janvier 2012



Voilà qui en dit long sur l’étonnante mansuétude de la CIA et du Pentagone vis-à-vis des cadres dirigeants d’Al-Qaïda qui s’affichent ouvertement en Lybie et en Syrie. Pour un empire, mieux vaut un monde tribalisé et éclaté en petits royaumes féodaux que l’on peut corrompre pour obtenir l’accès aux ressources naturelles, des bases militaires ou bien des menus services que des Etats forts qui courent toujours le risque de vous foutre la honte à l’ONU ou bien décider un jour de vous demander de respecter les règles que vous avez vous-même édictées…. Lord Kitchener disait exactement la même chose à l’apogée de l’Empire britannique, il y a 170 ans.


Qu'est ce qu'une banque ?

(ca vient d’un journal espagnol, traduit par quelqu’un sur Facebook et fait circuler dans les réseaux…)


[Claire Guénaud – Le Monde des Livres – 23/01/2012]

N’exerce pas qui veut son mandat de président pendant une récession mondiale ! Que de fois depuis 2008 n’a-t-on entendu vanter, dans les cercles proches dupouvoir, les qualités de vaillant capitaine dans la tempête de Nicolas Sarkozy ! Et que de fois n’a-t-on vu la majorité expliquer les difficultés du pays par les turbulences de 2008-2009 et leurs prolongements actuels ! Le premier mérite du livre de Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy, Un quinquennat à 500 milliards, est defaire le tri entre ce qui relève d’une très fâcheuse conjoncture et ce qui est dû aux errements, aux contradictions, voire aux erreurs d’une politique définie au plus haut niveau de l’Etat. En somme, de rendre à César ce qui lui appartient.

La crise, trop souvent, a eu bon dos. Sur les 630 milliards d’euros de dette nouvelle contractée par la France entre 2007 et 2012, 110 milliards seulement sont imputables à la détérioration de la conjoncture. Nicolas Sarkozy, écrivent-ils, « est comptable du reste », parce qu' »il n’a pas réduit l’énorme déficit structurel dont il a hérité lors de son accession au pouvoir » et parce qu' »il a mené la totalité de ses réformes à crédit ». A partir de ce diagnostic, solidement étayé par des chiffres officiels de la Cour des comptes, des commissions des finances des deux Assemblées ou de Bercy, les auteurs, journalistes économiques au Point et àMarianne, dressent avec bonheur ce qu’ils appellent « le vrai bilan de Sarkozy ».

Tout y passe : le président des riches, le péché originel du paquet fiscal de l’été 2007, la fameuse loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (TEPA), le « Poulidor » du pouvoir d’achat, « le maquis des Sarko-niches et des Sarko-taxes », la « schizophrénie budgétaire » de l’exécutif. Au fil des pages, le portrait esquissé au chapitre II d’un Sarkozy en « Janus de l’économie » se précise et s’affine. (suite…)


 

[Tim Carr – IES News Service – 29/01/2012]

Récemment, lors d’un déplacement à Atlanta, les Obama avaient décidé d’aller diner dans un petit restaurant que Michelle Obama fréquentait dans sa jeunesse. A la fin du repas, le propriétaire a fait passer un message à Michelle Obama lui demandant s’il pouvait lui parler en privé. La « First Lady » est donc allé voir ce que le propriétaire lui voulait. Quand elle est revenue, Barack Obama lui a demandé: « Qu’est ce qu’il avait à te dire, cet homme là ? » Michelle Obama a répondu qu’il voulait simplement la saluer et lui dire que, à l’époque où elle venait manger ici dans sa jeunesse, lui travaillait aux cuisines et qu’il était totalement amoureux d’elle, mais n’avait jamais osé lui adresser la parole.

Obama a répondu: « Tu vois, si tu avais épousé ce type, aujourd’hui tu serais la patronne de ce super restaurant ».

Michelle a répondu: « Non, si j’avais épousé ce type, aujourd’hui ce type serait président des Etats-unis. »

 


Faites nous confiance !!!


[Avi PATZMAN – Brooklyn Free Post – 21/01/2012 – Trad. Dov Lerner]

Pendant des mois, à Manhattan et à Brooklynn, les résidents juifs ont vécu dans la peur des « attentats anti-sémites ». Des portes de garage de résidents juifs ont été décorées de croix gammées et de menaces, des écoles juives et des yeshiva ont été vandalisées, des slogans antisémites ont été peints sur les murs de divers bâtiments. Des habitants juifs ont même reçu des menaces de mort sur leurs répondeurs…

En décembre, lors d’une réunion du comité de quartier de Milwood, les habitants ont non réclamé plus de protection policière mais aussi des mesures plus violentes contre le « militantisme musulman grandissant »… car, il ne faisait aucun doute pour personne: ces attentats sont l’oeuvre de musulmans fanatiques. « Il faut chasser ces gens de nos rues, fermer leurs mosquées qui sont des centres de prédication de la haine » a expliqué Haim Moser, responsable d’une yeshiva dans le quartier.

Parmi les membres du comité de quartier, plusieurs personnes ont tenu des propos fortement pro-Israël et anti-Arabe, critiquant la politique de Barack Obama vis à vis d’Israël (« voilà ce qui arrive quand on envoie des messages d’encouragement aux terroristes et qu’on refuse d’aider Israël ») ou encore appelant les habitants à « quitter les Etats-unis pour la sécurité de l’Etat Juif, avant qu’il ne soit trop tard. En Israël, on sait comment s’occuper des Arabes ».

Parmi les plus virulents, il y avait un certain David Haddad, 56 ans, membre militant de la communauté juive locale. Il n’est pas un inconnu dans le quartier et ses idées sionistes sont bien connues. A plusieurs reprises, lui et son groupe disaient qu’il fallait « réveiller la communauté et entretenir la pression, pour rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur Israël ».

C’est lui que la police a arrêté en début de semaine, l’ayant identifié comme étant l’auteur des menaces antisémites proférées contre des habitants du quartier, mais aussi comme étant la personne ayant peint des croix gammées et des slogans antisémites sur les murs du quartier…

Rien n’a changé, depuis l’incendie du Reichstag. Les fascistes, qu’ils soient nazi ou juifs, utilisent toujours le mensonge pour faire croire que leurs peurs sont réelles… et quand il s’agit de démoniser les Arabes, les juifs racistes sont les champions. On attend de voir ce que va dire la communauté à propos de Haddad, ou bien le communiqué de la Anti Defamation League, toujours si prompte à crier au loup et à faire taire les voix pro-Palestiniennes…

 


Les affiches du spectacle de Stéphane Guillon retirées du métro

[Eric Loret – Libération – 27/01/2012]

Scène de violence dans le métro parisien. Ce jeudi matin vers 9 heures, les affiches du prochain spectacle de l’humoriste Stéphane Guillon (et collaborateur de Libération) étaient posées sur les quais prévus, en 4 mètres par 3. Peu après, elles étaient décollées, mais pas par des individus cagoulés ni des racailles sauvageonnes. Par les mêmes qui les avaient installées.

Vers 15 heures, Stéphane Guillon twitte la nouvelle: «Mon affiche a été censurée dans le métro sans explication. Je suis triste pour tous les gens qui travaillent avec moi sur ce spectacle. Il s’agissait de 300 affiches sur quinze jours, une campagne qui s’annonçait magnifique. Nous n’avons aucune explication. Des affiches ont été posées puis arrachées. Il s’agit de l’affiche du spectacle, présente sur mon site.» (…)  

On se rappelle les tracasseries contre l’affiche du Gainsbourg de Sfar (enfumant la loi Evin) mais ici, le visuel ne semble contrevenir à aucun règlement (pas de clope, pas de sexe, pas de prosélytisme, pas de propagande politique, etc.). Metrobus avait cependant prévenu oralement Eve De Dommartin avant de décoller les affiches, indiquant que Gérard Unger, son PDG (et par ailleurs co-gérant de Libération Médias, notre régie publicitaire), aurait trouvé un problème «avec l’accroche», c’est-à-dire le texte. Gérard Unger n’a pas souhaité répondre à nos questions.

En début de soirée, la direction de la communication de Metrobus donnait à la presse (mais par coups de fil perso) sa version de l’affaire: 1) l’affiche n’a pas été soumise à leur direction juridique avant d’être livrée, ce qui explique qu’elle ait été posée puis recouverte ou décollée et 2) leur convention avec la RATP leur interdit tout message à caractère politique en période de campagne électorale.

Outre que la campagne n’a pas officiellement commencé, on attend avec impatience qu’un collège de sémiologues soit convoqué pour apprendre en quoi la phrase «En mai 2012, Stéphane Guillon s’en va aussi» est un message à caractère politique.

http://www.liberation.fr/culture/01012386017-les-affiches-du-spectacle-de-stephane-guillon-retirees-du-metro

 

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