novembre 2010



Faut en vendre combien de stylos et de casquettes UMP pour réussir à récolter 10 millions d’Euros en liquide ?

En tout cas, avec un peu de chance, voilà une casserole qui va lui sauter à la figure, à notre Hyperprésident. Cela justifie largement l’espionnage des journalistes de Mediapart, les calomnies contre la presse et les « cambriolages » dans les rédactions des journaux…

[Le Monde – 17/11/2010]

(…) L’information vient corroborer les conclusions d’un rapport effectué en 2002 par un ancien agent de la direction de la surveillance du territoire (DST), qui jugeait lui aussi que l’arrêt du versement de ces commissions avait conduit à l’attentat de Karachi. Or, les autorités françaises n’ont jamais divulgué les conclusions de ce rapport, avant qu’il ne soit révélé par Le Point en 2008. Durant toutes ces années, la piste suivie par les enquêteurs était celle d’un attentat commandité par Al-Qaida.

Un silence qui pourrait s’expliquer par l’autre volet, politique, de l’affaire : le soupçon selon lequel les intermédiaires aient reversé une partie de leurs commissions, notamment pour financer la campagne d’Edouard Balladur en 1995, codirigée par Nicolas Sarkozy. Un dépôt d’argent liquide de 10 millions de francs avait été effectué sur le compte de campagne du candidat à la présidentielle. Selon l’équipe d’Edouard Balladur, il s’agissait de sommes correspondant à la vente d’articles publicitaires en marge de la campagne. Une explication pour le moins vague.

Les comptes de campagne avaient pourtant été validés par le Conseil constitutionnel. La justice réclame de pouvoir examiner les délibérations des « sages » à cette époque. Mercredi 17 novembre, Jean-Louis Debré, actuel président du Conseil, a une nouvelle fois refusé de confier ces archives aux juges, arguant du « secret des délibérés ».

UN CHANTAGE CONTRE NICOLAS SARKOZY EN 2007 ?

Mediapart révèle mercredi d’autres faits troublants : le versement des commissions aux deux intermédiaires lors de la vente des sous-marins avait donné lieu à la constitution par la DCN de sociétés-écran basées au Luxembourg. L’une d’elles, Heine, aurait été, selon un rapport de la police luxembourgeoise, supervisée « directement » par Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget.

Le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke aurait, selon Mediapart, recueilli plusieurs témoignages d’anciens cadres de la DCN, qui accréditent l’idée d’un montage opaque, permettant de dégager d’importantes sommes d’argent frais. L’un des éléments de ce montage serait passé par Cedel, une société luxembourgeoise ensuite rebaptisée sous le nom de… Clearstream. (suite…)

Publicités

[Stan & Dam – repris par OWNI – 17/11/2010]

Fac­ebook a annoncé hier soir sa nou­velle mes­sagerie « sociale » qui a pour but d’agréger l’intégralité des échanges entre deux per­son­nes, qu’ils soient issus d’un chat, de SMS ou de courriels. À ce titre, même si Face­book se défend de vouloir tuer l’e-mail (dont les poids lourds sont Hot­mail et Yahoo aux États-Unis avec à eux deux presque autant de comptes que Face­book !), il est clair que la société du petit Mark essaye de réin­ven­ter un outil vieil­lis­sant mais tou­jours très utilisé.

Ren­dre ser­vice plutôt que de ré-inventer le cour­rier électronique

Il essaye surtout d’éviter l’écueil ren­con­tré par Google et Wave : en clair, on vous rend d’abord ser­vice en agrégeant les con­ver­sa­tions, et en vous don­nant un outil intel­li­gent vous per­me­t­tant de trier entre mes­sages impor­tants (ses amis proches) et moins impor­tants (les mes­sages d’invitation à des groupes, des soirées, des con­tacts moins récurrents). Et seule­ment si vous le voulez, s’ouvrir sur sa mes­sagerie actuelle en échangeant avec les per­son­nes qui n’ont pas Facebook.

Face­book en veut tou­jours plus

C’est là que la mécanique virale de type « stratégie du dealer » entre en jeu : en se con­nec­tant à des per­son­nes qui n’ont pas Face­book mais qui ont un cour­riel, Face­book les intè­gre dans sa base.

Outre grossir arti­fi­cielle­ment le nom­bre d’utilisateurs poten­tiels, le réseau de Mark Zucker­berg va peu à peu devenir l’outil indis­pens­able pour les deux par­ties (l’utilisateur de Face­book et celui de cour­riel), pous­sant l’utilisateur de cour­riel à aller vers Face­book car finale­ment « s’il était mem­bre de cette com­mu­nauté il pour­rait avoir accès à bien plus sur ses amis » : pho­tos, invi­ta­tions, statuts, etc. Ce que ne man­quera pas de lui faire remar­quer son amis face­book­ien (je suis en train de faire cela avec ma petite sœur, c’est vous dire si je vois très bien la mécanique se met­tre en place). (suite…)


Commentaire de Dov : Le CRIF n’est pas un « conseil représentatif » des « israélites de France », il n’est rien d’autre qu’un lobby au service des intérêts d’un pays étranger. En ce sens, les prises de positions outrancières des membres du CRIF ne font qu’alimenter la propagande d’extrême droite antisémite qui ne cesse de vouloir faire croire que « les juifs » ne sont pas vraiment français par exemple. En ce sens, le discours des sionistes est calqué sur celui des antisémites.

Je suis religieusement juif, je suis culturellement et géographiquement français, je n’aime pas la politique menée par Israël… et donc je n’accepte pas de me faire insulter par le CRIF quand il affiche une banderole disant : »Les Juifs de France derrière Israël ». Non, messieurs, nous ne le sommes pas, merci de ne pas nous appliquer des généralisations que nous ne tolérons pas quand elles viennent de la part de l’extrême droite.

[Oumma.com – 16/11/2010]

Le CRIF qui avait manifesté son soutien à l’armée israélienne lors de l’opération Plomb durci en 2008, au cours de laquelle Tsahal avait bombardé des populations civiles au phosphore blanc, s’indigne dans un communiqué de l’exposition photos du Musée d’art moderne consacrée à Gaza. A court d’arguments, le CRIF ( qualifié par Rony Brauman de « seconde ambassade d’Israël ») , s’en prend au photographe Kai Wiedenhöfer « connu pour ses positions violemment anti-israéliennes ».

Dures, très dures, les photos de Kai Wiedenhöfer exposées jusqu’au 5 décembre au Musée d’Art Moderne de Paris. Dures comme le « plomb durci » de l’opération visant les civils et les infrastructures de Gaza. On n’oublie pas les 1400 enfants, femmes et hommes tués. Mais qui parle des milliers d’autres, amputés, défigurés, dont la vie a été détruite à tout jamais ?

Voir la vidéo

Nous rendrons hommage à son courage et à celui des responsables du musée qui ont accepté de montrer ces photos, en résistant aux nombreuses pressions contre cette exposition, en plein coeur de la capitale.

Depuis 1989, le photographe Kai Wiedenhöfer réalise un travail documentaire sur le conflit israélo-palestinien qui affecte le Moyen-Orient. Le Prix Carmignac Gestion du photojournalisme lui a permis de poursuivre ses recherches, principalement consacrées à Gaza et aux conséquences de l’offensive israélienne connue sous le nom de « Plomb durci ».

« Ce prix m’a donné l’occasion unique de poursuivre un travail de longue haleine dans les territoires occupés et de retourner notamment à Gaza pour une enquête plus approfondie. Je regrettais de ne pas avoir pu photographier une partie du projet en janvier 2009 quand je me trouvais à Gaza. A l’époque, personne n’était prêt à payer même 1000 euros pour témoigner des dégâts causés par la guerre. Pour eux, la guerre était terminée. »

Réunissant 85 photographies en couleurs, l’exposition s’articule autour de deux thèmes majeurs les décombres et les portraits :

35 photographies de bâtiments détruits dont 10 panoramiques montrant les stigmates des bombardements.

50 portraits de Gazaouis blessés au cours de l’opération « Plomb durci ».

Nous vous invitons vivement à vous rendre à cette exposition. Voir la vidéo

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris du 5 novembre au 5 décembre : EXPO : 11 avenue du Président Wilson – Paris 16 tel : 01 53 67 40 00 – Entrée libre du Mardi au dimanche de 10h à 18h (fermé le lundi et certains jours fériés) Métro :  Alma-Marceau ou Iena / RER : ligne C, Pont de l’Alma

http://oumma.com/Le-CRIF-indigne-par-l-exposition


Oyez ! Oyez !   Nos copains de la coopérative IES, qui crèvent la dalle tous les 15 du mois, sont entièrement d’accord 🙂

 

[ Le blog de Guillaume Payre – 12/11/2010 ]

L’émission de télévision « Envoyé Spécial » (visionnable ci-dessous) était consacrée hier aux jeunes au chômage. L’un des jeunes suivis par les journalistes est diplômé d’un Master 2 de l’Université de Lyon 3 en intelligence économique. La demande des entreprises pour des diplômés en intelligence économique est très faible : sur 19 diplômés de la promotion 2008-2009, seuls 3 ont trouvé un travail en relation avec leur qualification d’après les chiffres donnés par Envoyé Spécial. Les autres font des boulots alimentaires : gérant d’un hôtel Formule 1 en Saône et Loire (le job consiste en faire les lits et le ménage et gérer les réservations), serveuse, vendeur au rayon jeux vidéos à la FNAC.

Cela confirme ma conviction que l’ »intelligence économique » est, sauf secteurs économiques particulier (secteur de l’armement, pétrolier, marchés publics ou d’Etat) une vaste fumisterie intellectuelle et une secte qui se veut académique.

Secte qui a ses gourous autoproclamés spécialistes d’une discipline dont ils sont les seuls promoteurs et défenseurs. Secte qui est aussi récupérée par des politiciens qui jouent sur des peurs (délocalisation, espionnage) et des realmions (« patriotisme économique ») pour faire avancer leur ambitions et leur carrière. Cette secte de l’ »intelligence économique » a même son école, temple qui doit, comme le Master 2 de l’Université de Lyon 3, former de futurs chômeurs et délester les bourses des fils à papa qui ont raté les concours grandes écoles de quelques milliers d’euros.

Autre élément qui prouve que l’ »intelligence économique » est une fumisterie intellectuelle et une secte qui se veut académique essentiellement promue en France : le concept n’existe quasiment pas à l’étranger et la traduction anglaise, « competitive intelligence », recouvre un concept plus étroit et plus maigre que la construction intellectuelle française d’ »intelligence économique ».»…

http://payre.wordpress.com/2010/11/12/l-intelligence-economique-une-fumisterie-intellectuelle-et-secte-academique-qui-mene-au-chomage


Commmentaire de Waïa: Quand il s’agit de défendre ses intérêts économiques, tout le discours « droits-de-l’hommiste » et donneurs de leçons de l’Occident s’effondre pour révéler la totale hypocrisie de sa politique extérieure.

Sarkozy accueille en grande pompe le tortionnaire Nazarbaiev (ami de l’occident, alors cela excuse tout) mais donne des leçons de démocratie à Hugo Chavez (qui a l’insolence de s’opposer aux intérêts des multinationales, alors il ne peut être qu’un dictateur)…

Pour la Birmanie c’est pareil: les politiques français font des gesticulations autour d’Aung San Suu Kyi mais font semblant d’ignorer que l’entreprise semi-nationalisée TOTAL est un des plus grands soutiens du régime tortionnaire birman… et que le propre ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a reçu de l’argent pour écrire un rapport affirmant que tout allait bien en Birmanie…

Il y a 150 ans, le grand chef Sioux Sitting Bull disait déjà : « La première caractéristique de l’Homme Blanc, c’est le mensonge et le double langage au service de son avidité. Le crime habillé en vertu, voilà la principale de vos valeurs. »

[Financial Times Deutschland – 14/11/2010 – Trad. Gregor Seither]

(…) La force du régime militaire dépend aussi de facteurs externes – et dans ce domaine la Birmanie a peu à craindre. Bien que les principaux dirigeants occidentaux ont salué la libération d’Aung San Suu Kyi, le fait est que les récents soulèvements des moines ont apporté la preuve que l’indignation occidentale vis à vis de violations des droits humains n’est rien d’autre qu’un rituel vide de sens et que l’action symbolique de l’Occident n’a rien changé dans ce pays. L’Occident ne veut surtout pas troubler la quiétude d’un important exportateur de gaz naturel, la Birmanie – et encore moins se facher avec son pays protecteur: la Chine. Beijing a encore une fois assuré aux militaires birmans son plein appui. Tant que ce sera le cas, toute critique vis à vis de la Birmanie restera sans effets aucun.

http://www.ftd.de/politik/international/:suu-kyi-feuert-anhaenger-zu-einsatz-fuer-demokratie-an/50194280.html


Marion Bergeron : « Pôle emploi est une coquille vide »

[Marion Bergeron – interviewée par Josyane Savigneau – Le Monde 13/11/2010]

Comment vous êtes-vous retrouvée à Pôle emploi ?

Je suis graphiste de formation. En avril 2009, Pôle emploi recrutait 1 840 contrats à durée déterminée (CDD). Je n’avais plus de travail, plus de droit Assedic, je ne voyais pas le bout du tunnel. Il fallait bac +2, je les avais, j’ai postulé. Sans trop y croire, car je n’avais aucune expérience de ce métier.

Un entretien de dix minutes a suffi. J’ai commencé, dès le lendemain, dans une agence de la banlieue parisienne. Pôle emploi venait de naître de la fusion de l’ANPE et des Assedic, mais aucun site mixte n’existait encore. Et je me suis vite rendu compte que les efforts du directeur général pour définir une nouvelle donne, pour mettre en action ce Pôle emploi étaient vains. Rien ne fonctionnait.

Vous avez raconté cette expérience de six mois seulement dans « 183 jours dans la barbarie ordinaire » (Plon, 240 p., 18,50 euros). Pourquoi ?

Les premiers jours de mon contrat ont été un calvaire : la violence, les dysfonctionnements, l’absurdité du système. Ce dont j’étais témoin allait bien au-delà de tout ce que j’avais pu imaginer de Pôle emploi. Alors, j’ai pris des notes pour ne rien perdre de ce quotidien effrayant.

Plus les jours passaient, plus je m’enfonçais dans la souffrance de ce travail, et j’ai fini par ne plus être capable de rédiger une ligne. A la fin de mon contrat, je n’ai pas accepté le contrat à durée indéterminée (CDI) que me proposait Pôle emploi. Mais il était hors de question d’oublier tout cela. Je voulais témoigner, partager mon vécu. Il m’a fallu quatre mois pour achever mon texte. Je l’ai proposé à trois éditeurs qui l’ont tous accepté.

D’emblée, vous étiez, à ce poste, comme une personne déplacée, ayant peu en commun avec vos collègues…

Difficile à dire, car le personnel est hétéroclite. Il y a là des conseillers titulaires de DEA (aujourd’hui master recherche), des anciens entrepreneurs, des mordus de littérature et des fans de football. J’ai noué des amitiés avec certains. Mais, il est vrai que j’étais un peu décalée, car je ne croyais pas à ce métier. Pourtant, j’étais arrivée sans a priori, me disant que c’était peut-être ma chance de m’investir dans un travail social. Mais, en passant la porte, j’ai compris que tout était factice, que Pôle emploi n’était pas là pour aider les chômeurs. Pourtant, j’ai mis les mains dans le cambouis, j’ai essayé de faire mon maximum pour rendre mon travail utile. Parmi les usagers, on rencontre des personnes attachantes, qui ont de vraies difficultés et que l’on voudrait aider. Ces tranches de vies qui défilent derrière le guichet, c’est aussi ce que j’ai voulu raconter.

Selon vous, cet outil, Pôle emploi, est inadapté aux demandes…

Totalement. Désormais, on demande à des usagers qui ne savent pas utiliser un ordinateur, parlent mal le français, ou qui, pour certains, ne savent pas lire, de faire leur recherche d’emploi sur Internet. Même au téléphone, tout est compliqué. Lorsque l’on appelle le 3949, il faut dire des mots-clés pour activer les commandes. Avec un accent étranger, c’est l’enfer. Même moi, j’ai dû m’y reprendre à plusieurs fois quand j’ai voulu me réinscrire à la fin de mon contrat.

On a le sentiment que l’inadaptation de cet outil est volontaire. Les conseillers se sont mobilisés lorsque l’affichage papier des offres a été supprimé au bénéfice des ordinateurs ou lors de la mise en service du 3949. Ils ont expliqué que ces outils étaient trop rigides, qu’ils ne profitaient pas à tous les usagers, qu’ils compliquaient les démarches. Ils n’ont pas été écoutés. A chaque fois, Pôle emploi est dans une logique de mise à distance. Il rajoute des barrières. (suite…)


Digital Natives Vs Corporate B.S

[Ceciil sur HYPERTEXUAL – 14/11/2009 – repris par OWNI]

Probablement dans le but de se rassurer, on parle souvent d’usages lorsque l’on évoque l’avènement du web. A mon sens, il s’agit d’un understatementimportant qui entretient une certaine incompréhension. La relation au web a développé une culture forteavec ses principes, des valeurs et des habitudes. En cela, les  Digital Nativesdispose d’un ADN tout autant révolutionnaire, bien que moins spectaculaire, que la génération des boomers.

Cette Génération Yprésente des caractéristiques culturelles qui causent d’épineux problèmes au sein de l’entreprise en particulier au niveau de la propagan… erm.. communication interne.  Nous avons ici à faire avec des travailleurs de la connaissance, post-idéologiques,  sur-éduqués, sur-informés et irrévocablement connectés. Bref : une génération à qui il va être difficile de faire ingurgiter le corporate BS.

Quelques pistes pour faciliter cette communication …

(suite…)

Page suivante »