février 2012



Soit Meyssan a fumé la moquette de l’Hotel Intercontinental de Damas, soit la presse française est super bien prise en main. Ni l’un ni l’autre ne m’étonnerait… [Dov ]

[Voltaire – 22/02/2012]

Lors de la prise du bastion insurgé dans le quartier de Bab Amr, à Homs, l’armée syrienne a fait plus de 1 500 prisonniers, dont une majorité d’étrangers. Parmi ceux-ci, une douzaine de Français ont requis le statut de prisonnier de guerre en déclinant leur identité, leur grade et leur unité d’affectation. L’un d’entre eux est colonel du service de transmission de la DGSE.

En armant la Légion wahhabite et en lui fournissant des renseignements satellitaires, la France a conduit une guerre secrète contre l’armée syrienne, qui a fait plus de 3 000 morts dans les rangs, et plus de 1 500 morts parmi les civils, en dix mois de combats.

Ces informations ont été partiellement dévoilées par Thierry Meyssan lors d’une intervention sur la première chaîne de télévision russe, le lundi 13 février 2012 ; puis dans un article publié le mardi 14 par Komsomolskaïa Pravda ; enfin dans une vidéo de Voltaire Network TV.

La France a sollicité l’aide de la Fédération de Russie pour négocier avec la Syrie la libération des prisonniers de guerre.

http://www.voltairenet.org/La-guerre-secrete-de-la-France


[Jacques Cheminat – Le Monde Informatique – 17/02/2012]

Selon le Wall Street Journal, Google et des sociétés de publicité ont installé un cookie dans le navigateur Safari utilisé par les iPhone, iPad et Mac pour connaître le comportement des utilisateurs à des fins publicitaires. Google a immédiatement cessé ce procédé et Apple promet de mettre à jour son navigateur. (suite…)



Commentaire de Dov: Ici à Tel-Aviv, personne n’a envie de voir tomber Assad. La victoire des islamistes suite aux « révolutions arabes » en a échaudé plus d’un… et de toute façon Israël a besoin d’un ennemi puissant dans la région pour légitimer sa politique repressive et ses interventions militaro-terroristes chez ses voisins. Sans le croquemitaine syrien, Israël se retrouve tout nu… c’est aussi la raison pour laquelle on fait autant de bruit autour de l’Iran.

L’expert militaire Sheyl a avoué – à demi-mots – à la télévision que les services secrets israéliens avaient livré de la technologie de surveillance et de répression à leurs homolgues Syriens, pour l’aider à assurer « la stabilité intérieure face aux attaques d’Al-Qaïda » (c’est vraiment pratique cet Al-Qaïda, ça sert à toutes les sauces)…

[De Defensa – 13/02/2012]

Enfin, intéressons-nous à DEBKAFiles. Le 11 février 2012, le site publie une analyse dithyrambique à propos de la position militaire et politique d’Assad. Pour DEBKAFiles, le président syrien l’a emporté, dans tous les cas temporairement. Ce n’est pas la première fois que DEBKAFiles donne de telles analyses, favorisant nettement l’appréciation de la position opérationnelle d’Assad. Que cela soit vrai ou pas importe peu ici ; ce qui importe, c’est l’ostentation avec laquelle DEBKAFiles appuie sur ce fait, par la répétition, les détails, les perspectives, etc., dans nombre d’analyses à ce propos.

On connaît les liens de ce site avec la direction israélienne, les services de sécurité israéliens, etc., à un point où l’on peut estimer que DEBKAFiles exprime à sa façon une position qui est proche du fond de la pensée et du jugement des dirigeants israéliens. D’autre part, on a déjà noté le silence assourdissant de la direction israélienne à propos de l’affaire syrienne : les dirigeants israéliens ne peuvent proclamer qu’ils sont pour Assad mais ils ne tiennent certainement pas à la perspective de le voir remplacé par un désordre où l’extrémisme islamiste pourrait aisément proliférer. C’est la même attitude israélienne que pour la Libye, mais en plus accentuée, parce que la Syrie est aux portes d’Israël… (On peut noter que les Israéliens ont, de ce point de vue, une analyse complètement différente du bloc BAO : la menace prioritaire pour eux est l’avenir de la Syrie sans Assad, et nullement le succès théorique contre l’Iran que constituerait la chute d’un ami de l’Iran, dito le président Assad.) Quelques mots de DEBKAFiles :

«Western intelligence sources reporting in real time found Saturday night, Feb. 11, that Bashar Assad’s loyal military and security forces had by and large managed to subdue the rebellion against the regime. They are now purging the last pockets of resistance, especially in Syria’s third largest city, Homs. Still to come are possible flare-ups here and there and inevitably more horror stories of atrocities, but to all intents and purposes Syria’s eleven-month uprising is all but over. […]

»DEBKAfile’s military sources report that without outside armed intervention to halt the bloodbath – and there is no sign of any repetition of the NATO action which cut short Muammar Qaddafi’s long reign – Bashar Assad will soon finish crushing the popular and armed resistance against him, helped by arms and military backing from Russia, Iran and Hizballah.

»Military intervention is not on the cards for the United States – Turkish Foreign Minister Ahmed Davutoglu was told Friday, Feb. 9 when he arrived in Washington to request US participation in organizing a Turkish-Arab operation in Syria or, at least, the supply of Western and Arab arms to the Syrian rebels. […]

»Although fighting continues in some places, Bashar Assad is at the threshold of a major success. His victory may be short-lived but it is significant all the same, offering kudos for the Iranian-Syrian-Hizballah alliance and a contretemps for the US, Israel and Saudi Arabia.»

… Sans nul doute, parce que c’est la pathologie même de la raison subvertie, certains continueront à démontrer que tout cela fait partie d’un vaste plan et qu’on y voit les prémisses d’un triomphe. “Vaste plan” de qui ? “Vaste plan” du bloc BAO, et notamment des USA, parés de toutes les vertus du machiavélisme, y compris et surtout par nombre de leurs adversaires obsessionnels qui semblent ne pouvoir s’opposer au bloc BAO que dans la mesure où celui-ci leur impose sa loi ? (L‘absence d’Israël dans le concert BAO pose un problème, qui peut sans doute être résolu par l’hypothèse d’une ruse encore plus machiavélique qui implique un vaste concert sans la moindre fausse note.) “Vaste plan” de l’Arabie, elle-même au bord de l’effondrement, et des sunnites contre les chiites ? “Vaste plan” d’al Qaïda qui-n’existe-peut-être-pas et qui proclame une sorte de charia contre Assad ? Et ainsi de suite, dans le champ des “vastes plans”.

http://www.dedefensa.org/article-la_syrie_de_al_qaida_a_debkafiles__13_02_2012.html


Un accident dans la centrale nucléaire de Nogent ? Impossible, voyons… sauf qu’il y en a déjà eu une centaine de graves ces dix dernières années. Et le vent souffle vers Paris…

[L’Ecologiste – Février 2012]

Historique: le rapport de la Cour des comptes paru le 31 janvier 2012 sur les coûts du nucléaire. Chiffre choc: 91,5 millions. C’est la somme maximale à la charge d’EDF au titre de la responsabilité civile. Autrement dit, neuf euro et quinze centimes par habitant si un accident touchait la centrale de Nogent sur Seine et affectait dix millions de Parisiens. Un peu juste pour se soigner et se reloger.

http://www.ecologiste.org/contents/fr/p158.html


Une image pour résumer la crise grecque...


La stratégie occidentale n’a en rien changé depuis la décolonisation:  déstabiliser les Etats souverains en encourageant les tribalismes (généralement en s’appuyant sur des griefs légitimes, comme ceux des Touareg, discriminés dans la région depuis des décennies) et les guerres de basse intensité. Dans le cas présent, le « terrorisme » fabriqué (avec la livraison directe par la CIA de stocks lybiens aux rebelles touareg) permettra de faire la nique à la Chine, présence géo-stratégique croissante dans la région mais qui ne s’implique pas militairement.

Quand le croquemitaine « Al-Qaïda » viendra frapper à la porte des petits potentats de la région, ceux-ci viendront se jeter tout tremblants dans les bras protecteurs du grand frère U.S., Britannique ou Français… qui se fera payer en puits de pétrole, en accaparement de terres et en projets d’infrastructures au profit des grandes sociétés multinationales occidentales. Et tant pis pour les victimes civiles !

La guerre c’est la poursuite du capitalisme par des moyens militaires…

Les Touaregs libyens à la «conquête» du Mali

[RFI 17/02/2012]

La chute du régime Kadhafi a entrainé un important retour de sub-sahariens vers leur pays d’origine. Près de 400 000 personnes auraient quitté la Libye d’après les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Parmi ces hommes, beaucoup de combattants, de soldats de l’armée libyenne, notamment de haut-gradés désormais à la tête du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad.

Au début de septembre 2011, quinze jours après la chute de Tripoli, Mohamed Ag Najem rentre au nord du Mali. Après 40 ans de fidélité au régime Kadhafi, le colonel, proche de Khamis l’un des fils du dictateur, revient au pays avec ses hommes, plusieurs centaines de combattants surarmés. Il prend ses quartiers dans la brousse, non loin de Tessalit où il est né. Ag Najem devient rapidement le chef militaire du MNLA, Mouvement national de libération de l’Azawad. Il est d’ailleurs considéré comme le cerveau des attaques de janvier.

Avant même la chute du régime Kadhafi, Bamako s’inquiétait déjà du retour de ces ex-supplétifs de l’armée de Tripoli, revenus avec beaucoup d’armes automatiques, des lance-roquettes, des mortiers, des munitions en grande quantité. Un véritable arsenal dans un région déjà en proie à l’activité d’AQMI, al-Qaïda au Maghreb islamique.

Les autorités maliennes ont bien tenté d’empêcher un rapprochement entre ces Touaregs ex-hauts gradés de l’armée libyenne et les mouvements installés au nord du Mali, en leur proposant notamment des compensations financières.

Sur les quatre groupes connus, deux ont fait allégeance à Bamako, un autre se dit neutre mais n’a pas rendu ses armes.
Le dernier, celui de Mohamed Ag Najem s’est installé à Zakak, dans la région de Kidal, avec un objectif : préparer les hommes à la lutte pour obtenir l’indépendance de leur région : l’Azawad.

http://www.rfi.fr/afrique/20120217-touaregs-libyens-conquete-mali


Quand c’est Klarsfeld qui le dit, personne ne moufte, mais quand c’est Vaneste, alors là tout le monde hurle au négationnisme.  Alors arrêtons la propagande un instant et reprenons nos esprits :

Serge Klarsfeld, dans une interview au site de droite « Nouvelles de France » précise :

De France, il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels. Un déporté homosexuel a bien témoigné, mais il est parti d’Alsace, territoire qui se trouvait régit par les lois allemandes.

C’est exactement ce qu’ a déclaré Christian Vaneste. Il a en effet parlé dans une interview de la « fameuse légende de la déportation des homosexuels français ». Et de justifier ensuite ses propos en affirmant :

Manifestement Himmler avait un compte personnel à régler avec les homosexuels. En Allemagne, il y a eu une répression et déportation, mais il n’y en a pas eu ailleurs. En dehors des trois départements annexés » (Alsace et Moselle), il n’y a pas eu de déportation homosexuelle en France.

On a tout à fait raison de s’élever contre l’obsession homophobe de Vaneste, il est tout à fait indéniable que les homosexuels ont été victimes de la barbarie nazie, mais ce n’est pas une raison pour oublier tout discernement et tomber dans l’outrance propagandiste. A deux mois de la présidentielle, l’UMP veut se donner une image « cool », ce buzz bidon autour de Vaneste n’est rien d’autre qu’une énième opération de marketing et de propagande.

 



Le patron d’une multinationale, un militant du Tea Party et un syndicaliste sont assis autour d’une table. Au milieu de la table il y a une assiette avec une douzaine de cookies. La patron de la multinationale tend la main et prend 11 cookies. Ensuite il se tourne vers le militant du Tea Party et il lui dit « Fais gaffe ! Le syndicaliste veut te piquer ton cookie ».

http://www.bartcop.com/


[Pierre Fontaine – 01 Net – 7/2/2012] –

Une faille de sécurité a été dévoilée récemment dans la SFRBox. Il s’agit plus particulièrement de la façon dont elle gère le SFR Wi-Fi Public, son réseau Wi-Fi partagé. Les personnes qui ont un identifiant SFR et qui se connectent au réseau sans fil de votre box peuvent non seulement accéder à Internet, ce qui est plutôt normal, mais le font sans qu’il y ait une distinction entre vous et elles.

(…) le fait qu’une seule et même adresse IP serve pour la connexion de l’utilisateur principal et d’un tiers, dûment identifié, est bel et bien avéré, et reconnu depuis longtemps. Ce qui semble donc valider notre inquiétude par rapport à la surveillance des adresses IP par la Hadopi. En effet, comment faire le distinguo entre les deux internautes si une seule adresse est utilisée ?

Au sein de SFR, on reconnaît qu’il est effectivement impossible de faire la différence au niveau de l’adresse IP. En revanche, on indique que de nombreux ports de communication sont fermés aux utilisateurs du réseau SFR Wi-Fi public, ce qui réduit les usages potentiellement illicites. Et on précise ensuite qu’on peut toujours, cas extrême, en recroisant plusieurs fichiers savoir qu’une personne (identifiée) a utilisé la connexion Wi-Fi publique de la box pour télécharger une quantité précises de données.
Le fournisseur d’accès déclare également que, contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, une fois désactivé, le réseau Wi-Fi partagé le reste de manière permanente jusqu’à une intervention de l’utilisateur principal.

Par ailleurs, sans vouloir commenter, SFR laisse entendre que la révélation de ce fonctionnement en adresse IP unique procède de mauvaises intentions.

http//www.01net.com/editorial/557148/sfrbox-son-reseau-wi-fi-vous-fait-risquer-gros


Que ce soit sur le cloud (surtout si c’est sur le  cloud) ou sur votre disque dur… il est impératif de faire des sauvegardes DU-RA-BLES. Un DVD est un peu plus durable qu’un disque dur (qui peut planter) et un disque dur SSD est un peu plus durable qu’un disque dur standard.. Si vous voulez pouvoir regarder les photos et vidéos de votre bébé le jour de son mariage, il vaut mieux diversifier la stratégie de sauvegarde.

Ou alors, vous préparer mentalement à les perdre…

MEGAUPLOAD MEGAPERDUS
[ Benoit Le Corre  – OWNI – 03/02/2012]

Les gérants de MegaUpload laissent derrière eux un monde d’Internautes esseulés. D’abord malheureux, certains d’entre eux ressentent maintenant une grosse colère. Et organisent une fronde pour récupérer leurs fichiers. Cibles de leurs démarches : les hébergeurs, qui ont décidé de reporter leur suppression des fichiers stockés de deux semaines. Sans trop d’espoir.

Pour la justice américaine, tous les fichiers contenus sur MegaUpload devaient être supprimés ce 2 février. Les enquêteurs ayant copié les documents nécessaires à la procédure, “les sociétés d’hébergement [peuvent] commencer à supprimer le contenu présent sur les serveurs. Cependant, des centaines d’utilisateurs avaient également stocké sur la plate-forme des fichiers légaux. L’avocat de la défense, Ira Rothken, a aussi demandé un report de la date de suppression. Et grappillé deux semaines supplémentaires.

Des serveurs en sursis

Depuis le 20 janvier, les entreprises Carpathia Hosting, Cogent Communication et Leaseweb sont sous le feu des projecteurs. Ces hébergeurs du contenu de MegaUpload reçoivent les demandes des anciens utilisateurs. Chez Carpathia, la requête reçoit mécaniquement la même réponse :

Carpathia Hosting n’a pas et n’a jamais eu accès aux contenus sur les serveurs de MegaUpload et ne peut restituer aucun contenu se trouvant sur serveurs aux clients de MegaUpload (…) Nous recommandons à quiconque croit posséder du contenu sur MegaUpload de contacter MegaUpload.

Malgré son impuissance revendiquée, la société envisage des solutions. Elle s’est récemment associée à l’Electronic frontier fondation (EFF), une organisation non gouvernementale de défense des libertés sur Internet.

Carpathia a même lancé un site web, www.megaretrieval.com, afin de réunir les témoignages des “victimes”. Son objet : “passer en revue toutes les situations partagées entre utilisateurs et, si possible, essayer de résoudre leurs problèmes”. L’EFF, elle, nous indique qu’elle souhaite “rassembler pour l’instant des informations sur les clients innocents de MegaUpload ayant perdu leurs contenus.”Aucune piste n’est privilégiée pour organiser leur récupération : “Il s’agit de mesurer l’ampleur du problème”. Brian Winter, directeur général de Carpathia Hosting, profite de cette tribune pour rassurer les utilisateurs :

Il n’y aura aucune perte de données imminente pour les clients de MegaUpload. Si la situation change, nous publierons un avis au moins sept jours à l’avance, sur notre site http://www.carpathia.com (suite…)


[Camille Gévaudan – Libération – 03/02/2012]

Les 4 fondateurs de The Pirate Bay ont tous été condamnés à plusieurs mois de prison ferme et des millions d’euros de dommages et intérêts, hier, par la Cour Suprême suédoise. Le verdict est sévère, mais il ne s’agit que d’une seconde confirmation en appel. Il clôt un procès de deux ans, et s’inscrira comme un énième épisode — peut-être pas le dernier — dans la longue, très longue histoire judiciaire du site suédois.

Tout a commencé en mai 2006, quand la police suédoise a confisqué 180 serveurs dont une poignée seulement étaient utilisés par The Pirate Bay pour faire tourner leurs services d’échanges en peer-to-peer. Ce raid controversé fut le point de départ d’une enquête d’un an et demi à la recherche de preuves d’infraction au droit d’auteur. La tâche n’est pas aisée : The Pirate Bay n’héberge en effet aucun fichier illégal. Son rôle se résume à fournir un moteur de recherche pour les fichiers torrent et,jusqu’à récemment, un « tracker » pour mettre automatiquement en relation les internautes souhaitant s’échanger ces fichiers. Seules 35 œuvres protégés par le droit d’auteur ont pu être utilisées comme preuves, mais le rapport de l’enquête comptait tout de même plus de quatre mille pages. En janvier 2008, le procureur suédois Håkan Roswall s’est appuyé sur ce document pour annoncer les charges retenues contre les 4 « pirates » : « complicité d’infraction au droit d’auteur ». (suite…)


Désormais, il est donc possible de confondre son chef harceleur ou cruel, en utilisant ce genre de petit appareil discret et pas cher  (http://photo.twenga.fr/camera-espion-stylo.html)  – la variété de l’offre en la matière vous donne une idée de la fréquence d’utilisation de ce genre d’appareil…

[LEGALIS – 02/02/2012]

Affaire Bettencourt : les enregistrements clandestins de conversations validés en cassation

Dans un arrêt du 31 janvier 2012, la chambre criminelle de la Cour de cassation a validé les enregistrements clandestins de conversations téléphoniques de Liliane Bettencourt avec ses interlocuteurs, dont des avocats, effectués par son maître d’hôtel, et produits en tant que preuve. La Cour dispose « qu’en se déterminant ainsi, la chambre de l’instruction a justifié sa décision, dès lors que les enregistrements contestés ne sont pas en eux-mêmes des actes ou des pièces de l’information, au sens de l’article 170 du code de procédure pénale, et comme tels, susceptibles d’être annulés, mais des moyens de preuve qui peuvent être discutés contradictoirement, et que la transcription de ces enregistrements, qui a pour seul objet d’en matérialiser le contenu, ne peut davantage donner lieu à annulation « . La cour suprême a donc admis comme moyen de preuve la transcription de conversations privées entre un avocat et sa cliente. Elle considère ainsi que les dispositions de l’article 66-5 de la loi de 1971, relatives au secret professionnel, ne sont pas applicables en l’espèce.
La Cour rappelle qu’un particulier peut se prévaloir d’une preuve susceptible d’être illicite, notamment de porter atteinte à la vie privée d’une personne, dans la mesure où elle peut être discutée de manière contradictoire pendant la procédure. Ces enregistrements effectués par un particulier et non par l’autorité publique à l’insu de la personne constituent des pièces à conviction. L’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux qui avait validé ces enregistrements et la procédure qui en a résulté sont réguliers. Les enquêtes diligentées à Bordeaux peuvent donc se poursuivre.

http://www.legalis.net/spip.php?page=breves-article&id_article=3324


Hadopi, Acta : les lois qui surveillent Internet se multiplient. Mode d’emploi à l’usage des non-geeks pour utiliser le Web sans laisser de traces.

[Martin Untersinger – Rue 89 – 02/02/2012]

Naviguer sur Internet, c’est comme sauter à pieds joints dans du béton frais : on laisse des traces (presque) indélébiles partout. C’est aussi ce que dit Bruce Schneier, expert en sécurité informatique :

« Si vous pensez que la technologie peut résoudre vos problèmes de sécurité, alors vous n’avez rien compris aux problèmes ni à la technologie. »

L’informatique, et plus particulièrement Internet, est un formidable moyen de liberté d’expression, mais aussi une machine à surveiller. Or, surfer anonymement peut être souhaitable pour des tas de raisons, et pas seulement pour les paranos. On peut être amené à vouloir être anonyme sur Internet à un moment de sa vie. Liste non exhaustive et non exclusive :

  • échapper au flicage de son patron ;
  • éviter les yeux indiscrets de sa femme/son mari ;
  • déjouer la surveillance des autorités (cela ne vaut que si on habite dans un pays autoritaire, bien entendu), comme le font tant de dissidents, de la Biélorussie à la Syrie ;
  • empêcher de grandes entreprises – de préférence américaines – de collecter une foule de données personnelles ;
  • protéger son travail ou ses sources (si on est journaliste ou militant).

Renforcer son anonymat sur Internet, ce n’est pas « un truc de geek » : on dit souvent que la solution (ou le problème) se trouve entre la chaise et le clavier.

On peut agir, très simplement et toujours gratuitement, pour protéger sa vie privée et surfer anonymement sur Internet. Les solutions qui suivent ne sont pas à appliquer « en bloc », mais sont davantage un catalogue dans lequel piocher en fonction de ses besoins. (suite…)


Une autre jolie manip en cours ? Après le Golfe de Tonkin pour déclencher la guerre du Vietnam (dont les USA ont reconnu que c’était une attaque bidon), après les éprouvettes nucléaires brandies par Colin Powell (dont il a avoué plus tard qu’elles étaient vides) pour attaquer Saddam Hussein, après les fosses communes de Khadaffi (qui se sont avérées être un charnier d’abattoir…)…

Alors qu’on ne vienne pas nous dire qu’on fantasme ! Le Storytelling est une arme comme une autre, dans l’arsenal de l’Empire. Et si l’Iran coule une porte avion US, alors plus personne n’osera s’opposer à une guerre dans le golfe.

[What Really happened, traduit par Artemisia – 01/02/2012]

Les USA envoient un très vieux porte avions vers l’Iran…

(Vidéo MP4 – 16 Mo – sous-titrée en français, téléchargeable ici : http://www.libertes-internets.net/archives/films/USS_Entreprise.mp4 )

« Si vous avez oublié votre Histoire du Lycée, je vous invite à aller réviser les incidents dits du « Golf du Tonkin ». Le 2 et 4 août 1964, les USA ont prétendu avoir subi une attaque à la torpille contre le navire USS Maddox.

En 1995, le Général Vo Nguyen Giap, très bon ami de la France depuis Dien Bien Phu (1954), a déclaré que ses forces n’ont jamais attaqué les Américains.

Plus tard, en 2005, la NSA déclassifie des documents dont un rapport interne datant de 2001 et selon lequel l’attaque du 4 août n’a jamais eu lieu. Ces attaques ont servi comme prétexte à la guerre du Vietnam causant 2 millions de morts chez les locaux et 50 000 morts US.

Le cycle prétexte / guerre se perpétue de génération en génération. Les politiques et le complexe militaro-industriel s’enrichissent et les jeunes qui veulent « défendre leur patrie » partent au casse-pipe, massacrant au passage des populations civiles. Aujourd’hui, les USA veulent la peau de l’Iran. Ce n’est ni le premier, ni le dernier pays qui subit leurs attaques.

Dans 50 ans, à moins qu’ils aient fait faillite, ils seront encore en train de fabriquer des raisons pour attaquer d’autres pays.

Connaissant donc la méthode habituelle, on ne peut que s’inquiéter de l’envoi du vieux porte-avion étatsunien “USS Enterprise” dans le golf Persique (1). Ce porte avion a été commandé en 1957 et a été commissionné en 1961. Arrivant à la fin de sa vie, son démantèlement est prévu pour l’année prochaine. Ce navire est propulsé par des turbines à vapeur prenant leur énergie dans 8 réacteurs nucléaires qui coûtent très cher à démanteler. L’idée d’aller l’agiter sous le nez des Iraniens n’est pas totalement bête. Ces derniers pourraient se fâcher, s’en approcher et soudainement il explosera et coulera chez les Arabes. On est ultra proche du 11 septembre là.

Donc la presse annonce que les Iraniens ont coulé l’USS Entreprise. On connaît déjà la triste suite. Stay tuned. On ne va se faire entuber comme à chaque fois ! La même question se pose pour Pearl Harbor, le Tonkin, le 11 septembre…

http://vivresansogm.org/topic/index.html


C’est quand la dernière fois que l’Iran a attaqué un pays voisin ?

Tout le monde vous parle de la « menace iranienne »… mais un simple coup d’oeil à la réalité vous permet de voir qui menace qui… rien de bien neuf là dedans…