mai 2012



Citation rationnelle du jour:

‘Whatever I learned on the ground in Syria… is that I should not jump to conclusions.’

(Maj Gen Robert Mood – head of the UN Supervision Mission in Syria)


Ce qui est amusant, dans cette paranoia fabriquée à partir du « cyber-djihad » c’est que tout le monde semble ignorer (ou feint de l’ignorer) que les islamistes radicaux ne font qu’utiliser des méthodes déjà largement utilisées dans les mouvements révolutionnaires depuis 300 ans.

« Documenter par l’image les atrocités de l’ennemi » ou bien « sensibiliser une population radicale » afin de « créer des sphères de sympathisants » (du temps du Ministre de l’Intérieur Marcellin, on parlait de « mouvance »), pendant la Guerre d’Espagne, Robert Capa ne faisait rien d’autre. Ce sont les théories de Gramsci bien appliquées… voire du Karl Rove, le spin doctor de la Maison Blanche sous G.W. Bush. La seule chose qui change c’est la medium de diffusion massive qui est à leur disposition.

Tout le monde s’excite sur les sites djihadistes alors que les médias néo-cons nous livrent chaque jour, dans nos lucarnes, une propagande pur jus cent fois plus efficace… et nettement plus meurtrière ! Combien de gens ont été tués à cause de Ben-Laden ? Combien de gens ont été tués à cause de George Bush ? (greg)

[Owni – Pierre ALONSO – 30/05/2012]

22 mars. Mohamed Merah abattu par les hommes du Raid, Nicolas Sarkozy fait une déclaration depuis l’Elysée : la consultation de “sites internet qui font l’apologie du terrorisme” sera dorénavant sanctionnée. Un projet de loi a depuis été déposé au Sénat. Le cyberjihadisme fait une entrée fracassante dans l’agenda politique et médiatique.  Owni a voulu recueillir l’analyse d’un magistrat familier de ces affaires. Marc Trévidic est juge d’instruction au pôle antiterroriste du Tribunal de grande instance de Paris, seule juridiction compétente en matière terroriste. Il s’est spécialisé sur les dossiers jihadistes en plus de quelques autres gros dossiers (Karachi, Rwanda, moines de Tibéhirine). Il revient ici sur l’utilisation d’Internet par les jihadistes, le cyberjihadisme ou “jihad médiatique”, nouvel avatar de la menace terroriste selon les acteurs politiques.

Comment a émergé le cyberjihad ? Est-ce, comme certains l’analysent, lié à la perte du territoire afghan en 2001 qui a entraîné un repli des jihadistes sur une autre base arrière ?
Le conflit irakien a surtout servi de déclencheur, plus que la perte de l’Afghanistan en 2001. Les jihadistes ont très vu perçu le profit qu’ils pouvaient tirer du réseau. D’abord, l’intervention anglo-américaine était illégitime du point de vue du droit international public. Ensuite, ils ont pu utiliser les exactions commises par l’armée américaine, comme àAbou Ghraïb par exemple. Des brigades, armées de caméra, cherchaient à obtenir ce genre d’images pour les diffuser ensuite sur Internet. Le début du cyberjihad commence donc plus avec l’Irak qu’après la chute du régime Taliban. En Irak, le djihad était mené à 100%, dans les villes et sur Internet.
Quel est le rôle du cyberjihad ?

Le principal objectif est la diffusion de la propagande, puis le recrutement. Lors du conflit irakien, les jihadistes menaient un double conflit majeur, à la fois contre les soldats de la coalition anglo-américaine et contre les chiites. Ils avaient donc besoin de beaucoup de troupes et de chairs fraiches.

Dominique Thomas, chercheur spécialisé sur les mouvements islamistes radicaux, parle de la volonté de créer des sphères de sympathisants, plutôt que de recrutement. L’idée est de sensibiliser une population radicale. Au sein de cette population peut émerger un candidat au jihad. C’est une guerre de l’information, les cyberjihadistes parlent souvent de“réinformation”. Le volet recrutement existe aussi, pour envoyer des gens sur le terrain faire le jihad.
“Les loups solitaires”, entièrement isolés, formés sur Internet, existent-ils ?

Dans toutes les affaires que je connais, les protagonistes sont toujours en contact avec d’autres. Ils rencontrent d’autres jihadistes, se connaissent entre personnes de la même mouvance. Je n’ai pas connaissance de cas de terroriste islamiste entièrement isolé. C’est un petit milieu ! Tout le monde se connait.

Cyberjiadhistes et jihadistes sont-ils les mêmes personnes ? Ont-ils des profils différents ?

Tous sont cyberjihadistes. Le passage à l’acte, les départs sur zones sont extrêmement minoritaires. La radicalisation est progressive : la radicalité des jihadistes varie selon leur situation. Ils ne tiennent pas les mêmes discours avant le départ, pendant leur séjour sur zones et à leur retour. Le jihad n’a pas attendu Internet. Dans les années 1990, les filières d’acheminement de combattants en Afghanistan se développaient sans utiliser Internet.

Le milieu des années 2000 semble être l’apogée des sites liés au jihad. Certains étaient très connus, comme Minbar ou Ribaat, et des figures proéminentes s’en occupaient, notamment Malika El Aroud et son mari Moez Garsallaoui. 
Le nombre de sites a explosé après la guerre en Irak. L’utilisation d’Internet s’est codifiée. Le Global Islamic Media Front est chargé de contrôler et d’authentifier le contenu diffusé sur les sites avec le label d’Al-Qaida. Mais la vivacité des sites dépend du contenu qui arrive du terrain. La concurrence entre les sites crée de l’émulation. C’est la loi de la concurrence ! De cette émulation naît de la radicalité. Les sites apparaissent, se multiplient avec le conflit irakien et deviennent de plus en plus radicaux dans la propagande qu’ils diffusent.

Internet apparaît dans presque toutes les affaires, comme moyen de communication entre les jihadistes. Jusqu’à maintenant, un caractère opérationnel était toujours observé dans ces échanges. L’aide matérielle est présente dans toutes les affaires.

Le projet de loi présenté par l’ex gouvernement [Fillon], changerait ce principe en pénalisant la consultation de sites terroristes.

Il faudra définir la liste des sites terroristes, ceux qui posent certains problèmes. La définition repose sur le trouble grave à l’ordre public à même de semer la terreur [Définition des actes terroristes dans le code pénal français, NDLR]. Il faudrait plus généralement poser la question de l’influence des images violentes diffusées à la télévision ou sur Internet. Ce n’est pas parce qu’une personne joue à Call of Duty 4 ou 5 qu’elle va devenir folle et tuer des gens ! Le passage à l’acte à cause de jeux vidéo violents est marginal, si marginal qu’aucun enseignement ne peut être tiré à cette marge.

Le cyberjihadisme, dans son volet de propagande, doit-il sortir du champ de l’antiterrorisme ?

Comme je l’ai signalé à l’occasion de mon audition au Sénat, l’utilisation de la qualification terroriste, et des moyens afférents, a explosé, souvent à mauvais escient. Il y a deux problèmes différents : sensibiliser la population au risque de la violence diffusée notamment sur Internet d’une part, et lutter contre les actes terroristes d’autre part.

http://owni.fr/2012/05/30/marc-trevidic-le-jihad-na-pas-attendu-internet/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Owni+%28Owni%29


Est-ce que « les gens » vont enfin finir par dire « Ya basta » !  ????  Cessation de paiement généralisée ça veut dire que du sang va couler dans la rue…

[Olivier Delamarche – Youtube/BFM – 29/05/2012]


[CHALLENGES – 12/05/2012]

Pour le gérant de hedge fund Eric Jackson, la génération Google et Facebook sera bientôt chassée par celle des entreprises du web mobile qui, elles, ont su développer des modèles économiques rentables.  De même qu’aucun financier n’avait vraiment anticipé l’échec du site social MySpace et les déboires que rencontrent Yahoo!, personne aujourd’hui n’oserait tabler sur la mort de Google et de Facebook, les deux leaders actuels de l’internet. 

Personne sauf Eric Jackson, un spécialiste des nouvelles technologies qui vient de rédiger un article sur ce sujet sur le site du magazine Forbes. Avec une logique implacable, ce gérant d’un hedge fund américain explique que le site le plus consulté sur internet et le premier réseau communautaire mondial sont progressivement amenés à disparaitre d’ici 2017. La chute programmée de ces deux mastodontes de l’internet, qui à eux deux cumulaient en 2011 plus de 290 millions de visiteurs uniques par mois selon les chiffres de Nielsen, est due à leur date de naissance, avance Eric Jackson.

Respectivement créés en 1998 et en 2004, le moteur de recherche et le réseau social seront bientôt les victimes de la loi de l’obsolescence programmée qui régit les entreprises présentes sur le web.

Une génération chasse l’autre»…

http://www.challenges.fr/high-tech/20120510.CHA6329/pourquoi-facebook-et-google-pourraient-disparaitre-en-2017.html?google_editors_picks=true


[Blandine Grosjean avec Baptiste Rossi et Mathieu Deslandes sur Rue89 ]

  • Trouver Manuel Valls sympa et Laurent Wauquiez ambitieux – dans cinq ans ce sera l’inverse ;
  • rendre hommage aux victimes du sarkozysme, en particulier Faudel ;
  • apprendre à situer la Corrèze sur la carte de France ;
  • arrêter le jogging, tellement ancien régime ;
  • apprendre à écrire « Trierweiler » ;
  • s’entraîner à prononcer « Trierweiler » ;
  • cesser de s’engueuler avec les gens qui disent que Bayrou, ça se prononce « Baillerou » (ou l’inverse) ;
  • choisir votre camp : vous dites « hollandais » ou « hollandiste » ;
  • imaginer les jeux de mots de Libération les plus nuls pour les cinq ans à venir : « A la sauce hollandaise », etc ;
  • prendre rendez-vous chez votre notaire ;
  • chercher où vous avez planqué vos disques de Carla Bruni ;
  • si vous possédez un brin de plume, vous mettre à la rédaction de votre autobiographie : « Mes années Sarkozy », et contacter un éditeur ;
  • prévenir vos enfants que vous êtes est contre l’euthanasie pour vous-même ;
  • vous procurer le trombinoscope de la promotion Voltaire de l’ENA, les maîtres de demain y figurent ;
  • dégoter un char et un drapeau soviétiques et tenter de descendre les Champs-Elysées. Quart d’heure de célébrité assuré ;
  • si vous avez très peur, respirer profondément et répéter comme Jean-François Copé : « Je sens un engouement inouï. » ;
  • repérer la fréquence d’Europe 1, désormais radio d’opposition ;
  • ne pas vous raconter d’histoires : non, Ellkabach ne sera pas viré ;
  • faire signer un bail aux Maliens qui louent votre sous-sol ;
  • si vous êtes une femme, jeune, à la peau colorée, prendre contact avec un parti politique pour leslégislatives. Ils ont besoin de vous ;
  • rompre avec avec Philippe Val ;
  • devenir pote avec Stéphane Guillon ;
  • re-follower Nadine Morano sur Twitter ;
  • prendre contact avec les agences immobilières alsaciennes. Fessenheim va devenir « hype » et « safe » ;
  • glisser à vos amis que de toute façon, Martine Aubry, vous n’y aviez jamais cru ;
  • si vous n’avez pas confiance en vos proches, prévenir votre notaire que vous êtes profondément opposé à l’euthanasie (voir point 13) ;
  • enregistrer les derniers passages d’Audrey Pulvar à la télé ;
  • réserver une villa cool au cap d’Antibes pour fêter le départ de Sarkozy avec Jean-François Copé ;
  • savoir que Ridan se prononce comme Zidane ;
  • si vous êtes prof de droit, proposer vos services à Jean Sarkozy pour lui remettre le pied à l’université ;
  • creuser le trou de l’Urssaf en faisant 48 heures supplémentaires défiscalisées  ;
  • si vous avez plus de 40 ans et étiez plutôt de gauche en 81, ne pas commencer à raconter vos souvenirs de guerre ;
  • faire votre coming-out à vos parents (tout rentrera dans l’ordre, vous pourrez vous marier) ;
  • louer une garçonnière dans les quartiers des ministères (il s’en libère des dizaines par jour depuis quelques semaines) ;
  • vous avez toujours rêvé d’un jet personnel ? Air Sarko One sera bientôt en vente, Hollande préfère le train ;
  • si vous êtes la vendeuse de Kookai virée grâce à Nadine Morano, vous préparer à retrouver votre poste ;
  • préparer la playlist du 6 mai : Barbara (« Un homme une rose à la main » dans « Regarde ») et Gilbert Bécaud (« L’Important c’est la rose ») ;
  • acheter des places pour l’Euro en Ukraine et faire un tour sur un site de paris en ligne : l’équipe de France de football est grande quand la gauche est au pouvoir (1982, 84, 86, 98, 2000) ;
  • acheter un « Zipad » avant que la France ne tombe en faillite, comme la Grèce, l’Espagne, la France en 82, etc ;
  • répéter que vous tenez de la sœur de Moscovici que ça sera Montebourg à la Justice, et Le Drian à la Défense ;
  • découper les titres du Figaro tels que « Le gouvernement, courageux face au chômage et à l’opposition indigne » – ça ne se répétera pas d’ici au moins cinq ans ;
  • si vous êtes de droite, acheter du tatziki, du tarama et de la feta pour vous mettre au plus vite au régime grec ;
  • vous mettre à l’allemand. Si Jean-Marc Ayrault est Premier ministre, vous le comprendrez mieux. Et ça sert toujours ;
  • appeler Le Fouquet’s, réserver une table pour douze au nom de François H. ;
  • ne plus vous garer sur la place de vos voisins immigrés : bientôt, ils auront le droit de vote ;
  • profiter de votre dernier week-end tranquille : tous vos amis homos vont commencer à se marier ;
  • penser à relever les noms de ceux qui seront absents au bureau ce lundi matin

 


51 vignettes pour vous faire réfléchir, en ce lundi matin….



Comme toujours, il ne faut jamais croire ce que raconte la Maison Blanche ou la CIA, la moindre information qui en sort est une fabrication des spin-doctors et des story-tellers en vue d’une manipulation de l’opinion publique.

LA VÉRITABLE HISTOIRE DE LA CAPTURE D’OSAMA BEN LADEN
[Gareth Porter, Truthout 05/03/2012 – Trad. Grégoire Seither]

Quelques jours après qu’un commando de US Navy Seals ait tué Osama Ben Laden lors d’un raid à Abbottabad, au Pakistan, un « officier supérieur des renseignements » avait expliqué aux journalistes que les documents saisis dans la maison de Ben Laden révélaient que celui-ci, « continuait à diriger le groupe, jusque dans les moindres détails tactiques.  » Ben Laden n’était, « pas simplement l’idéologue et le stratégicien du groupe », a déclaré l’officier. « Il était actif dans la planification opérationnelle et l’orientation des décisions tactiques. » Selon l’officier de renseigmenet, la maison de Ben Laden, « était un centre actif de commandement et quartier général tactique. »  Le haut responsable du renseignement avait triomphalement avait décrit la découverte de la cachette de Ben Laden comme étant, « le plus grand succès de renseignement de cette génération ».

De leur côté, les responsables de l’administration n’ont pu résister à la tentation de glisser aux journalistes qu’un facteur clé dans cette réussite avait été les informations obtenues par les interrogateurs de la CIA auprès des détenus Al-Qaïda à Guantanamo.

Et le directeur de la CIA, Leon Panetta, était tout à fait disposé à laisser entendre que certaines des informations avaient été obtenues auprès de détenus par des «techniques d’interrogatoire poussées» – (Ndt. autrement dit, « on les a torturés, c’est vrai, mais on a obtenu des résultats »).

Voilà le discours officiel à l’époque. Malheureusement rien de tout cela n’était vrai.

Un an plus tard, l’analyse des documents montre que les fonctionnaires de la CIA ont  clairement menti non seulement sur la place de Ben Laden dans l’organigramme Al-Qaïda au moment de sa mort mais aussi sur la manière dont l’Agence a pu localiser sa maison, à Abbottabad, au Pakistan.

De fait, aujourd’hui on sait que, au cours de ses six ans de vie recluse à Abbottabad, Ben Laden n’était plus du tout le leader d’Al-Qaïda, mais avait été relégué dans un rôle de figure de proue isolée, ne jouant plus de rôle actif et déconnecté des activités réelles de l’organisation.

La véritable histoire, racontée ici pour la première fois, est que Ben Laden se trouvait relégué dans cette maison à Abbottabad, parce qu’il avait été contraint à l’exil par la direction d’Al-Qaïda.

Par ailleurs, l’affirmation de la CIA qu’ils avaient trouvé Ben Laden par eux-mêmes est tout aussi fausse. De fait, la CIA n’avait pu repérer la maison d’Abbottabad qu’à la suite d’une information transmise opportunément par l’agence de renseignement pakistanaise, le « Directorate for Inter-Services Intelligence » (ISI).

TRUTHOUT a pu reconstituer la véritable histoire de l’exil de Ben Laden à Abbottabad, ainsi que la façon dont la CIA l’a retrouvé, s’appuyant en grande partie sur des informations recueillies l’an dernier auprès de sources dans les Régions tribales et auprès de l’ISI par un officier pakistanais à la retraite, le Brigadier-Général Shaukat Qadir.

Toutes ces informations ont été confirmées en substance par le responsable du renseignement cité plus haut, lors d’une analyse post-raid… analyse qui a été ignorée dans les médias jusqu’à présent.

Ce que révèlent les documents trouvés chez Ben Laden

L’affirmation initiale, juste après le raid, comme quoi les documents saisis dans la maison d’Abbottabad démontraient le rôle central joué par Ben Laden au sein d’Al-Qaïda était une pure fabrication, étant donné qu’à ce moment là, les documents n’avaient pas encore été lus, et encore moins analysé par la CIA. Ce processus a nécessité plus six semaines de travail intensif par les analystes, les cyber-experts et les traducteurs, comme l’a expliqué l’Associated Press dans une dépêche ultérieure, publiée le 8 juin 2011.

Aujourd’hui, alors qu’environ 95% de ces documents ont été évalués et analysés, l’image qui émerge est loin de ressembler à celle présentée à la presse dans les semaines qui ont suivi le raid, quand on a jeté en pâture au public la légende d’un super-vilain tirant les ficelles depuis son QG clandestin.

Osama Ben Laden ne manquait en effet pas d’idées quand il s’agissait d’envisager des attaques contre des cibles US et occidentales… mais aujourd’hui les spécialistes du renseignement sont unanimes – et ils l’ont confirmé dans une dépêche de l’Associated Press – pour dire que « aucune preuve n’a été trouvée dans les documents démontrant qu’une de ces idées ait jamais été reprise par la direction active du mouvement pour être exécutée, voire même prise en considération par la direction. »

La suite (en anglais) sur TRUTHOUT

http://truth-out.org/news/item/8866-finding-bin-laden-the-truth-behind-the-official-story


Au début du siècle, la police US fabriquait déjà des vrais attentats à la bombe imputés aux anarchistes, afin de mieux réprimer le mouvement ouvrier. C’est une manipulation courante. Et sous Bush, chaque fois que l’Administration Bush était confrontée à un problème politique, le chef du Homeland Security débarquait à la télé pour nous mettre en garde contre un nouveau projet d’attentat terroriste… En France c’est Sarkozy qui nous a fait le coup du « terrorisme d’ultragauche » avec l’affaire de Tarnac… ou bien Mohammed Merah, collaborateur des services secrets français. Ou encore les attentats de Londres, avec des jeunes suivis à la trace par la police depuis des mois…

… c’est à se demander si les attentats du 11 Septembre… mais non, mais non, on n’ose pas penser des choses aussi « nauséabondes »

Néanmoins… le terrorisme c’est bien pratique quand même, pour détourner l’attention du public des vrais problèmes.

[Tim Carr – IES News Service – 02/05/2012 – Trad. Gregoire Seither]

De nos jours, la principale activité du FBI consiste à démasquer des complots terroristes aux Etats-Unis. Et quand le FBI ne parvient pas à trouver suffisamment de complots pour justifier son existence… et bien le « Bureau » les fabrique ! Pour ensuite parader devant la presse avec ses trophées… … mais même la presse la plus veule finit par se rendre compte de quelque chose.

Ainsi, dans un article publié la semaine dernière, le New York Times ose écrire

Ces dernières années, les Etats-Unis ont été préservés d’un certain nombre d’attentats meurtriers, planifiés par des terroristes sur notre sol et détectés à temps par les agents fédéraux du gouvernement…. c’est du moins ce que l’on a voulu nous faire croire…

http://mobile.nytimes.com/2012/04/29/opinion/sunday/terrorist-plots-helped-along-by-the-fbi.xml 

Ces derniers mois nous avons ainsi eu droit :

  • à un kamikaze, intercepté alors qu’il allait faire sauter le Capitole;
  • à de dangereux individus à Newburgh, dans l’Etat de New York, qui ont été mis hors d’état de nuire alors qu’ils se préparraient à lancer une vague d’attentats à la bombe contre des synagogues;
  • à des radicaux qui projetaient de tirer des missiles sol-air Stinger contre des avions militaires.
  • Plus fantaisiste encore, au Massachusetts, un projet de lancer des maquettes d’avion téléguidés, bourrés d’explosifs, contre le Pentagone et le Capitole a été stoppé à la dernière minute,

Malheureusement, à y regarder de plus près, il apparait que tous ces attentats sont été planifiés et encouragés par le FBI, dont les agents se sont fait passer pour des terroristes et ont fourni là un missile factice, ici de faux explosifs C-4 ou encore une veste-kamikaze désarmée voire des stages de formation à la préparation d’attentats.

Les « vrais-faux » terroristes ainsi recrutés ont naïvement cru participer à un complot djihadiste, jusqu’à ce que la police vienne défoncer leur porte au petit matin et les parader devant les caméras de télévision. »

Le journal britannique The Guardian a récemment publié un article qui souligne cet aspect, se demandant si la grande majorité des « succès » claironné par le FBI dans la lutte anti-terroriste de ces dernières années n’était pas tout simplement des complots fabriqués par le FBI lui-même.

Selon les défenseurs des droits civiques aux Etats-unis, le FBI mène, depuis l’époque Bush et sous consigne directe de l’administration d’alors (notamment le Vice Président et son conseiller Richard Pearle, expert en manipulations) une vaste campagne d’infiltrations dans toute l’Amérique, ciblant prioritairement la communauté musulmane et consistant à attirer les gens dans de faux complots terroristes.

L’analyse des documents qui ont pu être obtenus sous couvert de la loi FOIA (Freedom of Information Act) montre que le FBI pratique ce qu’elle appelle la « pèche au chalut » dans les communautés musulmanes, envoyant des infiltrés fréquenter des mosquées et des centres communautaires pour y tenir un discours islamiste radical et identifier les personnes perméables à ce discours et pouvant être recrutées comme terroristes.

Le FBI fait également feu de tout bois, y compris les informateurs les plus étranges. Ainsi, dans les années 2000, ils ont été contactés par un homme affirmant avoir connu le chef terroriste Ayman al-Zawahiri quand celui-ci vivait dans le nord de la Californie dans les années 1990. L’homme a immédiatement été embauché en tant qu’informateur et s’est vu remettre une forte somme d’argent en échange de ses informations. Il a continué à fournir des informations sur de prétendues « cellules dormantes » islamiques en Californie et en Arizona, déclenchant plusieurs raids sur des mosquées à travers le pays – menés sous l’oeil de caméras opportunément prévenues.

Cet informateur est notamment à l’origine d’une séquence qui fit grand bruit auprès des « Tea-Party » (et qui est régulièrement citée par la droite US). On y voit le FBI fouiller un campement dans le désert d’Arizona, un soi-disant « point de passage » pour les immigrés clandestins passant la frontière depuis le Mexique. Dans ce camp, la caméra nous montre une « tente mosquée » (reconnaissable aux soi-disant inscriptions en Arabe sur la toile) et des « tapis de prière abandonnés », preuve que Al-Qaida infiltre effectivement ses djihadistes via la frontière poreuse avec le Mexique.

Il s’est avéré ensuite que les inscriptions en Arabe étaient en fait des inscriptions en Thai (vu que la tente était constituée de vieux sacs de riz) et que les tapis de prière étaient des tapis de sol de camping standard. Mais le mythe perdure, c’est ce qui compte…

Ensuite, une fois les suspects appropriés identifiés, des agents du FBI montent une fausse opération de complot terroriste, mobilisant les personnes, suggérant l’idée, fournissent les armes et désignant la cible. Quand tout est en place, on appelle la presse et on monte des arrestations spectaculaires suivies de conférences de presse et de procès avec condamnations à de longues peines.

Dans toutes ces affaires » écrit le Guardian, « on ne nous dit jamais combien de vrais terroristes ont été appréhendés » (une fois enlevés du lot les policiers infiltrés)

Pour Anthony Newell, avocat des droits civiques au Chicago Community Project,

La presse « mainstream » a vite fait de hurler au « complotisme » quand on ose parler de ces opérations comme n’étant rien d’autre que des provocations policières… mais il semblerait bien qu’un certain nombre des personnes qui se sont fait pièger de cette manière par le FBI prévoient de contre-attaquer devant les tribunaux en accusant le FBI de les avoir incités à commettre ces actions.

Bien sûr, vrai ou faux, il sera difficile aux plaignants de faire croire qu’ils sont de pauvres victimes innoncentes, étant donné que – jusqu’à ce que la police vienne les cueillir – elles étaient persuadées de préparer un vrai attentat terroriste. Mais si l’intégralité de l’opération terroriste s’avère être en fait un scénario soigneusement orchestré par le FBI, celui-ci fournissant l’argent, les armes, les explosifs et désignant la cible… alors il va être difficile de ne pas se poser des questions.

Et la première de ces questions sera de savoir pourquoi le FBI utilise ce genre de méthodes. On a presque l’impression qu’ils se sentent obligés de « fabriquer » de faux complots terroristes pour – entre autres – justifier leur existence ainsi que leur (très très importants) budgets. »


… bon, il y a matière à commentaire, car l’article est partial et amalgame joueurs de foot et balayeurs… d’autant que l’étude de notre copain Chojnicki ne traite pas « du coût de l’immigration » mais sur la protection sociale des « immigrés » (terme fourre-tout) (Greg) … oui, d’accord, mais en ce temps de Marinisation du débat, on voulait aiguillonner un peu  🙂  (Dov)

[Courrier International – 02/12/2010]

Les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Les chiffres de l’immigration légale sont très fluctuants. En France, on recense environ 5,3 millions de résidents étrangers avec leurs familles. 

Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. Travaillant sur des chiffres officiels, les chercheurs ont décortiqué tous les grands postes de transfert des immigrés. Il en ressort un solde très positif. Les chercheurs ont remis leur rapport en 2009, au terme de trois ans d’études. Les 47,9 milliards d’euros que coûte l’immigration au budget de l’Etat (2009) sont ventilés comme suit : retraites, 16,3 milliards d’euros ; aides au logement, 2,5 milliards ; RMI, 1,7 milliard ; allocations chômage, 5 milliards ; allocations familiales, 6,7 milliards ; prestations de santé, 11,5 milliards ; éducation, environ 4,2 milliards.

De leur côté, les immigrés reversent au budget de l’Etat, par leur travail, des sommes beaucoup plus importantes : impôt sur le revenu, 3,4 milliards d’euros ; impôt sur le patrimoine, 3,3 milliards ; impôts et taxes à la consommation, 18,4 milliards ; impôts locaux et autres, 2,6 milliards ; contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) et contribution sociale généralisée (CSG), 6,2 milliards ; cotisations sociales, environ 26,4 milliards d’euros.

A ce solde positif de quelque 12,4 milliards d’euros il faut ajouter d’autres revenus pas toujours monétaires, mais d’une grande importance sociale et économique : les immigrés occupent l’immense majorité des emplois dont les Français ne veulent pas, et 90 % des autoroutes ont été et sont construites et entretenues avec de la main-d’œuvre étrangère. Sans immigrés, les prix à la consommation (produits agricoles et autres) seraient bien plus élevés, la main-d’œuvre étrangère étant bien moins payée.  (suite…)


Gérard Longuet, l’ancien néo-nazi du Groupe « Occident », est mobilisé pour ramener les voix du Front National et au-delà, à Sarkozy. Il va encore falloir nous expliquer en quoi le vote pour Sarkozy le mondialiste bling bling, porte-flingue des néo-cons et des sionistes, agent d’influence de la CIA… etc. bref, en quoi voter pour ce personnage serait un vote « patriote » ?
Ou bien est-ce que « patriote » serait simplement synonyme de « anti-arabe », comme le pense « résistance laïque » ?

Et en matière de « fesse et fric », notre président Fouquet’s est un expert en la matière…  Alors, Gégé, arrête de prendre les électeurs pour des cons…

[Minute 03/05/2012]

ENTRETIEN AVEC GERARD LONGUET :  Gérard Longuet, ministre de la Défense, a quitté les théâtres d’opérations extérieures pour mener « la campagne de France » au service de Sarkozy. Sa mission : convaincre l’électorat patriote que le candidat de l’UMP vaut mieux que François Hollande. Pour les futures élections, et contrairement à ses collègues Chantal Jouanno et Nathalie Kosciusko-Morizet, le fondateur d’Occident estime impossible de voter par défaut au profit de la gauche socialo-communiste…  Extrait : « Entre la fesse et le fric, entre DSK et Guérini, la gauche n’a de leçon de morale à donner à personne ! »

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