mars 2009



Algérie, Indochine, Vietnam, Irak… les guerres coloniales ne changent pas.

[Gregor Seither – IES News Service – 30/03/2009]

Au camp militaire « Rose Barracks » de la US Army, à Vilseck, se tient le tribunal militaire appelé à juger les auteurs d’un quadruple meurtre commis en Irak, à Bagdad, au printemps 2007.  Hier, la cour a entendu le témoignage du Sergeant chef Joseph P. MAYO, 27 ans, qui a raconté comment son unité avait raflé ces 4 hommes a proximité du lieu où un attentat avait tué deux soldats U.S.. Aucune preuve n’ayant pu être retenue contre ces quatre civils, la patrouille avait reçu l’ordre de les relacher.

C’est alors que le Sgt. chef Mayo et ses hommes ont pris les quatre hommes, qui avaient les mains menotées dans le dos et un bandeau sur les yeux, et leur ont tiré à chacun une balle dans l’arrière de la tête, avant de jeter les cadavres dans un canal d’irrigation. On avait au début attribué leur mort à résistance irakienne.  Mayo a reconnu le meurtre, affirmant ; « Je pensais que c’était dans le meilleur intérêt de mes hommes de tuer ces prisonniers, en envoyant un message aux terroristes, je pensais protéger mes soldats« .

Un autre inculpé dans la même affaire a témoigné de l’atmosphère « de frustration et de peur » qui régnait parmi les soldats. Selon lui, les soldats ne sont « pas entraînés de manière adéquate » pour affronter les conditions de terrain en Irak, où les auteurs des attaques qui visent les soldats U.S. sont rarement identifiés. Il a affirmé que ce type de « vengeance » était courant chez les soldats U.S., les enquêtes sur les morts civiles n’aboutissant que rarement. « Si on lâche une rafale sur un groupe de gens, sans témoins, ou bien qu’on fait disparaître un prisonnier avant de rentrer au camp, personne ne va aller voir ce qui s’est vraiment passé ».

Sept militaires américains sont jugés dans cette affaire de meutre. Si le sergent-chef Mayo a été condamné à 35 ans de prison, son adjoint, le sergent Michael P. Leahy, médecin, a lui été condamné en février à la prison à perpétuité. 5 autres militaires sont en cours de jugement, l’un deux, le sergent-chef John E. Hatley est impliqué dans un autre « incident ». Un autre militaire, jugé dans le Kentucky, risque d’être condamné à mort pour ce quadruple meurtre.

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[Message de Patrice Hénin – 31/03/2009]

Je suis convoqué pour un blog considéré comme diffamatoire et déjà interdit, demain 1er avril, à la PJ, 122-126 rue du Chateau des Rentiers 75013. A 15h.

C’est d’ailleurs le même jour et même endroit que Rue89 est convoqué aussi pour sa vidéo off :
http://patricehenin.over-blog.com/article-21292690.html

ma convocation :
http://patricehenin.over-blog.com/article-29470639.html

résumé de cette affaire kafkaïenne :
http://patricehenin.over-blog.com/article-20701426.html

(Note de L&I : comme par principe nous n’aimons pas les interdictions de sites Web pour délit d’opinion – nous avons fait nous aussi une copie de l’article « interdit » ci-dessus. Si jamais le lien ne répondait plus, n’hésitez pas à nous le demander…)

C’est l’histoire d’un ex-PDG de Bouygues Immobilier, qui a le pouvoir d’ordonner aux flics d’écrire des faux, à la justice de bien vouloir condamner son vieux frère à être interné en psy.

Vous conseillez de ne pas rester isolé, j’y vais seul malgré les mises en garde de personnes qui pensent que je serai arrêté pour trouble à l’ordre public qu’ils inventeront (article L-3213-2)

Pour ceux qui s’ennuient demain…

Ave, Caesar, morituri te salutant !


Ca peut aussi servir pour plus tard… Ce document existe également sous forme de livret et de fichier PDF ( http://www.autonome-antifa.org/IMG/pdf/2009-anti-nato-guide-juridique-fr.pdf) à télécharger

GUIDE JURIDIQUE

Que faire en cas d’arrestations ? Garde ton sang-froid et réfléchis ! N’oublie pas que l’arbitraire est la seule ligne de conduite pour les flics et la justice …

Le peu de liberté d’expression, de droit de manifestation et de rassemblement accordé par l’État capitaliste est constamment restreint par des nouvelles lois. Des tentatives d’intimidation et des stratégies de criminalisation n’auront aucun succès si on arrive collectivement à éviter tout isolement des personnes. Dans une situation critique, la première règle est la confiance en tes camarades qui s’occupent de toi si tu es dans la merde comme tu le ferais pour eux !

ABC DE MANIF

Il y a bien sûr d’énormes différences entre une manif et une manif. On se dit souvent, pour se rassurer, que rien ne va se passer et on a raison. On doit quand même respecter certains conseils lors d’une manif, même tranquille, car elle peut toujours faire l’objet d’une répression policière.

Habille-toi de manière appropriée : des vêtements pas trop amples (car trop facile à attraper) avec des chaussures confortables et dans avec lesquelles tu peux courir. Sois en mesure de cacher ton visage avec un foulard ou autre (ce n’est pas formellement interdit en France) tout au long de la manif ou lors de situations qui pourraient donner lieu à des inculpations (bombages, collages ou autres…). Soit aussi en mesure de changer de vêtements ou d’apparence rapidement, surtout si tes vêtements portent des traces d’actions criminalisables (traces de peintures par exemple) : les dispersions de manifs peuvent ensuite donner lieu à des chasses au faciès ou sur simple description vestimentaire, et à des arrestations quelques heures après ou dans les rues adjacentes.

Prends ta carte d’identité ou un document qui comporte ton nom et une photo d’identité (permis de conduire, passeport, etc). Si tu es européen : ta carte d’identité. Si tu es non-européen, tu dois toujours avoir sur toi le titre ou les documents autorisant à circuler ou à séjourner en France (une carte de séjour, un passeport avec un visa datant de moins de 3 mois, un récépissé de demande de titre de séjour ou encore une convocation à la préfecture etc…) : la police peut à tout moment, contrôler la régularité de leur séjour en France des étrangers.

Ecris-toi sur le bras le numéro de la Legal Team.

Prends aussi : Une carte téléphonique et de l’argent liquide (ça peut toujours aider), Un stylo et du papier sur lequel tu peux noter des détails importants (utiles à la Legal Team). N’oublie pas tous les médicaments que tu dois prendre régulièrement.

Evite de prendre des produits (alcool, drogues…) qui modifient le comportement : Atténuation de ton sens du repérage dans l’espace (souvent utile en cas de précipitation !), Dilatation des vaisseaux ce qui peut entrainer des complications en cas de plaie. En cas d’arrestation, les avoir consommé ou les détenir sont des facteurs aggravants qui peuvent alourdir la peine au tribunal (ex : du sursis au ferme). Tu dois garder ton sang froid et être capable de prendre des décisions à tout moment.

Ne prends pas de couteau ou tout ce qui peut passer pour une « arme par destination » (ce qui aggrave également ton cas lors d’une arrestation car c’est une infraction : « port d’arme prohibé »). Gaz lacrymogène : préfère des lunettes à des verres de contacts . Ne prend pas ton portable ou supprime toutes les informations stockées et enlève la carte SIM quand tu ne téléphones pas. Bref, laisse tes notes chez toi, surtout tes carnets d’adresses : Merci pour tes camarades !

Ne donne pas d’autocollants de ton orga aux inconnus. Cependant, les flics n’ont pas le droit de te demander de retirer un autocollant collé sur toi, idem pour un drapeau ou une banderole car c’est une atteinte à la liberté d’expression.

Saches que les photos et les caméras, autant que le relevé de traces ADN sur les lieux de l’action (pour les cas de détérioration), peuvent servir de preuves contre toi ou contres les autres.

Avant de partir en manif : Laisse à quelqu’un ton nom, prénom, ta date de naissance et ta nationalité avant de partir, et crie à quelqu’un en cas de problème pendant la manif.

Si possible, ne vas jamais seul à une manif : Ce n’est pas seulement plus amusant d’y aller avec des camarades auxquels tu fais confiance, c’est aussi plus sûr. Dans le meilleur des cas, vous y allez ensemble, pendant la manif essayez de rester ensemble et vous la quittez ensemble. C’est aussi judicieux de discuter et d’envisager ensemble des différentes réactions à avoir dans différentes situations, d’écouter les peurs et les craintes de chacun.

Apprend à reconnaître les différents types de flics, en uniforme ou non : (suite…)


En direct de la « Zone Autonome » du Neuhof, on peut vous certifier que pour l’instant il n’y a aucune trace de l’aréopage de barbares rouges et noirs appelés par Cornevin (vous vous souvenez, celui qui avait fabriqué la menace ultragauche lors de l’affaire de Tarnac, créateur de la légendaire ‘épicerie tapie dans l’ombre’) pour faire peur au bourgeois.

Tout l’attirail est là, il ne manque que Action Directe ou la RAF, ou encore Ben Laden… on résuscite même les « black blocks », création policière à Gènes et Rostock. 90% des soi-disant Black-Block dans les cortèges compacts à Rostock ont été identifiés comme étant en fait des ‘V-Mann’ – flics infiltrés. Et quand on analyse les vidéos, on voit que ce sont généralement les flics infiltrés qui sont les premiers à lancer des projectiles et guider le mouvement…

Intéressant par contre la partie sur la « guerre des images » à laquelle va se livrer le Ministère de l’Intérieur. C’est vrai qu’aux Etats-unis les « dashboard cams » dans les voitures de police ont permis de faire la lumière sur pas mal de dérapages policiers. Mais dans le cas présent, cela permettra surtout d’alimenter les médias en images de vilains casseurs « de la mouvance anarcho-autonome »…

Vous noterez d’ailleurs que la boucle est enfin bouclée chez Alliot-Marie et que les manifestants sont désormais des « adversaires » qui ont pris les armes « contre l’autorité de l’Etat ». Face à cette menace contre l’ordre et la propriété privée, il importe de défendre « la légitimité » de la répression. La France est toujours en 1870, on n’en sort pas… quand la crise hante le pays, le Parti de l’Ordre nous ressort toujours l’anarchiste au couteau entre les dents…

[Christophe Cornevin – le fabricant d’épouvantails – Le Figaro – 30/04/2009]

Cinq à six mille «casseurs» attendus

«Tout le monde est concentré sur le sommet, dont la vitrine médiatique risque d’aimanter des manifestants violents venus de l’Europe entière», confie-t-on au ministère de l’Intérieur. Les manifestants allemands et français pourraient voir leurs divisions décuplées par l’arrivage de militants des PCEr-Grapo espagnols, de la lutte révolutionnaire (EA) grecque, de la Federazione dei comunisti anarchici d’Italie, de Zabalaza Anarchist Communist Front d‘Afrique du Sud, de l’Union communiste libertaire du Canada ou encore du North-Eastern Federation of Anarchist Communists des États-Unis. Parmi eux, 5 000 à 6 000 «casseurs» devraient converger vers Strasbourg, selon la police. Proche de l’ultra-gauche et des anarcho-autonomes, ils auraient prévu de se fondre aux coordinations anti-Otan. Officiellement répertoriées, elles organisent déjà un dantesque contre-sommet entre le 1er et le 5 avril.

Surfant sur l’anti-impérialisme, l’antimilitarisme, le retrait des troupes en Afghanistan, l’antiglobalisation, voire la lutte contre le réchauffement climatique, ce front contestataire s’installera dans un «village autogéré». S’étendant sur une dizaine d’hectares à l’extrémité sud de la ville, sur les terrains d’une ferme éducative au Neuhof, il devrait abriter 10 000 protestataires . «Dans un premier temps, ils pensaient camper de part et d’autre du fleuve , affirme une source renseignée. Mais, lorsque les autorités allemandes ont voulu faire payer leur emplacement plusieurs milliers d’euros, ils se sont repliés sur la rive gauche française. »

Pour haranguer et mobiliser la foule contestataire, Internet bruisse de messages évocateurs. Brocardant la «phobie sécuritaire» de l’Otan, des libertaires trouvent soudain des accents gaulliens avec le pastiche «Strasbourg outragée, Strasbourg brisée, Strasbourg martyrisée, mais…». Strasbourg y est réduit à un «territoire occupé» et le sommet à une grand-messe atlantiste juste célébrée pour «préparer les futures guerres pour le contrôle des ressources de la planète». Comme l’ONU, le FMI, le G8, le G20, l’OMC, l’Otan est assimilée à un «instrument du capitalisme pour renforcer l’exploitation des travailleuses, des travailleurs et des peuples». Réchauffée mais toujours efficace, la dialectique pourrait fédérer jusqu’à 70 000 participants lors d’une manifestation unitaire prévue samedi 4 avril.

Face à cette assemblée en rouge et noir qui n’aura rien du jamboree, la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI) tend ses «grandes oreilles» depuis des semaines. Et le ministère de l’Intérieur prévoit l’un des plus imposants dispositifs jamais imaginés. Selon nos informations, pas moins de 85 escadrons de gendarmerie mobile et Compagnies républicaines de sécurité seront mobilisés pour former un « cataplasme bleu» sur Strasbourg et ses environs. Il faut remonter au soixantième anniversaire du Débarquement et à la protection des plages normandes en 2004 pour voir un tel branle-bas de combat. Otan oblige, une armada de 10 000 hommes quadrillera donc le siège du Parlement européen, sécurisera les sites classés Seveso ou encore les gazoducs traversant le secteur, tandis que les vedettes de la gendarmerie fluviale sillonneront le Rhin, embarquant sonars et plongeurs pour déjouer la moindre menace subaquatique.

Redoutable effet de loupe médiatique

Dans le même temps, unités en scaphandres nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques resteront en réserve et une flotte de curieux blindés équipés de treuils et de chasse-neige ronronneront à proximité pour dégager d’éventuels obstacles. Enfin, quelque 500 gardes du corps français issus du Service de protection des hautes personnalités et des CRS veilleront sur les cortèges et les sites d’hébergements de treize délégations, dont celle de la France, bien sûr, mais aussi des États-Unis.

En alerte maximale, les Allemands, qui ont prévu de déployer pour leur part 15 000 hommes, dont leurs experts de la Bundeskriminalamt (BKA), prendront en charge l’autre moitié des officiels. En cas de coup dur, militaires d’élite du GIGN et homologues policiers du Raid ont fait le voyage. «Nous ne sommes jamais à l’abri d’une prise d’otages ou d’un détournement aérien», souffle un officier sous le couvert de l’anonymat. Le chef des services de renseignement intérieurs allemands Heinz Fromm, président de l’Office fédéral pour la protection de la constitution, craint pour sa part un «potentiel activiste de quelque 3 000 personnes».

«La forte mobilisation de l’ultra-gauche et des anarcho-autonomes, en France comme en Allemagne, nous fait craindre des modes d’expression violents, comme lors de la réunion du G8 à Gênes en 2001», grince un policier de haut rang. Dès juin dernier, un rapport «confidentiel défense» des services de renseignement français affirmait que ces militants «intégrant les “black blocs” de toutes les grandes contestations altermondialistes européennes» ont décidé de mettre en place une «force organisée transnationale de subversion destinée à commettre des actions violentes dans les prochains mois ». «Strasbourg 2009 pourrait être ce lieu de rendez-vous», craint un autre policier de haut rang.

Persuadés que «les plus déterminés déclencheront des émeutes pour ensuite filmer ce qu’ils présenteront comme de la répression policière», les stratèges de la Place Beauvau ont imaginé une parade : embarquer des caméras dans chaque unité d’intervention afin de filmer leur propre version des incidents. Pour les livrer à la presse, s’il le faut. «Nos adversaires ont pris l’habitude de se servir de la communication comme d’une arme contre l’autorité de l’État, confie-t-on dans l’entourage de Michèle Alliot-Marie. Nous emploierons les mêmes méthodes pour défendre la légitimité de notre action…»

Outre de nouveaux «éléments violents», se protégeant de plus en plus avec des équipements de hockey sur glace, les spécialistes du maintien de l’ordre ont vu émerger depuis dix ans une nouvelle génération de manifestants. Altermondialistes, pacifistes et écologistes, ils s’illustrent lors de sommets internationaux par de très audacieux happenings visant à paralyser des cérémonies. «Très entraînés, déroulant des trésors d’ingéniosité, ces militants non-violents s’entravent à des poids lourds, s’enchaînent à des tubulures d’acier dans des arbres, s’accrochent aux lampadaires ou sur des grues parfois hautes de 60 mètres , constate le lieutenant-colonel Francis Mézières, responsable de la division ordre public au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier. Plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de libérer les gens contre leur gré…» — NdL&I : hé Claire, on parle de toi 🙂

Une cellule de huit instructeurs gendarmes experts en la matière a été projetée sur les bords du Rhin début avril avec des disqueuses thermiques et des tronçonneuses. Ces manifestants de l’extrême se verront proposer casque antibruit et lunettes de protection lors de leur désincarcération. Là encore, les scènes seront toutes filmées. Plus que jamais, le moindre incident au sommet de Strasbourg, où 2 500 journalistes sont attendus, connaîtra un redoutable effet de loupe médiatique. Garant de la paix dans le monde, le rendez-vous de l’Otan sera le théâtre d’une originale guerre des images.


Les phantasmes habituels des sécuritaires… et là c’est encore aggravé par les pétoches des Préfets dans les zones visitées par Sarko. Il suffit désormais que le notre Roi Hyperactif soit incommodé par la vue de manifestants (ou de drapeaux pacifistes) pour que le Préfet et le chef de la police se retrouvent mutés d’office à Saint-Pierre-et-Miquelon ou alors aux Iles Kerguelen…

Vous pensiez vivre en République ? C’est plutôt Versailles 1788…

Sommet de l’Otan à Strasbourg : drapeaux pacifistes s’abstenir

A quelques jours du sommet de l’Otan qui se tiendra dans la capitale alsacienne du 3 au 5 avril, les mesures de sécurité se font de plus en plus drastiques. Outre l’instauration controversée de « zones rouges » limitant la liberté d’aller et venir dans certains périmètres géographiques de la ville (nécessité de présenter un badge), plusieurs Strasbourgeois ont ainsi fait l’objet de tentatives d’intimidation de la part de policiers et de gendarmes.

Alors que l’organisation s’apprête à fêter son 60e anniversaire, le collectif anti-Otan mène une campagne d’opposition au retour annoncé de la France dans le commandement intégré de l’Otan.

Parmi ses actions, la vente cette semaine de pas moins de 350 drapeaux arborant l’inscription « Pace – No to Nato » (« Paix – Non à l’Otan »). Les militants étant invités à arborer ces bannières à leurs balcons.

« Les policiers m’ont demandé ce qui était inscrit sur les drapeaux »

Ce geste, pourtant pacifique, a fait réagir les autorités. Deux policiers se sont ainsi rendus au domicile de Christian Grosse, membre du secrétariat local du PCF et du collectif anti-OTAN (comme, selon lui, au moins cinq autres Strasbourgeois). Son fils, qui les a reçus en son absence, témoigne :

« Ces agents se sont présentés dans le hall de mon immeuble, invoquant des “consignes reçues de leur supérieur”. Ils m’ont demandé si ces drapeaux étaient les miens, ce qu’il y avait inscrit dessus ( !) et m’ont exhorté à les décrocher, affirmant qu’en cas de refus d’obtempérer, ils devraient intervenir.

Je ne sais pas bien ce qu’ils entendaient par là, mais cela ressemble fort à une tentative d’intimidation… » (Voir aussi son témoignage recueilli par StrasTV)

Le fils s’est exécuté… Avant que son père ne hisse de nouveau le drapeau, dès le lendemain matin. Christian Grosse est proprement scandalisé par ce qu’il considère comme une atteinte à la liberté d’expression :

« On a clairement affaire ici à un déni de démocratie. C’est inadmissible, d’autant que nous menons une action pacifique. »

L’affaire embarrasse la préfecture

L’identité des policiers reste à ce jour inconnue, et la préfecture dément toute implication dans un court communiqué. Son rôle dans cette affaire reste incertain, et nos tentatives de joindre leurs services se sont révélées infructueuses.

L’avocate Nohra Boucara s’interroge :

« A-t-on affaire à des policiers trop zélés ou l’ordre vient-il vraiment “d’au-dessus”, comme ils le prétendent ? D’après ce que je sais, ces interventions n’ont pas été systématiques, il n’y a eu que quelques incidents.

Dans certains cas, les agents se « contentaient » de s’enquérir de l’identité de certains détenteurs de drapaux auprès du voisinage, dans d’autres ils demandaient le retrait pur et simple de « l’objet du délit ».

Lorsqu’un policier intervient, cela implique qu’il y ait eu une interdiction préalablement dictée. Or à en croire la préfecture, il n’y aurait rien eu de tel ».

Cette intervention fait en tous les cas bondir le juriste et blogueur Maître Eolas, qui s’interroge :

« Sur quelles bases légales peut-on ordonner à des citoyens de retirer des drapeaux pacifistes de leur balcon, sous couvert de menaces à peine voilées ?

Je suis estomaqué. Affirmer son opposition à l’Otan via un message pacifique fait partie du droit de manifestation le plus strict et entre d’autant plus dans le champ de la liberté personnelle lorsqu’ils le font chez eux. » (suite…)


C’est un type dangereux cet « Arsène »… il vivrait pas dans une ferme du côté de Tarnac, ce mec là ? Je suis sûr que la police va venir voir s’il planque pas des crampons dans sa cheminée…

L’Autre Réseau tire le rideau

[Le Monolecte – Agnès Maillard le mardi 17 mars 2009]Nous avions été nombreux à nous réjouir de l’arrivée d’un nouveau portail d’information au côté du bon vieux Rezo des copains. Nous avions apprécié les sélections du taulier et nous nous étions habitués assez rapidement à compter sur lui pour nous dénicher de la bonne info bien pertinente de derrière les fagots.
Puis, le 6 mars dernier, c’est le mur et l’incompréhension. Pour tous ceux qui avaient leur rond de serviette à l’Autre Réseau, je transmets ce message de l’aubergiste.

Merci de prendre de mes nouvelles, et mes excuses pour cette réponse tardive, mais il se trouve que depuis le jour où j’ai fermé L’Autre Réseau pour cause de désertion, j’ai aussi résilié dans la foulée mon abonnement à Internet, fais un petit voyage loin de tout et je n’ai pas consulté mes mails jusqu’à aujourd’hui.

Alors je vais essayer de répondre à votre question : qu’est-ce qui se passe ? Cela fait maintenant 12 ans que je suis connecté sur Internet quotidiennement, et si vous connaissez mon identité, vous savez sans doute que j’ai essayé, dans la mesure de mes moyens, de soutenir Rezo depuis le jour de son ouverture. L’aventure de L’Autre Réseau aura été fulgurante : aux 10 années de Rezo, je n’ai à opposer que 8 petits mois. Mais ce que j’ai compris de choses pendant ces 8 mois !

En faisant tourner L’Autre Réseau, je me suis rendu compte, jour après jour, de la difficulté de tenir cette position : on veut soutenir, par exemple, les Indigènes, et l’on soutient du même coup certaines formes de positions identitaires, on veut soutenir les luttes des femmes, et l’on soutient la haine des hommes, on veut soutenir la lutte contre les discriminations, et l’on soutient le retour des discriminations dans leur forme la plus sordide (regardez par exemple la mention « non-mixte » dans le chapeau de cet article : http://lmsi.net/spip.php?article826 ) on veut soutenir la lutte contre l’homophobie, et c’est la haine des hétéros que l’on soutient, on veut publier tout ce qui sort dans les luttes syndicales, on espère la grève générale, et c’est encore les cadres syndicaux bien planqués qui font le bénéfice de notre militantisme anonyme, généreux et bénévole. On veut soutenir la cause palestienne, et l’on soutient du même coup la religion, celle-là même à propos de laquelle Sade écrivait : On évalue à 50 millions le nombre de morts des guerres de religions. En est-il seulement une qui vaille le sang d’un oiseau ?.

Bref, cette immersion de quelques mois dans le web militant m’aura convaincu qu’il faut absolument chercher d’autres moyens d’agir, d’autres moyens de militer. Pendant un certain temps, je m’étais fais une raison, en me disant : Eh bien soit ! publions tout, chacun reconnaîtra ce qui le concerne !. Et là encore, ce fut une erreur : une telle position ne fait que valider la victoire totale du communautarisme, la victoire du chacun-pour-soi, qui est la vraie victoire du libéralisme, et qui est la vraie raison de la victoire d’un Sarkozy. J’avais naïvement, lorsque ce dernier a été élu, pensé comme beaucoup, que c’était une victoire « pétainiste », « poujadiste », etc. Certes, il y a du vrai là-dedans. Mais cela n’est que la partie visible de l’iceberg, et elle n’est pas si déterminante que ça. Au contraire, je crois que la victoire de Sarkozy, la victoire des néo-libéraux, c’est la victoire du chacun-son-combat, du chacun-pour-soi, la victoire du « non-mixte » : et je ne voulais pas aider cette extrême-droite, ces identitaires-là, même si elle prenait chez nous la cosmétique de l’extrême gauche.

Et puis, il y a encore une chose : même lorsque je faisais (rarement) un bilan positif de mon action sur le web, je réalisais à quel point, toute cette histoire de web, de révolution internet, etc. de réseau présenté comme une fenêtre sur le monde, m’apparaissait maintenant comme un leurre, une arnaque de grande ampleur, un immense mur (c’est pourquoi j’ai choisi l’image d’un mur de briques pour fermer L’Autre Réseau : pour dire, regardez, ce que vous avez en face de vous, toute la journée, cet écran, ce n’est pas un outil de libération, c’est un mur, un mur qui bloque toute communication sensible). Je ne pense pas qu’on puisse « résister » sous le regard inquisiteur de Big Brother, je ne pense plus que l’on arrivera à quelque chose, en s’exprimant 10 fois plus mais pour être espionné 1000 fois plus.

Alors, j’ai eu cette impulsion, j’ai lâché, j’ai résilié mon abonnement, filé mon ordinateur à une amie qui en avait besoin, décidé que je ne me connecterai accessoirement depuis des cyber-cafés ou chez des amis et dans tous les cas très rarement (comme c’est le cas ce matin). Et que je voulais passer à autre chose. Tout autre chose.

Il y a dix ans, j’étais musicien, j’écrivais, je jouais de la musique tous les jours avec mes amis, jusqu’au bout de la nuit. Peu de temps avant de « déserter », j’avais installé sur mon ordi un petit plug-in qui donne une moyenne de mon temps quotidien passé en ligne. Résultat (hors-boulot, et je bosse 35 h/semaine) : 300 minutes par jour ! Je n’en reviens même pas : où ai-je pris tout ce temps ? Mais c’est assez clair : je l’ai pris sur mon temps de lecture, sur mon temps de promenade, sur mon temps d’écriture, de musique, sur le temps que je passais avec mes amis et même sur mon temps d’ennui. Bref : le message dit tout : maintenant, c’est fini tout ça pour moi.

(…) J’espère que vous ne serez pas un jour piégé dans les contradictions dont je n’ai pas su sortir, ou peut-être je vous souhaite à vous aussi d’en sortir ? je ne sais pas. En tout cas cela me ferait très plaisir un jour de vous rencontrer. Mais, de grâce, dans la vraie vie, par sur ce *$§=#^% de web.

Arsène


On a beau être des bouffeurs de curés chez L&I, on sait reconnaitre une manipulation médiatique quand on la voit… à commencer par sondage cité en boucle et établi à partir d’un échantillon de 600 personnes. Un cas d’école…

Le Pape et le Sida – Petit exercice pratique
[Centre d’éducation à la foi – Nanterre – Mars 2009]
(…)Puisqu’il est dit que la parole du pape est incompréhensible, voici un exercice pédagogique et non polémique qui permet de mieux la comprendre.

ETAPE 1 : LISEZ CETTE PHRASE :

“ (…) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. ”

ETAPE 2 : LISEZ CE TEXTE DE BENOIT XVI :

Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à la communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte contre le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades…

Je dirais que l’on ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème.

On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels.

Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades.

Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font. Source : salle de presse du Saint-Siège (traduction La Croix)

ETAPE 3 : REPONDEZ A CES DEUX QUESTIONS :

  1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après la 1ère étape et après la 2ème étape?
  2. Qu’arrive-t-il lorsqu’on isole un morceau de phrase d’un propos global ?

http://catholique-nanterre.cef.fr/IMG/pdf/Urgence_Pape_Sida_v2.pdf

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