août 2010



Un homme honnête… une pauvre victime sur laquelle on s’acharne… mais bien sûr ! C’est incroyable de mentir sur des trucs aussi évidents à contredire, ils vivent vraiment dans des sphères où ils se croient tellement protégés qu’il pensent pouvoir prendre les gens pour des imbéciles…

[Le Monde – 31/08/2010]

Selon L’Express, une lettre, découverte à la mi-août lors d’une perquisition, contredit les déclarations d’Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt. Contrairement à ce qu’il n’a cessé d’affirmer, y compris devant les enquêteurs, l’actuel ministre du travail serait bien intervenu personnellement, en mars 2007 auprès de Nicolas Sarkozy, pour lui demander d’attribuer la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune des Bettencourt et employeur de son épouse Florence.

Le courrier, datant de mars 2007 est adressé à Nicolas Sarkozy, place Beauvau. Signée d’Eric Woerth, alors trésorier de l’UMP, cette lettre, écrite sur du papier à entête d’une association de soutien à l’action du ministre de l’Intérieur, recommande Patrice de Maistre pour l’obtention de le Légion d’honneur.

Dans la lettre, Eric Woerth vante les mérites de Patrice de Maistre, membre du Premier Cercle, un club chargé de rassembler les principaux donateurs de Sarkozy. Patrice de Maistre faisait partie des collecteurs de fonds de l’UMP, rappelle l’Express. Il a été décoré de la légion d’honneur en janvier 2008, par le ministre en personne.

Cette nouvelle preuve de collusion entre le ministre et Patrice de Maistre vient accréditer les soupçons sur la nature de leurs rapports. La date à laquelle la lettre a été rédigée, en pleine campagne présidentielle, tout comme l’entête, laissent penser que M. de Maistre a été récompensé avant tout pour son action au service de l’UMP.

Le ministre a affirmé dans un premier temps ne pas connaître Patrice de Maistre, avant de concéder l’avoir rencontré à quelques reprises. Son épouse Florence travaillait pour la société Clymène, qui gère la fortune privée de Liliane Bettencourt, de novembre 2007 à juin dernier, où elle en a démissionné suite aux remous de l’affaire dans les médias.

Interrogé par L’Express, Eric Woerth a d’ailleurs changé quelque peu de version, insistant désormais sur le fait que cette remise de décoration n’avait donné lieu à « aucune contrepartie ». Son avocat, Me Pascal Wilhelm, précise que son client adécouvert l’existence de cette lettre le 25 août, lorsque les policiers l’ont interrogé pendant six heures. Une révélation étonnante, puisque la lettre est signée du ministre.

VERS UNE SAISINE DE LA COUR DE JUSTICE DE LA RÉPUBLIQUE ?

Les relations entre MM. Woerth et de Maistre sont en question depuis le début de l’affaire Bettencourt. Les enregistrements clandestins effectués au domicile de Mme Bettencourt font état de conversations au cours desquelles Patrice de Maistre explique à Liliane Bettencourt qu’il connaît bien le ministre, à l’époque en charge du Budget, à qui il demande de l’aide dans le procès opposant l’héritière de L’Oréal à sa fille, mais aussi concernant des soupçons de fraude fiscale.

Le collecteur de fonds demande à Liliane Bettencourt d’effectuer une série de dons aux associations de financement de l’UMP, mais aussi des campagnes de Valérie Pécresse et d’Eric Woerth. Le ministre du Travail a estimé, dans une interview au Parisien lundi 30 août, qu’il était victime d’une « sorte de lapidation médiatique », « une chasse à l’homme », destinée à « le tuer ».

Il pourrait désormais avoir à s’expliquer devant la cour de justice de la République. Le procureur général près de la Cour de cassation a demandé à consulter les pièces du dossier avant de procéder à une éventuelle saisine. Les enquêteurs du pôle financier, qui travaillent avec le procureur Courroye, devraient également demander une nouvelle audition du ministre pour s’expliquer sur ces contradictions.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/31/une-lettre-qui-contredit-les-declarations-d-eric-woerth_1404753_3224.html


[BlueWin – 31/08/2010]
Le PDG de Google Eric Schmidt (…) a suggéré dernièrement que les jeunes devraient changer de nom à leur majorité pour effacer leurs erreurs de jeunesse face à des employeurs qui voudraient mieux les « connaître » en utilisant la barre de recherche Google et les réseaux sociaux. « Je ne crois pas que la société comprenne ce qu’il se passe quand tout est disponible, connaissable et enregistré par chacun à tout moment. », a-t-il expliqué samedi dernier au Wallstreet Journal

La question de l’immense masse d’informations privées collectée par Google est toujours une préoccupation pour les prochaines décennies. Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat en France et chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique a lancé au mois d’avril dernier une consultation publique sur « le droit à l’oubli numérique ».

Eric Schmidt, lui, ne semble pas prendre les choses sous le même angle. Il nuance clairement la protection de la vie privée et celle de l’anonymat. La première est pour lui un droit inaliénable tandis que l’anonymat n’est pas quelque chose qu’il souhaite promouvoir sur internet (voir la vidéo ci-dessous).

A propos du travail publicitaire de Google, il affirme: « Nous savons à peu près qui vous êtes, à peu près ce qui vous intéresse, à peu près qui sont vos amis« . Et d’enfoncer le clou: « Je pense en réalité que la plupart des gens ne veulent pas que Google répondent à leurs questions. Ils veulent que Google leur dise ce qu’ils devraient faire ensuite. » (NDL&I – voilà qui rappelle la phrase de Thomas Paine: la plupart des gens ont peur de la liberté, ils préferrent qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire, c’est plus rassurant)

Ces déclarations rappellent la polémique née en 2004 en France à propos des propos de Patrick Le Lay alors directeur de TF1 qui disait vendre des minutes de cerveaux. Le PDG de la firme américaine, lui, croit fermement au marketing ciblé. Tellement qu’il a affirmé: « il sera difficile pour les gens de voir ou de consommer quelque chose qui n’a pas été quelque part ajusté pour eux. »

http://www.bluewin.ch/fr/index.php/97,308107/Lavenir_selon_Eric_Schmidt/fr/multimedia/


C’est vrai que sur ce coup, ça peut faire très mal…Un petite fiche de rappel des faits et protagonistes…

[Mediapart – 13/08/2010]

Nicolas Sarkozy: Ministre du Budget dans le gouvernement Balladur (29 mars 1993-16 mai 1995), il tient, à ce titre, une place essentielle dans l’affaire. C’est lui qui a signé la «lettre de garantie» sans laquelle le contrat Agosta encadrant la vente en 1994 de trois sous-marins au Pakistan n’aurait pu être conclu. Lui qui, depuis Bercy, a donné son aval à la création de HEINE, une société luxembourgeoise utilisée par la direction des constructions navales (DCN) pour faire transiter les commissions suspectes. Le ministère du Budget? «C’est là qu’il faut chercher», confirme Charles Pasqua lorsqu’on l’interroge sur l’affaire de Karachi. Selon des notes manuscrites saisies par la police, Nicolas Sarkozy serait intervenu, juste avant la présidentielle de 2007, en octobre 2006, afin de dissuader Jean-Marie Boivin, «M. commissions» à la DCN, de révéler ses secrets. Autre élément embarrassant pour le chef de l’Etat: sa proximité avec le sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine, suspecté d’avoir financé la campagne d’Edouard Balladur dont Nicolas Sarkozy était le directeur et le porte-parole.

http://www.mediapart.fr/documentaire/france/karachi-lautre-affaire-qui-affole-lelysee


Tiens, c’est vrai… on les avait oubliés ceux-là, l’épouvantail de l’hiver précédent, vous vous souvenez, l’Ultragauche, le couteau entre les dents et la bombe dans la poche, qui devait affoler le populo et le faire rentrer dans le rang…

Un fiasco de communication médiatique sur lequel Michèle Alliot-Marie et Alain Bauer (qui est à l’origine de ce montage de basse propagande) se font très, très discrets… et qui a quand même vu un innocent jeté en prison pendant plusieurs mois.

Aujourd’hui, on tape sur les Roms, demain ce sera sur les fonctionnaires feignants ou les parents indignes ou les sauvages des banlieues ou, ou… n’importe quoi pourvu que cela détourne l’attention des médias et des citoyens…

Comme l’écrivait Thomas Pynchon « If They can get you to ask the wrong questions, They don’t need to worry about the answers »– s’ils peuvent t’amener à te poser les questions qui te mènent nulle part, ils n’auront pas besoin de s’inquiéter des réponses que tu pourrais y trouver.

Note de Dov: OK, OK, mais sur la forme, on est quand même en droit de trouver que le style des mecs de Tarnac est chiant et grandiloquent. On retrouve le néo-romantisme révolutionnaire de « L’insurrection qui vient ». C’est du Théâtre, du Pathos à la louche…  la dernière phrase du texte « Seigneurs de ce monde, vous êtes cuits », c’est carrément risible. On dirait une bande de gamins de dix ans qui se racontent des histoires de Zorro dans une cabane sous les arbres…  et comme la flicaille a besoin de méchants d’opérette pour faire monter la mayonnaise sécuritaire, les mecs de Tarnac lui fournissent obligeamment le personnage.

Au secours, Lenine revient !

Au secours, Lenine revient !

[Mediapart – 23/08/2010]

Fin juillet, quelque deux cents personnes se sont réunies dans la commune de Corrèze où des jeunes gens avaient été interpellés, le 11 novembre 2008, lors de l’enquête « antiterroriste » ouverte après le sabotage de lignes TGV. La réunion a eu lieu à la ferme du Goutailloux, à Tarnac, en présence notamment de personnes toujours mises en examen dans ce dossier.
Pendant une semaine, les participants – venus des Etats-Unis, d’Europe et de France – ont cherché à « analyser la situation politique actuelle et élaborer ce que serait une sortie bouleversante de l’ordre présent ». De cette assemblée estivale a émergé un texte, que Mediapart publie aujourd’hui :

Tarnac, été 2010

Il se lève et dit : « La contre-insurrection n’est pas seulement la doctrine d’intervention des armées occidentales en Afghanistan, c’est la nature même de tout gouvernement. La mise en circulation de tel ou tel « élément de langage », l’urbanisme, la distraction organisée, les fables de l’économie, tout provient de la crainte de perdre le contrôle des populations. » Elle lui répond : « Chez nous, le gouvernement a tellement peur, avec la crise, que les gens commencent à s’organiser par eux-mêmes, qu’il contraint les chômeurs à faire des ateliers de réparation gratuite de vélos dans la rue, à récupérer les objets usagés et à patrouiller avec la police. On occupe le terrain préventivement. »

Quelques heures plus tard, une fournée de pain plus loin, un autre : « Moi, ce qui m’étonne, depuis l’automne 2008, c’est qu’une telle crise du capitalisme ait suscité à ce jour, hormis en Grèce, si peu de mouvements. Il y a dix ans il y avait tout un mouvement « antiglobalisation » qui attaquait le système alors que celui-ci se portait plutôt bien, et maintenant que tout donne raison à ce mouvement, il n’y a rien qui se lève, et si peu qui se tente. Que, dans ces moments, chacun se cramponne à sa position sociale menacée est bien compréhensible, mais que militants et activistes restent confortablement installés dans leur rôle social minoritaire, qu’au lieu de s’interroger sur leur soudaine paralysie, ils préfèrent considérer que tout leur donne raison et qu’ils n’ont qu’à continuer à parfaire leur posture radicale sur les sites web spécialisés ou à siroter leur bière à la terrasse des cafés branchés, voilà ce qui est proprement hallucinant. » (suite…)


On vous à a déjà dit qu’on songeait sérieusement à laisser tomber Libertes & Internets pour vous inciter à aller lire OWNI (qui est bien mieux que nous en matière de revue de web – sans parler de l’orthographe, merci Raph!) ?

Allez vous chercher une tasse de café et rigolez à la lecture de cet article. 45 minutes de détente, un lundi matin de retour au boulot dans la grisaille ? Ca vaut de l’or ! N’oubliez pas de cliquer les liens dans l’article en ligne…

Juste une note: le reportage de ABC sur Jessy Slaughter sur Dailymotion est encore plus marrant que la vidéo originale (qui vous donne envie de passer la gamine et sa famille au lance-flammes) : http://www.dailymotion.com/video/xe57ej_jessi-slaughter-le-reportage-sur-ab_news

[OWNI – 30/08/2010]

La définition précise du «mème Internet» est toujours très discutée. On peut voir le «mème» d’une manière restrictive en expliquant que c’est une image, une vidéo, un concept ou une personnalité qui est recyclé et parodié par les internautes avec les différents moyens d’expression du web: groupes Facebook, montages Photoshop, gifs animés, création de sites…

Le problème de cette définition est qu’elle exclut certains phénomènes qu’on classerait instinctivement comme mèmes, à l’image des statuts Facebook sur la couleur des soutiens-gorges (voir plus bas) où l’aspect parodique n’apparaît pas.

On peut aussi définir le «mème» de manière plus large, comme semblent le faire les Américains, en retenant juste que c’est une blague Internet à forte viralité. «An Internet meme is an inside joke, that a large number of Internet users are in on», comme dit la fiche Wikipedia. Le problème de cette définition est qu’elle englobe à peu près tout, y compris des buzz foireux comme cette fausse employée démissionnaire.

Nous retiendrons une définition médiane (enfin, avant qu’on change d’avis): un «mème» serait un phénomène Internet humoristique dont chaque contribution d’internaute enrichit l’oeuvre globale. Ainsi, on exclut le modèle basique de diffusion du buzz (un diffuseur -> un récepteur) pour préférer un modèle plus moderne de création commune d’un objet culturel, parodique ou non.

Pour ce classement “top 10 des mèmes”, nous avons essayé de classer les mèmes en fonction de leur importance, leur succès et leur portée vus de France. N’ont été retenus que les mèmes apparus en 2010.

http://owni.fr/2010/08/29/les-memes-en-mieux/


KFC se fournit en poulets auprès de sous-traitants travaillant exclusivement pour la chaine de fast-food. Ces « éleveurs » entassent les volailles dans d’immenses unité industrielles, les gavent d’antibiotiques et d’aliments industriels jusqu’à ce qu’elles deviennent si grasses qu’elles ne peuvent plus marcher et souvent se brisent les ailes ou les jambes. Lors de l’abattage, on tranche la gorge des poulets et on les trempe dans des bassins d’eau bouillante – souvent alors que l’animal est encore conscient. S’il s’agissait de chiens, de chats, de cochons ou de vaches, il serait illégal pour KFC de faire souffrir les animaux de cette façon, tant dans les fermes industrielles que dans les abattoirs.

Même les conseillers animaux et les biologistes de KFC ont conseillé à l’entreprise de prendre des mesures pour éliminer ces abus et mauvais traitements contre les animaux, mais KFC a toujours fait la sourde oreille. La production industrielle de viande de poulet est la clé de sa marge de profits. Ces dernières années plusieurs biologistes et conseillers animaux de KFC ont démissionné en protestation.

Rejoignez des célébrités comme Pamela Anderson,  Paul McCartney, le Dalai Lama, Al Sharpton, et de très nombreuses autres personnes qui boycottent les restaurants de la chaîne Kentucky Fried Chicken NE MANGEZ PLUS CHEZ KFC (ni chez Mc Donalds d’ailleurs, qui se fournit chez les mêmes types de fournisseurs)

et autres : http://www.youtube.com/results?search_query=kentucky+fried+cruelty&aq=f

Si vous avez l’estomac bien accroché, vous pouvez regarder les vidéos clandestines réalisées dans les usines agroindustrielles et les abattoirs, par les militants de défense des animaux

KentuckyFriedCruelty.com.


Facebook a banni de ses serveurs une photo prise par un fan lors d’un récent concert de la chanteuse Kylie Minogue. Sur la photo, la chanteuse tient un nounours ainsi que son microphone… vraiment, on ne comprend pas pourquoi Facebook voudrait censurer une photo aussi innocente.

En y regardant de plus près… on comprend mieux pourquoi le nounours a un grand sourire béat !

Photo de Kylie Minogue censurée par Facebook

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