George W. Bush



La CIA et la Pentagone ont lourdement investi dans Hollywood pour défendeur la thèse que la torture permet de sauver des vies (cf. la participation logistique et financière à des séries comme « 24 heures » ou « Homeland »)… le rapport du Sénat confirme ce que nous disions depuis plus de 10 ans : la torture est contre-productive

[Iris Deroeux – Mediapart –  04/05/2014]

Le rapport fait près de 6 300 pages. S’il était rendu public, il constituerait certainement l’argumentaire le plus complet et le plus accablant contre les méthodes d’emprisonnement et d’interrogatoire de la CIA, dans les prisons secrètes mises en place sous l’administration Bush après les attentats du 11 septembre 2001. Certaines de ses conclusions ont déjà fuité : les méthodes dites « d’interrogatoires renforcés », assimilées à de la torture, ont été plus systématiques et plus violentes que cela n’avait été précédemment exposé ; elles se sont avérées inutiles pour collecter des renseignements, notamment lors de la traque d’Oussama Ben Laden ; et la CIA a menti pour en justifier l’usage.

De telles conclusions ne laissent personne indifférent à Washington, encore moins à la CIA. Depuis 2009 – date à laquelle la commission du renseignement du Sénat a entrepris ce travail monumental –, l’agence du renseignement s’oppose à la rédaction d’un tel document. L’agence et la commission sont de fait entrées dans une bataille qui occupe pour le moment bien plus l’espace médiatique que le contenu du rapport.

John Brennan, l’actuel directeur et vétéran de la CIA, l’a déjà présenté comme « truffé d’erreurs factuelles ». Il accuse en outre la commission d’être allée fouiller dans des dossiers censés rester confidentiels. La présidente de la commission du Sénat, la démocrate Dianne Feinstein, réfute et accuse à son tour la CIA de faits graves : l’agence se serait introduite dans les ordinateurs des assistants parlementaires chargés du rapport pour y faire disparaître des documents compromettants. L’affaire est désormais entre les mains du département de la Justice.

Mais cette guerre larvée ne devrait pas empêcher le public d’avoir un aperçu du rapport, dans le mois à venir. La majorité des quinze élus siégeant à la commission du renseignement du Sénat a en effet voté le mois dernier en faveur de sa déclassification partielle. Un résumé de quelque 400 pages doit ainsi être publié.

Reste à voir ce que ce résumé contiendra vraiment : il appartient ces jours-ci à Barack Obama de valider la déclassification de ces « morceaux choisis », et de les confier éventuellement à la CIA pour une relecture. Dianne Feinstein s’est de nouveau exprimée pour demander à Obama de ne pas confier le résumé à l’agence, auquel cas le public risquerait d’avoir droit à une version expurgée. (suite…)


[Greg Palast – TruthOut – 27/08/2012 – Traduction: Gregor Seither pour IES News Service]

La convention républicaine ouvre ses portes avec le discours d’un homme « qui devrait être en prison »

Cet article est basé sur les enquêtes publiées dans le nouveau livre de Greg Palast, « Billionaires & Ballot Bandits: How to Steal an Election in 9 Easy Steps  » (Milliardaires et Bourreurs d’urnes: Comment voler une élection en 9 étapes faciles – avec un avant-propos de Kennedy et des illustrations par le caricaturiste Ted Rall.

« Tim Griffin devrait être en prison. » C’est la conclusion de l’avocat des droits civiques Robert F. Kennedy Jr. après avoir passé en revue les preuves que je lui ai demandé d’examiner.

Mais Griffin n’est pas en prison: il est au Congrès. Et mardi, il sera le premier membre du Congrès choisi par le Parti Républicain pour ouvrir les débats lors de leur convention nationale.

On pouvait s’y attendre, je n’ai pas vu un seul article dans la presse américaine faisant mention du fait que, en 2007, Griffin a démissionné précipitamment du Ministère de la Justice, étant tombé en disgrâce, juste avant ce qui aurait pu (aurait dû) être sa mise en examen.

Selon Kennedy quelques autres personnalités devraient rejoindre Griffin dans le box des accusés: pour commencer, il y a aussi le patron de Griffin, l’homme que George W. Bush surnommé la « Fleur de Crotte » (Turdblossom) : Karl Rove.  Mais ce n’est pas la seule fleur odoriférante, il y a également Matt Rhoades, l’assistant de Griffin à l’époque.  Rhoades n’est pas en prison non plus. Il est le directeur de campagne du candidat à la présidentielle Mitt Romney.

Kennedy a analysé une enfilade d’e-mails hautement confidentiels que nous avons pu récupérer depuis l’intérieur du siège du Comité National Républicain à Washington. (Et si vous vous posez la question de savoir comment nous avons fait pour mettre la main sur les courriers électroniques privés de certaines sommités de la campagne électorale des Républicains, et bien c’est une autre histoire. Par contre, je peux vous certifier que ces mails ont été envoyés directement depuis l’ordinateur de Tim Griffin. Rove, qui est expert en informatique, se garde bien d’avoir un ordinateur qui lui soit attribué personnellement).

« Ce qu’ils ont fait est tout à fait illégal et ils le savaient mais ils l’ont fait quand même», m’a dit Kennedy.

Ce qu’ils ont fait s’appelle « voter caging », épurer les listes électorales des électeurs soupçonnés de ne pas voter dans le bon sens. Le Comité National Républicain a envoyé par milliers des lettres à des soldats, en recommandé, avec la mention « NE PAS FAIRE SUIVRE ». Quand ces lettres sont revenues sans avoir été remises au destinataire, les Républicains ont prévu d’utiliser ces enveloppes « épurées » comme preuve que l’électeur n’habite pas dans son district électoral et que donc son vote est « frauduleux » — puis ils annuleraient son vote.

Ainsi, un soldat stationné en Irak verrait son vote par correspondance invalidé — et il n’en saurait rien. (suite…)


Si vous n’avez pas encore lu le dernier livre de Thierry Meyssan, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche… une excellente enquête et synthèse… tout le reste du livre est à l’avenant.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – Manipulations et Désinformations]

Pendant les trente premières années de l’État d’Israël, les circonstances historiques ont distendu les liens que l’État juif entretenait avec ses créateurs, les chrétiens sionistes. Mais aucun ne pouvant vivre sans l’autre, ils ont noué de nouvelles collaborations, d’abord par le biais du régime d’apartheid d’Afrique du Sud, puis par la filière russe, jusqu’à aboutir à une synthèse : la théopolitique.

Durant la Guerre froide, les services de communication de Washington interprètent l’opposition Est/Ouest comme un combat eschatologique entre le pays de la liberté religieuse et celui du communisme athée. Un vaste effort de ré-évangélisation des institutions est entrepris. Le général George Marshall, successivement secrétaire d’État puis secrétaire à la Défense, supervise ce développement dans le corps diplomatique et les forces armées. Pour consolider le camp atlantique, il imagine une opération œcuménique où les sectes évangéliques cotoient les Églises anglicane et catholique.  Cela lui permet aussi de mettre en sourdine les revendications pro-israéliennes des extrémistes religieux auxquelles il est fermement opposé.

Marshall installe avec la CIA le Plan de réhabilitation de l’Europe qui porte son nom et qui lui vaudra le Prix Nobel de la paix. Il emmène avec lui dans ses déplacements les pasteurs Abraham Vereide et Harald Bredesen qui mettent en place un vaste réseau de dirigeants chrétiens anti-communistes . Ce dispositif est approuvé par le président Truman des États-Unis, le roi George VI d’Angleterre, la reine Wilhelmina des Pays-Bas et le général Tchang Kai-Chek de Taiwan. En 1952, un rassemblement international de parlementaires chrétiens est convoqué aux Pays-Bas autour du général Alfred Gruenther, qui dirige alors les travaux de préfiguration de l’OTAN. Cette structure, dénommée aujourd’hui Fellowship Foundation, organisera pendant quarante ans des réunions de prière et des congrès pour renforcer l’identité chrétienne du camp atlantique face au bloc soviétique .

(NdL&I : Hillary Clinton, qui avait attaqué Obama pour ses amitiés « radicales » via le pasteur Wright, a toujours été très discrète sur son appartenance de longue date à la Fellowship Foundation, qui a pourtant eu un accès direct au président Clinton pendant 8 ans, à travers l’organisation HEBDOMADAIRE de « petits-déjeuners de prière » à la Maison Blanche. Hillary Clinton est aujourd’hui Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Obama.)

En 1954, le serment d’allégeance, que tout enfant récite le matin à l’école et que tout citoyen états-unien professe dans les occasions solennelles, est modifié comme suit : « Je jure fidélité au drapeau des États Unis d’Amérique et à la République qu’il incarne : une nation unie sous le commandement de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous » . En 1956, une résolution commune des deux chambres du Congrès choisit « En Dieu nous plaçons notre confiance » comme devise des États-Unis à la place de « Un pour tous ». Celle-ci est inscrite dès l’année suivante sur les billets de banque. L’identité chrétienne ne s’applique plus seulement à l’Alliance atlantique, mais aussi au système économique capitaliste .

La Fellowship Foundation installe son quartier général à proximité du Pentagone. Un bureau d’Information et d’Éducation des troupes est créé au département de la Défense et confié à la Fondation. Il édite des manuels et dispense des formations assimilant le service dans les forces armées états-uniennes à une croisade pour la liberté religieuse dans le monde.

Malgré le caractère œcuménique de ses débuts, la Fellowship Foundation se recentre progressivement autour des seules sectes évangéliques dont elle prend le contrôle en sous-main. Elle les enflamme dans un soutien exalté à l’impérialisme états-unien. Elle se heurte bientôt au Conseil œcuménique des Églises qui fédère à Genève les principales confessions protestantes classiques. La tension interne à la culture religieuse anglo-saxonne se réveille une fois de plus. Ce Conseil dénonce les discriminations en Israël et condamne la guerre du Vietnam. C’est pourquoi le Pentagone créé, en 1974, une structure rivale, le Comité de Lausanne. 4 000 pasteurs évangéliques se réunissent tous frais payés par le département de la Défense autour de leur nouvelle figure de proue, le révérend Billy Graham. Ce dernier sillone le monde comme une rock star, organisant des prédications-spectacles qui trouvent des auditoires toujours plus nombreux.

Par ailleurs, l’opinion publique internationale prend lentement conscience de l’anachronisme du régime sioniste. Alors que l’État d’Israël avait été présenté à la communauté internationale comme le fruit de la décolonisation britannique, il s’avère être un État colonial juif, conformément au projet formulé au XIXe siècle par Theodor Herzl. Ce particularisme le rapproche des deux autres États coloniaux.

En Afrique australe, les puritains néerlandais se sont affranchis de la tutelle britannique au XIXe siècle. Ils se sont enfoncés dans l’intérieur des terres lors du « Grand Trek » qu’ils ont comparé à l’Exode biblique. Ils sont sortis victorieux de l’affrontement avec les zoulous à la bataille de Blood River, après avoir invoqué leur Dieu et ont créé ce qui est devenu l’Afrique du Sud et qu’ils appellent eux aussi « le nouvel Israël ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils soutiennent les nazis contre les Anglais, puis instaurent le régime d’apartheid. De leur côté, les Britanniques de Rhodésie, effrayés par la perspective de la décolonisation, se sont révoltés contre la Couronne et se sont constitués en État indépendant, en 1965.

Bien que les systèmes juridiques israélien, sud-africain et rhodésien soient assez différents, ils poursuivent tous trois les mêmes objectifs discriminatoires : réserver la terre et le pouvoir à une minorité ethnique. C’est donc bien logiquement que ces États, écartant les sujets qui fâchent comme le nazisme et l’antisémitisme, multiplient les contacts.

En 1953, l’Assemblée générale de l’ONU dénonce « l’alliance entre le racisme sud-africain et le sionisme » . Puis, en 1975, elle qualifie le sionisme de « forme de racisme et de discrimination raciale » . (suite…)


Nous avons reçu pas mal de réactions suite à la publication de la dépèche sur l’arrestation des frères Al-Jarrah au Liban, proches parents de Ziad Al-Jarrah, un des « pilotes du 11 Septembre », arrêtés par la police libanaise alors qu’ils faisaient entrer du matériel d’espionnage ultra-sophistiqué fourni par le Mossad et qui ont avoué être commandités pour espionner les partis politiques libanais.

La presse francophone ayant été très discrète sur cette affaire et n’ayant, à l’époque, fourni aucun compte-rendu sur le démantèlement en 2006, de cellules terroristes israéliennes opérant sur le territoire libanais, nous publions ici un extrait de l’enquête réalisée par Thierry Meyssan et Jürgen Cain Külbel sur ce réseau terroriste israélien… réseau qui pourrait fort bien être le vrai responsable de l’attentat ayant coûté la vie au Premier Ministre Hariri. Cela faisait longtemps que, dans la stratégie Néo-con et Grand-Israélienne, le Liban faisait partie des dominos à faire tomber. George W. Bush lui-même avait donné la liste en 2001 : Irak d’abord, puis le Liban, la Syrie et enfin l’Iran.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – détruire et contrôler le Moyen-Orient  ]

Le 14 juin 2006, le nouveau chef de la commission d’enquête onusienne sur l’assassinat du Premier Ministre libanais Rafic Hariri, Serge Brammertz, présente son rapport au Conseil de sécurité. Au vu du compte-rendu de séance, son intervention très factuelle et prudente contraste avec les scoops spectaculaires de son prédécesseur.

« La Commission est parvenue à un certain nombre de conclusions préliminaires, a indiqué M. Brammertz.  L’explosion qui s’est produite le 14 février 2005, à 12 heures 55 minutes 5 secondes, était une explosion en surface et non pas souterraine. Un explosif improvisé de taille importante placé dans un véhicule Mitsubishi a explosé alors que le convoi de Rafik Hariri passait à proximité.  L’explosif improvisé contenait au moins l’équivalent de 1 200 kilogrammes de TNT, et la détonation a été déclenchée, dans le cas le plus plausible, par quelqu’un qui se trouvait soit à l’intérieur, soit devant la camionnette de marque Mitsubishi.

La Commission ne pense pas que la responsabilité de l’attaque, qui a été revendiquée au moyen d’enregistrement vidéo transmis à l’agence Reuters et à la télévision Al Jazeera juste après l’attentat, soit vraie.  En fait, l’ADN résultant des restes humains recueillis sur les lieux de l’explosion, et qui a été analysée, montre que Ahmed Abou Adass, qui a revendiqué la responsabilité de l’attentat, ne peut être la personne qui a déclenché l’explosion qui a coûté la vie à Rafik Hariri et les 22 autres personnes, a dit M. Brammertz.

Le crime commis contre Rafik Hariri est un assassinat ciblé, a poursuivi M. Brammertz en indiquant que la quantité d’explosifs utilisée et l’amplitude de la détonation visaient à tuer l’ex-Premier ministre libanais même si son véhicule n’était pas atteint de plein fouet par l’explosion.

La Commission travaille sur deux hypothèses en ce qui concerne la manière dont l’attentat a été orchestré.  En premier, elle considère la possibilité que l’attaque ait été organisée et perpétrée de manière compartimentée.  Dans cette hypothèse, plusieurs personnes auraient été impliquées dans la planification, la reconnaissance du terrain, la préparation de la charge explosive, l’achat de la camionnette, le choix de l’individu chargé de faire exploser la charge et la fabrication de la vidéo revendiquant l’attentat.  Chacune de ces étapes de l’attentat aurait été confiée à des gens qui n’avaient aucun contact entre eux et qui ne se connaissaient sans doute pas.

La deuxième hypothèse, quant à elle, amène la Commission à envisager que tout le processus ayant abouti à la mort de Rafik Hariri ait été confié à un noyau dur, un seul petit groupe.

Concernant les commanditaires de l’attentat, la Commission a développé un certain nombre d’hypothèses et de scénarios, a dit M. Brammertz. (…) À cet égard, la Commission poursuit les interrogatoires qu’elle conduit avec des personnes qui pourraient l’aider à clarifier les cadres et structures formels et informels qui prévalaient au Liban et dans sa région au moment de l’assassinat.  La Commission interroge à cet effet des officiels libanais et syriens provenant de différentes organisations et agences.

Passant à la coopération de certains États Membres avec la Commission d’enquête, M. Brammertz a dit que le niveau d’assistance qui lui a été fourni par la Syrie au cours de la période dont parle le rapport a été globalement satisfaisant.  La Syrie a répondu à temps à toutes les requêtes, et sur certains points les réponses qu’elle a fournies étaient détaillées. (…)

Le nombre de requêtes pour assistance soumises à d’autres États Membres a également augmenté.  Depuis le 15 mars 2006, la Commission en a soumis 32 à 13 différents États Membres, ce qui montre le caractère international des procédures liées à l’enquête.  Les interactions avec le gouvernement du Liban sont excellentes à tous les niveaux et l’engagement et le soutien du Procureur général libanais et des juges d’enquêtes ont été cruciaux pour les progrès effectués par la Commission, a dit M. Brammertz. Le Gouvernement libanais, les forces armées, et les Forces de sécurité intérieures assurent à la Commission la sécurité dont elle a besoin pour s’acquitter pleinement de son mandat, a dit M. Brammertz.

Le Chef de la Commission d’enquête a ensuite indiqué que la Commission avait poursuivi l’assistance qu’elle fournit aux autorités libanaises concernant les 14 attaques survenues depuis le 1er octobre 2004.  La Commission s’efforce de faire avancer le statut de chacun de ces cas et de les intégrer de manière à établir des liens potentiels entre eux. (…) du point de vue analytique, les affaires peuvent être liées de manière diverse et sous des perspectives différentes, notamment par les similitudes de leur modus operandi et de leur intention »[Traduction de l’auteur, voir original dans les notes en fin d’article].

Pendant que M. Brammertz enquête sur les crimes passés, l’Histoire continue. Si Rafik Hariri a été assassiné au moment où il nouait le dialogue avec le Hezbollah, Hassan Nasrallah aurait dû être assassiné à son tour, un an plus tard. Mais les services secrets de l’armée libanaise déjouèrent le complot[voir Note 2 en fin d’article].

Au cours du premier week-end d’avril 2006, l’armée arrête neuf « membres bien entraînés d’un réseau », huit Libanais et un Palestinien, qui préparaient l’attentat. Ce « groupe d’individus organisés, tous professionnels et bien entraînés » devait l’exécuter lors de la séance du Dialogue national qui se déroulait alors entre les chefs des fractions politiques libanaises, avec la médiation ostentatoire de l’Égypte et de l’Arabie saoudite, et la discrète et efficace présence russe.

Le général de brigade Saleh Suleiman, porte-parole de l’armée, déclare que l’affaire en était « au stade de la préparation » et n’avait pas encore atteint le « stade de l’exécution ». La bande avait espionné depuis début mars tous les déplacements de Nasrallah et était équipée de roquettes anti-chars qui, le jour de l’attentat, devaient faire sauter le véhicule blindé du secrétaire général du Hezbollah. Les autorités mettent la main sur un important arsenal de lance-roquettes, grenades à main, fusils à pompe, fusils mitrailleurs, pistolets et silencieux ainsi que toute une batterie d’ordinateurs et de CD-ROM.

Selon le quotidien libanais As-Safir, il était prévu qu’un tir de roquettes de fabrication états-unienne fasse sauter Nasrallah et son véhicule blindé, le 28 avril à Beyrouth[iii]. Selon les interrogatoires des prévenus menés par le juge militaire Rashid Mizher, 90 personnes au moins étaient impliquées dans la préparation du crime. Certaines d’entre elles auraient épié le convoi de Nasrallah durant 40 jours, tandis que d’autres auraient transformé un garage en cache d’armes, où elles auraient dissimulé des roquettes états-uniennes, des fusils mitrailleurs russes et des grenades à main chinoises. Les organisateurs avaient aussi essayé de se procurer du C4 et d’autres explosifs, car ils projetaient d’autres assassinats de personnalités ainsi que des attentats à l’explosif, y compris contre des mosquées.

Les conjurés – qui avaient été arrêtés à proximité du quartier général du Hezbollah au Sud de Beyrouth, sont d’abord interrogés par des hommes appartenant aux services secrets militaires avant d’être remis aux mains du juge des affaires militaires. Les autorités poursuivent leur recherche d’autres complices et tentent de démasquer les commanditaires, c’est à dire « tout État ou parti qui financerait, entraînerait et équiperait le réseau ».

Commentant ces informations, Hassan Nasrallah met en garde ses concitoyens. Selon lui, ce complot, comme l’assassinat de Rafik Hariri et de plusieurs autres personnalités, participe d’un plan unique de sabotage du dialogue national et de relance de la guerre civile[iv].

Un ancien député, membre du Mouvement du Futur (le parti du clan Hariri) avait procuré aux conjurés des permis de port d’armes de différentes catégories. Cet homme, Salim Diyab, ancien directeur de campagne de Hariri junior, ancien ami intime de Hariri senior est considéré comme étant le « chef offensif de la branche politico-militaire » de son parti. Dès juillet 2005, il avait fait distribuer des armes à ses partisans. Un membre du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt est également arrêté par la police.

L’anéantissement du réseau terroriste préserve le pays des troubles politiques internes. Selon des informations qui filtrent des milieux libanais du renseignement, le groupe terroriste comptait sur l’assassinat de Nasrallah pour provoquer dans le pays – à l’image de ce qui se passe en Irak – des tensions religieuses sectaires entre sunnites, chiites, alaouites, duzes, maronites, coptes, etc. (suite…)


[Gregor Seither – IES Media Cooperative – 05/01/2008]

En décembre dernier, un mois après son élection comme président des Etats-unis, Barack Obama avait demandé à l’Administration Bush en place s’il était possible que lui et sa famille s’installent avec une semaine d’avance dans le pavillon des invités de la Maison-Blanche, « Blair House ». Le Sénateur de l’Illinois ne dispose pas d’un appartement à Washington et il voulait pouvoir s’installer une semaine avant sa prise de fonctions, afin de pouvoir faire la rentrée scolaire washingtonienne pour ses deux filles.

La réponse de la Maison Blanche fut immédiate : « Pas question ». L’argument avancé était que « Blair House » était déjà intégralement réservée pour un autre invité. Lors d’une conférence de presse le porte-parole Républicain de la Maison-Blanche refusa de nommer l’invité mais ne se priva  pas d’ironiser sur cette « précipitation des Obama à investir la Maison-Blanche avant l’heure » ajoutant également que l’administration de « Blair House » était « outrée par cette demande ». Il termina par une remarque qui fleure bon le sexisme habituel des Républicains : « Nous pensons que Michelle Obama aura tout le temps, après la cérémonie de prise de fonctions, de changer les rideaux à la Maison Blanche et d’inspecter la moquette. Inutile de se précipiter. »

Aujourd’hui, un mois plus tard, nous savons enfin qui est ce mystérieux invité du Président Bush, quelqu’un de tellement important qu’il a besoin d’une résidence de 140 pièces (dont 35 suites avec salle de bain) pour se loger quand il vient à Washington. Il s’agit de  John Howard, l’ancien Premier-Ministre australien, venu pour recevoir la « Medal of Freedom » (Médaille de la Liberté) des mains de George W. Bush.

Howard ne passera qu’une seule nuit à Blair House, mais cela n’empèche pas toute la maison d’être réquisitionnée – obligeant même deux autres récipiendaires de la « Médaille de la Liberté » à se loger ailleurs – en l’occurence Tony Blair, ancien Premier-Ministre britannique et Alvaro Uribe, Président de Colombie.

Sur Bloomberg, la journaliste Margaret Carlson a révélé que, non seulement Blair House est suffisamment grand pour héberger tout le monde y compris la famille Obama: « C’est immense, il y a tellement de suites qu’il n’y aurait eu aucun risque que Howard se retrouve nez-à-nez avec Obama devant la porte de la salle de bains, le matin« , mais aussi que, au moment où Barack Obama avait demandé à utiliser le pavillon des invités de la Maison Blanche, l’Administration Bush n’avait même pas encore prévu d’inviter John Howard à cette date.

Ceci dit, étant donné que Howard avait dit, lors de la campagne présidentielle U.S. que « si j’étais un supporter d’Al Qaïda en Irak, je voterais pour Barack Obama » – il vaut peut-être mieux que ces deux ne se rencontrent pas au détour d’un couloir.

John Howard, enfant chéri de la droite étatsunienne, a été un des principaux soutiens politiques et militaires de George Bush (qui l’appelait « mon pote en acier ») :  il a non seulement approuvé et soutenu toutes les opérations militaires US en Irak mais est également l’unique président d’une nation industrialisée – avec Bush – à avoir refusé de signer le Protocole de Kyoto sur les limitations des gaz à effet de serre.

Tant de « vaillance » au service de la « Liberté » méritait bien une récompense : une médaille et une nuit exclusive dans un palace de 135 chambres.


La preuve la plus flagrante qu’il ne faut jamais croire ce que dit un homme politique lors de la campagne électorale…

[Andrew McDonald – débat électoral George W. Bush – Al Gore – 2000]

Il y a neuf ans, en octobre 2000, lors d’un débat l’opposant à Al Gore, George W. Bush disait qu’il ne fallait pas que les USA imposent leur politique aux autres pays, que les USA devaient être un pays humble, que ce n’était pas le rôle de l’Armée de faire du « Nation Building », que l’armée U.S. était bien trop engagée à travers le monde, qu’il fallait ramener le troupes à la maison, que ce n’était pas le rôle des U.S.A. d’être le gendarme de la planète… mais surtout, il faut un président qui dise la vérité.

Oui, oui… vous avez bien lu…

Et si vous ne nous croyez pas, c’est en vidéo… ici :

http://www.wimp.com/oldbush/


[AFP – 16/12/2008]

Le président américain George W. Bush a estimé mardi que les autorités irakiennes ne devaient « pas réagir avec excès » à l’égard du journaliste qui a lancé ses chaussures vers lui, en pleine conférence de presse à Bagdad.

Interrogé, lors d’une interview sur CNN, sur le sort de Mountazer al-Zaïdi, journaliste de la chaîne al-Bagdadia, qui a lancé dimanche ses chaussures et une bordée d’injures à M. Bush, le président américain a répondu: « Je ne sais pas ce que (les autorités irakiennes) vont faire. Je ne suis même pas sûr de sa situation. Elles ne doivent pas réagir avec excès« , a-t-il estimé.

« Au début, je n’ai pas eu vraiment le temps de réfléchir, j’étais occupé à esquiver » les chaussures, a-t-il dit, ajoutant « cela a été l’un des moments les plus bizarres de ma présidence ! »

« J’étais prêt à répondre à des questions de la part d’une presse libre, dans un Irak démocratique, et ce gars se lève et me jette une chaussure« , raconte M. Bush. « C’était une façon intéressante de s’exprimer…« , poursuit-il sans sembler manifester de rancune.

Son geste, l’un des plus insultants en Irak, où il a divisé l’opinion est volontiers considéré comme l’expression du ressentiment éprouvé dans le monde musulman contre M. Bush et sa décision de faire la guerre en Irak, une interprétation que réfute la Maison Blanche.

Mais certains dans la région ont fait du journaliste al-Zaïdi un héros et les voix s’élèvent pour réclamer sa libération.

Maîtrisé après son geste, il a été emmené par les services de sécurité irakiens. Il risquerait plusieurs années de prison. Mais, selon son frère, il a été hospitalisé mardi avec un bras et des côtes cassées à l’hôpital Ibn Sina de Bagdad, dirigé par les services de santé de l’armée américaine.

A Washington, un porte-parole du département d’Etat, Robert Wood, a dit ne pas savoir si le journaliste avait été frappé.  « Je ne pense pas que vous puissiez considérer qu’un gars lançant sa chaussure est représentatif du peuple irakien », a précisé la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

Le président Bush a par ailleurs redit sur CNN que la décision d’envoyer les troupes américaines en Irak avait été la plus importante de sa présidence et la plus lourde de conséquences.

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Qu’est ce qu’on aurait aimé y être, à cette conférence de presse de George W. Bush quand le courageux Mountazer al Zaïdi, reporter de la chaîne Al Bagdadia, s’est levé a eu un geste historique…

Pour ceux qui n’y étaient pas… une séance de rattrapage :

Comme  Mountazer al Zaïdi, reporter de la chaîne Al Bagdadia, jetez vos chaussures dans la gueule de George W; Bush

Comme Mountazer al Zaïdi, reporter de la chaîne Al Bagdadia, jetez vos chaussures dans la gueule de George W; Bush

http://www.sockandawe.com/


Le PDG de Diebold, Walden O’Dell, est un des plus gros collecteur de fonds pour la campagne électorale du Parti Républicain, notamment dans l’Etat de l’Ohio, une circonscription électorale qui, aux dires de tous les experts, a été le pivot de l’élection 2004 et risque de jouer le même rôle en 2008. Il n’est donc pas surprenant que les ordinateurs de vote dans cet Etat connu pour son fort taux de sympathisant Démocrates, se mettent à « perdre » des voix…

[Grégoire Seither – IES News Service – 30/08/2008]
Premier Election Solutions, anciennement connu sous le nom de Diebold, qui fabrique des ordinateurs de vote utilisé dans 34 Etats des USA a reconnu que son système informatique contient de graves erreurs de programmation qui provoquent la perte de votes lors du transfert électronique depuis la mémoire de l’appareil vers la centrale de décompte des voix.

Le problème a été identifié dans l’Ohio (un Etat qui jouera un rôle crucial dans la victoire ou la défaite du candidat Démocrate) suite à une plainte d’agents électoraux lors des primaires du mois de Mars dernier. Mais l’erreur existe en fait au coeur du système depuis plus de dix ans, a reconnu Chris Riggall, porte parole de la société

Le logiciel défectueux est présent tant sur les ordinateurs de vote à écran tactile que sur les appareils à lecture optique fabriqués par Premier et le problème du décompte des votes affecte surtout les bureaux de vote importants qui transfèrent de nombreuses cartes mémoire vers la base de données centrale, où les voix sont comptées.

Riggall a expliqué qu’il était « certain » que les assesseurs des bureaux de vote ont, ces dernières années, remarqué l’erreur quand ils comparaient leur fiche de décompte avec les résultats affichés et qu’ils l’ont réparé d’eux mêmes en transférant une deuxième fois les données, afin de ne pas perdre de voix exprimées. Jennifer Brunner, Secrétaire d’Etat de l’Ohio a précisé que dans les neuf comtés où le problème a été découvert, aucun vote n’a été perdu car l’erreur a été identifiée à temps et les cartes mémoires transférées une deuxième fois.

Mais la moitié des ordinateurs de vote de l’Ohio utilise ce logiciel, il est donc probable que de nombreuses erreurs n’ont pas été repérées ou ont été ignorées et que de très nombreux bulletins de vote électroniques ont été perdus.

L’entreprise a annoncé un plan d’action en urgence afin de résoudre le problème avant l’élection de Novembre prochain. Les près de 2 000 juridictions qui utilisent ce type de machine seront prévenues. Ces ordinateurs sont également utilisés dans le Maryland et dans la Virginie (la Virginie est un autre « swing state » qui peut décider du résultat final de l’élection présidentielle).

Le problème se produit lors du transfert des voix enregistrées sur le cartes mémoire de chaque ordinateur de vote, vers la base de données centrale (le « vaisseau mère ») où les votes sont comptés. Une erreur de programmation fait que, en cas d’engorgement du transfert, les votes dans la file d’attente sont effacés par les nouvelles données arrivant à ce moment là. L’erreur se produit en quelques millièmes de secondes, explique le communiqué de Premier Inc.

L’erreur n’est pas immédiatement détectable a expliqué Riggall. Elle ne peut être identifiée qu’au moment où les assesseurs comparent leurs fiches d’émargement avec le compte-rendu de transfert renvoyé par la base de données.

Mais pour la Secrétaire d’Etat Brunner, une opposante de longue date aux ordinateurs de vote, « cette sécurité n’en est pas une, car très souvent les assesseurs font confiance à l’ordinateur et ignorent les différences avec, les mettant sur le compte de l’erreur humaine.« 


Les chinois ont fait pareil à Pékin, sous les huées de la communauté internationale. Mais là c’est pas pareil, on est aux Etats-unis, pays de la liberté, alors….

[ Mary Turck – TC Daily Planet  – 30/08/2008 – Trad. Grégoire Seither ]

Sammy Schutz était avec son fils de 5 ans et une vingtaine d’autres personnes entrain de regarder une vidéo dans le batiment qui accueille la coordination des manifestations contre la convention du Parti Républicain à St. Paul, dans le Minnessota, quand la police a envahi l’immeuble situé au 827 Smith Avenue et arrêté tout le monde pour « intention de manifestation non autorisée » dans la nuit de samedi.

« J’ai entendu crier quelqu’un, ‘Ils arrivent, ils arrivent’ puis il y a eu des bruits de bottes montant par les escaliers à l’arrière, puis quelqu’un a cogné violemment contre la porte en criant qu’ils avaient un mandat de perquisition et qu’ils allaient enfoncer la porte. Ils ont fait irruption dans la salle, pistolets pointés sur nous et hurlant « tout le monde à terre ».

L’assistant chef de la police Bostrom a expliqué à la presse que cette action policière avait pour but d’empécher la cinquantaine de personnes présentes sur le lieux d’aller manifester Lundi 1er septembre, à l’occasion de l’ouverture de la convention du Parti Démocrate, qui doit désigner le candidat à l’élection présidentielle.

http://tcdailyplanet.net/article/2008/08/30/police-break-down-doors-night-time-raid-anarchist-meeting.html


[Mecanopolis – 25/03/2008]

Cela fait des mois que nous tentons d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’action insidieuse et subversive des néo cons américains dans notre pays, dans le Maghreb, le Sahel et l’Afrique “utile”. (…) Pourtant, et alors que le régime algérien a déclaré officiellement, par l’entremise de son chef du gouvernement, de ministres et d’autres hauts fonctionnaires “autorisés”, qu’il était hors de question de permettre aux américains d’installer une quelconque base dans le pays, nous découvrons qu’ils nous mentaient, au moment même où ils nous faisaient ces déclarations, et qu’une base militaire américaine a été construite par BRC, de sulfureuse réputation.

La BRC, selon Monsieur Hocine Malti, “a sous traité la partie BTP à la société canadienne RSW – SCATT”. Selon la même source, Le mur d’enceinte de cette base est d’une dizaine de kilomètres et dispose d’une piste d’atterrissage de 4000m. Ce qui permet à de gros porteurs de l’armée américaine de se poser. Cette base qui dispose de nombreuses infrastructures, dont une piscine olympique, a une capacité d’accueil de 2000 personnes. C’est dire que ce n’est pas un petit cantonnement de fortune, destiné à accueillir une unité de l’armée algérienne.

Monsieur Hocine Malti nous apprend avec une foule de détails que non seulement cette base existe bel et bien, mais aussi qu’elle a été opérationnelle et qu’elle a accueilli 400 hommes en provenance d’Allemagne, très probablement d’une autre base militaire américaine. Ces effectifs ont, par la suite, été acheminés vers le nord du Mali.
Cette base ne serait plus opérationnelle. Officiellement, elle n’existe pas et n’a jamais existé.

Nous pouvons aisément imaginer, qu’après l’alerte que les journalistes et militants libres ont déclenché sur ces tractations secrètes pour une installation en douce des américains dans notre pays, les “décideurs” ont décidé de geler cette opération. D’autant que des fuites d’informations sur le sujet, organisées par un clan pour déstabiliser un autre, avaient refroidi les ardeurs des pro américains.

La question qui se pose aujourd’hui est celle-ci: Pourquoi ce cas de haute trahison a-t-il été étouffé?
Car il s’agit bien, en l’occurrence, de haute trahison. Des officiers supérieurs de l’armée ont conclu avec une puissance étrangère un contrat secret pour lui permettre de s’installer sur le territoire national, pour lui permettre de faire atterrir ses gros porteurs et d’y faire transiter des troupes qui ont envahi un pays voisin depuis le nôtre. Et cela à l’insu du peuple algérien. Très probablement même à l’insu du chef de l’état lui même. Ce qui explique la dissolution précipitée de BRC par ce dernier. Non pas pour sévir, mais pour étouffer l’affaire et éviter que le peuple algérien ne le découvre sous son véritable jour: Celui d’un président marginalisé, dont la junte au pouvoir ne tient aucun compte. Une clique de généraux et d’affairistes qui s’enrichissent en milliards de dollars sur la conjoncture, et qui offrent le pays, portes béantes, à une puissance militaire qui, au même moment, a fait main basse sur l’Irak qu’elle a précipité dans le chaos.

Lorsque je dis que cette haute trahison a été perpétrée à l’insu du chef de l’Etat, je ne dis pas qu’il n’était pas au courant, mais qu’il n’a pas été jugé utile de lui demander son avis.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/une-base-americaine-a-linsu-du-peuple-algerien/ 


Et comme par hasard cette base militaire se trouve à une centaine de kilomètres seulement de la zone d’action de « Al Qaïda au Maghreb ».

Et comme par hasard, au moment où le public pose des questions génantes sur cette base secrète, les braves petits gars d’Al Qaïda viennent nous faire une « piqure de rappel » en enlevant des touristes occidentaux… la peur du « terroriste », ça marche toujours pour faire taire les critiques…

Et comme par hasard la base militaire est tenue par des mercenaires qui ont déjà trempé dans des sales coups en Afrique (Executive Outcomes) ainsi que par certains des officiers qui ont trempé dans la sale guerre algérienne des années 1990 (cf. Qui a tué à Benthala de Yous Nesroulah et Salima Mellah)

Comme par hasard…

La base américaine en Algérie précisément localisée

[Mecanopolis – 26/03/2008]

Différentes source d’informations se recoupant permettent maintenant de localiser précisément cette base américaine.

Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit exact où les touristes, allemands, suisses et autrichiens avaient été enlevé le 18 août 2003.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de cette base :

– Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS du CPMI. Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le “Quotidien d’Oran” en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les “révélations” faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

– Le général Abdelmajid Saheb, qui dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Mais il y a encore plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit “d’Executive Outcomes,” ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS. Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération :

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie. Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite “scientifique.”

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française. Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises sur l’île de Jerba (Tunisie), afin d’y enquêter,  après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une “Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël,” installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons: La lutte contre l’islamisme, la protection des champs de pétrole, et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. L’affaire d’otages est sans doute montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, et quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/la-base-americaine-en-algerie-precisement-localisee/


Pourquoi l’Administration Bush se cramponne t’elle tellement à son projet de « Real ID » (c’est à dire l’instauration d’une carte d’identité nationale) ? Ce n’est pas pour des raisons de lutte anti-terroriste, cela fait 250 ans que les USA se passent de carte d’identité et cela marche très bien…

Non, la raison pour laquelle les petits génies Républicains insistent pour que la « Loi Real ID / Proposition 200 » devienne obligatoire dans l’ensemble des états de l’Union avant cet été, c’est parce que cela va permettre de faire passer à la trappe, lors des élections de novembre prochain, quelques millions d’électeurs.

Dans une élection présidentielle ou la victoire se joue souvent sur 60 000 voix, ce n’est pas négligeable.

Surtout que les personnes qui se voient refuser l’accès au bureau de vote pour « absence de véritable document d’identité » (c’est à dire qu’ils ne peuvent présenter que le traditionnel permis de conduire, accepté partout ailleurs) sont majoritairement issues des ‘couches pauvres’ de la société. Dans les états comme la Floride et l’Arizona, cela signifie que ce sont des Noirs ou des Hispaniques… des gens connus pour voter fortement Démocrate. (cf. étude ACLU – citée par Greg Palast).

Ceci explique cela…

[Gregor Seither – IES News Service – 25/03/2008]

Toujours aucun compromis en vue dans le conflit qui oppose l’administration Bush à certains Etats qui refusent d’appliquer les nouvelles directives en matière de documents d’identité sécurisés, y compris les permis de conduire.

Pour les personnes vivant dans ces Etats ‘réticents’, la dispute est cruciale : si l’Administration décide de passer outre l’opposition locale, ils risquent de se voir refuser l’embarquement dans les aéroports, voire interdire l’accès à certains batiments de l’administration fédérale, pour cause de « pièce d’identité non conforme ».

La source du conflit est la loi « Real ID » qui impose des nouvelles mesures de sécurité pour la délivrance des permis de conduire (une prérogative des Etats). L’administration Bush insiste sur le fait que cette loi, votée après les attaques du 11 septembre, a pour but de lutter contre le terrorisme, les escrocs ainsi que les immigrés clandestins. (suite…)


The Power of Nightmares. Al-Qaïda, pure création des services secrets américains

http://aucoursdureel.blogspot.com/2008/03/en-qute-de-donnes.html

Pour ceux qui douteraient que les vrais articles de fond sur le monde mondialisé se trouvent davantage sur Internet que dans la presse écrite formatée et alignée au Nouvel Ordre Mondial, voici un exemple. Cet article est d’un certain Morice, rédigé le jeudi 13 mars 2008.

Que j’aimerais retrouver ces débats de fond et ces informations véritables à des heures de grande écoute sur une chaîne hertzienne!(…)

LE TERRORISME A BON DOS

[Agoravox – 13/03/2008]

J’ai mis en ligne récemment dans un post lors d’une conversation sur le forum Agoravox une référence qui en a étonné plus d’un, et que j’imaginais plus connu que cela : celle d’un remarquable reportage de la BBC, intitule « The Power of Nightmares », signé Adam Curtis, qui détonne plutôt dans le paysage audiovisuel ( http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/3755686.stm ) .

Et pourtant, il n’est pas tout récent, date de 2004, a été diffusé pour la première fois par la BBC le 18 janvier 2005, et affirme sans ambages… qu’Al-Qaïda n’existe pas, tout simplement.

Evidemment ça peut en choquer certains, même trois ans après la sortie du film. Les plus incrédules d’entre nous, qui depuis 2001 gobent tout ce que la propagande gouvernementale américaine veut bien leur faire gober (il y en a, et pas mal ici même chez Agoravox !).

Dans ce remarquable reportage , les auteurs, qui ne sont pourtant ni islamistes ni illuminés, arrivent à démontrer avec brio que la « guerre au terrorisme » n’est qu’une création de l’esprit, et que son outil principal s’appelle Al-Qaïda, pure création des services secrets américains.

A voir les marchés ensanglantés de Bagdad ou les attentats revendiqués, on est en droit de crier au fou. Et pourtant. A bien y regarder, nos journalistes sont plus que crédibles dans leurs assertions, Curtis étant une sommité reconnue, et rejoignent directement des thèses comme celle développées par Webster G.Tarpley, dans sa bible de La Terreur fabriquée  (aux Editions demi-lune) dont on ne saurait trop recommander la lecture.

Dans le reportage, un ancien gradé de la CIA n’y va pas par quatre chemins : “Al Qaeda is not an organization. Al Qaeda is a way of working … but this has the hallmark of that approach.” Voilà c’est dit une bonne fois pour toutes.

Vous vous dites que ça ne tient pas debout, comme théorie ? Et pourtant. Il faut revenir aux sources de la fondation d’Al-Quaïda pour s’apercevoir du décalage énorme entre ce qui en a été dit ou ce qu’on peut encore en dire aujourd’hui, et la réalité. (suite…)


[Agoravox – 13/03/2008]

(…)

Un journaliste plus curieux que la moyenne va plus loin, beaucoup plus loin encore dans cette quête de la vérité sur ces actions horribles. Il est pourtant de la BBC, radio et télévision d’Etat, et affirme lui que des « escadrons de la mort » circulent librement à Bagdad.

On en connaît le principe : pour rejeter la faute d’un groupe sur un autre, on fait exploser quelque part une bombe qui laisse suffisamment de traces accusant l’un des deux groupes. Il ne reste plus qu’à attendre les représailles et à compter les points bien au chaud. Tout gouvernement corrompu a pratiqué un jour ce genre de sport. Un ministre irakien en place l’a même avoué « Iraq’s interior minister has admitted death squads and other unauthorised armed groups have been carrying out sectarian killings in the country. »

L’auteur apportant d’autres précisions : « The ministry of the interior in Baghdad, which is run by the CIA, directs the principal death squads. Their members are not exclusively Shia, as the myth goes. The most brutal are the Sunni-led Special Police Commandos, headed by former senior officers in Saddam’s Ba’ath Party. This was formed and trained by CIA« , dit John Pilger, qui évoque clairement une collusion entre d’anciens partisans de Saddam Hussein et les Américains !

Un comble, et bien le contraire en tout cas du langage officiel ! A deux étages, la collusion : non seulement c’est un ancien Baassiste qui aide les soldats américains, mais aussi les troupes de la mort sont sunnites et non chiites ! Une accusation gravissime !

Qui accuse des vétérans d’une bonne vieille méthode inaugurée il y a bien longtemps déjà : « According to the investigative writer Max Fuller (National Review Online), the key CIA manager of the interior ministry death squads ’cut his teeth in Vietnam before’ in Vietnam before moving on to direct the US military mission in El Salvador« … Du Vietnam à l’Irak, en passant par le Salvador. Le terrorisme a décidément souvent bon dos au pays de la liberté… A vous de vérifier davantage désormais ces informations qui fleurent tant la propagande éhontée. (suite…)


[Agoravox – 13/03/2008]
(…) Un autre phénomène de désinformation choquante est celle des attentats de début d’année à Bagdad, (…) L’explosion fait alors mauvais genre car elle tombe mal question relations publiques.

Qu’à cela ne tienne, dans la journée on va lui rajouter une dimension ignominieuse, censée provoquer encore plus de dégoût chez des gens comme vous et moi, dans le but de démontrer que l’horreur est telle… que n’importe quelle répression pourrait être acceptée. Du genre… admettre et surtout ne pas condamner la torture de prisonniers, par n’importe quel supplice, peu importe… pourvu qu’on puisse démontrer qu’un seul aveu éviterait une tuerie de ce genre.

Souvenez-vous : un officiel, quelques heures après les attentats, annonce que les deux kamikazes sont des femmes, et qu’elles sont… trisomiques. Le terme, édulcoré dans les traductions françaises de l’annonce des attentats, est bien présent dans les originaux.

C’est d’abord un général américain qui s’y colle pour dénoncer l’odieux attentat : « a U.S. military spokesman for the Baghdad area, Lt. Col. Steve Stover, also said at the time that medical experts with his division had examined the photos and agreed the women probably suffered from the genetic disorder. « They were both females and they both looked like they had Down syndrome. »

Puis c’est à un chef de la police irakienne, aux ordres, on le sait, des Américains : « Lt. Gen. Abboud Qanbar, the chief Iraqi military commander in Baghdad, said soon after the attacks that photos of the women’s heads showed they had Down syndrome, but he did not offer any other proof« .

Un autre insiste encore pour la thèse déjà évoquée « We found the mobiles used to detonate the women, Major-General Qassim Moussawi, an Iraqi military spokesman, said. He said that both women had Down’s syndrome. »

Mais très vite, déjà, les conclusions bien hâtives des militaires sont mises en doute par les journalistes sur place « A cell phone image of one of the heads viewed by The Associated Press was inconclusive. » « There was speculation that the heads could have been distorted by the blast, leading police initially to believe they had Down syndrome. »

Cela n’empêche un intervenant de poids d’affirmer que ce sont bien des femmes atteintes de trisomie 21, en insistant sur le fait que c’est donc encore plus horrible que d’habitude, si tenté que l’on puisse parler d’habitude « Iraqi and American officials blamed al-Qaeda, and accused the terrorist organisation of plumbing new depths of depravity. » C’est obligatoirement Al-Quaïda , puisque c’est pire que la « normale ». Dont acte. (suite…)


Dorénavant, lutter pour les droits des travailleurs, protester contre la destruction d’un écosystème, militer pour les droits des animaux ou tout simplement critiquer publiquement la politique du gouvernement… tout cela est équivalent à la menace que pose Al Qaïda.

Bush et sa clique néo-con ont réussi à rétablir la dictature, sous un petit manteau « légal »…

Il est bien loin, l’esprit de 1776 !!!

Le rêve américain :LA LOI DE PROFILAGE IDEOLOGIQUE DE 2007 :

[Nikki Alexander – ZMag Online – 1er février 2008 – Trad. Blackjack]
Le 23 octobre dernier, la Loi pour la prévention de la radicalisation violente et du développement du terrorisme domestique (HR 1955) a été adoptée au parlement par 404 voix contre 6. Son pendant devant le Sénat (S.1959) est en cours d’évaluation par le Comité sénatorial pour la Sécurité Intérieure et les Affaires Gouvernementales.

Cette loi étendrait le champ d’application de la Loi sur la Sécurité Intérieure de 2002 en créant une commission nationale autorisée à étudier et identifier les individus et groupes dont les valeurs sociales, les implications politiques ou les croyances religieuses << pourraient >> les mener à commettre des actes violents.

En tout état de cause, cela ne se réfère nullement aux assassinats perpétrés par la CIA, aux brutalités policières, aux meurtres de civils désarmés ni aux tortures qui ont cours dans les prisons secrètes. Cette commission cible les dissidents politiques et les activistes sociaux qui critiquent la politique étrangère des Etats-Unis, les abus du monde des affaires ainsi que les pratiques menaçant la vie sur notre planète.

Les épithètes idéologiques << radicalisation violente et terrorisme ‘maison’ >> sont l’oeuvre de la RAND Corporation, qui les utilisait en 2005 dans l’essai intitulé << Tendances en matière de terrorisme : Menaces sur les Etats-Unis et perspectives de la Loi sur l’Assurance du Risque Terroriste >>. L’intitulé de la loi qui nous occupe est littéralement tiré de cet essai.

Les porte-parole de RAND ont témoigné devant le Sous-comité du parlement pour le renseignement, le partage d’information et l’évaluation du risque terroriste, présidé par la députée Jane Harman (Démocrate), qui a parrainé ce projet.

Harman ajoute ici à une relation déjà longue et productive avec la RAND Corporation, un think-tank situé en Californie qui entretient des liens très étroits avec le complexe militaro-industriel désormais impliqué en matière de renseignement. Donald Rumsfeld l’a présidé de 1981 à 1986. Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de Dick Cheney, et Condoleeza Rice en étaient alors administrateurs.

Le résumé introductif de ce rapport met en lumière les << terroristes domestiques >> qui << constituent une menace mouvante à l’égard des intérêts du monde des affaires… >>. En sus des menaces terroristes que représentent Al Qaeda et les groupes jihadistes radicaux, à la fois associés et autonomes vis-à-vis de cette dernière organisation, une lame de fond de radicalisme prospère sur le développement du phénomène d’Antiglobalisation (AG). (suite…)


Le journal français « Le Monde » s’est récemment fait  l’écho d’un rapport de l’AIEA qui contiendrait des preuves que l’Iran a poursuivi son projet de nucléaire militaire après 2003. Mais le journal oublie de mentionner la source des informations de ce rapport. En effet, comme l’ont montré les services secrets U.S. et allemands, l’ordinateur portable qui contenait soi-disant les preuves du programme militaire nucléaire iranien a été fourni par un groupe paramilitaire iranien collaborant avec la CIA et le Pentagone.

[Gareth Porter – IPS Washington – 29/02/2008 – Trad. Grégoire Seither]

L’Administration Bush s’est longtemps appuyé sur « des documents trouvés sur un ordinateur portable » — 1 000 pages de documents techniques prétendument volés sur un ordinateur portable iranien — comme preuves de la volonté iranienne de se doter de l’arme nucléaire. Aujourd’hui les questions et accusations relatives à ces documents sont les seuls obstacles restants à une reconnaissance par l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) que l’Iran a répondu à toutes les questions concernant son programme nucléaire.

Mais ces documents ont été considérés dès leur « découverte » avec beaucoup de suspicion tant par les services secrets U.S. que étrangers. En novembre 2004, les services secrets allemands ont identifié la source de ces documents comme étant l’organisation politico-militaire Mujahideen e Khalq (MEK), bras armé du Conseil National de la Résistance en Iran (CNRI). Ces deux organisations sont inscrites sur la liste des organisations terroristes du Département d’Etat U.S. mais collaborent néanmoins étroitement avec le Pentagone et la CIA, notamment via des bases en Irak. Le MEK avait combattu aux côtés des soldats de Saddam Hussein lors de la guerre Iran-Irak.

[Note de L&I : Le MEK mène depuis deux ans une campagne médiatique pour être retiré de la liste des organisations terroristes, s’appuyant sur un jugement rendu en Grande-Bretagne. Récemment encore il a publié des pleines pages de publicité en ce sens dans les principaux quotidiens européens. Le MEK et le CNRI utilisent par ailleurs une multitude d’organisations paravent pour mener des opérations de propagande et de manipulation, en vue de préparer l’opinion à une action militaire américano-israélienne contre l’Iran. En Iran, les militants armés du MEK lançent des attaques contre l’armée et la police et mènent des opérations d’espionnage au profit de la CIA et du Pentagone.]

Par ailleurs, selons certaines sources, le MEK aurait obtenu ces documents non pas, comme il le prétend, d’une source iranienne, mais de la part du Mossad, le service secret israélien. (suite…)


LA BOMBE DE GAZA

[Vanity Fair – Avril 2008 – Trad. Grégoire Seither]
N’ayant pas vu venir la victoire du Hamas lors des élections de 2006 en Palestine, les « experts » de la Maison Blanche ont réussi à bidouiller une autre opération secrète qui leur a pété entre les mains au Moyen-Orient – à mi chemin entre le scandale Iran-Contra de l’époque Reagan et le foirage sanglant de la Baie des Cochons sous Kennedy.

En s’appuyant sur des documents confidentiels communiqués par des officiels U.S. dégoutés ainsi que des témoignages d’anciens membres des services secrets, notre journaliste d’investigation David Rose montre comment le Président Bush, Condoleezza Rice, ainsi que le conseiller adjoint à la sécurité nationale (NDL&I : et membre éminent du Likud israélien, mais c’est surement un hasard) Elliott Abrams ont équipé et armé une milice dirigée par le chef militaire du Fatah, Muhammad Dahlan et dont les exactions dans la bande de Gaza ont directement conduit à la guerre civile sanglante qui a vu la victoire du Hamas.

Le soutien appuyé des Etats-unis à Dahlan et à sa bande de miliciens corrompus et brutaux a joué un rôle clé dans l’ascension politique du Hamas. Même les Palestiniens modérés ont fini par rejoindre le camp des islamistes, écoeurés par la corruption et la violence du Fatah.

http://www.vanityfair.com/politics/features/2008/04/gaza200804


[Gregoire Seither – IES News Service – 02/03/2008]

Alors que le prix du baril de pétrole s’installe au dessus des $100 et que, pour la première fois depuis la Grande Dépression, des millions d’Américains doivent rembourser des crédits immobilers dont le montant est devenu supérieur à la valeur de la maison qu’ils ont achetée; alors que le marché du « subprime » n’en finit pas de dégringoler, faisant trembler les marchés et que la prochaine crise financière s’annonce déjà, sous la forme de la défaillance du marché de l’assurance crédit ( credit-default swap market ); alors que la « stagnation – inflation » ( stagflation ) refait son apparition et que le chomage est à nouveau en augmentation; alors que la presse n’hésite plus à utiliser le mot tabou commençant par « R » (comme récession) et que, au fond des têtes le mot honni, commençant par « D » commence à s’agiter… et enfin, alors qu’approche le cinquième anniversaire de « sa » guerre en Irak, le Président des Etats-unis découvre soudain l’économie en temps de guerre.

Interviewés sur la chaîne NBC , George W. Bush and Laura Bush furent pris de court quand la journaliste Ann Curry aborda soudain la guerre en Irak. Elle rappela que la femme du Président avait déclaré un jour, « Personne ne souffre autant que le président. J’espère que les Américains ont conscience du fardeau de soucis que le président doit porter chaque jour, et de son angoisse quotidienne pour le bien-être de nos soldats. » George Bush s’est alors saisi du micro :

« Bush: Exactement, et comme les gens commencent à le voir, l’Irak est entrain de changer, la démocratie est entrain d’y prendre pied. Je suis convaincu que, dans 50 ans, les gens regarderont en arrière et dirons « Dieu merci, il avait alors des gens qui étaient prêts à se sacrifier pour cet idéal« .

« Curry: Mais ce que vous dites c’est que c’est vous qui portez le fardeau, qui souffrez… Certains américains pensent qu’eux aussi portent le fardeau, à cause de cette situation économique.

« Bush: Oui, et bien —

« Curry: Ils disent qu’ils souffrent, à cause de cette situation.

« Bush: Je ne suis pas d’accord.

« Curry: Vous n’êtes pas d’accord avec quoi ? Que la guerre n’a pas d’influence sur l’économie ? Que les dépenses militaires ne rognent pas les autres budgets ?

« Bush: Non, je pense que ce n’est pas le cas. En fait, je pense que les dépenses militaires aident à créer des emplois.

« Curry: Ah oui ?

« Bush: Oui, parce que nous achetons de l’équipement et que cela donne du travail aux gens. Ce n’est pas la guerre qui a fait du mal à cette économie, c’est le fait que nous avons construit trop de maisons. »

En d’autres termes, après cinq ans de guerre sans fin, le Président des Etats-unis a trouvé la solutions aux crises économiques : construire moins de maisons mais édifier plus de bases, militaires, acheter plus d’armements et envahir plus de pays.

Malgré le désastre militaire et économique, George W. Bush n’a donc renoncé en rien à ses politiques : depuis son élection en 2000, le budget « officiel » du Pentagone a augmenté de plus de 60%  – passant de 316 milliards à 507 milliards. Depuis l’invasion de l’Irak, le budget du Pentagone a été augmenté de 30%.

Et pourtant, malgré les rallonges budgétaires à répétition pour les troupes en Afghanistan et en Irak, malgré une augmentation de plus de 1 000 % (de 17 milliards à 189 milliards) des budgets pour les opérations de guerre … malgré cet effort militaire et financier sans équivalent depuis la deuxième guerre mondiale, l’état major de l’Armée U.S. se trouve – selon ses propres mots –  dans une situation de quasi-faillite, manquant partout de troupes et de moyens en quantité suffisantes.


Derrière les Clinton, il y a des intérêts financiers considérables et la mafia… on l’avait déjà vu il y a 15 ans, dans l’Arkansas, quand Bill était gouverneur. Ces groupes ont investi dans Hillary, ils feront tout pour ne pas laisser un autre poulain gagner la course…

Obama, l’homme à abattre

[Le Blog de Sylvain Attal – 28/01/2008]

Dans le camp Clinton, l’affolement suscité par la victoire d’Obama dans les caucus de l’Iowa a cédé le pas à un calcul cynique et dangereux. Puisque le grand rival, déjà considéré comme plus sincère et meilleur pour la cohésion sociale du pays, était capable de l’emporter dans un Etat très largement « blanc », il fallait d’urgence le faire rentrer dans le rang. Le ramener à ce qu’il n’aurait jamais du cesser d’être: Le candidat des Noirs.

Hillary Clinton a à peine fait campagne en Caroline du Sud, laissant ce soin à son mari, pendant qu’elle parcourait les tréteaux en Californie. A l’annonce des résultats, elle a rapidement félicité son adversaire et s’est dite impatiente que les choses sérieuses commencent, le 5 Février. Sous entendu: Obama a gagné en Caroline du Sud. Ok, Bravo. Mais au fond, quoi de plus normal puisque c’est un Etat « Noir ».

Ce sous-entendu, venant après les attaques au dessous de la ceinture de Bill, témoigne de ce que sont vraiment les Clinton: Des petits parvenus sans foi ni loi, qui veulent laisser croire que la présidence leur revient en raison de leur rang, de leur antécédents et d’une supposée compétence naturelle, que les sondages semblent, allez savoir pourquoi, leur reconnaitre. Il s’emploient à persuader les électeurs démocrates tentés de voter pour le jeune sénateur de l’Illinois, sa fraicheur, ses promesses de renouvèlement, qu’une majorité d’Américains n’est pas encore prête à installer un Noir dans le bureau ovale, et donc que leur vote serait contreproductif. C’est pourquoi les militants d’Hillary ont cru trouvé la parade en expliquant que, bien entendu, le très doué Barack serait un jour président des Etats Unis, mais pas cette fois-ci. Trop tôt…

Dans l’Ouest, Hillary a même fait pire en montant les Hispaniques contre les Noirs . Dans plusieurs Etats de l’ouest les « latinos » sont légions, parfois même, dans certaines villes comme L.A., une majorité de la population. Or, ils ont l’impression que leur promotion économique et politique a été retardée par les avantages dont jouissent les Noirs en raison du principe de discrimination positive, et du clientélisme démocrate. Ils sont prêts à bloquer l’ascension d’un Noir, d’autant plus qu’ ils n’éprouvent, eux, aucun sentiment de culpabilité pour l’esclavage…ils n’étaient pas encore là. Dans le Nevada, ils ont fait basculer le vote démocrate en faveur de Clinton. Forte de ce succès, elle espère que les mêmes ressentiments communautaires lui permettront de gagner la Californie, et de s’envoler irrésistiblement vers l’investiture.

Il y a déjà eu des candidats démocrates Noirs dans les primaires, mais c’était seulement pour mettre un peu d’animation dans la campagne, fidéliser l’électorat noir déjà très captif. Au fond, le candidat Noir servait de lièvre dans la course. Tout le monde, à commencer par les électeurs démocrates étaient bien convaincu qu’il n’avait aucune chance de s’installer à la maison blanche. C’est pourquoi, une fois effectué un ou deux tours de piste, en forçant le trait sur les thèmes « de gauche », il finissait en général par se retirer gentiment au profit du favori campant sur des positions centristes. C’est ainsi que l’électorat noir restait, et reste encore accroché au Parti Démocrate. L’ennui avec Obama, c’est qu’il a refusé de jouer ce petit jeu, n’a jamais voulu faire de sa couleur de peau un argument électoral, et n’a jamais cédé à la surrenchère gauchiste. Attitude qui l’honore, que nous autres européens comprenons bien, mais qui, dans une société communautariste relève de la gageure.

Clinton est considérée comme la grande favorite des primaires. Pourtant, je n’exclue pas totalement une surprise Obama, j’avoue même que je la souhaite. D’ailleurs la stratégie- risquée- des Clinton montre bien qu’ils ont senti le danger: Voici un candidat Noir qui attire bien au delà de sa clientèle « naturelle ». Qui est capable de gagner des Etats Blancs ou, pour le moins, de réaliser des scores dans la population blanche bien plus élevés que d’habitude un Noir. Pour couronner le tout il a reçu le soutien de personnalités historiques du parti, comme Edward Kennedy.

Compte tenu de ce qu’est l’histoire des Etats-Unis, il est certes difficile de parier sur l’élection d’un Président noir. Pourtant, cela finira bien par arriver un jour. Tout candidat démocrate, c’est à dire censé promouvoir les droits des minorités, serait bien inspiré de ne pas faire un usage politicien des questions raciales. D’autant plus que, pour les démocrates, c’est jouer avec le feu. Si Obama est un mauvais candidat, autrement qu’en raison de sa couleur de peau, il faut dire pourquoi, entrer dans le débat d’idées.

Autrement, si la primaire se polarise excessivement sur les questions de couleur, une part plus ou moins grande des électeurs blacks qui se sentiraient légitimement floués, voire insultés, pourrait rester à la maison en novembre, faisant ainsi perdre la Maison bBlanche aux démocrates. Ce phénomène pourrait être encore amplifié si le candidat républicain est John Mc Cain, un homme tolérant et favorable à l’égalité raciale. L’élection du prochain président américain est bel est bien devenue, du fait des Clinton, une affaire raciale.

http://sylvainattal.blog.20minutes.fr/archive/2008/01/28/obama-l-homme-a-abattre.html


Mustapha pose (en juin 2004) avec l’une des photos qui ont déclenché le scandale, où figure son père mort en détention provisoire

Ignominie. Mustapha pose (en juin 2004) avec l’une des photos qui ont déclenché le scandale, où figure son père mort en détention provisoire. Les clichés, insupportables, montrent des détenus encagoulés, menacés par des chiens, tenus en laisse, nus … [Photo Karim Ben Khelifa]

[Le Monde 2 – Semaine du 19/01/2008 – Frédéric Joignot]

28 avril 2004. La chaîne CSS diffuse des photos de soldats américains torturant des prisonniers d’Abou Ghraib, en Irak. Dans la foulée, Janis Karpinski, qui dirigeait les prisons irakiennes, est rétrogradée, lâchée par ses supérieurs. Aujourd’hui retraitée, elle témoigne contre ses responsables de l’époque. En exclusivité, elle nous raconte sa descente aux enfers.

Son regard bleu ne vous lâche pas. Elle se tient droite. Martiale. Janis Karpinski a passé vingt-cinq ans dans l’armée américaine. Elle fut la première femme générale  » une étoile  » à exercer en zone de combat. C’était pendant la seconde guerre d’Irak. Elle y a connu l’enfer. Puis le déshonneur.

Elle nous reçoit chez elle, dans un lotissement du New Jersey. Aujourd’hui à la retraite, Janis Karpinski tente de faire le bilan de ces années de guerre – comme beaucoup d’Américains à l’approche de la présidentielle. Ses premiers mots:  » Mes voisins me demandent ce que les Irakiens pensent de nous. Je leur réponds: « Qu’est-ce que vous penseriez si, du jour au lendemain, des chars occupaient votre quartier, des bataillons de soldats patrouillaient dans les rues, arrêtaient les gens ? ». « 

La nuit tombe, Janis Karpinski raconte l’Irak. Aucun bruit dans la maison. Elle vit seule. Son mari, un ancien colonel, est décédé l’an dernier. Ils n’ont pas voulu d’enfant. L’ancienne générale a sacrifié la vie de famille à sa carrière de soldat. Elle voulait s’imposer dans ce monde d’hommes où, dit -elle,  » la simple présence d’une femme officier a longtemps été ressentie comme une insulte « . Elle a réussi. Elle a été la commandante en chef de la 800e brigade de police militaire, responsable des 40 000 prisonniers enfermés dans les prisons irakiennes au début de la guerre.

Aujourd’hui, après avoir été dégradée au rang de colonelle, accusée par ses supérieurs d’avoir perdu le contrôle de la prison d’Abou Ghraib où des soldats ont torturé, Janis Karpinski se défend. Elle porte plainte et témoigne contre l’ancien major général du camp de Guantanamo envoyé en Irak, Geoffrey Miller, et Donald Rumsfeld, l’ancien secrétaire d’Etat à la défense. Pour mise en œuvre méthodique de la torture. Son histoire éclaire de façon singulière cet épisode dramatique. Voici sa version des faits.

(suite…)


[Media Matters – Décembre 2007 – Trad. Grégoire Seither]

Au cours de l’année 2007, il y a eu une vingtaine de débats politiques télévisés au cours desquels environ 1 500 questions ont été posées aux différents candidats à l’investiture présidentielle. Mais seulement une toute petite partie de ces questions avait un rapport avec les pouvoirs exécutifs, la constitution de notre pays, la torture, l’espionnage des citoyens ou encore les attaques contre la vie privée et les droits civiques des citoyens de ce pays.

Une seule question a été posée à propos de l’espionnage des citoyens. Pas une seule question sur l’extension de la loi de surveillance d’intelligence étrangère (FISA) qui permet au gouvernement d’espionner sans mandat tous les apsects de la vie des citoyens.

Il y eut, par contre un courageux modérateur pour demander s’il fallait changer la Constitution… afin de permettre à Arnold Schwarzenegger de devenir président des Etats-unis. (NdL&I : seules les personnes nées aux USA peuvent poser leur candidature à la présidence)

Pas une seule question n’a porté sur les « renditions » ou les détentions secrètes consistant à enlever des suspects et à les transporter clandestinement dans des pays où la torture est pratiquée afin d’y être interrogé .

Les mots « habeas corpus » – c’est à dire le droit de toute personne accusée à être présentée et défendue devant un juge – n’ont pas été prononcés une seule fois par les modérateurs des débats politiques. Aucun candidat n’a été interrogé sur son opinion concernant la responsabilité des opérateurs de télécommunication dans la violation de la confidentialité des données de connexion et de conversation de leurs clients (« telecom liability« ).

Par contre il y a eu cette question lumineuse, posée à un candidat Républicain : « Non mais, je vous pose la question sérieusement, est-ce que cela serait une bonne chose pour l’Amérique si Bill Clinton revenait vivre à la Maison Blanche ? »

Par ailleurs, malgré le fait que les Républicains ne cessent de répéter que le programme de surveillance générale (et sans mandat) des citoyens américains est nécessaire afin d’empécher « un nouveau 11-Septembre« , aucun modérateur de débat politique n’a jamais interrogé les candidats sur les informations révélées en 2007 (et qui ont fait grand bruit), qui montrent que l’administration avait mis en place les systèmes de surveillance générale longtemps avant le 11 septembre 2001, et non pas en réponse à ces attaques.

Par contre, sur NBC, le commentateur Brian Williams a demandé aux candidats du Parti Démocrate « ce qu’ils comptaient porter comme déguisement pour Halloween« .

Aucun modérateur n’a posé la moindre question aux candidats à l’investiture présidentielle pour savoir s’ils étaient d’accord avec le fait que le Président des Etats-unis peut ordonner l’incarcération pour une durée illimitée d’un citoyen Américain, sans que celui soit formellement accusé d’un crime et sans qu’il puisse avoir accès à un avocat ou voir être présenté à un juge.

C’est vrai que ce genre de « points de détail » est sans intérêt, comparé aux questions « sérieuses » que Tim Russert a posées au candidat Dennis Kucinich : « Revenons aux questions sérieuses. Il paraît que vous avez déjà vu un OVNI. C’est vrai ? ».

Aucun modérateur n’a interrogé les candidats pour savoir s’ils approuvaient la position de la Maison Blanche qui veut que, en période de crise, le Président est en droit de s’affranchir du contrôle du Congrès et agir seul… le concept de « période de crise » étant suffisamment flou pour laisser une grande lattitude au Président.

Par contre les journalistes ont insisté auprès de Hillary Clinton pour obtenir une information fondamentale : « Vous préférez les diamants ou les perles ? »

http://mediamatters.org/items/200711170002/??/


Affiche censurée de Taxi to the Dark Side[Gregor Seither – IES News Service – 01/01/2008]
L’association des producteurs de cinéma des Etats-unis (MPAA) a refusé de distribuer l’affiche du documentaire d’Alex Gibney « Taxi to the Dark Side » qui enquête sur les centres de torture entretenus par les USA en Afghanistan, à Baghram, en Irak, à Abou Ghraib ou encore à Guantanamo. (…)

L’affiche censurée est une photo de presse qui montre deux soldats U.S. s’éloignant de la caméra emmenant un prisonnier encagoulé entre eux.

Un porte-parole du MPAA a justifié la décision par un souci de préserver la sensibilité des enfants : « Nous traitons tous les films de la même manière. Les affiches de films sont vues par tous les publics, y compris les enfants. Si la publicité d’un film ne peut être vue par tous les publics, alors la commission de classification publicitaire la rejettera. »

Pour Mark Urman, responsable chez ThinkFilm, le distributeur du film, ce qui choque la MPAA dans l’affiche est le fait que le prisonnier porte une cagoule. « La MPAA avait déjà fait changer les affiches des films d’horreur « Saw » et « Hostel » parce qu’on y voyait un personnage encagoulé, chose que le MPAA estime impossible à voir pour un enfant. Ils veulent bien garder la photo, mais la cagoule doit être enlevée, ce qui ôte toute signification à l’image. Nous leur avons dit qu’il s’agissait d’une vraie photo, prise par un journaliste, que c’était la réalité vécué tous les jours par les prisonniers de l’armée américaine. Ils nous ont répondu que justement, c’était la réalité qui les dérangeait. »

Pour le réalisateur du film, Alex Gibney, « Le fait de nous interdire l’utilisation d’une image de presse, tirée du documentaire, sous prétexte que la vision de la réalité pourrait choquer des petits enfants américains, c’est de la censure pure et simple. Je ne sais pas si la MPAA applique des consignes venues d’en haut, mais dans tous les cas leur censure de cette affiche est un acte politique qui vise à interdire la critique légitime de l’Administration Bush. »

« Je suis d’accord que cette image est forte, qu’elle est choquante, mais c’est parce qu’elle est réelle qu’elle choque. Ce n’est pas une fiction, c’est la réalité vécue par des milliers de personnes aux mains des soldats américains. Il est incroyable que la MPAA pense que le public américain n’est pas capable de voir la réalité de cette guerreou bien qu’il ne doit pas la voire. »


[Gregor Seither – IES News Service – 28 Décembre 2007]
N. [ nom supprimé à sa demande pour cause de cyber-reputation] est étudiant en sociologie à Philadelphie. Membre fondateur du groupe de recherche politique sur les libertés publiques « Philly911Truth » il s’est rendu à une réunion électorale d’Hillary Clinton. Au cours des séances de questions-réponses du public, il a interrogé l’ancien président Bill Clinton sur sa participation au Groupe Bilderberg et les attaques contre les libertés constitutionnelles depuis le 11 septembre 2001.

Quelques jours plus tard, alors qu’il se trouvait chez ses parents, deux agents des services secrets lui ont rendu visite et l’ont interrogé sur ses motivations. Pourquoi se soucie t’il des libertés constitutionnelles ? Est-ce qu’il serait prêt à user de la violence pour défendre la Constitution ? Il leur a répondu qu’il était un militant viscéralement pacifiste et non-violent.

Les agents ont alors commencé à lui parler de son site Web et des vidéos qu’il y publie, des textes qu’il y écrit, sur la défense des droits civiques et des libertés individuelles. A plusieurs reprises ils lui ont fait comprendre que son avenir professionnel risquait de pâtir de son « activisme » et du fait qu’il « propage des théories conspirationistes sur le 11 septembre ou sur les Bilderberg« .

Pour la mère de N., qui assistait à l’interrogatoire « la scène me faisait penser au film ‘La Vie des autres’ sur la Stasi en Allemagne de l’Est« .

Les agents des services secrets avaient poussé le raffinement jusqu’à attendre que N. soit chez ses parents pour l’interroger. N. loue un appartement en ville et figure dans l’annuaire, mais les services secrets ont préféré l’intimider devant ses parents, afin de tenter de l’embarrasser et de provoquer une rupture entre lui et sa famille.

« Quand ils sont repartis » explique N., « je me suis retrouvé avec un gout amer dans la bouche. J’ai exercé mes droits constitutionnels, j’ai interpellé un homme politique dans une réunion électorale, je l’ai fait poliment… et pourtant cela est considéré comme un « acte menaçant envers un ancien président » ? Qu’est ce qui justifie un tel traitement ? Est-ce que c’est parce que j’ai osé poser des questions sur les Bilderberg ? Voilà où en est rendue la démocratie après 8 ans de guerre contre le terrorisme, nous ne sommes plus très loin de la société fermée comme c’était derrière le Mur de Berlin »

Source : http://www.wearechange.org/2007/12/nick-from-philly911truthorg-visited-by.html


[Gregor Seither – IES News Service – 24/11/2007]

A lire aussi : l’histoire d’amour oubliée entre Hillary Clinton et Pervez Musharraf pour mieux comprendres les relations troubles qui unissent les USA à « notre allié » de Karachi.

Le Wall Street Journal publie un article intéressant sur le coup d’état au Pakistan : les membres du cabinet de Pervez Musharraf ont montré aux journalistes les comptes-rendus des réunion qu’ils ont eu avec les officiels US pour les informer de leur projet de déclarer la loi martiale. George Bush et Condoleeza Rice – qui se sont déclarés « surpris » par la décision de Musharraf – étaient au courant AU MOINS UNE SEMAINE AVANT des projets du dictateur.

A l’époque, ni les diplomates US, ni le Département d’Etat et encore moins la Maison Blanche n’ont manifesté d’opposition notable à ces projets…

Dans les jours qui ont précédé l’annonce de l’instauration de la loi martiale, le 3 novembre, les conseillers et directeurs de cabinet du Général Musharraf ont eu une série de réunions avec des diplomates U.S. à Islamabad au cours desquels ils ont exposé à plusieurs reprises les intentions de Musharraf et son projet d’instauration de la loi martiale. Ces affirmations sont confirmées par des officiels pakistanais et U.S.

L’un des principaux conseillers du Gen. Musharraf a déclaré que les critiques U.S. de ce projet ont été retenues, voire inexistantes, ce qui avait été interprété par l’Etat-major pakistanais comme un signe que la Maison Blanche donnait son feu vert à l’opération. « Je leur ai dit, si vous avez une meilleure solution, donnez-la nous » explique un officiel pakistanais. « On nous a répondu, nous n’avons pas d’opinion sur cette affaire ».

Voilà qui rappelle une autre histoire, vieille de 17 ans : le 25 juillet 1990 un certain Saddam Hussein avait eu une réunion avec l’ambassadrice US à Bagdad, April Glaspie et lui avait demandé par écrit si les USA émettaient une objection à ce que les troupes irakiennes interviennent en territoire frontalier koweitien pour s’emparer des installations de pompage qui captaient illégalement du pétrole irakien.

Après consultation avec le Secrétaire d’Etat de George Bush Senior, James Baker III, l’ambassadrice avait répondu (l’enregistrement a été rendu public en 1991 lors de la commission d’enquête du Congrès) :

Nous n’avons pas d’opinion sur votre dispute frontalière avec le Koweit. (…) Cette affaire ne concerne pas l’Amérique. James Baker a donne des instructions à nos porte-parole officiels pour qu’ils insistent particulièrement sur ce point.

« Nous n’avons pas d’opinion… », en langage diplomatique, cela veut dire « OK, vous pouvez y aller ». Glaspie avait d’ailleurs reconnu, toujours lors de la commission d’enquête de 1991 que « nous avons tacitement donné le feu vert à Saddam Hussein pour envahir le Koweit ».

A l’époque, comme aujourd’hui, les deux George Bush se sont pointés ensuite à la télé en disant qu’ils étaient choqués par ce qui se passait et qu’on n’allait pas tolérer des agissements pareils…

Et la presse gogo a fait le reste !


[Grégoire Seither – IES News Service – 19/11/2007]

A l’occasion d’une commission d’enquête sur l’Inspecteur Général du Département d’Etat U.S., Howard Krongard,  le député démocrate de Californie,  Henry Waxman avait dénoncé le fait que le Département d’Etat passait des marchés d’une valeur d’un milliard de dollars avec une entreprise privée qui compte parmi les membres de son conseil d’administration le propre frère de l’Inspecteur général, l’ancien directeur exécutif de la CIA A.B. “Buzzy” Krongard.

L’inspecteur général avait violemment nié, déclenchant une campagne d’opinion de la droite néo-con aux U.S. qui accusait le député Waxman de « salir » les membres de l’administration Bush. Interrogé par la commission d’évaluation, Krongard avait déclaré :

Laissez moi vous dire franchement, je ne suis pas au courant de la moindre position d’intérêt financier ou décisionnelle de mon frère en relation avec Blackwater. Cela n’a pas pu avoir la moindre influence sur mes décisions de passage de marché étant donné que ce n’est pas vrai. Et quand ces sales petites rumeurs ont commencé à courir, je lui ai clairement posé la question. Je ne pense pas que ce soit vrai qu’il est un membre du conseil de surveillance, contrairement à ce que vous affirmez.

Malheureusement, peu de temps après, Krongard a du faire marche arrière et confirmer que la « sale petite rumeur » était vraie :

KRONGARD: Je viens d’appeler mon frère et j’ai appris qu’il a assisté à la réunion du conseil de surveillance de Blackwater hier. Je n’étais pas au courant de cela et je voudrais que soit porté sur le compte rendu qu’à partir d’aujourd’hui je refuserais de traiter tout dossier en relation avec la société Blackwater.

WAXMAN: Je vois. Mais vous avez dit précédemment que vous aviez déjà interrogé votre frère à ce sujet et qu’il vous avait répondu qu’il ne siègeait pas au conseil de surveillance.

KRONGARD: Oui, mais cela remonte à six semaine, et je n’étais pas au courant — et cette réunion du conseil de surveillance a eu lieu hier, et je viens seulement d’apprendre par ce coup de fil qu’il y avait assisté.

Une des raisons pour laquelle une commission d’enquête a été diligentée contre l’inspecteur général Krongard est le fait qu’il avait bloqué une demande d’enquête du Congrès des U.S. sur une affaire de traffic d’armes par les employés de Blackwater. Les mercenaires faisaient entrer des armes sophistiquées en contrebande en Irak et “les vendaient sur le marché noir à des membres d’organisations terroristes qui s’en servaient pour attaquer les forces U.S.”.

Quand le Congrès a ouvert une enquête sur ces fait, en septembre dernier, le député Waxman avait révélé les tentatives de Krongard pour bloquer l’enquêted , produisant une note de service dans laquelle Krongard ordonne à ses agents de “cesser IMMEDIATEMENT” de coopérer avec les enquêteurs fédéraux.

Blackwater est sous contrat avec le Département d’Etat, qui lui a versé près de un milliard de dollars en contrats . L’Administration Bush est intervenue à plusieurs reprises pour aider Blackwater suite à massacre de 17 civils irakiens par les mercenaires. La secrétaire d’Etat Condoleeza Rice s’était spécialement déplacée à Bagdad pour obliger le gouvernement irakien à revenir sur sa décision d’expulser l’entreprise du pays. La Maison Blanche est même allée jusqu’à promettre l’impunité légale aux mercenaires de l’entreprise. Et moins de 3 semaines après le massacre, le Département d’Etat avait signé un nouveau contrat avec Blackwater d’une valeur de 92 millions de dollars.

Source : http://thinkprogress.org/2007/11/14/krongard-blacwater-brother/


[Huffington Post 14 Nov 2007]

Elizabeth Holtzman : Au-delà la nomination de Mukasey, se profile la responsabilité pénale de la Maison Blanche

En 1988, Ronald Reagan avait nommé Robert Bork à la Cour Suprême, déclenchant une féroce dispute politique autour des positions ultra réactionnaires de ce juriste conservateur. Bork avait fini par jeter l’éponge et démissionner de son poste.

La même chose va t’il arriver à Michael Mukasey, candidat proposé par Bush au poste de Procureur général, et dont les déclarations évasives sur la question de la torture et de sa définition ont choqué bon nombre de juristes et constitutionalistes aux Etats-unis ?

Mais quel que soit le résultat du débat en cours, les tergiversations de Mukasey ont eu une conséquence involontaire mais néanmoins historique. Elles ont clairement établi que le Président des USA risque fort de tomber sous le coup d’une inculpation pour violation des lois interdisant la torture. La responsabilité pénale de la présente administration US aura plus de retentissement que la nomination de Mukasey comme procureur général. Cette décision aura des conséquences bien au delà de la mandature de G.W. Bush.

(…)

Le  « War Crimes Act » de 1996 considère que le traitement cruel, inhumain et dégradant d’un prisonnier est une violation des Conventions de Genève et constitue un crime fédéral. Par ailleurs, la loi de 1994 [18 USC Section 2340 (a)], établit comme étant un crime fédéral le fait d’entreprendre ces actes de torture en dehors des Etats-unis et étend cette culpabilité à ceux qui conspirent en vue de, planifient, apportent leur soutien ou encouragent l’usage de la torture en dehors des US. Ces deux lois s’appliquent à n’importe quel citoyen des Etats-unis, y compris le Président, le Vice Président et autres officiers supérieurs ou responsables administratifs, mais aussi aux subordonnés comme des agents de la CIA ou des soldats et mercenaires sous contrat US. Si le Président à donne l’ordre, a encourage, incité ou autorisé le « waterboarding » (la torture par simulacre de noyade) ou toute autre forme de torture ou de mauvais traitement, il a violé les lois de 1994 et de 1996. Si la victime de ces mauvais traitements succombe des suites de la torture, la loi prévoit que la punition pour les tortionnaires, leurs complices et leurs commanditaires est la peine de mort. La loi précise clairement que pour ce genre d’offense il n’y a pas de prescription, le Président US pourra donc être poursuivi bien après la fin de son mandat, jusqu’à la fin de sa vie, même.

(…)

En tant que « Attorney General », M. Mukasey pourra tenter de changer ces lois afin de protéger le Président Bush et ses complices de toute action en justice; il peut biaiser et tenter de gagner du temps en nommant un enquêteur spécial pour enquêter sur la responsabilité de la Maison Blanche.

Mais – comme le montre clairement la note rédigée par l’ancien Procureur Gonzales en 2002 – il ne peut pas lier les mains des procureurs futurs. Quand il y a mort d’homme, nos lois anti-torture ne prévoient pas de date de prescription. Tôt ou tard, ceux qui auront violé les lois U.S. seront poursuivis et traduits devant la justice. Si ce n’est par le procurer Mukasey, ce sera par un Procureur général futur.

Elizabeth Holtzman, ancienne députée au Congrès des Etats-unis, a participé à la commission d’enquête judiciaire qui a mené à la destitution de Richard Nixon. Elle est à l’origine, avec d’autres juristes, du statut d’enquêteur spécial crée en 1973 et à écrit, avec Cynthia L. Cooper,  l’ouvrage « The Impeachment of George W. Bush » (2006).

http://www.huffingtonpost.com/elizabeth-holtzman/beyond-mukaseys-confirma_b_72242.html


Nixon ha! ha!
[Gregoire Seither – IES News Service – 7/11/2007 – Illustration par darkblack]

Cette semaine, George Bush a battu un record historique dans l’histoire politique des Etats-unis. Selon les derniers sondages Gallup, 64% des citoyens des Etats-unis ne sont pas satisfaits de leur président.

Pour lapremière fois depuis la création des sondages Gallup, plus de 50% des personnes interrogées affirment « désapprouver fermement » le président et sa politique.

Le détenteur précédent du record, Richard Nixon n’avait atteint « que » 48% d’insatisfaits… et ce en 1974, à la veille d’une enquête parlementaire qui avait mené à sa destitution (impeachment).

Mais la clique des propagandistes néo-cons ne va pas se laisser faire… préparez vous à une prochaine manoeuvre médiatique pour faire oublier tout cela. Peut-être qu’on va attraper Bin-Laden ? Ou alors qu’il va y avoir un nouvel attentat dans un métro quelque part ? Ou tout simplement Britney Spears va se refaire les seins ?

Source : (tout en bas de l’article, écrit petit)
http://www.usatoday.com/printedition/news/20071106/a_iranpoll06.art.htm


En attendant une version française (qui ne viendra peut-être jamais),
vous pouvez voir le documentaire ici :
http://www.mininova.org/tor/953637

[Gregoire Seither – IES News Service – 23/10/2007]

La droite US a relancé sa machine à mobilisation pour empécher la diffusion publique aux Etats-unis du documentaire « Taxi to the Dark Side » (Jigsaw Productions), présenté pour la première fois en Avril dernier au Tribeca Film Festival. Ce film puissant a recu de nombreux prix cet été et est nominé aux Oscars. Rien que la bande annonce vous fait sursauter :

Le film est construit autour du destin d’un chauffeur de taxi Afghan, dont on ne connait que son prénom, Dilawar, complètement innoncent de tout lien avec des terroristes, qui a été torturé à mort dans la prison secrète que les Etats-unis ont installée sur la base aérienne de Bagram en Afghanistan. « Taxi to the Dark Side » documente le parcours des politiques sécuritaires de l’Administration Bush, depuis Bagram (..) jusqu’à Guantánamo (..) et Abu Ghraib.Il montre comment les racines de ces politiques sont a chercher dans les programmes d’expérimentation du comportement humain (privations sensorielles, utilisation de drogues…) qui avaient été mis en place dans les années 1950 par la CIA pour comprendre comment fonctionne la torture.

Le documentaire retrace également l’opposition que ces politiques ont rencontrées au sein de l’administration mais aussi de l’armée et présente quelques officiels hauts-placés qui ont tenté de s’opposer : par exemple l’ancien conseiller légal de la Navy, Alberto Mora, ou encore Lawrence Wilkerson, ancien directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat Colin Powell, qui témoignent de la violence des échanges entre pro- et anti-torture. Ou encore John Yoo, un des architectes de la politique des « renditions exceptionnelles » (les prisons secrètes de la CIA dans des pays utilisant la torture) qui justifie les « choix stratégiques » de la Maison Blanche, rejoint en cela par le Vice-Président Dick Cheney.

La dernière partie du documentaire raconte la bataille au congrès des Etats-unis pour tenter de restaurer la norme des Conventions de Genève interdisant la torture (à travers les prises de position et les compromis tragiques de John McCain).

Plus intéressant, les auteurs du documentaire montrent comment la célèbre série télévisée « 24 heures chrono » (qui a été réalisée avec une assistance technique des services de renseignement US) diffusée sur Fox TV a contribué à légitimer la torture auprès de l’opinion publique, en minimisant son impact sur l’intégrité physique des personnes qui y sont soumises (« c’est juste un mauvais moment à passer ») et en martelant aux spectateurs qu’il y a urgence et qu’on ne peut s’embarasser de conventions et de droits de l’homme dans ces cas là (« le faux scénario de la bombe à retardement »).


Le gouvernement irakien n’est qu’une marionnette aux mains des USA. Ils ne peuvent rien faire contre les copains et financeurs de Bush….

Si les assassins de Blackwater se retrouvent devant la justice irakienne, je bouffe ma casquette…

BLACKWATER USA : L’ENQUÊTE PROUVE QUE C’ÉTAIT UN MEURTRE ET NON UNE BAVURE

[The New York Times – 08/10/2007 – IES News Service]
Le Premier Ministre irakien a révélé dimanche 7 octobre les conclusions de l’enquête gouvernementale sur le massacre de civils irakiens par les employés de la société Blackwater USA. Les études des experts et les témoignages établissent clairement qu’il ne s’agit PAS d’une « bavure » en riposte à une « attaque terroriste » mais d’un meurtre sur des civils innocents et que les coupables doivent être déférés devant la justice irakienne.

En accord avec les témoignages de toutes les personnes présentes, l’enquête n’a pas pu trouver la moindre trace d’une attaque sur les mercenaires de Blackwater qui aurait justifié le fait que ces derniers arrosent de leurs armes automatiques les dizaines de civils présents sur Nisour Square, en tuant 11 et en blessant grièvement 27.

Pour Ali al-Dabbagh, porte-parole du Premier Ministre il s’agit « d’un acte criminel avéré. Les coupables doivent être livrés à la justice irakienne et jugés tandis que les familles des victimes doivent être indemnisées. »

Les conclusions de l’enquête gouvernementale irakienne contredisent les affirmations de Blackwater USA qui affirmait, au lendemain du massacre, que ses hommes avaient été attaqués par des tireurs embusqués. Elles vont aussi à l’encontre des déclarations du la Secrétaire d’Etat US, Condoleeza Rice qui affirmait que le convoi avait essuyé des tirs à l’arme légère.


Quelques jours après le massacre de dizaines de civils par les mercenaires de Blackwater USA, le commandant suprème des forces armées engagées aux Etats-Unis avoue qu’il n’a aucune idée de la législation qui gouverne les actions des mercenaires qu’il a engagé dans la guerre en Irak.

Rumsfeld dit « ce sont les lois irakiennes », mais Blackwater et al. sont embauchés par les US et donc automatiquement sous immunité, tel que le prévoit le décret pris par Bremer lorsqu’il était gouverneur de l’Irak. Il existe bien un « code de conduite » pour les « collaborateurs du Ministère de la Défense ». Mais les mercenaires en Irak sont sous contrat avec le Département d’Etat…

En résumé, les assassins de Blackwater et Trinity sont garantis d’être impunis… pendant que des gens meurent, Bush rigole…


[John Bowe – Randon House – 2007]
Le journaliste et auteur John Bowe plonge dans l’univers de l’esclavage moderne aux Etats-unis à travers des enquêtes en Floride, dans l’Oklahoma et le territoire US de l’île de Saipan, où des cas d’esclavage pur ont été portés devant la justice pas plus tard qu’au début de l’année 2007.

Bowe interroge les ouvriers agricoles de Immokalee, en Floride, où des clandestins latinos récoltent les tomates et les oranges pour des salaires de misère, sont parqués dans des logements insalubres et surveillés par des gardes violents afin qu’ils n’aillent pas raconter leur calvaire.

A Tulsa, dans l’Oklahoma, une usine de ferronerie avait fait venir des ouvriers d’Inde, qui devaient vivre dans des conditions inhumaines, dans un camp isolé sans contact avec l’extérieur et où on leur facturait des « frais de recrutement » et des « loyers », prélevés directement sur leurs salaires, dix fois inférieurs à ceux des ouvriers états-uniens.

Enfin, dans l’île de Saipan, présentée par la presse aux Etats-unis comme « un miracle du développement économique » et où le porte-parole Républicain Tom Delay a cru voir « un laboratoire du développement et du progrès apporté par la politique de libéralisation des marchés« , Bowe montre comment la culture locale, l’isolation de l’île et le capitalisme sauvage importé par les Etats-unis ont crée un univers d’exploitation pour des quasi-esclaves dans l’industrie du textile. Les politiciens locaux corrompus protègent et profitent de ce système, tout comme de l’industrie des jeux et de la prostitution qui fleurit à Saipan. C’est ici, dans les bars Karaoke et à strip-teaseuses que le lobbyste du Parti Républicain Jack Abramoff, aujourd’hui emprisonné, invitait ses « amis » et concluait ses affaires. La population de Saipan est la première victime de ce système bati sur l’exploitation, avec des taux de pauvreté dépassant les 35%.


[AP dim 16 sep 2007]La principale raison de l’invasion de l’Irak était bien le pétrole,  avoue Alan Greenspan, ancien président de la Banque centrale américaine dans son autobiographie « The Age of Turbulences: Adventures in a new world ». La Maison blanche a donné, au fil des années, de nombreuses raisons pour justifier l’invasion de l’Irak mais ont toujours démenti avec véhémence que le pétrole puisse figurer par mi ces raisons.

Après Paul Wolfowitz, Greenspan est le deuxième ex- haut fonctionnaire qui fait de telles déclarations. « Je suis triste qu’il soit politiquement incorrect de reconnaître ce que tout le monde sait: la guerre en Irak est largement une question de pétrole », acrit-il dans ses mémoires.

Selon les médias américains et britanniques, l’ancien président de la Fed, âgé de 81 ans et toujours républicain, risque de provoquer des vagues à la Maison Blanche qui continue à jurer que l’intervention américaine en Irak a eu lieu pour abattre la tyrannie de Saddam Hussein et détruire les armes de destruction massives, le combat altruiste des Américains visant à apporter la liberté et la démocratie dans le monde entier.

http://www.rtlinfo.be/news/article/34742/–Greenspan:+cest+pour+le+p%C3%A9trole+que+lIrak+a+%C3%A9t%C3%A9+envahi 


[The Culture Warrior – 29/08/2007]
Les services secrets états-uniens ont informé l’administration de l’American University que les étudiants ayant manifesté contre la venue de l’ancien conseiller de la Maison Blanche, Karl Rove, en avril dernier sur le campus, seront arrêtés et considérés comme ayant participé à une entreprise terroriste. Cette accusation pourra avoir de graves conséquences pour leur avenir, non seulement car elle leur interdira de prendre l’avion mais également les empèchera de postuler à certains emplois publics, voire même leur fermer les portes des certaines entreprises.

(suite…)


[Human Rights Watch – 20/07/2007 – Trad. Grégoire Seither]
Le nouveau décret du Président George Bush, définissant le réglement à suivre pour les incarcérations et les interrogation de la Central Intelligence Agency viole toujours les Conventions de Genève, contrairement à ce que l’administration Bush voudrait nous faire croire. Le nouveau décret affirme que le nouveau règlement de la CIA est « 100% conforme aux obligations US vis à vis de l’Article 3 des Conventions de Genève de 1949 ».

Mais la « mise au secret des prisonniers » – caractéristique du programme de prisons secrètes de la CIA – est en violation directe de l’Article 3 qui exige que les détenus soient traités de manière correcte et puissent faire connaître leur situation à leurs proches. La CIA continue a garder un certain nombre de ses prisonniers dans des pénitenciers secrets, appelés « sites noirs ». Certains de ces prisonniers ont été transférés à Guantanamo Bay en septembre 2006, après des années de « disparition ». Mais d’autres prisonniers pour lesquels il existe des preuves qu’ils ont été appréhendés par la CIA, sont toujours manquants à l’appel.

« Si on se base sur les standards communément admis en matière de droit humanitaire international, le nouveau réglement de la CIA, mis en place par George W. Bush, est illégal jusqu’à l’os » explique Joanne Mariner, directrice du département d’étude du terrorisme et du contre-terrorismes pour l’organisation « Human Rights Watch ».

http://hrw.org/english/docs/2007/07/20/usdom16444.htm


C’est pas ça qui va génér Bush ou Sarkozy….

[Le Monde 08/09/07]
Le juge fédéral américain Victor Marrero a déclaré anticonstitutionnelle une partie du Patriot Act, la principale loi antiterroriste américaine, jugeant que les cours de justice devaient être saisies lors d’une demande à un fournisseur de services Internet de donner des données personnelles sur un utilisateur sans avertir celui-ci.

Adopté en 2001, quelques semaines après les attentats du 11-Septembre, le Patriot Act stipule que les fournisseurs de services Internet ou de tout autre type de communications doivent s’exécuter lorsqu’ils reçoivent des « courriers de la sécurité nationale » du FBI, sans avoir besoin de passer par un juge. Lorsqu’ils reçoivent une de ces lettres, les banquiers, fournisseurs d’accès Internet, compagnies de téléphone, organismes de crédit, bibliothécaires ou agents de voyages sont tenus de fournir à la police des renseignements sur leurs clients tels que leur adresse personnelle, un relevé de leurs appels téléphoniques, le contenu de leurs courriels, ou encore les sites Web qu’ils ont visités. La remise d’informations s’effectue dans le secret.

Cette loi fait l’objet de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme et des juristes qui considèrent qu’elle porte atteinte aux libertés individuelles.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-952303@51-952306,0.html


[IES News Service – 04/08/2007]
Plus de 100 000 citoyens états-uniens sont de facto interdits de voyage car ils figurent sur la liste des personnes « watch » (à surveiller) et « no fly » (interdit de vol). Cette liste, qui incluait au départ des personnes soupçonnées d’être en contact avec des organisations terroristes ou bien posant un risque de sécurité pour les autres passagers aériens (par exemple parce qu’ils ont été ivres et violents à bord), a été détournée par l’équipe de la Maison Blanche pour harceler des opposants politiques.

Des citoyens innocents, dont le seul crime est d’avoir émis une critique envers le président des Etats-unis sont interdits de vol, harcelés dans les aéroports, fouillés intégralement, bousculés, intimidés voire jetés en prison. C’est du moins ce qu’affirme la célèbre auteure et militante Naomi Wolf dans son nouveau livre, « The End of America. »

« C’est une méthode classique des régimes totalitaires », explique Wolf. « Les dissidents et opposants sont bloqués dans leurs déplacements et interdits de sortie du pays. » Wolf a commencé à enquêter sur la « liste noire » en 2002. « Je m’étais rendu compte que chaque fois que je prenais l’avion, même pour des petits vols intérieurs, j’étais identifiée et ciblée par les agents de TSA (Transportation Security Administration) et à chaque fois on me demandait de les suivre dans un local pour y être fouillée intégralement. Les autres passagers n’avaient pas droit à de telles attentions. »

C’est au cours d’une ces fouilles qu’un agent TSA lui a dit « C’est pas de notre faute, vous êtes sur la liste. Pas celle des terroristes, l’autre liste. » L’autre liste, c’est celle qui recense les journalistes, enseignants, militants, et politiques « qui ont critiqué la Maison Blanche. »
(suite…)


[IES News Service – 30/08/07]
Il n’est pas difficile de deviner quelle sera la politique étrangère des Etats-Unis en cas de victoire du candidat Rudy Giulani en 2008. Il suffit pour cela de jeter un coup d’oeil à sa liste de conseillers en matière de géopolitique. La presse avait tiqué quand il avait annoncé l’embauche, en juillet, du radical Norman Podhoretz, un néo-conservateur acharné qui ne cesse de présenter l’attaque militaire contre l’Iran comme l’unique solution envisageable à la « crise » iranienne.

Puis, en aôut, c’est Daniel Pipes qui a rejoint l’équipe de campagne de Giulani. On peut affirmer sans exagération que Pipes est encore plus radical que Podhoretz quand il s’agit de bombarder des pays arabes dans le voisinage d’Israël.

Mais il y a bien d’autres conservateurs bellicistes dans l’équipe Giulani. (suite…)


CEUX QUI DÉNONCENT LES MALVERSATIONS ET LA CORRUPTION EN IRAK
SONT JETÉS EN PRISON PAR LE RÉGIME BUSH ET SES COPAINS PROFITEURS DE GUERRE
[MSBNC 29/08/07 – IES News Service]
L’un(e) après l’autre, les hommes et femmes au sein de l’Armée US en Irak qui ont osé dénoncer la corruption et les malversations qui émaillent la reconstruction de l’Irak ont été calomniés, réprimandés, mis à la porte, dégradés… ou pire encore.

Intendant de la Marine US, stationné en Irak, Donald Vance avait mis à jour un trafic d’armes dans son unité. Il l’avait dénoncé aux autorités… qui s’étaient empressés de le jeter en prison et de le soumettre à la torture pour avoir « sali l’Armée ».

Certains jours, quand je me roulais en boule sur le sol de béton froid de ma cellule solitaire, avec la musique violente qui me tombait dessus nuit et jour et mes « camarades soldats » qui m’hurlaient dans les oreilles et me donnaient des coups de pieds… je me disais que j’aurais mieux fait de fermer ma gueule et oublier mes valeurs d’honnêteté et de bonne gestion.

Il pensait faire son métier d’intendant quand il avait dénoncé, d’abord à sa hiérarchie, puis, ne voyant rien changer, au FBI, les trafics de fusils mitrailleurs, de mines anti-char et de mortiers qui se déroulaient sous ses yeux. (suite…)


Le Général Wesley Clark, ancien candidat Démocrate aux primaires de 2004, revient dans son ouvrage sur les plans établis par le Pentagone, quelques jours après les attentats du 11 septembre. A la demande de Rumsfeld, l’Etat Major travaillait aux changements de régime en Irak, Syrie, Liban, Soudan, Somalie, Lybie, Iran. ll en avait déjà parlé avec Amy Goodman, sur Democracy Now, au début de l’année 2007.

Wesley Clark : (…) je me suis rendu au Pentagone juste après le 11 septembre 2001, à peu près 10 jours après. J’ai vu le secrétaire à la Défense Rumsfeld et sont adjoint Wolfowitz. J’ai descendu les marches, juste pour saluer les membres de l’Etat major qui avaient travaillé avec moi, et l’un des généraux m’a dit :

Gl : Monsieur, venez avec moi, que nous parlions un instant.

Clark : Mais, vous êtes très occupé

Gl : Non, non.

Et il poursuit : Nous avons décidé d’entrer en guerre contre l’Irak.

Nous étions le 20 septembre.

Clark : Nous allons entrer en guerre contre l’Irak ! Pourquoi ?

Gl : Je ne sais pas. J’imagine qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre.

Clark : Ont-ils trouvé des informations reliant Saddam et Al Quaeda ?

Gl : Non, il n’y rien dans cette direction. Ils ont juste décidé de faire la guerre à l’Irak. Je crois que c’est parce que nous ne savons pas quoi faire contre les terroristes, mais nous avons une bonne armée et nous pouvons renverser les gouvernements. Je crois que quand le seul outil dont vous disposez est un marteau, tout les problèmes doivent prendre la forme d’un clou.

(suite…)


C’est la rentrée dans une école maternelle de Washington D.C. et, comme il y a beaucoup de nouvelles têtes, la maîtresse demande à chaque enfant de se présenter et de dire ce que font ses parents. On entend les réponses habituelles : avocat, plombier, pompier…

Seul dans son coin, Toto ne dit rien. Quand la maîtresse se tourne vers lui, il se lève et dit, les yeux baissés : « Mon papa est danseur nu dans un cabaret homosexuel. Il se trémousse autour d’un bâton en fer, il enlève ses vêtements devant d’autres messieurs qui lui fourrent des billets de banque dans son slip. Si un monsieur met beaucoup d’argent dans son slip, mon Papa va passer la nuit avec lui dans un hôtel et ils se touchent le zizi. »

La maîtresse est horrifiée, alors à la fin de la classe elle retient Toto et lui demande : « C’est vraiment ce que fait ton père pour gagner sa vie ? »

« Non, répond Toto, en fait il travaille pour le Président Bush, mais j’avais trop honte de le dire devant mes copains ».


Les courriers électroniques envoyés par des identités multiples et appelant à signer une pétition contre le gouvernement iranen, émanent pour la plupart d’un seul ordinateur… qui se trouve au siège de la National Security Agency, à Fort Meade, dans le Maryland

Les forums et blogs que je modère continuent à être spammés par les « défenseurs des droits de l’homme en Iran ». La même chose se produit sur USENET où les forums sont innondés de message identiques, postés par des personnes aux identités multiples. Cette fois-ci il s’agit de sauver une jeune fille condamnée à mort, en signant, comme la dernière fois, la pétition sur le site sauvelemonde. A noter que le site sauvelemonde et la pétition ne font plus référence à la jeune fille à sauver…

Spam de propagande

A priori, encore une fois, même si la méthode utilisée est du SPAM grossier (il suffit de regarder l’ilustration ci-contre) la cause semble juste… mais bon, moi, quand on me demande de soutenir un mouvement politique, je prends toujours le temps de me renseigner. C’est comme quand mon voisin veut me faire signer une pétition pour « rendre notre quartier habitable » et que je me rends compte que c’est en fait une pétition de soutien au candidat FN du coin….

A noter que (je n’ose espérer que c’est suite à mes conseils) les organisateurs du site sauvelemonde ont entièrement redesigné leur site et cette fois ci ne cachent plus leur intentions, en droite ligne avec celle des faucons de la Maison Blanche. A la page « Qui sommes nous » ils ne font pas mystère qu’ils font partie des Moudjahidines du Peuple (MKO) (tous les liens pointent vers des sites affiliés au MKO) et qu’ils roulent pour l’Armée US qui colonise l’Irak en ce moment. Mais c’est leur droit, tout ce que je demandais c’est qu’ils aient l’honnêteté de dire qui ils sont… merci les gars !

Par contre, là où ça devient intéressant, c’est quand on prend la peine de regarder d’un peu plus près les courriers électroniques qui appellent à voter pour la pétition du site sauvelemonde. Ils sont souvent signés de noms différents (MehrBaniameri, Nazim Raber…), avec à chaque fois des adresses yahoo ou hotmail qui génèrent des messages d’erreur quand on tente de leur écrire.

Mais si les noms sont différents, l’adresse IP de l’ordinateur ayant envoyé le message (X-Originating IP ou bien NTTP-Source) est souvent la même : 150.177.10.2

Quand on fait un DNS Lookup pour savoir à qui appartient cette adresse IP, on tombe sur un truc rigolo : m4407-fw1.army.mil

Army.mil ? Un ordinateur de l’armée US ? Mais pourquoi pas ? Après tout il peut bien y avoir des gens dans l’armée des Etats-unis qui se soucient du sort des opprimés iraniens. Non ?

Mais voyons quand même ce que dit WHOIS. SamSpade nous répond que cette adresse IP appartient au domaine militaire MEADENET_1, qui réside sur un ordinateur dans la base militaire de Fort Meade.

Les traces menent a Fort Meade, siège de la NSA Fort Meade ? Ce nom me dit quelque chose. Un coup d’oeil à Wikipedia et bingo !

Le siège de la National Security Agency se trouve à l’endroit d’où sont partis les mails nous appelant à signer une pétition pour demander le renversement du gouvernement iranien.

Les organisateurs ont beau dire « ni guerre ni mollahs », pour l’instant ils ne sont rien d’autre qu’un faux nez des faucons du Pentagone et de la CIA qui rèvent de faire à l’Iran ce qu’ils ont fait à l’Irak.

Libre à vous de signer cette pétition, en connaissance de cause. Pour ma part je préfère signer la pétition de Amnesty International, qui est une organisation nettement moins belliciste et qui ne rève pas de faire sombrer l’Iran dans le chaos.

La campagne de signatures pour ‘sauver le monde’ n’est rien d’autre qu’une opération de manipulation de l’opinion publique organisée par les services de propagande des Etats-unis.

Il faudrait peut-être en informer Arianna Caroli qui est à l’origine de cette pétition. Elle est surement animée des meilleurs intentions du monde.


Si Hitler avait trouvé un galeriste prêt à l’exposer,
si Staline était resté au séminaire de Tilbissi,
si George W. Bush avait fait carrière comme journaliste…
vous imaginez le nombre de gens qui ne seraient pas morts ?

Mise à jour : en fait cette entrée n’a jamais été écrite par Reagan. C’est un satiriste, Michael Kinsley, qui l’a publiée dans The New Republic en Juin 2007.

Ronald Reagan est la nouvelle icône du mouvement conservateur aux Etats-unis. On veut faire figurer son portrait sur les billets de banque (ce qui équivaudrait à le mettre sur un pied d’égalité avec les pères fondateurs de la République) et rajouter sa tête sur la sculpture gigantesque du Mont Rushmore… (bref rappel des « faits et méfaits » de Ronald Reagan pour ceux qui seraient trop jeunes pour l’avoir connu : Le Bilan de Reagan: un héritage bidon – par Robert Parry – Libertés-Internets spécial – 08/06/2004).

.. mais Ronald Reagan tenait un journal, dont la publication se poursuit après sa mort. Voici qu’écrivait le cowboy de la Maison Blanche, à propos de George W. Bush, en 1986 :

THE REAGAN DIARIES. ENTRY, MAY 17, 1986

[Satiriste Michael Kinsley – The New Republic – 02/07/2007 – Trad. Grégoire Seither ]

Aujourd’hui j’ai eu un rendez-vous que je craignais. George est passé ce matin avec son jean-foutre de fils pour me demander de trouver un boulot pour son gamin. Il ne s’agit pas de son fils le politicien qui vit en Floride. Non, c’est l’autre, qui traine tout le temps par ici et qui a l’air largué. Ce soi-disant « gamin » a presque 40 ans et n’a jamais fait un vrai boulot de sa vie. Je vais peut-être passer un coup de fil à Kinsley, le rédacteur de The New Republic et voir s’il peut l’embaucher comme journaliste ou pigiste ou un autre truc dans le genre. Ca n’a pas l’air très compliqué comme boulot.

http://www.tnr.com/doc.mhtml?i=20070702&s=kinsley070207


L’INCROYABLE BILAN DE LA GUERRE EN AFGHANISTAN : LES OFFICIERS SUPÉRIEURS BRITANNIQUES CRAIGNENT UNE DÉFECTION MASSIVE

[The Observer – 19/08/07]

A British soldier patrols in poppy fields in Sangin, a district Helmand province, Afghanistan
Un soldat britannique monte la garde pour protéger les champs de pavot d’un seigneur de guerre afghan,
dans le village de Sangin, province du Helmand, Afghanistan.
Photo : Rafiq Maqbool/AP

Le cout humain de la guerre en Afghanistan pour les soldats britanniques a été révélé aujourd’hui avec la publication d’un rapport montrant que près de la moitié des troupes engagées sur le terrain cet été a été grièvement blessée lors des combats de ces trois derniers mois.Engagés dans les combats contre les miliciens Talibans dans la province de Helmand depuis Avril dernier, plus de 700 soldats britanniques ont du subir des soins médicaux importants – près de la moitié du contingent de 1 500 soldats engagés en Afghanistant. Ce chiffre, publié dans un rapport interne à l’armée britannique, n’a jamais été rendu public par le gouvernement. Depuis des semaines des organisations anti-guerre ainsi que l’opposition accusent le gouvernement de cacher au public le vrai visage de la guerre en Afghanistan.

http://observer.guardian.co.uk/uk_news/story/0,,2151911,00.html


UN NOUVEAU LOGICIEL PERMET DE SAVOIR QUI MODIFIE LES PAGES WIKIPEDIA… ET RÉVÈLE LA CENSURE OPÉRÉE PAR DIEBOLD, LA CIA, LES POLITIQUES, MICROSOFT etc.
[Wired – 12/08/07 – Trad. Grégoire Seither]
Le site « Wikipedia Scanner » (http://wikiscanner.virgil.gr/) inventé et mis en place par Virgil Griffith, diplômé en informatique et en systèmes neuronaux à l’université de Californie (CalTech) propose aux visiteurs une base de données qui permet de relier les millions de modifications apportées chaque jour aux pages de l’encyclopédie Wikipedia aux organisations où se trouvent les ordinateurs d’où est partie la modification. Pour cela Griffith s’appuie simplement sur l’adresse IP du modificateur (enregistrée à chaque modification d’une page) et la relie au propriétaire du bloc IP concerné. Vous pouvez également saisir une adresse IP pour connaître les modifications qu’elle a apporté aux pages dans Wikipedia.

Le site WIRED a déjà lancé un concours des plus belles censures et manipulations de l’information détectées à l’aide de cet outil. Vous pouvez y participer ici : http://blog.wired.com/27bstroke6/2007/08/vote-on-the-top.html
Griffith a téléchargé l’intégralité des pages Wikipedia pour les analyser. Le résultat : une base de données de 5,3 millions de modifications, effectuées par  2,6 millions d’organisations, parmi elles  la CIA, Microsoft, les bureaux parlementaires de députés au Congrès des Etats-unis ou encore le fabricant d’ordinateurs de vote Diebold. La base permet d’afficher en un seul clic la liste des pages modifiées et le détail des modifications commises par ces organisations ou par quelqu’un ayant accès à un ordinateur au sein de ces organisations.

Certaines de ces modifications apparaissent clairement comme motivées par un souci de promotion et de relations publiques, soit en ajoutant des informations positives tirées des communiqués de presse aux articles soit en supprimant des paragraphes entiers de contenu critique. Un bon exemple de ce genre de manipulation de l’information est le fabricant d’ordinateurs de vote Diebold : quelqu’un opérant depuis un ordinateur connecté sous une adresse IP appartenant à l’entreprise se connecte régulièrement à la page traitant de la société pour supprimer des longs passages qui font mention des craintes des experts en sécurité informatique ou des libertés civiques vis à vis de ces machines. Ou encore des passages qui détaillent les importantes contributions financières du PDG de la société au profit de la campagne électorale du Président George W. Bush.

La page WikiScanner propose des liens vers des résultats de recherche triés par origine. Elle permet ainsi de constater qu’à la Havane (Cuba) réside un fan de Neil Young qui veille sur la page consacrée au musicien et que le groupe pharmacologique Pfizer Inc. héberge un expert de l’histoire des Cathares en Provence…

http://www.wired.com/politics/onlinerights/news/2007/08/wiki_tracker


EN 1994, DICK CHENEY TROUVAIT QUE C’ÉTAIT UNE MAUVAISE IDÉE D’ENVAHIR L’IRAK
[Vidéo – Dick Cheney – American Entreprise Institute – 15/04/1994]
Interrogé par l’AEI en 1994, Dick Cheney est particulièrement lucide sur les dangers de l’invasion de l’Irak. « C’est une mauvaise idée, nous allons nous y embourber, cela va créer plus d’instabilité dans la région et faire exploser le pays… »

7 ans après, Cheney dira exactement le contraire….


[Newsweek -Aug. 13, 2007 – Trad. Grégoire Seither]
La controverse entourant le programme de surveillance intérieure sans mandat judiciaire mis en place par le président Bush a pris une nouvelle tournure la semaine dernière, quand une équipe d’agent du FBI, armés d’un mandat de perquisition ‘secret défense’, ont fouille, à Washington, la maison d’un avocat ayant travaillé pour le Ministère de la Justice.

L’avocat, Thomas M. Tamm, travaillait jusqu’au mois dernier au ‘Office of Intelligence Policy and Review (OIPR)’ du Ministère de la Justice, une unité super-secrète qui coordonne la surveillance de suspects de terrorisme et d’espionnage.

Les agents ont confisqué l’ordinateur de bureau de l’avocat ainsi que les deux ordinateurs portables de ses enfants et un ensemble de fichiers et documents personnels. Ni Tamm ni le FBI n’ont voulu faire de déclaration à la presse.

Mais deux collèges de Tamm, qui ont demandé à ne pas être nommés, on indiqué à NEWSWEEK que le raid du FBI était en relation avec une enquête ordonnée par le Ministre de la Justice afin de découvrir la source de la fuite vers la presse d’informations sur le programme d’espionnage domestique qui avaient déclenché la controverse.

En Décembre 2005, le New York Times avait publié une article affirmant que Bush avait autorisé la National Security Agency à espionner les conversations téléphoniques et les courriers électroniques de citoyens des Etats-unis, sans devoir obtenir préalablement l’autorisation d’un juge. A l’époque le procureur général Alberto Gonzales c’était plus ému du fait que cela se sache plutôt que de l’illégalité d’une telle mesure. « (Cette révélation) fait vraiment du mal à notre sécurité nationale; c’est vraiment mauvais pour notre pays. »

http://www.msnbc.msn.com/id/20121795/site/newsweek/


Cet article du Boston Globe qui détaille les plans de la Maison Blanche en cas d’imposition de l’état d’urgence, fait l’impasse sur l’essentiel : la Constitution des Etats-unis ne prévoit pas ce type de mesures en cas d’urgence.

Les pères fondateurs et les juristes constitutionnels des ces 250 dernières années ont eu à affronter des périls bien plus graves pour la Nation qu’un attentat de l’ampleur du 11 septembre 2001 – l’invasion par des troupes anglaises qui brûlèrent Washington, la sécession de la moitié du pays lors de la Guerre Civile par exemple…

Or la Constitution prévoit que, dans le cas d’une vraie crise menaçant le pays, le pouvoir doit revenir aux Etats formant l’Union et non à des individus sans aucune légitimité démocratique, nommés par décret Présidentiel.

C’est non seulement ce que prévoit la loi mais c’est en plus une conclusion logique. Le gouverneur d’un Etat sera toujours mieux placé pour gérer une crise au niveau local qu’un quelconque émissaire de Washington, qui ne connaît personne et n’a pas de réseaux sur le terrain, nommé parce qu est un copain du Président. La performance ‘mirobolante’ de Michael Brown, ex-directeur de FEMA lors de l’ouragan Katrina aurait au moins dû nous apprendre cela.

LA MAISON BLANCHE RÉVISE SES PLANS EN CAS DE CATASTROPHE OU D’ATTENTAT MAJEUR
[Charlie Savage – Boston Globe – 02/06/07 – Trad. Grégoire Seither]

L’administration Bush est entrain de mettre en place un programme logistique destiné à assurer le maintien du contrôle gouvernemental suite à une éventuelle attaque terroriste à très grande échelle ou une catastrophe naturelle de très grande ampleur. C’est la première fois que ce genre de plan est préparé au sein de la Maison Blanche et non pas, comme cela a été le cas ces 50 dernières années, par les experts en protection civile de l’agence FEMA (Federal Emergency Management Agency).

Le nouveau plan – dont d’importantes sections sont classées ‘secret défense’ – oblige toutes les agences et organismes publics de définir une chaîne de commande claire afin de faire face immédiatement dans le cas où des cadres dirigeants ou les directeurs seraient tués. Les agences d’Etats doivent par ailleurs implémenter une stratégie d’évacuation et de mise en place de QG provisoires dans un délai maximal de 12 heures après la catastrophe. Tous les services publics doivent « se préparer a diriger et soutenir la nation lors d’une crise » – cette mission allant de « apporter la preuve visible d’un leadership effectif, tant vis à vis des citoyens du pays que du reste du monde » jusqu’à « mettre hors d’état de nuire et traduire devant la justice les personnes s’étant rendues coupables de crimes ou d’attaques ».

Cette nouvelle politique remplace le « Plan de continuité du gouvernement » élaboré durant l’ère Clinton. Les termes exacts de l’ancien plan ne sont pas connus du grand public, pour des raison de sécurité, mais les spécialistes de la sécurité et les officiels gouvernementaux qui ont pu le consulter disent que le nouveau Plan, élaboré par l’équipe autour de George W. Bush, centralise le contrôle des opérations à la Maison Blanche et insiste beaucoup plus qu’avant sur les menaces d’ordre terroriste. « Al-Qaïda les préoccupe plus que Katrina » commente un représentant de la Maison Blanche. . .

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[Paul Joseph Watson – Prison Planet – 23/07/07 – Trad. Grégoire Seither]
Le député Démocrate de l’Oregon, Peter DeFazio a reçu de nombreux courriers ainsi qu’une pétition de la part de ses électeurs. Ils lui demandent d’utiliser son privilège de député pour savoir quel est le plan d’action mis en place par la Maison Blanche dans l’hypothèse d’une attaque terroriste.

Pour des raisons évidentes de sécurité, ce plan d’action est classé « secret défense »… mais DeFazio est membre du comité pour la sécurité nationale (« Homeland Security Committee ») et est autorisé à consulter des documents classés.

Malgré cela, le député s’est vu purement et simplement interdire l’accès au documents détaillant le plan d’action gouvernemental, en violations des dispositions constitutionnelles. Interrogée, les services de la Maison Blanche n’ont même pas daigné lui donner une raison pour justifier un pareil refus. (suite…)

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