mars 2013



[Gregor Seither – IES News Service – 29/03/2013]

 « La censure est nécessaire car sans la censure, le public serait perturbé par l’influx d’informations qu’il ne peut comprendre et qui ne font que troubler son jugement. En ce sens il faut contrôler étroitement la presse, non pas ici, à la source, mais en aval, auprès des grands groupes de presse, afin qu’ils ne publient que des informations qui vont dans la bonne direction et ne sèment pas le trouble dans les esprits. ». (Général William Westmoreland pendant la guerre du Vietnam)

« Le rôle de la presse n’est pas d’informer, son rôle est d’expliquer. Expliquer au public afin qu’il oriente ses décisions dans la bonne direction. En ce sens, on ne peut pas tout dire. Le travail du journaliste n’est pas de révéler aveuglément. Il est un pédagogue qui doit éduquer l’opinion publique. Chaque jour, petit à petit, il va façonner les esprits dans le sens voulu, enfoncer le clou. » (Ruppert Murdoch – magnat de la presse – devant des étudiants en Sciences Politiques)

« Les journalistes sont devenus des porte-voix des puissants, des propagandistes des envahisseurs. La presse prétend occuper une place à part, elle voudrait qu’on la considère comme d’innocents observateurs qui seraient neutres. Mais au nom de quoi devraient-ils bénéficier d’une protection particulière ? Quelle différence y a t-il entre un soldat armé de son fusil et un journaliste armé de sa caméra ? Tous les deux servent le même maitre et sont des armes dans la guerre contre les musulmans. Et les armes du mensonge de la presse tuent bien plus de nos frères que le fusil du soldat. Il est donc tout aussi licite de tuer les soldats envahisseurs que de tuer les journalistes. Si, dans un groupe de soldats, vous voyez un journaliste armé de sa caméra, visez-le en premier. » (Wakil Ahmed Muttawakil – ministre des affaires étrangères des Talibans)

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[Legalis – 26/03/2013]

« La création d’un lien hypertexte permettant d’accéder directement à un article plus ancien, que la création d’un tel lien doit être analysée comme une nouvelle mise en ligne du texte auquel ce lien hypertexte renvoie », affirme un jugement du 18 mars 2013 du TGI de Paris, dans une affaire de diffamation.

Dès lors, l’assignation délivrée le 5 décembre 2011, se rapportant à un lien publié le 8 septembre et renvoyant à un article considéré comme diffamatoire mis en ligne le 14 juillet, a valablement interrompu le délai de prescription de trois mois. Le caractère diffamatoire des affirmations contenues dans cet article a donc pu être examiné, contrairement à un autre article en cause mis en ligne le 28 juillet, le délai de trois mois ayant expiré le 29 octobre 2011.

Il s’agissait de la publication d’articles sur le site africaintelligence.fr relatifs à la mort d’un homme présenté comme commissaire de police et ancien garde du corps du roi marocain Mohammed VI. Les textes faisaient état d’un assassinat dans les locaux d’une société d’informatique, dirigée par un soi-disant ancien des services des renseignements extérieurs du royaume. Le tribunal a examiné les faits évoqués et a considéré qu’ils ne pouvaient être considérés comme portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la société ou de son dirigeant.

http://www.legalis.net/spip.php?page=breves-article&id_article=3665


Casse-toi pauvre con » est désormais considéré, par la Cour européenne des droits de l’homme comme une marque de la liberté d’expression.

Jean-Luc Mélenchon a demandé jeudi l’abrogation du délit d’offense au président de la République après que la Cour européenne des droits de l’Homme a condamné la France dans l’affaire de l’affichette « Casse-toi pov’con ».

« Abrogez le délit d’offense au président ! », écrit Jean-Luc Mélenchon dans un communiqué. « Après 4 ans de bataille acharnée de notre camarade Hervé Eon dans les tribunaux, et du Parti de Gauche au Parlement, contre le délit d’offense au chef de l’Etat, la Cour européenne des droits de l’homme vient de confirmer que ce délit porte atteinte à la liberté d’expression », explique le coprésident du Parti de gauche (PG).

« Auteur dès novembre 2008 au Sénat d’une proposition de loi visant à abroger cette survivance absurde du crime de lèse majesté (…) », l’ex candidat Front de gauche à la présidentielle « demande au gouvernement d’inscrire cette proposition de loi du Parti de Gauche à l’ordre du jour du Parlement ».

« La loi doit faire disparaître au plus vite cette atteinte aux libertés publiques », écrit-il. « Alors que ce jugement de la Cour européenne était parfaitement prévisible comme je l’indiquais dans ma proposition de loi dès 2008, je déplore que l’obstination du précédent gouvernement et l’inertie de l’actuel aient nécessité une condamnation de la France pour faire respecter la liberté d’expression », ajoute Jean-Luc Mélenchon.

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a estimé jeudi que la France a violé la liberté d’expression en condamnant pour offense à Nicolas Sarkozy l’homme qui avait brandi en 2008 une affichette « Casse toi pov’con » lors d’une visite présidentielle à Laval.

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/casse-toi-pov-con-melenchon-demande-l-abrogation-du-delit-d-offense-au-president_1231722.html