février 2014



Chez Jean-François Copé, le rapport au fric, c’est maladif… un vrai bébé Sarko en somme !

[LE MONDE | 27.02.2014 ]

Selon des documents que l‘hebdomadaire Le Point a pu consulter, Event & cie, une filiale événementielle de Bygmalion, société de communication appartenant à deux proches du dirigeant de l’UMP, a profité de la présidentielle de 2012 pour encaisser 8 millions d’euros.

Le magazine affirme que certaines prestations ont été facturées à l’UMP hors appels d’offres et que « lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d’éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels ».

Dès la création de Bygmalion en 2008, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale puis secrétaire général du parti,« multiplie les commandes auprès de l’agence de com’ de ses amis Bastien Millot et Guy Alves, qui ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d’abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre », précise l’hebdomadaire.

Les journalistes du Point voient dans Bygmalion « une puissante machine de guerre conçue par deux proches de Copé pour le servir », une « boîte noire à l’actionnariat aussi opaque que ses comptes ».

Mais les révélations de l’hebdomadaire ne s’arrêtent pas là : la société Bygmalion serait directement liée à une SARL sise au Luxembourg, derrière laquelle se dissimulerait le holding familial d’Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds lié au Qatar. Coïncidence : en 2006 et 2007, Jean-François Copé, alors ministre du budget, avait donné son feu vert pour la vente au Qatar de deux joyaux immobiliers de l’Etat. « Dans ces deux transactions, l’intermédiaire n’était autre que le fonds d’investissement dirigé par Emmanuel Limido », rapporte Le Point.

Les proches de Jean-François Copé annoncent son intention de porter plainte pour diffamation.  Interrogé par i-Télé jeudi matin alors qu’il quittait Nantes où il avait tenu un meeting, M. Copé a lancé : « C’est absolument immonde. » « C’est un coup monté totalement, de manière absolument ignoble. Il n’y a qu’une manière d’y répondre, c’est par la voie des tribunaux », a t-il dit.
« C’est extrêmement grave, c’est un tissu de mensonges », a dit encore le député-maire de Meaux. Il met en cause le directeur de l’hebdomadaire Frantz-Olivier Giesbert « qui depuis des mois et des mois nous attaque, Nicolas Sarkozy comme moi-même, pour nous détruire ».

« Du grand n’importe quoi. (…) C’est totalement faux ! » Invité d’i-Télé mercredi soir, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, a affirmé que les informations du Point sont fausses. Il évoque « un mensonge complet, un mensonge éhonté ».

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/02/27/soupconne-de-surfacturation-cope-va-porter-plainte-pour-diffamation_4374082_823448.html


[Gregor Seither – IES News Service – 24/02/2014]

Les analystes de sécurité ont déterminé que la vulnérabilité est causée par une ligne de code « goto fail » égarée dans le code source du système d’exploitation. Le développeur Jeffrey Grossman a confirmé que la vulnérabilité a débuté dans iOS 6.0, mais n’existait pas dans iOS 5.1.1, ce qui lui donne une période de vulnérabilité totale de près de 18 mois.
John Gruber de Daring Fireball fait le lien entre la date de sortie de iOS 6.0, le 24 Septembre 2012, et la révélation d’une présentation PowerPoint confidentielle sur le programme PRISM de la NSA, dans laquelle il est dit que Apple a été ajouté au programme PRISM en Octobre 2012. Bien que Gruber s’empresse d’affirmer que la proximité entre ces deux dates est probablement une coïncidence, ce ne serait pas la première fois que la NSA ait mis en place des mesures de cyber-guerre pour invalider l’efficacité des méthodes de sécurité en ligne.

http://daringfireball.net/2014/02/apple_prism


A l’entrée de son cabinet, il était écrit « Trust me, I’m a doctor » – le patriarcat phallocrate dans sa plus parfaite expression !!!  Mois je sais, toi tu ne sais pas, alors laisse moi faire, je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi... on croirait entendre la Commission Européenne 🙂

[Le Monde – Blog de Pascale Robert-Diard – 20/02/2014]

Affaire Hazout, le procès de tous les stéréotypes

La cour d’assises de Paris a reconnu l’ex-gynécologue André Hazout coupable de viols et agressions sexuelles sur cinq de ses ex-patientes et l’a condamné, jeudi 20 février, à une peine de huit années d’emprisonnement. La peine prononcée est inférieure aux réquisitions de l’avocate générale, qui avait demandé 12 ans de réclusion criminelle. L’ex-praticien – il a été radié de l’ordre des médecins – qui comparaissait libre, a été aussitôt arrêté à l’audience.

Dans la matinée, Mes Caroline Toby et Francis Szpiner, qui assuraient la défense d’André Hazout, avaient plaidé coupable pour les agressions sexuelles mais avaient demandé à la cour de ne pas retenir les accusations de viols et d’écarter la double circonstance aggravante de l’abus d’autorité de la part du médecin et de l’état de vulnérabilité des patientes. Les deux défenseurs avaient notamment mis en avant les déclarations ambivalentes de certaines des plaignantes, en soulignant que « la frontière entre l’admiration et la séduction est fragile ». Ils ont annoncé que leur client ferait appel de sa condamnation.

Pendant ces trois semaines d’audience, la cour, les jurés, les acteurs et les observateurs de ce procès auront vécu la confrontation des stéréotypes masculin et féminin dans ce qu’ils ont de plus profond, de plus primaire. D’un côté, l’homme, le médecin, le « sachant », le Pygmalion, le « magicien », le « bon Dieu », seul capable d’aider ses patientes à procréer. De l’autre, des femmes qui  se sentaient diminuées, amoindries dans leur féminité, coupables même, parce qu’elles ne parvenaient pas à être mères. Une dépréciation à leurs propres yeux – « je me sentais moche, stérile, avec un corps douloureux », a dit l’une – et à ceux de leurs proches – « tout le monde, mon mari, mes parents, attendaient de moi que je fasse un enfant », a confié une autre.

Un autre stéréotype est apparu sous le miroir déformant de la cour d’assises. Les femmes confrontées à des problèmes d’infertilité sont apparues bien seules face au long et douloureux parcours qu’elles ont dû emprunter. Les maris, les compagnons étaient trop « occupés » pour les accompagner chez le gynécologue et peu de couples y ont d’ailleurs résisté. A entendre les témoignages des plaignantes, on était loin des recommandations du professeur René Frydman qui, lors de sa déposition à l’audience, insistait sur le fait que ces grossesses difficiles doivent être considérées comme « une affaire de couple pour le couple et une affaire de couple pour le médecin ».

Stéréotype masculin encore, le comportement de l’ex-docteur Hazout, que l’âge avançant semble avoir rendu chaque année plus égrillard, plus grossier, plus obsédé de la satisfaction de ses seuls désirs et convaincu jusqu’à l’aveuglement de son charme.

Si dès les premiers jours d’audience ce procès est apparu dérangeant, c’est aussi parce qu’il a placé les plaignantes dans un autre rôle stéréotypé : celui de personnes vulnérables, comme peuvent l’être les personnes âgées, les handicapés ou les enfants, perdant tout libre-arbitre sous la double soumission à leur médecin-magicien et à leur désir d’enfant. Une réalité qui, pour les autres femmes – la réaction de plusieurs patientes favorables à leur ex-gynécologue en a témoigné – n’est pas forcément facile à admettre.

Comme on aurait aimé être souris dans ce délibéré de quatre heures où des hommes et des femmes, magistrats professionnels et jurés, ont dû se sentir loin, très loin, des polémiques sur les ABCD de l’égalité et la théorie du genre qui grondaient hors les murs de la cour d’assises !

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2014/02/20/affaire-hazout-le-proces-de-tous-les-stereotypes/


[i7sur7.be – 18/01/2014]

Il est noir, ressemble à un smartphone quelconque, mais le Blackphone a un truc en plus: ses concepteurs promettent à son propriétaire des communications sécurisées, à l’abri des « grandes oreilles » gouvernementales ou des pirates informatiques.

En plein débat sur l’étendue de la surveillance des services de renseignement américains, le lancement du Blackphone, conçu par la firme américaine Silent Circle et l’espagnol Geeksphone, ne saurait bénéficier de meilleure publicité. Mais le patron de Silent Circle Mike Janke se défend d’avoir voulu jouer le coup de pub. Il explique à l’AFP que sa société travaillait sur l’appareil bien avant que l’ex-consultant de l’agence de renseignement NSA Edward Snowden ne commence à divulguer des documents secrets sur l’espionnage américain.

« Nous avons fait cela parce que le problème des communications sécurisées n’était pas réglé », raconte cet ancien Navy Seal qui s’est allié à des frères d’armes et des experts en cryptographie de la Silicon Valley pour créer Silent Circle. « Nous offrons aux utilisateurs la possibilité de communiquer de manière encryptée par le biais de vidéos, de textes ou d’appels vocaux sur des réseaux compatibles IP », souligne M. Janke. Sa société n’en est pas à son coup d’essai. Par le passé elle a collaboré avec des multinationales ou même avec le gouvernement tibétain en exil.

C’est d’ailleurs ce savoir-faire qui a poussé « pratiquement tous les grands fabricants de smartphones à se tourner vers nous » pour travailler à un appareil sécurisé. Finalement, le choix de Silent Circle s’est porté sur la petite société espagnole Geeksphone qui a tout récemment lancé un smartphone qui tourne sur Firefox. Silent Circle, raconte Mike Janke, a doté son Blackphone de PrivatOS, une version modifié d’Android, le système développé par Google.

« Google ne sait pas qui vous êtes »
L’appareil doit être dévoilé le 24 février au Mobile World Congress, la grand-messe de la téléphonie mobile à Barcelone. Son prix est encore tabou, mais M. Janke assure que le Blackphone sera vendu déverrouillé pour un prix inférieur à l’iPhone 5s ou au Galaxy S4 de Samsung. Bien évidemment, l’appareil offre toute la gamme de services d’un smartphone, à une différence près: « Vous pouvez toujours aller sur Google et surfer sur internet, mais Google ne sait pas qui vous êtes », insiste M. Janke.

Le centre de stockage de données, dont la capacité est « minimale », est situé en Suisse, explique l’entrepreneur. « Tout ce que nous savons sur vous c’est le nom que vous nous donnez et un numéro de téléphone à 10 chiffres », indique-t-il. Ainsi, même si un mandat était délivré en Suisse, la société ne serait en mesure de ne transmettre qu’un nom, celui du propriétaire du téléphone. Mike Janke table sur « plusieurs millions » d’exemplaires vendus dans l’année suivant le lancement du Blackphone.

L’intérêt est mondial, « parce que la NSA n’est pas seule, 72 pays ont des moyens similaires à la NSA. Ils nous espionnent et s’espionnent entre eux. Que vous viviez au Kenya, en Allemagne ou en Argentine, les menaces sont partout les mêmes », assure-t-il. « Nous sommes sûrs que l’encryptage fonctionne », insiste-t-il. Selon lui, les agences de renseignement ne se fatiguent pas à tenter de forcer les communications encryptées –une technique qui prend trop de temps– et préfèrent insérer des virus informatiques dans des courriels, capables ensuite d’intercepter des messages.

« Le téléphone 100% sécurisé n’existe pas », nuance du coup M. Janke. « Rien ne peut vous protéger contre vos propres agissements. Mais ce téléphone en fait énormément pour protéger votre vie privée ».

http://www.7sur7.be/7s7/fr/4133/Multimedia/article/detail/1776718/2014/01/18/Le-Blackphone-le-cauchemar-des-espions.dhtml


Vous vous souvenez de Stella Liebeck, la dame qui avait porté plainte contre McDonalds parce qu’elle s’était brulée en se renversant du café sur les cuisses et qui avait gagné « des millions » en dédommagement ? Son nom est devenu un exemple de plaintes « n’importe quoi » contre des groupes industriels, dans l’optique de se faire des sous… (il existe même des Stella Awards qui récompensent la plainte la plus absurde) …

… et bien, il s’avère que son histoire n’est pas si simple que cela. Il est toujours bon de regarder les deux côtés d’une histoire. A 5:00 on vous montre des photos de ses cuisses brûlées, et on se dit que la plainte n’était pas si « absurde » que cela.


[Le Monde – Big Browser – 17/02/2014]

Que les Néo-Zélandais se rassurent : leur premier ministre n’est pas un reptile venu de l’espace. Mais John Key, qui est à la tête du gouvernement, a tout de même dû le prouver, rapporte le site 3 News.

Il répondait en fait à la requête d’un de ses concitoyens, Shane Warbrooke, présenté comme un « chasseur d’aliens » sur une photo de son profil Facebook, qui a eu recours à une loi sur le droit à la transparence de l’information publique, afin de vérifier que son pays n’était pas dirigé par l’un des reptiles extraterrestres que l’écrivain conspirationniste britannique David Icke soupçonne d’avoir pris une apparence humaine pour réduire l’humanité en esclavage.

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Une question extravagante à laquelle le gouvernement ne pouvait pas répondre en tant que telle, comme l’a expliqué la réponse de la chef de cabinet du premier ministre. « Il n’existe aucun document officiel pour répondre à votre question », indique le courrier.

Mais, un peu comme l’avait fait la Maison Blanche en réponse à la pétition demandant la construction de l’Etoile de la mort de Star Wars, John Key a tenu à répondre personnellement et avec une pointe d’humour à la question.

« J’ai fait une chose étrange : consulter non seulement un médecin mais également un vétérinaire. Tous les deux ont confirmé que je n’étais pas un reptile », a-t-il affirmé, sourire aux lèvres devant des journalistes.

« Je ne suis jamais monté dans un vaisseau spatial, je ne suis jamais allé dans l’espace et ma langue n’est pas plus grande que la normale », a-t-il ajouté.

Le site Stuff précise, lui, que Shane Warbrooke n’est pas un « fou conspirationniste »et qu’il avait émis cette demande « pour rire, sans vraiment attendre de réponse » : tout en ajoutant : « La vérité, c’est que je ne suis pas d’accord avec la politique que mène Key. » Il ne fait pas bon s’aliéner les chasseurs d’aliens…

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/02/17/les-yeux-dans-les-yeux-un-premier-ministre-jure-quil-nest-pas-un-reptile


2:50 de philosophie salutaire…

[Minute Papillon – Janvier 2014]

C’est la suite du Minute Papillon sur Dieudonné – toujours aussi excellent !


[Delphine de Mallevoüe – Le Figaro –  12/02/2014 ]

Le très contesté mouvement des Femen se lézarde de l’intérieur. Dans un livre en préparation, Alice (*), Femen qui a quitté le mouvement après un an et demi d’activisme, livre un témoignage édifiant. La «sextrémiste», une trentenaire française travaillant à Paris, raconte sa «déception», notamment sur la «désorganisation», la «discrimination» au sein du mouvement, «les revendications féministes que le groupe n’applique pas en son sein», confie-t-elle au Figaro.

Sur les méthodes, elle décrit aussi l’emprise, le lissage de la pensée, la reconfiguration mentale. «On prépare ton esprit à l’intérieur pour l’extérieur», «tu n’existes plus en tant qu’individu», «tu ne penses plus par toi-même mais par le groupe, tu ingurgites ce qu’on t’apprend», «Femen transforme ton corps et ton esprit», témoigne-t-elle. «Répéter encore et toujours les principes fondamentaux(…), il fallait que ça rentre pour qu’à notre tour ça puisse sortir mécaniquement, comme une leçon apprise sur le bout des doigts», poursuit-elle. «On se sent comme aspirée naturellement, sans violence, vers un total lâcher-prise vis-à-vis du groupe et de la volonté à l’esprit critique (…) Et celles qui s’expriment un peu trop ne tarderont pas à quitter “de leur plein gré” le mouvement». (suite…)


Et pas un kopek de la part de la NED  ou d’une autre officine néo-con ? Allons, allons, Mme Cordier, cherchez un peu mieux… cet article ne fait que reprendre les affirmations des FEMEN sans creuser plus profond. Qui sont les donateurs ? Quelles sont les aides « en nature » (du genre, prêt de locaux etc.) ?

[Solène Cordier – Le Monde.fr | 14.02.2014]

Dans le sillage des Femen, un peu de mystère et beaucoup de rumeurs. Les mises en scène très travaillées de ces jeunes femmes, qui crient leurs messages seins nus et slogans inscrits sur le torse, choquent les milieux catholiques et exaspèrent certaines féministes. Ce mouvement, qui revendique comme objectif « l’abolition totale du patriarcat sous toutes ces formes », est devenu en moins de deux ans une des cibles privilégiées de la droite et de l’extrême droite.

  • Femen France, une association loi 1901

Le mouvement Femen est né en Ukraine en 2008. Il rassemble des militantes qui revendiquent un féminisme radical, le « sextrémisme ». L’une de ses leaders, Inna Shevchenko, s’est enfuie en France à l’été 2012, poursuivie dans son pays pour avoir tronçonné une croix en guise de soutien aux chanteuses russes des Pussy Riot. Elle est devenue la présidente de la branche française des Femen.

Sur le plan juridique, Femen France est une association loi 1901 dont la création a été entérinée le 3 décembre 2012. Trois catégories de personnes la composent : les membres actifs et adhérents, les membres bienfaiteurs, et les membres d’honneur, tous bénévoles. « Une trentaine d’activistes et une centaine de membres au total », estiment les Femen. Les adhérents sont tenus de s’acquitter d’une cotisation annuelle, qui s’élevait en 2013 à 10 euros.

L’association est domiciliée à la Maison des associations du 10earrondissement de Paris, signe selon ses détracteurs d’une proximité avec l’équipe municipale socialiste. A ceci près qu’environ 140 associations bénéficient de ce service de domiciliation dans cet arrondissement, à l’image de la Ligue de l’Ile-de-France de jeux de dames, l’association ACT-Toxicologie ou la Fédération française des échecs.

  • Financée à 44 % par des dons

Lors de la première assemblée générale annuelle de l’association, le 24 janvier, les comptes de résultats 2013, auxquels nous avons eu accès, ont été approuvés. Ils listent à la fois les dépenses et les recettes de l’association pour l’année écoulée, soit 20 965,76 euros de charges et 24 225, 41 euros de produits. A cette date, le compte bancaire de l’association était donc créditeur de 3 259,65 euros. (suite…)


On est loin de l’esprit des débuts ! Mais que peut-on attendre d’autre d’un journal appartenant à la caste financière ! Et Bruno Ledoux qui se permet de donner des leçons !

L’immeuble de Libération au cœur de montages offshore

[Médiapart – Dan Israel – 13 février 2014 ]

Le siège du quotidien est détenu et géré par une cascade de sociétés, logées au Luxembourg, au Panama ou aux Îles vierges britanniques. Bruno Ledoux, l’un des actionnaires principaux du journal, est le détenteur, minoritaire, de ces entreprises. Le montage a attiré l’attention du fisc, qui réclame plus de 40 millions d’euros d’impayés dans une procédure encore en cours de jugement. Le propriétaire de l’immeuble a par ailleurs signifié sa volonté de vendre ses avoirs immobiliers.

Pour les « esprits étriqués » de l’équipe de Libération, cela risque d’être un nouveau choc. Le principal actionnaire du journal, Bruno Ledoux, détient avec ses  associés le siège du quotidien à travers une cascade de sociétés passant par plusieurs paradis fiscaux,  Luxembourg, Panama et  Iles Vierges britanniques.

Dès 2001, une société baptisée « Béranger Libération SA » avait été nichée au Luxembourg, et elle comptait parmi ses administrateurs une société panaméenne – Mainford international – qui figure encore dans le labyrinthe capitalistique de Bruno Ledoux et de son partenaire néerlandais Wouter Guis. Ce montage complexe, à travers une cascade de sociétés, a provoqué des vérifications de l’administration fiscale, ayant abouti à la notification d’un redressement de 40 millions d’euros, toujours contesté par les deux associés.

Conséquence de cette procédure, le siège du quotidien est depuis le 2 août 2010 sous le coup d’une hypothèque légale du Trésor, selon les documents officiels consultés par Mediapart. Ce type de garantie est prise par l’Etat envers les contribuables n’ayant pas payé leurs impôts ou leurs amendes.

Ni ses journalistes, ni ses lecteurs ne le savaient, mais l’immeuble de Libération est donc en sursis depuis trois ans et demi. Le projet de refonte du journal imaginé par Bruno Ledoux, révélé en fin de semaine dernière, qui a provoqué une grève vendredi 7 février et la démission de son directeur Nicolas Demorand ce jeudi, prévoit justement la transformation du bâtiment du 11, rue Béranger (3e arrondissement de Paris) en un « espace culturel » relooké par Philippe Starck et le déménagement de la rédaction dans d’autres bureaux.

[…]

http://www.mediapart.fr/journal/france/130214/limmeuble-de-liberation-au-coeur-de-montages-offshore


[L’Express –  Adrien Sénécat – 07/02/2014 ]

Les affaires du lanceur de chat à Marseille et de l’agression d’un jeune homme handicapé près de Grenoble ont mis à l’épreuve la police nationale française sur les réseaux sociaux. Entretien avec Jérôme Bonet, chef du service communication de l’institution. 

« Grâce à une réaction rapide de la Police Marseillaise, l’auteur présumé a été placé en garde à vue. » Ce message, posté sur le compte Twitter de la police nationale vendredi 31 janvier, marque peut-être un tournant dans l’histoire de l’institution. Pour la première fois, l’implication d’internautes qui avaient alerté les autorités a été publiquement saluée par celles-ci. Certes pour une affaire de lancer de chat à Marseille, mais quand même. D’autant que l’essai a été transformé deux jours plus tard sur le cas de l’agression d’un jeune homme handicapé près de Grenoble.

[#Violences sur un jeune homme vulnérable] Grâce à vos signalements, une enquête est en cours et des suspects sont interpellés.  — Police Nationale (@PNationale) 3 Février 2014

Comment la police française se met-elle à l’heure des réseaux sociaux, avec un certain retard sur d’autres pays –et notamment l’Espagne? Questions à Jérôme Bonet, chef du service d’information et de communication de l’institution, où quatre personnes travaillent exclusivement sur ce terrain.

Comment avez-vous réagi aux alertes lancées sur Twitter et ailleurs dans les affaires du lancer de Marseille et celle de l’agression d’un jeune handicapé près de Grenoble?

Notre premier réflexe, c’est de rediriger les signalements vers la plateforme Pharos qui est compétente sur ces dossiers. Les personnes qui animent nos comptes sur les réseaux sociaux sont avant tout des communicants, ils ne sont pas dans l’opérationnel. Mais nous avons pris conscience du fait que nous sommes identifiés par les internautes comme représentants de la police sur les réseaux. C’est pourquoi nous leur avons répondu et que nous avons rendu compte par la suite des développements de ces affaires sur Twitter et Facebook.  (suite…)


Bon, ils l’ont fait « soft » la statue, ils lui ont mis une couverture sur les genoux et remplacé le phallos de la vie renouvelée par un baton de moïse…

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Au nom de l’égalité des religions devant la Constitution américaine, l’Église de Satan (fondée par Anton LaVey) a obtenu d’ériger devant le Parlement de l’Oklahoma une statue de Satan de 2,1 mètres de haut, juste à côté d’une plaque portant les Dix commandements, installée en 2009 par la majorité républicaine de cet État. Dans la foulée, un groupe d’Hindous et l’Église du Monstre Spaghetti volant (Church of the Flying Spaghetti Monster) ont demandé à installer leur propre statue.

 


DOCUMENTS TÉLÉCHARGÉS SUR « EXTRANET » : INTERNAUTE CONDAMNÉ
[Arrêts Sur Images – David Medioni –  06/02/2014]

Condamné pour avoir trouvé des documents en accès libre sur Google.  C’est la décision que vient de prendre la Cour d’appel de Paris à l’encontre d’Olivier Laurelli, alias Bluetouf, co-fondateur de Reflets.info. Sa faute : être tombé au hasard du surf sur des documents de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en accès libre. En première instance, Laurelli a été relaxé. C’était sans compter sur le parquet qui a décidé de poursuivre « coûte que coûte » ce qu’il considére comme un piratage et sur la Cour d’appel qui considère que Laurelli est de « mauvaise foi ».

Chercher des documents sur Google peut s’avérer dangereux. Le blogueur, journaliste, hacktiviste Olivier Laurelli, alias Bluetouff, co-fondateur de Reflets.info, vient d’en faire les frais. Laurelli a été condamné, mercredi 5 février, par la Cour d’appel de Paris à payer 3 000 euros d’amende pour avoir téléchargé des documents de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). La Cour d’appel a ainsi considéré que mettre en accès libre des données jugées « confidentielles » par leur propriétaire (mais non sécurisées) relevait du piratage. En langage juridique, cela donne « accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données« , et « vol » de documents.

L’histoire démarre les 27 et 28 août 2012, lorsque Laurelli lors d’un long surf sur internet pour trouver des documents sur la Syrie, tombe sur des documents de travail de l’Anses. Il poursuit sa recherche dans ce sens, étonné de les trouver en accès libre. Il les télécharge et les conserve. Quelque mois plus tard, l’un de ses collègues utilise l’un des fichiers pour illustrer un article sur les nanos-argents. C’est alors que l’Anses se rend compte du problème et contacte la police. L’enquête tombe entre les mains de la DCRI qui remonte très vite à Laurelli puisque ce dernier ne s’était pas masqué, ne considérant pas cette recherche comme du piratage.

Il passe 30 heures en garde à vue et est finalement mis en examen. En première instance, le tribunal de Créteil considère qu’il n’y a pas lieu à le condamner. Motif: il n’est pas possible de sanctionner le fait d’accéder librement à des données non sécurisées. Le tribunal relaxe donc Bluetouff au motif que c’est l’Anses qui a, sur ce dossier, manqué de vigilance. En clair, si les données étaient archivées sur Google, elles n’étaient pas sécurisées et donc l’Anses ne pouvait pas se prévaloir d’un piratage. (@si vous en parlait ici).

RELAXÉ EN PREMIÈRE INSTANCE, LE PARQUET A POURSUIVI « COÛTE QUE COÛTE »

De fait, Bluetouff a trouvé ces données sur l’extranet de l’Anses. Un extranet n’est ni l’internet, ni l’intranet, c’est une extension du système d’information d’une entreprise ou d’une institution accessible pour des partenaires déterminés sur mots de passe et login. Exemple : lorsque l’on se connecte à son espace personnel de banque grâce à un login et un mot de passe, on est sur l’extranet de la banque. Problème: le jour du surf de Laurelli, l’extranet de l’Anses est disponible sur Google, sans sécurité.

D’ailleurs, l’Anses, elle-même avait choisi de ne pas se porter partie civile, penaude qu’elle était de cette faille de sécurité. C’est le parquet qui a décidé de « poursuivre coûte que coûte », ainsi que le note Numérama. Et nos confrères d’ajouter: « le parquet, dont le représentant a confirmé à l’audience qu’il n’a « pas compris la moitié des termes que j’ai entendus aujourd’hui », avait choisi de poursuivre coûte que coûte. Au nom de la mauvaise foi : « Vous saviez que cet extranet était normalement protégé. »

Ainsi, si l’on en croit les attendus de la Cour d’appel, Laurelli – fin connaisseur du net – aurait dû s’abstenir de télécharger des documents laissés en accès libre car il savait pertinemment que ceux-ci auraient dû être protégés. Raisonnement pour le moins étrange, mais qui dénote, comme le soulève Mediapart dans un papier détaillé, une réelle déconnexion de la justice avec les choses de l’internet.

Plus largement, cette décision interroge sur ses conséquences. Est-ce à dire que toute personne qui trouvera des documents -non sécurisés – en ligne devra présumer qu’ils auraient pu ou du être protégés et qu’il ne doit, pour le coup, pas les utiliser ? C’est ce que craint l’avocat de Laurelli, Maître Olivier Itéanu, cité par PCINpact« C’est un avertissement à tous ceux qui sont dans l’investigation, dans la recherche d’informations sur Internet. C’est quelque part un appel à l’auto-censure. Si on est poursuivi parce qu’on a trouvé une information et qu’on est condamné, je trouve que c’est grave », alerte ainsi Itéanu dans PCINpact.

http://www.arretsurimages.net/breves/2014-02-06/Documents-telecharges-sur-extranet-internaute-condamne-id16871