août 2007



Hier soir, jeudi, un avion cargo militaire US faisant la liason Bagdad (Irak) – Amman (Jordanie) et qui transportait quatre sénateurs et députés états-uniens a du lâcher des leurres et faire des manoeuvres d’évasion pour échapper à des coups de feu et des missiles sol-air tirés depuis le sol.

“Nous avons eu très peur” raconte le Sénateur Mel Martinez (R-Floride). Les autres Sénateurs étaient Richard C. Shelby (R-Alabama), James Inhofe (R-Oklahoma) et le député Robert E. “Bud” Cramer (Démocrate de droite, Alabama).

Malgré cette attaque contre leur avion, les quatre élus ont réaffirmé leur soutien à la politique d’escalade militaire du Président Bush, “car elle a contribué à stabiliser la situation en Irak“.

A ce stade, ce n’est plus de l’analyse politique, c’est de la Foi religieuse.


Les lois Pasqua et Sarkozy (que la gauche au pouvoir ne prit jamais la peine d’abroger) font des émules chez les Belges…

[La Libre Belgique – 31/08/2007]
La Belgique leur dénie subitement la nationalité belge qu’ils possédaient depuis quarante ans. Un imbroglio juridique qui masque, depuis neuf mois, un cafouillage diplomatique. Où Ubu et Kafka croisent les Marx Brothers.

On peut être belge depuis quarante ans et se réveiller un beau matin dans la peau d’un Chinois. C’est la mésaventure qui arrive aux deux plus jeunes des quatre enfants de Pierre Ryckmans, alias Simon Leys : des jumeaux, Marc et Louis, nés à Hong Kong, le 19 octobre 1967. Ainsi résumée, l’affaire a tout d’un gag, d’une méprise tellement grossière, nous confie le sinologue belge, qu’on se dit « que le problème sera résolu en quelques minutes dans un grand éclat de rire ». Il n’en est rien.

Depuis neuf mois, les Ryckmans sont empêtrés dans un cauchemar bureaucratique qui ne fait plus rire personne. Une erreur administrative ancienne, l’excès de zèle d’une diplomate à Canberra, une lecture biscornue des lois belges et chinoises, la vanité blessée de quelques fonctionnaires, tels sont les ingrédients d’une pièce médiocre qui hésite entre Ubu, Kafka et les Marx Brothers. Avec pour enjeu le renouvellement de deux passeports, pour conséquence la création de deux apatrides, et pour morale les rapports du citoyen avec une administration qui prétend être un « service public ».

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=367371


Si vous lisez l’anglais et que vous bossez dans le IT (pléonasme) alors je vous recommande cet interview d’un ancien Développeur Senior chez Google qui travaille maintenant chez Microsoft et a qui la DRH a demandé de comparer l’environnement de travail dans les deux entreprises.

Outre des informations intéressantes sur comment cela se passe vraiment chez Google, les conseils de XY sur l’amélioration de la productivité dans une entreprise IT sont intéressants : j’aime particulièrement le concept de « Tech Stop » développé par Google. Ayant été admin ou pseudo-admin à plusieurs reprises, je vois tout à fait l’intérêt d’une telle organisation pour la fluidité du travail.

Many of you were asking for the feedback I received from my interview with the former Google employee I hired into ABC Development as a Sr.SDE. Here it is. This candidate is also a former MS employee who left the company and founded a “Start-up” called XYZ. XYZ was purchased by Google and he was hired on as a Senior Software Engineer II / Technical Lead. Here is his take on Google’s environment as well as areas Microsoft should consider improving in order to be more competitive.

http://no2google.wordpress.com/


CEUX QUI DÉNONCENT LES MALVERSATIONS ET LA CORRUPTION EN IRAK
SONT JETÉS EN PRISON PAR LE RÉGIME BUSH ET SES COPAINS PROFITEURS DE GUERRE
[MSBNC 29/08/07 – IES News Service]
L’un(e) après l’autre, les hommes et femmes au sein de l’Armée US en Irak qui ont osé dénoncer la corruption et les malversations qui émaillent la reconstruction de l’Irak ont été calomniés, réprimandés, mis à la porte, dégradés… ou pire encore.

Intendant de la Marine US, stationné en Irak, Donald Vance avait mis à jour un trafic d’armes dans son unité. Il l’avait dénoncé aux autorités… qui s’étaient empressés de le jeter en prison et de le soumettre à la torture pour avoir « sali l’Armée ».

Certains jours, quand je me roulais en boule sur le sol de béton froid de ma cellule solitaire, avec la musique violente qui me tombait dessus nuit et jour et mes « camarades soldats » qui m’hurlaient dans les oreilles et me donnaient des coups de pieds… je me disais que j’aurais mieux fait de fermer ma gueule et oublier mes valeurs d’honnêteté et de bonne gestion.

Il pensait faire son métier d’intendant quand il avait dénoncé, d’abord à sa hiérarchie, puis, ne voyant rien changer, au FBI, les trafics de fusils mitrailleurs, de mines anti-char et de mortiers qui se déroulaient sous ses yeux. (suite…)


Le Général Wesley Clark, ancien candidat Démocrate aux primaires de 2004, revient dans son ouvrage sur les plans établis par le Pentagone, quelques jours après les attentats du 11 septembre. A la demande de Rumsfeld, l’Etat Major travaillait aux changements de régime en Irak, Syrie, Liban, Soudan, Somalie, Lybie, Iran. ll en avait déjà parlé avec Amy Goodman, sur Democracy Now, au début de l’année 2007.

Wesley Clark : (…) je me suis rendu au Pentagone juste après le 11 septembre 2001, à peu près 10 jours après. J’ai vu le secrétaire à la Défense Rumsfeld et sont adjoint Wolfowitz. J’ai descendu les marches, juste pour saluer les membres de l’Etat major qui avaient travaillé avec moi, et l’un des généraux m’a dit :

Gl : Monsieur, venez avec moi, que nous parlions un instant.

Clark : Mais, vous êtes très occupé

Gl : Non, non.

Et il poursuit : Nous avons décidé d’entrer en guerre contre l’Irak.

Nous étions le 20 septembre.

Clark : Nous allons entrer en guerre contre l’Irak ! Pourquoi ?

Gl : Je ne sais pas. J’imagine qu’ils ne savent pas quoi faire d’autre.

Clark : Ont-ils trouvé des informations reliant Saddam et Al Quaeda ?

Gl : Non, il n’y rien dans cette direction. Ils ont juste décidé de faire la guerre à l’Irak. Je crois que c’est parce que nous ne savons pas quoi faire contre les terroristes, mais nous avons une bonne armée et nous pouvons renverser les gouvernements. Je crois que quand le seul outil dont vous disposez est un marteau, tout les problèmes doivent prendre la forme d’un clou.

(suite…)


[IES NEWS SERVICE – Agence France Presse – 27/08/07]
En Papouasie Nouvelle-Guinée, certains malades du SIDA sont enterrés vivants par leur famille qui ne peut les prendre en charge et a peur de contracter la maladie.

Margaret Marabe, infirmière en Papouasie et membre de l’ONG « Igat Hope » a déclaré, au retour d’une mission de 5 mois dans la province montagneuse des Highlands avoir vu au moins 5 personnes enterrées dans une fosse alors qu’elles respiraient encore. « L’un des malades, trop faible pour se libérer, appelait encore ‘Maman, maman’ alors qu’on lui jetait de la terre sur le visage. Un autre jour j’ai vu un de mes propres cousins être ainsi enterré vivant. »

« J’ai demandé aux gens du village pourquoi ils faisaient cela et on m’a répondu que si on les laissait vivre, s’ils habitaient avec les gens du villages, utilisaient les mêmes calebasses, ils risquaient de communiquer leur maladie aux autres ». La pratique est apparemment courante, les autorités villageoises ne faisant pas mystère du fait que c’est ainsi que le traite couramment les personnes soupçonnées d’être porteuses du virus du SIDA.

http://news.yahoo.com/s/afp/20070827/hl_afp/healthaidspng_070827162603;_ylt=AtJ2WIPlZ2stwCryrhFPpymJOrgf


LES AGRO-CARBURANTS CONTRIBUENT PLUS A LA FAMINE QUE LES CATASTROPHES NATURELLES ET LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
[The Guardian – 29/08/07 – Trad. Grégoire Seither]
Des terres agricoles qui étaient jusqu’ici utilisées pour faire pousser des aliments sont de plus en plus converties pour la production d’agro-carburants. Cela permet de lutter contre le réchauffement climatique (les agro-carburants génèrent moins de gaz à effet de serre que les carburants fossiles) mais a surtout pour effet de faire grimper les prix des aliments à travers le monde et à aggraver encore la famine dans certains pays pauvres. D’un côté vous avez quelques pays riches qui ont les moyens de payer pour acheter de l’éthanol et de l’autre vous avez des millions de pauvres qui n’ont plus accès aux terres agricoles pour faire pousser leur alimentation. Le résultat est une catastrophe humanitaire qui se développe sous nos yeux…

(suite…)

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