janvier 2013



Comme toujours, le droit c’est une affaire de lobbies… si ton lobby est bien en cour, alors les juges iront dans ton sens. La justice de la cause ou les grands principes humanistes n’ont rien à voir là-dedans.  Faites toutes les blagues sur les nègres et sur les pédés que vous voulez, on vous fera pas chier… par contre malheur à vous si quelqu’un trouve que votre blague pourrait être « nauséabonde »… alors là !!!!   Il fut un temps où l’UEJF avait des valeurs humanistes… depuis l’affaire UEJF-Costes et les déclarations de Patrick Klugman on sait que ce n’est plus vrai… (Dov)

[Un peu de droit – Antoine Matter – 27/01/2013]

[Dans l’affaire Twitter] par contre, la décision se limite aux tweets antisémites. De manière à mon sens discutable, la magistrate a en effet refusé de faire droit à une requête identique du MRAP sur les hashtags #simafilleramèneunnoir et #simonfilsestgay, en considérant pour le premier que les messages litigieux n’étaient pas suffisamment déterminés et en estimant pour le deuxième que le MRAP n’étant pas une association de lutte contre l’homophobie, il n’était pas recevable à agir. Si l’argument se tient s’agissant du hashtag homophobe, il me semble que le mot-dièse #simafilleramèneunnoir laisse peu de place à l’ambiguïté et est clairement raciste. Mais j’avoue que je ne connais pas les détails de la demande du MRAP, peut-être était-elle insuffisamment argumentée.

http://www.unpeudedroit.fr/droit-des-nouvelles-technologies/tweets-antisemites-la-juge-a-attrape-loiseau/ 


[Un Peu de Droit – Emmanuel Netter – 14/12/2012]

*Pouf-pouf* (ou *clic-clic*). En deux tapotements du pouce sur smartphone (deux clics de souris sur un ordinateur) et en approximativement 0,43 seconde, vous êtes capable de « retweeter » un message.

Pour ceux qui sont restés bloqués dans les années 2000 ont voulu préserver leur santé mentale ne sont pas familiarisés avec Twitter, rappelons quelques principes de base. Soit un utilisateur de Twitter que nous appellerons, pour les besoins de la démonstration, Antoine Matter.
Antoine est « abonné » à un certain nombre de personnalités présentes sur Twitter, c’est-à-dire qu’il a choisi de recevoir leurs messages : ainsi est-il informé en temps réel du prochain album ou des embarras gastriques de Justin Bieber, par exemple.

Mais Antoine a lui aussi ses propres abonnés. Il peut s’adresser à eux directement en tapant un message. Il lui est également possible, et c’est ce qui nous intéresse ici, de relayer un message particulièrement touchant, intéressant, surprenant qu’il aurait reçu de Justin. Ainsi, étant moi-même un abonné d’Antoine mais non de Justin, je verrai pourtant le message concerné s’afficher sur mon écran, accompagné de la mention « retweeté par Antoine Matter« . Comprenez par là « repéré et porté à votre attention par Antoine Matter« . […]

«Mais revenons en au RT. Mediapart a effectivement imputé au ministre un fait attentant à son honneur, ce qui constitue le délit de diffamation. Ces informations ont été reprises dans un tweet. Que se passe-t-il si vous le retweetez ? « C’est pas moi qui l’ai dit, c’est eux ! » Vous défendrez-vous. Mais l’art. 29 de la loi de 1881 précise bien : « […] La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable […] » (mis en gras par moi)
D’accord, me direz-vous, alors je vais être prudent et faire comme ça : « @PetitMalin Je me demande si c’est vrai ? RT @Mediapart Selon nos informations, M. Cahuzac aurait [imputation attentatoire à l’honneur] » . Oui, mais le texte de la loi poursuit encore : « […] La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative […] » (mis en gras par moi).
Vous voici bien attrapé ! Mais n’est-ce pas un peu sévère ? L’explication est qu’il s’agit à l’origine de droit de la presse. Or, il serait un peu facile pour des médias professionnels de colporter toutes sortes de ragots nauséabonds en faisant simplement figurer un « c’est pas sûr que ce soit vrai, mais devinez ce qu’on raconte sur M. X, vous n’allez pas en revenir : [imputation attentatoire à l’honneur] »

D’ailleurs, cette préoccupation reste d’actualité s’agissant des « journalistes amateurs » que sont les adeptes de Twitter. La rumeur nauséabonde peut même s’y répandre plus vite et plus efficacement que jamais, et il peut être bon que le parquet dispose d’un arsenal lui permettant d’agir face à elle. Pour autant, poursuivra-t-on massivement et systématiquement des armées d’anonymes ? Probablement pas. Mais les adversaires politiques participant à la diffusion de rumeurs, par exemple, devraient bien se méfier et ne pas avoir le RT trop facile : pour eux, on prendra peut-être la peine d’une poursuite ou d’une constitution de partie civile, car ils ont un intérêt direct et personnel à propager l’atteinte à l’honneur, ce qui mérite sans doute une réaction plus vive.

http://www.unpeudedroit.fr/droit-penal/les-consequences-juridiques-du-retweet


[Village-Justice 08/01/2013]

Le web moderne dit 2.0 est participatif : tout internaute peut s’exprimer facilement, que ce soit par le biais de commentaires ou d’avis, sur des blogs, des forums ou autres sites plus institutionnels. Pour autant, tout internaute peut-il s’exprimer librement ? Si l’on faisait preuve de mesure et de pondération, il conviendrait de répondre à cette question par la négative. En effet, chacun le sait, les abus de langage peuvent être diffamatoires ou injurieux et donner lieu à des actions civiles ou pénales.

Toutefois, une simple analyse de la jurisprudence la plus récente démontre qu’il est très difficile de faire condamner l’auteur de propos illégaux, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ayant instauré de nombreux garde fous afin de protéger la liberté d’expression. (NdL&I – sauf si l’UEJF en décide autrement)

Aussi, la victime supposée de faits de diffamation doit être prête à s’engager dans un parcours du combattant parsemé d’embuches et de vices de forme, avant de voir ses demandes prospérer. (NdL&I – sauf si c’est l’UEJF )

Ceci dit, la forme n’est-elle pas la soeur jumelle de la liberté ? Preuve de la technicité de cette matière, le Tribunal de Grande Instance de Nevers a récemment eu l’occasion de sanctionner une personne pour procédure abusive, dans une Ordonnance du 23 octobre 2012. Dans cette affaire, la bonne foi présumée de la demanderesse n’était pas discutable.

Elle souhaitait en toute bonne foi défendre son honneur et sa réputation, à la suite de la publication de trois articles litigieux publiés sur le site d’une fédération départementale de l’UMP. Cependant, privilégiant le fond à la forme, elle n’avait pas pris suffisamment de précaution pour s’assurer de la régularité de son assignation.

Le Tribunal, lapidaire, concluait ainsi que « s’agissant d’un contentieux dont la technicité juridique est particulièrement élevée, il y avait témérité caractérisée à faire délivrer une assignation qui était frappée de plusieurs moyens péremptoires de nullité.» […]

Mais alors quels sont ces fameux vices de procédure à l’origine des foudres du Tribunal ? Sans prétendre à l’exhaustivité, il convient de relever que la première assignation n’avait pas été notifiée au ministère public, qu’elle ne précisait ni ne qualifiait le fait incriminé et qu’elle n’indiquait aucun des textes spéciaux applicables. Or, comme le précise très justement l’Ordonnance, « l’inobservation de chacune de ces formalités est expressément sanctionné de nullité par le dernier alinéa de l’article 53 ».
Quant à la deuxième assignation, elle avait été délivrée plus de trois mois après la publication des articles litigieux, de sorte que l’action de la demanderesse était prescrite.

http://www.village-justice.com/articles/Diffamez-Internet-relativement-proteges,13560.html


[Andre Vltchek pour CounterPunch – 6 janvier 2013 – Traduit pour El Correo par : Estelle et Carlos Debiasi ]

Article original publié aux USA dans Counterpunch; 06/01/2013 :  What’s the Big Deal ? The Irrational, Racist Fear of China

L’Irak, l’Afghanistan, la Palestine et la Libye sont en ruines, écrasés par les lourdes bottes de l’impérialisme occidental. Mais on nous dit que nous devons avoir peur de la Chine.

Toutes les nations de l’Indochine ont été bombardées jusqu’à les renvoyer à l’âge de pierre, parce que les demi-dieux occidentaux n’étaient pas disposés à tolérer, et pensaient qu’ils ne devaient pas tolérer, ce que quelques-non-gens en Asie désiraient réellement ardemment. Viêt-Nam, Cambodge, Laos – des millions de tonnes de bombes lancées depuis les fameux B-52 , bombardements en piqué, et depuis des chasseur-bombardiers. Les bombes pleuvaient dans les champs assassinant des enfants, des femmes, et des buffles d’eau, des millions sont morts. Il n’y a pas eu d’excuses, la faute n’a pas été acceptée et il n’y a pas eu de compensation de la part des nations coupables.

L’Indonésie, leader du monde Non-aligné, avec un immense Parti Communiste constitutionnel, a été détruite par le coup d’ Etat de 1965, par l’alliance de gouvernements occidentaux, de militaires fascistes indonésiens et les élites du pays, ainsi que par des fanatiques religieux de la plus grande organisation musulmane, UN. Entre 2 et 3 millions de personnes sont mortes, y compris celles appartenant à la minorité chinoise. Professeurs, artistes, penseurs, tous assassinés ou étouffés. Dans ce cas, l’impérialisme a créé une nation soumise, presque dépourvue de base intellectuelle ; incapable même d’analyser sa propre chute.

Mais maintenant, on nous ordonne d’avoir peur de l’ascension de la Chine.

L’ Amérique Latine : violée à plusieurs reprises, du Mexique à la République Dominicaine, de Cuba jusqu’à la Grenade, Panama, Haïti, Brésil, Argentine, Colombie et le Chili. Pendant des années, des décennies et des siècles. Presque tous les pays de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, ainsi que des Caraïbes, ont été dévastés à un moment de leur histoire, par l’installation raciste et révoltante de la « Doctrine Monroe ».

Les récents putschs contre les gouvernements progressistes du Honduras et du Paraguay ont été mis en application sous le « doux leadership » du leader suprême libéral de l’Occident et « défenseur de la démocratie globale », le président Barack Obama.

Mais ils nous disent qu’il faut contenir la Chine ! Pas nous – pas l’Occident – mais la Chine. (suite…)


… Ah, c’est dans les vieux mythes qu’on fait les meilleures soupes !

[Fabrice Dutilleul – Editions Dualpha – interview avec Hakim Guedira – 12/01/2013]

Par qui sommes-nous gouvernés ?

« En revenant sur les “erreurs” historiques qui ont plongé à maintes reprises l’humanité dans l’horreur et le chaos, j’ai décidé de m’intéresser au fonctionnement des sociétés secrètes, depuis les civilisations sumériennes et égyptiennes jusqu’à celles créées au XXe siècle. »

Entretien avec Hakam Guedira, auteur de Ces invisibles qui nous gouvernent (éditions Dualpha)

Avez-vous rencontré des difficultés pour faire éditer votre livre ?

J’ai envoyé mon manuscrit à toutes les grandes maisons d’édition francophones (françaises, belges, suisses, canadiennes) qui m’ont répondu en chœur que mon manuscrit ne rentrait pas dans leur ligne éditoriale. Il existe donc une ligne de pensées dont on ne doit s’éloigner, sous peine de se faire jeter dans les goulags du négationnisme et du simple révisionnisme.

La liberté d’expression dans les démocraties ne serait donc qu’un grand miroir aux alouettes ?

Une vaste fumisterie, en effet… Je reprends à mon compte la déclaration de Paul Sethe, éditorialiste du quotidien allemandFrankfurter Allgemeine Zeitung, qui expliquait sa démission en ces termes : « La liberté de la presse est la liberté d’environ 200 personnes de répandre leur opinion. »

Jusqu’au XIIIe siècle, écrivez-vous, les guerres étaient provoquées pour renflouer les caisses des États…

Avec l’apparition du système bancaire, tous les conflits passés et, plus récemment les « révolutions » dans les pays arabes – ne servent qu’à assouvir la cupidité sans limite d’une petite caste de financiers internationaux. De plus, gardons en tête que les banques centrales occidentales ont abandonné leur souveraineté au profit de la finance mondiale. La planète est riche.

Toutes les crises, depuis la grande dépression de 1929 jusqu’aux faillites  qui touchent la Grèce, l’Espagne, le Portugal,  la France, et demain toute l’Europe, ne trouvent leur origine que dans une augmentation brutale et sans raison des taux d’intérêt, décidée par la mafia financière internationale. Les dirigeants des forces traditionnelles politiques qui alternent au pouvoir dans les démocraties sont tous aux ordres de ce cartel mafieux, tout comme les organisations terroristes (extrême gauche et extrême droite dans les années 1970, islamistes depuis la fin du XXe siècle) ; leur but est que les populations acceptent de se soumettre à un pouvoir unique mondial sensé les protéger, et dont les dirigeants seront bien évidemment les parrains de la mafia financière.

Les soldats de cette armée de l’ombre sont les organisations internationales (ONU, FMI, OTAN,…) qui œuvrent à la désagrégation des pouvoirs souverains des États.

C’est en assistant aux obsèques du roi du Maroc Hassan II, le 23 juillet 1999, que vous avez fait une double constatation dérangeante…

D’abord, cette cérémonie, à laquelle assiste tout le « gratin » politique de la planète (George Bush, Bill Clinton, Jacques Chirac, Valéry Giscard d’Estaing, Yasser Arafat, Ehud Barak,…), pour aussi incroyable que cela puisse paraitre, ne fait l’objet d’aucune protection particulière. J’en ai conclut que les chefs d’État avaient la certitude qu’aucun attentat terroriste n’aurait lieu ce jour.

Ensuite, les invités, dans l’intimité de cette cérémonie, font manifestement preuve d’une étroite complicité, de hauts responsables politiques plaisantent entre eux alors que leurs États sont en conflit depuis plus d’un demi-siècle.

C’est le président Américain Franklin Delano Roosevelt qui déclarait : « En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi »(suite…)


[L’expansion – Propos recueillis par Ludwig Gallet –  25/01/2013]

Twitter va devoir collaborer avec la justice française et lui fournir les coordonnées des auteurs de tweets haineux, racistes ou homophobes. Un jugement logique pour maître Kerdoncuff. Interview.

Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné jeudi à Twitter de lui communiquer les coordonnées des utilisateurs ayant posté sur son réseau social des messages haineux, de nature raciste ou homophobe. Twitter s’y était refusé dans un premier temps. Le décryptage de maître Servan Kerdoncuff, avocat au cabinet S.K.

Que faut-il retenir du jugement rendu par le TGI de Paris ?

Il est logique, loin d’être exceptionnel. Il vise à permettre l’identification de personnes pouvant être poursuivies par la justice, tant au pénal qu’au civil. Cette affaire n’a rien de particulier. Seule la nature de l’adversaire (Twitter, ndlr), qui pense pouvoir se dédouaner de sa responsabilité, fait le sel de ce litige. Aux yeux de la loi, Twitter n’est pourtant rien d’autre qu’un directeur de la publication, en se référant à la loi de 1881. Une conception confirmée par la Loi sur l’économie numérique de 2004.

Twitter a, dans un premier temps, laissé planer le doute sur l’applicabilité de la loi française. Ses prétentions étaient-elles fondées ?

Pour se décharger de toute responsabilité, il avait fait valoir sa soumission au droit américain. Pourtant, la loi française s’applique tout naturellement pour les faits commis en France. Il ne peut s’en affranchir. Twitter est contraint de respecter les incriminations du code pénal et du code civil.

Et s’il ne le fait pas ?

C’est simple, en refusant de supprimer les contenus tendancieux, le réseau pourrait tout à fait être poursuivi pour complicité de provocation à la haine raciale. Encore une fois, Twitter est un site public, il est responsable des contenus qui y sont publiés. De toute façon, il sera contraint désormais de supprimer les tweets haineux. Le juge des référés a effectivement imposé de mettre en place un système de modération. Bien entendu, un contrôle des tweets a priori n’est pas envisageable, tant les données qui y sont publiées sont considérables. Ce que Twitter va faire, c’est mettre en place un formulaire qui permettra aux membres du réseau de l’alerter en cas de posts litigieux. S’ils n’appliquent pas ces directives, ils seront poursuivis à coup sûr, comme cela arrive dans la presse lorsque des commentaires ne sont pas modérés et supprimés des sites de presse. Vous êtes bien placés pour savoir cela.

Que pensez-vous de la position de Twitter dans cette affaire ?

Pour être honnête, je trouve la logique de Twitter parfaitement aberrante. Il leur suffisait de retirer les tweets en question. Ils s’y sont refusés au nom de la défense d’une certaine vision de l’internet, de la protection des données… Mais la suppression de contenus ne constitue en aucun cas une atteinte à ces principes. Ça l’aurait été si Tweeter avait lui-même volontairement communiqué les coordonnées à la justice dès le départ. On aurait alors pu parler de comportement dictatorial. Le problème dans cette affaire, c’est que Twitter a commencé par ne pas réagir. (suite…)


Une école qui apprend aux élèves à réfléchir par eux-même et à remettre en question leurs croyances et convictions ? Quelle horreur ! Vite, brulons ces livres !!!!

Le programme politique des conservateurs U.S. se caractérise par la peur et le repli… et on sait où cela mène… (Dov)

Extrait de la plateforme politique du Parti Républicain du Texas (page 12) :

Nous sommes contre l’éducation centrée sur l’apprentissage de la pensée critique (…) et autre programmes (…) qui sont centrés sur la modification des comportements et ont pour but de remettre en question les croyances et convictions de l’élève et de saper l’autorité parentale.

http://www.tfn.org/site/DocServer/20…pdf?docID=3201



Ce sont – bien évidemment – nos chers amis boutonneux et obsédés sexuels de 4chan qui ont découvert la faille 🙂

Il y a des gens qui mettent des Webcam dans leur chambre à coucher ou bien dans leurs toilettes ??????

Ah… et au fait… pour espionner les gens, allez voir par ici : http://pastebin.com/fDkTWZGX  🙂

[Zebulon – 24/01/2013]

La faille de sécurité touchant les systèmes de vidéosurveillance équipés de caméras de la marque TRENDnet n’est toujours pas résolue. Cette faille permet à n’importe quel internaute d’espionner des personnes via les caméras installées à leur domicile. Le blog Console CowBoys a pourtant signalé ce problème il y a un an. TRENDnet tente d’avertir tous les possesseurs de ces caméras victime de cette faille mais malheureusement, certaines personnes n’ont pas enregistré leur matériel sur le site de la société. Ils ne peuvent donc pas être informés de cette faille et ne peuvent pas non plus mettre à jour leur système.

Ces caméras de surveillance devraient normalement fonctionner en circuit fermé et non diffuser les flux sur le net. Plus grave encore, ces flux vidéo sont accessibles par n’importe qui. Des personnes mal attentionnées peuvent donc savoir si vous êtes à votre domicile ou pas. Certaines personnes ont installé ces caméras dans leur chambre à coucher et sont ainsi filmés puis diffusés sur le net pendant leurs ébats amoureux.

Cette semaine, c’est le site The Verge qui mentionne une nouvelle fois le problème. Suite à l’article publié par le blog CowBoys l’année dernière, TRENDnet propose une mise à jour du logiciel ainsi qu’un correctif bloquant l’accès aux images. Malheureusement, des internautes ont constaté que des personnes étaient toujours filmées à leur insu. Il n’y a pas que les particuliers qui sont filmés, des entreprises et des boutiques sont également espionnées.

http://www.zebulon.fr/actualites/10905-images-cameras-privees-trendnet-internet.html


Love it… «  »we don’t use the expression « IRL », we prefer to say « away from keyboard »… we consider that the Internet is part of the real life » ».  🙂

[Le Monde.fr | 14.01.2013]

C’est un film qu’il n’y aura pas de honte à pirater, ou en tout cas à partager. Le film « The Pirate Bay : Away from Keyboard », est un documentaire qui sera diffusé sous licence Creative Commons et qui parle d’un des plus gros sites de piratage au monde : The Pirate Bay. Dès 2006, ce site d’échange de fichiers se présentait comme étant en lutte contre les majors du disque et du cinéma. De nombreuses plaintes ont été déposées contre les créateurs du site.
Lancé il y a deux ans, le projet est arrivé à son terme et devrait être diffusé au printemps. L’auteur du documentaire, le Suédois Simon Klose, estime avoir fait « un film d’observation, centré sur les personnages, à propos de trois gars dont le site qu’ils ont fait pour s’amuser est devenu l’embryon d’un mouvement politique global ».
Article lié : Le cofondateur de The Pirate Bay placé en détention en Suède.

http://www.lemonde.fr/technologies/video/2013/01/14/un-documentaire-sur-pirate-bay-un-des-plus-gros-sites-de-piratage-mondiaux_1816854_651865.html


Aaron Swartz[Gregor Seither – IES News Service – 12/01/2013]

Le militant contre la censure et informaticien de génie Aaron H. Swartz s’est  suicidé hier à New York, à l’âge de 26 ans. Il était profondément perturbé par l’action en justice engagée contre lui par la justice américaine dans l’affaire JSTOR – une affaire qui n’est pas sans rappeler Wikileaks et dans laquelle il risquait 30 ans de prison.

Le jour de sa mort, Swartz avait été en communication avec le procureur, très hostile à son égard, qui lui avait signifié vouloir le poursuivre sur un certain nombre d’accusations très graves – et cela alors que JSTOR avait retiré sa plainte. La famille de Swartz accuse clairement la justice américaine d’avoir provoqué la mort de leur fils.

« Bébé hacker », Swartz était un génie de l’informatique, co-auteur, à l’âge de 14 ans, des spécifications RSS 1.0. Il avait ensuite fondé la société Infogami qui avait fusionné avec le très populaire service de diffusion reddit. Il était maitre de conférence sur les sujets liés à la corruption insitutionnelle à l’université de Harvard, au centre de recherche Ethics Center Lab.

En 2010, il avait fondé DemandProgress.org, une organisation visant à lutter contre la censure sur Internet et les lois SOPA/PIPA. Il travaillait depuis 2011 pour la Fondation Avaaz, une ONG  internationale d’activisme en ligne qui encourage les citoyens du monde entier à se mobiliser sur diverses questions internationales, portant du respect des Droits humains aux changement climatique.

En Juillet 2011 Swartz avait été mis en examen par un « grand jury » fédéral US, accusé d’avoir téléchargé près de 5 millions de publications scientifiques et universitaires du service payant de bibliothèque scientifique en ligne JSTOR, avec l’intention de les rendre public. Il aurait dissimulé un ordinateur portable dans un placard du Batiment 16 du MIT et  s’était servi du réseau du MIT pour accéder au service.  Son intention aurait été de rendre ces documents librement accessibles afin qu’ils « bénéficient à la communauté scientifique toute entière, pas seulement les riches universités pouvant se les payer »  – comme l’a affirmé un commentateur sur Reddit. Swartz a toujours nié l’ensemble de ces accusations.

Le procès avait débuté en Septembre dernier et le procureur fédéral s’est révélé d’une agressivité surprenante, affirmant à plusieurs reprises qu’il voulait faire de cette affaire un « exemple dissuasif ».

Pour la famille, tant la justice que le MIT sont directement responsables du climat ayant provoqué la mort de Swartz. « Les décisions prises par les autorités judiciaires du Massachusetts ains que par le MIT ont contribué à sa mort. Le procureur US a déposé une liste d’accusations exagérément dures, menaçant d’envoyer Aaron en prison pour 30 ans, afin de punir un crime supposé qui n’a fait aucune victime. »

Un résumé de l’affaire JSTOR, en anglais, sur le site « The Register »:

http://www.theregister.co.uk/2011/07/19/harvard_fellow_indicted/

 


Héhé, si ça  a si bien marché, c’est que cela répondait à un besoin profond… les lynchages, ça commence comme ça…

Les comédiens d’Action Discrète reconnaissent être derrière l’association intégriste Civitas et s’excusent 

[Le Gorafi – 11/01/2013]

PARIS – Ce qui n’était à la base qu’un sketch potache a dérapé et échappé à ses créateurs. Le collectif Action Discrète, célèbre pour ses canulars à répétition, a reconnu ce midi avoir créé l’association catholique intégriste de toutes pièces, pour les besoins d’une de leurs émissions prochainement diffusée. Reportage.

Quand la farce dérape

Depuis plusieurs mois, l’association catholique intégriste Civitas est très active. On l’a notamment retrouvée dans les manifestations contre le mariage gay et les prières de rues. Elle s’est également illustrée en tentant de saboter les représentations de plusieurs pièces de théâtre qu’elle jugeait blasphématoires. Seulement voilà, il se trouve que Civitas n’existe pas. A l’origine, il s’agit en fait d’une fausse association montée de toutes pièces par le collectif Action Discrète pour un de ses sketchs.

Les comédiens du collectif, dans le cadre d’un faux documentaire, voulaient interpréter de violents catholiques intégristes.« Nous pensions être dans la caricature la plus outrancière, nous avons cherché à noircir le trait, à en rajouter pour que le spectateur finisse vraiment par se poser des questions » explique Pierre Samuel, membre de la troupe. Des personnalités du spectacle, complices, sont venues donner la réplique pour que l’illusion soit parfaite. Ainsi, Jean-Michel Ribes s’est fait asperger d’huile de vidange à Nancy : «Une des scènes les plus difficiles à réaliser mais Jean-Michel a été très professionnel ». (suite…)


Dans le procès contre Bradley Manning, le gouvernement U.S. défend le point de vue que le simple fait de publier « par tout moyen accessible au public » des informations qui « pourraient bénéficier à des forces hostiles ou des terroristes », constitue déjà une « complicité indirecte » avec l’ennemi et justifie une mise au cachot/envoi à Guantanamo/assassinat ciblé à coup de drone.

Petit conseil aux journalistes à travers le monde… si j’étais vous, je m’en tiendrais désormais aux enquêtes sur des sujets inoffensifs. Sinon vous risquez d’être pulvérisé un beau matin, en allant chercher les croissants.

http://www.commondreams.org/headline/2013/01/09-4


[Stéphane Moussie – Mac Génération – 04/01/2013]

Free, deuxième fournisseur d’accès Internet (FAI) français avec plus de 5 millions d’abonnés, commence l’année 2013 par un coup d’éclat. Un an auparavant, le trublion des télécoms jetait un pavé dans la mare du marché de la téléphonie mobile avec ses offres à prix planchers. Depuis hier, le FAI déchaîne les passions à la suite d’une mise à jour exceptionnelle de la Freebox Revolution.

En ajoutant et en activant par défaut un bloqueur de pub dans une mise à jour parue hier pour la Freebox Revolution, Free a déclenché une véritable tempête. Certains sites, dont les revenus dépendent exclusivement de la publicité, appellent leurs lecteurs à désactiver la fonctionnalité. Un webmaster a même mis en ligne un script pour bloquer ou rediriger les abonnés Free qui surfent sans pub. D’autres éditeurs crient à une attaque à la neutralité du Net, un principe qui garantit l’égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet. Une affaire suffisamment sérieuse pour que la ministre déléguée chargée de l’économie numérique, Fleur Pellerin, organise une réunion lundi prochain ouverte à tous les acteurs intéressés. En trame de fond, c’est la bataille des tuyaux entre Free et Google qui se joue.  (suite…)


Pourquoi protège-t-on les banques ? Quelle est leur contribution au marché de l’emploi ? A la richesse sociale ? Quelle fonction remplissent-elles qu’une « Banque Nationale des PME » ne pourrait remplir vis à vis du tissu économique ?

Paul Samuelson, Simon Kuznets, Friedrich Von Hayek, Arthur Lewis, Theodore Schultz… tous Prix Nobels d’économie, ont montré dans leurs travaux que la Banque est une activité régalienne qui montre sa véritable utilité sociale quand elle est gérée par la collectivité nationale. Il n’y a qu’à voir, lors de la dernière crise économique, les pays ultra-capitalistes ont tous quasi nationalisés leurs banques…

[Boulevard Voltaire – 05/01/2013]

Fin décembre, au micro d’Europe 1, dans l’émission « Médiapolis », Michel Rocard fut l’auteur de déclarations on ne peut plus intéressantes qui, malheureusement, ne furent pas l’objet de reprises dans les autres médias. Le propos de Michel Rocard est le suivant : la réforme de la Banque de France de 1973 a interdit que celle-ci prête à l’État à taux zéro.

L’État est donc allé emprunter avec intérêt sur les marchés privés. Si nous en étions restés au système précédant, qui permettait, répétons-le, à la Banque de France de prêter à l’État à taux zéro, notre dette serait de 16 ou 17 % du PIB, soit bénigne.Les deux journalistes chargés de l’interviewer ne réagirent pas, comme si Rocard avait dit là une banalité. Pourtant, il venait de leur dire que tous les fameux« sacrifices », prétendument inéluctables, auxquels le peuple français devait consentir, ou encore la rigueur imposée par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), n’étaient pas une fatalité mais la résultante d’un choix de politique de dette.

Et d’ajouter que, contrairement à ce qui est véhiculé depuis des années dans les grands médias, la France n’avait pas vécu « au-dessus de ses moyens » mais qu’elle avait dû débourser, au titre d’un simple jeu d’écriture, alors qu’aucune nécessité économique ne l’exigeait, des centaines de milliards d’euros constants au profit des marchés financiers. Il leur disait encore que la crise des dettes souveraines était parfaitement artificielle et qu’il suffirait de revenir à la création monétaire publique pour qu’elle soit réglée sans heurt. Mais nos journalistes, disions-nous, ne bronchèrent pas.

Michel Rocard, en revanche, se moque un peu du monde quand il affirme que la loi de 1973 fut simplement adoptée pour « imiter les Allemands », comme si l’objet de cette loi était de limiter l’inflation. Non. Cette loi a simplement permis de créer un marché interbancaire des obligations d’État. Contrairement aux thèses libérales vieillottes, les marchés ne naissent jamais « spontanément ». Ils sont des créations politiques ad hoc, comme, par exemple, le marché des devises, résultant de la mise en place du système de change flottant.

On peut également déplorer que Michel Rocard ne nous ait pas dit pourquoi il ne tenta pas, du temps où il était Premier ministre, d’abroger cette loi « stupéfiante » selon ses propres dires et pourquoi le sujet est aujourd’hui encore tabou. Mais ne soyons pas trop dur avec Michel Rocard. Reconnaissons-lui d’avoir mis un terme à la conspiration de silence et de l’ignorance qui sévit depuis des décennies dans la classe politique française.

http://globalpresse.wordpress.com/2013/01/05/quand-michel-rocard-devoile-le-pot-aux-roses/


Si vous suivez un peu l’actu américaine, vous savez que le Sénateur Chuck Hagel, élu Républicain du Nebraska, a de fortes chances d’être nommé Ministre de la Défense dans l’Administration Obama ce lundi.

A Libertés-Internets, nous avons toujours eu une affection particulière pour le Sénateur Hagel, depuis que – en 2007 – lors d’un interview devant des étudiants (cf lien), il a fait preuve d’une surprenante franchise sur la guerre en Irak:

« Les gens disent que non, ce n’est pas vrai, on ne fait pas la guerre en Irak à cause du pétrole. Mais bien sûr que si. Ils préférent parler de l’intérêt supérieur de la Nation américaine. Et c’est quoi, selon vous, l’intérêt national ? On est pas allé là-bas pour cueillir des dattes. » ( http://www.fpif.org/articles/the_costs_of_war_for_oil )

A un autre moment, lors d’une réception, il a apostrophé une personne « Ecoutez, si cette guerre vous dérange tellement, alors vendez votre voiture et allez vous acheter un vélo ! » (cité par Sam Smith dans Prorev)

Et enfin : « Il me paraît évident que – compte tenu de notre besoin vital en pétrole – il est prioritaire pour nous de sauvegarder nos sources d’approvisionnement, dans tous les cas c’est plus important que la sauvegarde d’une quelconque image de marque des USA en tant que nation morale et éthique. L’économie d’abord, les principes éthiques ensuite. En période de crise, jouer le rôle du gentil humaniste est un luxe que nous ne pouvons plus nous permettre. » (cité par M.Coloni, War for Oil)

L’idée d’avoir un personnage doté d’une telle franchise aux commandes de la machine militaire US nous fait saliver d’avance – peut-être qu’il va même changer le nom de son ministère, le « Département de la Défense » pour lui redonner celui qu’il portait avant 1940 : le « Département de la Guerre » – cela serait nettement plus approprié.

The Costs of War for Oil

We have to decide, as a nation, whether our need for Middle Eastern oil is more important to our future than our conduct as a moral and ethical people.