octobre 2013



[Le Monde.fr | 13.10.2013 ]

Au moment où Facebook annonce supprimer la fonctionnalité qui permettait à ses utilisateurs de ne pas apparaître dans les résultats de recherche du réseau social,Google a annoncé de son côté, vendredi 11 octobre, qu’il allait commencer àutiliser dans des publicités les photos des membres de son réseau social Google+ et les marques ou endroits qu’ils disent aimer avec le bouton « +1 ».

Le géant d’Internet a fait valoir que « des recommandations de personnes qu’on connaît peuvent vraiment aider ». Une pratique déjà adoptée par Facebook. Google a précisé que les utilisateurs pourraient choisir de désactiver cette fonctionnalité, et que ce serait automatiquement le cas pour les moins de 18 ans.

Le site Internet Tech Crunch explique comment faire pour que la photo de son profil sur Google + n’apparaisse pas dans les publicités.

Il suffit de se rendre sur ce lien, une fois logué sur son compte Google. Ensuite, il suffit de s’assurer que l’option située en bas de page –« Based upon my activity, Google may show my name and profile photo in shared endorsements that appear in ads »  – est bien décochée.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/10/13/comment-faire-pour-que-ma-photo-google-n-apparaisse-pas-dans-des-pubs_3494856_651865.html

 

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[Greg Palast – Vice Magazine – 22 Aout 2013  – révisé Septembre 2013 – Trad. Grégoire Seither – IES News Service]

Le Mémo 'End Game" de Larry SummersQuand un petit oiseau est entré par la fenêtre pour déposer sur mon bureau le Mémorandum « Partie décisive (End Game) », son contenu était tellement explosif, tellement tordu et malveillant, que je n’arrivais pas à croire que ce soit vrai.

Ce mémo est la confirmation de tous les phantasmes des obsédés de la conspiration : il prouve que, à la fin des années 1990, les hauts responsables du Trésor américain ont secrètement conspiré avec une petite cabale de gros bonnets de la finance pour totalement démanteler les mécanismes de régulation financière à travers la planète.

Aujourd’hui, quand vous voyez le résultat, 26,3 % de chômage en Espagne, le désespoir et la faim en Grèce, les émeutes en Indonésie et la ville de Detroit en faillite… toutes les pistes remontent à ce mémorandum « End Game » (Partie décisive), elle est la genèse de tout ce sang et ces larmes.

Le fonctionnaire du Trésor américain qui a organisé en secret cette partie décisive avec les gros bonnets de la banque était Larry Summers.

Larry Summers était le premier choix de Barack Obama pour devenir le président de la Réserve fédérale américaine, qui joue d’une certaine manière le rôle de banque centrale de la planète. (NdT. Suite aux pressions de l’opinion publique y compris au sein du Parti Démocrate, Obama a du reculer et abandonner la candidature de Larry Summers) Si cette note confidentielle est authentique, alors Summers ne devrait pas être assis dans le fauteuil de Président de la Fed, il devrait être enfermé pour un bon bout de temps dans un sombre donjon, réservé aux aliénés criminels du monde de la finance.

Or il s’avère que ce Mémorandum est parfaitement authentique (original PDF ici).

J’ai du prendre l’avion et me rendre à Genève pour obtenir confirmation et obtenir, à l’arrachée, une réunion avec le Secrétaire général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy (NdT: pressenti pour être le prochain Premier ministre de la France.)

Lamy, le généralissime de la mondialisation, a tenté de me rassurer :

« Détrompez vous, l’OMC n’est pas une sombre cabale de grandes entreprises multinationales, se réunissant en secret pour conjurer des plans néfastes contre les peuples… Il n’y a pas de réunions avec des gros et riches banquiers cinglés, fumeurs de cigares, pour négocier des coups. »

C’est à ce moment là que je lui ai montré le Mémorandum.

La note commence avec la rappel, de la part du larbin de Larry Summers, Timothy Geithner, qui dit à son patron qu’il ne doit pas oublier d’appeler les pontes de la finances afin d’organiser une réunion et placer leurs armées de lobbyistes en ordre de marche :

«A l’heure où nous entrons dans la partie décisive des négociations sur les services financiers à l’OMC, je pense que ce serait une bonne idée pour vous de prendre contact directement avec les PDG … »

Afin d’éviter à Summers d’avoir à appeler son bureau pour obtenir les numéros de téléphone (ce qui, selon la loi américaine, devrait être consigné sur les registres publiquement consultables), Geithner a la gentillesse de fournir les lignes privées directes de ceux qui étaient, à l’époque, les cinq PDG les plus puissants de la planète. Les voici :

  • Goldman Sachs: John Corzine (212)902-8281
  • Merrill Lynch: David Kamanski (212)449-6868
  • Bank of America: David Coulter (415)622-2255
  • Citibank: John Reed (212)559-2732
  • Chase Manhattan: Walter Shipley (212)270-1380

Lamy avait raison au moins sur un point: ces mecs là ne fument pas de cigares.

Allez-y, appelez ces numéros pour voir. C’est ce que j’ai fait en tout cas et, sans surprise, de l’autre côté j’ai entendu la voix de John Reed, tout content de recevoir un coup de fil de son vieux copain. Le ton de sa voix est devenu un peu moins chaleureux quand il a compris que ce n’était pas Larry Summers au bout du fil. (A noter: Les autres numéros ont été rapidement déconnectés. Et Corzine ne peut plus être joint au téléphone, il est sous investigation de la justice pour fraude.)

Mais, ce qui est horripilant, ce n’est pas le fait que Summer et les bankster se réunissent en secret pour préparer leurs petites opérations. Le véritable horreur, c’est l’objectif visé par cette « Partie décisive »

Laissez moi vous expliquer : (suite…)


Parfaite incarnation des élites socialistes mondialisées, Pascal Lamy est pressenti au poste de premier ministre (ou de ministre des Finances) en remplacement de Jean-Marc Ayrault, dès que, comme avec François Mitterrand en 1983, il faudra véritablement pratiquer une politique de rigueur.

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n° 363 – Septembre 2013]

Libéré de sa fonction de président de l’OMC (2005-2013) ce « haut fonctionnaire international, archétype de la tête d’oeuf hyperdiplômé » (Libération du 19 décembre 2005) appartient à ce que Jean-Claude Michéa appelle la « Gauche Kérosène ». En effet, en 8 ans, il a parcouru chaque année 450 000 km, soit 10 fois le tour du monde.

Ce « Torquemada du libre-échange », affilié au Siècle, au CFR, au Forum économique de Davos et invité récurrent du Groupe Bilderberg, est, comme François Hollande, un disciple de Jacques Delors. Alain Minc résume : « Pour Lamy, Hollande c’est le gamin qui portait le café dans les groupes Delors (rapporté par LeLab Europe1, 14 juin 2013). » Le « camarade Lamy » a déjà prévenu les Français et mis en garde Arnaud Montebourg : « la démondialisation est une thèse réactionnaire » (Europe 1, le 25 juin 2013). Bref, Lamy est le socialiste providentiel pour s’entendre avec le grand patronat sur le dos de la classe moyenne, la classe ouvrière étant déjà liquidée.

« Aussi antigaulois que possible, pour un Français. » The Guardian, juillet 1999.

« Un homme qui possède un aplomb peu commun pour dire, avec un cynisme absolu, la chose qui n’est pas. La social-démocratie française a trouvé en lui le parfait Janus pour faire triompher le libéralisme intégral. » L’économiste Raoul-Marc Jennar.

« Le camarade Lamy n’a rien contre le niveau des prélèvements sociaux obligatoires en France, après tout sensiblement égal voire inférieur à ce qu’il est au Danemark, en Suède, en Finlande. » Le Monde, 19 décembre 2005.

« Le cas franco-français est unique. Il est intéressant, fascinant même, mais aussi préoccupant. Ce qui se passe en France est sans équivalent ailleurs […] Ce qui frappe en France, c’est que les préoccupations protectionnistes traversent tout le spectre politique de l’extrême droite à l’extrême gauche. Et que le débat occupe davantage la classe politique que les milieux d’affaires. Les discussions en France sont de la même nature que la controverse de Valladolid (NDA : pour savoir si les Indiens avaient une âme) […] En France, on refait le monde. Ce sont des discussions abstraites, étonnamment éloignées de la réalité. » Réponse à une question sur le rejet de la mondialisation par les Français, Le Point, 19 janvier 2012. (suite…)


La bonne vieille méthode utilisée déjà par le lobby du tabac : noyer le poissons, semer la confusion, changer le sujet, trouver des apparentements qui permettent de détourner la question. Comme disait déjà Saul Alinsky: « S’ils arrivent à faire en sorte que tu te poses les mauvaises questions, ils n’auront pas à se soucier des réponses que tu pourrais trouver »

Les techniques secrètes pour contrôler les forums et l’opinion publique

[Korben – 2/08/2012]

Le 12 juillet dernier, le site Cryptome, sorte d’ancêtre à Wikileaks, qui publie des documents que les gouvernements et les sociétés n’aimeraient pas voir sur le net, a mis en ligne le témoignage et les explications techniques d’un ex-agent de Cointelpro. Cointelpro est une organisation US liée au FBI dont la mission était de faire de la désinformation et de foutre le bordel parmi les groupes d’activistes. Officiellement, Cointelpro a disparu en 71, mais l’organisation a juste changé de noms. Maintenant en plus d’infiltrer de manière classique des groupes d’activistes, cette ou ces organisations gouvernementales officient sur Internet pour enterrer les bad buzz et noyer le poisson sur les forums d’activistes.

Le 18 juillet, ce témoignage sur Cryptome a été mis en avant sur Slashdot par un contributeur de longue date. Et chose étrange, le post a été censuré. C’est ce qui a attiré mon attention sur le sujet.

Ce document met au jour toutes les techniques employées par les gouvernements, les désinformateurs, les politiques, etc. sur le net mais aussi dans la vraie vie pour décrédibiliser leurs adversaires et enterrer les sujets sensibles. C’est très orienté US mais ce serait une erreur de croire que ce genre de pratiques n’a pas lieu en France. C’est riche d’enseignement et au fur et à mesure que je lisais le document, je me rendais compte que j’avais déjà été le témoin de ces manipulations. À la télé dans les débats politiques, dans les interviews dans les journaux, mais chose plus troublante dans les commentaires sur mon site ou d’autres ou surTwitter. Sans tomber dans la parano, je me demande maintenant si certaines personnes qui viennent poster et semer le doute dans certains de mes articles un peu « sensibles » sont juste des trolls qui s’emmerdent ou des agents désinformateurs.

Mais peu importe… Lisez ce document, certes un peu long, mais passionnant, qui vous permettra de « détecter » à l’avenir les tentatives de manipulation dont nous faisons tous l’objet, en tant que personne ayant une opinion, ou en tant que simple spectateur. (suite…)


Vous ne voulez pas que la NSA vienne fouiner dans votre ordinateur et espionne vos données ? Ne vous connectez pas à Internet.

[Bruce Schneier – WIRED – 7 Octobre 2013 – Traduction: Gregor Seither – IES News Service]

Note: Bruce Schneier est un auteur spécialisé dans les questions de technologies de sécurité. Son dernier livre est paru chez O’Reilly  : « Liars and Outliers: Enabling the Trust Society Needs to Survive ».

Depuis que j’ai commencé à travailler avec les documents révélés par Edward Snowden, j’ai utilisé un certain nombre d’outils pour essayer de me mettre à l’abri des regards indiscrets de la NSA. Parmi les choses que je recommande jusqu’ici est l’utilisation de Tor, (https://www.torproject.org/) de préférer certaines méthodes cryptographiques à d’autres et d’utiliser autant que possible le cryptage du domaine public. (NdT: Tor est une des cibles prioritaires de la NSA, qui attaque directement ses nodes) 

J’ai également recommandé d’utiliser un espace tampon (« air gap« ) qui isole physiquement un ordinateur ou un réseau local d’ordinateurs du réseau Internet. (Le concept du « air gap » est antérieur à l’époque des réseaux sans-fil, il fait référence à l’espace vide qui sépare physiquement l’ordinateur du réseau Internet).

Mais un tel dispositif est plus compliqué à mettre en oeuvre qu’il n’y parait. Alors laissez moi vous expliquer. (suite…)


160 000 Euros par moi, ça fait combien en putes ?

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n°364 – Octobre 2013]

L’ancien ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn multiplie les contrats juteux. L’ancien directeur exécutif du FMI va notamment devenir, avec l’aval du président de la République, le principal conseiller du vice-Premier ministre nationaliste Alexsandar Vucik afin de faciliter le rééchelonnement de la dette de la Serbie avec la Banque mondiale, le FMI et les grandes banques mondiales. S’il a indiqué qu’il travaillerait gratuitement les trois premiers mois par « amour de la Serbie » (mais avec prise en charge de tous ses frais), rien n’a filtré sur le pourcentage qu’il touchera sur les futurs accords avec les banques étrangères (outre la nationalité serbe qui devrait lui être accordée rapidement). Seule la presse serbe a indiqué qu’il arriverait avec de dix à quinze auditeurs qui, eux, seront payés dès le premier jour.

L’opération serbe aurait dû être menée pour le compte de la banque Arjil & Associés (c’est Wladimir Mollof, président d’Arjil, qui s’est beaucoup entremis, mais DSK était également soutenu par le Fonds russe des investissements publics, très implanté dans l’ex-Yougoslavie, dont il est membre du conseil de surveillance depuis juillet 2013) dont Dominique Strauss-Kahn était jusqu’alors un consultant de luxe.

Mais celui qui aurait dû être le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 va très certainement donner cette affaire (comme les autres qu’il a en portefeuille tels un consortium de banques marocaines ou un fonds souverain et une compagnie d’assurance russe) au très discret conglomérat financier Anatevka, installé au Luxembourg, dont il deviendra, le 18 octobre, président du directoire. Comptant une centaine de professionnels haut de gamme, le groupe va être rebaptisé Leyne, Strauss-Kahn & Partners.

À la tête de sa propre EURL Parnasse, qui a déclaré la bagatelle de 630 000 € de chiffre d’affaires pour quatre mois d’activité en 2012, DSK devrait largement doubler, voire tripler, ce montant en 2013, d’autant qu’il est très présent dans les pays émergents: conseils aux dirigeants du Sud-Soudan, conférences allant de 50 000 à 150 000 € au Maroc (en particulier dans les grandes banques où il sert aussi d’intermédiaire avec le FMI), en Corée du Sud, en Ukraine à l’occasion du Yalta European Forum, organisé par son disciple Stéphane Fouks, ou en Chine chez le géant de l’Internet NetEase. Il se rend par ailleurs chaque mois à Moscou au conseil de surveillance du fonds et de la banque russe. Ses revenus actuels avoisineraient les 160 000 € par mois.

DSK va donc par ailleurs développer la division « banque d’affaires » Anatevka, qui s’ajoutera à la gestion d’actifs via Assya Asset Management implanté à Bruxelles, Bucarest, Genève, Luxembourg, Monaco et Tel-Aviv, l’assurance avec Firstcaution (Suisse), le capital-risque, le conseil aux pays émergents et asiatiques et l’intermédiation financière. Singularité: Anatevka est la ville fictive, située dans la Zone de résidence russe, où se déroule la comédie musicale Un Violon sur le toit de Joseph Stein, inspirée du roman yiddish Tewje, der Milchmann (Tewje, le laitier) de Cholem Aleikhem.

Le président d’Anatevka, Thierry Leyne, 47 ans, est un multi-millionnaire (voire milliardaire) israélo-français passé par le Technion d’Haïfa puis l’Université libre de Bruxelles. Ingénieur en génie civil, il a effectué toute sa carrière dans la finance. Il a lancé en 1996, avec Brice Moatti et Yves Naccache, Axfin (société d’investissement et transactions financières par internet), introduit en Bourse en 1999 et racheté par le courtier allemand ConSors (puis revendu à Paribas). Il lance également Assya Capital, coté sur le marché libre d’Euronext en 2001 (65,5 millions de capital). L’ensemble fusionnera avec Global Equities en 2010, avant une séparation à l’amiable en 2012 (Leyne en détient encore 30 %).

http://www.faitsetdocuments.com/‎

 

 


L’affaire du meutre de l’Aube Dorée – Larry Summers et le nouveau fascisme
[Greg Palast – Truthout – Lundi, 7 Octobre 2013 – Traduit par Grégoire Seither]

Le 18 Septembre, l’artiste hip-hop Pavlos Fyssas, alias Killah P, a été poignardé devant un bar à Keratsini en Grèce.

Larry Summers a un alibi 100% étanche. Mais moi je n’y crois pas.

Ce n’est pas Larry qui tenait le poignard: Le tueur a avoué – c’est un militant zinzin de l’Aube Dorée, un parti politique composé de sociopathes skinhead et tarés, fabriquant de peurs, anti-immigrés, anti-musulmans, antisémites, anti-albanais et autres ultranationalistes ras-du-bulbe. C’est une sorte de Tea Party à la Grecque.

A la suite de l’assassinat de Fyssas, les autres groupes de marginaux dangereux et psychopathe, à savoir l’Union européenne et le gouvernement Grec ont décidé d’interdire la le parti « Aube Dorée ».

Au cours du week-end, le pouvoir Grec a arrêté six députés de l’Assemblée nationale grecque, membres de l’Aube Dorée. Il semblerait que les dirigeants politiques en Grèce ont opté pour une démocratie telle que définie par le Général Al Sisi en Egypte plutôt que celle gouvernée par les préceptes d’Aristote et de Thomas Jefferson.

Message à mes amis de la Gauche en Grèce: cela me rend malade de vous voir vous réjouir de l’arrestation des députés de l’Aube Dorée.  Notez bien ce que je vais vous dire : vous êtes les prochains sur la liste.

Voilà pourquoi vous ne devriez pas vous réjouir trop vite :

Mon enquête révèle que derrière l’interdiction du parti « Aube Dorée », outre l’habituel mépris européen pour les préceptes démocratiques, il y a quelque chose de bien plus sinistre: les partis au pouvoir amusent la galerie afin de détourner l’attention du public de leur propre implication dans le crime. (suite…)