janvier 2011



[Les Mots ont un sens – 07/01/2011]

Le 28 décembre 2010, deux chercheurs allemands bien inspirés ont démontré que quatre téléphones mobiles ordinaires couplés à un ordinateur portable et quelques logiciels open source suffisaient pour sniffer le réseau GSM… Intercepter les communications et pirater les téléphones mobiles pourrait bien rapidement devenir un jeu d’enfants…

Que la sécurité du réseau GSM soit aussi efficace qu’une passoire, on le savait. Mais jusqu’à présent, jouer les James Bond 2.0 nécessitait du matériel pointu, et onéreux. Dépenser de 30 à 40 000 euros pour se payer le luxe d’écouter sa voisine… c’est un peu cher (enfin, tout dépend de la voisine). Mais le 28 décembre dernier, les choses ont radicalement changé : lors du 27ème congrès du Chaos Computer Club (CCC), le rendez-vous annuel des hackers du monde entier, deux chercheurs allemands ont démontré en quelques minutes qu’un matériel rudimentaire à moins de 50€ (ordinateur portable non compris) pouvait suffire…

Première étape. Karsten Nohl et Sylvain Munaut ont découvert comment, en quelques clicks, localiser n’importe quel téléphone mobile à l’échelle d’une ville ou d’un pâté de maison, selon la densité des antennes relais de la zone. Une précision suffisante pour qu’une barbouze en herbe puisse se rendre sur place. Deuxième étape : par l’envoi d’un SMS silencieux, la clé de cryptage du téléphone est crackée en une vingtaine de secondes. Il ne reste plus alors qu’à « sniffer » le réseau et intercepter les communications téléphoniques et SMS échangés par ce téléphone. De la belle ouvrage…

Les chercheurs soulignent qu’une des clés de cryptage utilisées pour la communication entre le téléphone et l’opérateur est bien protégée, « parce qu’elle protège leurs intérêts monétaires« . L’autre clé l’est bien moins, « car elle protège seulement votre vie privée« . Ils ont aussi précisé que les vulnérabilités mises à jour pourraient rapidement être supprimées par les opérateurs… Mais est-ce que ça les intéresse vraiment ?

http://www.lesmotsontunsens.com/gsm-un-systeme-d-ecoute-illegal-a-moins-de-50-8845

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Aux Etats-Unis, ce genre de lynchage par réseau sociaux interposés est fréquent. A Topeka, l’an dernier, une rumeur similaire, il y a deux ans, avait provoqué l’incendie de la maison du « coupable »… qui était totalement innocent. Dans l’Oregon en 2003, une autre affaire censée dénoncer un trafficant de drogue, avait provoqué le meurtre d’un passant par une foule excitée, qui avait frappé à mort « ce type à l’air louche qui passait devant la maison du suspect »… (Tim Carr)

[Gilles Lamy – Liberté Dimanche – 30/01/2011]

Des milliers de personnes se sont mobilisées sur Facebook pour dénoncer un Rouennais qu’elles soupçonnent de pédophilie. Récit d’une dérive

Un lynchage version 2.0… Il y a une quinzaine de jours, plus de 5 000 personnes ont rejoint des groupes d’internautes sur Facebook pour dénoncer un homme qu’ils soupçonnent d’être pédophile. Sur le réseau social, un Rouennais aurait mis en ligne un profil sur lequel il comptait, selon les internautes, plus de 1 300 amis « dont plus de 95 % sont de jeunes garçons ».

Sur Facebook, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Plusieurs pages d’alerte sont créées. Certaines livrent le nom, la photo, l’adresse et le téléphone du Rouennais ! En quelques heures, il se retrouve accusé sur la toile par des milliers de personnes, qui n’ont pas le moindre début de preuve de ce qu’ils avancent. « Faut envoyer des gens de cette sorte dans des camps hultra disciplinaire  et les torturer jusque mort d’en suive ! »(sic), trouve-t-on par exemple dans les commentaires des internautes…

« J’ai suivi le mouvement, témoigne une femme qui a elle-même alerté d’autres internautes. Est-elle sûre que l’homme incriminé est bien pédophile ? « J’ai personnellement passé plus de 13 heures à fouiller son profil. J’ai trouvé plus de 1 200 contacts dont 95 % d’enfants de 10-12 ans, et que des garçons »… Pourquoi ne pas avoir prévenu la police ou la gendarmerie ? « J’habite en Suisse », se justifie-t-elle, (comme quoi les réseaux sociaux peuvent mobiliser très vite et très loin) avant de préciser qu’elle ne s’est pas arrêtée là. « J’ai retrouvé son demi-frère. Il m’a confirmé que l’homme avait déjà connu des problèmes ».

« On n’est pas là pour se substituer à la police », reconnaît-elle cependant. S’il n’a rien fait, sa vie est gâchée. En deux minutes, vous pouvez démolir quelqu’un sur Facebook ».

Non seulement l’homme est harcelé par les justiciers du réseau, mais des personnes qui figurent sur son profil sont elles-mêmes menacées : « Si vous ne donnez pas suite, vous vous rendez complice. La justice ne vous fera pas de cadeau »…

La police rouennaise, directement prévenue par des internautes ou alertée par le « bruit » que faisait l’affaire sur la toile, a ouvert une enquête qui est actuellement en cours d’instruction. Si la page incriminée a été fermée, l’homme – poursuivi en 2005 pour des violences volontaires – n’a toujours pas été entendu. « Mais il s’agit d’un déficient intellectuel dont l’âge mental est celui d’un enfant de 8-12 ans », indique-t-on à l’hôtel de police.
Contactée par nos soins, une personne de son entourage invite à redoubler de prudence. « Il a pu être victime de manipulation. Sur internet, vous pouvez tout faire et il suffit de quelques clics pour vous associer à des photos compromettantes. Et à partir de là, les gens ils peuvent dire n’importe quoi ! » Et faire très mal en étant persuadés de faire du bien.

« Si on a trouvé sur internet, c’est vrai… »

Si la volonté consciente des personnes, qui pensent bien faire, ne peut être mise en cause, le psychanalyste Yann Leroux, animateur du blog « Psy et Geek », identifie une raison profonde à la « vindicte populaire » dans « le plaisir immédiat » et inconscient de celui qui dénonce. La volonté de punir s’exprime à la fois par des menaces corporelles et souvent par le désir d’élimination pure et simple de la personne visée. Jean-Marc Manach, auteur de « la vie privée, un problème de vieux con ? » et rédacteur du blog « Bug Brother », met aussi en cause « l’effet de groupe », qui accentue l’idée selon laquelle « si on l’a trouvé sur internet, c’est vrai ». De plus, l’utilisateur « essaie d’être reconnu par les autres utilisateurs des réseaux sociaux », quitte à flirter avec un certain « populisme ».

D’après Yann Leroux, le réseau devient alors le vecteur d’un « processus empathique qui se diffuse » en quelques clics et très rapidement. La spécificité de Facebook tient à la facilité apportée, car si chaque personne possède en moyenne environ 150 « amis », le nombre se démultiplie dès lors que d’autres sont informés, et informent à leur tour leurs 150 autres contacts. Pour les experts, il y a un siècle, le coupable désigné « aurait été lapidé » parce que la foule « ne se pose pas de questions ».

Donner l’alerte
Les internautes qui se retrouvent en contact avec des personnes mal intentionnées ou confrontés à des contenus illicites peuvent donner l’alerte par le biais d’un portail officiel : www.internet-signalement.gouv.fr Les signalements sont traités par des policiers et gendarmes affectés à des services spécialisés. Il est aussi possible de s’adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie. Il faut savoir que la dénonciation mensongère, lorsqu’elle est adressée à un officier de justice ou de police, aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Ne pas diffamer
L’homme soupçonné de pédophilie pourrait porter plainte pour diffamation contre chacun des internautes dont il connaît le nom, ces derniers risquant une amende pouvant s’élever à 12 000 €.

http://www.paris-normandie.fr/article/societe/les-inquietants-justiciers-de-la-toile


De la haine du Juif  propagée par le communiste Doriot à la haine du Musulman propagée par le communiste Cassen… 80 ans plus tard, ni le vocabulaire, ni la violence, ni la peur n’ont changé…

On savait déjà que le PCF avait été un bastion raciste – il est regrettable de constater que la Ligue Communiste Révolutionnaire et le PT ne sont pas en reste… et que des militants progressistes arrivent à se faire enfumer par la propagande néo-con et sioniste jusqu’à devenir des thuriféraires anti-arabes, au nom de la « défense de l’Occident ».

Derrière la « défense des droits de l’homme » se cache, la défense de l’interventionisme civilisateur de l’occident, la supériorité de la culture de l’homme blanc européen sur celles des barbares basanés… rien de bien nouveau: aux US, tous les néo-cons amis de George Bush et Dick Cheney sont des anciens trotskos…

[Emmanuel Ratier ) Faits & Documents n°301 – Septembre 2010]

Plusieurs abonnés nous ont interrogé sur l’orientation de Riposte laïque, association créée en 2007 et coorganisatrice des « apéros-saucisson », auxquels assistent de nombreux militants nationalistes. Son principal animateur, Pierre Cassen, 57 ans, a milité au Parti comuniste puis, à partir de 1979, à la Ligue communiste révolutionnaire. Il a également été délégué syndical du Livre CGT et a multiplié les actions anti-Front national. Tout en demeurant à gauche, il rompt vers 2004 sur la question de l’islamisation, rejoignant l’Union des familles laïques (très proche du Grand Orient de France) et le journal Respublica.

A ses côtés, les principales personnalités sont Anne Zelensky, présidente de la Ligue du droit des femmes et féministe de tous les combats depuis 40 ans (elle était considérée comme l’alter ego de Simone de Beauvoir) et Christine Tasin, féministe, ancienne du Parti socialiste, du parti chevènementiste (MRC) puis de Debout la République. On trouve aussi Alain Rubin, ancien cadre du Parti des travailleurs (trotskystes lambertistes), Brigitte Bré Bayle, ancien responsable des Verts (candidate aux élections législatives), Robert Albarèdes, ancien maire communiste, Gabrielle Desarbres, ancienne militante de la LCR et de SOS Racisme, Roger Heurtebise, ancien cadre du Parti socialiste, etc.

http://faitsetdocuments.com/


Historiquement, cela n’a rien de nouveau… le FN comme une sorte de LCR raciste ?

[Emmanuel Ratier –  Faits & Documents n°309 – Janvier 2011]

Comme nous l’avions déjà signalé, aussi bien la thématique que le discours de Marine Le Pen sont très différents de ceux de son père (beaucoup plus tribunicien et peu tourné vers le terrain), ce qui va rapidement entraîner une nette évolution de la tactique du parti.

Pour résumer, de manière globale, le Front national devrait passer d’un discours nationaliste classique à un discours populiste et social, prenant beaucoup plus en compte ce que la gauche appelle le « mouvement social ». Cela apparaît de manière très visible dans le premier discours de la présidente du Front national. Elle n’a pas utilisé une seule fois le mot « immigré » et le mot « immigration » n’y figure que trois fois (exclusivement de manière annexe ou indirecte). L’immigration n’est plus critiquée dans sa globalité mais exclusivement l’immigration musulmane. En revanche, les nouveaux fondamentaux sont la lutte contre l’« islamisation », le « communautarisme » et la « mondialisation » (très différente du « mondialisme »).

Est mis en valeur un nouveau triptyque : la République (le FN devient le « défenseur de la République »), la démocratie (« la démocratie est la meilleure forme de gouvernement ») et la laïcité (« Nous ferons inscrire dans la Constitution que la République ne reconnaît aucune communauté »). Avec l’occultation de nombreux mots fétiches, plus « passéistes », de Jean-Marie Le Pen, comme « culture », « civilisation », « histoire », « traditions », « chrétien ».

Surtout, le mot « État » a été prononcé 46 fois. Un « État, colonne vertébrale de la France que nous aimons » et défenseur de la « laïcité » (nouvelle version républicaine et policée de la lutte contre l’islamisation) : « Quand il faut réguler, protéger, innover, c’est vers l’État que l’on se tourne naturellement, parce que c’est l’État qui a la taille suffisante pour agir, la légitimité démocratique indispensable, et qu’il est inscrit dans notre ADN national. » Il y a donc, selon Marine Le Pen, besoin d’un « État fort » face à « l’argent roi », avec même la possible « réappropriation du contrôle par l’État (NDA : une quasi-nationalisation) de certains secteurs stratégiques, comme les banques, insensibles aux injonctions éthiques ». Bref, il faut « en finir avec le règne de l’argent roi. L’État est devenu l’instrument du renoncement. »

Donc, une thématique nullement antiétatique (comme le fut le poujadisme, épopée anti-fonctionnaires, antiétatique et antifiscale qui permit à Jean-Marie Le Pen de décrocher son premier siège de député), susceptible de séduire tant les exclus, que les classes moyennes et même les fonctionnaires.

En revanche, les élites, les banques, la finance, l’euro et les dirigeants politiques discrédités sont désormais directement opposés à un État puissant, impartial et protecteur (en particulier des plus humbles). Comme Marine Le Pen l’a répétée, citant à nouveau Jean Jaurès (même s’il s’agit d’une citation inexacte), « la patrie est le seul bien des pauvres. »

À la différence (essentielle) des autres partis populistes européens (Suisse, Belgique, Hollande, Suède, Italie, etc.), tous ultralibéraux, le FN, selon les premières déclarations de sa nouvelle présidente, apparaît vouloir se positionner clairement comme antilibéral économiquement et socialement (alors que Jean-Marie Le Pen se déclarait volontiers « économiquement de droite et socialement de gauche ») : rôle accru de l’État, condamnation du diktat du marché, soutien aux classes moyennes et populaires, défense des personnes aux revenus modestes, maintien des 35 heures, réhabilitation des fonctionnaires (« les Français ne savent pas ce que nous proposons par exemple pour la Fonction publique »), éventuelle nationalisation des banques et condamnation des « banksters », protectionnisme aux frontières pour rembourser la dette de la France d’ici 2025 sans augmentation des impôts, sortie de l’euro, suppression de la loi Pompidou-Giscard de 1973 qui interdit au Trésor public d’emprunter directement à la banque de France, etc.

Autant d’éléments nouveaux, dont seule une partie a été clairement perçue par les opposants les plus en pointe à la ligne de Marine Le Pen (qui, comme Rivarol, dénoncent l’abandon des fondamentaux nationalistes, l’antisionisme et la marginalisation des « groupuscules anachroniques et caricaturaux »), mais qui affolent surtout le reste du monde politique.

Aussi bien la gauche (qui risque de se présenter très divisée, avec de multiples candidats à l’élection présidentielle) que la majorité UMP ne s’y retrouvent plus et craignent de ne plus retrouver non plus leurs électeurs.

De là, la volonté officielle de maintenir, au déni de la réalité de ce changement, un cordon sanitaire autour du FN, en répétant que « rien n’a changé ». C’est là le sens de la déclaration de Xavier Bertrand le 18 janvier (« C’est toujours la même extrême droite […] Il n’y a pas de changement entre Jean-Marie Le Pen et Marine le Pen ») ou celle de Nadine Morano qui a parlé de « non-événement » pour un « changement de prénom ».

Cette tactique paraît avoir déjà réussi aussi bien à droite qu’à gauche, à la lecture des sondages. Selon ceux de 20 Minutes (3 au 4 janvier) et de la Sofres (7 au 12 janvier), 22 % des Français se disent d’accord avec les idées du FN (+4 points par rapport à 2010). 59 % des Français estiment que l’UMP doit débattre avec le FN pour « trouver des points de convergence » et plus de 40 % des sympathisants UMP estiment que ce parti devra envisager des alliances avec le FN. 35 % (soit 16 points de plus qu’en 2010) des électeurs UMP pensent que l’UMP devrait passer des alliances électorales avec le FN « selon les circonstances ».

Dans le même temps, on assiste à une rapide « droitisation sociétale » : 63 % des sondés (contre 60 % en 2010) estiment que « la justice n’est pas assez sévère avec les petits délinquants », 50 % estiment qu’« il y a trop d’immigrés en France » (contre 44 % en 2010), 49 % (contre 43 % en 2010) qu’« on accorde trop de droits à l’islam et aux musulmans en France » (ce chiffre monte à 72 % chez les sympathisants de droite).

Avec cette tactique susceptible de séduire un nouvel électorat, Marine Le Pen réussit également une percée, dans les sondages, en direction de l’extrême gauche (ce qui n’avait jamais été le cas de son père), ce qui inquiète aussi bien le Parti de gauche que le NPA : 17 % des sympathisants d’extrême gauche se disent prêts à voter pour elle en 2012 et 32 % souhaitent une alliance électorale FN-UMP.

Le sondage du Nouvel observateur (13 janvier) indique que 40 % des Français pensent que Marine Le Pen peut figurer au second tour de la présidentielle de 2012. L’Express (19 janvier) la place en 3e position à 17 %, un score jamais atteint par son père, alors que la campagne présidentielle n’a même pas débuté.Elle arrive déjà en tête dans les classes moyennes (25 %), en seconde position chez les jeunes actifs (22 %) et chez les ouvriers (28 %). Mais 52 % ne la trouvent « pas crédible » et 76,5 % estiment qu’elle ne sera jamais présidente de la République.

Encore faudrait-t-il qu’elle obtienne, d’ici un an, les 500 signatures indispensables, alors que le FN compte actuellement sans doute moins de 100 conseillers régionaux encartés.

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[Emmanuel Ratier –  Faits & Documents n°309 – Janvier 2011]

Arrivées inattendues au bureau politique, sur choix de Marine le Pen, de deux personnalités inconnues non élues au comité central mais appartenant à son groupe de réflexion. D’abord, Laurent Ozon, 43 ans, chef d’entreprise spécialisé dans la sécurité informatique, la biométrie et la vidéosurveillance. Fondateur du club Maison commune, un mouvement localiste, protectionniste et écologique (cf entretien à L’Unité normande, janvier 2011), ce proche de la Nouvelle Droite, du Mouvement écologiste indépendant d’Antoine Waechter et des Identitaires est l’un des rares intellectuels de droite à avoir réfléchi sur l’écologie et à avoir défendu des positions de droite au sein des Verts et d’Europe Écologie (il a participé à plusieurs réunions constitutives de ce nouveau parti de mars 2009 à février 2010).

Défenseur d’une écologie « profonde » (mouvement de la « deep ecology » très présent dans le monde anglo-saxon, parfois qualifiée d’« écologie fondamentaliste »), Laurent Ozona a fondé et dirigé, de 1994 à 2000, la passionnante revue Le Recours aux forêts, très proche des thèses de feu Edward Goldsmith, frère du milliardaire Jimmy Goldsmith, fondateur de la revue The Ecologist et père de l’écologie outre-Manche.

En 1999, Ozon avait animé le collectif Non à la guerre, principale organisation d’opposition aux bombardements de l’OTAN contre la Yougoslavie. Sa nomination annonce un programme présidentiel beaucoup plus écologique que précédemment, avec une vraie réflexion, susceptible d’attirer une partie de la frange écologiste.

Seconde personnalité, tout aussi méconnue, le géopoliticien David Mascret (qui signait jusqu’alors Mascré). Docteur en mathématiques, en philosophie et en histoire des sciences, titulaire d’un troisième cycle en analyse des menaces criminelles contemporaines, il est chargé de cours en mathématiques à l’université Paris V et professeur de géopolitique à l’École des Hautes études internationales et à HEC, collaborant à diverses revues de géopolitique ou de criminologie d’inspiration néoconservatrice. Il a notamment publié un plaidoyer pro domo sur Ilan Halimi, Des barbares dans la cité (Éditions de l’infini). Une des raisons qui lui valent d’entretenir d’excellentes relations avec la communauté juive. Il a été invité à plusieurs salons du livre du B’naï B’rith (notamment en 2009 et 2010). Il a également signé avec Jean- Michel Vernochet les trois tomes de Crise, krach, collapsus (Éditions de l’infini).

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[BBC – The Joy of Stats – 2009]

Les choses vont de mieux en mieux… c’est du moins ce que conclut le Dr Hans Rosling quand il regarde les statistiques… et si mon prof d’économie avait eu la même méthode géniale pour présenter les stats, je me serais moins fait chier en cours — et je serais peut-être devenu statisticien

Et si vous en voulez encore… Hans Rosling donne des conférences régulières sur TED : http://www.ted.com/talks/lang/eng/hans_rosling_shows_the_best_stats_you_ve_ever_seen.html


Défendez la Liberté. Rejoignez Anonymous

Pour les tyrans, les asservis ne sont rien

Évènements

Depuis son établissement, Internet a été, pour les citoyens du monde entier, un nouveau médium de communication aidant à la liberté d’expression, à la liberté de la presse et à la liberté de rassemblement. Ces droits ne sont pas uniquement les bénéfices retirés d’une société libre mais le moyen même de préserver cette liberté. La multiplication récente de l’interférence gouvernementale envers ces libertés coincide avec l’échec des associations médiatiques de remplir leur devoir de contrôle des abus de Pouvoir. La censure et la paresse journalistique ont laissés les citoyens dans l’obscurantisme moderne et dans l’incapacité de garder leurs gouvernants à l’oeil.

Wikileaks s’est chargé de combler le vide laissé par les médias traditionnels fournissant aux citoyens les informations nécessaire à rendre les gouvernements redevables de leurs actes. Il n’a cependant pas bénéficié des protections légales généralement accordées aux agents de presse mais a été dénigré et victime d’attaques au niveau de ses sources de financement par les dirigeants et des entreprises privées. Ces attaques dénotent un inquiétant manquement aux libertés fondamentales d’échange d’information et de partage d’idées. Les citoyens d’une société libre ne doivent rester de marbre devant la censure de l’information causée par l’ambarras des personnes au Pouvoir. Il est de notre responsabilité d’être défenseurs de ces libertés vitales. Il est temps d’agir.

Nous sommes Anonymous, un mouvement sans leader, travaillant sans cesse à l’opposition envers la censure sur Internet ou au travers le monde, en partant des abus du DMCA jusqu’aux filtres gouvernementaux. Nous offrons également un support aux groupes dissidents en Iran, au Zimbabwe et en Tunisie. Nous avons également mené le très médiatique combat d’informations contre l’Église de Scientologie. Nous sommes maintenant prêts à mener le combat au niveau mondial. Rejoignez-nous le 15 janvier pour la première de toute une série de manifestations en support de Wikileaks et de la liberté d’expression. Agissez avec nous pour la défence de vos libertés.

Nous sommes Anonymous, et vous aussi

http://www.whyweprotest.net/fr/

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