mai 2008



Au moins ça évitera à cette nana de devoir vivre avec un connard…

[L’Express – 30/5/2008]

Elle n’était pas vierge au moment du mariage, contrairement à ce que stipulait son contrat: le tribunal de grande instance de Lille a annulé l’union entre deux conjoints musulmans, provoquant de nombreuses réactions… dont les vôtres.

« J’ai honte que la justice française n’ait pas pris à coeur de défendre toutes ces jeunes filles », mais ait, au contraire, « accentué la pression sur elles »: première à réagir à la décision du tribunal de grande instance de Lille d’annuler un mariage pour « erreur sur les qualités essentielles », en l’occurrence la virginité de l’épouse au moment de l’union, Elisabeth Badinter était « très inquiète », jeudi matin, au micro de France Inter.

De son côté, le vice-président du conseil régional Nord-pas-de-Calais du culte musulman, Abdelkader Assouedj (Grande mosquée de Paris), a souligné que le mariage est « un pacte très fort » basé sur « le respect, la transparence, l’amour ». « L’islam n’exige pas que l’épouse soit vierge et des musulmans peuvent s’ils le souhaitent épouser des femmes divorcées déjà mères », a-t-il expliqué, mais ce qui pose problème, selon lui, c’est que « cette dame a caché des choses. C’est un mariage basé sur le mensonge. C’est pour cela que la justice a tranché, ce n’est pas par rapport à la religion ».

Même argument chez l’avocat du plaignant, Me Labbée, qui estime que le jugement est « parfaitement logique » puisque « l’épouse a reconnu qu’elle avait menti » et que, en dehors de toute considération religieuse, « il y a un vice dès le départ ».

La secrétaire d’Etat au droit des femmes, Valérie Létard, s’est dite « consternée de voir qu’aujourd’hui en France certaines dispositions du code civil conduisent, par l’interprétation qui peut en être faite, à une régression du statut de la femme », une décision « d’autant plus choquante que le gouvernement multiplie les mesures en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes ».

Même son de cloche dans sa majorité: le député UMP Jacques Myard a exprimé son « indignation » face à une décision « choquante (qui) avalise un intégrisme archaïque ». Le PS dénonce un jugement « atterrant » qui « bafoue le droit des femmes à disposer de leur corps et à vivre, librement, comme les hommes, leur sexualité ». Quant au PCF, il l’a qualifié de « scandaleux ».

L’association Ni putes ni soumises a également évoqué une « régression », exprimant son amertume « de savoir qu’en France la virginité peut être considérée comme une ‘qualité essentielle' » et a exigé une modification de la loi.

Le procureur de Lille, Philippe Lemaire, a défendu le tribunal, estimant que le jugement était « assez conforme à la jurisprudence classique » et insistant sur le fait que les deux époux étaient « d’accord ». Selon lui, la question n’est pas celle de la virginité, mais de « la liaison que l’épouse a eue avant et qui a été cachée. » En bref, « le mensonge ».

La Chancellerie n’a « pas le souvenir » d’une annulation pour mensonge sur la virginité, même si les annulations pour mensonges sur « des éléments de personnalité » d’un des conjoints sont, en revanche, loin d’être rares. Parmi ces « erreurs » figurent essentiellement la découverte après le mariage que le conjoint est divorcé, qu’il a menti sur sa nationalité, qu’il fait l’objet d’une mesure de curatelle ou qu’il n’est pas apte à avoir des relations sexuelles normales.

Pour terminer, cette réaction d’un internaute, frappée au coin du bon sens: « Excellente décision de justice qui sauve cette jeunne femme d’un véritable abruti aux idées rétrogrades. »

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/j-ai-honte-pour-la-justice-francaise_505547.html?xtor=RSS-96

Publicités

Pour avoir une idée à quel point les admins de Wikipedia se prennent au sérieux et jouent les Torquemada du Dimanche, je vous recommande la lecture du « Bulletin des admins de Wikipedia » à la date du Lundi 19 mai, sous la rubrique « Grandes Manoeuvres » – c’est navrant (et ça pue) :
http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Wikip%C3%A9dia%3ABulletin_des_administrateurs%2F2008%2FSemaine_21#Grandes_Man.C5.93uvres.2C_suite

Wikipédia tue et protège Philippe Manoeuvre

[ Guillaume Champeau – Numerama – 23 Mai 2008]

(…) Peut-on condamner un internaute qui diffuse sur Wikipédia une fausse nouvelle ? La justice semble le croire. Les autorités de police ont interpelé cette semaine un homme de 21 ans qui vit chez ses parents, et confisqué son matériel informatique avant de le placer en garde à vue. Il est suspecté d’être l’auteur d’une fausse information selon laquelle le journaliste et jury de La Nouvelle Star Philippe Manoeuvre serait mort le 18 avril 2008 au soir. La fausse nouvelle avait été ajoutée… la veille.

On n’en avait pas fait autant pour Jean-Pierre Elkabbach lorsqu’il a fait annoncer prématurément la mort de Pascal Sevran sur Europe 1. La famille de l’animateur s’était contentée d’un démenti.

Mais Philippe Manoeuvre, loin de trouver la mauvaise blague a son goût, a immédiatement déposé plainte contre X. Il faut dire que selon un administrateur de Wikipédia qui a eu le journaliste au téléphone, la mère de Philippe Manoeuvre aurait eu vent de la fausse nouvelle et aurait – bien sûr – éclaté en sanglots en apprenant que son fils était décédé.

« L’enquête ayant démarré le 5 mai dernier, il a donc fallu moins de quinze jours aux enquêteurs pour remonter jusqu’à l’origine de cette information », indique Wikinews qui précise néanmoins que les services judiciaires se sont bien cassés les dents sur la qualification juridique de l’infraction. Car si l’article 27 de la loi du 29 juillet 1881 fait un délit pénal « la publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses », il s’agit d’un délit de presse qui concerne… la presse. Wikipédia n’est pas concerné, et ses contributeurs encore moins. L’affaire pourrait toutefois être jugée au civil, sans doute sur le fondement du préjudice moral.

Intransigeant, Wikipedia veut en faire une affaire exemplaire pour préserver la réputation de l’encyclopédie. « Il est important que, désormais, les plaisantins sachent qu’ils risquent d’être inquiétés pour toute insertion diffamatoire, fausse ou volontairement biaisée dans un média tel que Wikipédia et que les plaintes aboutissent à une enquête qui mène à la garde à vue et la saisie du matériel, sans préjuger du résultat de l’éventuel procès », se félicite Céréales Killer, l’administrateur de Wikipedia France qui a pris l’affaire en charge.

Wikipédia devrait sans doute plutôt se féliciter de la réactivité de sa communauté. Alors que la fausse annonce du décès de Philippe Manoeuvre avait été ajoutée le 17 avril à 08h49, un internaute l’a effacée moins d’une heure plus tard, à 09h28. (NdL&I : et pas de bol, c’est juste à cette heure là que la maman de Manoeuvre s’est connectée sur la page de Wikipedia et a éclaté en sanglots… il nous prend pour des demeurés Philippe Manoeuvre ou quoi ?)

Est-il bien opportun de dresser la menace judiciaire lorsque par nature, Wikipedia permet d’éliminer très rapidement les fausses nouvelles ?

En cherchant à protéger à tout prix sa réputation, y compris en exposant la responsabilité judiciaire de ses contributeurs, Wikipedia risque de tétaniser une communauté pour qui la place du curseur entre vraie et fausse information peut parfois, sur certains sujets tendancieux, sembler floue. De plus en ouvrant la porte aux fausses nouvelles, ce sont les procès en diffamation, violation des droits d’auteur ou des droits des marques qui risquent de s’engouffrer.

Et l’on sait que certaines personnalités et certaines sociétés ont la gachette judiciaire facile dès que leur image est écornée, fusse-t-il en diffusant… de vraies informations.

http://www.numerama.com/magazine/9691-Wikipedia-tue-et-protege-Philippe-Manoeuvre.html


Les risques du pot au bureau

[ Christine Artus-Jégou et Nadège Dallais, avocates chez Baker & McKenzie 26/05/2008 12:01 – L’Expansion.com ]

Il faut désormais prendre les plus grandes précautions lors de l’organisation d’un séminaire ou d’une soirée en relation, même indirecte, avec le travail et où l’on peut consommer de l’alcool.

Que ce soit dans la vie privée et encore plus dans la vie professionnelle, il y a d’importants risques à organiser des événements « arrosés ». Désormais, on risque des poursuites pour non-assistance à personne en danger voire même homicide involontaire avec circonstances aggravantes. La jurisprudence récente montre que les juges ont tendance à considérer que les salariés victimes d’accidents de la route au retour d’une soirée ou d’un séminaire d’entreprise au cours desquels ils ont consommé de l’alcool sont victimes d’un « accident de trajet », même lorsque ces séminaires ou soirées ne sont pas organisés dans les locaux de l’entreprise.

Pourtant, un « accident de trajet » est défini comme un accident du salarié survenu pendant le trajet d’aller et de retour, entre son lieu de travail et son lieu de résidence ou le lieu où il prend habituellement ses repas. En outre, ce trajet doit traditionnellement être un trajet direct et ne doit pas être interrompu ou retardé pour des raisons personnelles, sans rapport avec le travail.

La position des tribunaux a donc changé puisqu’ils considéraient traditionnellement que les accidents sur le trajet du retour d’évènements sociaux organisés par la société n’étaient pas des accidents de trajet. Désormais, les accidents de la circulation, liés à une consommation d’alcool dans le cadre du travail, survenus hors du lieu de travail, peuvent être considérés comme un accident de travail en tant qu’accident de trajet sur la route du retour du travail. (suite…)


[La chronique Agora – 27/05/2008]

Le Financial Times rapportait hier que selon Greenspan, il « y a toujours plus de 50% de probabilité de récession ».   Warren Buffett, de son côté, affirme que la récession est déjà une réalité. Et selon lui, elle sera « plus longue et plus profonde que le pensent les gens ».

* Pour les anciens, la définition d’une récession, c’était « quand votre voisin perd son emploi ». Lorsque vous perdez votre emploi, c’est une dépression. Combien de gens ont perdu leur poste dans le ralentissement actuel ? Pour une réponse à cette question, nous nous tournons vers ceux qui nous donnent les chiffres officiels de l’inflation — les apparatchiks du département du Travail US. C’est toute une histoire… et nous laissons Dana Samuelson, de Danagold, la raconter :

L’individu moyen juge une récession essentiellement par l’emploi. Si des postes sont disponibles, l’économie se tient. Si les emplois sont rares, l’économie va mal. Selon ce critère, l’économie américaine lutte vraiment, la main d’oeuvre étant en baisse sur chacun des quatre premiers mois de l’année.

Mais les gros titres, une fois encore, ne reflètent pas la réalité vécue par les Américains. A 5,0% en avril, en baisse par rapport à 5,1% en mars, le taux de chômage du Bureau US des statistiques de l’emploi est relativement bas selon les standards historiques.

Cependant, le nombre d’Américains sans emploi mais en âge de travailler — c’est-à-dire d’hommes âgés de 24 à 54 ans — est historiquement haut, à 13,1%. La plupart de ces gens ne sont pas qualifiés de chômeurs ; pourtant, ils sont sans emploi ».

« Pourquoi ces travailleurs potentiels n’apparaissent-ils pas dans les statistiques officielles ? En grande partie parce que la définition gouvernementale du chômage ne comprend que les gens qui n’ont pas d’emploi, ont cherché activement un poste durant les quatre semaines précédant l’enquête et sont actuellement disponibles.

Elle ne tient pas compte des personnes travaillant en indépendant et ne trouvant pas assez de contrats, des personnes qui travaillent à temps partiel ou seulement à la commission, et des personnes sous-employées (comme les agents immobiliers travaillant comme serveurs ou les courtiers en prêts hypothécaires transformés en caissiers de supermarchés).

Elle ne compte pas non plus ceux qui ont simplement abandonné la recherche d’emploi — une catégorie connue sous le nom de ‘travailleurs découragés’, que l’on définit comme des gens qui ne cherchent pas pour l’instant spécifiquement parce qu’ils pensent qu’il n’y a pas d’emploi disponible pour eux.

Certains analystes affirment que cette catégorie bien particulière de chômeurs américains — qui pensent que leurs perspectives sont de plus en plus moroses, mais qui ne figurent même pas dans les calculs du taux de chômage — représente la triste situation de la main d’oeuvre du pays.

Selon les statistiques calculées par John Williams — une des principales sources de données économiques objectives — si l’on tenait compte des ‘travailleurs découragés’, le véritable taux de chômage d’avril est passé à 13,1%, en hausse par rapport aux 13,0% de mars. Voilà qui est récessionniste ! »

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/BillBonner.html


[Addison Wiggin – Chronique Agora – 27/05/2008]

(Extrait du livre d’Addison Wiggin, Le Déclin du Dollar)

Une récession est un recul, un déclin du PIB, de l’emploi et du commerce. Il n’est pas étonnant de voir que la plupart des gens considèrent de telles forces économiques en termes de pertes d’emploi, ce qui n’est qu’un seul aspect de l’ensemble du tableau. Mais tout comme la récession a une signification large, il en va de même pour la reprise.

Par le passé, les récessions américaines résultaient d’une politique monétaire et de crédit stricte. Cela se traduisait par des difficultés à obtenir des prêts (surtout pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises). Un des symptômes d’une récession, c’était qu’on entendait les gens dire que leurs finances étaient « un peu justes ».

On entend rarement ce genre de choses actuellement. Pourquoi ? Parce que l’argent n’est plus « juste » de nos jours ; il a simplement de moins en moins de valeur. Les récessions à l’ancienne, et la politique monétaire stricte qui allait avec, forçaient les consommateurs et les entreprises à réduire leurs excès d’emprunts et de dépenses — ils devaient se serrer la ceinture. Ce changement de comportement finissait par rééquilibrer l’économie et le système financier. Moins recourir au crédit lors d’une récession est une forme de diète économique. Il faut maigrir, suite au resserrement monétaire, de manière à ce que l’économie puisse à nouveau entrer dans les pantalons moulants qu’elle portait l’été précédent. La plupart d’entre nous savent exactement ce que c’est, et ce que cela signifie.

Quelque chose a changé aux Etats-Unis. L’économie du pays est frappée d’obésité morbide, et ses citoyens ont abandonné depuis longtemps tout désir de perdre du poids. Ils achètent simplement des espérances de plus en plus grosses. Ils vivent dans une bulle.

Lorsque nous intervenons lors de conférences et parlons aux gens un peu partout aux Etats-Unis, nous sommes souvent surpris par le peu de connaissance qu’ils ont sur l’argent qu’ils mettent dans leur portefeuille. Depuis 1913 et l’approbation du Federal Reserve Act, le gouvernement fédéral a cédé à des intérêts privés le pouvoir sur l’argent qui lui a été expressément attribué par la Constitution. L’article I de la Constitution américaine donne au Congrès le pouvoir de battre monnaie et d’en réguler la valeur. Mais ce pouvoir a été délégué à la Fed, qui est, dans les faits, un cartel bancaire et ne fait pas partie du Congrès. Il ne s’agit pas là de politique ou d’économie ennuyeuse. En permettant à la Fed d’avoir ce pouvoir, les citoyens n’ont plus voix directe sur la manière dont la politique monétaire est décidée — non que cela soit très utile, de toute façon. La perte de l’argent sain — de l’argent adossé à un actif tangible, plutôt qu’à un procédé gouvernemental — est le déséquilibre principal affligeant le dollar.

Les passages du pic au gouffre constatés lors de récessions passées prouvent cet argument : les Etats-Unis ont modifié leur manière de prendre et perdre du poids économique, et ils ne retrouvent pas la santé comme avant ; quelque chose a radicalement changé et — comme dans des sables mouvants — le pays s’enfonce peu à peu.

Voilà pourquoi la crise du dollar est invisible. Personne ne veut vraiment s’y intéresser, et la Fed permet de l’ignorer en déclarant que tout va bien. Tant que les sociétés de cartes de crédit continuent de distribuer leurs rectangles de plastique et d’augmenter les plafonds des cartes, pourquoi s’inquiéter ? Voilà qui définit en une phrase le problème économique qui sous-tend l’effondrement du billet vert.

Un économiste balaierait ces changements d’un revers de la main, décrétant qu’ils sont cycliques, ou qu’il s’agit tout simplement du signe que, lors de la dernière reprise, la balance a penché du côté de la consommation — ce qui affecte l’issue du problème. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Si nous ne sommes plus prêts à accepter un resserrement monétaire comme une réalité indissociable de la partie baissière du cycle économique, comment pouvons-nous maintenir une croissance économique ? Combien en faudra-t-il ? Et que se passera-t-il lorsque les excès de dettes et de crédit, apparemment infinis, finiront par rattraper les Etats-Unis ?

(*) Addison Wiggin est le Directeur du Daily Reckoning, l’équivalent américain de La Chronique Agora. Mr Wiggin étudie, commente et écrit sur les marchés depuis plus de dix ans. Avec un master de philosophie de l’université de St John, il adopte un point de vue global et contrarien sur les marchés américains et mondiaux.

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/AddisonWiggin.html


Le simple fait qu’une outre bouffie comme Placé « ait sa place » aux Verts montre bien à quel point ce « parti » (si on peut encore parler de parti) est devenu rien d’autre qu’une boutique politique pour arrivistes qui cherchent à contourner les embouteillages dans les autres partis afin d’arriver plus rapidement en haut, là où on s’imagine avoir un quelconque pouvoir et où les assiettes au beurre sont bien garnies…

Un mec qui tire sa gloire d’avoir « casé sa meuf à la direction » et qui rève d’un groupe « Alcool, femmes et politique » serait candidat à la direction des « Verts » ? Ben putain, il est loin le temps des combats pour changer la société phallocrate et la politique de papa… Placé, c’est comme Bernard Tapie au PS, à l’époque…

Quel est le bilan de la « participation » des Verts au gouvernement ? Qu’est ce qui a changé chez les « Verts » depuis 2002 ? Quel est l’impact des Verts sur les questions fondamentales qui déterminent l’avenir de notre planète ?

Sic transit gloria bouffie…

PORTRAIT : Jean-Vincent Placé – Le «rad-soc» des Verts
[Le Monde – 21.05.08]
Il a rejoint les Verts en 2001, sans aucun passé écolo, et s’y est vite imposé. Il rêve maintenant de prendre la direction du parti, où il suscite encore des interrogations

Il est le premier à avoir sonné la charge contre Dominique Voynet, au soir de sa victoire à Montreuil, aux élections municipales du mois de mars. Jean-Vincent Placé, président du groupe Verts au conseil régional, n’aurait laissé ce rôle à personne. Même seul au milieu du concert de louanges qui a accompagné l’ancienne patronne des Verts. « Dommage qu’elle ait gagné contre un autre élu de gauche. J’espère qu’elle va s’occuper à plein temps des habitants de Montreuil », expliquait-il sur TF1, avant d’exiger que la nouvelle élue choisisse entre son mandat de sénatrice et celui de maire.La critique sans nuance marquait la reprise des hostilités internes. Mais aussi la sortie au grand jour de cet homme de l’ombre qui pèse lourd au sein du parti écologiste. Son nom est peu connu, mais sa silhouette est familière dans les négociations entre partis de gauche. Jean-Vincent Placé, 40 ans, n’a pas de fonction interne et pour seul mandat celui de conseiller régional depuis 2004. Il a su se rendre indispensable dans un parti qu’il n’a rejoint qu’en 2001.

Ce jeune auditeur financier est entré chez les Verts sans antécédent écolo, mis à part sa proximité avec Michel Crépeau, ancien ministre de l’environnement, dont il fait connaissance en 1992 dans les cercles discrets de la franc-maçonnerie. Le jeune Placé ne fait alors guère de politique. Il a milité un temps à l’UNEF-ID, puis fréquenté les réunions du PS à Caen mais semble en être revenu. Suivant son mentor, il adhère au Mouvement des radicaux de gauche et devient assistant parlementaire.

A la mort du « vieux », en mars 1999, il cherche à changer d’air. Au Parti radical de gauche (PRG), il est en concurrence avec d’autres jeunes aux dents longues. Les perspectives de carrière semblent plus ouvertes chez les Verts. Il se tourne vers Noël Mamère, qu’il croise à l’Assemblée. En vain. « Avec ses habitudes de conciliabules dans les couloirs, de bonnes bouffes de «rad-soc», c’était un ovni pour nous ! », se souvient Sergio Coronado, proche du député de la Gironde. Qu’importe ! Jean-Vincent Placé frappe à d’autres portes vertes plus accueillantes : Jean Desessard, représentant du courant environnementaliste, le prend sous son aile. (NdL&I : Aaah, c’est encore un poulain de Desessard, un des nombreux…)

Très vite, le jeune homme se retrouve à la tête du Centre d’études et de développement pour les élus écologistes et solidaires (Cedis), une réserve de subventions utile mais qui vivote. Il le développe, lance des séminaires et se construit un réseau d’obligés dans tous les courants. « En payant des formations ou en finançant des projets, il est le roi du pétrole », s’amuse un membre de l’exécutif.

Louvoyant entre toutes les sensibilités, il se fait élire deux ans plus tard comme tête de liste parisienne aux régionales. Puis à la tête du groupe qu’il parvient à imposer dans les négociations au conseil régional d’Ile-de-France. « Ce n’est pas un Khmer vert mais il défend bien les intérêts de son parti », remarque le député PS Julien Dray. « C’est un vrai homme d’influence et il tient ses troupes », confirme Jean-Paul Huchon, président de la région. Les deux hommes partagent le goût de la bonne chère et un certain sens de l’humour de fin de repas qui les amènent à se rêver, certains soirs, fondateurs et membres actifs d’un club fictif qu’ils ont baptisé « Alcool, femmes et politique ». (NdL&I : Kolossal humour… on pensait que Les Verts voulaient faire de la politique autrement que l’habituelle magouille entre cognac et cigares après un bon repas. On était naifs…)

Une fois bien installé au conseil régional, Jean-Vincent Placé s’est déployé chez les Verts et a pris une place étonnante. Sans jamais intervenir dans les débats de congrès, il négocie les alliances et propulse son nouveau courant, « Espoir en acte », au centre du jeu. « Il est toujours au milieu. C’est son fonctionnement et sa culture », admire Jean-Marc Brulé, conseiller régional.

C’est ainsi qu’au congrès de Bordeaux en 2006, Cécile Duflot, alors sa compagne, se retrouve secrétaire nationale bien que minoritaire au sein du parti. Il lance à un Bruno Le Roux, député du PS, médusé : « T’as vu qui est secrétaire nationale ? Ma meuf ! C’est moi le patron maintenant. » (NdL&I : et il ne s’est trouvé personne chez les Verts pour lui foutre un grand coup de pied dans les boules en réponse ? Putain, mais Francine, tu fois quoi ?).

Plus tard, en pleines négociations pour les législatives de 2007, bombardé « expert électoral », il exige pour les Verts une douzaine de circonscriptions éligibles. Il ne les obtiendra pas et se battra alors contre l’accord avec le PS. « Tout à ses marchandages, il n’avait pas vu que le score de Voynet à la présidentielle avait tant changé la donne », souligne M. Coronado.

Il reconnaît qu’il « a faim » et qu’il va vite. Un appétit né de la frustration au début de sa vie. Il a passé ses sept premières années, à Séoul, dans un orphelinat tenu par des protestantes hollandaises. Adopté par un couple normand, le petit Coréen se retrouve au sein d’une famille de cinq enfants « très à droite et très chrétienne », sans parler un mot de français. Il en a gardé des bons souvenirs et quelques repères : une passion pour Napoléon, un côté « un peu XIXe siècle et conservateur » et des vacances régulières en Charente-Maritime. Mais le choc lui a forgé le caractère : « Ça fait que j’aime manger plus que de ra ison », lance-t-il goguenard.

Au pays des écolos, avec sa rondeur de bon mangeur dans ses costumes bleu marine, il fait « un peu décalé », reconnaît-il. Les cadres Verts sont peu diserts sur le personnage. « Je n’ai pas envie de parler de lui », lâche le député Noël Mamère. Idem pour le conseiller de Paris Denis Baupin. Ou alors en « off », comme cette élue à l’exécutif qui avoue ne « pas se repérer dans sa manière de faire de la politique ».

Le jeune homme pressé s’est créé des inimitiés solides, mais taiseuses. On lui reproche d’avoir « importé » les méthodes apprises au PRG. Intrigues, alliances dans les couloirs, menaces sous couvert de pressions amicales, peu d’appétit pour les batailles idéologiques qui font le délice des Verts : tout pour déplaire. Et pourtant il grimpe.

« Sa force c’est que, pour lui, c’est naturel. Il agit en proprio », grince Francine Bavay, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France. Le quadragénaire ne s’en cache pas : il veut désormais le pouvoir chez les Verts. Cela fait longtemps qu’il se rêve secrétaire national, si Cécile Duflot est d’accord, sinon porte-parole. « Je n’exclus rien pour moi-même », dit-il. La victoire inattendue de Dominique Voynet pourrait chambouler ses plans. Pour Placé, pas question de la laisser faire. « Si elle remet les pieds dans le parti, ça va commencer à devenir Stalingrad pour elle », prévient-il.

Il veut « maintenir les Verts à gauche » mais pas en appendice du PS, comme il soupçonne la sénatrice de vouloir le faire. Son plan d’attaque est prêt : monter son « fortin » en Seine-Saint-Denis, autour des élus de Plaine Commune, pour « reprendre » la fédération aux voynetistes. Et « bétonner » les fédérations en faisant la tournée de ses « amis ». Objectif : un congrès de décembre où lui et Duflot pèseraient 60 %. A la rad-soc.

http://www.lemonde.fr/


La direction du site Wikipedia France se félicite de cette arrestation ? S’il fallait encore une preuve que les « admins » et « modérateurs » de Wikipedia France sont des petits cons bouffis d’orgueil en quête de respectabilité… la voici.

Est-ce qu’on a vu la direction de Wikipedia France se précipiter pour livrer à la police les collaborateurs des députés UMP ou bien les marketeux  MONSANTO qui vandalisent les pages qui leur déplaisent (merci WikiScanner !) ? Non, bien sur, pas fous les mecs…

Livrer un plaisantin internaute à la police, c’est beaucoup moins risqué…

[Voici – 27/05/2008]

Philippe Manœuvre n’avait pas du tout apprécié que l’encyclopédie collaborative en lgne Wikipédia annonce son décès dans biographie le mois dernier. Et il avait raison vu qu’il n’était pas mort. Bref, le journaliste rock et accessoirement juré de La nouvelle star avait décidé de porter plainte contre X. Un jeune suspect de 21 ans a été placé en garde à vue et tout son matériel informatique a été confisqué par les autorités, d’après la magazine en ligne Numerama.
« L’enquête ayant démarré le 5 mai dernier, il a donc fallu moins de quinze jours aux enquêteurs pour remonter jusqu’à l’origine de cette information« . De quoi inquiéter les petits malins qui s’amuseraient à dispenser de fausses informations sur Wikipédia. La direction du site se félicité de cette arrestation. « Il est important que, désormais, les plaisantins sachent qu’ils risquent d’être inquiétés pour toute insertion diffamatoire, fausse ou volontairement biaisée dans un média tel que Wikipédia et que les plaintes aboutissent à une enquête qui mène à la garde à vue et la saisie du matériel, sans préjuger du résultat de l’éventuel procès« .

http://www.voici.fr/potins-people/les-potins-du-jour/philippe-manaeuvre-son-fossoyeur-arrete-219712

Page suivante »