Adolf Hitler



Le résumé pour (et par) la génération des natifs de Youtube

Capture d’écran 2014-01-18 à 23.51.34


Et c’est parti ! Comme lors de l’affaire Costes il y a bientôt 20 ans !  Tout cela n’est qu’un prétexte pour museler un peu plus tout ce qui dérange… avec la complicité active de l’UEJF dont le caractère liberticide n’est pas nouveau. Comme le disait Klugman à l’époque : « On s’en fout de la liberté d’expression. Ceux qui s’attaquent à Israël, on les fera taire coute que coute »

[Raphaëlle Karayan – L’Express/L’Expansion – 15/01/2014]

N’y a-t-il vraiment plus d’affaire Dieudonné ? Les représentations du nouveau spectacle du polémiste ont été autorisées, mais sur internet le mélodrame se poursuit. Faut-il, et peut-on interdire ses vidéos, vues par des millions de personnes sur YouTube?

La ministre de la Culture s’est exprimée dimanche dernier sur l’affaire, en rappelant que « sur internet, il y a un droit qui est la responsabilité des hébergeurs », et qu’il « est possible d’avoir une action spécifique vis-à-vis d’eux pour leur demander de retirer des passages ou des extraits antisémites ou négationnistes ».

Le 10 janvier, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a justement indiqué avoir porté plainte contre Dieudonné pour des propos tenus dans la vidéo intitulée « 2014 sera l’année de la quenelle ». Elle demande en outre à YouTube de donner moins de visibilité aux vidéos de Dieudonné. « Nous en appelons à la responsabilité des acteurs du Net et en particulier de Youtube pour cesser de donner une place de choix aux vidéos de Dieudonné, à l’instar de la vidéo que nous attaquons qui avait été diffusée dans la newsletter hebdomadaire du site Youtube », explique l’UEJF dans son communiqué, cité par Numerama.

Que peut-on dire ou ne pas dire sur YouTube?

Le principe général, sur Internet comme pour toute autre forme de propos public, est celui de la liberté d’expression, qui a des limites prévues par le législateur. La loi de 1881 sur la liberté de la presseprévoit que soit puni d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende tout propos incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence en raison de l’origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, en raison du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap d’une personne ou d’un groupe de personnes.

Concernant en particulier la responsabilité des sites comme YouTube vis-à-vis de contenus tombant sous le coup de cette loi, c’est la loi de 2004 sur la confiance dans l’économie numérique (LCEN) qui fixe les règles applicables. Elle édicte que les intermédiaires techniques, parmi lesquels les hébergeurs -etYouTube est un hébergeur aux yeux de la loi– ne sont responsables des contenus illicites qu’ils hébergent qu’à partir du moment où ils en ont connaissance. La LCEN n’impose aucune obligation de surveillance générale a priori. C’est ce qui explique qu’on trouve de nombreux contenus négationnistes, ou faisant par exemple l’apologie du terrorisme, sur YouTube. (suite…)


[Editorial – Riposte Laïque – n° 70 – 06/01/2008]

Il y a plusieurs années, j’avais été intéressé par une réunion publique organisée, en banlieue parisienne, par la Ligue des Droits de l’Homme. Le thème était : Paix au Proche-Orient, quelles solutions ? Espérant apprendre des choses, j’étais dans le public, au milieu de 500 personnes. A la tribune, entre autres, siégeaient l’animateur de ce débat, Daniel Mermet, le président de l’époque de la LDH, Michel Tubiana, Leila Shahid, représentante de l’autorité palestinienne en France, Bernard Ravenel, représentant des Comités Palestine, et un représentant de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), qui s’exprimait avec un fort accent anglais.

La tribune eut la parole pendant deux heures et demie. Je fus stupéfait de l’unicité de tous les discours. Israël était le méchant agresseur, et les Palestiniens les innocentes victimes. Daniel Mermet en rajoutait, à chaque transition, dans cette vision manichéenne. Il s’excusa, après la dernière intervention, auprès de la salle, et expliqua qu’il restait très peu de temps pour le débat, donc demanda aux éventuels intervenants de faire très bref. Je bondis sur le micro, et demandai cinq minutes.

Agacé, Mermet m’en accorda trois. Un peu ému, je commencai en disant que ce conflit était attisé par deux extrémismes, l’extrême droite religieuse juive, et l’extrême droite religieuse islamiste. J’expliquai que les uns voulaient un grand Israël, débarrassé des Palestiniens, et que les autres voulaient rayer l’Etat d’Israël de la carte du monde. Je fis donc part de ma surprise devant le fait qu’on n’ait pas encore prononcé une seule fois le nom du Hamas. Je dis rapidement ce qu’était réellement le Hamas, et la ligne politique qu’il défendait. A la tribune, cela commençait à se trémousser nerveusement, et Mermet tenta de m’interrompre. Je lui arrachai une minute pour conclure.

J’ajoutai que j’avais apprécié qu’en France, juifs et arabes aient pu travailler ensemble contre le Front national, au sein de SOS Racisme, et que la solution, au Proche-Orient, ne pourrait voir le jour que si chaque camp isolait ses extrémistes religieux et défendait une société laïque. Je terminai en disant que je souhaitais des réunions plus équilibrées, de la part de la LDH, pour une plus grande crédibilité de l’objectif annoncé : la paix. Un grand silence accompagna toute mon intervention et lui succéda quelques longues secondes où on aurait pu entendre voler une mouche.

Visiblement irrité par mes propos, Mermet passa la parole à Tubiana. Celui-ci commença à dire que la montée de l’islamophobie et du racisme en France était grave. Je l’interrompis de la salle en lui disant que je n’avais pas prononcé le mot islamophobie, et que je le priais de répondre à ce que j’avais dit. Alors que Mermet avait annoncé que la réunion devait se terminer dans le quart d’heure qui suivait, les différents intervenants prirent encore la parole une heure pour me répondre, souvent laborieusement, et justifier leur silence sur le Hamas.

Pourquoi commencer ce premier édito de l’année par cette anecdote déjà ancienne ? Parce qu’elle illustre la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne. Pour avoir publié, dans le numéro 69, la charte du Hamas (1), et l’avoir qualifiée de raciste, de sexiste et de totalitaire, et pour ne pas avoir épousé le discours compassionnel politiquement correct, notre journal (lire l’abondant courrier des lecteurs) a été l’objet de réactions extrêmement vives, et parfois d’injures, de la part de quelques contradicteurs.

Selon certains, nous serions des monstres indifférents devant la souffrance de la population de Gaza, et serions indulgents devant les massacres de l’Etat d’Israël, colonialiste, raciste, fasciste, qui veut exterminer les Palestiniens comme Hitler a voulu en finir avec les Juifs (pour faire court). (suite…)


Chez L&I on connait bien « Dieudo » depuis qu’on a fait la campagne de Dreux avec lui, contre le FN. On a toujours su qu’il était un « kaoui », une espèce de bouffon qui fait rire les gens avec des provocations afin de les pousser à réfléchir…

…mais ces derniers temps on a du mal à rire et on se demande ce que Dieudo veut nous raconter.

Autant le parrainage de sa dernière fille par Le Pen ne pouvait être qu’une provoc de plus, histoire de faire parler de lui et casser l’image simpliste construite par la Police de la Pensée… autant avec Faurisson on s’aventure dans des marécages bien plus glissants. Si Dieudo voulait honorer «l’infréquentabilité et l’insolence» il n’avait pas besoin d’aller chercher un négationniste virulent, David Ray Griffin ou Peter Shiff étaient bien plus actuels…

Quand à Faurisson, si nous continuons à défendre le principe de notre opposition à la Loi Gayssot c’est bien parce que nous pensons que la censure et la vérité dictée par l’Etat ne servent à rien et ne font que victimiser les néo-nazes. Ce n’est pas parce que nous défendons les thèses qui sont réprimées. C’est là toute la différence.

Les défenseurs des droits des Palestiniens vont avoir besoin de toutes leurs énergies ces prochains mois pour résister au barrage de propagande israélienne, on a pas besoin de perdre encore notre temps à expliquer que « Pro-Palestinien » n’est pas automatiquement synonyme de « Antisémite ».

{Spécial dédicace de Hiyé à Dieudo, en qualité d’ancien président du comité de soutien à Dreux : « An nga dôfô wouloudjé gnana, Ambé ta dôfô kolokoumba gninamin » – si tu grondes le chien, tu dois aussi gronder l’os.}

Dieudonné et Faurisson antisémites

[HNS INFO – 29/12/2008]

Le MRAP exprime sa consternation et sa colère après la nouvelle provocation de Dieudonné M’Bala M’Bala, qui, lors de son spectacle, a invité sur scène le négationniste Faurisson et lui a fait remettre un prix par un comparse habillé en déporté juif.

Vidéo ici :

http://video.google.com/videosearch?hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&hs=R4c&q=dieudonn%C3%A9%20faurisson&lr=&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wv#

Après avoir déclaré qu’il se sentait Palestinien, Faurisson a reçu une ovation de la part des spectateurs parmi lesquels se trouvait l’amuseur Julien Lepers.

Il ne s’agit pas, de la part de Dieudonné et de Faurisson, de dérapages mais de provocations mûrement calculées

Héritier de la résistance juive et progressiste contre le nazisme, luttant aujourd’hui contre le racisme sous toutes ses formes, le MRAP réaffirme que les mensonges négationnistes tombent encore sous le coup de la loi et que les outrages faits à la mémoire des victimes du nazisme sont une insulte envers chaque citoyen épris de justice.

Notre condamnation de cette mascarade raciste est d’autant plus intransigeante que la solidarité sans faille du Mrap avec le peuple palestinien bombardé aujourd’hui à Gaza ne s’est jamais démentie.

Le Mrap rappelle qu’il a porté plainte contre le site Internet « les Ogres », lié à Dieudonné, qui héberge des textes antisémites, et il attend des pouvoirs publics qu’ils fassent, au-delà des pleurs de circonstance, le nécessaire pour mettre fin à ces publications et sanctionner leurs auteurs.

http://www.hns-info.net/spip.php?article16747


Mustapha pose (en juin 2004) avec l’une des photos qui ont déclenché le scandale, où figure son père mort en détention provisoire

Ignominie. Mustapha pose (en juin 2004) avec l’une des photos qui ont déclenché le scandale, où figure son père mort en détention provisoire. Les clichés, insupportables, montrent des détenus encagoulés, menacés par des chiens, tenus en laisse, nus … [Photo Karim Ben Khelifa]

[Le Monde 2 – Semaine du 19/01/2008 – Frédéric Joignot]

28 avril 2004. La chaîne CSS diffuse des photos de soldats américains torturant des prisonniers d’Abou Ghraib, en Irak. Dans la foulée, Janis Karpinski, qui dirigeait les prisons irakiennes, est rétrogradée, lâchée par ses supérieurs. Aujourd’hui retraitée, elle témoigne contre ses responsables de l’époque. En exclusivité, elle nous raconte sa descente aux enfers.

Son regard bleu ne vous lâche pas. Elle se tient droite. Martiale. Janis Karpinski a passé vingt-cinq ans dans l’armée américaine. Elle fut la première femme générale  » une étoile  » à exercer en zone de combat. C’était pendant la seconde guerre d’Irak. Elle y a connu l’enfer. Puis le déshonneur.

Elle nous reçoit chez elle, dans un lotissement du New Jersey. Aujourd’hui à la retraite, Janis Karpinski tente de faire le bilan de ces années de guerre – comme beaucoup d’Américains à l’approche de la présidentielle. Ses premiers mots:  » Mes voisins me demandent ce que les Irakiens pensent de nous. Je leur réponds: « Qu’est-ce que vous penseriez si, du jour au lendemain, des chars occupaient votre quartier, des bataillons de soldats patrouillaient dans les rues, arrêtaient les gens ? ». « 

La nuit tombe, Janis Karpinski raconte l’Irak. Aucun bruit dans la maison. Elle vit seule. Son mari, un ancien colonel, est décédé l’an dernier. Ils n’ont pas voulu d’enfant. L’ancienne générale a sacrifié la vie de famille à sa carrière de soldat. Elle voulait s’imposer dans ce monde d’hommes où, dit -elle,  » la simple présence d’une femme officier a longtemps été ressentie comme une insulte « . Elle a réussi. Elle a été la commandante en chef de la 800e brigade de police militaire, responsable des 40 000 prisonniers enfermés dans les prisons irakiennes au début de la guerre.

Aujourd’hui, après avoir été dégradée au rang de colonelle, accusée par ses supérieurs d’avoir perdu le contrôle de la prison d’Abou Ghraib où des soldats ont torturé, Janis Karpinski se défend. Elle porte plainte et témoigne contre l’ancien major général du camp de Guantanamo envoyé en Irak, Geoffrey Miller, et Donald Rumsfeld, l’ancien secrétaire d’Etat à la défense. Pour mise en œuvre méthodique de la torture. Son histoire éclaire de façon singulière cet épisode dramatique. Voici sa version des faits.

(suite…)


[Der Spiegel – 29/07/07 – Trad. Grégoire Seither]
Le 2 mai 1945, Rochus Misch démissionne de son poste dans le bunker du Führer. Pendant des années il a vécu et travaillé immédiatement aux côtés d’Hitler, en tant que garde du corps et téléphoniste. Aujourd’hui, le dernier témoin survivant de l’entourage d’Hitler fête ses 90 ans – et déclare vouloir emporter ses derniers secrets dans la tombe.

« Le souvenir le plus délirant que j’ai de cette nuit, ce sont les deux joueurs de guitare sur le quai de la station de métro « Kaiserhof ». J’arrivais du bunker, je sortais de cette ambiance de mort, de drame… et là, j’entends de la musique, il y a ces deux civils qui jouent une chanson hawaiienne ! »

Nous sommes le 2 Mai 1945 à Berlin, vers six heures du matin. Près de la chancellerie du Reich, les SS français et belges de Léon Degrelle ainsi que quelques Wehrmacht allemands et baltes prolongent le massacre de la Deuxième Guerre mondiale. Mais Rochus Misch a décidé de s’en sortir vivant.

Une heure plus tôt, Misch, alors âgé de 27 ans, avait demandé à être libéré de son poste. Il l’avait fait correctement, comme il se doit pour un soldat allemand. « Je suis allé voir Goebbels et lui ai demandé si je pouvais encore lui être d’un quelconque service. Il m’a dit non, alors je lui ai dit que je voulais me joindre au groupe de camarades qui voulaient tenter une sortie par les tunnels du métro. Il m’a dit ‘Allez-y Misch. Nous avons su comment faire pour vivre, alors je pense que nous saurons aussi comment faire pour mourir’. » A ce moment là, l’Armée Rouge se trouve à moins de 200 mètres de l’endroit où Misch a vécu et travaillé ces six dernières années. Misch était le garde du corps et le téléphoniste d’Hitler, un des derniers à avoir quitté le bunker. Et il a survécu. Il est le dernier témoin.

http://www.spiegel.de/panorama/zeitgeschichte/0,1518,496950,00.html