Condoleeza Rice



La CIA et la Pentagone ont lourdement investi dans Hollywood pour défendeur la thèse que la torture permet de sauver des vies (cf. la participation logistique et financière à des séries comme « 24 heures » ou « Homeland »)… le rapport du Sénat confirme ce que nous disions depuis plus de 10 ans : la torture est contre-productive

[Iris Deroeux – Mediapart –  04/05/2014]

Le rapport fait près de 6 300 pages. S’il était rendu public, il constituerait certainement l’argumentaire le plus complet et le plus accablant contre les méthodes d’emprisonnement et d’interrogatoire de la CIA, dans les prisons secrètes mises en place sous l’administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Certaines de ses conclusions ont déjà fuité : les méthodes dites « d’interrogatoires renforcés », assimilées à de la torture, ont été plus systématiques et plus violentes que cela n’avait été précédemment exposé ; elles se sont avérées inutiles pour collecter des renseignements, notamment lors de la traque d’Oussama Ben Laden ; et la CIA a menti pour en justifier l’usage.

De telles conclusions ne laissent personne indifférent à Washington, encore moins à la CIA. Depuis 2009 – date à laquelle la commission du renseignement du Sénat a entrepris ce travail monumental –, l’agence du renseignement s’oppose à la rédaction d’un tel document. L’agence et la commission sont de fait entrées dans une bataille qui occupe pour le moment bien plus l’espace médiatique que le contenu du rapport.

John Brennan, l’actuel directeur et vétéran de la CIA, l’a déjà présenté comme « truffé d’erreurs factuelles ». Il accuse en outre la commission d’être allée fouiller dans des dossiers censés rester confidentiels. La présidente de la commission du Sénat, la démocrate Dianne Feinstein, réfute et accuse à son tour la CIA de faits graves : l’agence se serait introduite dans les ordinateurs des assistants parlementaires chargés du rapport pour y faire disparaître des documents compromettants. L’affaire est désormais entre les mains du département de la Justice.

Mais cette guerre larvée ne devrait pas empêcher le public d’avoir un aperçu du rapport, dans le mois à venir. La majorité des quinze élus siégeant à la commission du renseignement du Sénat a en effet voté le mois dernier en faveur de sa déclassification partielle. Un résumé de quelque 400 pages doit ainsi être publié.

Reste à voir ce que ce résumé contiendra vraiment : il appartient ces jours-ci à Barack Obama de valider la déclassification de ces « morceaux choisis », et de les confier éventuellement à la CIA pour une relecture. Dianne Feinstein s’est de nouveau exprimée pour demander à Obama de ne pas confier le résumé à l’agence, auquel cas le public risquerait d’avoir droit à une version expurgée. (suite…)


[Revue de la Défense Nationale  – Bernard Nortain – 7/11/2011]

Peter Dale Scott : La Route vers le nouveau désordre mondial (50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis) ; Éditions Demi Lune, collection Résistances, 2010 ; 509 pages.

Voilà un livre passionnant, décapant, on pourrait dire terrifiant en ce qu’il dévoile au lecteur, pourtant averti, les dérives et les pratiques mafieuses d’une démocratie emblématique, miroir de nos sociétés.

La thèse de l’auteur est, en gros, que la perte progressive de contrôle sur les décisions politiques majeures aux États-Unis a fait que le pouvoir a été confisqué de façon occulte, non démocratique, par des groupes de pression et que cette situation a totalement perverti le système politique américain et a notamment conduit au drame du 11 septembre 2001.

L’immense mérite de cet ouvrage est de s’appuyer sur un appareil de notes et de références, une bibliographie — près de 150 pages au total — très complètes et variées qui viennent étayer pas à pas la démonstration de l’auteur.

Partant d’une réflexion sur les États-Unis où les inégalités sociales, la faiblesse de la société civile au niveau fédéral, la puissance des intérêts particuliers, l’auteur, qui n’est pas particulièrement un néo-conservateur, mais plutôt un libéral, tendance gauche, dresse un tableau saisissant de ce qu’il appelle l’État profond. Il décompose le processus historique où les pouvoirs secrets verticaux se sont emparés de la conduite de l’action publique, et où la prise de décision politique à huis clos accorde la priorité à la sécurité et à la préservation d’intérêts privés particulièrement ceux des exportateurs d’armements et des firmes pétrolières.

Son analyse est particulièrement pertinente et convaincante dans sa description de la politique du trio Nixon-Kissinger-Rockefeller, censée contrer les progressistes et qui a conduit à renforcer les mouvements réactionnaires islamistes, mais aussi à soutenir les intérêts des pétroliers. Il met en évidence le rôle de Nixon ou plutôt sa paranoïa dans la dégradation du processus bureaucratique et démocratique de mise en œuvre de la politique et dans l’amplification du pouvoir secret. En passant il faut noter une analyse intéressante du Watergate.

À ce stade apparaît le couple diabolique, aux yeux de l’auteur, Cheney-Rumsfeld et son implication dans la planification du projet ultrasecret de Continuité du Gouvernement (COG) qui cacherait, selon l’auteur, un programme de prise de pouvoir illégal et dont il traite longuement à propos du déroulement des événements du 11 septembre pour expliquer certaines incohérences dans la version officielle. (suite…)


Si vous n’avez pas encore lu le dernier livre de Thierry Meyssan, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche… une excellente enquête et synthèse… tout le reste du livre est à l’avenant.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – Manipulations et Désinformations]

Pendant les trente premières années de l’État d’Israël, les circonstances historiques ont distendu les liens que l’État juif entretenait avec ses créateurs, les chrétiens sionistes. Mais aucun ne pouvant vivre sans l’autre, ils ont noué de nouvelles collaborations, d’abord par le biais du régime d’apartheid d’Afrique du Sud, puis par la filière russe, jusqu’à aboutir à une synthèse : la théopolitique.

Durant la Guerre froide, les services de communication de Washington interprètent l’opposition Est/Ouest comme un combat eschatologique entre le pays de la liberté religieuse et celui du communisme athée. Un vaste effort de ré-évangélisation des institutions est entrepris. Le général George Marshall, successivement secrétaire d’État puis secrétaire à la Défense, supervise ce développement dans le corps diplomatique et les forces armées. Pour consolider le camp atlantique, il imagine une opération œcuménique où les sectes évangéliques cotoient les Églises anglicane et catholique.  Cela lui permet aussi de mettre en sourdine les revendications pro-israéliennes des extrémistes religieux auxquelles il est fermement opposé.

Marshall installe avec la CIA le Plan de réhabilitation de l’Europe qui porte son nom et qui lui vaudra le Prix Nobel de la paix. Il emmène avec lui dans ses déplacements les pasteurs Abraham Vereide et Harald Bredesen qui mettent en place un vaste réseau de dirigeants chrétiens anti-communistes . Ce dispositif est approuvé par le président Truman des États-Unis, le roi George VI d’Angleterre, la reine Wilhelmina des Pays-Bas et le général Tchang Kai-Chek de Taiwan. En 1952, un rassemblement international de parlementaires chrétiens est convoqué aux Pays-Bas autour du général Alfred Gruenther, qui dirige alors les travaux de préfiguration de l’OTAN. Cette structure, dénommée aujourd’hui Fellowship Foundation, organisera pendant quarante ans des réunions de prière et des congrès pour renforcer l’identité chrétienne du camp atlantique face au bloc soviétique .

(NdL&I : Hillary Clinton, qui avait attaqué Obama pour ses amitiés « radicales » via le pasteur Wright, a toujours été très discrète sur son appartenance de longue date à la Fellowship Foundation, qui a pourtant eu un accès direct au président Clinton pendant 8 ans, à travers l’organisation HEBDOMADAIRE de « petits-déjeuners de prière » à la Maison Blanche. Hillary Clinton est aujourd’hui Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Obama.)

En 1954, le serment d’allégeance, que tout enfant récite le matin à l’école et que tout citoyen états-unien professe dans les occasions solennelles, est modifié comme suit : « Je jure fidélité au drapeau des États Unis d’Amérique et à la République qu’il incarne : une nation unie sous le commandement de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous » . En 1956, une résolution commune des deux chambres du Congrès choisit « En Dieu nous plaçons notre confiance » comme devise des États-Unis à la place de « Un pour tous ». Celle-ci est inscrite dès l’année suivante sur les billets de banque. L’identité chrétienne ne s’applique plus seulement à l’Alliance atlantique, mais aussi au système économique capitaliste .

La Fellowship Foundation installe son quartier général à proximité du Pentagone. Un bureau d’Information et d’Éducation des troupes est créé au département de la Défense et confié à la Fondation. Il édite des manuels et dispense des formations assimilant le service dans les forces armées états-uniennes à une croisade pour la liberté religieuse dans le monde.

Malgré le caractère œcuménique de ses débuts, la Fellowship Foundation se recentre progressivement autour des seules sectes évangéliques dont elle prend le contrôle en sous-main. Elle les enflamme dans un soutien exalté à l’impérialisme états-unien. Elle se heurte bientôt au Conseil œcuménique des Églises qui fédère à Genève les principales confessions protestantes classiques. La tension interne à la culture religieuse anglo-saxonne se réveille une fois de plus. Ce Conseil dénonce les discriminations en Israël et condamne la guerre du Vietnam. C’est pourquoi le Pentagone créé, en 1974, une structure rivale, le Comité de Lausanne. 4 000 pasteurs évangéliques se réunissent tous frais payés par le département de la Défense autour de leur nouvelle figure de proue, le révérend Billy Graham. Ce dernier sillone le monde comme une rock star, organisant des prédications-spectacles qui trouvent des auditoires toujours plus nombreux.

Par ailleurs, l’opinion publique internationale prend lentement conscience de l’anachronisme du régime sioniste. Alors que l’État d’Israël avait été présenté à la communauté internationale comme le fruit de la décolonisation britannique, il s’avère être un État colonial juif, conformément au projet formulé au XIXe siècle par Theodor Herzl. Ce particularisme le rapproche des deux autres États coloniaux.

En Afrique australe, les puritains néerlandais se sont affranchis de la tutelle britannique au XIXe siècle. Ils se sont enfoncés dans l’intérieur des terres lors du « Grand Trek » qu’ils ont comparé à l’Exode biblique. Ils sont sortis victorieux de l’affrontement avec les zoulous à la bataille de Blood River, après avoir invoqué leur Dieu et ont créé ce qui est devenu l’Afrique du Sud et qu’ils appellent eux aussi « le nouvel Israël ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils soutiennent les nazis contre les Anglais, puis instaurent le régime d’apartheid. De leur côté, les Britanniques de Rhodésie, effrayés par la perspective de la décolonisation, se sont révoltés contre la Couronne et se sont constitués en État indépendant, en 1965.

Bien que les systèmes juridiques israélien, sud-africain et rhodésien soient assez différents, ils poursuivent tous trois les mêmes objectifs discriminatoires : réserver la terre et le pouvoir à une minorité ethnique. C’est donc bien logiquement que ces États, écartant les sujets qui fâchent comme le nazisme et l’antisémitisme, multiplient les contacts.

En 1953, l’Assemblée générale de l’ONU dénonce « l’alliance entre le racisme sud-africain et le sionisme » . Puis, en 1975, elle qualifie le sionisme de « forme de racisme et de discrimination raciale » . (suite…)


Nous avons reçu pas mal de réactions suite à la publication de la dépèche sur l’arrestation des frères Al-Jarrah au Liban, proches parents de Ziad Al-Jarrah, un des « pilotes du 11 Septembre », arrêtés par la police libanaise alors qu’ils faisaient entrer du matériel d’espionnage ultra-sophistiqué fourni par le Mossad et qui ont avoué être commandités pour espionner les partis politiques libanais.

La presse francophone ayant été très discrète sur cette affaire et n’ayant, à l’époque, fourni aucun compte-rendu sur le démantèlement en 2006, de cellules terroristes israéliennes opérant sur le territoire libanais, nous publions ici un extrait de l’enquête réalisée par Thierry Meyssan et Jürgen Cain Külbel sur ce réseau terroriste israélien… réseau qui pourrait fort bien être le vrai responsable de l’attentat ayant coûté la vie au Premier Ministre Hariri. Cela faisait longtemps que, dans la stratégie Néo-con et Grand-Israélienne, le Liban faisait partie des dominos à faire tomber. George W. Bush lui-même avait donné la liste en 2001 : Irak d’abord, puis le Liban, la Syrie et enfin l’Iran.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – détruire et contrôler le Moyen-Orient  ]

Le 14 juin 2006, le nouveau chef de la commission d’enquête onusienne sur l’assassinat du Premier Ministre libanais Rafic Hariri, Serge Brammertz, présente son rapport au Conseil de sécurité. Au vu du compte-rendu de séance, son intervention très factuelle et prudente contraste avec les scoops spectaculaires de son prédécesseur.

« La Commission est parvenue à un certain nombre de conclusions préliminaires, a indiqué M. Brammertz.  L’explosion qui s’est produite le 14 février 2005, à 12 heures 55 minutes 5 secondes, était une explosion en surface et non pas souterraine. Un explosif improvisé de taille importante placé dans un véhicule Mitsubishi a explosé alors que le convoi de Rafik Hariri passait à proximité.  L’explosif improvisé contenait au moins l’équivalent de 1 200 kilogrammes de TNT, et la détonation a été déclenchée, dans le cas le plus plausible, par quelqu’un qui se trouvait soit à l’intérieur, soit devant la camionnette de marque Mitsubishi.

La Commission ne pense pas que la responsabilité de l’attaque, qui a été revendiquée au moyen d’enregistrement vidéo transmis à l’agence Reuters et à la télévision Al Jazeera juste après l’attentat, soit vraie.  En fait, l’ADN résultant des restes humains recueillis sur les lieux de l’explosion, et qui a été analysée, montre que Ahmed Abou Adass, qui a revendiqué la responsabilité de l’attentat, ne peut être la personne qui a déclenché l’explosion qui a coûté la vie à Rafik Hariri et les 22 autres personnes, a dit M. Brammertz.

Le crime commis contre Rafik Hariri est un assassinat ciblé, a poursuivi M. Brammertz en indiquant que la quantité d’explosifs utilisée et l’amplitude de la détonation visaient à tuer l’ex-Premier ministre libanais même si son véhicule n’était pas atteint de plein fouet par l’explosion.

La Commission travaille sur deux hypothèses en ce qui concerne la manière dont l’attentat a été orchestré.  En premier, elle considère la possibilité que l’attaque ait été organisée et perpétrée de manière compartimentée.  Dans cette hypothèse, plusieurs personnes auraient été impliquées dans la planification, la reconnaissance du terrain, la préparation de la charge explosive, l’achat de la camionnette, le choix de l’individu chargé de faire exploser la charge et la fabrication de la vidéo revendiquant l’attentat.  Chacune de ces étapes de l’attentat aurait été confiée à des gens qui n’avaient aucun contact entre eux et qui ne se connaissaient sans doute pas.

La deuxième hypothèse, quant à elle, amène la Commission à envisager que tout le processus ayant abouti à la mort de Rafik Hariri ait été confié à un noyau dur, un seul petit groupe.

Concernant les commanditaires de l’attentat, la Commission a développé un certain nombre d’hypothèses et de scénarios, a dit M. Brammertz. (…) À cet égard, la Commission poursuit les interrogatoires qu’elle conduit avec des personnes qui pourraient l’aider à clarifier les cadres et structures formels et informels qui prévalaient au Liban et dans sa région au moment de l’assassinat.  La Commission interroge à cet effet des officiels libanais et syriens provenant de différentes organisations et agences.

Passant à la coopération de certains États Membres avec la Commission d’enquête, M. Brammertz a dit que le niveau d’assistance qui lui a été fourni par la Syrie au cours de la période dont parle le rapport a été globalement satisfaisant.  La Syrie a répondu à temps à toutes les requêtes, et sur certains points les réponses qu’elle a fournies étaient détaillées. (…)

Le nombre de requêtes pour assistance soumises à d’autres États Membres a également augmenté.  Depuis le 15 mars 2006, la Commission en a soumis 32 à 13 différents États Membres, ce qui montre le caractère international des procédures liées à l’enquête.  Les interactions avec le gouvernement du Liban sont excellentes à tous les niveaux et l’engagement et le soutien du Procureur général libanais et des juges d’enquêtes ont été cruciaux pour les progrès effectués par la Commission, a dit M. Brammertz. Le Gouvernement libanais, les forces armées, et les Forces de sécurité intérieures assurent à la Commission la sécurité dont elle a besoin pour s’acquitter pleinement de son mandat, a dit M. Brammertz.

Le Chef de la Commission d’enquête a ensuite indiqué que la Commission avait poursuivi l’assistance qu’elle fournit aux autorités libanaises concernant les 14 attaques survenues depuis le 1er octobre 2004.  La Commission s’efforce de faire avancer le statut de chacun de ces cas et de les intégrer de manière à établir des liens potentiels entre eux. (…) du point de vue analytique, les affaires peuvent être liées de manière diverse et sous des perspectives différentes, notamment par les similitudes de leur modus operandi et de leur intention »[Traduction de l’auteur, voir original dans les notes en fin d’article].

Pendant que M. Brammertz enquête sur les crimes passés, l’Histoire continue. Si Rafik Hariri a été assassiné au moment où il nouait le dialogue avec le Hezbollah, Hassan Nasrallah aurait dû être assassiné à son tour, un an plus tard. Mais les services secrets de l’armée libanaise déjouèrent le complot[voir Note 2 en fin d’article].

Au cours du premier week-end d’avril 2006, l’armée arrête neuf « membres bien entraînés d’un réseau », huit Libanais et un Palestinien, qui préparaient l’attentat. Ce « groupe d’individus organisés, tous professionnels et bien entraînés » devait l’exécuter lors de la séance du Dialogue national qui se déroulait alors entre les chefs des fractions politiques libanaises, avec la médiation ostentatoire de l’Égypte et de l’Arabie saoudite, et la discrète et efficace présence russe.

Le général de brigade Saleh Suleiman, porte-parole de l’armée, déclare que l’affaire en était « au stade de la préparation » et n’avait pas encore atteint le « stade de l’exécution ». La bande avait espionné depuis début mars tous les déplacements de Nasrallah et était équipée de roquettes anti-chars qui, le jour de l’attentat, devaient faire sauter le véhicule blindé du secrétaire général du Hezbollah. Les autorités mettent la main sur un important arsenal de lance-roquettes, grenades à main, fusils à pompe, fusils mitrailleurs, pistolets et silencieux ainsi que toute une batterie d’ordinateurs et de CD-ROM.

Selon le quotidien libanais As-Safir, il était prévu qu’un tir de roquettes de fabrication états-unienne fasse sauter Nasrallah et son véhicule blindé, le 28 avril à Beyrouth[iii]. Selon les interrogatoires des prévenus menés par le juge militaire Rashid Mizher, 90 personnes au moins étaient impliquées dans la préparation du crime. Certaines d’entre elles auraient épié le convoi de Nasrallah durant 40 jours, tandis que d’autres auraient transformé un garage en cache d’armes, où elles auraient dissimulé des roquettes états-uniennes, des fusils mitrailleurs russes et des grenades à main chinoises. Les organisateurs avaient aussi essayé de se procurer du C4 et d’autres explosifs, car ils projetaient d’autres assassinats de personnalités ainsi que des attentats à l’explosif, y compris contre des mosquées.

Les conjurés – qui avaient été arrêtés à proximité du quartier général du Hezbollah au Sud de Beyrouth, sont d’abord interrogés par des hommes appartenant aux services secrets militaires avant d’être remis aux mains du juge des affaires militaires. Les autorités poursuivent leur recherche d’autres complices et tentent de démasquer les commanditaires, c’est à dire « tout État ou parti qui financerait, entraînerait et équiperait le réseau ».

Commentant ces informations, Hassan Nasrallah met en garde ses concitoyens. Selon lui, ce complot, comme l’assassinat de Rafik Hariri et de plusieurs autres personnalités, participe d’un plan unique de sabotage du dialogue national et de relance de la guerre civile[iv].

Un ancien député, membre du Mouvement du Futur (le parti du clan Hariri) avait procuré aux conjurés des permis de port d’armes de différentes catégories. Cet homme, Salim Diyab, ancien directeur de campagne de Hariri junior, ancien ami intime de Hariri senior est considéré comme étant le « chef offensif de la branche politico-militaire » de son parti. Dès juillet 2005, il avait fait distribuer des armes à ses partisans. Un membre du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt est également arrêté par la police.

L’anéantissement du réseau terroriste préserve le pays des troubles politiques internes. Selon des informations qui filtrent des milieux libanais du renseignement, le groupe terroriste comptait sur l’assassinat de Nasrallah pour provoquer dans le pays – à l’image de ce qui se passe en Irak – des tensions religieuses sectaires entre sunnites, chiites, alaouites, duzes, maronites, coptes, etc. (suite…)


[Comaguer – Mondialisation.ca – 18/03/2008]

 

Le magazine US VANITY FAIR vient de publier, dans son édition datée d’Avril, un long article sur les plans et les actions du gouvernement US visant à imposer ses hommes à la tête de la Palestine. Son auteur est DAVID ROSE, journaliste britannique qui collabore régulièrement au magazine anglais THE OBSERVER.

Il ne s’agit pas de menées de groupes ou de lobbies à l’intérieur de la machine politique et administrative étasunienne mais d’une action directement organisée par CONDOLEEZA RICE et le Département d’Etat et ELLIOTT ABRAMS conseiller à la Sécurité Nationale.

L’opération commence dès la mort de YASSER ARAFAT en Novembre 2004. Washington décide alors de tout mettre en œuvre pour porter à la tête de l’Autorité Palestinienne un leader et une équipe dirigeante totalement soumise à Washington.

L’homme clé du dispositif est MUHAMMAD DAHLAN, homme fort du FATAH, conseiller national pour la sécurité de MAHMOUD ABBAS ; DAHLAN a des relations étroites avec la CIA et la FBI depuis les années 90 et BUSH le désigne, en public comme « un solide leader » , en privé comme « notre homme ». (suite…)


Le journal français « Le Monde » s’est récemment fait  l’écho d’un rapport de l’AIEA qui contiendrait des preuves que l’Iran a poursuivi son projet de nucléaire militaire après 2003. Mais le journal oublie de mentionner la source des informations de ce rapport. En effet, comme l’ont montré les services secrets U.S. et allemands, l’ordinateur portable qui contenait soi-disant les preuves du programme militaire nucléaire iranien a été fourni par un groupe paramilitaire iranien collaborant avec la CIA et le Pentagone.

[Gareth Porter – IPS Washington – 29/02/2008 – Trad. Grégoire Seither]

L’Administration Bush s’est longtemps appuyé sur « des documents trouvés sur un ordinateur portable » — 1 000 pages de documents techniques prétendument volés sur un ordinateur portable iranien — comme preuves de la volonté iranienne de se doter de l’arme nucléaire. Aujourd’hui les questions et accusations relatives à ces documents sont les seuls obstacles restants à une reconnaissance par l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) que l’Iran a répondu à toutes les questions concernant son programme nucléaire.

Mais ces documents ont été considérés dès leur « découverte » avec beaucoup de suspicion tant par les services secrets U.S. que étrangers. En novembre 2004, les services secrets allemands ont identifié la source de ces documents comme étant l’organisation politico-militaire Mujahideen e Khalq (MEK), bras armé du Conseil National de la Résistance en Iran (CNRI). Ces deux organisations sont inscrites sur la liste des organisations terroristes du Département d’Etat U.S. mais collaborent néanmoins étroitement avec le Pentagone et la CIA, notamment via des bases en Irak. Le MEK avait combattu aux côtés des soldats de Saddam Hussein lors de la guerre Iran-Irak.

[Note de L&I : Le MEK mène depuis deux ans une campagne médiatique pour être retiré de la liste des organisations terroristes, s’appuyant sur un jugement rendu en Grande-Bretagne. Récemment encore il a publié des pleines pages de publicité en ce sens dans les principaux quotidiens européens. Le MEK et le CNRI utilisent par ailleurs une multitude d’organisations paravent pour mener des opérations de propagande et de manipulation, en vue de préparer l’opinion à une action militaire américano-israélienne contre l’Iran. En Iran, les militants armés du MEK lançent des attaques contre l’armée et la police et mènent des opérations d’espionnage au profit de la CIA et du Pentagone.]

Par ailleurs, selons certaines sources, le MEK aurait obtenu ces documents non pas, comme il le prétend, d’une source iranienne, mais de la part du Mossad, le service secret israélien. (suite…)


LA BOMBE DE GAZA

[Vanity Fair – Avril 2008 – Trad. Grégoire Seither]
N’ayant pas vu venir la victoire du Hamas lors des élections de 2006 en Palestine, les « experts » de la Maison Blanche ont réussi à bidouiller une autre opération secrète qui leur a pété entre les mains au Moyen-Orient – à mi chemin entre le scandale Iran-Contra de l’époque Reagan et le foirage sanglant de la Baie des Cochons sous Kennedy.

En s’appuyant sur des documents confidentiels communiqués par des officiels U.S. dégoutés ainsi que des témoignages d’anciens membres des services secrets, notre journaliste d’investigation David Rose montre comment le Président Bush, Condoleezza Rice, ainsi que le conseiller adjoint à la sécurité nationale (NDL&I : et membre éminent du Likud israélien, mais c’est surement un hasard) Elliott Abrams ont équipé et armé une milice dirigée par le chef militaire du Fatah, Muhammad Dahlan et dont les exactions dans la bande de Gaza ont directement conduit à la guerre civile sanglante qui a vu la victoire du Hamas.

Le soutien appuyé des Etats-unis à Dahlan et à sa bande de miliciens corrompus et brutaux a joué un rôle clé dans l’ascension politique du Hamas. Même les Palestiniens modérés ont fini par rejoindre le camp des islamistes, écoeurés par la corruption et la violence du Fatah.

http://www.vanityfair.com/politics/features/2008/04/gaza200804


[Gregoire Seither – IES News Service – 02/03/2008]

Alors que le prix du baril de pétrole s’installe au dessus des $100 et que, pour la première fois depuis la Grande Dépression, des millions d’Américains doivent rembourser des crédits immobilers dont le montant est devenu supérieur à la valeur de la maison qu’ils ont achetée; alors que le marché du « subprime » n’en finit pas de dégringoler, faisant trembler les marchés et que la prochaine crise financière s’annonce déjà, sous la forme de la défaillance du marché de l’assurance crédit ( credit-default swap market ); alors que la « stagnation – inflation » ( stagflation ) refait son apparition et que le chomage est à nouveau en augmentation; alors que la presse n’hésite plus à utiliser le mot tabou commençant par « R » (comme récession) et que, au fond des têtes le mot honni, commençant par « D » commence à s’agiter… et enfin, alors qu’approche le cinquième anniversaire de « sa » guerre en Irak, le Président des Etats-unis découvre soudain l’économie en temps de guerre.

Interviewés sur la chaîne NBC , George W. Bush and Laura Bush furent pris de court quand la journaliste Ann Curry aborda soudain la guerre en Irak. Elle rappela que la femme du Président avait déclaré un jour, « Personne ne souffre autant que le président. J’espère que les Américains ont conscience du fardeau de soucis que le président doit porter chaque jour, et de son angoisse quotidienne pour le bien-être de nos soldats. » George Bush s’est alors saisi du micro :

« Bush: Exactement, et comme les gens commencent à le voir, l’Irak est entrain de changer, la démocratie est entrain d’y prendre pied. Je suis convaincu que, dans 50 ans, les gens regarderont en arrière et dirons « Dieu merci, il avait alors des gens qui étaient prêts à se sacrifier pour cet idéal« .

« Curry: Mais ce que vous dites c’est que c’est vous qui portez le fardeau, qui souffrez… Certains américains pensent qu’eux aussi portent le fardeau, à cause de cette situation économique.

« Bush: Oui, et bien —

« Curry: Ils disent qu’ils souffrent, à cause de cette situation.

« Bush: Je ne suis pas d’accord.

« Curry: Vous n’êtes pas d’accord avec quoi ? Que la guerre n’a pas d’influence sur l’économie ? Que les dépenses militaires ne rognent pas les autres budgets ?

« Bush: Non, je pense que ce n’est pas le cas. En fait, je pense que les dépenses militaires aident à créer des emplois.

« Curry: Ah oui ?

« Bush: Oui, parce que nous achetons de l’équipement et que cela donne du travail aux gens. Ce n’est pas la guerre qui a fait du mal à cette économie, c’est le fait que nous avons construit trop de maisons. »

En d’autres termes, après cinq ans de guerre sans fin, le Président des Etats-unis a trouvé la solutions aux crises économiques : construire moins de maisons mais édifier plus de bases, militaires, acheter plus d’armements et envahir plus de pays.

Malgré le désastre militaire et économique, George W. Bush n’a donc renoncé en rien à ses politiques : depuis son élection en 2000, le budget « officiel » du Pentagone a augmenté de plus de 60%  – passant de 316 milliards à 507 milliards. Depuis l’invasion de l’Irak, le budget du Pentagone a été augmenté de 30%.

Et pourtant, malgré les rallonges budgétaires à répétition pour les troupes en Afghanistan et en Irak, malgré une augmentation de plus de 1 000 % (de 17 milliards à 189 milliards) des budgets pour les opérations de guerre … malgré cet effort militaire et financier sans équivalent depuis la deuxième guerre mondiale, l’état major de l’Armée U.S. se trouve – selon ses propres mots –  dans une situation de quasi-faillite, manquant partout de troupes et de moyens en quantité suffisantes.


[Grégoire Seither – IES News Service – 19/11/2007]

A l’occasion d’une commission d’enquête sur l’Inspecteur Général du Département d’Etat U.S., Howard Krongard,  le député démocrate de Californie,  Henry Waxman avait dénoncé le fait que le Département d’Etat passait des marchés d’une valeur d’un milliard de dollars avec une entreprise privée qui compte parmi les membres de son conseil d’administration le propre frère de l’Inspecteur général, l’ancien directeur exécutif de la CIA A.B. “Buzzy” Krongard.

L’inspecteur général avait violemment nié, déclenchant une campagne d’opinion de la droite néo-con aux U.S. qui accusait le député Waxman de « salir » les membres de l’administration Bush. Interrogé par la commission d’évaluation, Krongard avait déclaré :

Laissez moi vous dire franchement, je ne suis pas au courant de la moindre position d’intérêt financier ou décisionnelle de mon frère en relation avec Blackwater. Cela n’a pas pu avoir la moindre influence sur mes décisions de passage de marché étant donné que ce n’est pas vrai. Et quand ces sales petites rumeurs ont commencé à courir, je lui ai clairement posé la question. Je ne pense pas que ce soit vrai qu’il est un membre du conseil de surveillance, contrairement à ce que vous affirmez.

Malheureusement, peu de temps après, Krongard a du faire marche arrière et confirmer que la « sale petite rumeur » était vraie :

KRONGARD: Je viens d’appeler mon frère et j’ai appris qu’il a assisté à la réunion du conseil de surveillance de Blackwater hier. Je n’étais pas au courant de cela et je voudrais que soit porté sur le compte rendu qu’à partir d’aujourd’hui je refuserais de traiter tout dossier en relation avec la société Blackwater.

WAXMAN: Je vois. Mais vous avez dit précédemment que vous aviez déjà interrogé votre frère à ce sujet et qu’il vous avait répondu qu’il ne siègeait pas au conseil de surveillance.

KRONGARD: Oui, mais cela remonte à six semaine, et je n’étais pas au courant — et cette réunion du conseil de surveillance a eu lieu hier, et je viens seulement d’apprendre par ce coup de fil qu’il y avait assisté.

Une des raisons pour laquelle une commission d’enquête a été diligentée contre l’inspecteur général Krongard est le fait qu’il avait bloqué une demande d’enquête du Congrès des U.S. sur une affaire de traffic d’armes par les employés de Blackwater. Les mercenaires faisaient entrer des armes sophistiquées en contrebande en Irak et “les vendaient sur le marché noir à des membres d’organisations terroristes qui s’en servaient pour attaquer les forces U.S.”.

Quand le Congrès a ouvert une enquête sur ces fait, en septembre dernier, le député Waxman avait révélé les tentatives de Krongard pour bloquer l’enquêted , produisant une note de service dans laquelle Krongard ordonne à ses agents de “cesser IMMEDIATEMENT” de coopérer avec les enquêteurs fédéraux.

Blackwater est sous contrat avec le Département d’Etat, qui lui a versé près de un milliard de dollars en contrats . L’Administration Bush est intervenue à plusieurs reprises pour aider Blackwater suite à massacre de 17 civils irakiens par les mercenaires. La secrétaire d’Etat Condoleeza Rice s’était spécialement déplacée à Bagdad pour obliger le gouvernement irakien à revenir sur sa décision d’expulser l’entreprise du pays. La Maison Blanche est même allée jusqu’à promettre l’impunité légale aux mercenaires de l’entreprise. Et moins de 3 semaines après le massacre, le Département d’Etat avait signé un nouveau contrat avec Blackwater d’une valeur de 92 millions de dollars.

Source : http://thinkprogress.org/2007/11/14/krongard-blacwater-brother/


Le plus intéressant de cet article est la phrase de Breteau : « Faire du Darfour une priorité… »

Quand on sait à quel point le Darfour est exploité par la manipulation néo-con pour affaiblir l’Europe et s’emparer des réserves pétrolières dans la région (notamment à travers le lobbying de Powell et de la Fondation Baker), il ne serait pas surprenant que Kouchner et ses amis néo-cons français aient voulu – en laissant faire les guignols de l’Arche de Zoé – monter une petite opération de communication au bénéfice de leurs amis à Washington :

Les « bons blancs » Occidentaux qui s’en vont sauver de la « barbarie islamiste » de pauvres petits noirs tous mignons…. voilà qui aurait fait une jolie couverture de Paris Match pour renforcer chez les français l’idée de guerre des civilisations et nous pousser un peu plus dans le camp des faucons US…

[Le Canard enchaîné – 14/11/2007]
La très inhabituelle discrétion de Kouchner sur l’équipée de l’Arche de Zoé s’explique peut-être par cette embarrassante lettre datée du 13 juillet et adressée à Laurent Contini, son conseiller pour l’Afrique.

Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé, y remercie son « cher Laurent» de « l’excellent accueil» qu’il a reçu au Quai d’Orsay le 4 juillet. Dans ce courrier, Breteau parle clairement d’une »opération d’évacuation des orphelins du Darfour » pour laquelle il promet – pieux mensonge – « un cadre strictement légal ».

Plus loin on comprend que le ministère émet des réserves, mais Breteau y répond par avance: « Comme évoqué lors de notre entretien, nous avons pleinement conscience des possibles répercussions de cette opération humanitaire ( … ). Faire du Darfour une priorité reste l’objectif partagé par le ministère que vous représentez et notre organisation humanitaire. » (suite…)


En attendant une version française (qui ne viendra peut-être jamais),
vous pouvez voir le documentaire ici :
http://www.mininova.org/tor/953637

[Gregoire Seither – IES News Service – 23/10/2007]

La droite US a relancé sa machine à mobilisation pour empécher la diffusion publique aux Etats-unis du documentaire « Taxi to the Dark Side » (Jigsaw Productions), présenté pour la première fois en Avril dernier au Tribeca Film Festival. Ce film puissant a recu de nombreux prix cet été et est nominé aux Oscars. Rien que la bande annonce vous fait sursauter :

Le film est construit autour du destin d’un chauffeur de taxi Afghan, dont on ne connait que son prénom, Dilawar, complètement innoncent de tout lien avec des terroristes, qui a été torturé à mort dans la prison secrète que les Etats-unis ont installée sur la base aérienne de Bagram en Afghanistan. « Taxi to the Dark Side » documente le parcours des politiques sécuritaires de l’Administration Bush, depuis Bagram (..) jusqu’à Guantánamo (..) et Abu Ghraib.Il montre comment les racines de ces politiques sont a chercher dans les programmes d’expérimentation du comportement humain (privations sensorielles, utilisation de drogues…) qui avaient été mis en place dans les années 1950 par la CIA pour comprendre comment fonctionne la torture.

Le documentaire retrace également l’opposition que ces politiques ont rencontrées au sein de l’administration mais aussi de l’armée et présente quelques officiels hauts-placés qui ont tenté de s’opposer : par exemple l’ancien conseiller légal de la Navy, Alberto Mora, ou encore Lawrence Wilkerson, ancien directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat Colin Powell, qui témoignent de la violence des échanges entre pro- et anti-torture. Ou encore John Yoo, un des architectes de la politique des « renditions exceptionnelles » (les prisons secrètes de la CIA dans des pays utilisant la torture) qui justifie les « choix stratégiques » de la Maison Blanche, rejoint en cela par le Vice-Président Dick Cheney.

La dernière partie du documentaire raconte la bataille au congrès des Etats-unis pour tenter de restaurer la norme des Conventions de Genève interdisant la torture (à travers les prises de position et les compromis tragiques de John McCain).

Plus intéressant, les auteurs du documentaire montrent comment la célèbre série télévisée « 24 heures chrono » (qui a été réalisée avec une assistance technique des services de renseignement US) diffusée sur Fox TV a contribué à légitimer la torture auprès de l’opinion publique, en minimisant son impact sur l’intégrité physique des personnes qui y sont soumises (« c’est juste un mauvais moment à passer ») et en martelant aux spectateurs qu’il y a urgence et qu’on ne peut s’embarasser de conventions et de droits de l’homme dans ces cas là (« le faux scénario de la bombe à retardement »).


Un cadre idéologique pour la « troisième guerre mondiale »

Fascisme, islam et grossiers amalgames

Alors que les Etats-Unis s’enlisent en Irak et que ce pays sombre dans la guerre civile, l’administration Bush continue de justifier ses interventions au Proche-Orient au nom de la lutte contre le « fascisme islamique ». Ce cadre idéologique permet de ranger dans la même catégorie des mouvements disparates, d’Al-Qaida au Hezbollah en passant par les Frères musulmans.

Par Stefan Durand – Le Monde Diplomatique – Novembre 2006

« Ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses. La loi, le pouvoir, le maître, le monde, la rébellion, la foi. Ils peuvent ainsi faire des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. » En cela, « ils cassent le travail consistant à “former” des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. » En 1977, Gilles Deleuze dénonçait ce qu’il appelait la « pensée nulle » des « nouveaux philosophes ».

Trente années plus tard, ces penseurs toujours « nuls » mais plus vraiment « nouveaux » et toujours pas « philosophes » se retrouvent à l’avant-garde pour propager en France, sur la base de « mélanges grotesques », le concept creux de « fascisme islamique ».

On pourrait se contenter de passer outre si ce concept n’avait pas été utilisé publiquement par le président des Etats-Unis, M. George W. Bush, le 7 août 2006, et à l’occasion d’autres discours officiels américains, dans lesquels on regroupait des organisations fort différentes les unes des autres (Al-Qaida, les Frères musulmans, le Hamas, le Hezbollah…), faisant de ces mouvements les « successeurs du nazisme et du communisme ». La requalification de la « guerre contre le terrorisme » en « guerre contre le fascisme islamique », et donc l’inscription des mouvements fondamentalistes musulmans dans la lignée de ce qu’on a appelé au XXe siècle, sans distinctions, les « totalitarismes », n’est pas innocente. Elle vise à relégitimer des politiques bellicistes, en se fondant sur des amalgames et sur les vieilles ficelles de la « politique de la peur ».

La paternité du néologisme « islamo-fascisme » a été revendiquée dans l’hebdomadaire néoconservateur The Weekly Standard par le journaliste Stephen Schwartz (1), qui collabore par ailleurs à un site Internet très controversé, FrontPage magazine, de David Horowitz.

http://www.monde-diplomatique.fr/2006/11/DURAND/14115


Le gouvernement irakien n’est qu’une marionnette aux mains des USA. Ils ne peuvent rien faire contre les copains et financeurs de Bush….

Si les assassins de Blackwater se retrouvent devant la justice irakienne, je bouffe ma casquette…

BLACKWATER USA : L’ENQUÊTE PROUVE QUE C’ÉTAIT UN MEURTRE ET NON UNE BAVURE

[The New York Times – 08/10/2007 – IES News Service]
Le Premier Ministre irakien a révélé dimanche 7 octobre les conclusions de l’enquête gouvernementale sur le massacre de civils irakiens par les employés de la société Blackwater USA. Les études des experts et les témoignages établissent clairement qu’il ne s’agit PAS d’une « bavure » en riposte à une « attaque terroriste » mais d’un meurtre sur des civils innocents et que les coupables doivent être déférés devant la justice irakienne.

En accord avec les témoignages de toutes les personnes présentes, l’enquête n’a pas pu trouver la moindre trace d’une attaque sur les mercenaires de Blackwater qui aurait justifié le fait que ces derniers arrosent de leurs armes automatiques les dizaines de civils présents sur Nisour Square, en tuant 11 et en blessant grièvement 27.

Pour Ali al-Dabbagh, porte-parole du Premier Ministre il s’agit « d’un acte criminel avéré. Les coupables doivent être livrés à la justice irakienne et jugés tandis que les familles des victimes doivent être indemnisées. »

Les conclusions de l’enquête gouvernementale irakienne contredisent les affirmations de Blackwater USA qui affirmait, au lendemain du massacre, que ses hommes avaient été attaqués par des tireurs embusqués. Elles vont aussi à l’encontre des déclarations du la Secrétaire d’Etat US, Condoleeza Rice qui affirmait que le convoi avait essuyé des tirs à l’arme légère.


[AP dim 16 sep 2007]La principale raison de l’invasion de l’Irak était bien le pétrole,  avoue Alan Greenspan, ancien président de la Banque centrale américaine dans son autobiographie « The Age of Turbulences: Adventures in a new world ». La Maison blanche a donné, au fil des années, de nombreuses raisons pour justifier l’invasion de l’Irak mais ont toujours démenti avec véhémence que le pétrole puisse figurer par mi ces raisons.

Après Paul Wolfowitz, Greenspan est le deuxième ex- haut fonctionnaire qui fait de telles déclarations. « Je suis triste qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait: la guerre en Irak est largement une question de pétrole », acrit-il dans ses mémoires.

Selon les médias américains et britanniques, l’ancien président de la Fed, âgé de 81 ans et toujours républicain, risque de provoquer des vagues à la Maison Blanche qui continue à jurer que l’intervention américaine en Irak a eu lieu pour abattre la tyrannie de Saddam Hussein et détruire les armes de destruction massives, le combat altruiste des Américains visant à apporter la liberté et la démocratie dans le monde entier.

http://www.rtlinfo.be/news/article/34742/–Greenspan:+cest+pour+le+p%C3%A9trole+que+lIrak+a+%C3%A9t%C3%A9+envahi 


[Walter Brasch – OpEd News – 30/08/07 – IES News Service]
Lors d’une réunion publique, cette semaine à Bloomsburg, Pennsylvanie, le député Paul Kanjorski, réélu 12 fois au Congrès des Etats-Unis, a raconté aux personnes présentés que, en 2002, quelques jours avant le vote du Congres autorisant l’usage de la force militaire contre l’Irak, des hauts cadres de la CIA ont organisé une réunion avec plusieurs députés du Congrès et leur ont montré une série de photos de drones. Kanjorski raconte que la CIA leur a expliqué que ces drones étaient capables de transporter des agents nucléaires, biologiques ou chimiques et qu’ils étaient capables de frapper des cibles jusqu’à 1 600 kilomètres à l’intérieur des côtes Est ou Ouest des Etats-unis.

Kanjorski ajoute que la CIA a affirmé à la demi-douzaine de députés présents qu’elle avait identifié plus d’un millier de drones, embarqués sur des cargos anonymes et se dirigeant vers les Etats-Unis. Au cours de la réunion, la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et le Président George W. Bush se sont joint à eux, affirme toujours Kanjorski.

« Des années plus tard », a déclaré Kanjorski aux citoyens de Bloomsburg, « j’ai appris que les photos qu’on nous a montrés ce jour là étaient un putain de mensonge ». Apparemment les photos qu’on leur avait montré avaient été prises par la CIA dans le désert du Nevada. L’histoire des « drones de Saddam Hussein » avait été discréditée par les analystes militaires indépendants quelques mois après sa publication, mais très peu de journaux et médias avaient mentionné ce démenti.

http://www.opednews.com/articles/genera_walter_b_070901_fake_photos_helped_l.htm


QUAND LA MAISON BLANCHE INVENTE DES « OPPOSANTS » QUI SONT D’ACCORD AVEC ELLE

La Maison Blanche diffuse partout une tribune libre de deux experts de la Brookings Institution qui confirment la politique de G.W. Bush en Irak. Cette analyse, disent les communiquant de la Maison Blanche, est d’autant plus crédible »qu’elle provient de milieux connus pour s’être toujours opposés à la politique de l’actuelle administration ». Hmmm, vraiment ? Voyons un peu le pedigree de ces deux « opposant à G.W. Bush ».

Il y a fort à parier que les milieux néo-conservateurs français fassent beaucoup de bruit autour d’une tribune libre parue le 30 juillet dernier dans le « New York Times ». Sous le titre « Une guerre que nous pourrions bien gagner », les deux experts de la Brookings Institution, Michael O’Hanlon et Kenneth M. Pollack écrivent, « Nous obtenons enfin des résultats probants en Irak, du moins, d’un point de vue militaire. »
http://www.nytimes.com/2007/07/30/opinion/30pollack.html?_r=1&oref=slogin

Les auteurs se présentent dans l’article comme étant « deux experts en stratégie qui ont, par le passé, violemment critiqué l’Administration Bush pour sa gestion catastrophique de la crise en Irak » – ce qui est totalement faux, comme nous allons le voir un peu plus bas.

Mais que disent nos deux experts ? Au retour d’une visite de huit jours en Irak « où nous nous sommes entretenus avec des militaires américains, irakiens ainsi qu’avec des personnalités locales, » les auteurs déclarent, « qu’il y a suffisamment de bonnes nouvelles qui nous parviennent des champs de bataille en Irak pour que le Congrès décide de poursuivre et même renforcer ses efforts au moins jusqu’en 2008. ». Pour Hanlon et Pollack, « le débat en cours à Washington est surréaliste » et « le renforcement militaire en Irak, décidé par le président Bush et dirigé par le Général David Petraeus donne de bons résultats ». Pour l’avenir nos deux experts voient une situation où la présence militaire encore renforcée des soldats US permettra « non pas d’obtenir nécessairement la victoire mais une stabilité satisfaisante qui pourrait être acceptable tant pour nous que pour les Irakiens ».

Laissons de côté le cynisme d’une analyse qui juge ‘acceptable’ une situation décrite par tous les témoins ayant osé sortir de la « Zone verte » de Bagdad, comme étant rien de moins qu’un enfer… Mais les experts ne sortent jamais de la Zone Verte, ils se contentent d’interroger les échantillons qui y vivent. Ils auraient mieux fait de lire les papiers de la courageuse journaliste Anne Nivat (Life in the Red Zone = http://www.iht.com/bin/print.php?id=6713743).

L’administration Bush s’est immédiatement attelé à diffuser un avis qui (chose rare dans la presse de référence aux Etats-unis ces derniers temps) soutient de manière aussi directe sa politique irakienne – et ce malgré le fait que l’article dit en toutes lettres que « Bush et son équipe ont perdu toute crédibilité dans le dossier irakien ».

Le service de presse de la Maison Blanche a envoyé l’article par courrier électronique à tous les journalistes accrédites, sous le titre « Au cas où vous ne l’auriez pas vu ».

Peter Wehner, directeur du département des communications stratégiques de la Maison Blanche, a déclaré que cette tribune était « annonciatrice d’un changement climatique dans l’opinion sur le dossier irakien » http://dyn.politico.com/members/forums/thread.cfm?catid=7&subcatid=41&threadid=78748#78748

Comme on peut s’en douter, dans les 48 heures, les organes de presse partisans de la politique de Bush se sont précipités pour faire écho : l’article a été repris dans tous les coins de la blogosphère de droite états-unienne : http://hughhewitt.townhall.com/g/10c28f95-6024-412d-b884-14ffcbdc5534
http://www.powerlineblog.com/archives/2007/07/018075.php
http://hotair.com/archives/2007/07/30/a-war-we-just-might-win/

National Review, le principal organe du mouvement conservateur étatsunien, a rapidement rassemblé un panel de huit célébrités pro-guerre, y compris le Sénateur John McCain (R-AZ) et un autre expert de la Brookings, Peter Rodman, pour chanter les louanges de cette « analyse dont la crédibilité est renforcée par le fait qu’elle provient de milieux connus pour s’être toujours opposés à la politique de l’actuelle administration ».
http://article.nationalreview.com/?q=WQ5NDkwMDNiMzZhODNlNjdhN2JiM2EyMjQ1N2ZmMWQ=

Il y a fort à parier que cette opinion sera également propagée de ce côté ci de l’Atlantique : mais est-ce que O’Hanlon et Pollack sont vraiment les rebelles qu’ils prétendent être ? Rien n’est moins sûr. Si on reprend leurs positions ces 5 dernières années sur le dossier irakien, ils ont systématiquement joué le même rôle : celui d’experts établis et souvent invités par les médias, vaguement de centre-gauche, mais fournissant toujours la caution « libérale » aus politiques militaires erronnées de la Maison Blanche. http://www.thenation.com/docprint.mhtml?i=20050829&s=berman

A l’automne 2002, Pollack publia l’ouvrage : « The Threatening Storm: The Case for Invading Iraq », qui affirmait que Saddam Hussein était à deux doigts de fabriquer des armes nucléaires. Chris Suellentrop, dans le magazine « Slate », décrit le livre comme « capable de transformer plus de colombes en faucons que les discours de Richard Perle, Laurie Mylroie et George W. Bush combinés ».
http://www.amazon.com/Threatening-Storm-Case-Invading-Iraq/dp/0375509283
http://www.slate.com/id/2079705/

En Oct. 2002, Pollack était l’invité du Oprah Winfrey Show pour parler de l’Irak. Devant des millions de téléspectateurs il n’hésita pas à affirmer, de manière totalement erronée, que « Saddam Hussein n’a qu’un seul objectif, acquérir des armes nucléaires, et il est entrain d’en fabriquer aussi vite qu’il peut. »
http://www.tinyrevolution.com/mt/archives/001441.html

O’Hanlon a également participé à la campagne de manipulation de l’opinion qui a précédé l’invasion de l’Irak. Le 31 décembre 2002, dans une tribune libre reprise par plusieurs quotidiens aux Etats-unis, O’Hanlon affirme que « Saddam Hussein risque de tenter de porter la guerre sur le sol des villes américaines, à travers le terrorisme. » A ce stade, ce n’est plus faire de l’analyse, c’est susciter la peur.
http://www.brook.edu/views/op-ed/ohanlon/20021231.htm

En janvier 2003, celui qui se prétend aujourd’hui « opposant », déclarait encore, au micro de Fox News : « A mon avis, nous devons lancer la guerre avant le mois de mars prochain, si nous voulons profiter des bonnes conditions climatiques ».
http://thinkprogress.org/2007/07/30/media-ohanlon-pollack/

Compte tenu de la réputation de la Brookings Institution, les arguments, bien que notoirement faux, de O’Hanlon et Pollack avaient du poids et convainquirent bon nombre de sceptiques de la validité de l’invasion militaire de l’Irak. http://www.thenation.com/docprint.mhtml?i=20050829&s=berman

Avec la dégradation de la situation en Irak, dans les années qui suivirent, tant O’Hanlon que Pollack sont devenus plus critiques des stratégies de la Maison Blanche, mais sans pour autant devenir anti-guerre. Ainsi, à l’hiver 2006, ils apportent leur soutien intellectuel et rhétorique à la volonté de Bush de renforcer de manière significative la présence militaire US en Irak.
http://www.brook.edu/views/op-ed/steinberg/20040518.htm
http://www.iht.com/articles/2005/07/01/opinion/edpollack.php

Pollack, qui travaillait entre temps pour le Pentagone sur les projets d’escalade militaire, expliquait il y a encore huit mois, « Le plan du président est sans aucun doute la dernière chance pour parvenir à stabiliser l’Irak. »
http://www3.brookings.edu/comm/events/20070129.pdf
http://www.npr.org/templates/story/story.php?storyId=6648921

Le 14 janvier 2007, O’Hanlon – endossant soudain l’habit de « l’opposant à la Maison Blanche », publia une tribune libre dans le Washington Post intitulée « Arguments d’un sceptique en faveur de l’escalade militaire », expliquant que même si le renforcement militaire (« surge ») était « pas assez fort, et survenant beaucoup trop tard…il n’en reste pas moins que c’est la seule bonne option à choisir par un Congrès et une opinion publique qui doute. »

En mars 2007, O’Hanlon rajoute une couche en plaidant que « plutôt que de se complaire dans un jeu de pouvoir avec M. Bush ce printemps, le Congrès ferait mieux de lui accorder les moyens demandés et de donner une chance à la stratégie de l’escalade militaire. »
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/01/12/AR2007011201950.html
http://thinkprogress.org/2007/07/30/media-ohanlon-pollack/

Pour des « critiques violents » de l’administration Bush et des « opposant de toujours », voici des experts qui sont bien en phase avec les fauteurs de guerre à la Maison Blanche.

Grégoire


Puréé, les statistiques du blog sont entrain de retomber, faut vite qu’on trouve une autre histoire de fesse politique à leur servir… tiens, ressortons celle-là…
Voilà une biographie qui ne vas pas faire plaisir à Laura Bush, qui a claqué la porte du domicile conjugal en 2006 et vit depuis à l’hôtel Mayflower, à deux pas de la Maison Blanche.

G.W. Bush and Condoleeza Rice are in loveG.W. BUSH ET CONDOLEEZA RICE SONT ENSEMBLE… C’EST QUASI OFFICIEL

[Marcus Mabry – Extraits de la biographie de Condoleezza Rice – Trad. Grégoire Seither]
Rice était fortement attirée par Bush. ‘Pour commencer, j’adorais être avec lui,‘ se souvient elle, assise sur le canapé de son bureau au Département d’Etat. ‘Il était chaleureux, drôle et décontracté, il vous mettait à l’aise. A mes yeux, il avait un esprit curieux et n’hésitait pas à poser des questions … il vous laissait à peine le temps de finir une phrase avant de commencer à creuser ce que vous aviez dit.’. . . « Bush était également un mauvais garçon, quelqu’un qui picolait, qui avait pris de la drogue et fait des virées avec ses potes. Et, si on en croit les témoignages de sa famille et de ses amis, Condi Rice, l’éternelle première de la classe, élevée dans un milieu strict, en pinçait pour les mauvais garçons. . . .

« Les amis de Rice prétendent que l’attirance de Rice pour G.W. Bush était purement platonique, mais Brenda Hamberry-Green, sa coiffeuse et confidente à Palo Alto, qui se souvient des longues années ou Rice venait la voir en se plaignant qu’il était presque impossible pour une femme noire grimpant dans la société de se trouver un mec qui soit à la hauteur, affirme que Condoleeza Rice a changé du tout au tout quand elle a commencé à travailler avec George W. Bush. ‘Il comble ce besoin,‘ explique Hamberry-Green decided. ‘Bush est le mec qu’il lui fallait.' ». . .

« Même les amis de Condoleeza Rice, dont bon nombre sont plutôt du coté politique Démocrate, insistent que, quand on en vient à parler des erreurs et des défauts de Bush, l’affection de Rice pour lui la rend aveugle. ‘Sa réponse préferrée est toujours ‘vous ne le connaissez pas comme je le connais, il n’est pas comme ça, ce n’est pas un homme mauvais’. …

« Clara Rice, la deuxième femme de son père, offre une explication encore plus directe : ‘ce mec est tout pour elle, elle ne peut rien lui refuser.‘ »

http://www.amazon.com/Twice-Good-Condoleezza-Rice-Power/dp/1594863628

et un petit retour en arrière, l’été dernier…

Laura Bush aurait été vue dormant à l’hôtel proche de la Maison Blanche après qu’elle ait claqué la porte du domicile conjugal, furieuse d’avoir découvert la liaison adultère de son mari avec Condoleeza Rice.
C’est tout ce qu’il y a d’officiel, puisque c’est Wayne Madsen qui le dit 🙂

Wayne Madsen Report – LAURA BUSH HAS LEFT THE WHITE HOUSE

[June 3, 2006 – WMR]
WMR can report that a Mayflower Hotel staffer has confirmed that First Lady Laura Bush spent at least one night this past week at the hotel, which is four blocks north of the White House. Mrs. Bush reportedly moved out of the
White House after a confrontation with President Bush over his on-going affair with Secretary of State Condoleezza Rice. The Mayflower’s official position on the story is that they can « neither confirm nor deny » the identities of their guests. Because it’s penchant for security and secrecy is well known to the Secret Service, the Mayflower has become a reliable hotel for U.S. and international VIPs.
http://www.waynemadsenreport.com/

et encore plus loin, Noël 2005

Maman Bush est pas contente et prépare une purge à la Maison Blanche

[The Washington Note – 2/12/2005]

Selon TWN, Barbara Bush pense que c’est la faute des conseillers de la Maison blanche si son fils est si mal aimé par le peuple américain. Elle est bien décidée à faire le ménage à la maison blanche lors des fêtes – mettre
Cheney sous contrôle, virer Karl Rove, Andy Card, Liza Meinard…

Par ailleurs Laura Bush est aller pleurer chez sa belle mère à propos de « cette salope noire de Condy » qui tournicote autour de son mari. Et Barbara la soutient en lachant du fiel sur Condoleeza…

D’ici à ce qu’on apprenne que le virus Clintonien a encore frappé dans le couloir du Bureau Ovale…
Non, je rève… Bien que…
Ce serait pas étonnant, il doit aimer les dominatrices, le petit George W.

En tout cas c’est plus marrant que les histoires entre Nicolas et Cecilia…

http://www.thewashingtonnote.com/archives/001129.html