juillet 2008



[Le Monde Informatique – 30/07/2008]

A quelques jours de l’inauguration des Jeux Olympiques, les organisateurs chinois mettent en illustration le peu de cas qu’ils font du droit à l’information. Ainsi, les journalistes débarquant dans la salle de presse du Beijing International Media Center (BIMC), à Pékin, ont-il découvert qu’en dépit des promesses de conditions de travail sans entrave, la Chine bloquait l’accès à plusieurs sites Web.

« J’étais au BIMC ce matin, raconte Jonathan Watts, le président du club des correspondants étrangers en Chine, et il était impossible d’accéder aux sites d’Amnesty International, de l’Observatoire des droits de l’Homme ainsi qu’à plusieurs autres. » Le journaliste poursuit en expliquant que ce contrôle d’Internet va à l’encontre de l’assurance donnée par le régime de Pékin de ne pas imposer de contrôle aux professionnels de la presse couvrant l’événement.

« Ce controle d’Internet va à l’encontre des engagements du CIO »

Il est aussi contraire aux engagements du Comité international olympique (CIO), qui promettait aux journalistes qu’ils pourraient exercer librement leur profession. « Comment cela pourrait être le cas alors que [nous sommes] incapables d’accéder à des sites qui critiquent les autorités ? », s’interroge Jonathan Watts.

Selon notre correspondant d’IDG News Service à Pékin, la Chine aurait également bloqué l’accès aux versions chinoises des sites Voice of America et British Broadcasting Corp.

Des sites interdits parce qu’ils « ne sont pas directement liés aux Jeux »

La mise en place de ces blocages a été confirmée par le porte-parole du CIO, Kevan Gosper qui, s’il regrette le filtrage, le justifie en partie, arguant de ce que les sites en question « ne sont pas considérés comme directement liés aux Jeux ».

L’organisation Reporters sans frontières n’a pas tardé à réagir en publiant un communiqué dans lequel elle « dénonce le cynisme des autorités chinoises qui, une fois de plus, ont menti, et l’incapacité du CIO qui, par son silence pendant plusieurs années, n’a pas su prévenir une telle situation. »

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-pekin-filtre-le-web-pour-les-journalistes-presents-aux-jo-26652.html

Publicités

Transmis aux thuriferaires naifs qui font semblant de croire que la presidence Obama pourrait changer quelque chose a la politique etats-unienne dans la region…

Barack Obama au mur des lamentations

Barack Obama au mur des lamentations

Apres avoir expulse les Palestiniens de Jerusalem – en proclamant la ville capitale une et indivisible de l etat d Israel — Barack Obama prie au mur des lamentations. Il envoie ainsi un message politique aux electeurs d extreme droite et fondamentalistes aux Etats-Unis, les « Sionistes Chretiens », une force politique impoprtante dans ce pays.


[Le Monde Diplomatique – 24/07/2008]

Cette fois, ça n’a pas marché. Depuis le début des années 1990, on ne comptait plus les adversaires de l’impérialisme, du néolibéralisme, des médias dominants…, qualifiés d’antisémites, voire de « nazis »par quelque gardien de l’ordre social. Le prétexte pouvait être léger, inexistant même. Qu’importe : écrasé par la gravité de l’imputation, l’accusé devait aussitôt exciper de ses états de service antiracistes, évoquer la liste de ses amis et parents promptement transformés en cautions de moralité, autopsier un trait d’humour plus ou moins réussi.

Rien n’y faisait. Car seul le tribunal de l’Inquisition et ses juges inamovibles (Alain Finkielkraut, Ivan Rioufol, Alexandre Adler, Philippe Val, Bernard-Henri Lévy) avaient la permission de manier l’irrespect, la provocation, de frôler (ou de franchir) la ligne jaune de la stigmatisation collective. Eux pouvaient justifier — au nom de Voltaire et du droit à la caricature — leurs dérapages sur, par exemple, la couleur des joueurs de l’équipe de France ou l’assimilation de l’islam au terrorisme.

Torquemada n’avait rien à redouter. Quadrillant les médias, il déployait les techniques décrites dans Le Barbier de Séville —« Puis tout à coup, on ne sait comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription ».

A une différence près : le « on ne sait comment » de Beaumarchais était dépassé puisque nul n’ignorait à cause de qui Edgar Morin, Pierre Péan et Philippe Cohen, Daniel Mermet, Hugo Chavez, Pascal Boniface, Jacques Bouveresse, Charles Enderlin, Pierre Bourdieu, José Bové… sans oublier Le Monde diplomatique (1) ont été tour à tour suspectés ou accusés d’antisémitisme.

En juillet dernier, un journal qui se voulut autrefois « bête et méchant » — et qui s’ingénie sur ce point à passer du second degré au premier — a entrepris d’ajouter à la liste le caricaturiste Siné. Torquemada, cette fois incarné par Philippe Val, est l’employeur du contrevenant. Il lui a fallu une semaine pour décréter que l’une des chroniques de Siné, publiée, avec son imprimatur, dans Charlie Hebdo était… antisémite. Terrible absence de vigilance ou accusation ciselée pour se débarrasser d’un gêneur, comme le soupçonnent à la fois l’auteur du « délit » et d’autres caricaturistes (Martin, Lefred-Thouron, Willem, Pétillon, Tignous) ?

Récalcitrant, le prévenu a refusé de signer la lettre d’aveux que le patron du journal, s’inspirant pour le coup d’une tradition assez peu satirique, avait rédigée pour lui. Il a été congédié. L’affaire aurait pu en rester là, et Siné demeurer au banc d’infamie, lâché par la plupart de ses anciens camarades, sa photo bientôt gommée des albums commémoratifs.

Seulement, cette fois, l’affaire semble se retourner contre ses instigateurs. En marquant leur solidarité avec le dessinateur calomnié, des milliers de personnalités, d’intellectuels, de journalistes et d’anonymes ont signifié que ce manège devait cesser. Et que l’imputation d’antisémitisme, ce « mot qui tue » du débat intellectuel français, ne saurait être utilisée comme argument de convenance ou d’autorité pour discréditer un adversaire trop remuant.

Pierre Rimbert
(1) Bernard-Henri Lévy a reproché à plusieurs reprises au Monde diplomatique de s’être spécialisé dans la dénonciation des« synarchies new-yorkaises ». Cette expression (le mot de « synarchie », qui n’a rien de répréhensible au demeurant, signifie une« autorité exercée par plusieurs personnes ou plusieurs groupements à la fois », selon le dictionnaire Robert), ne figure pas une seule fois dans la banque de données du mensuel depuis 1977…

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-07-24-Antisemitisme


On comprend mieux pourquoi les routiers et les marins pécheurs manifestent… et pourquoi les Sarko et Fillon sont des faux culs quand ils lèvent les bras d’un air navré, « on y peut rien »…

[La Quotidienne de MoneyWeek – 24/07/2008]
(…) Jusqu’où le pétrole peut-il baisser ? Vers 123 $ le baril, m’indique notre expert en analyse technique, Marc Dagher. Nous n’en étions hier qu’à 131 $, par rapport à un plus haut de 147,50 $. La décrue est de 11%, et elle pourrait aller jusqu’à 16%.

Et là, je vous imagine, cher lecteur, empoignant votre calculette (ou connectant trois neurones), appâté par le gain. Capacité du réservoir de ma voiture, multiplié par le prix de l’essence à la pompe et le tout moins 16% … Près de 16 euros d’économie par plein. Vous partagez l’euphorie ambiante.

Le soulagement risque d’être de courte durée. Je vais vous décevoir : le prix du carburant à la pompe n’a que peu de chose à voir avec le prix du baril.

  • Juillet 2004
    • Essence SP95 à 1,10 euro le litre. Cours eurodollar de 1,22 et baril à 38 $.
  • Juillet 2007
    • Essence SP95 à 1,70 euro le litre. Cours eurodollar de 1,57 et baril à 131 $.

Pour mémoire, un baril contient 42 gallons, soit 160 litres de brut et 35 litres de carburant.
En quatre ans, l’essence a donc augmenté de 55%, tandis que le prix du brut a été multiplié par 3,6 et que la parité eurodollar a évolué de façon favorable (pour nous Européens) de 28%.

Pourquoi le pétrole ne baissera pas tant que cela
Qui détermine le prix de l’essence à la pompe ? Le taux de change eurodollar, l’OPEP, Hugo Chavez et le Venezuela, le prochain cyclone au prénom féminin que j’ignore encore ? Que nenni ! La fiscalité.

N’importe quel bédouin sédentarisé près d’un puits de pétrole, n’importe quel Brésilien, n’importe quel Canadien ou Vénézuélien sait que toute augmentation de prix du pétrole est une manne pour le gouvernement du pays acheteur. En effet, il ponctionne des taxes dont une grande part est proportionnelle au prix du marché. Plus le producteur augmente ses prix, plus le gouvernement de son client se sert au passage.

Le plus gros client des producteurs ce sont encore les Etats-Unis. Là bas, le carburant à la pompe n’est vraiment pas cher comparé à ce que nous connaissons. La politique de taxation est bien plus favorable que la notre. Quatre dollars le gallon, une misère quand on sait qu’un gallon fait 3,785 litres. Les yankees paient leur essence 2,55 euros le gallon, soit 0,67 euro le litre.

Pourquoi sa hausse est inéluctable
Si vous étiez le bédouin sédentarisé près d’un puits de pétrole, est-ce que vous ne penseriez pas « les Européens arrivent à survivre avec 1,70 euro le litre. Les Américains devraient y arriver aussi. Je pourrais donc bien leur vendre mon or noir 2,5 fois plus cher » (1,70 divisé par 0,67 calcule rapidement le bédouin en caressant son chameau. Car il n’a pas de 4×4, il doute de la fiabilité de l’engin).

Tout calcul fait, 2,5 x 120 $, cela nous met le baril à 300 $. J’exagère ? Bien sûr, c’est beaucoup plus dramatique d’exagérer. Mais si l’on prend simplement le cours de 70 $ — celui d’avant la crise des subprime, du dévissage du billet vert, de Bear Stearns, de Fannie et Freddie — cela nous met le baril à 175 $.

Comment nous survivrons
Les gens devraient utiliser le chameau, il est largement aussi adapté à la ville que le 4×4 et il est beaucoup moins soiffard. Il faudra bien sûr se passer de choses indispensables comme les fraises en hiver, les vêtements en fibres synthétiques, la climatisation à 18°C en été et le chauffage à 23°C en hiver.

http://www.moneyweek.fr/conseils/00097/baisse-prix-essence-petrole.html


[Legalis.net – 24/7/2008]
Les connexions internet effectuées par un salarié depuis son poste et durant ses horaires de travail sont présumées avoir un caractère professionnel. La Cour de cassation, dans un arrêt du 9 juillet 2008, en déduit que l’employeur peut alors rechercher sur le disque dur de l’ordinateur du salarié, en son absence, des traces de ses connexions internet afin de les identifier sans que cela porte atteinte au respect de la vie privée de ce dernier.
Un salarié avait été licencié pour faute grave : un contrôle effectué par la direction de l’entreprise sur son poste informatique avait mis en évidence la consultation abusive, par cet employé, de sites internet à des fins personnelles. Cette inspection ayant eu lieu en son absence, il avait saisi la juridiction prud’homale pour atteinte au respect de l’intimité de sa vie privée. Il se fondait sur la jurisprudence issue de l’arrêt Nikon selon laquelle les salariés ont droit au respect de leur vie privée pendant leur temps et sur le lieu de travail.
Mais cette règle a été précisée, à plusieurs reprises, par la Cour de cassation. Ainsi, selon une décision du 18 octobre 2006, un employeur doit pouvoir accéder au poste informatique de ses employés en leur absence et consulter les dossiers qui s’y trouvent, en dehors de ceux expressément identifiés comme personnels. Quant à l’utilisation faite du poste informatique, il revient aux juges d’estimer ce qui relève ou non de la vie privée. Le 19 mai 2004, la Cour de cassation a exclu de cette sphère la consultation et l’animation d’un site pornographique.
Avec cet arrêt du 9 juillet 2008, la Cour de cassation précise un peu plus les contours de ce droit au respect de la vie privée des salariés en édictant une présomption selon laquelle toute connexion internet effectuée sur le lieu et le temps de travail revêt un caractère professionnel.

http://www.legalis.net/


Pour les amateurs d’histoire de flicage que nous sommes, les possibilités d’un troyen comme Turkoyan sont infinies… il suffirait d’obliger les FAI d’en inclure une variante dans la ROM de tous leurs modems ADSL et hop !

[Laurent Montserrat – AgoraVox – 23/07/2008]
Vous avez envie de surveiller vos petits camarades, savoir ce que l’ordinateur de votre petite copine contient sans qu’elle ne s’en rende compte, alors laissez-vous tenter par l’achat d’un Cheval de Troie proposé par les éditeurs Turkojan.

Plusieurs solutions s’offrent à vous, le Turkojan Bronze, Silver ou Gold Edition. Les capacités de vos chevaux de Troie varieront en fonction de la somme dépensée pour satisfaire votre névrose. En effet, la force de la petite bête qui vous permettra de prendre possession de l’ordinateur de vos amis, changera en fonction du prix. Inutile de vous préciser que vous ne pourrez pas observer vos camarades via leur webcam pour la modique somme de 99$. Il vous faudra débourser 249$ pour avoir le droit d’observer à son insu tous les faits et gestes de votre petite copine devant son écran.

Pour tous ceux qui craignent de ne pas pouvoir faire fonctionner Turkojan, ne vous en faites pas, car les programmeurs turcs ont pensé à réaliser un didactiel sous forme de vidéo vous expliquant comment envoyer à vos meilleurs amis un petit paquet cadeau contenant une délicate bestiole qui ouvrira leur ordinateur et vous permettra d’avoir accès à l’intégralité de leurs applications et dossiers.

On pourrait croire à une plaisanterie, mais malheureusement ces petits malins de l’informatique en provenance de Turquie entendent bien séduire aussi les entreprises en proposant un ensemble de services qui ne cesse de se développer. Même si le concept reste encore limité, la très sérieuse société Panda antivirus a dénoncé dans ses communiqués de presse, ces nouveaux éditeurs de programmes malveillants qui désormais ne se cachent plus.

D’ailleurs, même si le site Internet de Turkojan et la dance music turque qui tourne en boucle dans les vidéos, affichent encore un certain amateurisme, des entreprises plus sérieuses pourraient être tentées de profiter des vides juridiques de certains pays pour développer des applications malicieuses capables de faire cette fois de réels dégâts.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, nos éditeurs de Turkojan ont le culot d’indiquer que des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre les personnes qui ne respecteraient pas les licences d’utilisation de leur logiciel. De plus, et vous ne rêvez pas, le Turkojan ne sera ni repris ni échangé si vos amis possèdent des ordinateurs équipés de Linux ou de Mac Os. Car le logiciel ne peut prendre possession des ordinateurs que s’ils sont équipés de Windows. Vous voilà prévenus !

Site internet de Turkojan


Excellent !!! Sauf que je n’aime pas Comic Sans…

http://www.collegehumor.com/video:1823766

Page suivante »