Censure



[Mediapart – 14 MARS 2017 –  CARINE FOUTEAU ET MICHAËL HAJDENBERG]
Marine Le Pen, élue présidente de la République, pourrait parfaitement s’accommoder de la Ve République. Nominations, référendums, état d’urgence déjà en vigueur : quelques semaines lui suffiraient pour mettre en place un État FN. Peu d’institutions seraient en capacité de résister.

Il ne s’agit pas de jouer à se faire peur. Ni de se lancer dans un récit de fiction. Simplement de prendre la mesure de ce qui pourrait advenir si Marine Le Pen accédait à la présidence de la République.

Son programme est connu – Mediapart y reviendra longuement dans les semaines qui viennent. Mais pourra-t-elle le mettre en œuvre ? Quels pouvoirs la Constitution lui offre-t-elle pour annihiler les tentatives d’obstruction qui se feront jour ? Peut-elle façonner, et en combien de temps, un État FN ? Quels seraient les possibles contre-pouvoirs si un régime autoritaire s’attaquait aux libertés fondamentales ?

Le 26 février, la présidente du Front national a donné un avant-goût de sa vision du pouvoir : « Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus (…), de se garder de participer à de telles dérives. » Et de poursuivre : « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote. »

La Ve République, dont Charles de Gaulle avait dû promettre en 1958 qu’elle n’avait pas été taillée pour un dictateur, peut-elle permettre quelque 60 ans plus tard la mise au pas d’un pays ? Une chose est sûre : Marine Le Pen, contrairement à d’autres candidats, n’annonce pas de VIe République ou de changement de régime. Comme le dit Paul Alliès, professeur émérite de science politique à la Faculté de droit de Montpellier dans un billet de blog publié sur Mediapart, « le régime de la Ve République est parfaitement compatible avec sa conception césariste de l’exercice du pouvoir ».

L’article 5 de la Constitution affirme en effet que le président « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État ». Clef de voûte du système, « il veille au respect de la Constitution ». Il en est donc « l’interprète », analyse le constitutionnaliste Bertrand Mathieu, professeur à l’École de droit de la Sorbonne Université Paris I, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et vice-président de l’Association internationale de droit constitutionnel. L’article 15 en fait aussi le chef des armées, susceptible de décider seul de l’usage de l’arme nucléaire.

Se projeter s’avère d’autant plus complexe que rares sont les chefs d’État autocratiques à avoir annoncé la couleur avant leur accession au pouvoir. Et que beaucoup de paramètres restent encore inconnus, à commencer par la future composition de l’Assemblée nationale. Marine Le Pen y obtiendrait-elle une majorité ? Pour augmenter ses chances de succès aux législatives, rien ne l’empêche de convoquer un référendum immédiatement après l’élection présidentielle afin de mettre en place un scrutin (partiellement ou intégralement proportionnel) qui lui serait plus favorable.

Même s’il est impossible de prévoir par avance les contours d’un futur régime autoritaire – « Un barrage juridique n’est jamais qu’un barrage de papier », commente un conseiller d’État –, voici ce que la présidente serait en mesure de faire grâce aux attributions que lui confère la Ve République. (suite…)


google_negationisme
On commence toujours par censurer les pédo-nazos avant de passer aux autres dissidents du moment…

Google peine à ne plus faire la part belle aux négationnistes sur le web

[LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 21/12/2016]

Le géant informatique Google a affirmé mardi qu’il oeuvrait à améliorer l’algorithme de son moteur de recherche pour écarter des informations « ne faisant pas autorité », comme celles d’un site négationniste qui arrivait en tête de recherches portant sur l’Holocauste

C’est le quotidien britannique The Guardian qui a remarqué l’affaire la semaine dernière. Sur Google, on trouve derrière le site « Stormfront », un groupe de personnes niant la réalité du génocide des Juifs par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Une communauté très bien référencée qui apparaissait comme premier résultat à la question: « L’Holocauste a-t-il eu lieu? ».

Google a tenté de réagir en affirmant que son objectif était de fournir des « résultats faisant autorité » tout en proposant « une variété de contenus divers venus de différentes sources ». « Juger quelles pages internet sont les mieux à même de répondre à une question est un problème complexe et nous ne le faisons pas toujours de la meilleure façon », a expliqué le groupe américain dans un communiqué.

« Une approche évolutive pour résoudre le problème »

« Lorsque des informations ne faisant pas autorité se classent trop haut dans les résultats de recherches, nous développons une approche évolutive et automatisée pour résoudre le problème, plutôt que de les retirer une à une manuellement », poursuit le texte. Des ajustements récents dans les algorithmes de Google « aideront à faire apparaître des contenus plus crédibles et de meilleure qualité », a encore affirmé l’entreprise.

Les critiques sur les résultats de recherches concernant l’Holocauste ne sont pas un cas isolé pour Google qui avait déjà été pointé du doigt le mois dernier sur de fausses informations diffusées durant la campagne présidentielle américaine.

Il ne devrait y avoir « aucune situation dans laquelle de fausses informations sont répandues », a estimé le patron de Google Sundar Pichai lors d’une interview avec la BBC le mois dernier, assurant que son groupe chercherait à améliorer les réponses aux milliards de recherches qu’il traite quotidiennement.

En France, Google peut mieux faire…

Pour en avoir le coeur net, nous avons effectué le même exercice que le Guardian sur les résultats en français. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est la page du négationniste français Robert Faurisson, 87 ans, qui empoche la mise. Son blog se paie même le luxe d’arriver avant la page Wikipédia consacrée à l’Holocauste et celle dédiée à la Shoah…

http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/google-peine-a-ne-plus-faire-la-part-belle-aux-negationnistes-sur-le-web_1862379.html


Dans ce cas, il faudrait carrément attaquer l’intégralité des fournisseurs d’accès Internet pour permettre à la propagande de circuler dans ses tuyaux…

Tuerie d’Orlando: des familles de victimes attaquent Facebook, Twitter et Google
[ LEXPRESS.fr –  21/12/2016 ]

Trois familles ont déposé une plainte lundi contre les réseaux sociaux, qu’ils accusent d’avoir concouru au processus de radicalisation d’Omar Mateen, l’auteur de l’attentat d’Orlando.

Les familles de trois victimes de l’attentat d’Orlando, Tevin Crosby, Juan Raon Guerrero et Javier Jorge-Reyes, on déposé une plainte contre Facebook, Twitter et Google, qu’elles accusent d’avoir contribué à la radicalisation du tueur, Omar Mateen.

Dans leur plainte, déposée lundi devant la cour fédérale de Détroit (Michigan), les familles reprochent aux trois réseaux sociaux d’avoir « procuré au groupe terroriste EI des comptes, que [ses membres] ont utilisé pour partager leur propagande extrémiste, collecter de l’argent et attirer de nouvelles recrues ».

« Soutien matériel »
A leurs yeux, l’auteur du massacre perpétré dans une boîte de nuit de Floride le 12 juin dernier (49 morts et 53 blessés), qui n’avait jamais rejoint les rangs de Daech avant son attaque, n’a eu que ces outils numériques pour s’imprégner de la doctrine des djihadistes.

LIRE AUSSI >> « Le djihadiste américain agit seul mais pense appartenir à une communauté »

« Ce soutien matériel a été essentiel dans l’essor de l’EI et lui a permis de mener ou de faire mener de nombreuses attaques terroristes », dénoncent les familles dans leur plainte.

Des plaintes qui aboutissent rarement
Ce n’est pas la première fois que les trois géants du web sont visés par de telles plaintes, qui n’ont toutefois jamais abouti. Aux Etats-Unis, les réseaux sociaux sont en effet protégés par la section 230 du Communication Decency Act (CDA), adopté en 1996, qui exonère les hébergeurs de la responsabilité de contenus postés par les utilisateurs.

En août dernier, un juge a débouté une action de groupe contre Twitter, qui imputait au réseau social une part de responsabilité dans une attaque de Daech en Jordanie. A ce titre, le magistrat avait invoqué le CDA pour rejeter la plainte.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/tuerie-d-orlando-des-familles-de-victimes-attaquent-facebook-twitter-et-google_1862382.html


[FABRICE ARFI, RENÉ BACKMANN, MICHEL DELÉAN, LOUISE FESSARD, JÉRÔME HOURDEAUX ET MATTHIEU SUC – MEDIAPART – 30 NOVEMBRE 2015]

Pourquoi des terroristes surveillés parviennent-ils à passer à l’acte ? Pourquoi les agents semblent-ils condamnés à constater leur impuissance chronique ? Pourquoi la classe politique refuse-t-elle d’engager la grande remise à plat réclamée par de nombreux spécialistes ? Mediapart a interrogé des dizaines de personnes (magistrats, agents secrets, policiers, experts, politiques…), s’est plongé dans plusieurs procédures judiciaires en cours et a épluché divers rapports pour comprendre la crise sans précédent de la lutte antiterroriste en France.

Le 15 janvier 2015, une voiture banalisée de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) prend en filature la Citroën C3 d’Amar R. Les services secrets s’intéressent à cet ancien voisin de cellule d’Amedy Coulibaly, car il est l’un des derniers à avoir vu le futur tueur de l’Hyper Casher, le 6 janvier, soit la veille de l’attaque contreCharlie Hebdo. La C3 arrive à destination, au Fort de Rosny (Seine-Saint-Denis), là où sont installés plusieurs services de la gendarmerie ; là, aussi, où vit la maîtresse d’Amar R., une adjudante récemment convertie à l’islam. Le véhicule de la DGSI se gare sur la chaussée qui longe l’entrée de la caserne. L’un des agents en planque reconnaît un visage familier dans une voiture voisine, stationnée non loin. C’est un collègue de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) de Paris, un autre service de renseignement. Jusqu’à cette rencontre fortuite, la DGSI et la DRPP ignoraient qu’elles surveillaient l’une et l’autre la même cible, en même temps.

Cette anecdote pourrait, à elle seule, résumer le désordre de la lutte antiterroriste française. Mais le problème est plus profond, plus grave. Deux semaines après les attentats du 13 novembre, onze mois après ceux qui ont visé Charlie Hebdo, des policiers et l’Hyper Casher, trois ans après les massacres commis par Mohamed Merah contre des militaires et des écoliers juifs, les services de l’État chargés de lutter contre le terrorisme connaissent une crise sans précédent. Mediapart a interrogé des dizaines de personnes (magistrats, agents secrets, policiers, experts, politiques…), s’est plongé dans plusieurs procédures judiciaires en cours et a épluché divers rapports (parlementaires, syndicaux ou administratifs) pour mener cette enquête.

Il ne s’agit pas d’accuser, mais de comprendre. Comprendre pourquoi des terroristes fichés et surveillés parviennent à passer à l’acte, pourquoi des agents compétents et dévoués semblent condamner à constater leur impuissance chronique, pourquoi la classe politique, à droite ou à gauche, fait mine de ne pas voir le problème, refusant d’engager la grande remise à plat réclamée par de nombreux spécialistes. Face à ces ratés à répétition, les membres du gouvernement ont fait le choix, devant les micros et caméras, de la politique de l’autruche : non, il n’y a eu aucune faille des services de renseignement français avant les attentats du 13 novembre, a par exemple affirmé Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur. Dans la communauté du renseignement, certains n’hésitent pourtant plus à évoquer un « naufrage historique ».

(suite…)


[Reynald Fléchaux –  SILICON.FR – 19 novembre 2015]

Fondée par des défenseurs de la liberté d’expression, Telegram, un des services utilisés par l’Etat islamique pour diffuser sa propagande, a décidé sous la pression de fermer 78 canaux utilisés par l’organisation terroriste.

Mis en cause au lendemain des attentats pour sa passivité à l’égard de l’Etat islamique (EI), le service de messagerie Telegram a fermé 78 canaux de diffusion exploités par le groupe terroriste pour diffuser ses messages en 12 langues différentes. Adopté comme une plate-forme de promotion et de recrutement par l’Etat islamique, comme le révélait une étude récente du Middle East Media Research Institute, Telegram intègre notamment une fonction broadcast, notamment exploitée pour revendiquer la destruction du vol russe au-dessus du Sinaï et les attaques du 13 novembre contre la capitale.

Selon le service de monitoring des activités extrémistes SITE Intelligence, certains des canaux Telegram de l’Etat islamique affichaient plus de 10 000 abonnés. Contrairement à Twitter, qui ferme régulièrement des comptes associés à l’EI, la messagerie a semblé, jusqu’à cette semaine, guère encline à modérer les usages de son service.

Fondé à Allemagne, Telegram a été lancé par deux frères, qui il y a quelques années ont monté le très populaire réseau social russe vKontakte. Les deux hommes, Pavel et Nicolay Durov, ont perdu le contrôle de ce dernier au profit d’hommes d’affaires proches du président russe, Vladimir Poutine, après avoir bataillé contre le gouvernement de leur pays au sujet du blocage des opposants sur vKontakte.

Messages chiffrés : rien n’a changé

Exilés à Berlin, les frères Durov restent marqués par leur bataille avec les autorités russes et le combat d’Edward Snowden contre la surveillance d’Internet. Le communiqué diffusé par Telegram reflète d’ailleurs cette position : si le réseau se dit « perturbé » d’avoir appris que l’Etat islamique utilisait ses canaux publics pour diffuser sa propagande et assure vouloir mettre en place un mécanisme de signalement des contenus répréhensibles mieux balisé, la société affirme par ailleurs sa volonté de défendre la liberté d’opinion. « Nous ne bloquerons pas quiconque exprime des opinions alternatives de façon pacifique », écrit-elle.

En plus des canaux de broadcast – un service périphérique ajouté récemment -, Telegram permet d’envoyer gratuitement des messages chiffrés de bout en bout à n’importe quel autre utilisateur du service (sur iOS, Android, Windows Phone, PC, Mac OS X). Ces messages peuvent également s’effacer après une certaine durée, des deux côtés de la communication. Dans ce mode (secret chat), Telegram n’est pas en possession des moyens permettant de décoder les données transitant sur ses serveurs. Le service précise d’ailleurs qu’il ne répond pas aux demandes portant sur les chats et les chats de groupe. A ce jour, seuls les canaux de diffusion (channels), les robots (bots) et les stickers sont filtrés, selon les affirmations de la société. Le service dit regrouper 60 millions d’utilisateurs actifs.

http://www.silicon.fr/apres-attentats-messagerie-chiffree-telegram-met-un-peu-ordre-131913.html


[Jules Darmanin – Le Figaro – 03/11/2015]

Zerodium, une start-up de sécurité informatique, récompense une équipe de hackers qui est parvenue à casser à distance les protections du smartphone Apple. Cette faille pourra être revendue à des fins d’espionnage.

C’est une somme record. Zerodium, start-up spécialisée dans la sécurité informatique, avait promis un million de dollars à ceux ou celles qui parviendraient à casser les protections («jailbreak») d’un appareil sous iOS 9.1, la dernière version du système d’exploitation mobile d’Apple. Le logiciel qui équipe les iPhone et iPad est réputé difficile à pirater. Il n’a pas résisté à une équipe de hackers qui est parvenue, grâce à une ou plusieurs failles informatiques, à développer une technique de piratage d’iOS 9.1 et se partagera donc le pactole promis.

Zerodium avait fixé des regles strictes pour ce concours de piratage: l’attaque devait pouvoir être faite «à distance, de façon fiable et silencieuse, sans d’interactions autres que la visite d’une page Web ou la lecture d’un SMS.» Ces failles, baptisées «zero-day», se vendaient jusqu’alors pour plusieurs centaines de milliers d’euros, mais la barre du million n’avait pas encore été franchie publiquement.

Il ne faut pas s’attendre à ce que ces failles soient immédiatement corrigées par Apple. Dans une interview au magazine Wired, le Français Chaouki Bekrar, fondateur de Zerodium, explique l’entreprise ne transmettra pas les informations à Apple, tout en se réservant la possibilité de le faire «plus tard». Zerodium compte parmi ses clients des gouvernements, des agences de renseignement, des entreprises de défense et de finance. Ces organisations auront accès, en avant-première, aux détails du piratage. Certaines d’entre elles pourront s’en prémunir, mais d’autres seront vraisemblablement en mesure de l’exploiter à des fins d’espionnage. Toutefois, Chaouki Bekrar se défend de collaborer avec des régimes «autoritaires», sans donner plus de précision. Il a aussi affirmé que la faille à un million de dollars ne serait «vraisemblablement» vendue qu’à des clients américains.

Marché gris de la faille informatique

Le marché des failles «zero-day», est encore une zone grise de la criminalité informatique. La vente d’informations sur les failles informatiques n’est que très rarement illégale: c’est leur exploitation qui l’est. L’entreprise Hacking Team, qui vendait des solutions de surveillance à de nombreux gouvernements, faisait usage de «zero-day» touchant Flash Player, qui sert à jouer de nombreuses animations sur le Web. Eux aussi assuraient ne pas vendre leurs services à des régimes autoritaires. Pourtant, ils auraient été utilisés par des pays tels que l’Ouzbékistan ou le Soudan.

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2015/11/03/32001-20151103ARTFIG00202-une-prime-d-un-million-de-dollars-pour-avoir-reussi-a-pirater-un-iphone.phpli


Non, ce n’est pas Dieudo qui a écrit l’article 🙂

Si vous ne trouvez pas Dabiq chez votre marchand de journaux, vous pouvez le télécharger ici (https://mega.co.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ) dans la Bibliothèque de L&I (https://mega.co.nz/#F!vEJWARzJ!hnOl-l7WfB4QpQowLWXtOw). Si votre FAI bloque le site, suivez les conseils pour surfer sans censure

Une couv' assez savoureuse... des imams tenant un panneau "Je suis charlie" et en-dessous la légénde : "LA FIN DE L'AMBIGUITE"

Une couv’ assez savoureuse… des imams tenant un panneau « Je suis charlie » et en-dessous la légénde : « LA FIN DE L’AMBIGUITE »

Strictement interdite en France, Dabiq (n° 7, mars 2015), la revue de l’État islamique au Levant consacre largement son numéro à « Je suis Charlie ». Elle consacre quatre pages à Amedy Coulibaly (rebaptisé Abù Basir Al-Ifriqi) et préente un entretien de deux pages avec Umm Basir Al-Muhajirah, en réalité Hayat Boumeddiene, la compagne de Coulibaly, qui a rejoint la Syrie à partir de la Turquie, la veille de l’attaque du supermarché casher. Une partie de ces éléments avait déjà été utilisée dans un autre magazine de Daech, Dâr-al-Islam, dont la couverture représentait la Tour Eiffel.

https://mega.co.nz/#F!2Zp3AQIS!OcbsyLJNGs5V8T1luPZflQ

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