Revue de Web



C’est clair que c’est pas cette fois ci, qu’on s’opposera à l’Empire… on va être obligé de gober leurs salades

Les renseignements français cèdent à l’américain Palantir la surveillance du web

[LEXPRESS.fr , publié le 09/12/2016]

La DGSI n’a pas les moyens d’analyser l’ensemble des données récoltées par le biais de ses systèmes de surveillance. Elle va déléguer à Palantir, cofondée par un membre du cabinet Trump, le traitement de ces données.

Il n’est pas suffisant de voter des tas de lois antiterroristes et renseignement imposant la surveillances des réseaux télécoms. La quantité de données amassée par ces grandes oreilles numériques est énorme, et il faut par la suite pouvoir les traiter.

Or, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est rendue compte qu’elle ne possédait pas les moyens suffisants pour le faire. Paris-Match a révélé que l’agence française avait signé un contrat avec la firme américaine Palantir, pour la seconder dans ses missions d’anti-terrorisme.

 Une solution financée par la CIA

Palantir, société très secrète basée dans la Silicon Valley, financée à son lancement par la CIA et qui serait valorisée aujourd’hui 20 milliards de dollars, est spécialisée dans l’analyse big data et travaille pour des clients tels que le FBI et la NSA. Elle aurait, dit-on, contribué à localiser Ben Laden en 2011.

LIRE AUSSI >> Palantir, l’oeil caché du contre-terrorisme

 D’après les services, la France n’a pas eu le choix, et dû faire appel aux services d’une entreprise étrangère. « Ils sont les seuls à disposer de cette technologie qui nous est nécessaire », explique à Paris Match un agent de la lutte antiterroriste. « Avec Palantir, les services US vont disposer d’une fenêtre grande ouverte sur des informations sensibles et notre lutte antiterroriste. C’est un moindre mal, mais il ne faut pas être dupe ».

« Des problèmes de souveraineté nationale »

Des informations tellement sensibles qu’en février dernier, alors interrogé par L’Express, le ministère de l’Intérieur indiquait: « utiliser une solution américaine, de surcroît financée par la CIA, pose des problèmes de souveraineté nationale ».

Le problème se pose avec d’autant plus d’acuité que l’un des co-fondateurs de Palantir est Peter Thiel, seul soutien notable de Donald Trump dans la Silicon Valley, désormais membre du cabinet du président élu.

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/les-renseignements-francais-cedent-a-l-americain-palantir-la-surveillance-du-web_1858835.html



EXCELLENT ARTICLE QUI EST TOUT AUTANT VALIDE POUR LA FRANCE –
« It feels good to dismiss people, to mock them, to write them off as deplorables. But you might as well take time to try to understand them, because I’m telling you, they’ll still be around long after Trump is gone. »

http://www.cracked.com/blog/6-reasons-trumps-rise-that-no-one-talks-about/


…. enfin « Incohérences » uniquement du point de vue officiel, car si on regarde qui sont les moteurs de la politique étrangère adoptée par Sarkozy en Lybie (Bernard Henri Levy) et par Hollande en Syrie (Fabius) on peut quand même se demander si c’est un hasard que cette politique suive fidèlement la ligne israélienne qui cherche depuis toujours à saper les Etats qui entourent Israël afin d’éliminer toute menace…

Une politique déjà menée avec la catastrophe gazaouie, irakienne et lybienne (et l’Iran qui est le prochain sur la liste)… et qui parfois leur pête à la gueule quand les anciens protégés se retournent contre vous et que l’incendie se propage de manière incontrôlée. Mais pour l’instant, hormis l’Iran, il n’y a plus aucun pays dans la région qui ait les moyens de faire quoi que ce soit militairement contre Israël. (Dov)

[« Daesh – l’Autopsie d’un monstre » – Benoit Collombat – Jaques Morin – France Inter – 20/11/2015]

Au-delà de la sidération, au-delà de l’effroi et des larmes, au-delà du deuil, le carnage minutieusement programmé du 13 novembre 2015 à Paris provoque un choc intellectuel.

Le besoin de comprendre se traduit par de multiples questions : Les Occidentaux ont-ils fermé les yeux sur la montée en puissance de ce groupe terroriste ? A-t-on volontairement ignoré le rôle joué par l’Arabie saoudite et le Qatar ? A-t-on fait semblant de ne pas prendre conscience de l’importance majeure de l’enjeu pétrolier ? Comment expliquer les incohérences de la diplomatie française ?

Pour être en mesure d’apporter des réponses à ces questions, il est indispensable de revenir au début de l’histoire, soit à la guerre menée en Irak par les Occidentaux après le 11 septembre 2001.

 

Un terreau de haine
Lorsqu’ils décident de renverser le dictateur irakien,les américains commettent deux erreurs : D’abord, ils mentent sur les armes de destruction massives et sur les liens supposés entre Sadam Hussein etAl Qaida… Mais surtout ils marginalisent les sunnites afin de porter les chiites au pouvoir. Et Paul Bremer qui est alors le gouverneur américain à Bagdad, commet une bourde qui va jeter des dizaines de milliers de soldats aguerris dans les bras du futur Etat Islamique… Cette bourde, un des hommes les mieux informés de France,  Alain Juillet, l’ex patron du renseignement de la DGSE, la raconte ainsi :

Brenner fait une erreur colossale. Il donne l’ordre de licencier tous les militaires de l’armée irakienne. Ils partent avec leurs armes, ils n’ont rien, et comme ils sont sunnites –  et qu’on fait la guerre aux sunnites –  il y a impossibilité pour eux de retrouver des emplois. Donc ça va créer un ressentiment, une frustration et une haine terrible envers l’occupant et envers les occidentaux.

Les américains produisent donc un terreau de haine, un terreau sur lequel va se développer le groupe terroriste autoproclamé « Etat » Islamique

Et ce d’autant plus facilement qu’il n’y a plus de véritable Etat, que les services publics n’existent plus, que l’économie est moribonde et que la corruption est devenue la norme.

C’est effectivement sur ces cendres que le groupe Etat Islamique prend racine. (suite…)


Les protestations se multiplient contre l’arrestation de deux journalistes qui avaient publié des documents montrant des services de renseignements turcs livrant des armes aux djihadistes en Syrie.

[Ragip Duran – Libération – 28/11/2015]

(….) Le quotidien Cumhuriyet («République», centre gauche, 50 milles exemplaires diffusés en moyenne), avait publié le 25 mai dernier une pleine page avec des documents officiels et photos démontrant le transfert le 19 janvier 2014 par les camions des services de renseignement turc (MIT) d’armes cachées dans des boîtes de médicament aux djihadistes en Syrie. La gendarmerie avait arrêté ces camions mais le MIT et la préfecture avaient empêché la fouille. Le Président de la République Erdogan, avait personnellement déposé une plainte contre Can Dundar et avait déclaré publiquement «que Dundar payerait cher».(….)

«Erdogan a donné l’ordre et le journalisme a été arrêté», titre vendredi le quotidien Cumhuriyet pour annoncer l’interpellation de son directeur de la publication, Can Dundar, et de son chef du bureau d’Ankara, Erdem Gul, accusés «d’espionnage». Les autorités leur reprochent d’avoir publié des documents et des photos de camions des services de renseignements turcs livrant des armes aux djihadistes en Syrie.

Jeudi, Dundar et Gul ont été déférés devant un procureur au palais de justice d’Istanbul qui a demandé leur arrestation. Les deux responsables du quotidien sont inculpés d’«aide à une organisation terroriste, d’espionnage politique et militaire, et de révélation d’informations devant rester secrètes». Le procureur a d’ores et déjà fait savoir qu’il demanderait 20 ans de prison à l’encontre de Dundar et de Gul, incarcérés jeudi soir dans la prison de Silivri. (suite…)


La première partie de cet article est ici : CE QUI NOUS ATTEND…  Très intéressant l’analyse de Mégret à la fin et l’hypothèse de Philipot comme sous-marin des souverainistes… (dov)

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents – n° 398 – Juillet 2015]

Après une étude fouillée des récents sondages concernant le Front national (cf. nos 3 précédents numéros), il apparaît évident que l’élimination de son fondateur s’inscrit dans une volonté de crédibilisation en vue d’occuper ou de parti­ciper au pouvoir, que d’aucuns qualifieraient de “Système”. Toutefois, comme on l’a vu également, le plein de voix étant fait à gauche et aucune alliance n’étant possible avec la gauche, c’est bien à droite que Marine Le Pen devra aller chercher le complément qui lui manque dans le cadre d’un scrutin majoritaire à deux tours (ce qui est différent avec la proportionnelle comme aux élections régionales). Or, son programme national-étatique actuel (1) n’apparaît pas crédible à nombre d’électeurs de cette mouvance. Le FN sera-t-il donc capable d’un nouveau saut qualitatif ? 

1- L’unique programme du FN validé lors d’un congrès demeure Pour un avenir français, rédigé par Thierry Martin (Godefroy de Bouillon, 2001). Il est très éloigné des positions revendiquées par sa direction.

Près d’un Français sur trois (32 %) souhaite (sondage BVA, 29 avril) que Marine Le Pen ait davantage d’influence dans la vie politique, son meilleur score sur cet indicateur. Plus d’un Français sur quatre (26 %) serait prêt à voter pour elle à l’élection présidentielle de 2017, un score en hausse de deux points par rapport à début avril. Pour les analystes de BVA, « si 100 % des sympathisants frontistes […] ont l’intention de voter pour leur présidente, 27 % des sympathisants de l’UMP pourraient également se laisser tenter par ce vote, signe d’une porosité toujours importante entre les deux électorats. »

Le sondage Odoxa/Le Parisien du 14 juin 2015 indique que l’image des partis est très mauvaise avec 91 % d’opinions négatives ou très négatives. Le FN est le parti qui s’en tire le mieux avec 23 % de Français considérant que le parti est proche de leurs préoccupations et 22 % comme capable de proposer les solutions les plus efficaces (contre seulement 17 % pour les Républicains et 13 % pour le PS). À titre indicatif de l’état de l’opinion, 70 % des Français n’ont pas été choqués par les évacuations d’immigrants clandestins des deux dernières semaines, y compris à gauche (52 %) (Odoxea/iTélé, 12 juin 2015).

Pendant ce temps au PS, rares sont ceux qui ont quelque lucidité, notamment Arnaud Montebourg, ancien ministre PS du redressement productif, et Matthieu Pigasse, banquier vedette de Lazard, copropriétaire du Monde, propriétaire des Inrockuptibles et bientôt de Radio Nova, qui ont signé une tribune libre durant le congrès du PS, sans aller toutefois jusqu’à citer l’immigration massive comme fléau (JDD, 7 juin 2015).

« Hébétés, nous marchons droit vers le désastre. C’est la démocratie qui est cette fois menacée, car les progrès du Front national dans le pays sont aussi graves que specta­culaires et son accession possible au pouvoir est désormais dans toutes les têtes […] Que cesse cette culpabilisation inutile des électeurs dans cette “lutte” purement verbale et artificielle “contre” le Front national. Faire semblant de combattre le FN pour se donner bonne conscience n’a aucun effet. On serait, au contraire, bien avisé d’agir sur les causes réelles et profondes qui jettent des millions de Français dans ses bras : l’explosion du chômage, la hausse de la pauvreté et la montée du sentiment de vulnérabilité dans presque toutes les couches de la société française. »

« LE NOUVEAU FN »

Résumant assez bien la situation, cette expression, qui recoupe notre analyse du passage au minimum d’un parti nationaliste à un parti populiste, est de Christophe Barbier. Pour le directeur de la rédaction de L’Express (5 mai 2015), l’élimination de Jean-Marie Le Pen n’a rien de gratuit. Elle ne s’inscrit pas dans une querelle d’ego mais bien dans une logique politique où est soigneusement pesé le coût électoral de toute déclaration politique : (suite…)


[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n° 397 – Juin 2015]

Dans la foulée du vote de la loi liberticide sur le renseignement, Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve concoctent la création d’une… interdiction administrative de manifester pour les personnes susceptibles d’être violentes (donc avant tout acte répréhensible).

Lors de son audition, le 3 février 2015, Cazeneuve avait déjà évoqué cette « possibilité d’interdire à des manifestants violents multirécidivistes de manifester sur la voie publique où leur comportement pourrait créer de nouvelles difficultés ». Bien loin de viser les « antifas » et autres groupuscules manipulés par la police, cette mesure s’appliquerait essentiellement aux identitaires et à la mouvance Dieudonné-Soral mais aussi aux participants de La Manif pour tous interpellés ou contrôlés en 2013.

La commission, qui étudie ce projet, prend exemple sur les interdictions administratives de stades créées par la loi antiterroriste de janvier 2006. Mais, comme l’a, pour une fois, justement remarqué Noël Mamère, « le droit d’assister à un match n’est pas une liberté fondamentale, contrairement à celui de manifester ».

http://www.faitsetdocuments.com/

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