Iraq



Non, ce n’est pas Dieudo qui a écrit l’article 🙂

Si vous ne trouvez pas Dabiq chez votre marchand de journaux, vous pouvez le télécharger ici (https://mega.co.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ) dans la Bibliothèque de L&I (https://mega.co.nz/#F!vEJWARzJ!hnOl-l7WfB4QpQowLWXtOw). Si votre FAI bloque le site, suivez les conseils pour surfer sans censure

Une couv' assez savoureuse... des imams tenant un panneau "Je suis charlie" et en-dessous la légénde : "LA FIN DE L'AMBIGUITE"

Une couv’ assez savoureuse… des imams tenant un panneau « Je suis charlie » et en-dessous la légénde : « LA FIN DE L’AMBIGUITE »

Strictement interdite en France, Dabiq (n° 7, mars 2015), la revue de l’État islamique au Levant consacre largement son numéro à « Je suis Charlie ». Elle consacre quatre pages à Amedy Coulibaly (rebaptisé Abù Basir Al-Ifriqi) et préente un entretien de deux pages avec Umm Basir Al-Muhajirah, en réalité Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibaly, qui a rejoint la Syrie à partir de la Turquie, la veille de l’attaque du supermarché casher. Une partie de ces éléments avait déjà été utilisée dans un autre magazine de Daech, Dâr-al-Islam, dont la couverture représentait la Tour Eiffel.

https://mega.co.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ


30 ans après Kaboul, la CIA n’a pas changé de cheval et continue à jouer la carte islamiste pour destabilisier les régions que les US veulent contrôler…

Comment Al-Qaeda est arrivé à régner sur Tripoli (Asia Times)

[Pepe Escobar – Asia Times  – 31/08/2011 – traduction par VD pour « Le Grand Soir »]

Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI

Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI

Son nom est Abdelhakim Belhaj. Certains au Moyen-orient ont peut-être entendu parler de lui mais en occident et ailleurs son nom est pratiquement inconnu.

Alors voici une séance de rattrapage. Parce que l’histoire de comment un agent d’Al-Qaeda a pu se retrouver haut-commandant militaire à Tripoli va – une fois de plus – briser l’immense champ de miroirs qu’est « la guerre contre le terrorisme » et compromettre sérieusement la propagande patiemment concoctée par l’OTAN sur son « intervention humanitaire » en Libye.

La forteresse de Kadhafi, Bab-al-Aziziyah, fut envahie et conquise la semaine dernière principalement par les hommes de Belhaj – qui ont été le fer de lance de la milice des Berbères dans les montagnes du sud-ouest de Tripoli. La milice est connue sous le nom de Brigade Tripoli et elle a été secrètement entraînée pendant deux mois par les Forces Spéciales US. Elle s’est révélée la milice la plus efficace au cours de ces six mois de guerre civile/tribale.

Mardi dernier, Belhaj jubilait déjà sur la victoire et racontait comment les forces de Kadhafi s’enfuyaient « comme des rats » (notez que Kadhafi emploie la même métaphore pour désigner les rebelles).

Abdelhakim Belhaj, alias Abu Abdallah al-Sadek, est un djihadiste libyen. Né en mai 1966, il a fait ses premières armes avec les moudjahidin lors du djihad anti-soviétique en Afghanistan dans les années 80.

Il est le fondateur du Groupe islamique combattant en Libye et de facto son émir – avec Khaled Chrif et Sami Saadi comme adjoints. Après la prise de pouvoir par les Taliban à Kaboul en 1996, le GICL a maintenu deux camps d’entraînement en Afghanistan ; un de ces camps, à 30 km au nord de Kaboul et dirigé par Abu Yahya, est strictement réservé aux djihadistes proches ou appartenant à Al-Qaeda.

Après le 11/9, Belhaj s’est installé au Pakistan et aussi en Irak, où il s’est lié d’amitié avec ni plus ni moins que l’ultra radical AbuMusab al-Zarqawi – tout ceci avant qu’Al-Qaeda en Irak ne prête allégeance à Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri et ne renforce radicalement ses actions. (suite…)


Tous – absolument tous – les articles de Morice sur Agoravox sont passionants à lire ! Prenez vous une bonne tasse de thé, décrochez le téléphone et savourez…. Morice, on t’adore !

[Morice – sur AgoraVox – 01/03/2011]

Il existait donc un Michael Headley bis…

… et il vient de se faire pincer au Pakistan, après une conduite assez extravagante qui ne cesse d’interpeller tous les observateurs. L’homme qui a été arrêté en effet à Lahore fin janvier dernier révèle en effet toutes les turpitudes des actions secrètes menées par la CIA et ses agents déguisés en mercenaires depuis des années dans le secteur. L’affaire Raymond Davis est en effet emblématique du jeu malsain entretenu dans une partie du monde qui est une pétaudière en puissance.

L’homme, après avoir tué de sang froid en pleine rue deux pakistanais qu’il estimait menaçants, et être l’auteur d’un troisième décès indirect quand un fourgon de l’ambassade s’est rué dans la foule pour venir l’en extraire est en effet aujourd’hui dans de beaux draps. Arrêté par la police locale, il a été obligé de reconnaître qu’il travaillait bien pour Xe, à savoir Blackwater, et que sa principale occupation, outre d’aller repérer les cibles des tirs de Prédators, consistait aussi à avoir des liens fort privilégiés avec des groupes terroristes tel le Lashkar-e-Taïba (*), celui-là même qu’avait rencontré à plusieurs reprises Michael Headley, très certainement lui aussi membre de la CIA, rapatrié en express, jugé de façon expéditive et condamné à la perpétuité… comme d’autres l’ont été auparavant, et dont on n’a plus aucune nouvelle depuis des années. Davis faisait effectivement le même travail que ce lui à qui on a imputé la responsabilité des attentats de Mumbaï : autrement dit, son arrestation par la police pakistanaise est à prendre très au sérieux. Ce que fait aussi l’administration d’Obama, qui multiplie les contacts de haut rang pour le sortir de ce pétrin. L’affaire Davis est tout simplement révélatrice, trop révélatrice dirons-nous. (suite…)


[Nicolas Voisin – OWNI – 23/10/2010]

Le samedi 8 octobre, à 19h30, Nicolas Voisin, directeur de la publication d’OWNI, reçoit un mail à l’adresse ‘contact@owni.fr’. Quelqu’un demande à parler en urgence aux développeurs de l’application Warlogs que nous avions réalisée fin juillet, lors de la publication de plus de 75,000 documents concernant la guerre en Afghanistan. Comme j’avais coordonné le boulot pour OWNI sur ce projet, il me le fait suivre.

« Dear Madam or Sir
I am trying to find the person who did this project: http://app.owni.fr/warlogs/?lang=EN. I am trying to find the technical people who actually put it together.
I would very much like their personal email as I have a very interesting proposition for them which I am sure they will want to hear about.
I look forward to your response.
Kind regards »

Croyant d’abord à une requête de journaliste, je m’apprête à mettre le mail de côté pour y répondre plus tard. Par acquis de conscience, je vérifie quand même le nom de domaine de l’expéditeur, un certain Sunshine Press. Surprise, Wikipédia m’indique que Sunshine Press est l’organisation qui a mis sur pied le site Wikileaks, en 2006. Ça commence à devenir sérieux.

Après quelques échanges de mails, j’en ai la confirmation. Un numéro anglais appelle sur mon portable. C’est Julian Assange, le porte-parole de Wikileaks, au bout du fil. Pour donner quelques éléments de contexte, imaginez quand même que nous avons des posters d’Assange affichés dans l’open-space de la soucoupe1, non sans humour, mais ce contexte est « roi ». Mon niveau d’émotion était alors à peu près aussi élevé que celui d’une ado parlant à Justin Bieber. Je caricature, mais ce sera le dernier instant de légèreté.

Le rendez-vous est fixé. Ce sera mardi 12, dans un bar londonien. On s’embarque donc dans l’Eurostar à destination de St Pancras, Pierre Romera, développeur principal de l’application warlogs et moi-même. Une fois sur place, après 15 minutes d’une attente plus stressante que celle des résultats du bac, on nous mène vers le studio où l’équipe d’Assange se prépare à sa nouvelle action. Les bureaux, partagés avec l’une des grandes organisations journalistiques londonienne, ne ressemblent pas vraiment au local surprotégé qu’on aurait pu imaginer.

Julian Assange est beaucoup moins intimidant en vrai, sans son costume gris et ses longs cheveux blancs bien peignés. Ceci-dit, même s’il n’avait qu’une veste en cuir, des cheveux courts et en pétard et revêtait une barbe de 3 jours, nous n’en menions pas large. Une équipe de 23 ans de moyenne d’âge venue parlementer avec l’homme qui fait trembler le Pentagone, cela avait quelque chose de cocasse.

« Nous avons le même set de données que la dernière fois, mais plus gros. Et pour un autre pays, » commence Assange [toutes les citations sont de mémoire]. « Nous avons beaucoup aimé l’application de crowdsourcing que vous avez réalisé et nous nous demandions si vous pouviez faire la même chose, avec cette fois-ci un peu d’avance. » Combien d’avance? « 6 jours. » Ah.

Conscients des critiques dont avait été victime la fuite afghane – les noms de certains informateurs des armées d’occupation avaient été laissés en clair dans les documents – nous lui demandons si des mesures ont été prises pour retirer les données risquant de mettre des vies en danger. « Tous les noms ont été retirés », affirme-t-il. « Ce qui n’empêchera pas les critiques de fuser, » prévient, goguenard, l’une des personnes travaillant dans la pièce. (suite…)


[Voltaire – 31/07/2010]

Hüseyin Yildirim, le numéro 2 du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), était connu pour ses liens étroits avec l’Union soviétique. Il est intervenu dans les médias pour déplorer la position du Parti de la paix et de la démocratie (BDP), principale formation politique kurde légale, de ne participer au référendum du 12 septembre. A ses yeux, la réforme constitutionnelle proposée par le gouvernement Erdogan, bien qu’insuffisante, est positive. Elle permet d’en finir avec une constitution rédigée lors du coup d’Etat militaire de 1980.

Pour Hüseyin Yildirim, l’erreur du BDP s’explique par l’influence du PKK, qui ne serait plus le défenseur du peuple kurde, mais un instrument manipulé par les militaires turcs et l’OTAN.

Dans un entretien, le 28 juillet 2010, il a affirmé que le PKK est contrôlé par son chef historique Abdullah Öcalan depuis sa prison, et qu’Öcalan est contrôlé par l’Etat profond, le Gladio.

Selon Yildirim, Öcalan aurait conclu un accord avec les services secrets de l’OTAN après son enlèvement à Nairobi en 1999. Les combattants du PKK auraient été transférés dans la zone de non-survol irakienne contrôlée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni et 500 hommes seulement seraient restés en Turquie. Ils seraient depuis lors utilisés pour alimenter la stratégie de la tension et justifier des pouvoirs exorbitants de l’armée.
Toujours selon Yildirim, Semdin Sakik et Selim Çürükkaya, actuels dirigeants officiels du PKK, seraient des agents du Gladio.

Abdullah Öcalan est le seul prisonnier détenu sur l’île d’Imrali, sur une base militaire avec un millier d’hommes pour le garder. Il a été condamné à mort et sa peine a été commuée en prison à vie. Selon les sources, il est soumis à un régime sévère, ou au contraire il dispose de facilités pour continuer à diriger son organisation.

http://www.voltairenet.org/article166532.html


[Gregor Seither – IES News Service – 12/05/2010]

Selon le journaliste Seymour Hersh – qui avait déjà révélé à l’opinion publique les tortures de détenus dans la prison irakienne d’Abou Ghraib par des soldats U.S.- les soldats occidentaux engagés en Afghanistan commettent régulièrement des crimes de guerre en assassinant des prisonniers de guerre désarmés sur le champ de bataille.

A la conférence Global Investigative Journalism qui s’est tenue à Genève, le mois dernier, Seymour Hersh a critiqué l’indifférence du président Barack Obama, face à la question des « corvées de bois » pratiquées par l’Armée U.S.

« Laissez moi vous dire, l’une des grandes tragédies de mon pays c’est que le président Obama ferme les yeux là dessus, parce que des choses tout aussi horribles arrivent aux prisonniers que nous faisons, ceux que nous capturons en Afghanistan, » a déclaré Hersh. « Ces prisonniers, on les exécute directement sur place. Il se passe des choses incroyables là-bas et bien sûr, personne n’en parle. C’est toujours la même chose. »

« La consigne, sur le champ de bataille désormais, c’est qu’ils disent aux soldats, c’est vous qui devez décider, rapidement, en un jour ou deux, si le prisonnier que vous avez fait, si le détenu, est un Taliban. » a expliqué Hersh. « Les soldats ont pour consigne d’extraire le maximum d’informations tactiques immédiates du détenu – contrairement au renseignement stratégique, sur le long terme – et vous devez extraire cette information du prisonnier sans tarder. Et si vous ne pouvez être certain qu’il s’agit d’un Taliban, alors vous devez relacher ce prisonnier. »

Ce que cela signifie, et cela m’a été confirmé par cinq ou six personnes, c’est que les soldats, s’ils n’arrivent pas à prouver que le prisonnier est un Taliban, alors, plutôt que de le laisser repartir, ils préfèrent encore lui tirer une balle, bam ! Et si nous n’avons pas envie de nous salir les mains, il nous suffit de remettre les prisonnier aux soldats Afghans qui sont nos auxiliaires. Généralement, nous n’avons pas le temps de nous éloigner de plus de cinq mètres avant que ne retentissent les coups de feu. Et cela se passe de nos jours, en ce moment même.

La vidéo de la conférence de Seymour Hersh a été mise en ligne sur le compte YouTube de  Michael Moore.

Hersh a une longue carrière de journaliste d’investigation derrière lui, ayant travaillé de nombreuses années pour The New York Times. En 1969, c’est lui qui a révélé  le massacre de My Lai au Vietnam.


Il y a dix ans déjà, chez SUN, le PDG Scott McNeally avait interdit l’usage de Powerpoint et les résultats de la société s’étaient améliorés http://www.libertes-internets.net/archives/20041210.html..

Par contre, il existe au moins un exemple de présentation Powerpoint qui a bien profité à l’armée U.S…. vous vous souvenez de la prestation de Colin Powell, devant l’ONU, en 2003 ? Une présentation Powerpoint et hop ! Un million de morts

Le Pentagone a un ennemi intérieur : le PowerPoint

[Philippe Gelie – Le Figaro – 29/04/2010]

Ces présentations illustrées dévorent le temps des soldats, pour un résultat qui frôle parfois l’absurde.

L’été dernier, le général McChrystal, commandant des forces alliées en Afghanistan, a eu droit à un étonnant «briefing» à Kaboul. Afin d’illustrer la complexité du pays et des enjeux de l’opération militaire, un de ses officiers a cru bon de composer le graphique reproduit ci-contre : un «bol de spaghettis», selon le New York Times, où se mélangent les priorités de la coalition, les atouts et faiblesses du gouvernement afghan, les groupes rebelles intérieurs et extérieurs, l’entrelacs d’ethnies et de croyances au sein de la population locale, l’état des infrastructures, etc. «Le jour où nous comprendrons ce schéma, nous aurons gagné la guerre», a sèchement réagi le général américain, provoquant l’hilarité de son état-major.

Le «bol de spaghettis» servi au général McChrystal l'été dernier, à Kaboul, pour illustrer la complexité des enjeux de la guerre menée par la coalition.

Le «bol de spaghettis» servi au général McChrystal l'été dernier, à Kaboul, pour illustrer la complexité des enjeux de la guerre menée par la coalition.

L’affaire, d’abord révélée par la chaîne NBC, suscite l’intérêt parce qu’elle illustre jusqu’à l’absurde un travers répandu du sommet à la base du Pentagone. Du patron de la première armée du monde jusqu’au simple lieutenant sur le terrain, aucun plan de bataille, aucune opération, aucun bilan ne peut aujourd’hui être exposé sans l’aide d’un PowerPoint. Le général McChrystal en subirait jusqu’à quinze par semaine à Kaboul.

«Hypnotiser les poulets»

Ce programme informatique, apparu en 1987 et très vite racheté par Microsoft, permet de mettre en tableau n’importe quel problème, projet ou raisonnement. Il est censé contribuer à clarifier ce qui est confus, à simplifier ce qui est complexe. Mais l’élaboration d’une présentation PowerPoint dévore le temps des innombrables responsables qui s’y adonnent, pour un résultat – comme on le voit ici – pas toujours concluant.

Les soldats commencent à se demander si l’exercice ne les détourne pas de leur vraie mission – accomplir ce que préconisent leurs beaux graphiques. «Les PowerPoint nous rendent stupides», a tranché récemment le général James Mattis, commandant des marines, lors d’une conférence en Caroline du Nord où il s’exprimait sans support visuel. «Cet outil, écrit le New York Times, s’est insinué dans la vie quotidienne des chefs militaires jusqu’à atteindre le niveau d’une obsessionCompany Command, un site Internet spécialisé, a demandé au lieutenant Sam Nuxoll en Irak comment il occupait la majeure partie de son temps : «À faire des PowerPoint», a-t-il répondu le plus sérieusement du monde.

Il y a beau temps que des plaisanteries courent sur le sujet dans les rangs de l’armée américaine. On parle de «mort par PowerPoint» pour décrire l’ennui suscité par ces exposés où les tableaux s’enchaînent sur un écran. Mais le général H. R. McMaster y voit carrément une menace intérieure : «C’est dangereux car cela crée l’illusion que l’on comprend une situation et qu’on la contrôle.» Lui avait banni tout PowerPoint de son QG de Tal Afar, au nord de l’Irak, en 2005.

Le PowerPoint garde néanmoins une vertu cardinale aux yeux des militaires : il permet d’occuper avantageusement un «briefing» à la presse – 25 minutes de tableaux, 5 minutes de questions. Les soldats appellent ça «hypnotiser les poulets».

http://www.lefigaro.fr/international/2010/04/29/01003-20100429ARTFIG00347-le-pentagone-a-un-ennemi-interieur-le-powerpoint-.php

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