Hidalgo. Il s’agit de l’unique article détaillé jamais paru sur sa famille en français) indique donc : « En 1937, pour échapper à la montée des troupes fascistes, le grand-père paternel, républicain, traverse les Pyrénées à dos de mulet avec sa famille. » Étrange républicain venu de l’extrême sud de l’Espagne pour passer en France alors même que toute la partie « Est » de l’Espagne était encore sous contrôle des républicains. On rappellera aussi que la guerre civile a commencé en juillet 1936 et s’est finie en avril 1939. Il s’agit donc peut-être d’un républicain mais certainement pas d’un combattant républicain de premier plan ayant réellement lutté contre l’hydre fasciste. La meilleure preuve est que la famille se réinstalle en Espagne dès la fin de la guerre civile, en 1939, se fixant à Antequerra. (suite…)


Va falloir re-écrire le « Manuel du Guerillero Urbain » de Carlos Marighela, en y intégrant les nouvelles armes de la police (drones, hélicos, photographes postés, ADN, surveillance des portables)…

… bref, l’insurrection va devenir de plus en plus difficile et le Parti de l’Ordre peut dormir tranquille. Les dissidents ne viendront pas le faire chier.

[Valérie Mahaut – Le Parisien – 29.10.2010]

(…) De nouveaux coups de filet devraient être organisés prochainement. La sûreté territoriale continue d’examiner les photos, prises notamment depuis les toits et de l’hélicoptère de la Sécurité civile qui a patrouillé une matinée entière au-dessus du lycée Joliot-Curie et ses environs. Plutôt que d’essayer d’arrêter les casseurs en flagrant délit, la police départementale a opté pour une technique d’investigations un peu plus longue, mais « plus efficace », commente un proche de l’enquête. Même si l’identification des suspects se révèle difficile. « Ils sont encapuchonnés, se cachent le visage avec des écharpes… ce n’est pas évident, mais on y arrive. »

Un des casseurs interpellés hier a été confondu par sa bague. Certains n’ont pu nier car les policiers ont retrouvé, lors des perquisitions, les vêtements qu’ils portaient sur les photos dans leurs armoires. Grande et reconnaissable, la jeune fille arrêtée est photographiée une batte de base-ball à la main occupée à détruire un abribus de l’avenue Pablo-Picasso, perpendiculaire à l’avenue Joliot-Curie. « Nous avons également relevé de nombreuses empreintes digitales et même génétiques sur les cailloux et projectiles », souligne un proche de l’enquête.

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/manifestations-lyceennes-sept-casseurs-arretes-29-10-2010-1127909.php


[La Dépèche – 29/10/2010]

Une équipe de chercheurs toulousains vient de découvrir que les bisphénols A pouvaient se transmettre par simple contact avec la peau. Les tickets de caisse sont visés.

C’est une découverte majeure que vient de réaliser une équipe de chercheur de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Toulouse. Emmenées par le biologiste Daniel Zalko, les équipes de l’Inra, en collaboration avec les laboratoires Pierre Fabre, ont mis en évidence que les bisphénols A (BPA), une substance chimique présente dans les plastiques, peuvent se transmettre par simple contact avec la peau. En cause : les papiers thermiques et notamment les tickets de caisse. (suite…)


[Bruno Roger Petit – Le Post –  29/10/2010 ]

Il y a de cela une petite semaine, la Cour européenne des Droits de l’Homme et la Cour de Cassation avaient estimé que la garde à vue à la française était une pratique plutôt contraire aux principes généraux du droit. Visiblement, les deux vénérables institutions n’avaient pas tort. Un petit plaisantin, citoyen habitant un petit bourg de la Drôme, vient ainsi de passer 48 heures en GAV, avec perquisition au domicile, saisie de son ordinateur et interdiction d’entrer en relation avec une certaine… Rachida Dati. C’est ce que révèle le Dauphiné Libéré.

Qu’a donc fait cet homme pour mériter ce traitement ? Quel crime ?
J’ose à peine l’écrire.

Sous couvert de plaisanterie, ce monstre en puissance avait demandé par mail au parlement européen (où siège Rachida Dati) une « inflation ».  La menace étant imminente, la PJ de Lyon a surpris le criminel au saut du lit afin de d’empêcher tout demande « d’inflation » supplémentaire.

Cet homme sera jugé pour outrage à personne chargée d’une autorité publique. Question : combien d’humoristes se sont amusés avec la définition nouvelle de l’inflation donnée par Rachida Dati il y a quelques semaines ? Vont-ils faire l’objet de poursuites ? De Gardes à vue ? De saisie d’ordinateur ? De contrôle judiciaire ? Autre question : elle n’a que ça à faire Rachida Dati au Parlement européen ? Et la police française ? Et la justice ?

On décernera la palme de la déclaration judiciaire comique de l’année à monsieur le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli, qui a eu le courage de déclarer qu’il n’y a rien de disproportionné dans cette affaire: « l’outrage est caractérisé dès lors qu’une expression est de nature à rabaisser la considération réservée à une personne publique. En l’espèce, c’est Mme Dati en tant que député européen, qui est visée à travers sa messagerie ».

Et la sottise, ça se caractérise comment ? Qui se sent morveux se mouche disait ma grand-mère. Comme elle avait raison.
Au-delà de l’anecdote, cette affaire démontre qu’aujourd’hui, on est à deux doigts du rétablissement des lettres de cachet. D’où la nécessité de rappeler que le droit doit être respecté, autant qu’il est possible. Quand on y songe, la mésaventure de ce petit plaisantin est plus qu’inquiétante. Quel drôle de pays que le notre depuis trois ans… Entre odieux et ridicule.

http://www.lepost.fr/article/2010/10/29/2285657_il-reclame-une-inflation-a-rachida-dati-police-menottes-prison.html

[François Arias – Ecrans.fr – Libération – 26/10/2010]
FireSheep : peur sur les réseaux Wifi

Une fois connecté à son réseau social préféré, est-on en sécurité, à l’abri des petits malins qui en veulent au sacrosaint couple login/mot de passe ? Eric Butler, un développeur indépendant de Seattle a prouvé le contraire grâce à une extension Firefox nommée FireSheep.

Cette extension permet de se connecter sur les comptes (Facebook, Google, Twitter, … rayez les mentions inutiles) utilisés par des personnes présentes sur le même réseau WiFi ouvert. En bref pour peu qu’on se connecte, n’importe qui utilisant Firesheep peut aussi se connecter. La quantité d’informations potentiellement accessibles dans un réseau public (café, bibliothèque, mairie …) est donc extrêmement importante. Les sites pris en charge sont nombreux : Amazon.com, Basecamp, bit.ly, Cisco, CNET, Dropbox, Enom, Evernote, Facebook, Flickr, Github, Google, HackerNews, Harvest, Windows Live, NY Times, Pivotal Tracker, Slicehost, tumblr, Twitter, WordPress, Yahoo et Yelp. Et il est même possible d’en ajouter d’autres avec quelques connaissances techniques.

Eric Butler n’a pas créé cette application pour faciliter les activités répréhensibles (comme le détournement de compte Twitter ou Facebook, véritable fléau du monde du travail), mais pour mettre sous le feu des projecteurs les graves lacunes de sécurité qui touchent de nombreux sites. (suite…)

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