février 2009



[Le Monde Checklist – 28/02/2009]
En 2001, les grandes universités américaines furent les premières à diffuser gratuitement sur Internet leurs cours magistraux et conférences via le projet OpenCourseWare (http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenCourseWare). Lancé en septembre 2008 par un ancien étudiant de l’université de Yale, Academic Earth (http://academicearth.org) collecte ces vidéos pour les publier sous forme de cours complets.

Des centaines d’heures de conférences portant sur quelque cent cursus y sont proposées, toutes en libre accès, les enregistrements universitaires étant sous licence Creative Commons. Elles proviennent de Berkeley, Harvard, Princeton, Stanford, Yale ou encore du MIT.

Pour atteindre la rentabilité, le site prévoit d’ajouter d’autres contenus non universitaires agrémentés de balises publicitaires, censés apporter une valeur ajoutée aux cours. En France, des universités comme ParisTech (http://graduateschool.paristech.fr/) ont pris le relais, tandis que le CNRS a mis en place, dans le cadre de ses archives ouvertes (http://cel.archives-ouvertes.fr/), un serveur où l’on peut accéder à des cours de masters ou en déposer.


Tout comme chez les Chrétiens et les Juifs, ce n’est qu’en sortant d’une lecture fondamentaliste des préceptes religieux que l’on peut revenir à l’esprit de la révélation et sortir du fanatisme.

[Oumma.com – 27/02/2009]

Mahmoud Hussein est le pseudonyme commun de Bahgat Elnadi et d’Adel Rifaat. politologues français d’origine égyptienne. Auteur de plusieurs livres et documentaires à succès dont, L’âge d’or de l’Islam, Mahmoud Hussein vient de publier « Penser le Coran » aux éditions Grasset, un ouvrage incontournable qui fournit les outils nécessaires pour une meilleure lecture du Coran, loin des interprétations littéralistes. Dans cette intervention sur OummaTV, Adel Rifaat replace certains versets dans les circonstances historiques de leur révélation, démontrant ainsi, que l’interprétation du texte coranique doit impérativement tenir compte du contexte dans lequel nous vivons actuellement.

http://www.oummatv.tv/Faut-il-prendre-le-Coran-au-pied


Diffusé sous forme de tract, ce manifeste date de 1989 et n’a pas pris une ride…  la thématique est toujours aussi actuelle. Et – avec 12 ans d’avance, il nous annonce déjà le 11 Septembre 2001…

[Blog de Vive la Révolution – A Bas la Censure – Tract du Comité « Politique connue = politique foutue » – 04/12/1989 ]

Le pouvoir a mis en scène le spectacle du foulard : les médias ont transformé un fait divers en un scandale d’importance nationale, ils ne nous ont parlé que de ça pendant un mois et s’apprêtent à recommencer une fois de en temps pour maintenir l’ambiance ainsi créée. Et quelle ambiance: des filles ne peuvent aller en cours sous prétexte qu’elles portent un foulard – alors que des profs enseignent avec une croix ou une médaille religieuse – ;

en solidarité avec elles les musulmans ont tendance à devenir intégristes et les arabes à se faire musulmans – Khomeiny a perdu sa guerre, il en est mort, l’intégrisme musulman le suivra dans sa tombe ; c’est pourquoi la France ne craint pas de renforcer momentanément l’islamisation des arabes et l’intégrisme musulman, et par là tous les intégrismes – ;

la confusion entre arabes, musulmans, et intégristes est consciemment entretenue et renforcée;

à cause du coup du foulard, il se crée chez les profs un intégrisme laïc qui ne manquera pas de diviser les profs du public et ceux du privé – depuis la fin du siècle dernier, une technique couramment utilisée par le pouvoir pour éteindre la révolte des profs consiste à rallumer la guerre scolaire: quand ceux du privé et ceux du public se battent les uns contre les autres, ils ne risquent pas de s’unir pour faire grève tous ensembles (d’ailleurs une pétition de la « Fédération des cercles Laïques », réclamant la suppression des aumôneries dans les écoles publiques, commence à circuler. Comment réagiront les privés » ? La nouvelles guerre scolaire est pour quand ?)- ; plus généralement, le racisme monte en flèche et divise le prolétariat (esclaves blancs contre esclaves de couleur).  (suite…)


DERRIÈRE L’ARTICLE 75, LES BARBOUZES DES SERVICES SPÉCIAUX

[Ravels sur Forum Anticolonial – Attribué à « Maxime Lisbonne » – Octobre 2004]

Depuis toujours et en tous lieux, les périodes préélectorales sont fertiles en manoeuvres, combines, coups tordus et autres manipulations dont les chefs d’orchestre restent dans l’ombre. Seuls apparaissent sur le devant de la scène les exécutants d’une partition écrite, en coulisse, par les spécialistes de la désinformation et de la déstabilisation.. Les uns sont chargés des basses besognes et se recrutent dans le « milieu », les autres élaborent le scénario et travaillent dans les services spéciaux. L’actualité rattrape toujours les premiers, connus sous le nom de « barbouzes ». Rarement, sinon jamais, les seconds.

La campagne des élections provinciales du 9 mai 2003 en Nouvelle-Calédonie a été le théâtre de grossières tentatives de déstabilisation de la mouvance indépendantiste, et plus particulièrement des citoyens kanak relevant du droit coutumier par des marchands de poudre de perlimpinpin qui, au nom de l’article 75 de la Constitution française, ont incité les ressortissants de la coutume à ne plus payer leur loyers ni les factures d’électricité ou d’eau, à ne plus rembourser leurs crédits. Résultat : les expulsions se sont multipliées comme par hasard en pleine période électorale. Ces prédicateurs d’illusions qui sévissent depuis 2001 ont pour noms : Marcko Wahéo, responsable d’un parti dont le nom est aussi long qu’une condamnation à perpétuité, le « Mouvement des chiraquiens-démocrates chrétiens-UMP » et Henri Tama, président d’un parti fantôme, l’U.D.P (Union pour une Démocratie Pluri-ethnique).

Dans leur sillage, quelques coutumiers comme le président de l’aire paicî-cèmuhî, Anselme Poaragnimou et Pascal Bouillant se sont lancés dans l’aventure électorale en Province nord, sans grand succès il est vrai. Toutefois, leur très maigre score électoral ne doit pas cacher le danger des man˛uvres visant à fomenter la montée d’une forme d’intégrisme kanak dont l’utilité pour une droite coloniale ayant toujours misé sur la peur n’est plus à démontrer.

En effet, si le Mouvement des Chiraquiens-Démocrates Chrétien-UMP représente une version « light », apparemment respectable, du mouvement en faveur de l’article 75, une sorte de vitrine légale, il n’en va pas de même de l’ARCK, Alliance Républicaine et Coutumière Kanak, formation groupusculaire dont l’idéologie fasciste, raciste, ouvertement violente et ordurière est largement alimentée par un personnage au parcours plus que douteux, Jeannick Léonelli, surnommé le Corse, faux révolutionnaire et vrai barbouze. Au nombre des autres signataires des tracts de ce groupuscule d’extrême-droite figurent Marcel Paita, présenté comme le fils aîné naturel de J.M.Tjibaou, Pascal Bouillant, Tjibaou Sabine.

Depuis 2003, des tracts de cette mystérieuse organisation font leur apparition un peu partout. Selon eux l’article 75 instaurerait une Souveraineté Canaque (sic), au sein de l’Etat Colonisateur. Parmi les priorités souvent répétées de l’ARCK figure la mise en place d’une police coutumière dont le financement serait assuré par la réduction correspondante des effectifs gendarmerie française !

« L’Alliance Républicaine et Coutumière kanak signale que tous les Canaques peuvent contrecarrer l’Etat colonisateur en ne payant aucune facture d’eau, d’électricité, de loyer, crédits quelconque. ( – ) Nous ne sommes pas des bougnouls (sic) et de plus nous sommes chez nous » (Arck N°1, 23 mai 2003).

Leur opposition à l’Accord de Nouméa (« heureusement que ce cher Guy du FN lui a voté contre ») se fonde sur la pureté de « la race » kanak et le refus de « l’amalgame des ethnies » et de « l’indépendance caldoche » dont les partis du FLNKS , « suceurs de trous du cul des Blancs » seraient, selon eux, les promoteurs.

« DÉVOILER LES DESSOUS DU MEURTRE DE JEAN-MARIE TJIBAOU »

D’après l’ARCK, Daniel Fisdiepas, ancien garde du corps de Jean-Marie Tjibaou et actuel Maire de Hienghene aurait reconnu avoir touché une importante somme d’argent pour laisser assassiner Jean-Marie Tjibaou et tuer Djubelly Wéa afin de le faire taire. L’argent et les armes auraient été acheminés jusqu’à Djubelly Wéa par Franck Wahuzue. Mais Djubelly n’aurait été qu’un paravent derrière lequel des professionnels, les vrais tueurs, venus à bord d’un voilier et hébergés chez Simon Loueckhote, auraient agi. L’opération aurait été pilotée par les services spéciaux du parti Socialiste, le BEL, sous la responsabilité de Thierry Lataste.

Dans la même veine « Rosine Streeter par l’intermédiaire de son beau fils Eric, frère de Lucky » aurait «fait savoir que Ben Lahoussine », qualifié de bougnoul, « était un agent de la DST infiltré à Hienghene depuis 1987 ».

Parmi les perles, on peut lire : « On nous a fait croire que Hitler c’était l’extrême-droite » – ou encore ce passage d’anthologie : « C’est la France qui a colonisé notre pays, voilà cent cinquante ans. Il faut reconnaître que cette colonisation aussi horrible et injuste qu’elle puisse être a été nécessaire » – Sans commentaires.

Insultes, ragots de bas étages portant atteinte à la dignité des femmes notamment de Marie-Claude Tjibaou, systématiquement appelée par son nom de jeune fille, Wetta, sont proférés de tracts en tracts. Jusqu’à l’écoeurement.

Les hommes et femmes politiques, principalement indépendantistes, sont traités de « bâtards métisses », « anus sur pattes », de « Hassen ou de Ben Ali », de « chiens » ou de « traîtres » : « Tous nos élus sont des bougnouls de Lafleur qui lui est le bougnoul des juifs en particulier du Baron de Rothschild, propriétaire de la SLN, de l’INCO et autres avec la complicité des banques juives Worms, Lazare. Les juifs vous les connaissez c’est un peuple d’usurier, de meurtriers, de voleurs, de crapules. Il faut nettoyer Kanaky du cancer juif-pied-noir, Franc-maçon, socialiste ».

Sur les forums indépendantistes, cette logorhée antisémite est diffusée massivement par un expatrié français se faisant passer pour un coutumier kanak et signant du nom évocateur d’OPAO – c’est ainsi que les intégristes coutumiers de l’ARCK appellent la Nouvelle-Calédonie, sous prétexte (quelles sont leurs sources, nul ne le sait) que c’était le nom utilisé par les anciens mélanésiens, il y a 200 ans. (…)

CASSER L’ACCORD DE NOUMEA

Le projet « politique » de l’ARCK consiste à décréter « l’indépendance coutumière » et restituer le Pays aux « six chefferies de clans propriétaires » de Kanaky. « Dans le nord, Tein et Goa ; dans le centre Doui et Bayes et dans le sud Gamba Ouetcho qui doivent être les piliers du sénat ».

Le moyen d’y parvenir consiste à « tout mettre en oeuvre pour casser l’accord de Nouméa »

Jeannick Leonelli considère que les élections provinciales de mai 2004 sont décisives et qu’en, cas d’échec des thèses de l’ARCK « il ne nous restera que la guerre civile ». Le 25 avril 2004, dans la dernière de ses feuilles l’Alliance Républicaine et Coutumière Kanak annonce sa propre dissolution et sa transformation en une organisation centrée sur l’action, appliquant « des méthodes plus dures » et dénommée Action pour la Renaissance de la Coutume Kanak. Dans les Iles Loyauté, ce groupuscule s’appuie sur un certain nombre de chefferies locales (Kumo, Thuahaick, Ognat, Tingeting….) qui viennent de changer de main, après des années de conflits coutumiers larvés. A Lifou, un jeune et charismatique pasteur et sculpteur s’active beaucoup en vue de la mise en place d’un véritable « pouvoir coutumier » sur l’ïle, qui aurait préséance sur le pouvoir républicain français. En gros, les intégristes coutumiers veulement que les gendarmes n’interviennent plus dans les affaires des tribus, y compris les affaires de droit commun (vols, viols, meutres, incestes…). Ce serau au « conseil coutumier » de chaque chefferie de juger et punir les coupables. (suite…)


On est toujours pas sorti de la période coloniale. Déjà, lors de l’Algérie française, on appelait indistinctement tous les bronzés des « musulmans », même s’ils étaient chrétiens ou juifs… comme si « Musulman » était une éthnie. Aujourd’hui, en créant un « conseil représentatif des musulmans laics » on perpétue cette vision.

Existe-t’il un « Conseil représentatif des catholiques laics » ? Pourquoi les « musulmans » auraient-ils besoin d’un conseil spécial ? Parce qu’il ne sont pas « vraiment » Français ?

On voit que le travail de propagande en faveur de la « Guerre des Civilisations » mené par les Néo-cons comme Alain Bauer ou Pierre Lelouche porte ses fruits, dans la mouvance Sarkozy… Le Pen se frotte les mains…

[Lotfi Bel Hadj – Oumma.com – 24/02/2009]

Il y a vraiment de quoi y perdre son latin. Qui pourrait nous expliquer quelle mouche a piqué ceux qui ont annoncé la création en grande pompe pour le 25 mars prochain d’une structure musulmane laïque dans notre pays ? Lancé à l’initiative de Malika Benlarbi, sous-préfet à Paris et avec le soutien d’Henri Guaino, le projet veut « fédérer les réseaux de l’immigration arabo-musulmane laïque afin de peser dans le débat national et constituer l’ébauche d’un CRIF musulman ». Autrement dit, un CRIM, un Conseil Représentatif des Institutions Musulmanes.

Pourtant, les musulmans de France ont déjà, pour régler leurs questions religieuses et cultuelles, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM). Il n’est donc nullement nécessaire de mettre en place une structure religieuse pour régler des problèmes non religieux ! Plus encore, tous les organismes de type « communautaire » que compte notre République n’ont cessé de montrer, depuis leur création, aussi bien leurs défaillances que leurs dérives.

A qui pourrait alors bien profiter ce CRIM ? Peut-être bien d’abord aux politiques, qui en s’y associant, signent là un terrible aveu de faiblesse. Il faut en effet qu’ils soient bien paresseux pour confier la gestion des affaires qu’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas traiter à des prestataires empressés et autoproclamés. Le CRIM paierait ainsi la rançon de l’inefficacité des politiques sur une question « musulmane » qui, si elle existe, n’a pas encore été correctement abordée. Un peu comme si, finalement, Marianne courbait l’échine sous le poids trop lourd de ses responsabilités envers l’ensemble des Français, quels qu’ils soient, se défaussant de son devoir au profit des associations qui seraient, seules, comptables d’éventuels résultats.

Comme si les politiques de notre pays préféraient le risque de la discorde et de la division à la promesse d’un respect de nos valeurs républicaines. A quelle crédibilité peuvent-ils encore bien prétendre auprès de tous ces Français fidèlement attachés à une République une et indivisible ? (suite…)


C’est l’inverse qui serait surprenant…

Par contre il est significatif que le seul média francophone qui se soit donné la peine de traduire et publier l’interview de Russell Tice soit le site REOPEN 911. A force de se balader sur le Net, nous – les veilleurs d’IES – constatons de plus en plus que les sites méprisés par la grande presse, traités de « blog-pops » ou de « conspirationistes », hébergent souvent des pépites (bon, pas mal de fumier aussi, il faut fouiller) que la presse « mainstream », toute imbue de sa « respectabilité » (lire, déférence vis à vis du pouvoir) et obnubilée par la pensée unique n’a pas vues, ou a délibérément écarté, parce que n’entrant pas dans le moule de leur vision du monde…

La presse, quand elle veut ridiculiser ces sites, ne cite que les plus loufoques ou les plus délirants… mais même chez RENSE ou chez PRISON PLANET on trouve des infos intéressantes, si on sait les analyser à la lumière d’autres infos.

Au contraire, il y a fort longtemps que je n’ai pas trouvé une info originale ou intéressante dans « Le Point », « L’Express » ou « Libération »..

[Bug Brother 23 février 2009]
La “gorge profonde” qui avait révélé que l’administration Bush avait espionné les télécommunications de citoyens américains vient de révéler que si tous les Américains étaient potentiellement écoutés, les journalistes l’étaient tout particulièrement. Russel Tice a passé 20 ans à la NSA, avant d’en être chassé lorsqu’il commença à enquêter, de l’intérieur, sur cette gigantesque opération d’espionnage.

Fin 2005, quand le New York Times avait révélé cette histoire, Bush avait rétorqué que seuls quelques centaines d’Américains avaient été espionnés.  Il a fallu attendre le lendemain meme du départ de Bush de la Maison Blanche pour que Russell Tice se décide à en dire plus sur ce qu’il savait, sur MSNBC : officiellement, il était chargé de surveiller les télécommunications des journalistes, afin… qu’elles ne soient pas écoutées.

Dans les faits, elles l’étaient bien évidemment, et même, selon Tice, un peu plus particulièrement que ne l’étaient celles des autres Américains.  Etonnament, alors que le “scoop” du New York Times avait fait grand bruit (les services US n’ont pas le droit d’espionner les Américains, et encore moins sans mandat), les révélations de Tice sur MSNBC ne semblent guère mobiliser les médias.  Peut-être parce qu’à l’époque, il s’agissait de décrédibiliser George Bush. Peut-être aussi parce que les gens, ou les journalistes, se sont habitués à la possibilité des écoutes massives et généralisées. Ce qui serait bien triste.

Ainsi, le seul site en français à s’être intéressé à l’interview de Russel Tice, au point de la traduire, est ReOpen911 qui, comme son nom l’indique, émet des doutes quant à la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Sa traduction n’est pas des plus brillantes, et je n’ai nullement envie que l’on glose, ici, sur ce qui s’est passé ce jour-là. Je me contente de le citer parce qu’il a traduit l’interview que Russell Tice a accordé à MSNBC.

Il faudra attendre des années encore pour avoir d’autres témoignages, d’autres sources, viennent confirmer, relativiser ou infirmer ce qu’il explique du mode de fonctionnement de la NSA, le plus puissant des services de renseignement, accusé, depuis des années, d’espionner les télécommunications dans le monde entier.

Mais ce qu’il explique recoupe ce que Duncan Campbell, le journaliste anglais à l’origine de la révélation de l’existence du programme anglo-saxon Echelon d’écoutes des télécommunications, avait d’ores et déjà expliqué il y a quelques années, et qui avait entraîné l’Europe à critiquer cette façon toute particulière qu’ont les anglo-saxons d’espionner leurs alliés… et leurs concitoyens.

Extraits :
RUSSEL TICE : La NSA a accès à toutes les communications des Américains, aux fax, aux appels téléphoniques et aux communications passées via leur ordinateur. Et que vous soyez au Kansas, au centre du pays, et que vous n’ayez jamais passé de communication, aucune communication vers l’étranger, cela n’avait pas la moindre importance. Ils surveillaient toutes les communications.

OLBERMANN : Jusqu’à quel point est-il plausible de vouloir de véritables écoutes et une vraie surveillance ? Autrement dit, si tout n’a pas été vraiment lu ou surveillé par la NSA, tout a été collecté, enregistré, archivé par la NSA, non ? Jusqu’à quel point l’information en elle-même a-t-elle été examinée ? Avez-vous une idée ?

TICE : Eh bien, en réalité, même pour la NSA, c’est impossible de collecter réellement toutes les communications. Les Américains ont tendance à être une collectivité bavarde. Nous avons les meilleurs ordinateurs à l’agence, mais ils ne sont certainement pas bons à ce point.

Mais ce qui est fait, c’est en quelque sorte une capacité de regarder les méta-données, l’information sémantique des communications, et de fouiller cette information afin de déterminer quelles communications seraient collectées au final. C’est fondamentalement du filtrage, une sorte de balayage total avec ces méta-données pour sélectionner au final ce que vous allez regarder et ce qui va être collecté, et ce que par la suite un analyste étudiera. Et ce qui peut être intéressant, vous savez, se résume à quelques aiguilles dans une botte de foin.

OLBERMANN : Est-ce qu’il y a quelque part un fichier avec tous les courriels envoyés par tous les reporters du « New York Times » ? Y a-t-il quelque part un enregistrement de toutes les conversations que j’ai eues avec mon petit neveu au nord de New York ? C’est comme ça ?

TICE : Si c’était inclus dans cette branche particulière de la collecte, ce serait la totalité. Oui. Ce serait la totalité.

http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/02/23/la-nsa-a-acces-a-toutes-les-communications-des-americains-et-surtout-celles-des-journalistes/


Pour les médias occidentaux, ce sont toujours les Palestiniens les agresseurs… mais personne ne mentionne jamais l’enfermement, le harcèlement et les assassinats subis chaque jour depuis 60 ans par les habitants de la Bande de Gaza. Dès qu’une roquette est tirée, cela fait la une des journaux… par contre quand Tsahal assassine des civils sans défense, aucune ligne dans les journaux… Ces deux vidéos montrent bien le quotidien vécu par les Palestiniens, et le courage des militants pacifistes désarmés qui tentent de raisonner les soldats israéliens…

[Gregor Seither – International Solidarity Movement – 18/02/2009 ]

Comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous, nous sommes un groupe de militants internationaux pour la défense de droits e l’homme. Nous accompagnons les agriculteurs palestiniens dans leurs champs pour les aider mais surtout pour les protéger et témoigner des attaques répétées de l’armée israélienne.  Aujourd’hui nous avons accompagné la famille Al-Bouraim, qui cultive des champs à Al-Faraheen, dans la bande de Gaza, à l’Est de Khan Younes. Les champs sont situés à proximité de la Ligne Verte, le grillage se situant à environ 500 mètres de là où nous travaillions.

Pendant deux heures nous avons récolté du persil et des épinards et béché le champ, sous la surveillance constante d’une patrouille israélienne de l’autre côté de la barrière. A AUCUN moment nous nous sommes approchés de la barrière.

Ce n’est qu’au moment où nous étions entrain de repartir, que les soldats se sont mis à tirer sur nous, touchant Mohammed Al-Bouraim, 20 ans, à la jambe. Nous avons utilisé des porte-voix pour dire aux soldats de cesser de tirer, que nous n’étions pas armés, mais les tirs ont continué, nous obligeant à nous abriter. Nous avons du nous retirer sous le sifflement des balles. Il n’y avait aucune présence de groupes armés de notre côté au moment des tirs et aucune roquette n’a jamais été tirée depuis ce village.

Nous avons évacué les agriculteurs par petits groupes, les entourant – nous portons des gilets de sécurité jaune fluo – pour clairement montrer aux snipers qu’ils ne constituent aucun danger « pour la sécurité d’Israël ». Mais les tirs ont continué, dans nos dos.

Ce n’est pas la première fois que nous constatons que les patrouilles israéliennes ouvrent le feu, sans prévenir et sans raison, sur les agriculteurs travaillant dans leurs champs à proximité de la frontière. Le 27 janvier dernier, toujours à Al-Faraheen, les soldats israéliens ont tiré sur un groupe de récolteurs, assassinant un jeune père de famille de 24 ans.

Quelques jours plus tôt, à Abassan, Jedida :

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