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[Morice – sur AgoraVox – 01/03/2011]

Il existait donc un Michael Headley bis…

… et il vient de se faire pincer au Pakistan, après une conduite assez extravagante qui ne cesse d’interpeller tous les observateurs. L’homme qui a été arrêté en effet à Lahore fin janvier dernier révèle en effet toutes les turpitudes des actions secrètes menées par la CIA et ses agents déguisés en mercenaires depuis des années dans le secteur. L’affaire Raymond Davis est en effet emblématique du jeu malsain entretenu dans une partie du monde qui est une pétaudière en puissance.

L’homme, après avoir tué de sang froid en pleine rue deux pakistanais qu’il estimait menaçants, et être l’auteur d’un troisième décès indirect quand un fourgon de l’ambassade s’est rué dans la foule pour venir l’en extraire est en effet aujourd’hui dans de beaux draps. Arrêté par la police locale, il a été obligé de reconnaître qu’il travaillait bien pour Xe, à savoir Blackwater, et que sa principale occupation, outre d’aller repérer les cibles des tirs de Prédators, consistait aussi à avoir des liens fort privilégiés avec des groupes terroristes tel le Lashkar-e-Taïba (*), celui-là même qu’avait rencontré à plusieurs reprises Michael Headley, très certainement lui aussi membre de la CIA, rapatrié en express, jugé de façon expéditive et condamné à la perpétuité… comme d’autres l’ont été auparavant, et dont on n’a plus aucune nouvelle depuis des années. Davis faisait effectivement le même travail que ce lui à qui on a imputé la responsabilité des attentats de Mumbaï : autrement dit, son arrestation par la police pakistanaise est à prendre très au sérieux. Ce que fait aussi l’administration d’Obama, qui multiplie les contacts de haut rang pour le sortir de ce pétrin. L’affaire Davis est tout simplement révélatrice, trop révélatrice dirons-nous.

Tout ceci sent la plus complète fabrication : dans le Wall Street Journal, dans la sphère Murdoch depuis 2007, l’un des deux seuls quotidiens nationaux, on va aller assez loin en décembre 2008 pour tenter de dresser un tableau assez apocalyptique du mouvement terroriste, tout en minimisant les contacts réguliers qu’à pu avoir avec lui Headley, et en faisant le groupe ayant accueilli l’australien devenu taliban David Hicks, l’homme à la chaussure piégée, Richard Reid et Dhiren Barot, un indien converti aux thèses islamistes ayant préparé des attentats en Angleterre. Mais ce ne sont pas eux qui sèment le plus le doute dans cette histoire (quoique la thèse de la chaussure qui explose de Reid passe encore aujourd’hui pour une tentative grotesque davantage que pour une menace réelle d’attentat). Non, pour diaboliser au maximum le mouvement, le Wall Street Journal va faire du Lashkar-e-Taïba le groupe qui a aussi hébergé un autre « terroriste », caché dans une maison-refuge à Faisalabad au Pakistan, explique doctement le journal. Or, on sait aujourd’hui que Zubaydah n’avait que fort peu à voir avec Al-Qaida. La preuve : on a même jugé qu’il n’en n’avait jamais fait partie. Résultat, la charge s’effondre : en tentant de diaboliser le groupe, on pensait faire de même avec Headley, pour mieux l’escamoter après, discrètement. Patatras, ça s’effondre : Zubaydah n’a jamais été un ponte d’Al-Qaida !

L’homme a pourtant été présenté pendant des années comme étant le possible N°3 d’Al-Qaida, ou même comme l’avait affirmé John B. Bellinger III, « un planificateur du 9 / 11″… ou comme l’avait décrit Bob Grenier « Abu Zubaydah a été un entraîneur, un recruteur, comprenez un fabricant de bombes, un faussaire, un logisticien, et quelqu’un qui a fait les choses se fassent, et qui a fait fonctionner Al-Qaïda »… ce même Grenier refusant quelques années plus tard de reconnaître l’usage de mercenaires au sein de la CIA… au Pakistan, notamment. Je vous avais aussi décrit (ici et) les dires d’un autre menteur en chef : Donald Rumsfeld, qui n’hésitait pas à faire dans l’emphase absolue à son propos : « Je ne pense pas qu’il existe le moindre doute qu’ un homme nommé Abou Zubaydah soit un proche associé d’Oussama ben Laden, et si ce n’est pas le numéro deux, il est très proche du numéro deux dans l’organisation. Je pense que c’est bien établi » déclare-t-il, en ajoutant qu’ Abu Zubaydah a été « un très haut responsable d’Al Qaïda qui a été intimement impliqué dans une série d’activités pour Al-Qaïda. ». Zubaydah, torturé au point d’en devenir à demi-fou, avait en fait avoué tout ce qu’on voulait lui faire dire. Tout ce qu’on avait pu trouver sur lui de compromettant était d’avoir été présent dans le même camp (celui de Khalden) que celui où sévissait Ali Abdul Saoud Mohamed, alias Ali Mohamed, l’employé de la CIA formé à Fort Bragg, disparu depuis sa condamnation… comme Michael Headley, quel hasard ! En mars 2009, Zubaydah sera lui aussi jugé… et la justice américaine déclarera qu’il n’a eu« aucun rôle direct ou n’a fait progresser la connaissance des attaques terroristes du 11 Septembre 2001, « et qu’il n’était ni un « membre «  d’Al-Qaïda, ni « officiellement lié à l’organisation terroriste »…

Zubaydah proprement sorti du discours habituel « membre éminent d’Al-Qaida », que reste-t-il d’Al-Qaida et des accusation du Wall Street Journal ? Une peau de chagrin. Qui se réduit de jour en jour. En revanche, on découvre que des agents de la CIA ont depuis des années des contacts avec des groupuscules terroristes, dont celui rendu responsable de l’attentat de Mumbaï. Après Michael Headley, sorti de son implication par une condamnation express d’où la presse a été exclue, voici que l’on tombe aujourd’hui sur son clone. Un dénommé Davis, dont le nom avait déjà été cité, mais avec un autre prénom, en 2008, pour les mêmes soupçons déjà et la même appartenance à Blackwater. Je vous ai déjà évoqué la situation ici-même. Craig ou Raymond, les deux profils d’espions sont strictement les mêmes. Et Davis comme Headley entretenait des liens avec le Lashkar-e-Taïba. Bref, il y a de fortes chances pour qu’on aie affaire au même individu et que son rôle consistait aux mêmes activités que celles que pratiquait Headley.

Au Pakistan, la CIA joue donc avec le feu depuis plus de quarante ans maintenant. Un homme y est devenu indispensable le même qui était à l’origine du soutien aux pires dictatures d’extrême droite « Hier, on apprenait que celui que Negroponte avait chouchouté venait d’être inculpé dans l’assassinat de Benazir Bhutto, imputé lui aussi au départ à…Al-Qaida (lire ici ce que j’avais écrit sur Musharraf… et Negroponte). J’avais à l’époque démonté la thèse du jeune islamiste comme auteur de l’attentat. La leader rentrée d’exil avait bien reçu deux balles (sur trois tirs entendus) dans la tête et n’était pas morte des suites d’une explosion. La thèse de Musharraf. Hier je vous révélais les doutes sur l’assassinat de Sadate, où l’un des conjurés n’était autre que le fournisseur d’armes de Ben Laden, qui sortait tout droit de Fort Bragg ou de School of the Americas, alors que l’attentat avait été imputé aux islamistes proches du second d’Al-Qaida. Aujourd’hui, ce sont ceux sur le décès de Bénazir Bhutto qui resurgissent.

Les pakistanais, en 2008 avaient déjà découvert une chose fondamentale, vous avais-je dit. Qu’avaient-ils découvert ? Des choses bien particulières : « en mai, un diplomate américain a été pris sur le fait d’organiser une réunion entre un espion indien soupçonné et des fonctionnaires pakistanais, des seniors, dans l’intimité de sa maison. En juin, lorsque les fonctionnaires pakistanais ont fait face à Washington avec des preuves que les terroristes au Pakistan possédaient des armes américaines sophistiquées, les médias américains ont rapidement répondu en laissant sortir des histoires sur l’ absence d’armes américaines dans des centres de formation des États-Unis en Afghanistan. Et maintenant, les rapports confirment que le sale bras du gouvernement des États-Unis – les mercenaires de Blackwater – se sont infiltrés dans les régions sensibles du Pakistan » notait le même Quraishi. C’était quoi ces armes « sopshistiquées » ? Des bombes au cyclotriméthylènetrinitramine, plus connu sous le nom de RDX, ou T4, un composant militaire comme celles ayant explosé… en Inde le 29 septembre 2008 à Malegaon et où était impliqué un officier de haut rang indien, le Lt Col Srikant Purohit. Arrêté, ce dernier avouera avoir fourni la bombe au RDX de l’attentat de 2007 du Samjhauta Express, qui avait tué 68 personnes, en majorité Pakistanaises... Headley n’est vraiment pas loin !!! Pas loin du tout. »

Tout cela a été décrit par le détail dans le livre « Obama’s Wars » de Bob Woodward du Washington Post, qui évoque l’entretien d’une véritable armée privée de mercenaires, et ce depuis 2002 environ, à savoir très tôt après l’invasion de l’Afghanistan. Des mercenaires chargés des attaques par drones, les mercenaires de Blackwater, comme l’avait avoué Léon Panetta (pour disculper encore une fois la CIA !). « Le gouvernement pakistanais, tout en condamnant officiellement ces attaques, en a été entièrement complice. Le livre de Woodward décrit une réunion entre l’ancien directeur de la CIA, le général Michael Hayden et le président pakistanais Asif Ali Zardari en novembre 2008 et au cours de laquelle les attaques par drones furent discutées. On rapporte que Zardari a pressé la CIA de continuer ses attaques, disant : « Vous vous faites du souci pour les dégâts collatéraux. Moi, cela ne me cause pas de souci. » Les révélations faites dans le livre Obama’s Wars ajoutent à la crise du régime Zardari, généralement détesté tant pour sa réponse extrêmement inadéquate aux inondations dévastatrices qui touchent le Pakistan, que pour sa collaboration avec la guerre des Etats-Unis en Afghanistan », écrit Tom Peters. Avoir recours à une firme privée de mercenaires pour armer les drones était un paravent parfait. En cas de problèmes ; la CIA serait automatiquement blanchie. On suppose que de l’autre côté le risque pris a dû être l’objet d’un tarif assez mirobolant accordé par le Pentagone…

Cela, et aussi la fourniture d’armes en provenance de l’Afghanistan, et pas en provenance des talibans : « Les fonctionnaires pakistanais ont recueilli ces derniers mois des tas de preuves qui suggèrent que les terroristes à l’intérieur du Pakistan ont reçu et continuent à recevoir des armes et un approvisionnement continu en argent ainsi que des formateurs provenant de sources inconnues, mais hautement organisées en Afghanistan. Un nombre important de ces armes est de fabrication américaine et israélienne. Les Indiens ont également ont de façon notoirement reconnue fourni des armes à des terroristes au Pakistan » écrivait le journaliste indépendant Ahmed Quraishi.

C’est bien pourquoi également tout sera donc fait, dans les semaines à venir, pour minimiser le rôle de ce Davis aux prénoms changeants et à l’étrange comportement. Un homme aussi lié à l’ambassade US de Karachi, au Pakistan, devenue aussi grosse que celle d’Irak, comme l’était Headley, dont une des compagnes avait dénoncé à l’ambassade indienne ses activités douteuses sans qu’il ne soit pour autant inquiété. Plus on s’achemine, et plus on découvre que celui qui vient de se faire condamner à mort en Inde, Mohammed Ajmal Amir Kasab, le seul survivant du lot de drogués à la coke et aux amphétamines qui avait attaqué à Mumbaï est bien le dindon d’une farce qui a été décidée et gérée lors des nombreuses visites d’Headley au Lashkar-e-Taïba. Headley, devenu inspecteur de la DEA, voyageant sans aucune contrainte dans le pays, et qui lors de son avant dernier périple avait visité des sites potentiels en compagnie d’un autre couple dont on n’a toujours pas retrouvé trace. Il s’appellerait Davis que ça ne serait plus qu’une demi-surprise aujourd’hui.

Headley maître d’œuvre à Mumbaï, et Davis à Rawalpindi, à deux pas d’Islamabad ? C’est possible aussi : car le service d’ordre recruté par Bhutto était celui de… Blackwater, après qu’elle aît elle-même hésité à engager des gens d’Armor Group. L’homme qui avait révélé l’emploi de Blackwater était Rob Richer, ancien de la CIA et très proche du faucon Porter Goss, travaillant depuis pour… Blackwater. Richer avait même prévu la sortie d’un communiqué accusant un membre d’Al-Qaida (ce qui sera effectivement fait !) si un attentat se produisait, afin de masquer le nom de Blackwater, révèle en septembre 2010 le journaliste Jeremy Scahill ! J’avais à l’époque relevé l’inanité du lien entre Al-Qaida et l’assassinat de Bhutto.

La thèse officielle voulant qu’elle n’ait pas été atteinte par balles, mais morte le crâne fracassé en retombant dans sa voiture après une explosion de kamikaze. Si pas de kamikaze présent, pas d’islamiste à accuser, en effet ! Or, des vidéos retrouvées dès fin 2007 démontrent clairement qu’elle a bien été atteinte en pleine tête de deux balles, sur trois tirs effectués (et clairement entendus) à quelques mètres de sa voiture, les gardes de Blackwater laissant ouvertement libre un côté pour une fenêtre de tir évidente. Bhutto, qui avait des liens elle-même avec des islamistes, mais qui avait eu le tort d’affirmer qu’elle savait qui avait tué Ben Laden. Selon la presse, Bhutto aurait tenté de se trouver une autre protection après un premier attentat raté dont elle avait échappé de peu. En prenant contact avec… la CIA, paraît-il. Beaucoup de gens sont impliqués dans le mensonge sur sa mort, y compris Scotland Yard qui avait promis une enquête impartiale, Musharraf qui a fait nettoyer au Karcher la scène du crime le lendemain même de l’attentat… et même le mari de Benazir Bhutto, Asif Zardari, qui avait refusé l’autopsie.

Le cas Davis, décrit désormais clairement aux USA comme un espion, prend donc de l’ampleur, au fil du temps, avec notamment l’arrestation dAaron Dehaven, un second américain, travaillant lui pour la société Catalyst Services, ayant des contrats avec le Pentagone. Encore un bon poisson de pêché semble-t-il : Dehaven a épousé une femme de la la province de Khyber Pakthunkhwa, juste à la frontière de l’Afghanistan et il parle un Urdu parfait paraît-il : c’est suffisamment rare dans les services US pour être noté. Selon des informations, il travaillerait pour un dénommé Hunter Obrikat, de Sig Import, ayant son adresse à Charlotte, en Caroline du Nord. Un importateur de tapis pakistanais situé à Peshawar, qui représente le paravent parfait pour ce genre d’opérations ! Davis est bien un clone d’Headley : la presse pakistanaise a révélé qu’il avait dans son téléphone portable au moins 27 contacts avec des talibans pakistanais, dont un groupe sunnite appellé le Lashkar-e-Jhangvi, lié au Harakat ul-Mujahidin, le groupe de Masood Azhar à l’origine de la création du Jaish-e-Mohammed (ou JeM). Le groupe qui en 2001 avait attaqué le parlement à New-Delhi, en conjonction avec le… Lashkar-e-Taiba ! On est bien sur la même sphère de contacts qu’avait Michael Headley.

Comme le précisait un excellent texte de septembre 2009, de USAID à Xe, le chemin est parfois plus court qu’on ne croit ! « Est-ce que l’aide américaine vient avec des ficelles attachées derrière ? » dit la légende d’une photo où l’on voit l’Ambassadrice US au Pakistan, Anne Patterson, remettre symboliquement un plat hallal au Lt-Général Nadeem Ahmed, de l’armée pakistanaise… En fait, l’importateur de tapis servant de paravent à Davis à pour adresse Charlotte en Caroline du Nord. C’est de la même ville qu’est édité le journal de propagande « Jihad Recollections« , pro-Al-Qaida, édité par Al-Fursan Media Foundation (Samir Khan). Un journal pro-terrorisme islamiste présenté comme « le Vanity Fair d’Al-Qaida (?) » qui ne parle que l’américain : droit dans la ligne de la propagande façon Rita Katz ! D’ailleurs, pour le prouver, on a ressorti un « expert » pour venir le décrire, ce magazine de papier glacé parlant du djihad entièrement en américain : « Ceci est conçu pour les Américains », explique l’expert en terrorisme Steven Emerson, fondateur du ronflant « l’ Investigative Project on Terrorism » à Washington, DC, et auteur du livre « Jihad américain :. Les terroristes vivent parmi nous » explique sans sourire Fox News. Plus personne ne se fait aujourd’hui d’illusions, pourtant, sur Emerson… fondateur avec Rita Katz du SITE Group ! Une enquête, menée par le journal TheTennesean a constaté qu’en fait « Emerson est un membre éminent d’une industrie de plusieurs millions de dollars de soi-disant experts qui sèment la haine envers les musulmans dans les livres et les films, sur des sites Web à travers les apparences et la parole »… Ceux qui agitent constamment les chiffons rouges… pour en vivre grassement ! Richter, lui, activant le spectre des espions économiques ! Pour en vivre également, bien entendu ! En France on a les mêmes, « d’experts », dont celui qui est venu nous expliquer doctement que les deux otages du Niger tués avaient été choisis car l’un d’entre eux allait épouser une musulmane ! Alors que c’étaient les deux les plus proches de la porte du petit restaurant où ils étaient attablés !

Le problème Davis est devenu suffisamment grave pour que mardi 22 février le général pakistanais Ashfaq Kayani (ici avec Musharraf) rencontre une délégation de généraux US menés par Mike Mullen en personne, discrètement… à Oman. « Afin de « mieux coordonner » leurs opérations contre les islamistes, selon un communiqué militaire pakistanais » nous apprend la presse ; on n’y croît pas une seule seconde (et encore mois avec la une de Time sur Kayani « homme de l’année » potentiel de 2010 !) ! Le débat à nécessairement porté sur le sort de Davis, monnaie d’échange à très forte valeur ajoutée pour l’ISI. Sans s’en apercevoir, les américains accréditent ainsi la thèse de cette même ISI ; comme quoi Davis est bien un gros, très gros poisson. Cet « Headley bis » représente pour eux un danger extrême : celui de voir les activités de la CIA dans la région mises au grand jour. Et si l’on remonte la filière, qui croise le parcours à la fois de Michael Headley et de Raymond-Craig Davis (**), une chose est sûre, cette activité n’est pas bonne à révéler. Elle conduit en effet directement aux attaques de Mumbaï et à d’autres attentats sanglants en Inde !

(*) jugé par les américains eux-mêmes « une menace aussi grande que celle d’Al-Qaida » selon le défunt Richard Holbrooke ! « Lashkar-e-Taiba, Al-Qaïda et les talibans travaillent plus étroitement qu’autrefois. Les groupes terroristes souhaitent créer une crise entre New Delhi et Islamabad », a confié M. Holbrooke aux médias locaux, en marge d’un séminaire sur la sécurité en Asie du Sud qui s’est tenu à New Delhi » avait-il déclaré en juillet 2010. Les « terroristes »… ou la CIA ?

(**) car en 2008, déjà un Davis répondant au prénom de Craig avait lui aussi été soupçonné du même rôle au Pakistan, lui aussi travaillant pour Blackwater et lui aussi auteur d’activités d’espionnage sous couvert de faire partie d’une association humanitaire, appelée CAII.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/il-existait-donc-un-michael-89554