Dominique Strauss-Kahn



[Faits & Documents N°398 – 15 juin 2015]

Le 20 avril dernier, François Hollande se rendait au Mori Venice Bar, un luxueux restaurant italien situé place de la Bourse à Paris, pour un « déjeuner Lagardère ». À sa gauche, Jean-Pierre Elkabbach, le président de Lagardère News, à sa droite Ramzi Khiroun. Totalement inconnu du grand public, ce dernier figurait parmi les récipiendaires de la Légion d’honneur le 1er janvier dernier, au titre du ministère de la Culture. C’est en réalité le président de la République qui devrait remettre le ruban rouge à ce simple bachelier, ne figurant pas au Who’s Who. Quand il ne traîne pas les journaux devant les tribunaux, Ramzi Khiroun réclame systématiquement un droit de réponse aux articles écrits à son sujet, comme s’il organisait méticuleusement la réécriture de son histoire (1). Et pour cause, jusqu’à l’affaire du Sofitel de New York, ce « môme de Sarcelles » fut pendant plus de dix ans l’homme à tout faire de Dominique Strauss-Kahn avant de devenir l’homme de confiance du plus que controversé héritier Lagardère. Tentative d’esquisse d’un homme d’influence infiniment sourcilleux.

1 – Ce portrait repose donc très largement sur des citations d’articles de presse, non remis en cause par l’intéressé lors de leur parution…

« Dominique ne le lâchera jamais. Il a été là quand nous étions au fond du trou », a ainsi répondu sèchement Anne Sinclair à un Pierre Moscovici qui s’inquiétait – comme d’autres proches amis du couple désormais en semi-disgrâce – des « manières du nouveau venu » rapporte Le Nouvel observateur, (22 avril 2010). Pour Maghreb intelligence (19 mai 2010) « Ramzi Khiroun […] sent le soufre. […] Mais c’est précisément ce côté “voyou” qui plairait tant à DSK. » Une proximité telle qu’à cette époque « le mauvais génie de Dominique » (Le Parisien, 15 mai 2011) « fait partie du cercle des intimes, ces quelques privilégiés que le couple Strauss-Kahn a accueillis pour la nuit dans son riad de Marrakech » (L’Express, 25 février 2010). Et de préciser que « Si DSK est candidat en 2012, Ramzy Khiroun en sera. Il a veillé à ce qu’une clause de son contrat le lui permette. »

Après une première alerte en octobre 2008 avec la révélation par le Wall Street Journal de l’affaire Piroska Nagy (devenue la énième conquête obligée de DSK : « Je crains que cet homme ait un problème pouvant le rendre peu apte à diriger une institution où des femmes travaillent sous ses ordres »), le 14 mai 2011, dix ans de travail de Ramzi Khiroun s’effondrent comme un château de carte quand le patron du Fonds monétaire international, donné comme le candidat socialiste en 2012, est arrêté dans l’affaire du Sofitel de New York au retentissement mondial.

Dans la foulée de l’arrestation de son « mentor », comme s’il voulait se protéger des retombées de l’affaire, Ramzi Khiroun dépose, via son avocate, Me Marie Burguburu, cinq plaintes en son nom avec constitution de partie civile contre différents médias ou journalistes. Les plaintes portent contre Challenges, qui a évoqué des « menaces » adressées par Ramzi Khiroun à l’encontre de Tristane Banon. Ont également été attaqués L’Union, qui l’a accusé d’exercer « des pressions » sur les journalistes et de se montrer parfois « brutal », ou Electron libre, qui a parlé d’« intimidations ». Les deux autres plaintes visent, le rédacteur en chef du site Atlantico pour avoir attribué à Ramzi Khiroun certaines « menaces » et « tentatives de déstabilisation » dans l’émission Ce soir ou jamais (France 3, 18 mai 2011), et Arnaud Dassier pour un message publié sur le réseau Twitter le 14 mai, qui décrivait Ramzi Khiroun « à la limite de l’abus de bien social avec ses jobs Lagardère ou Euro RSCG (on ne sait plus trop), tout en bossant pour DSK ». Comme le dit son ami Julien Dray (Le Nouvel observateur, 22 avril 2010), « il sait qu’ […] il faut livrer une guerre totale […] Médiatique, politique et judiciaire. » (suite…)


160 000 Euros par moi, ça fait combien en putes ?

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n°364 – Octobre 2013]

L’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn multiplie les contrats juteux. L’ancien directeur exécutif du FMI va notamment devenir, avec l’aval du président de la République, le principal conseiller du vice-Premier ministre nationaliste Alexsandar Vucik afin de faciliter le rééchelonnement de la dette de la Serbie avec la Banque mondiale, le FMI et les grandes banques mondiales. S’il a indiqué qu’il travaillerait gratuitement les trois premiers mois par « amour de la Serbie » (mais avec prise en charge de tous ses frais), rien n’a filtré sur le pourcentage qu’il touchera sur les futurs accords avec les banques étrangères (outre la nationalité serbe qui devrait lui être accordée rapidement). Seule la presse serbe a indiqué qu’il arriverait avec de dix à quinze auditeurs qui, eux, seront payés dès le premier jour.

L’opération serbe aurait dû être menée pour le compte de la banque Arjil & Associés (c’est Wladimir Mollof, président d’Arjil, qui s’est beaucoup entremis, mais DSK était également soutenu par le Fonds russe des investissements publics, très implanté dans l’ex-Yougoslavie, dont il est membre du conseil de surveillance depuis juillet 2013) dont Dominique Strauss-Kahn était jusqu’alors un consultant de luxe.

Mais celui qui aurait dû être le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 va très certainement donner cette affaire (comme les autres qu’il a en portefeuille tels un consortium de banques marocaines ou un fonds souverain et une compagnie d’assurance russe) au très discret conglomérat financier Anatevka, installé au Luxembourg, dont il deviendra, le 18 octobre, président du directoire. Comptant une centaine de professionnels haut de gamme, le groupe va être rebaptisé Leyne, Strauss-Kahn & Partners.

À la tête de sa propre EURL Parnasse, qui a déclaré la bagatelle de 630 000 € de chiffre d’affaires pour quatre mois d’activité en 2012, DSK devrait largement doubler, voire tripler, ce montant en 2013, d’autant qu’il est très présent dans les pays émergents: conseils aux dirigeants du Sud-Soudan, conférences allant de 50 000 à 150 000 € au Maroc (en particulier dans les grandes banques où il sert aussi d’intermédiaire avec le FMI), en Corée du Sud, en Ukraine à l’occasion du Yalta European Forum, organisé par son disciple Stéphane Fouks, ou en Chine chez le géant de l’Internet NetEase. Il se rend par ailleurs chaque mois à Moscou au conseil de surveillance du fonds et de la banque russe. Ses revenus actuels avoisineraient les 160 000 € par mois.

DSK va donc par ailleurs développer la division « banque d’affaires » Anatevka, qui s’ajoutera à la gestion d’actifs via Assya Asset Management implanté à Bruxelles, Bucarest, Genève, Luxembourg, Monaco et Tel-Aviv, l’assurance avec Firstcaution (Suisse), le capital-risque, le conseil aux pays émergents et asiatiques et l’intermédiation financière. Singularité: Anatevka est la ville fictive, située dans la Zone de résidence russe, où se déroule la comédie musicale Un Violon sur le toit de Joseph Stein, inspirée du roman yiddish Tewje, der Milchmann (Tewje, le laitier) de Cholem Aleikhem.

Le président d’Anatevka, Thierry Leyne, 47 ans, est un multi-millionnaire (voire milliardaire) israélo-français passé par le Technion d’Haïfa puis l’Université libre de Bruxelles. Ingénieur en génie civil, il a effectué toute sa carrière dans la finance. Il a lancé en 1996, avec Brice Moatti et Yves Naccache, Axfin (société d’investissement et transactions financières par internet), introduit en Bourse en 1999 et racheté par le courtier allemand ConSors (puis revendu à Paribas). Il lance également Assya Capital, coté sur le marché libre d’Euronext en 2001 (65,5 millions de capital). L’ensemble fusionnera avec Global Equities en 2010, avant une séparation à l’amiable en 2012 (Leyne en détient encore 30 %).

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Comment ne pas croire à la synarchie quand même un canard branchouille comme « les Inrocks » se permet d’écrire des textes qui auraient pu être écrits par Julius Streicher en 1930 – comment encore croire à la démocratie quand on est confronté à de tels tireurs de ficelles et éminences grises : « Le grand public ignore leurs visages : on ne les voit jamais à la télé, on ne les entend pas à la radio, on ne les lit guère dans la presse. Pourtant ils pèsent sur tous les médias. Leur obscurité sert leur éclat, leur sous-exposition médiatique illustre leur surexposition stratégique […] Ils ne revendiquent certainement pas le terme de “gourou”, ni celui de “magicien”, ni celui de “faiseur de rois” : les termes “conseiller” ou “codécideurs” leur vont mieux, mais restent trop euphémiques pour éclairer la dérive de leur pouvoir opérationnel. On ne vote pas pour eux mais ce sont eux qui décident ! » (Commentaire de Dov)

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n° 357 – Mai 2013]

Après les affaires Dominique Strauss-Kahn et Jérôme Cahuzac, l’incontournable « Mazarin de l’influence », co-président d’Havas Worldwide, qui a tissé depuis trente ans une incroyable toile d’araignée, vient de se faire taper sur les doigts, pour la première fois, par son patron Yannick Bolloré, qui lui a demandé de ne plus signer aucun contrat avec des ministres en exercice. Avec Anne Méaux et Michel Calzaroni, cet ashkénaze multimillionnaire est l’un des trois gourous qui « disposent d’un immense pouvoir d’influence sur la vie politique et économique française ». Un « vrai décideur installé dans l’ombre de notre système démocratique » (Les Inrockuptibles, 23 mars 2011).

« Tout en vitupérant “le capitalisme consanguin et protégé”, Stéphane Fouks cultive soigneusement son réseau de relations politiques […] Adversaire du mélange des genres (une connerie affirme-t-il sans rire), Stéphane Fouks vit de troublants dédoublements. Par exemple lorsqu’il remporte des marchés auprès d’élus que par ailleurs il conseille bénévolement. » Le Canard enchaîné, 31 janvier 2001.

« Il est en mouvement constant, donc assez bordélique mais il est rapide, ça le sauve. » Jacques Séguéla, Stratégies.

« Ce fut un des pince-fesses les plus courus de la capitale : le 25 novembre 2008, dans un salon du ministère du Travail, Stéphane Fouks, se faisait remettre la Légion d’honneur (NDA : sur proposition de l’UMP Laurent Wauquiez) des mains de Xavier Bertrand (NDA : ministre du Travail UMP), sous le regard admiratif de vingt-trois patrons du CAC 40 et de nombreux politiques de tous bords. Près de 300 invités au total ! À 49 ans, cet homme-là est un véritable réseau à lui tout seul […] Mais l’entregent de cet ancien rocardien devenu multimillionnaire ne se limite pas à son portefeuille de clients, loin de là ! Le coeur du système Fouks, c’est d’abord un triangle constitué avec deux copains rencontrés sur les bancs de la fac Tolbiac : le criminologue Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de France, et le député socialiste Manuel Valls. S’y ajoutent d’autres fidélités, comme celle qui le lie à Arnaud Lagardère ou à Dominique Strauss-Kahn, dont il a embauché plusieurs très proches collaborateurs. Recaser les amis, en détacher d’autres… La méthode a permis d’essaimer dans les cercles qui comptent. » Le Nouvel observateur, 21 mai 2009 (1).

« Sa proximité avec Dominique Strauss-Kahn l’a fait passer du statut envié de spin doctor d’un futur président à celui de conseiller complaisant – voire complice – de l’homme qui scandalise […] Il tente de transformer pour la galerie le pire danger qui ait menacé sa carrière en expérience édifiante de communication de crise […] Il y a encore quelques semaines, il alimentait volontiers la thèse du “complot” dans l’affaire du Sofitel. Les révélations sur les prostituées du Carlton l’ont saisi par surprise. » Le Monde, 6 novembre 2012.

« Chez Euro RSCG, on adore les remaniements ministériels. Un nouveau ministre qui s’installe, c’est un nouveau marché qui s’ouvre ? Chaque fois, la maison incite ses consultants à accepter les offres d’embauche. “C’est devenu Manpower” […] Dans le gouvernement Fillon, on trouve des petits Fouks un peu partout. Entre autres ministres, Valérie Pécresse, Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand ont chacun à leur côté un expert en relations presse issu de l’agence. » Le Point, 19 novembre 2009.

« Fouks s’est même offert des implants capillaires dans la clinique d’un de ses clients, le député socialiste Jérôme Cahuzac. » Le Nouvel observateur, 21 juin 2011.

En raison des remous provoqués par les affaires Strauss-Kahn et Cahuzac, Yannick Bolloré, vice-président du groupe Havas, certainement en accord avec son père Vincent, a décidé de cesser la signature de contrats avec des ministres en exercice. Il faut dire que le spécialiste de la communication de crise avait personnellement pris en main le « cas » Cahuzac, afin d’épauler la conseillère du ministre, Marion Bougeard, « détachée » de l’agence de lobbying dès la nomination à Bercy du député PS du Lot-et-Garonne. Un « placement » dans le plus pur style de Fouks. Un sévère avertissement pour le lobbyiste socialiste affairiste Stéphane Fouks, patron d’Havas Worldwide, qui travaillait, en sous-main ou indirectement, pour sans doute un tiers des membres de l’actuel gouvernement (mais aussi pour Nathalie Kosciusko-Morizet, dans sa « bataille de Paris »). Il faut dire qu’après l’affaire DSK (on a déjà oublié qu’Euro RSCG avait la communication du FMI pour l’Europe), l’affaire Cahuzac commence à faire désordre et Stéphane Fouks en est désormais réduit à se sauver lui-même. Inventer sa propre com de crise et ses fameux « éléments de langage » qu’il avait jusqu’alors l’habitude de vendre très chers à ses clients. Et ne pas perdre les contrats avec les entreprises qui pensaient d’abord avoir acheté une assurance DSK en prenant un ticket Fouks, puis un ticket Cahuzac en remettant au pot Fouks…

Stéphane Fouks est né le 6 avril 1960 à Paris XVIIe. Il est d’une extrême discrétion sur sa biographie véritable et a oeuvré pour empêcher la parution de sa biographie sur Wikipedia (il n’y en a pas). Il est le fils d’un sous-directeur à la Sécurité sociale né à Odessa, Moïse (indiqué comme Maurice au Who’s Who) Fouks, militant du Parti communiste qui finira mendésiste social-démocrate. Dans sa lettre d’information du 17 juillet 2002, Pierre de Villemarest, généralement très au fait de l’espionnage soviétique, le présentait comme un « cadre du PC d’Odessa aux temps soviétiques ». Sa mère, fille de déportée, est comptable dans une entreprise de maroquinerie. « La famille maternelle est originaire de Pologne et la famille paternelle d’Odessa. Installée dans le Jura puis dans le Lyonnais, celle-ci sera cachée par des habitants durant la Seconde Guerre mondiale […] On assure surtout un judaïsme oecuménique et laïque, plus culturel que cultuel. Le jeune Stéphane ne fait pas Kippour et esquive le rabbin mais il n’échappe pas en revanche aux cornichons Molossol et au pikelfleish (Le Figaro, 2 juin 2001). » Il a épousé le 6 juillet 1985 Véronique Dutrou, fille des imprimeurs d’art Robert et Lydie Dutrou, propriétaires du centre d’art graphique La Métairie Bruyère (Yonne), dont elle est cogérante. (suite…)


Et après on s’étonne que l’extrème droite revienne en force !

[Arianne Chemin – LE MONDE –  03.04.2013 ]

« Mais évidemment, qu’il a un compte en Suisse ! » C’était le 12 décembre 2012, au tout début de « l’affaire Cahuzac ». Le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer, qui connaît aussi bien le monde du renseignement que la Rocardie et la franc-maçonnerie, lâche la confidence au Monde, au détour d’une conversation.

Proche de Nicolas Sarkozy, Alain Bauer n’a jamais conseillé Jérôme Cahuzac. Mais comment imaginer que cet intime de Stéphane Fouks, le patron d’Havas Worldwide (ex-EuroRSCG), n’ait pas évoqué avec ce dernier le cas du ministre du budget ? Qu’il n’ait pas échangé un mot du sujet avec son autre ami de trente ans, le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, étrangement silencieux depuis le début de cette affaire ?

Qui savait ? La question, aujourd’hui, a son importance. Alors que l’aveu public du ministre du budget laisse l’équipe Hollande assommée, cette dernière s’interroge : Jérôme Cahuzac s’est-il enfermé seul dans son déni ou l’y a-t-on encouragé ? Qui est « responsable du mensonge », comme le dit un ministre logé à Bercy ? Gilles August, l’avocat du déni, qui expliquait le 10 janvier sur Europe 1 que ce « n’était pas Jérôme Cahuzac » qu’on entendait sur l’enregistrement de Mediapart, a cédé la place à Jean Veil, désormais conseil du « repenti ». Mais Stéphane Fouks ?

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Le spécialiste de la communication de crise avait pris personnellement en main le « cas » Cahuzac, épaulant la conseillère du ministre, Marion Bougeard, elle-même « détachée » de l’agence de lobbying au « budget » dès la nomination à Bercy du député du Lot-et-Garonne. Un « placement » dans le plus pur style de l’agence de lobbying – et comme en pratiquent d’ailleurs Publicis et d’autres –, qui a toujours veillé à ses embauches.

PUB OU POLITIQUE,LES DONNEURS D’ORDRES SONT LES MÊMES

Avant Fouks, la génération de Jacques Séguéla et de Jean-Michel Goudard – le « S » et le « G » d’EuroRSCG – se contentait d’appliquer à la politique les méthodes du marketing. Fouks est plus malin : il a compris avant d’autres que, dans la pub et la politique, ce ne sont pas les méthodes qui sont les mêmes, mais les donneurs d’ordres : celui qui se trouve dans un cabinet ministériel dirigera demain la communication d’une entreprise publique ou « pantouflera » chez un annonceur du privé.

Pour cet as des réseaux, ceux qu’une alternance ou une défaite prive d’emploi, comme ces conseillers de gauche embauchés en 2002 ou 2007, seront des relais de choix si les socialistes renouent avec l’exercice du pouvoir en 2012. C’est ainsi que l’on retrouve dans l’équipe Hollande d’anciens salariés d’EuroRSCG, et souvent à des postes de choix : d’Aquilino Morelle, conseiller politique du président, à Gilles Finchelstein, qui veille sur les « discours et les questions de stratégie » de Pierre Moscovici, en passant par Sacha Mandel, conseiller en communication du ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, ou Viviane Nardon, son alter ego auprès du président de l’Assemblée, Claude Bartolone.

DISTILLER DES « ÉLÉMENTS DE LANGAGE »

« N’avouez jamais », a souvent conseillé Stéphane Fouks, biberonné aux préceptes de Jacques Pilhan, le « sorcier de l’Elysée » sous Jacques Chirac et François Mitterrand, comme l’a raconté dans sa biographie François Bazin. EuroRSCG sait aussi distiller comme personne des « éléments de langage ». « Cela ne lui ressemble pas. Ce n’est pas l’homme que je connais », avaient récité les hiérarques du PS après l’affaire du Sofitel, en mai 2011, et la garde à vue de DSK. Pour Jérôme Cahuzac, ce fut jusqu’à aujourd’hui : « Quand un ami vous dit les yeux dans les yeux, « Je n’ai pas de compte en Suisse », on le croit. »

Stéphane Fouks est enfin un adepte – quand l’affaire n’est plus tenable – des aveux et confessions soigneusement mis en forme. DSK avait parlé sur TF1 de « faute morale » à propos de sa relation avec Nafissatou Diallo. Jérôme Cahuzac, dans un communiqué publié sur son blog, mardi 2 avril à 15 heures 52 : « Je demande pardon. »

Aujourd’hui, Stéphane Fouks est aux abonnés absents. « Pour les communicants de crise, le dilemme est toujours le même : passer pour un con ou pour un salaud », excuse un communicant concurrent. A l’Elysée, on refuse pour l’instant de montrer l’équipe de communicants du doigt, même si on « s’interroge ». Loin du Château, d’autres se montrent plus suspicieux et moins amènes. Pourquoi cette petite bombe un jour de questions d’actualité et d’affluence à l’Assemblée, se demande ainsi cette ancienne d’EuroRSCG : « Il pouvait attendre un jeudi. Pour moi, ça ressemble à un gros « Allez tous vous faire voir ! » » Et cet ami de trente ans du président : « Après la gestion DSK, la gestion Cahuzac… Pour qui roule Stéphane Fouks ? Le préjudice politique est tel que la question va finir par se poser… »

http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2013/04/03/mais-pour-qui-roule-stephane-fouks_3152524_3208.html


Hé, on va pas reprocher aux journaux de vouloir vendre du papier, hein ? En tout cas, cela confirme encore une fois la maxime de Henri L. Mencken, que l’on devrait tatouer sur la main de tous les étudiants en journalisme : « Même si c’est ta maman qui te dit qu’elle t’aime, vérifie quand même l’information ».

[Arrêt sur Images – 28/11/2011]

C’est Noël, avec un mois d’avance ! A l’instant où l’intrigue du Carlton commençait à faiblir, voici que le super-méga-modèle économique 2011 de la presse française (l’affaire DSK) s’invente une nouvelle saison. Bonjour les clics, les ventes, et l’audimat. On ne sait plus comment la numéroter. 1? 2? 3? DSK, le complot: la presse n’osait en rêver, M. Epstein l’a fait. Petit papa Epstein, quand tu descendras du ciel, avec ta hotte pleine de coïncidences-qui-ne-prouvent-rien-en-elles-même-mais-qu’on-est-tout-de-même-très-troublés, n’oublie pas nos petits journaux !

Et chacun d’y aller. En tête de meute, Rue89, qui sort le premier le résumé de l’article de la New York Revue of Books. Le lendemain, le site semble pris d’un doute. Est-il bien sérieux, ce M. Epstein, qui estime qu’Al Qaida n’est pas seule responsable des attents du 11 Septembre, et qu’une piste « mène en Irak » ? Oui sans doute, puisqu’il a « collaboré au Wall Street Journal ». Vérification faite par notre Gilles Klein, on ne trouve sous sa plume, que quatre articles remontant aux années 80, et deux libres opinions sur l’industrie du spectacle à Hollywood, mais qu’importe. Ah oui, il a décroché un prix, aussi. Re-vérification faite, ce prix a été décerné par un consultant en intelligence économique dont nous ne savons rien, mais on ne va pas s’arrêter à ces détails. Et le lendemain encore, le site de publier une chronologie joliment interactive qui, de l’aveu même du site, « en dit beaucoup mais pas tout » (titre à étudier dans les écoles de journalisme), mais qui fait tout de même très chic.

Que dit M. Epstein ? Beaucoup de choses (questions sans réponse, hypothèses prudemment soulevées, déplacements de focale, savants changements de pied) qui rappellent la rhétorique complotiste habituelle, ce dont il faut se garder de tirer toute conclusion que ce soit. Prenez-en connaissance à tête reposée: il a passé son week-end à accorder des interviews à la presse française (à lire notamment ce matin, l’Obs et Slate). En substance, non, l’affaire du Sofitel n’est pas un complot, mais le personnel du Sofitel était tout de même mobilisé par la surveillance de DSK. La fameuse « danse de la victoire » de deux employés de l’hôtel (tête de gondole de l’article) est importante, mais « pas centrale », tout bien pesé. Epstein, enfin, ne connait si bien que cela le biographe officiel de DSK, Michel Taubmann, lequel (comme le remarque Slate) le décrivait pourtant en août comme « son ami ». Bref, noir et blanc, fromage et dessert, tout et son contraire. Dans l’estimable corporation des pères Noël, c’est plutôt une qualité professionnelle.


DSK et son ami Mahmoud Abdel Salam Omar – sont-ils tombés à cause de l’or ?

[DENEB sur Agoravox – 06/06/2011]

Quel est le lien entre les deux hommes ? Personnages des hautes sphères economiques, ils ont été arrêtés tous les deux recemment pour viol sur la personne de femme de chambre, dans un hôtel newyorkais, dans les circonstances pour le moins troublantes.

Mahmoud Abdel Salam Omar est un banquier egyptien, ex-directeur de la Banque d’Alexandrie. D’après le site Wikistrike, c’est un ami de DSK. Avant son arrestation, Dominique Strauss-Kahn devait le rencontrer à propos des documents confidentiels sur la disparition des resèrves en or américaines.

Les lingots en question sont stockés a Fort Knox. Depuis quelques années, les doutes sur leur existence fusent, comme l’attestent certains blogsaméricains.

L’or serait en fait du tungstène, enrobé d’une mince couche d’or. Cet or, dont une partie devait être livré à FMI a été examiné par les chinois en octobre 2009, lorsque les américains voulaient le leur fourguer. En perçant des petits trous dans les lingots, ils se sont aperçus de l’arnaque. On a finalement réussi à le fourguer à l’Inde, comme l’atteste le candidat à la présidence des Etats-Unis, Ron Paul.

Fin février de cette année, Pravda nous apprend que les chinois voudraient acheter 191,3 tonnes de l’or du FMI.

Cet or devait provenir du Fort Knox. DSK devait-il remettre la question de sa pureté sur la table ? Certainement, puisqu’il était le chef de l’FMI. Il savait bien que ça allait provoquer une enquête : où est parti le vrai or ? Certains semblent savoir que le remplacement de l’or par le tungstène, bien moins cher mais de densité semblable, s’est fait sous la présidence Clinton

Voilà les démocrates mêlés à une sordide histoire de vol de l’or des reserves federales. Ce qui pourrait expliquer l’étrange silence d’Obama sur le scandale DSK. (suite…)


[Commentaire de Morituri sur L&I – 27/11/2011]

Nous avons donc le Blackberry de DSK qui a disparu et un journaliste, américain, qui a eu accès au relevé téléphonique partiel dudit appareil… C’est de l’Agatha Christie croisé Hitchcock entre DSK et DSQ !

Pourquoi « partiel », pourquoi que le 14, pourquoi qu’à partir de 10 h 07, NY time ? That is the big, big, question puisqu’elle (la question) fait l’impasse sur les 24 ou 48 heures précédentes. Pourquoi, en tant que Dirlo du FMI était-il à New York – d’autant plus que depuis, avec l’affaire de Lille, qui avait éclatée fortuitement (aussi curieusement) durant les primates du PS – ‘Yes we Kahn/No we Kahn’t’ – démontre combien DSK était abonné à des partenaires très haut de gamme, maîtrisant le tantrisme à retardement, l’illusion pour un éjaculateur précoce dont seul le porte-feuille et le titre feraient encore de l’effet…

Où était DSK, physiquement, avant midi ? Pas dans la chambre 2820 puisque le journaliste laisserait entendre que Nafissatou avait déjà fait le ménage ; même à plusieurs reprises, avec peut-être de l’aide… Nickel, ‘vierge’, la 2820 donc mais tout à fait contradictoire pour un client ayant fait ses bagages et sur le point d’évacuer (sic !) les lieux.

Que l’on nous parle plutôt du timing de l’or ; cet or des Etats-Unis, réputé stocké au Bullion Depository à Fort Knox ; cet or, promis au FMI, pas encore livré à date ; la raison du voyage de DSK à la Federal Reserve de New York, ; ces 191,3 tonnes d’or convenues par le 2ème amendement de l’accord d’Avril 1978 entre le Conseil exécutif et le FMI pour financer les droits de tirage spéciaux, l’alternative aux monnaies de réserve – alternative à la chute (programmée !) de l’euro… La super banque, unique, mondiale, à terme.

Cet or n’existait plus en stock ; ce vide, depuis 2009 (au moins), qui pouvait être prouvé à DSK par certains éléments de la CIA ; vide qui donnait raison à Ron Paul, ancien candidat à la Présidence. (suite…)


Sofitel de New York : un journaliste américain soulève de nouvelles zones d’ombre

[Elise Barthet – Le Monde | 25.11.11 ]

L’affaire du Sofitel de New York est loin d’avoir livré tous ses secrets. Accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre le 14 mai dernier à New York, Dominique Strauss-Kahn a admis une « faute morale » après avoir échappé à un procès au pénal. Mais l’affaire n’est pas close. Les questions inédites posées par Edward Epstein dans un long article de la New York Review of Books à paraître ce week-end, et auquel LeMonde.fr a eu accès, soulèvent de nouvelles zones d’ombre.

Qu’est-il advenu du BlackBerry disparu de l’ancien directeur du FMI ? Avait-il été piraté ? Que s’est-il passé dans la chambre 2820, située au même étage que la suite de DSK et où Nafissatou Diallo s’est rendue à plusieurs reprises avant et après sa rencontre avec l’ancien favori des sondages ? Le journaliste américain, qui a eu accès aux enregistrements réalisés par des caméras de surveillance du Sofitel et à certains relevés téléphoniques, revient, minute par minute, sur les événements troubles qui ont jalonné ce 14 mai.

Début de matinée

Dominique Strauss-Kahn découvre qu’il a « un sérieux problème avec un de ses téléphones BlackBerry ». L’appareil, qu’il utilise pour envoyer et recevoir des messages personnels et professionnels, a vraisemblablement été hacké. Une amie de l’ancien directeur du FMI, qui travaille comme documentaliste au siège parisien de l’UMP, lui a envoyé un message dans la matinée pour le prévenir « qu’au moins un de ces e-mails privés récemment envoyés depuis son BlackBerry à son épouse, Anne Sinclair, avait été lu dans les bureaux de l’UMP à Paris. »

10 h 07

Inquiet, Dominique Strauss-Kahn téléphone à sa femme depuis le BlackBerry en question. « Au cours d’une conversation qui dure moins de six minutes, il lui annonce qu’il a un gros problème » et insiste pour qu’elle contacte Stéphane Fouks. Patron de l’agence Euro RSCG, ce dernier pilote depuis quatre ans la stratégie de communication de DSK en vue de la présidentielle de 2012. L’ancien directeur du FMI demande à son épouse de prévenir cet « ami » pour qu’il puisse rapidement« faire examiner le BlackBerry et l’iPad par un expert », une fois que DSK sera rentré à Paris.

12 h 06 – 12 h 07

Nafissatou Diallo, qui travaille depuis trois ans comme femme de chambre au Sofitel, pénètre dans la suite présidentielle occupée par Dominique Strauss-Kahn. D’après les déclarations de l’ancien directeur du FMI, ses bagages sont « visibles »dans l’entrée. « En temps normal, rappelle le journaliste de la New York Review of Books, le personnel n’entre pas dans une chambre pour la nettoyer tant que le client s’y trouve ».

Que se passe-t-il dans les six ou sept minutes qui suivent ? Edward Epstein s’en tient au rapport du procureur de New York qui évoque un « rapport sexuel hâtif ». A 12 h 13, Dominique Strauss-Kahn téléphone à sa fille Camille avec laquelle il a rendez-vous pour déjeuner, pour la prévenir qu’il risque d’être en retard. (suite…)


Ouarf !!!! Il n’y a que Ratier pour nous déterrer des trucs comme ça !

[Emmanuel Ratier – Faits & Document n°316 – Mai 2011]

Dans Paris Match du 29 décembre 2010, la grande prêtresse de l’astrologie Elizabeth Teissier prévoyait un « destin présidentiel » à Dominique Strauss-Kahn, car « depuis 2010, Pluton imprime un grand tournant dans son destin, qui se prolonge sur le printemps 2011. 2011 sera pour lui une année géniale : à 62 ans, c’est l’année de sa vie. »

http://www.faitsetdocuments.com/


Les grands principes, c’est seulement quand c’est pour les autres… Quand on a un agenda politique dans la tête, alors toute communication doit aller dans le sens de cet agenda. Si celui qui commet le méfait est « un gars de notre camp », alors on tentera de le dédouaner, de salir la victime ou bien on gardera un silence géné… ça ne vous rappelle rien ? De la guerre en Yougoslavie à l’invasion de l’Irak, de « Plomb Durci » à Gaza aux « combattants de la liberté » au Nicaragua, à chaque fois les bien-pensants font le tri entre les causes.

[Oumma.com – 20/05/2011]
Sur I-télé, « L’œil d’Eric Brunet » vaut le détour ! L’essayiste et journaliste, qui n’y va pas par quatre chemins, donne un coup pied magistral dans la fourmilière des pleureurs grandiloquents, des courroucés triviaux, des conspirationnistes de salons, issus de la gauche caviar et ligués pour faire passer leur très cher ami et « homme providentiel » du socialisme français, DSK, pour un saint…

Passant en revue toutes les postures et remarques sidérantes, dédaigneuses et carrément abjectes, qui tournent à l’empoignade tellement gauloise – de BHL éructant « les journalistes français sont dégueulasses« , à Jack Lang qui a lancé « Il n’y a pas mort d’homme« , sans oublier la phrase de Jean-François Kahn «  une domestique a été troussée » – Eric Brunet s’en prend également à l’étonnant mutisme des féministes.

Se seraient-elles auto-bâillonnées, les Elisabeth Badinter, Elisabeth Lévy, Caroline Fourest, les NPNS, et toute la clique, si empressées d’ordinaire de défendre la dignité des femmes, surtout quand l’islam est en ligne de mire ?

L’affaire DSK, glauque et sordide, nous fait mesurer le gouffre culturel abyssal qui sépare la France des Etats-Unis, les uns parlant de gaudriole quand la justice américaine y voit un crime sexuel majeur, passible de 74 années de prison…

http://oumma.com/DSK-le-journaliste-Eric-Brunet


Ahhh, ça me rappelle des vieux souvenirs… l’affaire Lewinsky, quand le Monde avait traduit et publié in extenso le dossier de l’enquête. Je crois que c’était la première fois de ma vie que je m’étais branlé en lisant le « quotidien de référence »… :-))

Ca va être la même chose, si maintenant le Monde nous raconte les détails d’alcove du Sofitel… 🙂

[Le Monde 19/05/2011]

Moquette examinée. Selon des sources proches de l’enquête, les enquêteurs examinent un morceau de la moquette de la chambre d’hôtel où résidait DSK. Le morceau a été prélevé là où la femme de chambre affirme avoir craché après que le patron du FMI l’a forcée à lui prodiguer une fellation. Selon les enquêteurs, la moquette pourrait contenir des traces de sperme, et constituer une preuve cruciale dans le dossier.

http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/19/affaire-dsk-les-derniers-developpements-de-l-enquete_1524128_1522571.html


Après avoir dit « Il ne s’est rien passé, la nana est une menteuse… » , les avocat de D.S.K. commencent à dire « Oui, OK, il s’est passé quelque chose, mais la nana elle était consentante »… C’est la défense classique de TOUS les violeurs, qu’il s’agisse de petits caids des cités ou de gros bonnets de la finance…

Mais, on s’en fout, hein, parce que une nana qui se fait violer dans un palace, c’est forcément une pute, hein ? Et puis, comme le dit si bien Jack Lang, « il n’y a pas mort d’homme », le viol, c’est pas grave.

Il est grand temps que les éléphants phallocrates du PS s’en aillent crever en silence…

[Le Point.fr – Publié le 18/05/2011]

Les Français pensent que DSK est victime d’un complot. Chez les sympathisants socialistes, 70 % croient à « la théorie du complot » dans l’affaire DSK.

Les Français pensent à 57 % que Dominique Strauss-Kahn a été victime d’un complot dans l’affaire de tentative de viol pour laquelle il est emprisonné à New York depuis lundi, selon un sondage CSA pour BFM TV, RMC et 20 Minutes*. 32 % des personnes interrogées pensent qu’il n’y a pas de complot et 11 % ne se prononcent pas. La théorie du complot a les faveurs de 70 % des sympathisants socialistes.

Le comportement du Parti socialiste après le scandale est jugé « responsable » à 57 % et les Français pensent à 54 % que la gauche peut quand même gagner l’élection présidentielle de 2012 malgré le scandale. 37 % disent vouloir participer à la primaire pour la désignation du candidat PS. C’est François Hollande qui est le meilleur candidat de cette consultation pour 33 % des personnes interrogées, devant Martine Aubry (20 %) et Ségolène Royal (20 %). (suite…)


You can’t hide, you can’t run if you’re on Facebook… La tombeuse de DSK a désormais un visage… mais est-ce bien le sien ? Les journaux sont engagés dans la course de vitesse… grapillant des infos et des fausses infos là où ils le peuvent..

Ophelia Famotidina, employée de l'Hôtel SOFITEL de Times Square

Ophelia Famotidina, employée de l'Hôtel SOFITEL de Times Square... d'après le sites POTINS c'est elle qui a été agressée sexuellement par Dominique Strauss Kahn

Selon le Journal du Dimanche, par contre, son nom est Nafissatou Diallo…

[JDD -17/05/2011]

On ne sait presque rien d’elle. Personne n’a encore vu son visage et son identité est restée jusqu’alors secrète. La plaignante dans l’affaire DSK, une femme de ménage du Sofitel de New York, a fui les caméras. Au départ, les premiers médias à enquêter sur elle expliquaient qu’elle s’appelait « Ophélia ». Mardi, Europe 1 et RMCrévèlent qu’elle se nomme Nafissatou Diallo. Elle a 32 ans, est d’origine ghanéenne pour Europe 1 et guinéenne pour RMC.

Ses supérieurs évoquent une employée modèle : « Elle travaille au Sofitel New York depuis trois ans et nous sommes entièrement satisfaits de son travail et de son comportement« , a déclaré le directeur général de l’hôtel Sofitel Jorge Tito. Selon le meilleur ami de « Nafi », interrogé par RMC, elle ignorait que le patron du FMI occupait la chambre 2806. Elle a découvert l’identité réelle de son agresseur présumé en regardant la télévision. Avec l’intérêt médiatique de l’affaire, les policiers ont décidé de la placer sous protection. Elle a quitté son appartement situé dans un immeuble en briques rouges dans le Bronx pour un lieu tenu secret. « Elle a passé deux jours entiers à pleurer« , a poursuivi son meilleur ami, ajoutant que, depuis, elle semblait rassurée. Mais elle hésite toujours à porter plainte, les poursuites étant actuellement menée par le procureur représentant la ville de New York.

« Elle est toujours très calme. Je ne l’ai jamais vue s’énerver« , a raconté sur Europe 1 un jeune voisin de Nafissatou Diallo. Il a parlé d’une femme discrète, assez jolie et « sans histoire ». « Je la croise quand elle part travailler ou parfois quand elle rentre. Mais je vois surtout sa fille, une fille très sympa. Et sa mère est vraiment gentille. Ça a été un sacré choc« , a-t-il détaillé.

Même stupeur chez une autre voisine, également interrogée par Europe 1. « Je pense qu’elle ne méritait vraiment pas ça », a-t-elle regretté. « Voyez ce que cet homme lui a fait. Il ne mérite pas d’être un jour président. Je l’ai vu dans le journal. C’est comme s’il n’avait aucune compassion pour elle. Rien du tout. »

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Affaire-DSK-on-en-sait-plus-sur-la-femme-de-chambre-du-Sofitel-315241/?from=headlines



L’étrange omerta des médias sur le cas DSK

[Christophe Deloire  – Le Monde – 16/05/2011]

Christophe Deloire est l’auteur de Sexus politicus (Albin Michel, 2006) et directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ)

L’affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tour de bras ne permettent pas d’approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l’avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis peu « commentateurs », là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

La démocratie française a besoin d’une sérieuse cure d’un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la « common decency » : la décence commune, une morale de la simplicité et de l’honnêteté. Elle devrait s’imposer aux politiques, aux « intellectuels », autant qu’aux journalistes. La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même.

En 2006, je fus l’auteur avec Christophe Dubois d’un livre d’enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé « L’affaire DSK » évoquait le comportement hors normes de celui qui n’était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d’Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon. Ce chapitre avait valu à notre éditeur et à nous-mêmes d’intenses pressions, vu le caractère sensible des informations.

Depuis dimanche 15 mai, j’ai décliné toutes les propositions d’interviews, ne voulant pas ajouter mes commentaires à ceux de spécialistes n’ayant rien vu, rien su, rien lu, ni bavarder sur la séduction en politique (hors sujet), ni resservir des informations publiées il y a cinq ans.

Mais une nouvelle fois l’actualité nous oblige à poser la question de l’utilité des journalistes. A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d’entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d’imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique bis libérée des difficultés de l’action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n’agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. Faut-il laisser aux humoristes le monopole de la révélation ? (suite…)


[L’Express – Benjamin Sportouch, –  16/05/2011]

Le député de Paris, qui a posté un billet sur son blog dimanche très critiqué à gauche, affirme que Dominique Strauss-Kahn a déjà agressé dans le passé d’autres femmes de chambre dans ce même hôtel new-yorkais.

En postant un billet sur son blog dimanche où il qualifie Dominique Strauss-Kahn de « délinquant sexuel  » qui doit se faire « soigner« , le député de Paris a déclenché la colère de nombreux hommes politiques de gauche (dont Pierre Moscovici ) et d’internautes qui lui reprochent une violence démesurée dans les mots.

Contacté par L’Express lundi matin, Bernard Debré maintient ses propos et accuse Dominique Strauss-Kahn de s’être déjà livré à des agressions sexuelles, dans ce même hôtel de New York. Elles ont été passées sous silence par la direction contre l’avis des employés.

« Il faut sortir de l’hypocrisie. Ce n’est pas la première fois que DSK se livrait à ce genre d’agissements au Sofitel. C’est là qu’il descendait toujours. Ça s’est produit plusieurs fois et depuis plusieurs années. Tout le monde le savait dans l’hôtel« , déclare Bernard Debré, actuellement en déplacement en Chine.

« Les Chinois se marrent »

« Les employés étaient sur le point de se révolter. La direction était au courant mais jusque là n’osait rien dire. Elle a étouffé toutes les autres affaires. D’autres femmes de chambre avant Ophelia – une femme charmante de 32 ans qui travaillait très bien – avaient été agressées. Il faut arrêter de jouer les vierges effarouchées. Vous croyez que les flics de New York l’auraient interpellé dans l’avion s’ils n’avaient pas d’informations précises? », ajoute le parlementaire.

« C’est humiliant pour notre pays. C’est une très grande honte. Là, je suis à Shanghai. Les Chinois me regardent et se marrent. Ils se disent que tous les Français sont des obsédés sexuels. Si on continue à ne rien dire, ça va aider le Front national« , poursuit Bernard Debré.

« J’ai eu beaucoup d’appels de parlementaires et de militants qui me soutiennent« , assure le député. Des ministres aussi? « Je ne peux rien dire. »

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/debre-sur-dsk-l-hotel-a-etouffe-d-autres-affaires_993154.html


[AgoraVox – 15/05/2011]

Affaire DSK-Tristane Banon : Anne Mansouret confirme la tentative de viol

Anne Mansouret, conseillère générale de l’Eure et régionale de Haute-Normandie, candidate aux primaires socialistes pour l’élection présidentielle de 2012, confirme ce dimanche à Paris Normandie que sa fille Tristane Banon aurait été victime d’une tentative d’agression sexuelle de la part de Dominique Strauss-Kahn en 2002.

Tristane Banon avait révélé les faits en 2007 lors d’une émission de Thierry Ardisson sur Paris Première, mais le nom de DSK avait alors été bipé au montage. AgoraVox avait révélé l’affaire le 22 avril 2008 après avoir interrogé directement Tristane Banon, qui avait confirmé qu’elle parlait bien de Dominique Strauss-Kahn.

Alors qu’elle écrivait son premier livre  « Erreurs avouées… au masculin » en 2002, la jeune femme avait rencontré Dominique Strauss-Kahn. Il l’avait ensuite invité à une autre adresse « un appartement vide, avec un magnétoscope, une télé, un lit au fond, des poutres apparentes ». Tristane Banon : « Il a voulu que je lui tienne la main pour répondre, puis le bras… On a fini par se battre, on s’est battu au sol, j’ai donné des coups de pied, il a dégrafé mon soutien-gorge, il a essayé d’enlever mon jean. Quand on se battait, j’ai dit le mot « viol » pour lui faire peur, ça ne lui a pas fait peur ».

A l’époque, Anne Mansouret avait dissuadé sa fille de porter plainte contre le futur patron du FMI, dont l’une des filles, Camille, comptait parmi les meilleures amies de Tristane Banon. Tristane Banon est par ailleurs la filleule de la seconde épouse de DSK. Aujourd’hui, Anne Mansouret a des remords : « Aujourd’hui, je regrette d’avoir dissuadé ma fille de porter plainte contre DSK, je porte une lourde responsabilité. Après les faits, on a discuté, beaucoup parlé. Et finalement, elle a décidé, on a décidé, de ne pas lancer de procédure. Vous savez ma fille était très mal, mais Tristane est la filleule de la seconde femme de Dominique. C’était délicat pour des raisons familiales et amicales. Ce que je peux vous dire, c’est que ma fille, malgré les années qui passent, est toujours bouleversée par ces faits. Cette nuit, je suis allée la voir à Paris pour la réconforter. C’est très dur pour elle  ».

Après sa sortie sur France 3, la mère de Tristane Banon est intervenue sur BFM TV, où elle a réitéré ses accusations.

Anne Mansouret considère, comme d’autres avant elle (Bernard DebréThierry Ardisson…), que DSK est malade : « Pour moi, Dominique Strauss-Kahn est malade. Ce n’est pas une injure de dire cela, il a un vrai problème : une addiction au sexe, comme d’autres ont des soucis avec l’alcool, la drogue ou le jeu. Il est malade. Sur les faits eux-mêmes, je ne peux pas me prononcer, je n’y étais pas. Mais pour moi, c’est très plausible que cette femme a été agressée sexuellement. En revanche,je suis formelle, il a bien tenté d’abuser de Tristane ».

Anne Mansouret révèle, en outre, les difficultés qu’a rencontrées sa fille dans les milieux de la presse et de l’édition, où elle souhaitait travailler, en raison des révélations qu’on craignait qu’elle fasse sur DSK.

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/affaire-dsk-tristane-banon-anne-30223



A l’êre des Smartphones et de Twitter, les infos vont vite…

[Le Post – 15/05/2011]

Au moment même ou DSK était interpellé à l’aéroport JFK de New York, un jeune UMP dégainait l’information sur Twitter.

Voila un jeune UMP bien renseigné. Avant même que l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn ne soit rendue publique par The New York Post, un jeune UMP révélait l’information sur Twitter.

Le jeune populaire Jonathan Pinet a été le premier à lancer l’information sur Twitter à 23h00 (heure française), soit 17h00 heure de New York.

Selon les informations du New York Time, Dominique Strauss-Kahn a été interpellé samedi à 16h 40, heure locale, à l’aéroport JFK de New York. Près de 10 minutes avant le départ de l’avion à destination de Paris, trois policiers en civil sont intervenus dans le véhicule et ont prié DSK de les suivre.

Fait troublant : dans son tweet, Jonathan Pinet fait état d’une arrestation à l’hôtel. C’est effectivement à l’hôtel Sofitel que les enquêteurs ont tenté d’interpeller Dominique Strauss-Kahn. En vain. Ce dernier avait déjà quitté les lieux où il est suspecté d’avoir agressé sexuellement une femme de chambre.

Le jeune UMP avait donc l’information avant même que le patron du FMI ne soit interpellé.

– Rapidement, Jonathan Pinet est appelé à prouver la véracité de son info. Il affirme alors :

– Quelques minutes plus tard, Arnaud Dassier, ancien responsable de la campagne Internet de Nicolas Sarkozy en 2007, suspecté d’être à l’origine de la rumeur sur DSK et la Porsche, et actionnaire minoritaire du site Atlantico.fr reprend l’informationici.

Capture d'écran du tweet d'Arnaud Dassier

Simple coïncidence ou véritable opération com’ contre DSK, le webjournal de droite24heuresactu est le premier site français à publier l’information, avant Rue89 qui se contente de deux lignes et d’une mention « développement à venir » avant de compléter à 1h 23.- Le tout premier papier évoquant l’affaire est le tabloïd à sensations New York Postqui publie à 18h33, heure de New Yorksoit 1h33 après Jonathan Pinet.
Le tabloïd américain assure uniquement que DSK aurait été arrêté avant sa montée en avion pour Paris et que l’affaire aurait un rapport avec une employée d’un hôtel.

Comment ce jeune populaire qui revendique le lancement des campagnes web de l’UMP contre la gauche, peut-il, 1h33 avant le tout premier tabloïd américain, affirmer que DSK a été arrêté dans un hôtel alors même que DSK n’a été, selon le tabloïd américain qui a sorti l’information, interrogé qu’à l’aéroport ?

Un jeune populaire actif donc (cf ses contributions sur le site des jeunes populaires), adepte des campagnes Web de l’UMP, qui connaît une personne qui travaille précisément dans cet hôtel de New York… Tout cela en moins de 25 min.


[Le Point – 15/05/2011]

Le journaliste Michel Taubmann a enquêté sur le patron du FMI.

Des extraits exclusifs du « Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn » (Editions du Moment, 310 pages, 19,95 euros) :

STRAUSS ET KAHN

Le père de Dominique Strauss-Kahn, Gilbert, était à moitié juif. Mais il ne s’appelait pas Strauss-Kahn à sa naissance. Une grande partie de sa vie, on le connut simplement sous le nom de Gilbert Strauss. En fait, il avait deux pères. L’un, naturel, s’appelait Strauss, et l’autre, adoptif, Kahn. Ils aimèrent la même femme et en eurent chacun un enfant. Cette histoire peu ordinaire mérite quelques explications. Le père naturel de Gilbert Strauss, Gaston, était né en 1875 à Bischwiller dans une de ces familles juives installées depuis plusieurs siècles en Alsace. Ce juif non pratiquant avait épousé une catholique lorraine de Lunéville, Yvonne Stengel, de dix-sept ans sa cadette, vendeuse dans le magasin de sa propre soeur aînée en Alsace. Il l’emmena à Paris, où il monta un négoce d’éponges. Son commerce était prospère, le couple était heureux. Gaston Strauss est âgé de 39 ans en 1914, lorsqu’il part au front. Après son retour définitif, son épouse Yvonne accouche le 11 décembre 1918 d’un petit Gilbert, qui sera le père de Dominique Strauss-Kahn.

Au milieu des années 20, les Strauss accueillent chez eux, dans le 20e arrondissement de Paris, un jeune cousin de Gaston qui vient également d’Alsace, il s’appelle Marius Kahn. Ses parents voudraient faire de lui un rabbin. Marius ne rêve que d’une chose : quitter son milieu d’origine pour partir à la conquête d’un monde plein de promesses en ce lendemain de guerre mondiale. C’est ainsi qu’il s’installe à Paris où, tout en étudiant le droit, il travaille comme acheteur pour la SPC (Société parisienne de confection), fournisseur des Galeries Lafayette. Dans la capitale, il découvre la modernité, le socialisme et… sa cousine Yvonne, l’épouse de Gaston Strauss, qui l’héberge. Marius est un tout jeune homme d’une vingtaine d’années et Yvonne en a près de 35.  Son mari Gaston, victime des gaz allemands pendant la Grande Guerre, est un quinquagénaire prématurément vieilli, aussi Marius s’impose- t-il peu à peu comme l’homme de la maison. Le « vieux » Strauss ne pouvant plus voyager, le jeune Kahn emmène Yvonne visiter l’Espagne pendant six mois, avec, semble-t-il, l’assentiment du mari.

Gaston Strauss a vraiment l’esprit large et beaucoup de générosité. Sentant sa fin proche, il laisse sa famille se recomposer sous ses yeux. Yvonne et lui ont donc un fils, Gilbert, né en 1918, le futur père de Dominique Strauss-Kahn. Du vivant de Gaston, en 1931, Yvonne et Marius ont eu une fille, Elise, surnommée Lisette dans la famille. Gaston étant mort en 1934, Marius épouse Yvonne l’année suivante. A la fin de la décennie 40, il adoptera Gilbert, le fils de Gaston, et aussi… Elise Strauss, sa propre fille naturelle, que le défunt avait reconnue pour qu’elle naisse d’une union légitime. Quant au père de DSK, il devient pour l’état civil Gilbert Strauss-Kahn. « Mon père, se rappelle Dominique Strauss-Kahn, ne rejetait pas Marius. Au contraire, ils étaient très proches. Ils ont même été associés professionnellement. Mais il n’arrivait pas à le considérer comme un père. N’ayant que quatorze ans de différence avec lui, mon père considérait Marius comme un grand frère. Moi, en revanche, j’ai toujours vu en lui mon grand-père. Si, dans ma jeunesse, je me faisais appeler Strauss, comme mon père, à partir des années 70, j’ai voulu me faire appeler Strauss-Kahn, conformément à mon état civil. C’était une manière de montrer mon attachement à mon grand-père et aussi d’affirmer mon identité juive qui avait été réveillée par la guerre des Six- Jours en 1967, puis celle du Kippour en 1973. » (suite…)


J’étais en réunion avec des confrères U.S. quand j’ai reçu cette info: leur première réaction a été de dire « Jeez, the French… they’re…so French ».

Fric, grosses baraques, belles bagnoles et sexe quickie dans les palaces… oh putain, la vie de D.S.K. est digne d’un roman de gare ! (Tim Carr)

Commentaire de Dov: Outre le fait que cela nous apprend que cette enflure se prélasse dans des suites à 3000 dollars la nuit, à mon avis le père DSK nous faisait une mauvaise descente d’un produit narcotique et va plaider la « démence passagère »… parce que, merde, quand on peut se payer des Porsche et des chambres à 3000 dollars, il suffit d’allumer la télé pour trouver le canal qui vous propose les numéros de téléphone d’escort qui vous suceront en toute discrétion. Cela pullule à New-York… Violer une femme de chambre.. tss, c’est encore plus naze que Berlusconi….

Commentaire de Greg : Le « New York Post » parle de tentative de sodomie sur la victime… mais bon, c’est le New York Post.

Comme le dit, de manière fort peu galante, Tim Carr: « On savait déjà que le FMI baisait les pauvres à travers le monde, voilà qu’on apprend que son directeur fait de même, dans sa chambre d’hôtel. » 🙂

[AFP – 15/01/2011] Dominique Strauss-Kahn a été arrêté samedi à l’aéroport JFK de New York et placé en garde à vue pour une agression sexuelle présumée.

L’information, annoncée par le New York Times, a été confirmée samedi par un porte-parole de la police. Le directeur général du FMI est accusé d’agression sexuelle sur une femme de chambre d’un hôtel de Times Square âgée de 32 ans. DSK a été remis à des officiers de police de Manhattan et devait être conduit dans les locaux d’une unité speciale de la police de New York (Special Victimes Unit), selon le journal.

Selon les informations du quotidien new-yorkais, « il était aux alentours de 16h45 (22h45 heure française) quand des enquêteurs en civil de l’Autorité des ports de New York et du New Jersey ont soudainement embarqué à bord du vol Air France 23 (…) et emmené M. Strauss-Kahn en garde à vue. » Les agents agissaient sur la base d’une information de la police de New York qui enquêtait « sur une brutale agression d’une employée de l’hôtel Sofitel New York », selon la même source.

Selon l’agence AP, qui apporte quelques précisions sur les conditions de l’arrestation, la femme de chambre a indiqué aux autorités qu’elle était entrée dans le chambre et que DSK, nu, avait essayé de l’agresser sexuellement. Après avoir réussi à s’enfuir, elle a prévenu la police, toujours selon la même source. Lorsque la police est arrivée sur les lieux quelques minutes plus tard, DSK était déjà parti vers l’aéroport, laissant derrière lui son téléphone portable et plusieurs objets personnels, selon Paul J. Browne, porte-parole de la police de New York. Selon lui, le patron du FMI semble avoir quitté l’hôtel « dans la précipitation ».

Dominique Strauss-Kahn doit participer lundi à une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, puis faire un discours mercredi au 12e Forum économique. Le FMI n’a pas encore officiellement réagi à l’arrestation de son président.

http://www.europe1.fr/France/DSK-en-garde-a-vue-a-New-York-542227/