janvier 2010



Spot de prévention AIDES Graffitis Toilettes

Génialissime !


Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques  de France (CERF) et archevêque de Paris, a d’abord dit que comme  responsable catholique, il n’avait pas à se prononcer sur le sujet du  voile. Mais, « en tant que citoyen », il s’est déclaré « réticent à  l’idée que les pouvoirs publics s’occupent de la façon dont on  s’habille, ou alors ils doivent s’occuper aussi de la façon dont on se  déshabille ». S’ils s’occupent du voile intégral, « que disent-ils des  publicités de femmes nues sur les 4×4 ? », s’est-il interrogé.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/21/01011-20100121FILWWW00767-la-burqa-s-invite-aux-vux-de-sarkozy.php



L’Extrême-Droite en Israël avec Lieberman : Mort aux Arabes !

La jeunesse israélienne avec Lieberman : il faut anéantir tous les Arabes, les chasser hors des frontières.

La population israélienne s’enfonce chaque jour un peu plus dans le fascisme… comme il y a 30 ans, en Rhodésie.


[Greg Palast –  The Huffington Post – Dimanche 17 Janvier 2010 – Traduction: Gregor Seither]

Grâce soit rendue à ceux qui habitent loin !

L'Icelande lointaine a su envoyer des secours en Haïti - les USA tout proches ne se pressent pas

1. Grâce soit rendue au Président qui a su envoyer des avions avec des secours pour Haïti dans les heures qui ont suivi la catastrophe. Il s’agit du Président Olafur Grimsson de la petite République d’Icelande. Par contre, Mercredi dernier, une dépêche de l’AP nous apprend que le Président des Etats-unis a promis, « Un premier envoi de 2 000 Marines qui pourraient être déployés dans le pays ravagé par le tremblement de terre dans quelques jours. »
« Dans quelques jours, » Mr. Obama?

2. Une catastrophe « naturelle » cela n’existe pas. 200, 000 Haïtiens ont été massacrés par la misère qui les a forcé à vivre dans des bidonvilles et par les « plans d’austérité » imposés par le FMI.

3. Une amie haïtienne m’a appelé au téléphone. Est-ce que je connais un journaliste qui part pour Haïti et qui pourrait emporter des médicaments pour son père ? Elle a ajouté, la voix tremblante, « Ma sœur, elle est prisonnière sous les décombres. Est-ce que tu connais quelqu’un qui part pour là bas et qui pourrait aider, n’importe qui ? » Qu’est ce que je dois lui répondre, « Patiente encore quelques jours, Obama va envoyer les Marines » ?

4. Les sauveteurs venus de Chine et leur chiens sont arrivés à Port-au-Prince sous 48 heures. La Chine, M. le Président. La Chine est située à 13 000 Kilomètres de Haïti. Miami se trouve à 1 000 Kilomètres. Et les bases militaires U.S. à Porto-Rico ? Elles sont juste à côté.

5. Le Secrétaire U.S. à la Défense Robert Gates a déclaré, « Je ne vois pas comment ce gouvernement aurait pu répondre plus rapidement ou de manière plus adaptée que la manière dont il a réagi. » Aujourd’hui nous savons que Gates ne voit pas grand-chose.

6. Pour avoir largement étudié l’organisation de la sécurité civile dans mon travail, je sais que l’administration FEMA a accès à des réserves d’eau potable qu’elle peut mettre dans des avions en quelques heures, tout comme des groupes électrogènes, des unités médicales mobiles et plein d’autres équipements qui doivent servir en cas de cyclone sur la côte du Golfe du Mexique. Cet équipement est situé dans des hangars à moins de 1 000 Kilomètres d’Haïti. Il y est toujours.

Le Lieutenant Général de l’Armée, Russel Honoré, qui a dirigé la « task force » pour la réorganisation des secours d’urgence aux Etats-unis après le fiasco de l’Ouragan Katrina, a déclaré au journal « Christian Science Monitor », « J’avais cru comprendre que, depuis Katrina, nous avions appris quelque chose en termes d’organisation et de priorités : se tenir prêt à embarquer de la nourriture, de l’eau et être sur place en quelques heures pour commencer l’évacuation et le sauvetage. » Peut être que nous avons appris quelque chose depuis Katrina, mais il semblerait que Robert Gates et le Département de la Défense aient séché les cours ce jour là.

7. Envoyez les Marines. Ca c’est la réponse habituelle des Etats-Unis. Ca, on sait le faire. Trois jours après la catastrophe, le porte-avion USS Carl Vinson a fini par se pointer. Avec quoi dans ses soutes ? Il a fait des ronds dans l’eau de manière impressionnante — mais il n’avait rien à bord en matière d’équipements de première urgence ou de matériel de secours. Par contre il dispose de missiles Sidewinder et de 19 hélicoptères de combat.

8. Mais ne vous inquiétez pas, les sauveteurs du « International Search and Rescue Team », entièrement équipés et avec assez de réserves pour être autonomes sur le terrain pendant une dizaine de jours sont arrivés quelques heures après la catastrophe avec des tonnes d’outils, machines de levage, groupes électrogènes, blocs d’opération, des tentes, trois tonnes d’eau potable, des appareils de communication et des purificateurs d’eau.

D’où viennent ces anges tombés du ciel ? Ils viennent d’Icelande.

9. Gates n’a pas voulu mobiliser tout de suite les stocks de la FEMA et envoyer de la nourriture ou de l’eau parce que, comme il l’a expliqué, « il n’y a aucune structure sur place qui soit en mesure d’assurer la sécurité. » Pour Robert Gates, qui a été nommé par Bush et maintenu à son poste par Obama, la chose qui compte c’est la sécurité avant tout. Voilà ce qu’il a appris de Katrina. Avant de sauver des gens, on commence par sécuriser le périmètre. Des mercenaires avant l’eau potable. « Blackwater before drinking water ».

10. Pourtant les présidents précédents ont démontré que, quand ils s’en donnent la peine, les Etats-unis ont les moyens d’envoyer des troupes très rapidement sur cette île. Haïti est la partie droite de l’île d’Hispaniola.

En Créole, quand on veut parler d’un endroit totalement abandonné par le reste du monde, on dit « c‘est comme le cul de Judas« . Haïti c’est comme la couille droite de Judas. La République Dominicaine représente la couille gauche. En 1965, quand les Dominicains ont manifesté pour demander le retour au pouvoir de Juan Bosch, leur président élu qui avait été renversé par un coup d’état, le président U.S. Lyndon Johnson a su réagir rapidement à cette crise, débarquant 45 000 US Marines sur les plages dominicaines et occupant la capitale afin d’empêcher le président élu de revenir aux affaires.

11. Comment est-ce que Haïti s’est retrouvée dans une situation pareille ? Avec un économie proche de zéro, une infrastructure détruite ou inexistante, qu’il s’agisse d’hôpitaux ou de systèmes de traitement des eaux – il y a deux stations de pompiers pour la totalité du pays. Quand aux autres infrastructures, elles sont tellement vétustes que le pays attendait simplement que la « nature » leur porte le coup de grâce.

Mais ne jetez pas trop vite la pierre à « Dame Nature » pour toute cette misère et cette destruction. Une bonne partie de la responsabilité incombe à Papa Doc et Baby Doc, la dictature Duvalier, qui a pillé le pays pendant 28 ans. Papa et son Bébé ont détourné plus de 80% de l’aide internationale vers leurs propres poches – avec la complicité du gouvernement U.S., trop contents de pouvoir compter sur les Duvalier et leur milice sanguinaire, les Tonton Macoutes, pour « lutter contre le communisme dans les Caraïbes ». (Sur ce front caribéen de la Guerre Froide, les escadrons de la mort du régime Duvalier ont assassiné plus de 60 000 opposants haïtiens.)

12. Ce que Papa Doc et Baby Doc n’ont pas pu emporter dans leurs poches, le FMI a fini de le détruire à travers ses « plans d’austérité ». Un plan d’austérité est une sorte de rituel vaudou orchestré par des économistes dont le cerveau a été zombifié par une croyance irrationnelle qui veut qu’il faille détruire les services publics d’un pays si on veut que celui ci prospère.

13. En 1991, cinq ans après la fuite du sanguinaire Baby Doc (NdT qui se la coule douce aujourd’hui sur la Côte d’Azur en France), les Haïtiens ont élu un prêtre, Jean-Bertrand Aristide, qui s’est mis en tête de résister aux dictats du FMI. En seulement quelques mois, l’armée – avec un gros coup de main de la part de Georges Bush Senior – a renversé le « prêtre rouge ».

L’Histoire se répète, d’abord comme tragédie, puis comme farce. La farce en question, c’est George W. Bush. En 2004, quand Aristide a été réélu président, il a été enlevé et forcé à l’exil par des mercenaires U.S., sous les applaudissements de Baby Bush.

14. Il fut un temps où Haïti était riche, le pays le plus riche de cet hémisphère. Au 18è siècle, Voltaire écrivait que Haïti valait plus qu’une petite colonie froide et aride connue sous le nom de Nouvelle-Angleterre. La richesse de Haïti était dans son Or Noir: les esclaves. Mais les esclaves se sont révoltés et ne cessent de payer le prix de cette révolte.

De 1825 à 1947, la France a obligé Haïti à payer une somme annuelle afin de rembourser les esclavagistes français de leurs pertes, survenues lors de la révolte des esclaves. Plutôt que de réduire les Haïtiens en esclavage individuellement, la France a trouvé plus commode de réduire un pays entier en esclavage.

15. Le Secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates nous déclare candidement, « Il y a des réalités de la vie qui affectent la rapidité avec laquelle certaines de ces choses peuvent se mettre en place. » Alors que les Islandais distants de 6 000 Km –  ont débarqué sous 48 heures,  le Navire Hopital de la Marine US devrait arriver dans… voyons voir, environ une semaine. Tu fais du bon boulot, Brownie! (NdT. Lors de la catastrophe Katrina, George Bush avait félicité le directeur de la FEMA avec cette expression, alors même que les secours étaient totalement inefficaces).

16. Je viens de recevoir un message de mon amie. On a retrouvé sa sœur sous les décombres, elle est morte. Et c’est son autre sœur qui a du l’enterrer. Et son père a besoin de ses médicaments antiépileptiques. Ca aussi c’est une « réalité de la vie » Monsieur le président.

***
A travers notre réseau de journalistes, nous essayons de faire parvenir les médicaments au père de notre amie. Si vous connaissez quelqu’un qui se rend à  Port-au-Prince, merci d’écrire au plus vite à l’adresse : Haiti@GregPalast.com

http://www.gregpalast.com/


Une solution juste pour la paix au Proche-Orient ? Barack Obama la tient entre ses mains: il suffit de fermer le robinet financier US vis-à-vis d’Israël et le pays sera obligé de tenir compte des revendications palestiniennes.

[Emmanuel Ratier – Faits et Document – N° 289]

Un sondage vient d’être réalisé par le Pew Research Center auprès de 642 membres du Council on Foreign Relations, le principal lobby en matière de politique étrangères des Etats-Unis, entre le 2 octobre et le 16 novembre 2009. Ses conclusions sont si décoiffantes qu’aucun magazine américain n’en a parlé.

Deux tiers des experts interrogés estiment en effet qu’en matière de politique étrangère, la Maison Blanche en fait beaucoup trop en faveur d’Israël et que ce petit pays, de la taille d’une région française, ne constitue pas une priorité stratégique pour les Etats-Unis.

Sur une liste des « plus importants et partenaires de l’Amérique dans le futur », seuls 4 % incluent Israël, ce qui le place à côté de la Corée du Sud et bien loin derrière la Chine (58 %), l’Inde (55 %), le Brésil (37 %), l’Union européenne (19 %), la Russie (17 %), le Japon (16 %), le Royaume-Uni ou la Turquie (16 %), l’Allemagne (7 %), le Mexique (8 %) et même derrière la France (5 %).

Quand on leur a demandé quels pays seraient les moins importants dans l’avenir, Israël (9 %) était positionné derrière 22 Etats, dont le Canada, le Mexique, le Proche-Orient, la Turquie et même l’Egypte et l’Arabie séoudite.

Dans le conflit israélo-palestinien, seuls 26 % ont pris position pour Israël (41 % prenant position « à égalité » pour les deux camps, et 12 % refusant de se positionner).

Selon 67 % d’entre eux, les Etats-Unis sont trop favorables à Israël et 2 % seulement estiment que les Palestiniens sont favorisés (contre 12 % dans le grand public).

Un décalage existe également avec l’opinion publique quant à l’Iran : 63 % des Américains sont favorables à une intervention américaine sir l’Iran se dotait de l’arme nucléaire. la proportion n’est que de 33 % au CFR. A l’inverse, 63 % des membres du CFR sont partisans d’une attaque du Pakistan si ce pays basculait dans le camp du « terrorisme », alors que seulement 51 % du grand public approuverait une telle opération.


[Faits et Documents – n° 289]

En novembre dernier, le groupe Agrica, gestionnaire des retraites complémentaires de certains salariés agricoles (via la Caisse de prévoyance des cadres d’entreprises agricoles), se voyait décerner le prix 2009 de l’Investissement responsable. Le Point (17 décembre) révélait peu après que cette institution avait perdu 12,9 millions d’euros dans les produits miracles de l’escroc Bernard Madoff. On apprenait ainsi qu’Agrica, tout comme la Caisse autonome de retraite des anciens combattants (15 millions d’euros de pertes), avait soigneusement omis d’informer ses cotisants de ces pertes…


[Emmanuel Ratier – Faits et Documents N° 289]

Une enquête de l’IFOP montre la totale déchristianisation [décatholisation] de la France : il n’y a plus que 4,5 % de pratiquants réguliers (c’est-à-dire assister à la messe au moins une fois par mois) parmi les 64 % de Français qui se classent comme catholiques (contre plus de 80 % en 1960) et 43 % de ces pratiquants ont plus de 65 ans.

62 % pensant que « toutes les religions se valent » (dont 63 % chez les catholiques pratiquants !)



[Moira O’Connor – IES News Service Washington – 7/1/2010]

L’attaché de presse de la Maison Blanche, Robert Gibbs, ainsi que d’autres responsables du Service de Presse officiel ont précisé aux journalistes accrédités qu’un certain nombre de sujets étaient interdits de questions lors des conférences de presse. Le journaliste qui aurait le mauvais goût de trop insister sur ces sujets, risquerait de se voir retirer son accréditation.

Sur la liste des sujets interdits, il y a le premier emploi occupé par Barack Obama juste après avoir obtenu son diplôme à la Columbia University. Il avait été embauché par la société Business International Corporation (BIC), une société internationale fournissant des informations économiques et financières et dont le fondateur avait reconnu, en 1977, qu’elle servait de couverture pour des agents de la CIA. L’Administration Obama a interdit toute publication de documents relative à la période 1979-1981, quand le président étudiait au Occidental College à Los Angeles et travaillait pour la BIC. Il est également interdit de répondre à toute question concernant la BIC ou son implication avec la CIA.

In 1981, Obama avait travaillé à Jacobabad et à Karachi, au Pakistan, sous la direction d’un « agent traitant » de la CIA, il s’était ensuite rendu en Inde. A l’époque, suite à l’invasion soviétique en Afghanistan, le Pakistan était entrain d’être préparé par les Etats-unis pour servir de base arrière à la stratégie anti-soviétique de l’Administration Carter, sous la direction du conseiller pour la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski.- le même Brzezinski qui a servi de conseiller diplomatique à Barack Obama lors de sa campagne électorale. Après la victoire de Ronald Reagan en 1980, le nouveau chef de la CIA, William Casey, avait encore renforcé le soutien aux insurgés afghans.

Obama a toujours refusé de rendre publics ses transcriptions de l’époque om il était au Occidental College ou à la Columbia University et est toujours resté évasif sur son embauche chez BIC et en quoi consistaient ses activités.

Pour Dave McGehee, de CIA-Watch, « il n’y a rien d’honteux pour un jeune diplomé en droit, à sa sortie de l’Université, d’aller rendre quelques menus services à la CIA, d’autant qu’il n’est pas impossible que la même CIA lui ait fourni de l’argent pour payer une partie de ses études à Harvard. Il y a de très nombreux étudiants issus de minorités que la CIA a embauché  l’Université afin de les utiliser plus tard sur certaines missions. Rares sont ceux qui refusent, c’est une histoire de patriotisme – même Abbie Hofman, pourtant révolutionnaire à 100% avait accepté de rencontrer régulièrement des « agents traitants » pour les informer de ce qui se passait sur les campus en révolte. Il ne s’en était jamais caché. Ce qui est plus étonnant, c’est de le nier ensuite et de menacer tout journaliste qui oserait en parler de lui retirer son accréditation.« 


[Changblog – 5/12/2009]

Je ris… mais ça doit être très désagréable…


[Gregor Seither – ISE Nes Service – 11/01/2010]

Très attendue Outre-Atlantique, la publication par Mark Halperin et John Heilemann de « Game Change, » un long reportage sur la campagne présidentielle de 2008, a permis d’en savoir un peu plus sur les coulisses de l’élection de Barack Obama.

(…)On y découvre un commentaire savoureux du Senateur Harry Reid, concernant la couleur de peau et l’origine ethnique de Barack Obama et qui en dit long sur la place accordée aux « Non-Blancs » dans la société occidentale :

Je suis persuadé que notre pays est prêt à accepter un président noir, surtout quelqu’un comme Obama, qui n’est pas trop visiblement noir, un africain-américain à la peau claire et qui ne parle pas comme les nègres, à moins d’avoir envie de le faire.

(…) Bill Clinton – pourtant difficilement soupçonnable de racisme – lui aussi dérape sur la couleur de peau d’Obama lors d’un entretien avec le Sénateur Edward Kennedy. Venu le sollicitier pour qu’il apporte son soutien à la candidature de sa femme, l’ancien président US a mis en colère Ted Kennedy en faisant plusieurs remarques méprisantes sur Obama. A un moment, affirme Kennedy , Clinton aurait dit « il y a encore quelques années, ce mec serait venu nous servir le café ».


[delaplag sur Dailymotion – 03/12/2007]

Une petite vidéo prise au cours d’une avant première où Benoît Poolvoerde répond à une question : « Qu’est ce que vous voulez dire par république des corps gras ». Un petit speech qui fait réfléchir…



[Solidarite Palestine – 09/01/2010]

Une source israélienne a révélé que la formation que l’IOF ( Forces Israéliennes d’occupation) se déroulant dans la région Néguev (sud de la bande de Gaza) vise à réaliser un plan militaire de grande envergure qui se retrouverait avec la réoccupation complète de la bande de Gaza.

Au début de cette semaine, les forces terrestres IOF, en coopération avec l’armée de l’air ont commencé leur formation, sous le nom de « guerre d’une semaine », ce qui signifie que l’objectif de l’IOF est de réoccuper la bande de Gaza en une seule semaine. IOF l’a appeler « Plomb Durci Number 2″.

La nuit dernière, une importante source militaire, les forces d’occupation israélienne Channel 10 a déclaré que «la prochaine guerre contre Gaza ne va pas être comme la précédente, il sera plus difficile et plus large ». Il a enfin souligné que ils ont appris les défaillances et les échecs pendant la guerre précédente.

La nuit dernière, les FOI ont bombardé plusieurs cibles (entre autres tunnels utilisés pour la contrebande de marchandises), tuant trois personnes, selon des médecins palestiniens. Palestiniens ont dit que le corps d’un jeune de 14 ans, garçon a été retrouvé dans un des tunnels.

Les raids aériens sont entrées après qu’Israël eut dit une douzaine d’obus de mortier et des roquettes ont été tirées depuis le territoire dirigée par le Hamas en Israël. Aucune victime n’a été signalé dans ces attentats.

Le jeudi 7, des avions israéliens ont largué des milliers de tracts sur le nord de Gaza et la ville de Gaza, mettant en garde un grand nombre des 1,5 millions d’habitants de se tenir loin de la frontière à forte densité conquis, après les mortiers et les roquettes ont été tirées sur Israël.

Les tracts, rédigés en arabe, avec un plan de la bande de Gaza, avertit que quiconque au sein de 300m de la frontière »sera en danger »

http://solidarity.palestinian.resistance.over-blog.com/article-l-operation-plomb-durci-number-2-a-deja-commencee-dans-la-bande-de-gaza–42605798.html


Ecosia: Le moteur de recherche écologique

Ecosia est un moteur de recherche écolo qui sauve la forêt tropicale clic après clic.


Bravo ! Il sait même faire la distinction…

http://maps.google.fr/maps?q=tuscany+springs+green+nw.calgary&ie=UTF8&hq=&hnear=Tuscany+Springs+Green+NW,+Calgary,+Division+No.+6,+Alberta,+Canada&gl=fr&ei=zIw2S_WHEcyu4QaMnsyqCA&ved=0CAsQ8gEwAA&layer=c&cbll=51.135197,-114.243803&panoid=RftRgSbHcMODVDMCOIyIXw&cbp=12,256.22,,1,0.8&t=h&z=16


Non content de torturer les prisonniers à la demande de la CIA, le régime Moubarak s’enfonce de plus en plus dans la collaboration avec Washington et Israël.

[AFP – 08/01/2010]

L’Égypte ne permettra plus aux convois d’aide destinés à la bande de Gaza de passer par son territoire, a annoncé le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, cité samedi par le quotidien gouvernemental Al-Ahram. Ces déclarations interviennent après les violences qui ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi à Al-Arich, dans le Sinaï, des policiers égyptiens et des militants pro-palestiniens membres du convoi Viva Palestina, mené par le député britannique George Galloway, depuis déclaré persona non grata en Égypte.

« L’Egypte ne permettra plus aux convois, quels que soient leur type, provenance ou organisateurs, de traverser de nouveau son territoire », a déclaré Ahmed Aboul Gheit. « Les membres du convoi (Viva Palestina) ont commis des actes hostiles et même criminels sur le territoire égyptien », a-t-il ajouté. Désormais, l’aide destinée à la bande de Gaza devra être remise au Croissant-Rouge égyptien à Al-Arich, et ce seront les autorités égyptiennes qui se chargeront de les faire parvenir au Croissant-Rouge palestinien à Gaza (en passant par Israël qui en filtrera 80% et laissera pourrir les 20% restants, comme elle le fait au passage d’Eretz), a précisé Ahmed Aboul Gheit, qui s’exprimait de Washington. (sic !)

Le passage du convoi émaillé d’incidents

George Galloway a été déclaré vendredi persona non grata par les autorités égyptiennes. Il a affirmé sur la chaîne SkyNews avoir été, avec un ami, entraîné de force dans un véhicule puis contraint de prendre l’avion. L’Égypte accuse George Galloway, qui avait appelé au renversement du régime du président Hosni Moubarak lors d’une manifestation organisée en Angleterre, de chercher à déstabiliser le pouvoir. Le passage par l’Égypte du convoi Viva Palestina, constitué de plus de 140 camions et voitures chargés de nourriture et de matériel médical, a été émaillé d’incidents. L’Égypte s’est tout d’abord opposée à son entrée dans le pays par un port de la mer Rouge, l’obligeant à transiter par la Syrie pour débarquer finalement à Al-Arich, sur la côte méditerranéenne. De violents heurts ont ensuite opposé des policiers aux membres du convoi, qui est finalement passé via Rafah dans Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas et soumise à un blocus israélien.

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-01-09/proche-orient-l-egypte-interdit-le-passage-sur-son-territoire-de-convois-pour/924/0/411916


Les Vampires existent, ils vivent à Wall Street et ont engrangé 2 milliards de dollars en 2009 en rachetant à bas prix du sang à des donneurs pauvres et en manipulant ensuite le marché afin de créer une pénurie de plasma qui a fait monter les prix… au détriment des malades. Ces produits dérivés du plasma sont devenus tellement chers (deux fois le prix de l’Or pour certains) que les assurances médicales refusent de les rembourser, mettant en danger la vie des personnes.

[Gregor Seither – IES News Service – 06/01/2010]
Dans les films, les vampires ont le look sexy de Brad Pitt ou de Taylor Lautner. Dans la réalité, ils ressemblent à CERBERUS CAPITAL. C’est la seule différence. Dans les deux cas, les vampires vivent dans des tours, attirent de pauvres humains dans leurs antres où ils sucent littéralement leur sang. Dans le cas de Cerberus Capital ils prélèvent le sang pour le revendre et se faire des millions de dollars de profit.

Cerberus Capital est une importante société de capital investissement LBO à Wall Street. Ils s’étaient déjà illustrés en rachetant le constructeur automobile Chrysler pour le dépecer – mettant 30 000 personnes au chomage malgré les importantes aides gouvernementales qu’ils avaient empochées (cf. article de Greg Palast).

En 2009 la fortune leur a souri de nouveau, à travers leur entreprise TALECRIS, qui vient d’annoncer près de 2 milliards de dollars de résultat pour son activité de vente de plasma sanguin. Cerberus avait acheté l’entreprise il y a 4 ans pour 83 millions de dollars – soit un bénéfice multiplié par 23.

Les profits de Cerberus sont dans la droite ligne de la barbarie habituelle du capitalisme, et cette fois ce n’est pas une métaphore. Cerberus suce littéralement le sang des pauvres pour le revendre très cher aux malades. A travers un réseau de collecte, Talecris collecte du sang – généralement auprès de personnes pauvres, notamment dans les villes frontalières du Mexique. Elle paye ces donneurs sous forme de bons de nourriture ou de bons d’achat, généralement pour des sommes très faibles, entre 8 et 25 dollars, selon le centre.Ce n’est pas un hasard si un des plus grands « centres de collecte de sang » se trouve à Brownsville, au Texas, la ville des Etats-Unis qui a le taux de pauvreté le plus élevé du pays.

Sur la frontière US-Mexique, la société Talecris a couvert les murs – y compris côté mexicain, alors que la loi mexicaine interdit le don du sang payant – avec des affiches promettant des dollars contre du sang. Talecris dispose même de plusieurs « Bus de collecte » qui sont garés sur les parkings à quelques mètres du passage frontière. A El Paso, un collectif de citoyens a documenté des « rabatteurs » pour Talecris qui vont faire de la retape dans les files d’attente devant le poste frontière. Avec la complicité de médecins d’une clinique de Villaverde, une autre entreprise PLASPRO – dont on pense qu’elle revendait ses poches à Talecris, mais cela reste à prouver – avait même mis en place un centre de collecte directement à Tijuana, au Mexique. Il a fini par être fermé après des années de fonctionnement.

A noter que les donneurs remplissent des déclarations « sur l’honneur » qu’ils sont en bonne santé, sans plus de contrôle. C’est la raison pour laquelle la Croix Rouge dénonce ce procédé et impose un marquage spécifique des poches de sang obtenues contre paiement (http://www.bloodbook.com/donr-requir.html). Dans la plupart des pays du monde, le don du sang payant est interdit.

Les poches de plasma sont ensuite traîtées pour des usages divers (médicaux, extraction de diverses protéines). Les produits obtenus à partir de ce plasma sanguin sont revendus aux malades souffrant de pathologies graves comme l’hémophilie, des brulures au 3è degré, la sclérose en plaques, ou encore des maladies immunitaires.

Les prix sont maintenus artificiellement élevés à travers une pénurie sciemment organisée. La commission anti-trust Federal Trade Commission a d’ailleurs entrepris une action en justice contre Cerberus Plasma Holdings en les accusant d’avoir crée un marché oligopolistique. L’un des produits,le IVIG (immunoglobuline interaveineuse) vaut deux fois le prix de l’Or !

Le prix de ces produits est tellement élevé que les assurances médicales aux Etats-unis refusent de plus en plus de les rembourser, mettant ainsi en danger des centaines de milliers de malades. Mais pour Tom Asher, PDG, « le sang est une ressource comme le blé ou la viande, elle se vend et s’achète normalement. C’est le marché qui fixe les prix, pas nous... » La FTC n’est pas vraiment de son avis.

(…)

Cerberus n’est pas un inconnu à Wall Street. En 2007, il avaient racheté Chrysler Motors et GMAC. Ils s’étaient empressés d’empocher les millions de subventions d’Etat accordées « pour sauver l’emploi » avant de dépecer tous les atouts de l’entreprise, de mettre 30 000 personnes au chomage puis de jeter l’éponge deux ans plus tard en accusant les syndicats d’avoir saboté l’entreprise.  Comme toujours, c’est le contribuable américain qui avait payé la facture, épongé la dette et payé les indemnités.

Le Conseil d’administration de Cerberus comporte plusieurs sommités du Parti Républicain, tous thuriféraires virulents en faveur du « Laisser faire » et du marché non régulé… qui ne se privent pas d’aller réclamer l’aide de l’État quand les choses se gâtent.

Le président du CA est l’ancien Secrétaire d’Etat au Trésor de George Bush,  John Snow. Celui là même qui a supervisé la course vers l’abîme des subprimes, refusant de réglementer les activités des banques et se frottait les mains publiquement en déclarant, en 2007: « L’économie américaine est la plus forte de la planète. Tout le monde nous envie. » Deux ans plus tard tout s’effondrait.

Il y aussi Stephen Feinberg, très gros donateur du Parti Républicain et dirigeant du plus gros lobby industriel des armes à feu. D’extrême droite, il finance les milices anti-immigrants sur la frontière. Que les « wetbacks » viennent se faire sucer le sang chez nous, d’accord, mais surtout qu’ils ne viennent pas s’installer chez nous…

On y trouve aussi l’ancien Vice-Président Républicain Dan Quayle (vous vous souvenez de lui ? C’était le fils à papa qui n’arrivait pas à aligner deux mots correctement et est surtout célèbre pour sa prestation télévisée où il a démontré qu’il ne savait pas comment on écrit « potato »).

En 2007, quand Cerberus avait repris Chrysler, John Snow y avait vu une grande victoire du capitalisme : “Il y a 25 ans,  Chrysler a déjà été confronté à la menace de faillite, à l’époque ils s’étaient tournés vers le gouvernement des Etats-unis pour se faire aider. Aujourd’hui Chrysler est à nouveau dans la tourmente financière, mais aujourd’hui c’est le marché qui vient à son secours. Au lieu de faire appel à l’argent du contribuable, ce sont des investissements privés qui lui injectent les fonds dont il a besoin pour se développer et ainsi créer des emplois.

A Paris, des propagandistes du marché comme Jean-Marc Sylvestre, Nicolas Baverez ou encore Denis Kessler applaudissaient des deux mains.

« Le rachat de Chrysler, c’est vraiment un parfait symbole de l’évolution de notre époque. En 1979, c’est sous le Démocrate Carter qu’on a sauvé Chrysler. A l’époque il semblait normal que ce soit l’Etat qui intervienne dans l’économie pour tenter de sauver une entreprise. Cela marche parfois mais cela échoue souvent, on l’a vu chez nous en France. Aujourd’hui Chrysler a de nouveau besoin d’argent, mais entre temps les mentalités ont changé. Entre temps le président Reagan a fait comprendre aux politiques que l’Etat n’est pas là pour intervenir dans l’économie, qu’il faut laisser faire le marché. C’est ce qui se passe aujourd’hui, avec Chrysler, qui se tourne vers une entreprise d’investissement privée plutôt que d’aller pleurer pour obtenir des subventions du gouvernement américain. » (Le Carnet Eco – 16/05/2007)

Même pas un an plus tard, 30 000 salariés de Chrysler étaient à la rue et Snow passait à la télé pour dire que le gouvernement (le fameux argent du contribuable) devait absolument aider financièrement Chrysler. On attend encore la réaction de Sylvestre, Baverez et consorts.

(…)

Les Vampires ne vivent pas dans des châteaux en Transylvanie. Ils ne dorment pas dans des cercueils. Ce sont des hommes politiques influents à Washington et à New York. Ils nous sucent notre argent  et ils nous sucent notre sang… littéralement.


Humam Muhammed Al-Balawi, un Guy Moquet des temps modernes.. Souvenez vous de ce que disait le FLN algérien au gouvernement français : « Quand nous aurons les moyens de nous acheter des bombardiers comme les vôtres qui lancent du Napalm sur les villages dans le djebel, alors nous cesserons de poser des bombes. »

Quelle différence entre un drone qui tue des civils dans un village afghan et un attentat qui tue des soldats de la CIA ? Pourquoi les médias parlent-ils de « frappe » dans un cas et « d’acte terroriste » dans l’autre ?

Au Salvador, dans les années 1980, la CIA a tué des milliers de paysans en faisant sauter des bombes lors des assemblées rurales, mais personne ne dit que John Negroponte, qui dirigeait la « contre insurrection » en Amérique Centrale, est un terroriste. Au contraire, Monsieur Negroponte a récemment été reçu en France, avec les honneurs, pour une conférence. A quand une invitation similaire à Zawahiri ?

[Corine Lesnes (Washington), avec Guillaume Perrier (Istanbul) – Le Monde – 0/8/01/10]
Certains experts américains pensent que Humam Muhammed Al-Balawi avait prémédité l’attentat. Les Jordaniens pensent qu’il était révolté par les dégâts collatéraux causés par les frappes de drone qu’il contribuait à diriger.

Son épouse est « fière » de lui. D’Istanbul où elle réside, Defne Bayrak a dit toute l’admiration qu’elle portait à cet homme, son mari, qui s’est fait sauter lors d’un attentat-suicide en Afghanistan. « Je l’aime, a-t-elle dit. Il va me manquer. »

Journaliste, traductrice, auteur d’un ouvrage qui décrit Oussama Ben Laden comme « le Che Guevara de l’Orient », Defne Bayrak a quelques raisons d’être fière. En déclenchant sa ceinture d’explosifs, son mari, le médecin Jordanien Humam Muhammed Al-Balawi, a décapité la station de la CIA à Khost (est de l’Afghanistan), le poste avancé de la traque aux responsables d’Al-Qaida.

CONNAISSANCE « ENCYCLOPÉDIQUE »

L’attaque a eu lieu le 30 décembre 2009. Parmi les sept morts américains – cinq agents du contre-espionnage, dont deux femmes, et deux contractuels de la firme de sécurité privée Xe, l’ancienne Blackwater – figurait le chef de poste, une femme dont la CIA n’a pas révélé l’identité mais qui suivait déjà Al-Qaida avant le 11 septembre 2001. Elle avait une connaissance « encyclopédique » du mouvement de Ben Laden, ont dit ses anciens collègues. Selon eux, il faudra des mois sinon des années pour reconstituer les connaissances et les réseaux détruits.

Les responsables américains sont prolixes sur les « défaillances systémiques » qui ont conduit à l’attentat manqué contre le vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël. Ils le sont moins sur l’épisode de Khost, qui témoigne de la guerre de l’ombre qu’ils ont tant de mal à gagner. Et ils sont tout aussi discrets sur les infractions aux règles élémentaires qui ont vu plus de dix agents de la CIA se réunir autour d’un informateur, fut-il de confiance, sans l’avoir fouillé à l’entrée d’une base qui contrôle les tirs de drones contre les zones tribales où se concentre Al-Qaida. Un signe, pensent les spécialistes, de l’intérêt des informations que le Jordanien était censé leur apporter.

Humam Al-Balawi avait 32 ans et un parcours typique lié à une région secouée de crises. Né au Koweït, dans une famille de classe moyenne originaire d’Arabie saoudite, il y a vécu jusqu’à la guerre du Golfe en 1991. La famille s’est ensuite installée en Jordanie. Il y effectuera ses études secondaires avant d’aller étudier la médecine en Turquie et de s’y marier en 2001. Le couple a eu deux filles. Humam Muhammed Al-Balawi a travaillé à Zarka, à la clinique de l’UNRWA, l’office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, dans le fief d’Abou Moussab Al-Zarkaoui, chef d’Al-Qaida en Irak, tué par les Américains en 2006, sur renseignement jordanien.

Connu comme radical, intervenant sous divers pseudonymes sur les sites djihadistes, il a fini par être arrêté en mars 2008 par les autorités jordaniennes, pour prosélytisme. Il s’était porté volontaire pour une mission humanitaire à Gaza, après l’intervention israélienne. Les Jordaniens l’ont gardé quelques jours en prison.

Après, les interprétations divergent. Les Jordaniens pensent l’avoir « retourné ». Pour les Américains, il a joué les agents doubles et n’a jamais renoncé à sa fidélité envers le chef d’Al-Qaida. Quoi qu’il en soit, Humam Muhammed Al-Balawi a envoyé sa famille en Turquie et suffisamment donné satisfaction aux services jordaniens pour être expédié en Afghanistan avec pour missiond’infiltrer les rangs d’Al-Qaida.

Sous la direction de son officier traitant jordanien, Sharif Ali Ben Zeid, un cousin éloigné du roi Hussein, tué lui aussi dans l’attentat, il a fourni à la CIA des renseignements qui ont permis d’orienter les tirs de drone grâce auxquels les Américains essaient de frapper l’organisation terroriste.

PROFIL IDÉAL

Les services américains n’ont pas prêté attention aux écrits de Balawi, qui continuait à appeler au djihad sur les forums Internet. Leur espoir était de remonter grâce à lui la filière d’Al-Qaida jusqu’à Ayman Al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaida. Le Jordanien avait le profil idéal : arabe et médecin, donc susceptible de soigner les combattants d’Al-Qaida dans les zones afghanes rebelles. Selon la presse américaine, il était « extrêmement bien payé ».

Humam Muhammed Al-Balawi n’était pas la première « taupe » recommandée par les services jordaniens, qui, plus qu’ils ne l’admettent, se chargent régulièrement des basses œuvres des services Américains. Lorsqu’il a demandé une réunion d’urgence à la fin décembre 2009, affirmant avoir des informations sur l’Egyptien Zawahiri, les Américains ne se sont pas méfiés. Ils avaient bon espoir d’être sur une piste intéressante et selon Time Magazine, l’annonce de la réunion a été transmise « jusqu’à la Maison Blanche ».

Le 30 décembre, pas moins de 13 membres de la CIA étaient présents pour le briefing à Camp Chapman, base de haute sécurité qui sert de QG au lancement des drones. Erreur incompréhensible pour des professionnels de l’action clandestine, l’informateur jordanien n’a pas été fouillé à son arrivée.

Certains experts américains pensent que Balawi avait prémédité l’attentat et ils y voient un haut degré de sophistication de la part d’une organisation qui semblait en déconfiture. En Jordanie, où l’on a enterré l’officier Sharif Ben Zeid en présence du roi, il semble difficile d’admettre pareille erreur de jugement.

Selon la presse américaine, les Jordaniens pensent que Balawi était moins un agent double qu’un homme révolté par les dégâts collatéraux causés par les frappes de drone qu’il contribuait à diriger. A force de voir des civils innocents périr dans les frappes, il serait passé à l’action.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/01/08/l-histoire-ordinaire-d-un-medecin-jordanien-qui-a-decapite-la-cia-en-afghanistan_1288966_3216.html



[La Banlieue s’exprime – 06/01/2010]

En attendant l’éoile verte pour les musulmans, des voix s’élèvent aux USA, pour demander des files spéciales pour musulmans dans les aéroports et le gouvernement britannique pourrait autoriser le contrôle au faciès dans les aéroports.

Le 27 décembre dernier a eu lieu sur la chaîne américaine Fox News un débat où Mike Gallagher, commentateur politique conservateur et célèbre animateur radio, n’y propose rien de moins que la création de files spéciales pour musulmans dans les aéroports.

Ainsi que l’énonce un principe bien connu, si tous les musulmans ne sont pas des terroristes, tous les terroristes, ou presque, sont des musulmans.

L’attentat manqué contre l’Airbus de Northwest Airlines le jour de Noël, dont l’auteur est un jeune Nigérian, fait ressurgir la très délicate question du contrôle au faciès.

Le gouvernement britannique pourrait en effet autoriser des mesures de haute sécurité visant certaines catégories de la population, rapporte le Guardian, qui redoute que ces contrôles ciblés ne visent in fine des groupes ethniques en particulier.

L’un des seuls élus à appeler les autorités à moins rechigner a publiquement défendu sa cause le lendemain de l’attentat manqué. « L’immense majorité des musulmans sont des gens fantastiques », a argué Peter King, représentant républicain de l’Etat de New York sur la chaîne Fox News, « mais 100 % des terroristes islamistes sont musulmans, et ce sont nos ennemis aujourd’hui ». « Alors, même s’il ne faut pas adopter la religion comme critère de contrôle, nous ne devrions pas non plus reculer et exclure [les musulmans] des listes » des personnes surveillées, a-t-il conclu. (Le Monde)

http://www.uam93.com/news/aeroports…


Les centres de contact sont devenus de véritables entrepôts de données… et fort mal protégés

[Manuel JACQUINET et Charles-Henri FONDRAS – En-Contact – 15/06/2009]
En quelques années, de nombreux détournements de données confidentielles ou utilisations malencontreuses sont intervenus dans les centres d’appels, quelle que soit leur localisation. Désormais utilisés par tous les acteurs de la vie économique, pour payer un abonnement, une facture, faire appel à un technicien, ou pour souscrire tel ou tel service, les centres de contacts sont de véritables « entrepôts » de données sur la vie privée des citoyens et des consommateurs. Payer sa facture d’eau, de gaz, d’électricité, de téléphone par prélèvement bancaire est devenu une figure imposée. Commander une nouvelle carte de crédit, un billet SNCF, un passe Navigo ou déclarer des violences conjugales ? Autant de tâches et d’actes quotidiens  désormais pris en charge par les quelques 250 000 téléconseillers, télévendeurs, chargés de  clientèle qui travaillent désormais dans ces 2 400 centres de contacts français répartis sur le territoire.

Mais pour résoudre les problèmes de facturation ou fidéliser les clients, encore faut-il avoir accès à ces fameux fichiers clients et les enrichir lors de chaque contact, qu’il ait été établi par mail, par téléphone, ou par courrier. Vous êtes Madame X, demeurant Avenue Salavdor Allende à Ivry ou Monsieur Y.B., résidant Villa Montmorency Paris XVIe vous avez envoyé un e-mail le 4 Mars à 12h32 pour réclamer la livraison d’un colis en souffrance, puis rappelé le 9 Mars à 16h02 pour cette même affaire ? On se souvient de vous sur les plateaux téléphoniques et les programmes de CRM (gestion de la relation client des sociétés) aident le téléconseiller à affiner son discours, son comportement, et proposer la bonne solution. Or ces données doivent rester accessibles pour permettre un suivi de la relation client ou un contact personnalisé. On rêve tous d’être identifiés dès le début de la conversation. « Bonjour M. Y.B., votre appel concerne je suppose, la relivraison du colis ? Notre coursier  est en route, et devrait être chez vous à 16h30; laissez moi vérifier votre digicode… » Le problème, c’est que de temps à autre, un téléconseiller ou un salarié malintentionné ou négligent peut récupérer ces données et en faire un usage peu conforme aux objectifs initiaux. (suite…)


Quand on pense que les Français se moquent des Belges – or ce n’est pas la première fois que l’on peut constater à quel point les sujets qui, en France, donnent lieu à des foires d’empoignades stériles où des narcissiques se mettent en valeur en jetant l’anathème sur tous les autres (moi je sais, vous vous n’avez rien compris), sont débatus Outre-Quiévrain avec ferveur, argumentation et intelligence, sans utiliser l’anathème ou la diabolisation…

[Joëlle Sambi Nzeba – Afromedia.be – 05/01/2009]

En recevant le DVD d’Olivier Mukuna*, je me dis: «encore un qui va nous expliquer que Dieudonné est victime du grand complot juif !». Sans beaucoup d’enthousiasme, je glisse le disque dans mon lecteur.

Premier plan et déjà le panel d’invités appelés à discuter avec l’humoriste français attire mon attention, six intellectuels belges: le journaliste RTBF José Dessart, l’écrivain Antoine Tshitungu, l’écrivain Jean Bofane, le chercheur Souhail Chichah (ULB), le cinéaste Jan Bucquoy et le professeur de linguistique Dan Van Raemdonck (ULB). Curieuse, je me cale dans le fauteuil. Première question, réponse… Le débat est lancé, intéressant.

Le petit dernier d’Olivier Mukuna  n’est pas un film, pas un documentaire à proprement parlé. Plutôt un débat filmé qui a déjà suscité quelques remous. Et pour cause, le sujet est controversé voire tabou : Dieudonné, le comique, à coups de provocations, est devenu pour certains, grand fasciste devant l’éternel et pour d’autres, indispensable agitateur des consciences.

Est-il permis de débattre avec Dieudonné**? Une question en guise de titre, simple, ouverte mais dont on se doute qu’elle appelle de nombreuses réponses. Tous les intervenants se prêteront au jeu du débat, c’est-à-dire qu’ils discuteront en exposant leurs arguments et en écoutant ceux des autres sous l’oeil avisé du réalisateur. Une heure et demie d’intelligence et de maturité. S’il ne fallait retenir qu’un seul avantage à ce DVD et bien ce serait celui-là : le débat.

On entend enfin Dieudonné donner sa version de l’histoire, des histoires plutôt. Des propos posés, sans passion et surtout, sans interruptions. Tout comme ceux des autres orateurs qui ne manquent pas de répartie et de pointer ce qu’ils jugent incohérent, irresponsable ou admirable dans la démarche de l’artiste. Chacun s’exprime, chacun s’explique et argumente avec respect. C’est ce qui fait l’intérêt du film.

On est loin des émissions «fast-food» dont nous abreuvent certaines chaînes de télévision françaises, où d’entrée de jeu, la discussion est plombée par un climat chargé d’idées labellisées, où les débats sont convenus et coulés dans le moule de la bien-pensance. Les participants au film du journaliste Olivier Mukuna ont des choses à dire, des avis partagés, des opinions différentes, des points de vue contradictoires. En bonus, le public réagit et il n’est pas là pour faire de la figuration…

Fin du film. Un constat : Dieudonné parle de son métier comme d’un art contemporain. Ce faisant, il sort de l’espace de la scène comique – ou le prolonge – pour poser des questions qui dérangent, agacent, effarent ou intriguent. Fallait-il un DVD pour ça ? Oui, pour se souvenir qu’il est possible de discuter sans passion aveugle.

Aussi parce que les émissions de télévision ne le permettent pas toujours. Bourdieu*** ne disait-il pas en parlant du petit écran qu’il exerce une sorte de monopole sur la formation des cerveaux […]? Alors pensons, questionnons, soupesons bref que l’on aime ou pas l’humour et le personnage de Dieudonné, il va bien falloir se la faire cette opinion! En connaissance de  cause et endehors du tourbillon parfois dissonant des médias…

En remettant le DVD dans son boîtier, je repense à l’intervention de Philippe Bilger, avocat général à la cour d’appel de Paris dans Médias**** : « Avant d’avoir le droit de penser, de parler ou d’écrire librement, il faut accepter de passer sous les fourches caudines maniées par ceux qui détiennent les secrets de la pensée correcte, de la parole admissible et de l’écriture convenable […] Il convient de refuser ce confort grâce auquel nous approuvons la liberté d’expression quand celle-ci est indolore pour nous ou, bien sûr, conforme à nos idées. Un dialogue tronqué, un faux débat donc ».


Le DVD d’Olivier Mukuna, c’est une question qui résonne comme une entrée en matière pour réapprendre à lire entre les lignes, pour ne pas s’arrêter aux titres du 20 heures, aux racolages des quotidiens et aux tromperies d’Internet. Pour aller au-delà, sur le terrain de la liberté d’expression.

Et si finalement Dieudonné n’était pas qu’un «triste con»***** ?

* Olivier Mukuna est journaliste indépendant. Il a notamment publié deux ouvrages : « Dieudonné – Entretien à cœur ouvert » Editions EPO, Anvers, 2004 et « Egalité Zéro – Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné » Editions Blanche, Paris, 2005

** Voir Bande Annonce <http://www.youtube.com/watch?v=_dRHV0gseRc>  et pour commander le DVD, une seule adresse à kadtshi@yahoo.fr

http://www.afromedia.be/node/153


Il n’y a pas UN point-G, il y en a des centaines… au boulot les mecs !

[Agnès Giard – Les 400 Culs – 06/01/2010]

Point G: l’étude stupide de l’année

« Ne jouissez plus! Vos orgasmes relèvent de l’auto-suggestion. » Après avoir interrogé 1804 femmes, deux chercheurs concluent que le point G n’existe pas. Ou plutôt qu’il existe seulement “dans la tête”. Ben voyons.

Le 4 janvier 2010, comme s’il fallait commencer l’année avec une étude qui ne sert à rien, une équipe du King’s Collège de Londres composée de Tim Spector (professeur d’épidémiologie génétique) et Andrea Burri (psychologue bernoise) a livré le résultat de “la plus grosse recherche jamais menée au monde sur le point G” (sic), avec les conclusions suivantes: “le point G est une donnée totalement subjective”.

Sous-entendu: les femmes qui prétendent en avoir un auraient beaucoup d’imagination. Andrea Burri a même accusé les sexologues d’avoir inventé cette zone érogène, rendant ainsi folles d’inquiétude les malheureuses qui n’auraient pas trouvé leur point G. “Il est totalement irresponsable de proclamer l’existence d’une entité dont il n’existe aucune preuve et, ce faisant, de mettre la pression à des femmes, qui se sentent diminuées, handicapées par le fait de ne pas correspondre à la norme.

Pour les besoins de cette étude, 1804 femmes âgées de 23 à 83 ans ont rempli des questionnaires. Il s’agissait uniquement de jumelles (hétérosexuelles, curieusement). Partant du principe que les jumelles ont le même ADN, les deux chercheurs se sont efforcés de montrer qu’il n’était pas normal que certaines femmes aient un point G et pas leur sœur… Sur le plan génétique, il est “impossible” (ont-ils expliqué) qu’une jumelle présente une caractéristique physiologique et pas l’autre. “Si le point G existait, les jumelles en auraient chacune un, n’est-ce pas?”. “Faux” rétorquent d’autres médecins: «Les jumelles n’ont généralement pas le même partenaire sexuel.» La sexologue Beverly Whipple, qui avait popularisé l’existence du point G en 1981, a notamment dénigré l’étude: “On ne naît pas avec un point G, on le trouve.” Tout comme l’orgasme, le plaisir procuré par le point G est le fruit d’un entrainement, d’un progressif apprivoisement du corps et surtout… du hasard. Il peut vous tomber dessus à la faveur d’une pénétration manuelle ou pénienne. Vous pouvez le trouver vous-même en tâtonnant. Vous pouvez en augmenter la puissance et en jouer comme d’un instrument… C’est comme à la loterie. Toutes les femmes n’en ont pas. Certaines le “trouvent” à un âge avancé, de façon inattendue. D’autres ont la chance de mettre le doigt dessus très vite. (suite…)

[Backchich 01/01/2010]

Joli cadeau de nouvelle année. Un hacker allemand a dévoilé les clés de cryptage du GSM. En fait, comment sont codées les conversations sur téléphones portables. Au grand dam des opérateurs…et des agences gouvernementales.

Lundi 28 décembre, afin de démontrer les lacunes en matière de sécurité des systèmes globaux sans fil, un ingénieur informatique allemand a déclaré qu’il avait décodé et publié le code secret utilisé pour crypter la plupart des communications sur les téléphones mobiles digitaux.

L’expert en question, un certain Karsten Nohl, a affirmé avoir pour seul objectif de démontrer l’inefficacité de l’algorithme GSM de cryptage vieux de 21 ans. Un code élaboré en 1988 et toujours en vigueur aujourd’hui pour protéger la confidentialité d’environ 80% des communications mondiales passées sur les mobiles.

Un cryptage vieux de 21 ans dégommé sur le web

« Ca démontre simplement que la sécurité GSM est inadéquate », a affirmé Nohl, 28 ans, devant les 600 participants du Congrès du Chaos des Communications, une conférence de 4 jours qui a pris fin le mercredi 30 décembre à Berlin, et qui réunit la crème des hackers : «  Nous essayons de convaincre les opérateurs d’améliorer les mesures de sécurité des communications sur les mobiles », a-t-il martelé à plusieurs reprises sous les applaudissements au cours de son intervention.

L’association GSM basée à Londres qui regroupe les opérateurs et est à l’origine de l’algorithme visé, a rapidement fait savoir que les actions menées par Nohl étaient illégales et qu’en plus, il surestimait considérablement les menaces pesant sur la sécurité des communications sans fil. On peut certainement leur faire confiance…

Pour toute réponse, le hacker a indiqué que le code de l’algorithme était disponible sur le Web, notamment par l’intermédiaire de fournisseurs comme Bit Torrentt, très prisé de ceux qui téléchargent de grosses quantités de données comme des films et de la musique. Il s’est toutefois refusé à indiquer un lien vers ledit code, de crainte des conséquences juridiques d’une telle confidence, même faite en guise de cadeau de Noël. Il a d’ailleurs laissé entendre que les références du site concerné s’étaient rapidement répandues de bouche à oreille au sein de la communauté des hackers.

Ecoutez qui vous voulez

Simon Bransfield-Garth, directeur général de CellCrypt, également basée à Londres et fort mécontent de la nouvelle, y est bien entendu allé de son coup de griffe en indiquant que tout ce que Nohl allait réussir à faire, c’est de mettre la technologie sophistiquée d’interception des communications mobiles – jusqu’ici réservée aux gouvernements et aux agences de renseignement – à la portée de toute organisation criminelle disposant des ressources financières suffisantes : «  Cela va réduire de quelques semaines à quelques heures, le temps nécessaire pour déchiffrer une communication GSM. Au train où vont les choses ça pourrait même se chiffrer rapidement en minutes » a-t-il affirmé au cours d’un entretien accordé à des journalistes qui l’interrogeaient sur la portée de la « découverte » de « l’expert » teuton.

Il a indiqué sur un ton qui dissimulait mal une grosse inquiétude pour l’avenir de son business, que les progrès dans la technologie de la surveillance mettaient aujourd’hui à disposition du public, notamment en Inde, des systèmes de surveillance des communications sans fil au prix ridicule de 1500 dollars.

Grincheux, il a ajouté : «  des clients nous ont indiqué avoir perdu des affaires se chiffrant en dizaines de millions de dollars à cause de fuites au bénéfices de leurs concurrents, intervenues à la suite d’interception de communications ». Il a conclu en indiquant que «  les interceptions de communications téléphoniques mobiles étaient beaucoup plus fréquentes que ce que l’on croit ». On s’en doutait. A ce prix là, c’est vrai que c’est simple comme un coup de fil…

http://www.bakchich.info/Espionner-c-est-simple-comme-un,09691.html



Si vous ne suivez pas l’actualité U.S. (y en a t-il une autre ?) vous risquez de ne rien comprendre… mais c’est drôle néanmoins.


[Stephanie Booth – Les Quotidiennes – 04-01-2010]

En décembre, Facebook a mis en place de nouveaux réglages de confidentialité pour ses utilisateurs. J’ai passé la journée à lire, tester, et enquêter sur la question en préparation d’un atelier que je donne la semaine prochaine et ai compilé une petite liste des principales conséquences de ce changement pour ceux d’entre vous que ça intéresse. Je vous laisse par contre aller lire tous seuls comme des grands « Peut-on encore parler de vie privée sur Facebook? » chez ReadWriteWeb France si vous voulez des détails, parce que ce qui m’intéresse aujourd’hui c’est une problématique plus large:

  • le « véritablement privé » n’existe pas en ligne (on pourrait même aller jusqu’à dire qu’il n’existe pas dans les espaces numériques)
  • de plus en plus, on voit tous un internet différent.

En bousculant nos réglages dans le sens du « moins privé », Facebook a au moins le mérite de nous encourager à nous arrêter pour nous poser des questions. Qui précisément peut voir ce que je mets sur mon profil, ou ailleurs sur internet, pendant qu’on y est? Si j’écris un message sur le mur de quelqu’un d’autre… Est-ce que je me rends compte que selon les réglages du propriétaire du mur, mon gribouillis est potentiellement visible au monde entier? Et si mes photos de soirée sont accessibles aux amis de mes amis… ça fait vite beaucoup de monde.

Toutes ces questions sont souvent bien floues pour le public non spécialiste, même si la plupart des informations publiées sur Facebook sont au pire embarrassantes si elles tombent entre les mauvaises mains. Par contre, il faut à mon avis prendre au sérieux ce manque de conscience du caractère semi-public de nos expressions numériques, ne serait-ce que parce que celles-ci peuvent être copiées, multipliées, et diffusées à l’infini en quelques clics de souris. Internet bouscule nos catégories « public » et « privé », et il est normal qu’on ne sache pas intuitivement comment s’y comporter sans dérapages.

Tirer des boulets rouges sur Facebook n’est pas non plus la solution (même s’il faut protester quand un service qu’on utilise nous fait des entourloupes du genre, clairement) puisque de plus en plus, nous faisons l’expérience du web et d’internet à travers des comptes utilisateurs qui en personnalisent le contenu. Un exemple? Les résultats d’une recherche Google, désormais, sont personnalisés pour chaque utilisateur. Eh oui: les résultats que vous voyez ne sont plus forcément ceux de votre voisin (lire cet excellent topo sur la question si la langue de Shakespeare ne vous rebute pas).

Comprendre qu’on voit tous un web différent, que les règles régissant qui voit quoi sont complexes et nous permettent ainsi difficilement de prédire ce que voit l’autre, que le privé comporte toujours une certaine part de public (et peut le devenir brutalement): des compétences indispensables pour appréhender la culture numérique à laquelle il est de plus en plus difficile d’échapper, à moins de se résoudre à vivre tout seul sous un très très gros caillou.

Sur ce, je vous laisse filer faire le ménage dans vos paramètres de confidentialité Facebook, histoire de démarrer l’année 2010 d’un bon pied!

http://www.lesquotidiennes.com/facebook-le-r%C3%A8gne-du-semi-public


[Stephanie Booth – Climb To The Stars – 03/01/2010]

Les changements dans la politique de confidentialité de Facebook ont des conséquences assez importantes. En vrac, quelques conclusions préliminaires après une journée de lecture et d’investigations:

  • Certaines informations de votre profil sont publiques, et vous ne pouvez rien y faire: nom, photo de profil, liste d’amis, pages dont on est fan, genre, réseaux, ville courante. Il est impossible de faire disparaître la liste de ses pages de son profil public. Il est également impossible de cacher son profil public.
  • Il est impossible de cacher sa liste d’amis de ses amis. On peut la cacher du profil public, mais faut jouer futé.
  • La situation amoureuse, préférence sexuelle, et type de relation recherché sont dans le même paquet (pour les réglages) que les membres de votre famille. Notez qu’à moins de rendre ces informations visibles à vous seul, les changements de situation amoureuse seront publiés dans vos actualités! Auparavant, il était possible d’exclure certains types d’activité Facebook du fil d’actualité. Plus maintenant.
  • Par défaut, votre profil public apparaît dans les moteurs de recherche (même si vous aviez auparavant décoché la case, il semblerait).
  • Attention, vos amis peuvent partager des informations à votre sujet (sans le savoir!) à travers les applications qu’ils installent.
  • Je vois en regardant les profils de mes ex-élèves que beaucoup de murs et d’albums photos me sont visibles, alors que nous ne sommes qu’amis d’amis ou pas connectés du tout.
  • Peu de personnes semblent prendre avantage des listes d’amis pour régler la confidentialité de leur compte.
  • Une bonne chose est qu’on peut spécifier qui peut voir n’importe quel élément que l’on publie.
  • Si on écrit quelque chose sur le mur d’un ami, ce sont ses réglages qui comptent (et on y a pas accès) — c’est donc potentiellement public!
  • Il est impossible de se cacher complètement des applications comme avant.

Je vous encourage donc vivement à aller faire le tour de vos paramètres de confidentialité. A lire aussi, ma chronique du 4 janvier « Facebook: le règne du semi-public« .

http://climbtothestars.org/archives/2010/01/03/facebook-privacy-settings-first-results/


Et le nom du banquier qui est de si bon conseil, on peut l’avoir ? Histoire qu’il n’aille pas vendre ses bons services ailleurs…

[Géraldine Meignan et Franck Dedieu – L’Expansion – 06/01/2010]

Comment HSBC Banque Privée fourguait du Madoff

L’affaire Madoff n’a pas fini de révéler ses secrets. L’Expansion.com s’est procuré en exclusivité la conversation entre un client souscripteur de Madoff via le fonds Kingate et son banquier de HSBC Banque Privée,  le 1er décembre 2008, soit seulement 11 jours avant la révélation en France de la gigantesque escroquerie portant sur quelque 50 milliards de dollars. Elle met au grand jour les pratiques de certains gestionnaires de fortune qui ont pendant des années, sans scrupules, vendu du Madoff. En direct : un banquier pris sur le fait, un épargnant pris au piège.

Le Lundi 1er décembre 2008 : 13h14

Le client : Tu m’as fait faire deux bonnes affaires, c’est le contrat d’assurance qui quand même est vraiment bien et deuxièmement c’est Kingate (1)

(1) Fonds Kingate. C’est un des nombreux « fonds nourriciers » basés aux îles Vierges britanniques, qui alimentaient la société d’investissement de Bernard Madoff.

Le banquier : C’est la Rolls Royce !

Le client : C’est impressionnant, c’est fou il a fait trois semaines de petites performances négatives et puis là il s’est repris 1%,  clac d’un coup.

Le banquier : Oui, voilà, le gérant d’abord il a une technique de gestion qui est très relatée dans la volatilité actuelle, et puis ils ont tellement d’actifs qu’ils peuvent mettre en place des procédures de contrôle, il y a toute une équipe qui fait ça.

Le client : ah oui ?

Le banquier : oui, ils sont plusieurs centaines en fait (2)

(2) Jusqu’à preuve du contraire, Maddof a agit seul. L’enquête n’a pas démontré l’implication d’autres personnes dans la fraude.

Le client : ah oui, ils gèrent combien, on sait ça ?

Le banquier : Oui, ils gèrent à peu près, je crois, 700 millions sur le compartiment euros et deux milliards sur la partie dollars, je pense.

Le client : ah, d’accord …

Le banquier : C’est un fonds qui est fermé normalement.

Le client : ah, oui ?.

Le banquier : Oui, nous on arrive à rentrer mais le fonds est fermé.

Le client : ah, je ne savais pas, comment ça se fait que vous arriviez à rentrer ?

Le banquier : moi, j’ai un contact qui est un des administrateurs du fonds (3).

(3) Un grand classique des fonds Madoff pour attirer des investisseurs : faire croire à l’épargnant qu’il dispose d’un accès privilégié au fond.

Le client : ah, d’accord…

Le banquier : Et oui. Et c’est pour ça, si tu as des amis qui ont un gros potentiel à qui on veut rendre service, on peut faire rentrer (4).

(4) Le fonds Kingate n’était pas autorisé par l’AMF (gendarme boursier) à être commercialisé. En théorie, le banquier ne peut vendre ce fonds qu’à la demande expresse de son client. Il ne peut pas faire de démarchage.

Le client : ah d’accord, c’est intéressant à savoir, parce que moi j’en parle mais à chaque fois les gens me disent :  « oh les hedge funds ! » et je leur dis regarde la performance sur l’année : +8%. (5).

(5) C’est le génie de Madoff, ne pas promettre des rendements délirants pour ne pas éveiller les soupçons.

Le banquier : Et il y a un moment donné on avait même accès tu vois au compartiment luxembourgeois de Kingate qui cote tous les quinze jours, un peu plus liquide.

Le client : Oui, bon moi, je suis content, j’ai fait quand même 20 000 euros de bénéfice en six ans. C’est pas mal.

Le banquier : C’est sympa.

Le client : C’est un paquebot.

Le banquier : On peut difficilement trouver mieux.

Le client : Oui, on peut difficilement trouver mieux, oui quoi que regarde là les plus values sont fiscalisées, mais regarde l’assurance-vie, l’un dans l’autre ça se joue à 2%.

Le vendredi 12 décembre 2008, 11h35 quelques heures après que l’escroquerie a été révélée au grand jour. Extraits.

Le client : Tu m’as appelé….

Le banquier : Oui, on a appris une mauvaise nouvelle sur le fond Kingate, il paraît que son gérant Bernard Madoff avait commis une fraude de l’ampleur d’Enron. On l’a appris ce matin, alors je voulais tout de suite t’en informer, on conseille aux clients de sortir.

Le client : Il s’appelle comment le gérant ?

Le banquier : Madoff

Le client : tu écris ça comment ?

Le banquier : (…) moi, je l’ai appris ce matin (…), on ne connaît pas les conséquences (…), on conseille aux clients de donner des ordres de vente (…), c’est un truc de fou, c’est un fonds qui a plus de quinze ans d’existence. Vas sur Google.

Le client : je tape quoi ? Ah c’est un ancien directeur du Nasdaq, c’est ça ?

Le banquier : oui, c’est ça, exactement. On ne sait pas quelle est la position du fonds (…) c’est un des rares fonds qui a fait une performance positive, c’est ça qui heu…

Le client : mais il n’est pas contrôlé, il n’y a pas des auditeurs ?

Le banquier : il y a 350 personnes qui travaillaient pour ce fonds, quand tu regardes la fiche, nous on suivait ce fonds, on savait que c’était un market maker, il connaissait bien le marché sur lequel il intervenait, mais personne ne pensait qu’il avait utilisé les capitaux (…) pour donner la performance aux autres.

Post-scriptum :

Un recours au civil a été déposé par le client devant le Tribunal de Grande Instance de Paris contre HSBC Banque Privée. « Non respect du devoir d’information et du devoir de conseil, commercialisation interdite de fonds, non respect du plancher de souscription, et non respect de l’obligation de diligence » énumère Maître Deniau, l’avocat du client de la victime de Madoff, via HSBC. Ce dernier demande 80.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice financier, soit la somme des montants investis (61.000 euros) et des intérêts qu’il aurait pu tirer d’un autre placement sans risques. L’affaire est en cours d’instruction. HSBC se refuse à tout commentaire. La banque s’est fendue d’une lettre informant le client que « son interlocuteur privilégié avait souhaité donner un nouvelle orientation à sa carrière ».

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/revelation-comment-hsbc-banque-privee-fourguait-du-madoff_223389.html?XTOR=EPR-175


Hmmm… toute autre religion que la religion juive risquerait d’attenter à la santé mentale de cet enfant, estime le juge ? Mais alors, également Halloween ? Noël ? Le « One Nation Under God » du serment au drapeau récité dans les écoles, la religion de la consommation ???

[Blog d’Allain Jules – 19/12/2009]

CBS: Une ordonnance de justice ordonne désormais à Joseph Reyes de tenir sa fille à distance de toute religion autre que la religion juive – à la demande de la mère divorcée de l’enfant outrée par le baptème catholique de l’enfant .

Un père de famille vivant à Chicago a été condamné par une ordonnance de justice inhabituelle : ne plus conduire sa fille dans un lieu religieux qui n’est pas juif. Après le divorce des parents, le père était allé dans une église catholique la  baptiser. Ce baptême a été considéré par l’ex épouse de Joseph Reyes comme étant un acte de malveillance.

Rebecca Reyes n’a appris le baptême de sa fille que lorsque Joseph lui a envoyé la photo de la cérémonie. Joseph Reyes nie avoir envoyé la photo par méchanceté. Il précise : “Je l’ai envoyé parce que Rebecca m’a demandé des photos”, dit-il. Quant à Mme Reyes, elle veut que sa fille soit de religion juive, et elle a précisé que son mari et elle se sont engagés à le faire, puisqu’il s’est converti au judaïsme. Le mari quant à lui nie cette version et indique que “Ce n’est pas exact” et poursuit, “Je ne vais pas dire qu’elle ment  mais … à tout le moins, elle se trompe au sujet de ma supposée conversation.”

Mais Mme Reyes accuse son ex-mari d’avoir fait une erreur en baptisant  leur fille. Dans sa requête, elle a prétendu que, s’il (Joseph) élève leur fille dans une autre religion que la juive, ceci causera un préjudice irréparable à leur fille.

Joseph estomaqué a répliqué : “Je ne voudrais pas nuire à ma fille, c’est grotesque, stupide et ridicule.”. Joel Brodsky, l’avocat de Reyes s’est dit surpris en lisant l’ordonnance. Il avait comme des vertiges presque: «J’ai failli tomber de ma chaise»[…] Je pensais que nous étions en Afghanistan en face d’un Taliban. Est-ce ça l’Amérique ? Nous avons dans notre Constitution, le Premier Amendement qui  donne droit à la liberté de religion”. Quant à dire que ça troublera la fillette, c’est d’une stupidité abyssale, a-t-il poursuivi.

Rebecca et ses avocats ont refusé de continuer à huis clos, mais ils ont fait la déclaration suivante: “Nous resterons fidèles à notre requête. Nous estimons que le juge va faire tout ce qui est le meilleur pour l’enfant”.

L’avocat  de Joseph Reyes dit qu’il va faire appel de la décision.

Source : http://cbs2chicago.com/local/Reyes.Jewish.Catholic.2.1365449.html


Il est intéressant de constater que, même pour les « colombes-réalistes » comme Arieli, il aura suffi de quelques rodomontades d’Erdogan pour que la Turquie chérie ne soit soudain plus considérée comme un allié… et il est amusant de lire son aveu (lapsus ?) par lequel il range Israël dans le camp des « pays occidentaux ». Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne de catégoriser ainsi des pays comme l’Egypte, l’Arabie ou la Lybie, qui sont pourtant bien plus à l’Ouest qu’Israël. Encore une démonstation du caractère éminement colonial et europeano-ethnocentrique qu’est la fiction sioniste. Comme le disait déjà Herzl – « un rempart de la civilisation blanche contre la barbarie orientale ».

[Colonel de réserve Shaul Arieli – Middle East Pulse – 14 décembre 2009 – Traduction par Catherine Golstein pour la Paix Maintenant]

Délicate situation pour la Jordanie

Le Colonel de réserve Shaul Arieli, est l’ancien chef de l’ « Administration de la Paix » de Ehud Barak, l’un des initiateurs de l’Initiative de Genève, représentant du Conseil pour la Paix et la Sécurité.

A la fin de la Guerre d’Indépendance – conséquence du rejet arabe du Plan de Partition – 600.000 Palestiniens sont devenus refugiés au sein d’Etats arabes, en particulier en Jordanie. Jusqu’en 1988, les Palestiniens n’étaient pas inclus dans la problématique globale, et le futur de la Cisjordanie se négociait directement entre Israël et la Jordanie. De nombreux leaders politiques israéliens à l’époque considéraient la Jordanie comme la terre des Palestiniens, et citaient la croissance de cette population palestinienne comme une validation de ce point de vue.

Suite à la Guerre des Six Jours, 250.000 Palestiniens de Cisjordanie de plus se sont relocalisés en Jordanie et, selon le Plan Alon, la Vallée du Jourdain dépeuplée a été considérée comme une partie de la zone de sécurité contre le Front Est. Le détachement de la Jordanie de la Cisjordanie en 1988 n’a pas affecté la politique des « Ponts Ouverts » et les portes ont été ouvertes encore plus grand à la signature de l’Accord de Paix de 1994 avec Israël. Depuis, cependant, la famille Hachémite a évité de défier le rôle de leader de l’OLP dans les négociations avec Israël sur le futur de la Cisjordanie, et a réitéré qu’il serait dans l’intérêt de la Jordanie d’établir un état indépendant dans les territoires occupés.

Même si Israël ne fait plus de déclarations publiques en faveur d’une terre palestinienne en Jordanie, les faits n’ont pas changé sur le terrain. Depuis l’an 2000, 250.000 Palestiniens ont émigré de la Cisjordanie vers la Jordanie, contrairement à la tendance perçue après les accords d’Oslo — à l’époque, des dizaines de milliers de visiteurs palestiniens de Jordanie avaient afflué en Cisjordanie, et y étaient restés au-delà de l’échéance de leur permis de séjour. Les Jordaniens ont réagi en refusant ou en retardant l’accession à la citoyenneté jordanienne aux Palestiniens souhaitant réunifier leur famille, de façon à réduire le nombre de réfugiés recensés en Jordanie, et espérant par là encourager leur retour en Cisjordanie après un règlement durable de la situation.

La Jordanie craint qu’en plus des pressions existantes dues à des luttes intestines, il y ait un risque que des réfugiés affluent d’Irak après le retrait des Américains, sans compter une immense dette par rapport à l’aide étrangère, et le manque critique d’eau. Le pays pourrait aussi être confronté à un afflux massif de réfugiés Palestiniens au cas où l’Autorité Palestinienne s’effondrait ou en cas d’une escalade sécuritaire comme une autre opération Plomb durci. De plus, les Jordaniens redoutent qu’Israël ne choisisse de se retirer derrière la barrière de sécurité s’il s’avérait être désavantageux de rester en Cisjordanie, ce qui provoquerait un chaos général favorisant l’immigration des Palestiniens vers l’Est.

En conséquence, le Royaume Jordanien fait preuve d’une activité intense pour promouvoir l’établissement d’un Etat Palestinien, comme l’ont montré les encouragements que le roi a envoyés à la conférence de J-Street, pressant Israël d’accepter un accord de paix sans inclure de requêtes supplémentaires, ou la suggestion de transférer au Conseil de Sécurité la responsabilité du problème palestinien. La Jordanie a même soutenu la déclaration unilatérale palestinienne de la création d’un Etat Palestinien avec des frontières temporaires.

Les supporters israéliens du « scénario optimiste » de la « terre alternative » ont totalement ignoré le risque que cela engendrerait pour Israël. Les chances que les Hachémites perdent le contrôle de la région au profit des Palestiniens sont minces, et cela ne serait possible que si l’Ouest leur retirait complètement leur soutien. Le scénario le plus probable serait que, suite à des pressions internes de plus en plus fortes, les Hachémites devraient former une coalition jordano-palestinienne laïque et musulmane, ce qui pousserait la Jordanie à se distancer progressivement d’ Israël jusqu’à la disparation de tout signe de paix. De plus, le roi serait obligé de courtiser le Hamas ouvertement, alors que cela avait été fait en secret auparavant, loin des yeux des media.

Les leaders politiques et sécuritaires Jordaniens considèrent ce scénario de coalition critique pour prévenir tensions et conflits alors que le Hamas se renforce face au blocage du processus de paix. Cette coalition pourrait  aussi pousser la Jordanie vers la Turquie et l’Iran ; Israël se trouverait alors face à un alignement régional vidé de toute influence occidentale.

http://www.israelpolicyforum.org/blog/jordanian-predicament


Un EXCELLENT article de JM – chez Libertes-Internets, on t’aime JMM !!!!

[Jean-Marc Manach – Internet Actu – 04/01/2010]

Nombreux sont ceux qui pensent que les jeunes internautes ont perdu toute notion de vie privée. Impudiques, voire exhibitionnistes, ils ne feraient plus la différence entre vie publique et vie privée. Et si, a contrario, ils ne faisaient qu’appliquer à l’internet ce que leurs grands-parents ont conquis, en terme de libertés, dans la société ?

Dans “La vie privée, un problème de vieux cons ?“, je dressais un parallèle entre la façon désinhibée qu’ont les jeunes internautes de se dévoiler sur le Net et la révolution sexuelle, et me demandais si ceux qui sont gênés par cette façon décomplexée de s’exprimer ne seraient pas un peu coincés.

Au-delà des problèmes d’inhibition des “vieux cons“, il est difficile d’aborder la question sans essayer de regarder de plus près comment, et pourquoi, les jeunes qui ont grandi avec le Net évoquent ainsi leurs vies privées dans des espaces publics. Une démarche somme toute… “rock’n roll” que n’auraient peut-être pas renié nos (grands) parents, en moins rebelle cependant.

Pour Josh Freed, célèbre éditorialiste canadien, c’est la plus importante fracture générationelle depuis des décennies, qu’il résume ainsi : d’un côté, nous avons la “génération des parents“, de l’autre, la “génération des transparents” :

L’une cherche à protéger sa vie privée de manière quasi-obsessionnelle, l’autre sait à peine ce qu’est la “vie privée“.

La génération des transparents a passé toute sa vie sur scène, depuis que leurs embryons ont été filmés par une échographie alors qu’ils n’avaient que huit semaines… de gestation. Ils adorent partager leurs expériences avec la planète entière sur MySpace, Facebook ou Twitter et pour eux, Big Brother est un reality show.

La génération des parents voit cette transparence comme un cauchemar. Elle a grandi à l’ombre de Mac Carthy et des espions de la CIA, et est plutôt paranoïaque dès qu’il s’agit de partager des données personnelles, de passer à la banque en ligne ou même d’acheter un livre sur Amazon.

zeroprivacyJosh Freed raconte ainsi qu’à peine rentré de vacances, son fils mit en ligne toutes les photos de famille, en maillot de bain, avant que sa mère, l’apprenant, ne les en retire “plus rapidement qu’un censeur du gouvernement chinois“.

Comme le souligne Elizabeth Denham, commissaire adjointe à la protection de la vie privée du Canada, habitués à être regardés, filmés, et photographiés, avant même que d’être nés, les jeunes se retrouvent aujourd’hui à “se demander si les choses se passent réellement quand personne ne les regarde“.

En 2006 déjà, danah boyd, l’une des plus fines observatrices de ce que font les jeunes sur le Net, remarquait elle aussi que les adolescents étaient d’autant plus “blasés” par la notion de vie privée, et qu’ils avaient d’autant plus de mal à percevoir les risques posés par la “société de surveillance“, qu’ils ont eux-mêmes grandi en étant constamment surveillés par ceux qui, parents et enseignants notamment, affectent, dirigent ou contrôlent directement leur vie privée ? :

Leur panoptique personnel (administré par des personnes qu’ils connaissent et voient quotidiennement) est bien plus intrusif, menaçant, direct et traumatique que ne pourraient l’être des panoptiques gouvernementaux ou contrôlés par des entreprises privées.

L’érosion de la vie privée commence à la maison, pas au niveau gouvernemental ou marchand. Et tant que nous ne trouverons pas un moyen d’offrir plus de vie privée à ces jeunes, dans leur vie intime, ils n’aspireront pas à plus de vie privée dans leurs vies publiques. (suite…)


J’ai une liste de destinataires longue comme ça…

Fumier.com, l’effet « bouze » de la Toile
[Le Monde – 06/01/2009]
Si vous recevez par la poste une boîte en bois où figure une vache affublée d’une cape de super-héros, inutile de l’ouvrir, vous êtes la cible de fumier.com (http://fumier.com/). Comme son nom l’indique, ce site venge les internautes des odieux personnages que l’on appelle parfois « fumiers ». Et ses auteurs sont installés en Franche-Comté – région que l’on sait peuplée de vaches – ne manque pas d’humour. Pour 8,50 euros, la fameuse (fumeuse ?) boîte comprend l’engrais (certifié 100 % naturel), accompagné d’un message personnalisable, emballé dans un sachet transparent. Une fois passé commande, le site l’expédie au destinataire de votre choix. Une manière insolite de régler ses comptes par exemple avec sa hiérarchie, un vieil ennemi, ou un amour déçu. Les boîtes comme le fumier sont confectionnés chez un agriculteur surnommé Roger Combotte, mascotte du site. Selon son créateur, Olivier Legrand, 40 ans, directeur artistique du Studio d’imagination, « 60 à 70 % » des clients sont de Paris ou de la région parisienne, et beaucoup ont envoyé du fumier à des ex« . Certains politiques de la région auraient passé commande pour quelques ennemis, mais le site aurait refusé.
http://fumier.com/


[Piere Mangin – Silicon.fr – 05/01/2010]

Certains avaient parlé d’une vaste plaisanterie… ou d’une opération commerciale juteuse à propos des avertissements et menaces concernant le passage à l’an 2000. Mais qui avait prédit que 2010 poserait un problème?
Certes, certains avaient beau jeu d’en rajouter, vu les énormes investissements nécessaires, et d’évoquer, entre autres sinistres, le blocage des ascenseurs ou des systèmes de verrouillage, voire des incidents dans les avions sinon les aéroports…
Dix ans après, l’Allemagne toute entière fait constater qu’il y avait bien des raisons de s’en préoccuper. Depuis ce 1er janvier 2010, près de 30 millions de cartes bancaires ne sont pas reconnues par les GAB/DAB (distributeurs de blllets bancaires) de l’autre côté du Rhin mais également à l’étranger !  C’est près d’une carte sur deux qui serait inutilisable!
Selon les premières réactions des établissements bancaires, la situation sera rétablie « d’ici quelques jours »… Voilà de quoi ternir l’image du monde bancaire en Allemagne. A la différence de la France, où la carte à puce a été très vite et massivement adoptée, l’Allemagne aura mis du temps dans les années 80 à ouvrir ses réseaux, par exemple au réseau Visa – suite à une forte domination du réseau EuroMaster.

Dans le cas présent, ce sont surtout les cartes et/ou les systèmes des caisses d’épargne qui auraient été victime de ce bug « 2010 ».  Sous la pression des politiques et des associations de consommateurs, on en saura un peu plus dans les jours qui viennent.

http://www.silicon.fr/fr/news/2010/01/06/cartes_bancaires_le_mega_bug_de_l_an_2010_frappe_l_allemagne


Merci à JLG pour les sous-titres en Français !

Une intervention remarquée de Mike Prysner, jeune vétéran de la guerre d’Irak, lors d’un récent colloque organisé par l’organisation « Vétérans d’Iraq contre la guerre » (IVAW) appelant la population à la lucidité. Celle de reconnaître qui sont les véritables instigateurs de cette guerre, de ces guerres, initiées et entretenues sur base de motifs fallacieux, au mépris de toute dignité humaine et dans l’hypocrisie générale. Mise en ligne le 01/01/2010. Sous-titrage : JLG. – www.vigli.org

[Alex Jones – InfoWars.com – via Dailymotion – avec sous-titres en Français]

Alex Jones est « borderline », mais il lève généralement les bons lièvres et pose les bonnes questions…

Merci à « hussard de la mort »‘ pour la traduction et le sous-titrage en Français…

http://www.dailymotion.com/video/xbohug_alex-jones-lattentat-manque-du-vol_news


Les chiens et les chats polluent la planète aussi bien que les voitures

[AFP – 178/12/2009]

Médor, Rex et autres Félix peuvent polluer la planète deux fois plus qu’une voiture, selon une étude insolite de chercheurs néo-zélandais, « Il est temps de manger son chien, manuel pour une vie éco-responsable« . Publiée en octobre 2009 dans la revue New Scientist, l’étude de Robert et Brenda Vale n’a pas manqué de susciter les réactions hostiles des défenseurs des animaux domestiques et de leurs propriétaires.

Elle souligne que pour nourrir Médor, un chien de taille moyenne qui mange 164 kilos de viande et 95 kilos de céréales par an, l’impact sur l’environnement correspond à une surface de 0,84 hectare. En revanche, une voiture de type 4X4 qui parcourt 10.000 kilomètres par an, si l’on tient compte de l’énergie nécessaire pour la construire et la faire rouler, a une empreinte écologique de 0,41 hectare, deux fois moins forte que celle du chien.

Interrogé par l’AFP sur la nuisance des animaux de compagnie, Roland Sarda-Esteve, spécialiste de l’environnement, affirme que « quand on a un animal ou un objet, il y a un obligatoirement un coût et une empreinte carbone ». L’ingénieur, chercheur au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, estime toutefois que « l’utilisation d’un 4X4 est plus nocive avec son impact sur le climat qu’un animal de compagnie consommateur de viande et de céréales ».

De leurs côtés, les fervents défenseurs des animaux jugent cette étude « peu sérieuse » avec des risques « d’instrumentalisation ».

« Les scientifiques aiment parfois s’amuser et là, visiblement, ils se sont amusés avec les chiffres, car on peut leur faire dire ce qu’on veut », réagit Reha Huttin, présidente de la Fondation 30 millions d’amis. (…)  Selon une étude menée en 2008 par la Sofres et la Facco (Chambre syndicale des fabricants d’aliments préparés pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers), la France est le leader européen de la possession animale. Le pays compte 7,8 millions de chiens et 10,7 millions de chats, soit 18,5 millions de spécimens sur les 60 millions d’animaux domestiques recensés.


[Gregor Seither – IES News Service – 04/01/2009]
Aux Etats-unis, autour des tables du réveillon et sur les écrans de télévision, le spectre est de retour: le terroriste basané qui va faire sauter nos avions.

Notre ancien néo-con de service, Dick Cheney, est même revenu à la télévision pour faire peur aux enfants en nous racontant l’histoire du croquemitaine Ben Laden. Selon lui, « Al Qaïda concentre tous ses efforts sur le terrorisme contre les Etats-unis. C’est leur principale motivation, frapper notre pays avec des avions. Ils y consacrent tous leurs moyens. »

Tous leurs moyens ? Alors c’est vraiment des feignants ces Al-Qaïda ! Des branquignols, incompétents notoires, au vu de leurs brillants résultats ces dix dernières années.

Mais comme le brave citoyen est un mouton sans mémoire et que les médias sont ravis de faire monter la mayonnaise, il est bon de se rappeler de quelques chiffres avant de sombrer dans l’hystérie collective et de réclamer plus de scanners dans les aéroports, plus de soldats dans les déserts et encore plus de restrictions de nos libertés :

– Ces dix dernières années, aux Etats-unis, il n’y a eu que six attentats ou tentatives d’attentat terroriste à bord d’un avion : les avions du 11 septembre, la bombe dans la chaussure de Richard Reid en 2001 et enfin la bombe dans le slip sur le vol NWA 253 en décembre dernier.

– Sur la même période, aux Etats-unis toujours, il y a eu 99 320 309 vols commerciaux qui ont atterri ou ont décollé (chiffres TSA). Si on divise par six, cela fait un attentat ou une tentative d’attentat tous les 16 553 385  envols ou atterrissages.

– Mis bout à bout, ces vols ont parcouru environ 69 415 786 000 miles nautiques (111 713 878 704 Km). Il y a donc eu environ un incident terroriste aérien aux Etats-unis tous les 11 569 297 667 miles parcourues. Cela équivaut à environ 1 459 664 fois le tour du monde, 24 218 allers-retours entre la Terre et la Lune ou deux allers-retours vers la planète Neptune.

– Si on estime une vitesse de vol moyenne de 425 miles/h (env. 600 Km/h), nos avions ont donc passé 163 331 261 d’heures en vol. Il y a donc eu environ un incident terroriste aérien aux Etats-unis toutes les 27 221 877  heures de vol. Ou si vous préferrez, un incident terroriste tous les 1 134 245 jours de vol. Ou encore, un incident terroriste toutes les 3 105 années de vol.

Il y avait un total de 674 passagers, sans compter l’équipage ou les terroristes, sur les vols où se sont produits ces incidents. Sur la même période, il y a eu 7 015 630 000 passagers de vols commerciaux aux Etats-unis.

Ces dix dernières années, un passager aérien avait donc une chance sur 10 408 947 d’être sur un vol affecté par un attentat terroriste. Par comparaison, aux Etats-unis, vous avez environ une chance sur 500 000 d’être frappé par la foudre. Je ne vois personne se mobiliser pour faire installer des paratonnerres dans tous les lieux publics.

En 2005, le « Center for Disease Control » aux USA a publié les statistiques suivantes:

  • 1 chance sur 126 de mourir d’une crise cardiaque
  • 1 chance sur 169 de mourir d’un cancer
  • 1 chance sur 400 d’avoir une malade cardiaque
  • 1 chance sur 520 d’attraper un cancer
  • 1 chance sur 1 245 de vous faire assassiner si vous viviez dans une grande ville dans les années 1990
  • 1 chance sur 2 900 de mourir dans un accident
  • 1 chance sur 7 000 de mourir dans un accident de voiture
  • 1 chance sur 9 200 de vous suicider
  • 1 chance sur 12 400 d’attraper la maladie d’Alzheimer
  • 1 chance sur 18 100 de mourir assassiné
  • 1 chance sur 21 004 de mourir du SIDA
  • 1 chance sur 43 000 d’attraper une hernie
  • 1 chance sur 88 000 de mourir dans un attentat terroriste
  • 1 chance sur 1 500 00 d’être victime d’un attentat terroriste contre un centre commercial, partant du principe qu’il y aurait un attentat par semaine et que vous consacrez deux heures par semaine à faire vos courses.
  • 1 chance sur 55 000 000 d’être victime d’une attaque terroriste contre un avion de ligne, partant du principe qu’il y aurait une attaque par mois et que vous prenez l’avion une fois par mois.

En 2002, le Bureau of Labor Statistics avait calculé que le travail le plus dangereux aux Etats-unis était celui de bucheron. Cela veut dire que, aux Etats-unis, un bucheron a 104 fois plus de chances d’être tué sur son lieu de travail que vous n’en avez de mourrir dans un attentat terroriste.  De la même manière, toujours aux USA, un ouvrier du batiment risque 25 fois plus de se faire tuer sur un chantier que vous ne risquez d’être victime d’un terroriste.

Combien d’argent l’Etat consacre t-il à la sécurité au travail des ouvriers du batiment et des bucherons ? Même pas 600 000 dollars. Combien d’argent l’Etat consacre t-il à la lutte contre les crises cardiaques ? A peine 1,5 millions de dollars. Combien d’argent l’Etat consacre t-il à la lutte contre le terrorisme ? Plus de 700 milliards de dollars… et ce n’est pas fini.

Clairement, la priorité de ce système n’est PAS de « protéger les citoyens des Etats-unis » comme le prétend Dick Cheney.


Dans un marché capitaliste où seul compte la valeur monétaire, l’argent de la drogue, du traffic humain et de la misère est un investissement comme un autre. Le cout réel d’un gramme de cocaïne est d’à peine 15 centimes. C’est la prohibition et l’immense machine répressive d’Etat autour de la « Guerre à la Drogue » qui maintiennent les prix élevés et garantit les profits des « narcos »… ainsi que les salaires de centaines de milliers de fonctionnaires, agents de police, contractuels à travers le monde… La légalisation mettrait tout ce système par terre, ruinerait les mafias et dégagerait de l’argent public pour des missions plus importantes comme la santé ou l’éducation.

Mais cela n’arrivera jamais, le système a trop besoin de la drogue comme source de revenus, comme moyen de pression et comme légitimation de la répression…

[Gregor Seither – IES News Service – 23/12/2009]
Selon Antonio Maria Costa, le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies pour le contrôle des drogues et la prévention du crime, ce sont les milliards de dollars des revenus de la drogue qui ont permis au système financier mondial de ne pas couler, au plus fort de la crise financière internationale.

Il y a environ deux ans, les services secrets et les responsables judiciaires ont commencé à multiplier les rapports indiquant que de l’argent issu de l’économie criminelle était de plus en plus fréquemment absorbé directement dans le système financier. Nous avons clairement vu dans nos études l’an dernier que, au plus fort de la crise, pour certaines banques importantes, dans certains pays, les revenus de la criminalité organisée étaient les seules liquidités disponibles en capital investissement. L’importance de ces sommes leur a permis d’éviter la faillite.

On estime les revenus du commerce de la drogue a environ 400 milliards d’Euro annuels. Selon nos recherches, la majorité de cet argent a été absorbé dans le système économique légal et a servi de pilier fondamental contre la crise.

Selon Costa, quand le ‘credit crunch’ est intervenu et que les banques n’ont pu obtenir de l’argent frais, l’argent apporté par les réseaux de revente de la drogue mais aussi par la prostitution et le racket ont été le ballon d’air qui a permis a certaines banques de ne pas couler.

Les prêts interbancaires ont été financés par les revenus de la vente de drogue et autres activités illégales. Il y a clairement des signes qui nous montrent que certaines banques ont été sauvées par cet argent.

Costa refuse de donner des détails quand aux banques et aux pays dont l’économie a profité de cet argent étant donné que son agence a pour mission d’étudier le problème et non pas de distribuer les bons et mauvais points. Mais il confirme que les 400 milliards d’Euro de l’argent du crime ont bien été lessivés par le système financier et font désormais partie de l’économie globale.

Normalement les gangs planquent leur argent en liquide ou bien sur des comptes off-shore. Mais, dans la dernière moitié de 2008, le principal problème des banques était de trouver des liquidités pour couvrir leurs investissements et la question du capital liquide est devenu fondamentale pour elles. Elles ne se sont donc pas montrées trop regardantes quand à l’origine des sommes qu’on leur apportait. Aujourd’hui cet argent a été léssivé.


[Le Monde  – 05/01/2010]
Le kamikaze responsable de la mort, le 30 décembre, de 7 agents de la CIA dans la province afghane de Khost serait en fait un agent double de nationalité jordanienne, ayant réussi à gagner la confiance des services secrets américains. Le NYT (http://www.nytimes.com/2010/01/05/world/asia/05cia.html?ref=global-home) évoque un homme identifié par les autorités jordaniennes comme « un informateur potentiellement intéressant », ce qui explique pourquoi il ne faisait pas l’objet d’une surveillance particulière.

Engagé pour aider les Américains à infiltrer Al-Qaida, écrit The Guardian (http://www.guardian.co.uk/world/2010/jan/04/afghanistan-cia-bomber-triple-agent), le kamikaze participait à la localisation d’Ayman Al-Zawahiri, un proche de Ben Laden. Le WSJ (http://online.wsj.com/article/SB126264256099215443.html) rapporte par ailleurs que l’attaque aurait été perpétrée avec le soutien du réseau Haqqani, une organisation responsable de plusieurs attentats dans la province de Khost. Le journal ajoute qu’Al-Qaida a déjà essayé d’infiltrer des agents doubles, mais n’y est que rarement parvenu.

Les défaillances du renseignement américain pourraient conduire à un changement de stratégie sur place, explique le LA Times (http://www.latimes.com/news/la-fg-afghan-intel5-2010jan05,0,1277282.story), avec notamment un élargissement de la collecte d’informations.


Le gouvernement Yéménite est l’ami de Washington, il n’objectera donc pas à quelques actions militaires spectaculaires contre les « bases d’Al-Qaïda ». Après l’attentat bidon de Detroit, cela va légitimer les autres guerres qui sont devenues de bourbiers… les « méchants » veulent faire sauter nos avions, alors vite faut envoyer encore plus de soldats pour casser la gueule aux bougnouls…

Exactement comme dans les années 1970, quand la lassitude vis à vis de la guerre du Vietnam dans l’opinion US, a poussé Kissinger et McNamara a ouvrir de nouveaux fronts au Laos, au Cambodge… avec le résultat qu’on connaît.

« Au Yémen, le terrorisme n’est pas le principal problème »

[Laurent Bonnefoy – interv. Claire Ané – Le Monde – 04/01/2010]

L’auteur de l’attentat manqué lors d’un vol Amsterdam-Détroit le 25 décembre, Omar Faouk Abdulmutallab, a obtenu les explosifs d’Al-Qaida au Yémen. Laurent Bonnefoy, chercheur associé à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman, évoque l’histoire et le poids du mouvement islamiste dans ce pays de la péninsule arabique.

Le mouvement islamiste est-il présent depuis longtemps au Yémen ?

L’histoire de l’islamisme y est ancienne et particulière : le parti politique islamiste Al-Islah a participé au gouvernement de coalition de 1993 à 1997. Les « arabes afghans », Yéménites et autres, qui avaient participé à la guerre contre l’URSS en Afghanistan, ont été accueillis en héros. Ils sont notamment entrés dans l’armée et l’administration, ou ont reçu des aides pour leur réinsertion. Cette logique d’intégration a permis à l’Etat yéménite de ne pas être pris pour cible.

Cet équilibre a été progressivement rompu suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis : le gouvernement s’est aligné sur la lutte contre le terrorisme. La répression, comme le succès de la guérilla islamiste lors de la guerre en Irak, ont encouragé l’émergence d’une nouvelle génération de militants, plus radicaux, dans la mouvance d’Al-Qaida.

Comment Al-Qaida s’est-il renforcé depuis ?

Le pays est instable, en raisons de problèmes économiques et sociaux. Les militants islamistes ont noué des alliances, notamment matrimoniales, avec les tribus qui dominent encore certaines régions. L’Etat est également moins présent dans le Nord, où la rébellion des houthistes a débuté en 2004 (il s’agit d’un mouvement de défense de la minorité chiite zaydite); le régime de Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, est aussi fragilisé dans le Sud, dont une partie de la population remet en cause l’unité des deux Etats du Yémen négociée en 1990.

Al-Qaida au Yémen s’est dans le même temps professionnalisé, grâce à l’expérience irakienne et aux militants chassés d’Arabie saoudite par une lutte antiterroriste qui s’est révélée efficace. Le mouvement profite aussi de la relative ouverture aux étrangers, dont certains sont venus étudier l’arabe ou l’islam dans les nombreux instituts de ce pays jugé plus authentique que ceux du Golfe et où l’Etat est sans doute moins à même de contrôler efficacement ces individus. Des radicaux figurent parmi eux : il y eut le « taliban américain » John Walker Lindh et, tout récemment, le Nigérian Omar Farouk Abdulmutallab, auteur de l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit.

Peut-on évaluer le poids d’Al-Qaida au Yémen ?

Non. Il n’y a pas forcément beaucoup de camps d’entraînement à proprement parler. Mais le Yémen est une société guerrière où les armes font partie du quotidien de bien des tribus. Et tout n’est pas centralisé : dans un pays où le sentiment antiaméricain reste fort, il est possible de trouver des appuis parmi les tribus pour monter des opérations armées. Reste que le degré de violence n’est en rien comparable à celui que connaît le Pakistan. Les attentats ont fait une soixantaine de morts depuis 2001.

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne viennent d’annoncer une hausse de leurs aides pour lutter contre le terrorisme…

Washington fait depuis longtemps pression pour que Sanaa accentue sa répression, pas toujours flagrante : les 23 responsables d’Al-Qaida qui se sont évadés en 2006 semblent ainsi avoir bénéficié de complicités à l’intérieur de la prison… Les aides promises satisfont le gouvernement sur le court terme, mais elles vont contribuer à le rendre de plus en plus illégitime, avec le risque de déstabiliser le pays tout entier. Les Yéménites apprécient déjà peu que les Etats-Unis aient aidé aux bombardements des 17 et le 24 décembre contre des camps présumés d’Al-Qaida pour la péninsule arabique, qui ont tué de nombreux civils. Alors qu’Al-Qaida a lui réorienté sa stratégie après le rejet suscité par son attentat de septembre 2008 contre l’ambassade américaine à Sanaa, qui n’avait tué que des musulmans. Depuis, ses attaques ciblent les seules forces de sécurité et les responsables politiques.

Les Britanniques proposent une conférence internationale sur le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique. Est-ce une piste efficace ?

On voit bien qu’il faut prendre en compte la diversité des crises qui ont créé un foyer propice au développement des groupes armés, et aider au développement sur le long terme. Le terrorisme n’est pas le principal problème. Le seul conflit dans le nord du pays aurait fait quelque 10 000 morts. Se pose par ailleurs la question de la raréfaction des ressources en eau, du chômage et d’une croissance démographique parmi les plus élevées au monde. Ces problèmes exigent sans doute une augmentation de l’aide internationale mais celle-ci doit être moins marquée par un objectif strictement sécuritaire que par une prise en compte globale des défis du Yémen.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/01/04/au-yemen-le-terrorisme-n-est-pas-le-principal-probleme_1287433_3218.html


Une conférence fondamentale de Timothy Snyder, au colloque « european histories » de Vilnius, en Juillet 2009

[Timothy Snyder – Eurozine – 25/06/2009]

Holocaust: The ignored reality

If we concentrate on Auschwitz and the Gulag – generally taken to be adequate or even final symbols of the evil of mass slaughter – we fail to notice that over a period of twelve years, between 1933 and 1944, some 12 million victims of Nazi and Soviet mass killing policies perished in a particular region of Europe, one defined more or less by today’s Belarus, Ukraine, Poland, Lithuania, and Latvia.

Though Europe thrives, its writers and politicians are preoccupied with death. The mass killings of European civilians during the 1930s and 1940s are the reference of today’s confused discussions of memory, and the touchstone of whatever common ethics Europeans may share. The bureaucracies of Nazi Germany and the Soviet Union turned individual lives into mass death, particular humans into quotas of those to be killed. The Soviets hid their mass shootings in dark woods and falsified the records of regions in which they had starved people to death; the Germans had slave labourers dig up the bodies of their Jewish victims and burn them on giant grates. Historians must, as best we can, cast light into these shadows and account for these people. This we have not done. Auschwitz, generally taken to be an adequate or even a final symbol of the evil of mass killing, is in fact only the beginning of knowledge, a hint of the true reckoning with the past still to come.

The very reasons that we know something about Auschwitz warp our understanding of the Holocaust: we know about Auschwitz because there were survivors, and there were survivors because Auschwitz was a labour camp as well as a death factory. These survivors were largely western European Jews, because Auschwitz is where western European Jews were usually sent. After World War II, western European Jewish survivors were free to write and publish as they liked, whereas eastern European Jewish survivors, if caught behind the Iron Curtain, could not. In the West, memoirs of the Holocaust could (although very slowly) enter into historical writing and public consciousness.

This form of survivors’ history, of which the works of Primo Levi are the most famous example, only inadequately captures the reality of the mass killing. The Diary of Anne Frank concerns assimilated European Jewish communities, the Dutch and German, whose tragedy, though horrible, was a very small part of the Holocaust. By 1943 and 1944, when most of the killing of western European Jews took place, the Holocaust was in considerable measure complete. Two thirds of the Jews who would be killed during the war were already dead by the end of 1942. The main victims, the Polish and Soviet Jews, had been killed by bullets fired over death pits or by carbon monoxide from internal combustion engines pumped into gas chambers at Treblinka, Bełzec, and Sobibor in occupied Poland.

Auschwitz as symbol of the Holocaust excludes those who were at the centre of the historical event. The largest group of Holocaust victims – religiously Orthodox and Yiddish-speaking Jews of Poland, or, in the slightly contemptuous German term, Ostjuden – were culturally alien from western Europeans, including western European Jews. To some degree, they continue to be marginalized from the memory of the Holocaust. The death facility Auschwitz-Birkenau was constructed on territories that are today in Poland, although at the time they were part of the German Reich. Auschwitz is thus associated with today’s Poland by anyone who visits, yet relatively few Polish Jews and almost no Soviet Jews died there. The two largest groups of victims are nearly missing from the memorial symbol. (suite…)


Un spectre hante l’Europe :Le mythe renaissant de l’islam conquérant
[Sami Amghar et Patrick Haenni – Le Monde Diplomatique – Janvier 2010]

Le « non » à la construction de minarets qui l’a largement emporté en Suisse, lors de la votation populaire organisée le 29 novembre dernier, a mis le pays en état de choc en même temps qu’il suscitait consternation et colère tant en Europe que dans le monde musulman. Ni la xénophobie ni la poussée de l’extrême droite n’expliquent un tel résultat (les 57 % de votants antiminarets dépassent largement la clientèle traditionnelle de la droite dure à l’initiative du référendum). Elles ne permettent pas davantage de comprendre les actuelles crispations organisées par le gouvernement français sur l’identité nationale ou les interminables polémiques autour de la burqa. Au-delà de sa dimension internationale, avec le thème récurrent du « terrorisme islamiste » et du nouveau « péril vert » qui aurait remplacé le « péril communiste », le débat porte aussi sur la place en Europe de la religion musulmane — toujours plus détachée du thème de l’immigration. Il a pour fondement la peur irrationnelle d’un islam conquérant qui s’appuierait sur un projet militant, sur une progression de la foi et sur la démographie.

Une question agite l’Europe : l’islam est-il par essence expansionniste et conquérant ? Oui, clament, en Suisse, les initiateurs du référendum contre l’édification de minarets, en s’appuyant sur les écrits d’un nouveau courant critique de l’islam . Cet expansionnisme serait sous-tendu par une volonté d’hégémonie politique imputée tantôt à la nature même de l’« idéologie islamique » (nataliste, prosélyte et envahissante), tantôt aux stratégies de certains de ses acteurs (les « islamistes » et leurs « projets » ). M. Youssouf Al-Qaradawi, le plus populaire des cheikhs sunnites modérés, semble leur donner raison quand, dans son émission phare sur Al-Jazira, « La charia et la vie », consacrée le 6 décembre 2009 au vote suisse, il assure que la conquête aura lieu et que tous les êtres humains se retrouveront unis par la parole de Dieu.

Les interrogations sur l’islam ont leur part de légitimité : après tout — comme le christianisme —, il se proclame salut pour l’humanité et message scellant l’histoire des prophéties. Mais, au fond, que signifie concrètement un expansionnisme religieux ? D’un point de vue sociologique, il peut s’appuyer soit sur une démarche militante (politique, propagandiste ou militaire), soit sur le développement de la religiosité (le retour à la foi ou les conversions), soit sur la démographie (lire « Avortement sociologique d’un “baby-boom” »).

En Europe, ce sont les Frères musulmans et l’organisation turque Milli Görüs qui portent un projet politique. Dépositaires d’un imaginaire non seulement universaliste (l’islam représente une religion pour tous) mais à visée de domination (l’objectif de « guider le monde » que s’assignait Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans), ils veulent la création d’un Etat islamique. Pourtant, ils ne se sont pas réfugiés en Europe, à partir des années 1950, pour cette raison, mais parce qu’elle leur offrait une base arrière, un sanctuaire, dans le cadre des combats qu’ils menaient en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Et l’installation durable de populations musulmanes (…)

Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique actuellement en kiosques.

Sami Amghar : doctorant en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris.
Patrick Haenni : Chargé de recherche à la Fondation Religioscope, directeur, avec Stéphane Lathion, de l’ouvrage Les Minarets de la discorde. Eclairage sur un débat suisse et européen (Infolio, Paris, 2009).

Voir aussi

Avortement sociologique d’un « baby-boom », par Sami Amghar et Patrick Haenni


Soit Haskell raconte n’importe quoi pour se faire mousser, soit on est encore une fois en présence de questions ouvertes auquelles on ne nous répondra que « no comment ». C’est qui cet « homme bien habillé » ? Et comment peut il croire que l’on va laisser embarquer quelqu’un sans passeport dans un aéroport Post-911 ? Soit les Al-Qaïda sont de plus en plus cons – en tout cas, Abdulmutallab n’a pas l’air d’une flèche – ou alors on est encore une fois devant une grosse intox…

[Ayad Singh – Detroit Free Press Register – 26/12/2009]

Kurt et Lori Haskell, qui dirigent un cabinet d’avocats à Taylor, dans le Michigan, étaient à bord du vol NWA 253 dans lequel Umar Farouk Abdulmutallab a tenté de commettre un attentat terroriste. Ils revenaient d’un voyage safari en Ouganda et attendaient l’embarquement du vol à l’aéroport d’Amsterdam. C’est à ce moment là qu’ils ont remarqué quelque chose de bizarre qu’ils ont raconté à la chaine de télévision MLive :

Nous étions assis par terre près du comptoir d’embarquement quand nous avons vu un homme d’apparence indienne, très bien habillé, en costume cravate de marque, se rendre au comptoir. Il était accompagné d’un autre homme, habillé de manière plus ordinaire, presque misérable. Ce n’est qu’après l’attentat que j’ai reconnu cet homme comme étant Mutallab. L’indien en costard-cravate c’est adressé à l’hôtesse et lui a demandé si l’homme qui était avec lui pouvait embarquer alors qu’il n’avait pas de passeport. Il a dit à la dame : Il est du Soudan. On fait ça tout le temps.

Abdulmutallab est du Nigéria et Haskell pense que l’homme de type Indien tentait d’apitoyer l’hôtesse en le faisant passer pour un réfugié Soudanais. L’agente a renvoyé l’homme bien habillé ainsi que Abdulmutallab vers son supérieur, dans un bureau plus loin dans le hall et Haskell n’a pas revu le terroriste jusqu’à ce que celui-ci tente d’allumer une mixture explosive dans l’avion.

Le vol s’était déroulé sans encombres, on arrivait dans pas longtemps, et j’ai entendu un des steward dire qu’il sentait une odeur de brulé. Il y a eu une agitation quelques sièges devant nous et je suis allé voir. C’est là que j’ai vu les flammes, ça brulait pas mal, ça touchait le plafond au dessus du siège.

Le terroriste était tout fluet et menu, on aurait dit un adolescent. Il avait l’air complètement hébété et ne s’est pas défendu quand deux ou trois passagers lui ont sauté dessus. Ca n’a pas duré plus de 30 secondes avant qu’il soit à terre et maitrisé par les steward. Il n’y a pas eu bagarre du tout. Les mecs l’ont attrapé et l’ont traîné au fond de l’avion. Puis le pilote est venu voir et il a dit qu’on allait faire un atterrissage d’urgence. Le pilote avait l’air très nerveux.

Ce n’est que lorsque les agents du FBI, après l’atterrissage ont emmené Abdulmutallab qu’il a reconnu l’homme qui avait tenté d’embarquer sans passeport, à l’aide d’un complice, à Amsterdam. Les services de police néerlandais ont déclaré que Abdulmutallab était en possession d’un passeport valide ainsi que d’un Visa pour les Etats-unis en bonne et due forme.



Un documentaire qui explore les arcanes de la finance internationale… une vraie claque ! A regarder et à faire regarder.



Un témoignage percutant du Vétéran d’Irak – Mike Prysner… à voir.

« Notre ennemi ne se trouve pas à 10 000 Km d’ici, il est ici, chez nous, il se nomme racisme, exploitation, avidité capitaliste, profiteurs de guerre. C’est contre lui que nous devons nous unir, pas contre un ennemi fantôme que l’on a fabriqué pour nous faire tenir tranquilles… »


[Gregor Seither – IES News Service – 04/01/2010]

Ca n’a pas traîné. Pas moins de 40 minutes après que les médias aient commencé à parler de la tentative d’attentat contre un vol KLM, le lobby sécuritaire était déjà dans les fenestrons à dire qu’il fallait installer encore plus de dispositifs de sécurité dans les aéroports et les lieux publics.

Tout le monde vous parle de ces nouveaux « scanners déshabillants » qu’il va falloir installer dans tous les aéroports (90 000 Euros l’unité, tout de même, un super Papa Noël du Nigéria pour les boites de sécurité comme celle d’Alain Bauer)…. mais – comme l’a démontré l’étude menée par le gouvernement anglais (voir article du Independent du 03/01/2010 ) – qui parle carrément de « l’arnaque des scanners déshabillants » – ces scanners n’auraient pas détecté les poches de poudre inflammable que le jeune Nigerian portait sur lui.

Aux Etats-Unis, en Allemagne et en Grande-Bretagne, les personnes et organisations qui s’opposent à ces scanners couteux et inutiles sont vilipendées comme « idiots utiles du terrorisme »… les thuriféraires de la sécurité diront-ils la même chose quand la lutte anti-terroriste nécessitera la fouille corporelle intégrale, y compris l’inspection des orifices rectaux et vaginaux ?

Jugez par vous même:

1. Depuis que Richard Reid a tenté de faire sauter une bombe avec des explosifs cachés dans ses chaussures, les services de sécurité demandent aux passagers d’ôter leurs chaussures. Quand les experts en sécurité ont fait remarquer que cette procédure était inefficace et « imbécile » (silly security), les lobbies sécuritaires l’ont défendue en disant que cela permettrait d’éviter un nouvel attentat du type de celui planifié par Reid.

2. Maintenant qu’une personne dérangée mentale a tenté de faire sauter un avion avec des produits inflammables planqués dans son slip, le lobby sécuritaire ainsi qu’une partie des médias, se démène pour obliger les aéroports à passer chaque passager d’un avion dans un « scanner déshabillant » – aux Etats-unis, cela représente près de 3 000 000 personnes par jour, impliquant des délais de trois heures avant chaque embarquement. Quand l’ACLU et des députés du Congrès s’opposent à cette mesure, les sécuritaires argumentent que nous devons, sans rechigner, accepter de nous dénuder devant un agent de sécurité afin d’éviter un nouvel attentat du type de celui planifié par Muttalab dans le vol Amsterdam-Detroit.

3. Comme l’a montré l’étude britannique, ces scanners sont loin de nous protéger contre d’autres attaques de type Muttalab… mais admettons que les terroristes croient à leur efficacité. Quelle sera leur prochaine méthode ? Ils cacheront des explosifs dans leurs cavités corporelles. Al Qaïda a déjà expérimenté cette méthode en septembre dernier, en Arabie Saoudite, quand un kamikaze a tenté d’assassiner un prince Saoud en se faisant sauter à l’aide de 800 grammes d’explosifs et un détonateur qu’il s’était fourrés dans l’anus et le bas intestin.

On peut donc en déduire que, la prochaine fois qu’un terroriste tentera de faire sauter un avion avec cette technique, tous les sécuritaires habituels déclareront que nous devons renoncer à notre dignité et vie privée afin de prévenir une attaque de ce genre. En gros, on vous demandera de baisser votre culotte, un agent vous fourrera l’index dans le cul et/ou le vagin et vous demandera de tousser. Vous n’êtes pas d’accord ? C’est que vous êtes un naif, idiot utile des terroristes.


[Gregor Seither – IES News Service – 01/01/2010]

Ces derniers mois, l’opinion publique occidentale commençait à fatiguer un peu de la rengaine sécuritaire et des grelots de la peur que nos politiques et médias nous agitent à tout bout de champ… même aux Etats-Unis on rechigne à lancer encore plus d’hommes et d’argent dans une guerre en Irak et en Afghanistan qui a déjà couté 700 milliards au contribuable… et dont tous les stratèges militaires disent qu’elle est perdue.

Il a donc fallu organiser une opération d’agit-prop – menée conjointement par Al-Qaïda et la CIA à l’occasion des fêtes  –  afin de bien nous rappeler qu’il faut continuer à mettre des sous dans le business sécuritaire et augmenter les budgets militaires de la « Guerre contre le Terrorisme ». Succès total : refilez trois sachets de produits chimiques à un illuminé, laissez le monter à bord d’un avion et provoquer une petite panique (évitez surtout que la presse s’interroge sur les chances qu’avait cette mixture de provoquer autre chose qu’un dégagement de fumée dans l’avion)…et hop, toutes les barrières mentales se remettent en place et tout le monde de gloser sur la dangerosité du terrorisme.

Dangerosité ? Si vous comptez le coup de folie  meurtrier du psychologue de Ft. Hoot comme une attaque « terroriste » (chose que même le FBI se refuse à faire), alors, en 2009, 16 personnes sont mortes aux Etats-Unis des suites d’un acte terroriste. Les trois autres morts sont les victimes de l’attaque du bureau de recrutement militaire à Little Rock (Arkansas) ainsi que l’attentat commis au Musée de l’Holocauste et l’assasinat du Docteur George Tiller. Ces deux derniers attentats terroristes sont d’ailleurs l’oeuvre de l’extrème droite et des fanatiques chrétiens.

Causes de mortalité en 2009

Causes de mortalité en 2009

(Source du graphique: Firedoglake)

Par contre, la même année, près de 50 000 citoyens des Etats-Unis sont morts par manque de soins médicaux étant donné qu’ils n’avaient pas d’assurance santé tandis que 600 personnes sont mortes des suites d’intoxication alimentaire (salmonellose) à cause des coupes budgétaires dans les agences des services sanitaires.

Quand il s’agit de boucher le trou de la Sécu ou de mettre en place (comme aux USA) une couverture médicale publique, les thuriféraires capitalistes secouent la tête et nous disent « une telle charge financière est insupportable pour le contribuable ». Par contre quand il s’agit d’aller faire « La Guerre contre le Terrorisme » dans des pays lointains, personne ne trouve à y redire et les budgets astronomiques sont validés sans moufter.

Au vu de la faible mortalité engendrée par le terrorisme – quand est-ce qu’on va se décider à investir 700 milliards de dollars dans la santé publique ? Ou bien dans une « Guerre contre la Salmonellose », bien plus meurtrière pour les américains que deux ou trois tarés barbus dans les montagnes afghanes ?