février 2014



Chez Jean-François Copé, le rapport au fric, c’est maladif… un vrai bébé Sarko en somme !

[LE MONDE | 27.02.2014 ]

Selon des documents que l‘hebdomadaire Le Point a pu consulter, Event & cie, une filiale événementielle de Bygmalion, société de communication appartenant à deux proches du dirigeant de l’UMP, a profité de la présidentielle de 2012 pour encaisser 8 millions d’euros.

Le magazine affirme que certaines prestations ont été facturées à l’UMP hors appels d’offres et que « lors des meetings, les frais de traiteur, de retransmission vidéo et d’éclairage atteignaient parfois le double des tarifs habituels ».

Dès la création de Bygmalion en 2008, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale puis secrétaire général du parti,« multiplie les commandes auprès de l’agence de com’ de ses amis Bastien Millot et Guy Alves, qui ont travaillé plus de dix ans à ses côtés, d’abord à la mairie de Meaux, puis à son cabinet chaque fois où il a été ministre », précise l’hebdomadaire.

Les journalistes du Point voient dans Bygmalion « une puissante machine de guerre conçue par deux proches de Copé pour le servir », une « boîte noire à l’actionnariat aussi opaque que ses comptes ».

Mais les révélations de l’hebdomadaire ne s’arrêtent pas là : la société Bygmalion serait directement liée à une SARL sise au Luxembourg, derrière laquelle se dissimulerait le holding familial d’Emmanuel Limido, un gestionnaire de fonds lié au Qatar. Coïncidence : en 2006 et 2007, Jean-François Copé, alors ministre du budget, avait donné son feu vert pour la vente au Qatar de deux joyaux immobiliers de l’Etat. « Dans ces deux transactions, l’intermédiaire n’était autre que le fonds d’investissement dirigé par Emmanuel Limido », rapporte Le Point.

Les proches de Jean-François Copé annoncent son intention de porter plainte pour diffamation.  Interrogé par i-Télé jeudi matin alors qu’il quittait Nantes où il avait tenu un meeting, M. Copé a lancé : « C’est absolument immonde. » « C’est un coup monté totalement, de manière absolument ignoble. Il n’y a qu’une manière d’y répondre, c’est par la voie des tribunaux », a t-il dit.
« C’est extrêmement grave, c’est un tissu de mensonges », a dit encore le député-maire de Meaux. Il met en cause le directeur de l’hebdomadaire Frantz-Olivier Giesbert « qui depuis des mois et des mois nous attaque, Nicolas Sarkozy comme moi-même, pour nous détruire ».

« Du grand n’importe quoi. (…) C’est totalement faux ! » Invité d’i-Télé mercredi soir, Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, a affirmé que les informations du Point sont fausses. Il évoque « un mensonge complet, un mensonge éhonté ».

http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/02/27/soupconne-de-surfacturation-cope-va-porter-plainte-pour-diffamation_4374082_823448.html

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[Gregor Seither – IES News Service – 24/02/2014]

Les analystes de sécurité ont déterminé que la vulnérabilité est causée par une ligne de code « goto fail » égarée dans le code source du système d’exploitation. Le développeur Jeffrey Grossman a confirmé que la vulnérabilité a débuté dans iOS 6.0, mais n’existait pas dans iOS 5.1.1, ce qui lui donne une période de vulnérabilité totale de près de 18 mois.
John Gruber de Daring Fireball fait le lien entre la date de sortie de iOS 6.0, le 24 Septembre 2012, et la révélation d’une présentation PowerPoint confidentielle sur le programme PRISM de la NSA, dans laquelle il est dit que Apple a été ajouté au programme PRISM en Octobre 2012. Bien que Gruber s’empresse d’affirmer que la proximité entre ces deux dates est probablement une coïncidence, ce ne serait pas la première fois que la NSA ait mis en place des mesures de cyber-guerre pour invalider l’efficacité des méthodes de sécurité en ligne.

http://daringfireball.net/2014/02/apple_prism


A l’entrée de son cabinet, il était écrit « Trust me, I’m a doctor » – le patriarcat phallocrate dans sa plus parfaite expression !!!  Mois je sais, toi tu ne sais pas, alors laisse moi faire, je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi... on croirait entendre la Commission Européenne 🙂

[Le Monde – Blog de Pascale Robert-Diard – 20/02/2014]

Affaire Hazout, le procès de tous les stéréotypes

La cour d’assises de Paris a reconnu l’ex-gynécologue André Hazout coupable de viols et agressions sexuelles sur cinq de ses ex-patientes et l’a condamné, jeudi 20 février, à une peine de huit années d’emprisonnement. La peine prononcée est inférieure aux réquisitions de l’avocate générale, qui avait demandé 12 ans de réclusion criminelle. L’ex-praticien – il a été radié de l’ordre des médecins – qui comparaissait libre, a été aussitôt arrêté à l’audience.

Dans la matinée, Mes Caroline Toby et Francis Szpiner, qui assuraient la défense d’André Hazout, avaient plaidé coupable pour les agressions sexuelles mais avaient demandé à la cour de ne pas retenir les accusations de viols et d’écarter la double circonstance aggravante de l’abus d’autorité de la part du médecin et de l’état de vulnérabilité des patientes. Les deux défenseurs avaient notamment mis en avant les déclarations ambivalentes de certaines des plaignantes, en soulignant que « la frontière entre l’admiration et la séduction est fragile ». Ils ont annoncé que leur client ferait appel de sa condamnation.

Pendant ces trois semaines d’audience, la cour, les jurés, les acteurs et les observateurs de ce procès auront vécu la confrontation des stéréotypes masculin et féminin dans ce qu’ils ont de plus profond, de plus primaire. D’un côté, l’homme, le médecin, le « sachant », le Pygmalion, le « magicien », le « bon Dieu », seul capable d’aider ses patientes à procréer. De l’autre, des femmes qui  se sentaient diminuées, amoindries dans leur féminité, coupables même, parce qu’elles ne parvenaient pas à être mères. Une dépréciation à leurs propres yeux – « je me sentais moche, stérile, avec un corps douloureux », a dit l’une – et à ceux de leurs proches – « tout le monde, mon mari, mes parents, attendaient de moi que je fasse un enfant », a confié une autre.

Un autre stéréotype est apparu sous le miroir déformant de la cour d’assises. Les femmes confrontées à des problèmes d’infertilité sont apparues bien seules face au long et douloureux parcours qu’elles ont dû emprunter. Les maris, les compagnons étaient trop « occupés » pour les accompagner chez le gynécologue et peu de couples y ont d’ailleurs résisté. A entendre les témoignages des plaignantes, on était loin des recommandations du professeur René Frydman qui, lors de sa déposition à l’audience, insistait sur le fait que ces grossesses difficiles doivent être considérées comme « une affaire de couple pour le couple et une affaire de couple pour le médecin ».

Stéréotype masculin encore, le comportement de l’ex-docteur Hazout, que l’âge avançant semble avoir rendu chaque année plus égrillard, plus grossier, plus obsédé de la satisfaction de ses seuls désirs et convaincu jusqu’à l’aveuglement de son charme.

Si dès les premiers jours d’audience ce procès est apparu dérangeant, c’est aussi parce qu’il a placé les plaignantes dans un autre rôle stéréotypé : celui de personnes vulnérables, comme peuvent l’être les personnes âgées, les handicapés ou les enfants, perdant tout libre-arbitre sous la double soumission à leur médecin-magicien et à leur désir d’enfant. Une réalité qui, pour les autres femmes – la réaction de plusieurs patientes favorables à leur ex-gynécologue en a témoigné – n’est pas forcément facile à admettre.

Comme on aurait aimé être souris dans ce délibéré de quatre heures où des hommes et des femmes, magistrats professionnels et jurés, ont dû se sentir loin, très loin, des polémiques sur les ABCD de l’égalité et la théorie du genre qui grondaient hors les murs de la cour d’assises !

http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2014/02/20/affaire-hazout-le-proces-de-tous-les-stereotypes/


[i7sur7.be – 18/01/2014]

Il est noir, ressemble à un smartphone quelconque, mais le Blackphone a un truc en plus: ses concepteurs promettent à son propriétaire des communications sécurisées, à l’abri des « grandes oreilles » gouvernementales ou des pirates informatiques.

En plein débat sur l’étendue de la surveillance des services de renseignement américains, le lancement du Blackphone, conçu par la firme américaine Silent Circle et l’espagnol Geeksphone, ne saurait bénéficier de meilleure publicité. Mais le patron de Silent Circle Mike Janke se défend d’avoir voulu jouer le coup de pub. Il explique à l’AFP que sa société travaillait sur l’appareil bien avant que l’ex-consultant de l’agence de renseignement NSA Edward Snowden ne commence à divulguer des documents secrets sur l’espionnage américain.

« Nous avons fait cela parce que le problème des communications sécurisées n’était pas réglé », raconte cet ancien Navy Seal qui s’est allié à des frères d’armes et des experts en cryptographie de la Silicon Valley pour créer Silent Circle. « Nous offrons aux utilisateurs la possibilité de communiquer de manière encryptée par le biais de vidéos, de textes ou d’appels vocaux sur des réseaux compatibles IP », souligne M. Janke. Sa société n’en est pas à son coup d’essai. Par le passé elle a collaboré avec des multinationales ou même avec le gouvernement tibétain en exil.

C’est d’ailleurs ce savoir-faire qui a poussé « pratiquement tous les grands fabricants de smartphones à se tourner vers nous » pour travailler à un appareil sécurisé. Finalement, le choix de Silent Circle s’est porté sur la petite société espagnole Geeksphone qui a tout récemment lancé un smartphone qui tourne sur Firefox. Silent Circle, raconte Mike Janke, a doté son Blackphone de PrivatOS, une version modifié d’Android, le système développé par Google.

« Google ne sait pas qui vous êtes »
L’appareil doit être dévoilé le 24 février au Mobile World Congress, la grand-messe de la téléphonie mobile à Barcelone. Son prix est encore tabou, mais M. Janke assure que le Blackphone sera vendu déverrouillé pour un prix inférieur à l’iPhone 5s ou au Galaxy S4 de Samsung. Bien évidemment, l’appareil offre toute la gamme de services d’un smartphone, à une différence près: « Vous pouvez toujours aller sur Google et surfer sur internet, mais Google ne sait pas qui vous êtes », insiste M. Janke.

Le centre de stockage de données, dont la capacité est « minimale », est situé en Suisse, explique l’entrepreneur. « Tout ce que nous savons sur vous c’est le nom que vous nous donnez et un numéro de téléphone à 10 chiffres », indique-t-il. Ainsi, même si un mandat était délivré en Suisse, la société ne serait en mesure de ne transmettre qu’un nom, celui du propriétaire du téléphone. Mike Janke table sur « plusieurs millions » d’exemplaires vendus dans l’année suivant le lancement du Blackphone.

L’intérêt est mondial, « parce que la NSA n’est pas seule, 72 pays ont des moyens similaires à la NSA. Ils nous espionnent et s’espionnent entre eux. Que vous viviez au Kenya, en Allemagne ou en Argentine, les menaces sont partout les mêmes », assure-t-il. « Nous sommes sûrs que l’encryptage fonctionne », insiste-t-il. Selon lui, les agences de renseignement ne se fatiguent pas à tenter de forcer les communications encryptées –une technique qui prend trop de temps– et préfèrent insérer des virus informatiques dans des courriels, capables ensuite d’intercepter des messages.

« Le téléphone 100% sécurisé n’existe pas », nuance du coup M. Janke. « Rien ne peut vous protéger contre vos propres agissements. Mais ce téléphone en fait énormément pour protéger votre vie privée ».

http://www.7sur7.be/7s7/fr/4133/Multimedia/article/detail/1776718/2014/01/18/Le-Blackphone-le-cauchemar-des-espions.dhtml


Vous vous souvenez de Stella Liebeck, la dame qui avait porté plainte contre McDonalds parce qu’elle s’était brulée en se renversant du café sur les cuisses et qui avait gagné « des millions » en dédommagement ? Son nom est devenu un exemple de plaintes « n’importe quoi » contre des groupes industriels, dans l’optique de se faire des sous… (il existe même des Stella Awards qui récompensent la plainte la plus absurde) …

… et bien, il s’avère que son histoire n’est pas si simple que cela. Il est toujours bon de regarder les deux côtés d’une histoire. A 5:00 on vous montre des photos de ses cuisses brûlées, et on se dit que la plainte n’était pas si « absurde » que cela.


[Le Monde – Big Browser – 17/02/2014]

Que les Néo-Zélandais se rassurent : leur premier ministre n’est pas un reptile venu de l’espace. Mais John Key, qui est à la tête du gouvernement, a tout de même dû le prouver, rapporte le site 3 News.

Il répondait en fait à la requête d’un de ses concitoyens, Shane Warbrooke, présenté comme un « chasseur d’aliens » sur une photo de son profil Facebook, qui a eu recours à une loi sur le droit à la transparence de l’information publique, afin de vérifier que son pays n’était pas dirigé par l’un des reptiles extraterrestres que l’écrivain conspirationniste britannique David Icke soupçonne d’avoir pris une apparence humaine pour réduire l’humanité en esclavage.

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Une question extravagante à laquelle le gouvernement ne pouvait pas répondre en tant que telle, comme l’a expliqué la réponse de la chef de cabinet du premier ministre. « Il n’existe aucun document officiel pour répondre à votre question », indique le courrier.

Mais, un peu comme l’avait fait la Maison Blanche en réponse à la pétition demandant la construction de l’Etoile de la mort de Star Wars, John Key a tenu à répondre personnellement et avec une pointe d’humour à la question.

« J’ai fait une chose étrange : consulter non seulement un médecin mais également un vétérinaire. Tous les deux ont confirmé que je n’étais pas un reptile », a-t-il affirmé, sourire aux lèvres devant des journalistes.

« Je ne suis jamais monté dans un vaisseau spatial, je ne suis jamais allé dans l’espace et ma langue n’est pas plus grande que la normale », a-t-il ajouté.

Le site Stuff précise, lui, que Shane Warbrooke n’est pas un « fou conspirationniste »et qu’il avait émis cette demande « pour rire, sans vraiment attendre de réponse » : tout en ajoutant : « La vérité, c’est que je ne suis pas d’accord avec la politique que mène Key. » Il ne fait pas bon s’aliéner les chasseurs d’aliens…

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/02/17/les-yeux-dans-les-yeux-un-premier-ministre-jure-quil-nest-pas-un-reptile


2:50 de philosophie salutaire…

[Minute Papillon – Janvier 2014]

C’est la suite du Minute Papillon sur Dieudonné – toujours aussi excellent !

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