avril 2011



… si vous êtes un garçon. Pour les filles, il y a le Go-Girl : http://www.amazon.com/Go-Girl-Female-Urination-Lavender/dp/B003BEDUS6 – qui permet de faire la même chose.

Le coup du journal roulé est du génie à l’état pur ! J’ai testé pour vous l’autre soir au nez et à la barbe des videurs du Balajo, au milieu de la foule, p-e-r-s-o-n-n-e ne s’est rendu compte de rien !


Excellent !


[Filippo Fortunato Pilato – terrasantalibera.org – Mondialisation.ca,  15 avril 2011]

La sentence de mort émise par le Mossad à l’encontre de Vittorio Arrigoni depuis « Plomb durci » a finalement été exécutée. Vittorio, à la différence d’autres militants britanniques, Français, ou autres, était le seul Italien témoin de « Plomb Durci » : il avait vu trop de choses, il était en train de témoigner de trop de choses, en italien. Ses chroniques étaient rapportées dans les journaux et revues, Internet et presse écrite.Mais surtout une condamnation à mort avait été émise contre lui par les milices sionistes, qui en avaient diffusé la communication en ligne dès le début de l’année 2009, assorties de menaces et proclamations sionistes folles.

Personne en effet ne nous enlèvera la conviction, même si nous n’avons pas actuellement de preuves, mais elles sortiront, que la mort de Vittorio est l’œuvre des services israéliens infiltrés dans l’inexistant « réseau fantôme » d’Al Qaeda : parce que, sachons-le, quand est écrit Al Qaeda, il faut lire Cia et prononcer Mossad.

Son corps sans vie a été trouvé aujourd’hui à l’aube, vendredi 15 avril, dans une maison abandonnée de la Bande de Gaza.

Trois hommes armés, du groupe jihadiste salafiste auto dénommé  « The Brigade of the Gallant Companion of the Prophet Mohammad Bin Muslima », avaient enlevé dans le centre de Gaza le militant pacifiste du Free Gaza Movement, membre aussi de l’International Solidarity Movement : les ravisseurs demandaient comme rançon au Hamas, qui est en charge du gouvernement à Gaza, la libération de certains salafistes détenus dans les prisons du Hamas (de l’administration carcérale du gouvernement élu, NdT), parmi lesquels aussi Cheikh Al Saidani (plus connu comme Abou Walid al Maqdisi), leader des groupes Tawid et Jihad, affiliés à Al Qaeda.

Hamas dans la Bande de Gaza a la main lourde avec les terroristes, les vrais, qui sentent à plein nez les « services israéliens », et dont les gestes inhumains sont exploités comme excuse pour les représailles sionistes aux dépens de la population de Gaza.

En cas de non acceptation des requêtes des ravisseurs, Vittorio aurait été tué avant 17h. (Heure locale) à Gaza.

Les groupes dirigés par Al Maqdisi/Al Saidani ont fait des dizaines de victimes dans des attaques contre des objectifs civils et Al Maqdisi/Al Saidani a été arrêté par les forces égyptiennes (voir rectification en fin de texte, NdT) il y a à peine plus d’un mois avec l’imputation de divers attentats terroristes, parmi lesquels celui contre un hôtel du Sinaï où une vingtaine de personnes avaient été tuées en 2006. (suite…)


On citera encore une fois : la totalité de l’appareil industriel nucléaire est construit sur l’opacité, le mensonge, le déni du danger, le refus de la stratégie à long-terme… et sur l’exploitation humaine. Elle est incompatible avec une société démocratique…

Japon: les « intouchables » de Fukushima

[Régis Soubrouillard – Marianne | Vendredi 15 Avril 2011]
Considérée au temps du japon féodal comme une minorité d’intouchables employés dans les métiers impurs, la communauté burakumin compte près de 3 millions de personnes. Si toute discrimination officielle a disparu, des discriminations sociales, familiales ou professionnelles subsistent. Les sous-traitants de l’industrie nucléaire ont largement employé des burakumin pour les tâches les plus exposées à la radio-activité. Une pratique qui semble perdurer à Fukushima.

Ce sont les héros irradiés de Fukushima baptisés les « Fukushima 50 » par la presse internationale. Les 50 liquidateurs kamikazes restés sur le site le 15 mars 2011, le jour où l’incendie dans l’unité 4 a forcé à l’évacuation des travailleurs de la centrale.

Ils sont en fait plus de 700, selon des révélations récentes du Asahi Shimbun, le plus grand quotidien japonais, engagés dans une bataille quotidienne contre un « ennemi invisible ».
« Immédiatement après le séisme du 11 mars, le nombre d’employés de Tepco et de ses sous-traitants, Toshiba et Hitachi sur le site de Fukushima s’est élevé à plus de 700 personnes » travaillant dans des groupes de « secours », « information », « service médical » et « sécurité ». Ils se relaient par groupe de 50 travaillant sur le site pendant 2 jours avant d’aller subir des tests à l’Institut de radiologie de Tokyo. Combien sont ils vraiment ? Sont ils protégés ? Payés ? D’après un recoupement disponible sur wikipedia, plus de 1800 personnes (fourchette basse) auraient travaillé sur le site depuis le 15 mars, si l’on compte toutes les filiales, sous-traitants, pompiers et techniciens etc. 

Derrière les louanges à ces intrépides, une autre réalité, la face cachée de la société japonaise : les burakumin, assimilables aux « intouchables » en Inde, des marginaux, condamnés depuis la nuit des temps à exercer des métiers dégradants.
Et à Fukushima, les agences de travail temporaire avouent avoir de plus en plus de peine à recruter des ouvriers qui acceptent d’aller travailler dans la centrale nucléaire.

Trop dangereux, trop exposé. Résultat, des travailleurs sans formation, itinérants réalisent l’essentiel des travaux dangereux –mais essentiels- dans les centrales. « C’est la face cachée de l’industrie nucléaire » déclare au New-York Times, un militant de l’amélioration des conditions de travail dans ce secteur d’activités. Parmi eux, des burakumins.
Associés à la misère, au chômage, et à la criminalité, ils exécutent les tâches que personne ne souhaite faire. (suite…)


 

Génial !

http://clementvalla.com/index.php?/work/bridges/


[Slate.fr – Marc de Boni -05/04/2011]

Le porno en ligne fait aujourd’hui partie des habitudes des Français, mais des habitudes toujours pas assumées, et souvent incomprises.

Vous êtes né après 1976 et disposez d’une connexion web digne de ce nom? Vous consommez très probablement du porno seul ou en couple, et souvent sur des plateformes de vidéos en streaming. Inutile de nier, c’est statistique. Et si ce n’est pas vous, c’est donc que votre conjoint consulte pour deux. Si le phénomène n’est en lui-même pas nouveau, le temps de la découverte semble bien révolu. Place aux habitudes –pas toujours assumées.

Avec Internet, la démocratisation de l’accès au porno s’est considérablement accélérée ces dix dernières années. Selon l’outil de classement des sites les plus consultés Alexa, la plateforme de partage vidéo en streaming Xvideo se classe au 53e rang mondial, devant CNN, eBay ou Myspace. Selon un sondage Ifop de 2009 commandé par les productions Marc Dorcel, 43% des hommes de moins de 35 ans sont des consommateurs réguliers de porno: la pornographie fera désormais totalement partie de la vie quotidienne des foyers types du futur.

Youporn Génération

Selon ce même sondage Ifop, 89% des Français interrogés affirment avoir déjà regardé un film porno. En France, près d’un contenu pornographique consulté sur deux est hébergé sur une plateforme de streaming comme comme Xvideos, Youporn ou Redtube. Cette dernière décennie a vu naître ces «tubes», des sites de partage gratuit de contenus vidéo inspirés de YouTube et consacrés au sexe sous toutes ses formes. Ils sont gratuits, variés à l’infini, disponibles partout et tout le temps, répondent à toutes les curiosités, tous les fantasmes.

On a beaucoup discuté de leur impact moral et économique sur l’industrie porno, de la propagation des déviances que le faible contrôle opéré sur ces sites engendre, du succès évidement énorme auprès des adolescents… Et pendant ce temps, à force de vouloir se faire leur idée sur la question, les curieux impénitents que nous sommes ont pris leurs (plus ou moins discrètes) habitudes.

Se masturber devant une vidéo porno n’est plus réductible au cliché simpliste de la compulsion du mâle frustré. Selon le sondage, l’usage du porno est plus répandu chez les personnes en couples (48%) que chez célibataires (45%). Et si l’usager reste le plus souvent masculin, les femmes sont de plus en plus nombreuses à avouer, avec souvent moins de complexes, leur consommation de porno. Le sexe partout, tout le temps, sur le smartphone, à la télé, sur internet, au boulot, dans le métro, au lit, dans la voiture. C’est la norme pour nous autres «jeunes de moins de 35 ans».

Les plus âgés d’entre nous ont connu les dernières heures de la pornographie de pénurie: les rares magazines qui servaient sur des années et à plusieurs générations d’adolescents. Il fallait croiser le regard de la buraliste, feindre l’âge légal, trouver une planque. Vinrent ensuite les années 80, et les premières VHS «à papa»; les séances d’onanisme collectif, rituel quasi contraint par la rareté des films et des magnétoscopes… (suite…)


Note de L&I aux talibans de la pensée: oui, oui, nous savons qui est Christian Bouchet et nous nous sommes bien lavés les yeux avec du désinfectant après avoir visité le site Vox NR 😉

[Christian Bouchet – VoxNR – 04/04/2011]

Bien rares sont, en France, ceux qui connaissent ne serait-ce que le nom de Parag Khanna. Et pourtant ce trentenaire est sans doute actuellement le géopoliticien le plus écouté à Washington et son dernier livre, How to Run the World?, pourrait bien expliquer tant l’intervention occidentale en Libye que certaines décisions américaines récentes en Irak et les troubles qui agitent actuellement le Machrek.

Né en 1977 dans une petite ville du Nord de l’Inde, ayant acquis la citoyenneté américaine par naturalisation, Parag Khanna a fait un parcours sans faute de surdoué jusqu’à devenir un intellectuel organique de l’hyper-classe nomade et sans racines. Après des études de relations internationales à l’université de Georgetown et un doctorat à la London School of Economics effectués grâce à des bourses de plusieurs fondations yankees, notre homme est engagé, à seulement vingt-deux ans !, comme analyste par le Council on Foreign Relations. Cette première expérience décide de toute sa carrière et Parag Khanna n’a jamais cessé depuis d’être un analyste et un consultant pour des think tanks et des ONG mondialistes. Ainsi sera-il successivement employé par le Forum mondial économique de Genève et par la Brookings Institution où il aura en charge la prospective concernant la « gouvernance globale ». Il quittera ce poste pour devenir conseiller en géopolitique de l’United States Special Operations pour l’Irak et l’Afghanistan en 2007 avant d’intégrer l’équipe de campagne de Barack Obama comme conseiller pour les relations internationales.

En parallèle Parag Khanna, par ailleurs devenu membre de la direction du Council on Foreign Relations, sera aussi un des animateurs des Independent Diplomat, une ONG dont une des fonctions est de « fournir des diplomates free-lances à des États non-internationalement reconnus ». À ce titre, il jouera un rôle dans l’accession à l’indépendance du Kossovo, ainsi que dans l’évolution de la situation diplomatique du Somaliland, de la république turque de Chypre et du Sahara occidental. Dans le même temps, il publia The Second World: Empires and Influence in the New Global Order où il annonçait un monde dominé par trois grandes puissance – les USA, la Chine et l’Europe – rivalisant entre elle pour le contrôle des ressources de la planète.

Ces multiples activités et engagement firent que, toujours en 2008, le magazine Esquire le cita parmi les soixante-quinze personnalités les plus influentes au monde et que le mensuel libertarien Wired l’inclut, quant à lui, dans sa liste des quinze hommes de l’année. En 2009, c’est le Forum mondial économique de Genève qui le distingua en le nommant Young Global Leader…

En janvier 2011, l’éditeur Random House a publié son deuxième livre : How to Run the World? Parag Khanna y explique comment le nombre d’État représentés à l’ONU devrait croître à court terme de manière très importante (passant de 200 à 300) par la remise en cause des accords diplomatiques qui ont décidé de la partition du Proche-Orient (accords Sykes- Picot de 1916) et de l’Afrique (traité de Berlin de 1884). De la nouvelle carte du monde devraient disparaître les États artificiels au profits de territoires uniformes d’un point de vue ethnique ou religieux.

Si l’hypothèse n’est pas réellement nouvelle et recycle beaucoup d’idées déjà présentes dans les diverses stratégies suivies ces dernières décennies par le Département d’État, elle a cependant l’avantage de les formaliser clairement. Quant à sa mise en œuvre, elle a débuté au Soudan avec sa partition et en Irak avec les diverses tentatives de le « libaniser » (voir notre article sur l’Assyristan dans Flash n° 54). Rien ne dit qu’elle ne va pas continuer avec un éclatement de la Libye, et pourquoi pas du Machrek tout entier comme l’ont évoqué très récemment aussi bien Aluf Benn, le chroniqueur diplomatique du quotidien israélien Haaretz, que Thomas Friedman, du New York Times, qui tous les deux évoquent l’explosion de la Syrie, de la Jordanie, de Bahrein et de l’Arabie saoudite, tandis qu’aux États-Unis certains lobbies soutiennent l’idée d’une possible autonomie pour les coptes d’Égyptes.

Dans l’immédiat cependant les avis sont très partagés parmi les officiels et nombre de diplomates et politiques, tant yankees qu’israéliens, freinent des quatre fers craignant que du renversement des gouvernements forts actuellement existants naisse un chaos politique et religieux similaire à la situation irakienne et plus dangereux que positif au final, tant pour la survie d’Israël que pour les intérêts de l’Oncle Sam.

Cela étant, dans The Second World Parag Khanna se fait aussi l’apôtre de la mega-diplomacy situation où la fonction diplomatique n’est plus l’apanage des États mais est prise en charge aussi par les ONG, les célébrités mondiales, les groupes activistes internationaux, etc. dans une optique qui ressemble comme deux gouttes d’eaux à la gouvernance mondiale… Tout ceci permet de comprendre que Parag Khanna n’est pas qu’un brillant agent de l’impérialisme américain, mais qu’il est aussi, comme nous l’annoncions précédemment, un intellectuel organique de l’hyper-classe. Cela a une conséquence : il défend des thèses qui sont favorables à celle-ci, même si elles peuvent nuire aux États-Unis – pays dont il n’a, somme toute, que la nationalité… – qui ne sont pas, à terme et comme l’Europe, à l’abri d’un éclatement sur des bases ethniques et qui ont eux aussi beaucoup à perdre de la montée de la notion de gouvernance.

http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFpEAuEkVpDDBoFzfN.shtml

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