juin 2008



Ce serait assez logique, vu le statut historique de cette entité politique…

[Faits et Documents n° 258 – 02/07/2008]

Le député européen communiste Francis Wurtz vient de saisir le président du Parlement européen. Dans un courrier public du 12 juin, il indique qu’il :

« apparaît que des négociations secrètes sont en cours depuis un an entre l’Union européenne et les dirigeants de l’Etat d’Israël. Non pas, hélas, pour tenter de débloquer le processus de paix avec les Palestiniens […] mais pour examiner une demande proprement inimaginable de la part de Tel Aviv : celui de conquérir les droits d’un quasi-Etat-membre de l’Union européenne.

Selon certaines sources, il semblerait qu’Israël ne demande rien de moins que sa participation à tous les niveaux aux réunions de l’UE sur les questions de sécurité et de dialogue stratégique, aux délibérations du Conseil sur le Maghreb et le Mashrek comme sur les activités de l’UE au sein de l’ONU.

Tel Aviv demanderait en outre à pouvoir participer aux Conseils traitant de thèmes comme l’économie, les finances, l’énergie, l’environnement, les transports, les médias, la jeunesse, l’enseignement supérieur, ou encore à voir constituer une structure parlementaire conjointe Union européenne-Israël. »

Le député, qui dispose de divers documents internes, précise que les demandes israéliennes ont été présentées le 5 mars 2007, qu’un groupe de réflexion s’est réuni sur le sujet le 4 juin 2007, qu’une seconde réunion s’est tenue le 9 octobre 2007. « Tout cela, sans que la moindre information n’en ait été donnée à la représentation parlementaire de l’Union. »

http://www.faits-et-documents.com

Publicités

Y a des vendeurs aux « puces » à côté de chez moi qui vont aller droit en taule !

[Faits et Documents – n°258 – 01/07/2008]

Une proposition de loi (proposition 362, annexée au procès-verbal de la séance du 28 mai 2008), cosignée par une cinquantaine de sénateurs UMP (et autres groupes de la droite parlementaire) vise à interdire toute vente « d’objets liés au nazisme ou à d’autres auteurs de crimes contre l’humanité » alors que jusqu’alors n’étaient interdits que le port ou « l’exhibition publique » d’uniformes, d’insignes ou emblèmes « rappelant ceux que portaient, notamment les nazis ».L’unique exception serait le tournage de films sur l’Occupation, d’un spectacle ou d’une « exposition comportant une évocation historique ».

Serait puni de six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende le fait de « proposer ou de procéder à la vente d’un uniforme, d’un insigne ou d’un emblème rappelant les uniformes, les insignes ou les emblèmes qui ont été portés ou exhibés soit par les membres d’une organisation déclarée criminelle en application de l’article 9 du statut du tribunal militaire international annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945, soit par une personne reconnue coupable par une juridiction française ou internationale d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité ».

Par ailleurs, si ces offres de vente ont été faites « à destination d’un public non déterminé (par) un réseau de communications électroniques », les peines seraient portées à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. Les personnes physiques coupables se verraient par ailleurs retirer pour une durée de cinq ans toute arme soumise à autorisation, confiscation des dites armes, et confiscation de « la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit », plus un travail d’intérêt général d’une durée de 40 à 210 heures.

http://www.faits-et-documents.com


[Faits et Documents n°258 – 01/07/2008]

Les Français étaient largement représentés, cette année, à la conférence annuelle du Groupe de Bilderberg, l’une des principales associations mondialistes (cf. p. 8). Avaient fait le voyage outre-Atlantique, Nicolas Baverez, associé de Gibson, Dunn & Crutcher, conseiller privé de Nicolas Sarközy, Henri de Castries, PDG d’Axa, Bertrand Collomb, président honoraire de Lafarge, John Elkann, vice-président de Fiat (son père est français), Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat d’ouverture aux Affaires européennes, Christophe de Margerie, PDG de Total (la hausse du pétrole a constitué l’élément essentiel des discussions), Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Christine Ockrent, journaliste (mais surtout épouse du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner), François Pérol, (secrétaire général de l’Elysée en charge des affaires économiques), le député socialiste Manuel Valls (prétendant à la direction du PS), Hubert Védrine, ancien ministre PS des Affaires étrangères.

A remarquer que pour la première fois, un grand hebdomadaire français, L’Express (19 juin), a consacré une longue brève à cette réunion. l’un des participants lui a précisé : « L’un des principes de ces réunions consiste en l’absence de toute communication externe. Cette règle m’est applicable à l’égard des autres participants et je ne peux ni ne veux y déroger. »

http://www.faits-et-documents.com


[Fait et Documents – n°258 – 01/07/2008]

Passionnant entretien à Actualité juive (12 juin 2008) du commissaire de police Jean-Pierre Pochon, longtemps en charge de la surveillance des groupes activistes (extrême droite et extrême gauche aux Renseignements généraux), auteur du livre Les Stores rouges, au coeur de l’infiltration d’Action directe (Editions des Equateurs, 2008).

Interrogé sur l’extrême droite, il explique avoir fait infiltrer de longue date la Fane, accusée d’avoir organisé l’attentat de la rue Copernic en octobre 1980. Dès l’origine, il a su que ce mouvement n’y était pour rien (c’était un militant palestinien, aujourd’hui identifié), mais fut obligé de poursuivre dans cette direction à cause des pressions politiques socialistes : « Très vite, nous nous rendons compte que nous avons affaire à des gens peu sérieux, des excités haineux mais pas vraiment de dangereux terroristes. Ces militants sont d’ailleurs très faciles à “retourner”. On se trahit beaucoup à l’extrême droite… L’un d’entre eux, particulièrement médiatisé […] offre ses services au premier venu. Il vend tout, propose tout […] il est en contact avec une multitude de correspondants, notamment des gens proches de la Licra ou encore de l’OJD, l’Organisation juive de défense. » Il s’agit évidemment de Jean-Yves Pellay, longuement décrit dans Les Guerriers d’Israël (Facta, 1995).

Jean-Pierre Pochon ajoute : « Très vite, nous avons la certitude qu’elle (NDA : la Fane) n’est pas en mesure d’avoir commis l’attentat. La DST, qui enquête de son côté, privilégie elle aussi la piste moyen-orientale. Pourtant, nous sommes contraints de poursuivre et d’exploiter toutes les informations […] qui désignent l’extrême droite […] Le nouveau pouvoir socialiste n’allait pas se déjuger, se discréditer en abandonnant la piste néo-nazie et en reconnaissant que le véritable danger, c’était le terrorisme international. C’est guidé par cette même logique qu’il libéra les militants d’Action directe que nous avions arrêtés quelques années auparavant et qui se sont empressés de commettre des attentats sanglants. »

Des propos qui rappellent ceux de l’ancien directeur central des Renseignements généraux Yves Bertrand à propos de la prétendue implication du Front national dans la profanation du cimetière de Carpentras (dans Je ne sais rien, mais je dirai (presque) tout, Plon, 2007). Toute la police savait que le FN n’avait rien à y voir mais Pierre Joxe et François Mitterrand firent tout pour exploiter l’événement.

http://www.faits-et-documents.com


[CNIL 19/05/2008 ]
La mise en place, dans plusieurs maternités, de bracelets électroniques fixés à la cheville des nouveau-nés pour prévenir les risques d’enlèvement a donné lieu, le 10 avril 2008, à une communication en séance plénière et à un débat plus large sur la surveillance électronique des personnes vulnérables. Compte tenu des enjeux, la Commission a décidé de lancer une réflexion de fond sur ce thème afin de définir à quelles conditions il est ou non admissible de mettre en place de tels dispositifs.

La Commission a été saisie de la mise en place au sein de plusieurs maternités d’un dispositif consistant à attacher un bracelet électronique à la cheville des nouveau-nés afin de prévenir toute tentative de kidnapping.

Ces bracelets sont équipés d’émetteurs reliés à un ordinateur central, les récepteurs répartis dans la maternité permettant à tout moment de localiser le bébé dans le service, de détecter les sorties du service et d’alerter en conséquence le personnel par une alarme.

Dans les dossiers présentés à la CNIL, ils permettent une surveillance électronique des déplacements du nouveau-né limitée à trois jours dans un rayon qui ne dépasse pas la maternité.

Lors de l’examen de ces dispositifs, la Commission, tout en constatant que ce type de service peut répondre à une attente des parents et apparaître justifié dans certaines situations à risque, s’est interrogée sur le caractère réellement proportionné, par rapport aux risques encourus, de la généralisation du bracelet à l’ensemble des nouveau-nés.

Si l’on fonde la légitimité du dispositif sur la seule vulnérabilité de l’enfant n’aura-t-il pas vocation à s’étendre ? On équipe aujourd’hui les maternités, il faudra demain équiper les crèches et les écoles, au risque d’habituer l’individu dès son plus jeune âge à une forme de contrôle quasi-permanent dont il ne sera plus à même de percevoir le caractère intrusif.

La CNIL a donc décidé d’engager une réflexion de fond sur le sujet et plus largement sur la surveillance électronique des personnes vulnérables, en auditionnant différents acteurs impliqués dans ces enjeux. A l’issue de ces auditions, elle rendra publiques ses conclusions sur le sujet. Cette réflexion est placée sous la responsabilité d’Anne Debet.

Cette réflexion est d’ailleurs commune à l’ensemble des autorités de protection des données puisque ce thème est inscrit à l’ordre du jour de la 30ème Conférence mondiale des commissaires à la protection des données à Strasbourg du 15 au 17 octobre 2008 « L’homme assisté : ange ou démon numérique ? ».

http://www.cnil.fr/index.php?id=2431


[L’expansion 19/05/2008]

Une entreprise allemande sur deux est concernée par l’espionnage industriel, en particulier chinois, russe et iranien. L’information est donnée par Hartwig Möller, un responsable des services de renseignements allemands, cité vendredi par le Financial Times Deutschland. Les méthodes sont très diverses, allant de l’usage d’internet à celui, plus classique, d’agents infiltrés dans les entreprises. « Des étudiants et des boursiers chinois ont essayé de mettre la main sur des résultats de recherche » dans les entreprises ou institutions les accueillant, a-t-il précisé.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/une-entreprise-allemande-sur-deux-est-espionnee_153240.html


[Numerama – 15 Mai 2008]
Contrairement à ce qu’affirme l’industrie du disque aux enfants, il n’est pas encore acquis qu’en France le fait de télécharger illégalement des chansons puisse conduire à la suspension de l’abonnement à Internet. En Europe, aucun pays n’a encore mis en place la riposte graduée dont le principe a été rejeté comme étant contraire aux droits fondamentaux par le Parlement européen. Mais ça y est, la première déconnexion vient d’intervenir. Elle n’a pas touché un citoyen lambda, mais le gouvernement de la Province autonome de Âland, rattaché à la Finlande.

Selon Piraattiliitto, le Centre finlandais d’Information sur le Droit d’auteur et de Lutte contre le Piratage (CIDALP) aurait pour la première fois mis en oeuvre la loi sur le droit d’auteur rentrée en vigueur le 1er janvier 2006 pour obtenir la coupure de l’accès à Internet d’un abonné suspecté de piratage. L’enquête aura ensuite déterminé que l’adresse IP utilisée pour télécharger illégalement des chansons appartenait… au gouvernement autonome de la petite île de Âland, rattachée à la Finlande.

Qu’à cela ne tienne, l’accès à Internet a quand même été coupé, touchant probablement l’activité administrative de la Province qui ne compte que 27.000 habitants.

http://www.numerama.com/magazine/9591-La-1ere-deconnexion-pour-piratage-touche-un-gouvernement.html

Page suivante »