Avigdor Liebermann



Incroyable, une analyse lucide dans « Le Monde »  ! On parie que Benjamin Barthe ne va pas rester longtemps Chef de Desk Moyen Orient au « Monde »… le CRIF va exiger qu’on le vire !

Le compte à rebours avant la prochaine confrontation a déjà commencé  

[Benjamin Barthe – Analyse – Le Monde 16/07/2014]

 » Pluies d’été  » en 2006,  » Plomb durci  » en 2008-2009,  » Pilier de défense  » en 2012,  » Bordure de protection  » en 2014 : l’histoire des relations entre Israël et Gaza, depuis que les colons juifs ont été évacués de ce petit territoire côtier en 2005, semble se résumer à une succession d’opérations militaires. A peine un cycle de violences se termine-t-il qu’un nouvel épisode semble en préparation.

A qui la faute ? Chacun des protagonistes défend son bon droit, son récit des origines, donnant le tournis aux observateurs. La confusion du public est entretenue par les réactions des chancelleries occidentales. Quand elles ne versent pas dans un soutien quasi explicite à l’opération militaire israélienne, celles-ci se cantonnent à un parallélisme scrupuleux.

Insensiblement s’impose l’idée qu’Israéliens et Palestiniens sont prisonniers d’une moderne loi du talion. Un atavisme archaïque qui les inciterait à s’étriper à intervalles réguliers. Et dispenserait donc la communauté internationale de toute responsabilité.

Pour échapper à ce fatalisme, il faut raconter une autre histoire. L’occupation de la bande de Gaza, contrairement à ce qu’affirme Israël, n’a pas pris fin avec le départ du dernier de ses soldats, le 11 septembre 2005. Comme le rappelle opportunément l’ONG israélienne Gisha sur son site Internet, l’Etat hébreu continue de contrôler des pans entiers de la vie des Gazaouis : le registre d’état civil, les eaux territoriales, l’espace aérien et l’unique terminal commercial.

L’armée israélienne interdit à la quasi-totalité des habitants de se rendre en Cisjordanie, en violation des accords d’Oslo, qui faisaient des deux territoires palestiniens une seule et même entité juridique. Les habitants de l’enclave sablonneuse n’ont pas non plus le droit de pénétrer dans la  » zone tampon « , bande de 500 m à 1 km de large le long de la frontière avec Israël, où ils possèdent souvent des terres agricoles. Ceux qui s’y risquent se font systématiquement tirer dessus.

L’anthropologue Jeff Halper, figure du camp de la paix israélien, use d’une métaphore carcérale pour résumer l’effet paradoxal du désengagement de 2005 :  » Dans une prison aussi, les détenus contrôlent l’essentiel de l’espace, aime-t-il à dire. Ils ne sont pas libres pour autant. « 

De cet état de fait, la plupart des experts en droit international ont conclu que la bande de Gaza est toujours sous occupation. C’est la position officielle des Nations unies. Un tel statut requiert de l’occupant qu’il assure le  » bien-être  » de la population occupée. Mais à ces obligations, Israël s’est constamment soustrait. Grâce au renfort de l’Egypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, farouchement hostile au Hamas, et à l’apathie de la communauté internationale, le bouclage de Gaza s’est même aggravé. Selon le bureau des statistiques palestinien, le taux de chômage pour les jeunes de 15 à 29 ans y a atteint 58 % durant le premier semestre de cette année. 70 % de la population dépend des distributions d’aide humanitaire pour sa survie.

Les éruptions de violence de 2006, 2008, 2012 et 2014 étaient toutes, directement ou indirectement, liées à l’enfermement des Gazaouis. Un état qui ne remonte pas à l’élection du Hamas, en 2006, mais à la première guerre du Golfe en 1991. C’est à cette date, avant le début des attentats- suicides, que les Palestiniens de Gaza ont perdu le droit de circuler librement.

Toutes les trêves négociées par le passé ont comporté des clauses de levée ou d’allègement du blocus, comme la réouverture du terminal de Rafah, avec l’Egypte, ou l’élargissement de la zone de pêche. Et toutes ont été ignorées, partiellement ou entièrement, par Israël et son allié égyptien. Celle qui est en cours d’élaboration ne fera pas exception.

Le Hamas a sa part de responsabilité. Il a lui aussi violé les accords de cessez-le-feu, en important, via les tunnels de Rafah, tout un arsenal de missiles iraniens. Plutôt que de construire des bunkers souterrains, à l’usage exclusif de leurs responsables, les islamistes auraient mieux fait de bâtir des abris antibombes, ouverts à leurs administrés. Saigné par le blocus, le Hamas est tenté, à intervalles réguliers, de redorer son blason de mouvement de  » résistance  » en défiant Israël.

La seule manière de rompre ce cercle vicieux – et notamment de marginaliser le Hamas – consiste à relancer le processus de paix. Pas un processus d’extorsion régi par la loi du plus fort, ce à quoi la plupart des séances de négociations des vingt dernières années ont ressemblé. Mais des pourparlers sur un pied d’égalité, avec le droit international comme référence.

Or vendredi 11 juillet, en marge d’une conférence de presse consacrée à Gaza, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré qu’il était catégoriquement opposé à la création d’un Etat palestinien souverain. Un accès de franchise rare, signalé par le site d’information Times of Israel, mais passé sous silence dans les médias occidentaux. En l’absence d’un tel horizon, l’armée israélienne peut déjà réfléchir au nom de code de la prochaine opération contre Gaza.

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/07/15/le-compte-a-rebours-avant-la-prochaine-confrontation-israelo-palestinienne-a-deja-commence_4457496_3218.html

 

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Pendant ce temps là, les colonies illégales du gouvernement israélien sont tolérées et même encouragées…

[Dov Lerner – ISM – 03/12/2011]

Ceci se passe cette semaine dans le village de Um Fagarah au sud d’Hébron. L’armée israélienne est venue détruire deux maisons, une mosquée, une grange et une structure abritant un générateur. Le prétexte : pas de permis de construire, comme dans 72 % des territoires palestiniens placés en Zone C depuis les fameux « accords d’Oslo ».

On voit ici 2 jeunes filles obligées à s’agenouiller par les soldats israéliens puis aspergées de gaz lacrymogène et arrêtées, tandis que l’armée refuse de répondre à quelqu’un qui ne cesse de demander « Mais pourquoi vous les emmenez ? », et le menace de lui confisquer son passeport.

Dans toutes ces régions de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, plus de 90 % des demandes sont ignorées ou refusées. Les Palestiniens sont donc obligés de construire sur leurs terres sans permis israélien. Alors ils se font exproprier après destruction de leurs biens : écoles, cliniques centrale solaire, mosquées, puits, abris pour les animaux… et privation de tout accès à l’eau et l’électricité.

Et pendant ces démolitions, la colonisation s’accélère, comme le confirme un rapport de l’ONU. Nos gouvernements financent avec notre argent différents projets qui sont ensuite détruits par Israël sans qu’aucune sanction soit prise, bien au contraire.

Réagissons !

  •  Par l’amplification de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
  •  par l’organisation de campagnes citoyennes massives et non violentes comme la prochaine mission « Bienvenue en Palestine » du 15 avril prochain. Informez-vous sur le site http://www.bienvenuepalestine.com. Contactez-nous à contact@bienvenuepalestine.com

Il est intéressant de constater que, même pour les « colombes-réalistes » comme Arieli, il aura suffi de quelques rodomontades d’Erdogan pour que la Turquie chérie ne soit soudain plus considérée comme un allié… et il est amusant de lire son aveu (lapsus ?) par lequel il range Israël dans le camp des « pays occidentaux ». Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne de catégoriser ainsi des pays comme l’Egypte, l’Arabie ou la Lybie, qui sont pourtant bien plus à l’Ouest qu’Israël. Encore une démonstation du caractère éminement colonial et europeano-ethnocentrique qu’est la fiction sioniste. Comme le disait déjà Herzl – « un rempart de la civilisation blanche contre la barbarie orientale ».

[Colonel de réserve Shaul Arieli – Middle East Pulse – 14 décembre 2009 – Traduction par Catherine Golstein pour la Paix Maintenant]

Délicate situation pour la Jordanie

Le Colonel de réserve Shaul Arieli, est l’ancien chef de l’ « Administration de la Paix » de Ehud Barak, l’un des initiateurs de l’Initiative de Genève, représentant du Conseil pour la Paix et la Sécurité.

A la fin de la Guerre d’Indépendance – conséquence du rejet arabe du Plan de Partition – 600.000 Palestiniens sont devenus refugiés au sein d’Etats arabes, en particulier en Jordanie. Jusqu’en 1988, les Palestiniens n’étaient pas inclus dans la problématique globale, et le futur de la Cisjordanie se négociait directement entre Israël et la Jordanie. De nombreux leaders politiques israéliens à l’époque considéraient la Jordanie comme la terre des Palestiniens, et citaient la croissance de cette population palestinienne comme une validation de ce point de vue.

Suite à la Guerre des Six Jours, 250.000 Palestiniens de Cisjordanie de plus se sont relocalisés en Jordanie et, selon le Plan Alon, la Vallée du Jourdain dépeuplée a été considérée comme une partie de la zone de sécurité contre le Front Est. Le détachement de la Jordanie de la Cisjordanie en 1988 n’a pas affecté la politique des « Ponts Ouverts » et les portes ont été ouvertes encore plus grand à la signature de l’Accord de Paix de 1994 avec Israël. Depuis, cependant, la famille Hachémite a évité de défier le rôle de leader de l’OLP dans les négociations avec Israël sur le futur de la Cisjordanie, et a réitéré qu’il serait dans l’intérêt de la Jordanie d’établir un état indépendant dans les territoires occupés.

Même si Israël ne fait plus de déclarations publiques en faveur d’une terre palestinienne en Jordanie, les faits n’ont pas changé sur le terrain. Depuis l’an 2000, 250.000 Palestiniens ont émigré de la Cisjordanie vers la Jordanie, contrairement à la tendance perçue après les accords d’Oslo — à l’époque, des dizaines de milliers de visiteurs palestiniens de Jordanie avaient afflué en Cisjordanie, et y étaient restés au-delà de l’échéance de leur permis de séjour. Les Jordaniens ont réagi en refusant ou en retardant l’accession à la citoyenneté jordanienne aux Palestiniens souhaitant réunifier leur famille, de façon à réduire le nombre de réfugiés recensés en Jordanie, et espérant par là encourager leur retour en Cisjordanie après un règlement durable de la situation.

La Jordanie craint qu’en plus des pressions existantes dues à des luttes intestines, il y ait un risque que des réfugiés affluent d’Irak après le retrait des Américains, sans compter une immense dette par rapport à l’aide étrangère, et le manque critique d’eau. Le pays pourrait aussi être confronté à un afflux massif de réfugiés Palestiniens au cas où l’Autorité Palestinienne s’effondrait ou en cas d’une escalade sécuritaire comme une autre opération Plomb durci. De plus, les Jordaniens redoutent qu’Israël ne choisisse de se retirer derrière la barrière de sécurité s’il s’avérait être désavantageux de rester en Cisjordanie, ce qui provoquerait un chaos général favorisant l’immigration des Palestiniens vers l’Est.

En conséquence, le Royaume Jordanien fait preuve d’une activité intense pour promouvoir l’établissement d’un Etat Palestinien, comme l’ont montré les encouragements que le roi a envoyés à la conférence de J-Street, pressant Israël d’accepter un accord de paix sans inclure de requêtes supplémentaires, ou la suggestion de transférer au Conseil de Sécurité la responsabilité du problème palestinien. La Jordanie a même soutenu la déclaration unilatérale palestinienne de la création d’un Etat Palestinien avec des frontières temporaires.

Les supporters israéliens du « scénario optimiste » de la « terre alternative » ont totalement ignoré le risque que cela engendrerait pour Israël. Les chances que les Hachémites perdent le contrôle de la région au profit des Palestiniens sont minces, et cela ne serait possible que si l’Ouest leur retirait complètement leur soutien. Le scénario le plus probable serait que, suite à des pressions internes de plus en plus fortes, les Hachémites devraient former une coalition jordano-palestinienne laïque et musulmane, ce qui pousserait la Jordanie à se distancer progressivement d’ Israël jusqu’à la disparation de tout signe de paix. De plus, le roi serait obligé de courtiser le Hamas ouvertement, alors que cela avait été fait en secret auparavant, loin des yeux des media.

Les leaders politiques et sécuritaires Jordaniens considèrent ce scénario de coalition critique pour prévenir tensions et conflits alors que le Hamas se renforce face au blocage du processus de paix. Cette coalition pourrait  aussi pousser la Jordanie vers la Turquie et l’Iran ; Israël se trouverait alors face à un alignement régional vidé de toute influence occidentale.

http://www.israelpolicyforum.org/blog/jordanian-predicament


Ou là ! C’est vrai qu’il y a une sacré bande de petits cons  dans les rangs des « anti-fas » et des redskins… mais de là à en faire des « bétareux »…

Par contre c’est vrai que, vu les phantasmes sécuritaires des flics, dès que tu as quatre CNT qui se retrouvent dans un coin, tu peux être certain qu’il y en a au moins un qui est un flic…

Voir aussi, pour plus d’infos, le documentaire « Sans Forme de Politesse : enquête sur la mouvance Dieudonné » qui vient d’être interdit d’écrans par la Mairie de Paris pour cause de frilosité bien-pensante.

[Alain Soral – FLASH N°15 – 06/06/2009]

(NdL&I : FLASH est un nouveau magazine d’extrème droite qui rassemble les plumes habituelles de la mouvante nationaliste et néo-naze)

Dimanche 31 mai, Paris 20e. Dieudonné fait campagne sur un marché avec une trentaine de ses camarades, dont des femmes et des vieillards. Paisibles. Jusqu’au moment où une cinquantaine de nervis se ruent sur eux, armées de marteaux et de matraques. Bataille rangée. Quatre arrestations et quasiment pas un mot dans les médias. On ne pouvait faire moins que d’interroger Alain Soral, présent sur les lieux de ce qu’il faut bien appeler une ratonnade…
Lors de la manifestation en soutien à la Palestine, vous aviez déjà été violemment pris à partie. Ce sont les mêmes qui ont récidivé dimanche dernier sur un marché du 20e arrondissement de Paris ?
Oui, à quelques nuances près. Ceux qui nous ont attaqués dimanche sont bien les soi-disant “antifas” [pour “anti-fascistes”, NDLR] de la CNT qui nous avaient déjà pris à partie quand nous avions voulu défiler pour la Palestine, place Denfert-Rochereau, le 24 janvier dernier. En fait d’anarchistes, une petite bande de nervis en cheville avec la police depuis des années,et depuis quelque temps avec les milices sionistes… D’ailleurs, d’après des jeunes du quartier venus nous apporter leurs témoignages, plusieurs de ces soi-disant anarchistes antifas étaient des petits “bétareux”, [skinheads juifs NDLR] du 19e arrondissement, leur cheveux noirs gominés cachés sous un foulard palestinien !

Quel rapport entre ces anarchistes de la CNT et “l’anti-antisionisme” ?
Il faudrait le leur demander. Pour qui s’intéresse à l’évolution de l’extrême gauche, ça fait des années, disons depuis les années Mitterrand, que les anti-fa, style Rasl’Front, Scalp… sont en réalité des officines plus ou moins sous contrôle gouvernemental, travaillant avec la police et les Renseignements généraux, et dont la principale fonction, bien plus que la lutte contre le Front national, en réalité sans danger, est de noyauter la cause palestinienne, très populaire à l’extrême gauche, afin de la contrôler, de la pervertir et au final de l’annihiler. Avec le discrédit des assoces comme SOS-Racisme – leur équivalent soft – et le phénomène Dieudonné, ces antifas, en réalité au service du pouvoir sioniste, se démasquent de plus en plus puisque qu’ils en sont maintenant réduits à traiter d’antisémites, donc de fascistes et de racistes, des Français issus de l’immigration solidaires des Palestiniens ! Nous l’avons bien vu ce dimanche comme nous l’avions déjà filmé le 24 janvier : des petits Blancs à crâne rasé agressant des femmes musulmanes au nom de l’antirascisme ! On en est là aujourd’hui, les milices antifas en sont réduites à ratonner pour les sionistes.

Dans la foulée, vous mettez en cause un certain Julien Terzic, proche d’Olivier Besancenot. Pourtant, la LCR se veut elle aussi antisioniste. En 2002, le rabbin Joseph Sitruk avait même mis les larmes aux yeux d’Oliver Besancenot à la télévision en le soupçonnant d’antisémitisme. Qu’est-ce qui a bien pu changer depuis ?
Le chef de cette milice soi-disant antifas est un certain Julien Terzic, ancien chef des Red Skins, c’était d’ailleurs lui qui menait la meute ce dimanche, lui qui a commencé à insulter Dieudonné en le traitant de “Bounty” – surnom habituellement donné à Malek Boutih, ancien patron de SOS Racisme, un comble ! –, lui encore qui a agressé notre caméraman Julien à coups de poing américain (vingt points de suture au visage et sept jours d’ITT) ; lui que nous avons copieusement filmé afin qu’il n’échappe pas cette fois à la justice,comme cela a souvent été le cas lors de précédentes agressions.

Ce Julien Terzic, outre qu’il a blessé l’un de nos camarades, a eu surtout le tort de s’en prendre, le 24 janvier, aux femmes du centre Zahra, d’où la rouste que lui et ses petits camarades ont prise cette fois de la part de nos amis du Parti antisioniste. Je dirais sans grandiloquence qu’il est maintenant dans le collimateur du Hezbollah ! C’est autre chose que d’être en froid avec les skinheads !

Mais, autre révélation pour vos lecteurs non-initiés aux arcanes empuanties de l’extrême gauche, ce Julien Terzic est aussi l’homme de main du petit Besancenot.

Celui auquel Besancenot fait appel pour faire “le ménage” comme il s’en vante, en roulant des mécaniques sur les plateaux télé, dans les manifestations pro- Palestiniennes. Entendez,chasser par la violence les gens comme moi,qui essaient de défiler pour la Palestine au nom du drapeau français.

Je sais bien que Besancenot,  en bon bobo, fait faire son ménage par une employée de maison, mais si je peux me servir de cette interview pour lui faire passer un petit message : “La prochaine fois, Olivier, ton ménage, il va falloir venir le faire toi-même, parce que ta bonniche Terzic, si j’en crois nos dernières images, elle s’est mise à la course à pied !”

Moins drôle : parmi les marteaux, bombes lacrymos et autres sionistes, comme Ginette Skandrani ou Maria Poumier (présentes sur notre liste) ayant été systématiquement écartés de la mouvance pour “antisémitisme”.

C’est d’ailleurs une des utilités, parmi d’autres,de notre liste antisioniste : démasquer les faux antisionistes.C’est bien simple, TOUS les mouvements antisionistes français autoproclamés ont appelé à voter CONTRE notre liste : Euro-Palestine, Collectif Cheikh Yassine, Indigènes de la République…

En revanche, Carlos, le Hezbollah et le Hamas sont pour, mais comme vous le savez,ce sont de mauvais pro-Palestiniens,puisque pro-Palestiniens utiles aux Palestiniens…

Ces gens qui se prétendent “antiracistes” et qui viennent casser du Noir et de l’Arabe, ça a de quoi laisser rêveur…
Oui,les sionistes, à l’image de ce qu’est devenu l’État hébreu – un État belliqueux expansionniste et théologico-racial – en sont arrivés à leur niveau de contradiction  maximum : aujourd’hui, un métis qui critique la politique du ministre des Affaires étrangères israélien Lieberman est traité de raciste, alors que ce même homme qui  ourdit ouvertement le projet de déporter des populations civiles arabes ou de les éliminer en recourant s’il le faut à l’arme atomique, peut donner des leçons de droits de l’homme à l’Europe entière.Le tout avec la complicité de nos gouvernements ! Il s’agit bien d’une inversion de toutes les valeurs, mais pas de celles dont avait rêvé Nietzsche !
À l’heure où nous mettons sous presse, Le Parisien et France 3 ne parlent que d’une simple “rixe”…
Ça aussi c’est un effet du sionisme, la manière dont les médias se mettent à mentir dès qu’on touche à la question palestinienne. Nous étions venus tracter sur un marché conformément à notre programme de campagne, accompagnés par une équipe de télévision, soi-disant sécurisés par la police (nous prévenons systématiquement la préfecture et les RG). Dieudonné se fait gazer à bout portant, nous sommes agressés – et ce n’est pas la première fois – par un commando armé de gazeuses, de poings américains, de marteaux et de matraques télescopiques ;

Quatre de nos agresseurs se sont fait arrêter par la police et vont passer en comparution immédiate pour violence en réunion avec préméditation, détention d’armes…

Nous avons plusieurs blessés avec ITT, nous avons nommément identifié le meneur, multirécidiviste… mais les médias, pourtant présents, parlent d’une “rixe avec des inconnus” ! Voilà un parfait exemple de l’effet nuisible du sionisme sur la probité journalistique !

Où en est l’enquête ?
À l’heure où je vous parle, le capitaine Bessette du commissariat du 20e fait son travail ; je l’ai eu au téléphone, il m’a l’air d’un honnête fonctionnaire. Il y a quatre interpellés sur le fait,des armes,des plaintes, des vidéos… Mais ensuite, il y a les pressions hiérarchiques… À chacune de mes agressions,dont une fois par un commando de 35 nervis avec 7 victimes… tout a été classé sans suite ! Ça aussi, c’est une des nuisances du sionisme !

Deux jours avant les événements, un sondage vous accordait 4 % des suffrages. Rapport de cause à effet ?
Il est sûr que cette liste, vilipendée par l’ensemble de la classe politique, les médias et les pseudo intellectuels dont Michel Onfray (excusez du peu !),mais qui se met d’entrée à faire jeu égal avec celles de partis bien en place et soutenus depuis des lustres par le Système, ça agace et ça inquiète du côté de ceux qui ont en charge le petit théâtre politique… Je pense déjà aux commentaires autorisés des spécialistes télévisuels le soir des résultats sur les plateaux-télés !

Votre électorat potentiel est multiforme : droite et gauche, droite radicale et extrême gauche, Français issus de l’immigration. On oublie peut-être vos anciennes fréquentations des médias et du showbiz, à propos desquelles on murmure des choses… Vous pouvez nous en dire plus ?
Je ne pense pas du tout que notre électorat se limite aux banlieues. Il y des tas de gens qui, discrètement, peuvent voter pour cette liste : des militaires, des pompiers, des catholiques, des ouvriers, des enseignants, des gaullistes, des libertaires, d’authentiques gauchistes, Jean-Marie le Pen… Tout un tas d’honnête gens lucides sur l’état de délabrement de la France et le rôle qu’y joue le poids du lobby sioniste… Sans compter aussi quelques journalistes et animateurs qui en ont plein le cul d’une certaine arrogance et surreprésentation communautaire dans leur profession…

Des noms ! Des noms !
Le vote se pratiquant encore dans l’isoloir, et me souvenant très précisément de conversations privées sur le sujet… je pense par exemple à mon ex-ami Thierry Ardisson, à l’ex-comique Jean-Marie Bigard, à l’ex-journaliste et actuel conseiller de Sarkozy, Patrick Buisson !… Dieudonné doit en avoir aussi une sacrée liste, avec tout ceux qui viennent encore le soutenir en douce… Si vous saviez comme les langues se délient en coulisse !
Rendez-vous le 7 juin !

http://www.alainsoral.com/


[Dov Lerner – 01/06/2009]

« ET POURQUOI NE PAS CASTRER LES ARABES ISRAÉLIENS ?

Le quotidien israélien russophone Novosti a publié un article appelant à castrer les Arabes israéliens et à offrir une récompense financière aux jeunes Arabes qui accepteraient d’être stérilisés de leur plein gré. Paru sous le titre : « Comment les forcer à partir ? », Marian Belenki, l’une des principales plumes de Novosti, prône « la castration des prisonniers arabes incarcérés pour activisme anti-israélien ». L’auteur ajoute que, « vu la mentalité arabe, la castration serait un moyen psychologique puissant pour semer dans la population arabe une panique susceptible de l’encourager à fuir le pays. »

Pour limiter la natalité arabe, Belenki suggère de s’inspirer de l’expérience de la Chine, où les pères de plus d’un enfant sont stérilisés et privés de droits sociaux et d’emploi, et où les enfants sont séparés de leurs parents.

L’auteur propose également de mettre sur pied un vaste programme d’adoption d’enfants arabes pour les transférer dans les pays arabes voisins.

Novosti est un des deux plus gros tirages de la presse russophone israélienne. Son directeur, Léonid Petorkovski, a affirmé que cet article est une erreur éditoriale et que, outre la publication d’une lettre d’excuses, le rédacteur en chef, Vladimir Doubine, s’est vu infliger une suspension de trois mois.

Interrogé sur la réaction des membres de la rédaction, Petorkovski répond : « Il semble que nous manquions d’éducation et de sens éthique, bien qu’il existe une assemblée consacrée à cette question. » Le plus étonnant reste que cet article n’ait pas suscité la moindre réaction parmi les lecteurs ou les représentants officiels des Juifs ex-soviétiques.

Dans un article de Maariv (Tel-Aviv), Gil Hareouven a écrit  : « Lorsque nous opposons démolition de maisons et assassinat, mauvais traitements et terrorisme, accouchement forcé de femmes enceintes à nos barrages et incitation à l’extermination, nous fortifions nos coeurs en prévision du prochain acte d’horreur… »


[Vincent Remy – Télérama n° 3081 28/01/2009]
Shlomo Sand, historien renommé, est l’un des rares intellectuels israéliens – y compris à gauche – à condamner le pilonnage de Gaza. Il rêve d’une république israélienne ouverte sur le monde arabe.

Il est une des figures intellectuelles les plus brillantes d’Israël. Historien, ancien étudiant de l’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris, professeur à l’université de Tel-Aviv, Shlomo Sand, 62 ans, a lâché l’an dernier une bombe culturelle, avec un livre au titre provocateur : Comment le peuple juif fut inventé. Plongée à travers l’histoire juive, remise en cause des mythes fondateurs d’Israël, ce livre a suscité des débats passionnés dans le pays… et un relatif silence médiatique en France.

Avec le romancier David Grossman et l’historien Tom Segev, Shlomo Sand est un des rares intellectuels israéliens à crier aujourd’hui sa révolte contre les bombardements de Gaza. Au-delà, il nous livre sa vision d’une « République israélienne », enfin ouverte sur le monde arabe, et qui serait l’Etat de tous ses citoyens…

Quel bilan tirez-vous de l’offensive israélienne sur Gaza ?
Le timing électoral était parfait ! Avant les élections israéliennes et en prenant soin de retirer les chars à la veille de l’investiture d’Obama, Ehud Barak a planifié ce Blitz, un déluge de bombes qui ne mettait pas en danger la vie des soldats israéliens. Nous avons semé la désolation, tué 1 300 Palestiniens, en avons blessé plus de 5 000, les deux tiers sont des femmes et des enfants, presque tous victimes de notre aviation. Le Hamas est-il éliminé ? Avons-nous renforcé le camp de la paix chez les Palestiniens ?

Mais l’opinion israélienne a soutenu cette guerre. Vous êtes une voix dissonante…
Je suis arrivé au sommet de ma carrière universitaire, je n’ai rien à perdre et je n’ai pas peur. Certes, je me sens très seul. Mais n’oubliez pas que près de dix mille jeunes ont manifesté le 3 janvier à Tel-Aviv. Même en 2006, au début de la guerre contre le Hezbollah, il n’y avait pas eu une mobilisation d’une telle ampleur. C’était une manifestation très politisée, l’extrême gauche ainsi que les Arabes israéliens qui habitent Tel-Aviv ou Jaffa.

“Nous avions le devoir de privilégier
la diplomatie, de ne pas commettre
ce massacre de civils.”

La gauche, et même des écrivains comme Amos Oz ou Avraham B. Yehoshua, ont approuvé ces bombardements…
C’est une habitude chez nous. Au début de chaque guerre, depuis 1973, Israël reçoit le plein soutien des intellectuels de la gauche sioniste. Il faut attendre quelques semaines pour qu’ils changent d’avis. Une personne nous manque terriblement aujourd’hui, le professeur Yeshayahou Leibowitz, grand philosophe mort en 1994 qui s’est toujours battu contre les guerres non défensives d’Israël, et qui laisse un grand vide moral.

Parce que cette guerre était pour vous non défensive ? Des roquettes tombaient sur les villes israéliennes…
Bien sûr, il n’est pas normal que des roquettes tombent sur Israël. Mais est-il plus normal qu’Israël n’ait toujours pas décidé quelles étaient ses frontières ? Cet Etat qui ne supporte pas les roquettes est aussi un Etat qui ne veut pas renoncer aux territoires conquis en 1967. Il a refusé l’offre de la Ligue arabe en 2002 d’une pleine reconnaissance d’Israël dans les frontières d’avant 1967.

Mais le Hamas, lui, ne reconnaît pas Israël.
Le Hamas, ce mouvement bête, pas diplomate, avait proposé une « oudna », une trêve de longue durée à Gaza et en Cisjordanie. Israël a refusé parce qu’il veut continuer de tuer les militants du Hamas en Cisjordanie, soit une quinzaine en octobre-novembre après des mois de calme. Israël a donc eu sa part de responsabilité dans la reprise des tirs de roquettes. Au lieu de renforcer le courant modéré du Hamas, Israël pousse les Palestiniens au désespoir. Nous avons ghettoïsé une population entière et refusons de lui accorder sa souveraineté depuis quarante-deux ans. Comme je suis indulgent envers Israël, je dirai seulement depuis vingt ans, 1988, date à laquelle Arafat et l’Autorité palestinienne ont reconnu l’Etat d’Israël, sans rien avoir gagné en échange.

Qu’on comprenne bien : je n’accepte pas les positions du Hamas et surtout pas son idéologie religieuse, parce que je suis un homme laïc, démocrate, et assez modéré. Comme Israélien et comme être humain, je n’aime pas les roquettes. Mais comme Israélien et historien, je n’oublie pas que ceux qui les lancent sont les enfants et petits-enfants de ceux qui ont été chassés de Jaffa et d’Ashkelon en 1948. Ce peuple de réfugiés, moi, Shlomo Sand, je vis sur la terre qui était la sienne. Je ne dis pas que je peux leur rendre cette terre. Mais que chaque offre de paix doit partir de ce constat. Quiconque oublie cela n’arrivera jamais à offrir aux Palestiniens une paix juste. (suite…)


LE HAMAS : LA LOI, L’ORDRE ET UNE RELATIVE LIBERTE RELIGIEUSE

[Les doigts dans la crise – Luc Delval – 21/04/2009]

Je n’ai pas l’intention de chanter les louanges du Hamas, mais pour le moins il conviendrait de s’interroger sérieusement sur la diabolisation dont il fait unanimement l’objet – à égalité avec le président iranien – en Europe.

A cet égard, je vous invite une fois de plus avec insistance à lire la « Revue Internationale des Livres et des Idées » (RILI – en vente dans toutes les bonnes librairies), dans le dernier numéro de laquelle Henry Siegman, directeur du « U.S. Middle East Project » (New-York) et professeur à la « School of Oriental and African Studies » (Londres) met salutairement les points sur quelques « i » :

[…] On ne peut pas dire qu’Israël a lancé son attaque pour protéger ses citoyens contre les roquettes. Il l’a fait pour protéger son droit de pouirsuivre l’étranglement de la population de Gaza.

Tout le monde semble avoir oublié que le Hamas a déclaré une fin des attentats suicides et des tirs de roquettes lorsqu’il a pris la décision de rejoindre le processus politique palestinien, et qu’il s’y est largement tenu pendant plus d’un an. Bush avait publiquement fait bon accueil à cette décision, la citant comme un exemple de succès de sa campagne en faveur de la démocratie au Proche-Orient (il n’avait aucun autre succès à mettre en avant).

Lorsque le Hamas, d’une façon inattendue a gagné les élections, Israël et les Etats-Unis ont contesté la légitimité des résultats et pris le parti de Mahmoud Abbas, le dirigeant du Fatah. Jusque là, celui-ci n’avait pas été pris au sérieux par les dirigeants israéliens qui le tenaient pour un « poulet plumé« . Ils ont armé et entraîné ses forces de sécurité afin de renverser le Hamas; et lorsque le Hamas a – brutalement, certes – prévenu cette tentative violente de renverser les résultats des premières élections démocratiques honnêtes du Proche-Orient moderne, Israël et l’administration Bush ont imposé le blocus.

Israël cherche à justifier ces faits indiscutables par l’affirmation qu’en retirant les colonies israéliennes de Gaza en 2005, Ariel Sharon avait donné au Hamas l’occasion de se mettre en route vers la création d’un Etat, une occasion qu’il a refusée de saisir; au lieu de quoi il aurait transformé Gaza en aire de lancement pour des tirs de missiles visant la population civile d’Israël. (suite…)

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