Barack Obama



[Greg Palast – Vice Magazine – 22 Aout 2013  – révisé Septembre 2013 – Trad. Grégoire Seither – IES News Service]

Le Mémo 'End Game" de Larry SummersQuand un petit oiseau est entré par la fenêtre pour déposer sur mon bureau le Mémorandum « Partie décisive (End Game) », son contenu était tellement explosif, tellement tordu et malveillant, que je n’arrivais pas à croire que ce soit vrai.

Ce mémo est la confirmation de tous les phantasmes des obsédés de la conspiration : il prouve que, à la fin des années 1990, les hauts responsables du Trésor américain ont secrètement conspiré avec une petite cabale de gros bonnets de la finance pour totalement démanteler les mécanismes de régulation financière à travers la planète.

Aujourd’hui, quand vous voyez le résultat, 26,3 % de chômage en Espagne, le désespoir et la faim en Grèce, les émeutes en Indonésie et la ville de Detroit en faillite… toutes les pistes remontent à ce mémorandum « End Game » (Partie décisive), elle est la genèse de tout ce sang et ces larmes.

Le fonctionnaire du Trésor américain qui a organisé en secret cette partie décisive avec les gros bonnets de la banque était Larry Summers.

Larry Summers était le premier choix de Barack Obama pour devenir le président de la Réserve fédérale américaine, qui joue d’une certaine manière le rôle de banque centrale de la planète. (NdT. Suite aux pressions de l’opinion publique y compris au sein du Parti Démocrate, Obama a du reculer et abandonner la candidature de Larry Summers) Si cette note confidentielle est authentique, alors Summers ne devrait pas être assis dans le fauteuil de Président de la Fed, il devrait être enfermé pour un bon bout de temps dans un sombre donjon, réservé aux aliénés criminels du monde de la finance.

Or il s’avère que ce Mémorandum est parfaitement authentique (original PDF ici).

J’ai du prendre l’avion et me rendre à Genève pour obtenir confirmation et obtenir, à l’arrachée, une réunion avec le Secrétaire général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy (NdT: pressenti pour être le prochain Premier ministre de la France.)

Lamy, le généralissime de la mondialisation, a tenté de me rassurer :

« Détrompez vous, l’OMC n’est pas une sombre cabale de grandes entreprises multinationales, se réunissant en secret pour conjurer des plans néfastes contre les peuples… Il n’y a pas de réunions avec des gros et riches banquiers cinglés, fumeurs de cigares, pour négocier des coups. »

C’est à ce moment là que je lui ai montré le Mémorandum.

La note commence avec la rappel, de la part du larbin de Larry Summers, Timothy Geithner, qui dit à son patron qu’il ne doit pas oublier d’appeler les pontes de la finances afin d’organiser une réunion et placer leurs armées de lobbyistes en ordre de marche :

«A l’heure où nous entrons dans la partie décisive des négociations sur les services financiers à l’OMC, je pense que ce serait une bonne idée pour vous de prendre contact directement avec les PDG … »

Afin d’éviter à Summers d’avoir à appeler son bureau pour obtenir les numéros de téléphone (ce qui, selon la loi américaine, devrait être consigné sur les registres publiquement consultables), Geithner a la gentillesse de fournir les lignes privées directes de ceux qui étaient, à l’époque, les cinq PDG les plus puissants de la planète. Les voici :

  • Goldman Sachs: John Corzine (212)902-8281
  • Merrill Lynch: David Kamanski (212)449-6868
  • Bank of America: David Coulter (415)622-2255
  • Citibank: John Reed (212)559-2732
  • Chase Manhattan: Walter Shipley (212)270-1380

Lamy avait raison au moins sur un point: ces mecs là ne fument pas de cigares.

Allez-y, appelez ces numéros pour voir. C’est ce que j’ai fait en tout cas et, sans surprise, de l’autre côté j’ai entendu la voix de John Reed, tout content de recevoir un coup de fil de son vieux copain. Le ton de sa voix est devenu un peu moins chaleureux quand il a compris que ce n’était pas Larry Summers au bout du fil. (A noter: Les autres numéros ont été rapidement déconnectés. Et Corzine ne peut plus être joint au téléphone, il est sous investigation de la justice pour fraude.)

Mais, ce qui est horripilant, ce n’est pas le fait que Summer et les bankster se réunissent en secret pour préparer leurs petites opérations. Le véritable horreur, c’est l’objectif visé par cette « Partie décisive »

Laissez moi vous expliquer : (suite…)


I HAVE A DRONE


[Revue de la Défense Nationale  – Bernard Nortain – 7/11/2011]

Peter Dale Scott : La Route vers le nouveau désordre mondial (50 ans d’ambitions secrètes des États-Unis) ; Éditions Demi Lune, collection Résistances, 2010 ; 509 pages.

Voilà un livre passionnant, décapant, on pourrait dire terrifiant en ce qu’il dévoile au lecteur, pourtant averti, les dérives et les pratiques mafieuses d’une démocratie emblématique, miroir de nos sociétés.

La thèse de l’auteur est, en gros, que la perte progressive de contrôle sur les décisions politiques majeures aux États-Unis a fait que le pouvoir a été confisqué de façon occulte, non démocratique, par des groupes de pression et que cette situation a totalement perverti le système politique américain et a notamment conduit au drame du 11 septembre 2001.

L’immense mérite de cet ouvrage est de s’appuyer sur un appareil de notes et de références, une bibliographie — près de 150 pages au total — très complètes et variées qui viennent étayer pas à pas la démonstration de l’auteur.

Partant d’une réflexion sur les États-Unis où les inégalités sociales, la faiblesse de la société civile au niveau fédéral, la puissance des intérêts particuliers, l’auteur, qui n’est pas particulièrement un néo-conservateur, mais plutôt un libéral, tendance gauche, dresse un tableau saisissant de ce qu’il appelle l’État profond. Il décompose le processus historique où les pouvoirs secrets verticaux se sont emparés de la conduite de l’action publique, et où la prise de décision politique à huis clos accorde la priorité à la sécurité et à la préservation d’intérêts privés particulièrement ceux des exportateurs d’armements et des firmes pétrolières.

Son analyse est particulièrement pertinente et convaincante dans sa description de la politique du trio Nixon-Kissinger-Rockefeller, censée contrer les progressistes et qui a conduit à renforcer les mouvements réactionnaires islamistes, mais aussi à soutenir les intérêts des pétroliers. Il met en évidence le rôle de Nixon ou plutôt sa paranoïa dans la dégradation du processus bureaucratique et démocratique de mise en œuvre de la politique et dans l’amplification du pouvoir secret. En passant il faut noter une analyse intéressante du Watergate.

À ce stade apparaît le couple diabolique, aux yeux de l’auteur, Cheney-Rumsfeld et son implication dans la planification du projet ultrasecret de Continuité du Gouvernement (COG) qui cacherait, selon l’auteur, un programme de prise de pouvoir illégal et dont il traite longuement à propos du déroulement des événements du 11 septembre pour expliquer certaines incohérences dans la version officielle. (suite…)


La différence entre la gauche et la droite, c’est que la droite ne cède jamais rien, elle…

[Sam Smith – Undernews – 11/04/2011 – Trad. Gregor Seither]

Monsieur le Président, je suis vraiment désolé d’avoir été aussi obtus de par le passé. Maintenant, je comprends ce que vous vouliez dire. Jusqu’à l’accord obtenu de justesse sur le budget dans la nuit de vendredi dernier, je n’avais jamais vraiment compris l’importance de concepts que vous avez mis en avant pour défendre les amendements apportés au budget de la Nation. C’est vrai, comment pouvais-je ne pas saisir l’importance d’une stratégie privilégiant le débat poli entre adultes censés, le soutien bipartisan, la modération ou encore le simple fait de calmer les ardeurs d’une bande de brutes haineuses en renonçant à tout ce que vous avez promis à vos électeurs.

Je vais essayer de m’amender à l’avenir. A partir de maintenant, je vais me contenter de défendre des politiques qui ont au minimum un soutien majoritaire dans le peuple américain. J’espère que le président Obama, et les médias qui admirent tant sa capacité à s’élever au-dessus de la mêlée, se joindront à moi.

En conformité avec cette décision, je propose pour commencer que nous placions tout en haut de l’ordre du jour les points suivants, dont toutes les enquêtes d’opinion prouvent qu’une majorité d’Américains les soutiennent:

– Le droit des homosexuels à se marier
– Un retrait rapide de nos soldats du bourbier en Afghanistan
– La légalisation du cannabis
– L’abolition du statut légal permettant à une entreprise de se déclarer personne morale (et donc verser des contributions politiques)
– Une plus forte taxation des riches
– L’arrêt des coupes dans la budget de la sécurité sociale.
– L’abolition de la peine de mort.

Monsieur le Président, voulez vous vous joindre à nous, simples citoyens Américains, pour « avoir un débat poli entre adultes censés » sur ces questions?

Et si vous ne voulez pas, est-ce que vous pourriez nous indiquer quels sont les programmes que nous devons menacer d’abolition pour que enfin vous daignez nous prêter attention ? Désolé, nous ne sommes pas encore habitués à ce concept de « débat poli entre adultes censés », on fait de notre mieux pour comprendre…

http://prorevnews.blogspot.com/2011/04/morning-line-mending-my-ways.html


Commentaire de Tim Carr, résidant de longue date à Chicago: David Axelrod, à Chicago, c’est le roi du « spin », de la fabrication de bruit pour détourner l’attention de l’électeur. Vous pouvez vous attendre à un paquet de manipulations médiatiques opportunes…. et à une extension nationale de la méthode Chicago: si tu as du fric, je suis ton copain, si tu es faible, je t’écrase la gueule. La seule chose que les autorités de Chicago comprennent c’est le langage du rapport de forces. Avis aux militants, il va falloir s’organiser et s’unir, pour être forts.

[F&D n°292 – Février 2010]

Le Financial Times britannique vient de publier un article extrêmement bien informé sur le « premier cercle » du président américain.

« Le coeur de la machine comprend seulement quatre personnes – Rahm Emanuel, son pugnace chef de cabinet, David Axelrod et Valerie Jeannett, ses principaux conseillers, et Robert Gibbs, son responsable de la communication […] Le président conduit rarement une réunion, même sur les questions de sécurité nationale, sans que l’un ou les quatre soient présents. À l’exception de M. Emanuel, tous faisaient partie intégrante de la brillante campagne présidentielle de M. Obama. À l’exception de M. Gibbs ; tous viennent de Chicago, comme le président. À l’exception de celle de Richard Nixon, peu d’administrations ont été dominées par un si petit cercle de conseillers. »

Aucun membre du cabinet, c’est-à-dire les ministres, n’est consulté régulièrement, pas même la secrétaire d’État Hillary Clinton ou le secrétaire d’État à l’Énergie Steven Chu.

Parmi le quatuor, aucun n’a d’expérience en matière de politique étrangère (hormis Emanuel avec le Proche-Orient, en raison de ses liens plus qu’étroits avec Israël) mais ils sont, en réalité, de simples spécialistes du combat électoral.

L’expression qui revient le plus dans la presse américaine, même pas hostile au président, est la « Chicago-stylepolitics ». Comprendre la « politique à la manière de Chicago », dont les trois principes sont connus de longue date : clientélisme, népotisme, corruption. À la différence de la presse européenne, les médias présentent tous désormais Barack Obama comme un président peu ouvert, peu confiant et peu audacieux


[Moira O’Connor – IES News Service Washington – 7/1/2010]

L’attaché de presse de la Maison Blanche, Robert Gibbs, ainsi que d’autres responsables du Service de Presse officiel ont précisé aux journalistes accrédités qu’un certain nombre de sujets étaient interdits de questions lors des conférences de presse. Le journaliste qui aurait le mauvais goût de trop insister sur ces sujets, risquerait de se voir retirer son accréditation.

Sur la liste des sujets interdits, il y a le premier emploi occupé par Barack Obama juste après avoir obtenu son diplôme à la Columbia University. Il avait été embauché par la société Business International Corporation (BIC), une société internationale fournissant des informations économiques et financières et dont le fondateur avait reconnu, en 1977, qu’elle servait de couverture pour des agents de la CIA. L’Administration Obama a interdit toute publication de documents relative à la période 1979-1981, quand le président étudiait au Occidental College à Los Angeles et travaillait pour la BIC. Il est également interdit de répondre à toute question concernant la BIC ou son implication avec la CIA.

In 1981, Obama avait travaillé à Jacobabad et à Karachi, au Pakistan, sous la direction d’un « agent traitant » de la CIA, il s’était ensuite rendu en Inde. A l’époque, suite à l’invasion soviétique en Afghanistan, le Pakistan était entrain d’être préparé par les Etats-unis pour servir de base arrière à la stratégie anti-soviétique de l’Administration Carter, sous la direction du conseiller pour la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski.- le même Brzezinski qui a servi de conseiller diplomatique à Barack Obama lors de sa campagne électorale. Après la victoire de Ronald Reagan en 1980, le nouveau chef de la CIA, William Casey, avait encore renforcé le soutien aux insurgés afghans.

Obama a toujours refusé de rendre publics ses transcriptions de l’époque om il était au Occidental College ou à la Columbia University et est toujours resté évasif sur son embauche chez BIC et en quoi consistaient ses activités.

Pour Dave McGehee, de CIA-Watch, « il n’y a rien d’honteux pour un jeune diplomé en droit, à sa sortie de l’Université, d’aller rendre quelques menus services à la CIA, d’autant qu’il n’est pas impossible que la même CIA lui ait fourni de l’argent pour payer une partie de ses études à Harvard. Il y a de très nombreux étudiants issus de minorités que la CIA a embauché  l’Université afin de les utiliser plus tard sur certaines missions. Rares sont ceux qui refusent, c’est une histoire de patriotisme – même Abbie Hofman, pourtant révolutionnaire à 100% avait accepté de rencontrer régulièrement des « agents traitants » pour les informer de ce qui se passait sur les campus en révolte. Il ne s’en était jamais caché. Ce qui est plus étonnant, c’est de le nier ensuite et de menacer tout journaliste qui oserait en parler de lui retirer son accréditation.« 


Sherpad Fairey a admis hier (17/10/2009), dans un communiqué de presse, avoir menti et trafiqué l’image originale afin de faire croire qu’il ne s’agissait pas d’une photo AP qui avait servi de base à son affiche. C’est un truc que font des tonnes de graphistes sur le Web, quand ils vont piquer des photos sur Google Images pour faire leurs « créations » (ou tout simplement pour faire leurs plaquettes et affiches dans le cadre de leur boulot) – en espérant ne pas se faire attraper. C’est donc intéressant que cela arrive à un « grand » comme Fairey…

Il y avait déjà eu le cas de l’agence de publicité qui avait piqué des photos sur Flickr pour illustrer sa campagne de pub, sans en informer ni demander l’autorisation aux ayants-droits ou aux personnes représentées sur les photos…

cf: https://libertesinternets.wordpress.com/2007/09/24/mettez-votre-photo-sur-flickr-et-perdez-vos-droits-a-limage/

[Paperblog – 08/02/2009]

Aujourd’hui, comme sou­vent dans la vie quo­ti­dienne, on va se tour­ner vers les Etats Unis où une polémique a éclaté concer­nant l’utilisation d’une photo licenciée pour la cam­pagne de Barack Obama.

Cette affiche, vous l’avez, je pense, tous vue. Elle a été réalisée par le desi­gner She­pard Fai­rey à l’occasion de la cam­pagne de Barack Obama qu’il a voulu sou­te­nir en réalisant un artwork.

Le problème, c’est qu’à la base la photo qui a servi de base appar­tient à l’Associated Press. Fai­rey a admis avoir utilisé une image trouvée via Google Images, chose que nombres de desi­gners font pour trou­ver des références pour leurs projets. She­pard est bien connu pour contour­ner le droit d’auteur (bien que je ne connaisse pas les détaisl exacts) mais a t-il été trop loin?

Je pense qu’il est sans dan­ger de sup­po­ser que la plu­part des desi­gners estiment que s’ils changent assez l’image, il ne sont pas cou­pables d’infraction au droit d’auteur. Mais est ce vrai?

Donc que pen­sez vous de l’affiche d’Obama? Il a clai­re­ment utilisé l’image comme référence mais il a apporté sa touche per­son­nelle des­sus pour don­ner un sens à l’image. C’est une énorme cible pour AP étant donné que ce n’est pas seule­ment le tra­vail de l’artiste de rue mon­dia­le­ment connu She­pard Fai­rey (plus connu pour sa cam­pagne Obey) mais c’est aussi le président. Il y a beau­coup de monde qui uti­lise l’apparence du président pour se faire de l’argent. De plus beau­coup de res­sources vec­to­rielles libres d’Obama cir­culent sur le web. Et pour finir, si vous vou­lez en savoir plus, je vous conseille cet article exclu­si­ve­ment en anglais.

Le but de cet article est de faire dis­cu­ter les gens donc ne vous pri­vez pas de le com­men­ter. Est ce que AP recherche t’elle juste à gagner de l’argent ? She­pard Fai­rey uti­lise t’il à tort l’image à son avan­tage? Je pense que c’est une ques­tion sérieuse qui mérite réflexion.

http://www.paperblog.fr/1566425/shepard-fairey-et-la-question-des-droits-d-auteur/


Allez vous balader sur les forums du genre « Free Republic », regardez les chaines de télé de droite et leurs animateurs bavant de haine comme Sean Hannity ou Glenn Beck, écoutez les « Shock Jocks » dans les radios et même les « respectables » Républicains comme Gingrich ou Cheney… tout le monde alimente une hystérie propagandiste à coups de mensonges, de démagogie et de racisme à peine voilé. La vue d’Obama le nègre est insupportable à ces gens là. Tôt ou tard ce poison distillé quotidiennement agira sur le cerveau d’un ras du bulbe qui fera ce qu’il pense avoir à faire… et tout le monde lèvera les bras d’un air navré ! La société post-raciale, aux Etats-unis, c’est pas pour demain…

[Nouvel Obs – 18/08/2009]

Alors que le débat sur la réforme du système de santé américain fait rage, de plus en plus de participants aux réunions publiques organisées par la Maison Blanche arborent ostensiblement des armes à feux.

Plusieurs hommes armés de fusils d’assaut attendaient le président américain Barack Obama lors d’une réunion consacrée à la réforme du système de santé du pays, lundi 17 août à Phoenix en Arizona.
Sur les images diffusées par la chaîne CNN, on peut voir un homme portant un fusil AR-15 interviewé par un journaliste. Il n’était pas précisé si l’homme faisait partie des « pro » ou des « anti » Barack Obama. Le journaliste de CNN précise avoir aperçu peu de temps auparavant un autre homme portant le même type d’arme et se revendiquant comme un opposant au président américain. La législation de l’Etat d’Arizona permet à ses citoyens de porter des armes dans des lieux publics.

Cette nouvelle affaire survient dans un climat déjà particulièrement tendu entre partisans et opposants à la réforme du système de santé proposée par Barack Obama. Pour promouvoir celles-ci, le président américain a organisé une série de meetings qui sont régulièrement perturbés par des manifestants conservateurs.
Ainsi, le 11 août dernier, la chaîne NBC avait filmé un autre homme armé qui menaçait, à demi-mots, Barack Obama lors d’une de ces réunions à Portsmouth, dans le New Hampshire.
Dans la foule des manifestants qui attendaient le président américain, le reporter de NBC avait repéré un homme portant ostensiblement un révolver et brandissant une pancarte proclamant : « It is time to water the tree of liberty », »Il est temps d’arroser l’arbre des libertés » en français. Ce slogan est une référence explicite à une citation d’un des pères fondateurs des Etats-Unis, Thomas Jefferson, justifiant le recours à la violence pour les citoyens : « Que signifie la perte de quelques vies sur un siècle ou deux ? L’arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps avec le sang des patriotes et des tyrans« .
La vidéo a évidemment fait scandale. L’homme s’est depuis justifié dans une interview accordé à MSNBC (voir la vidéo ci-dessous) en affirmant qu’il n’appelait pas à la violence mais qu’il souhaitait juste défendre son droit constitutionnel à porter une arme.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20090818.OBS8049/des_fusils_dassaut_lors_dun_meeting_dobama.html?idfx=RSS_notr&xtor=RSS-17


Dieudonné peut dire merci à Barack Obama et Rahm Emanuel de lui fournir ainsi, sur un plateau, des arguments en faveur de sa campagne….

[Paul Craig Roberts – CounterPunch – 7 mai 2009 – traduction : JPP  pour info-palestine.net]

Paul Craig Roberts a été secrétaire adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est co-auteur du livre la Tyrannie des bonnes intentions. Il peut être contacté à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com

Criminaliser la critique d’Israël tue tout espoir pour l’Amérique d’avoir une politique étrangère indépendante pour le Moyen-Orient, une politique qui serve les intérêts américains plutôt que les intérêts israéliens.
Finie la liberté d’expression ?

Le 16 octobre 2004, le président George W. Bush signait le projet de loi du lobby pro-israélien, Loi pour un examen de l’antisémitisme mondial. Cette législation demande au Département d’Etat US de surveiller l’antisémitisme dans le monde entier.

Pour pouvoir surveiller l’antisémitisme, il faut le définir. Quelle est sa définition ? Fondamentalement, tel qu’il a été défini par le lobby pro-israélien et Abe Foxman, il se réduit à la moindre critique d’Israël ou des juifs.

Rahm Israel Emanuel ne perd pas son temps à la Maison-Blanche. Aussitôt qu’il aura obtenu en 2009 le vote de la loi relative à la prévention des crimes de haine, tout Américain qui dira la vérité sur la façon dont Israël traite les Palestiniens et leur vole leur territoire se verra accusé d’un crime.

Ce sera un crime pour les chrétiens de citer le prétexte des juifs dans le Nouveau Testament pour demander la crucifixion de Jésus.

Ce sera un crime d’évoquer l’extraordinaire influence du lobby pro-israélien sur la Maison-Blanche et le Congrès, notamment que les résolutions de l’AIPAC faisant l’éloge d’Israël pour ses crimes de guerre contre les Palestiniens à Gaza ont été adoptées par 100% du Sénat US et 99% de la Chambre des représentants, pendant que le reste du monde condamnait Israël pour sa barbarie.

Ce sera un crime d’émettre un doute sur l’Holocauste.

Ce sera un crime de constater une représentativité disproportionnée de juifs dans les médias, la finance et la politique étrangère.

Autrement dit, cela signifie la fin de la liberté d’expression, de la liberté d’investigation, et du Premier Amendement de la Constitution. Tout fait ou toute vérité dénigrant Israël seront tout simplement celés.

Etant donné la prétention démesurée du gouvernement US qui conduit Washington à faire appliquer le droit américain à tous les pays et à toutes les organisations, qu’arrivera-t-il à la Croix-Rouge internationale, à la Commission des Droits de l’homme des Nations unies et aux différentes organisations des droits de l’homme qui ont demandé des enquêtes sur l’agression militaire israélienne contre la population civile de la bande de Gaza ? Seront-elles mises en accusation pour crime de haine en raison d’une critique « excessive » d’Israël ?

La question est grave.

Un récent rapport des Nations unies, qui reste encore à être publié dans son intégralité, impute à Israël la responsabilité des morts et des blessés dans les locaux des Nations unies à Gaza. Le gouvernement israélien a réagi en accusant le rapport des Nations unies d’être «  tendancieux, manifestement de parti pris », ce qui fait rentrer le rapport des Nations unies dans la liste du Département d’Etat des critiques excessives et des sentiments forts anti-israéliens.

Israël s’en tire à bon compte en utilisant de façon éhontée le gouvernement américain pour réduire au silence les critiques alors que sa propre presse et ses propres soldats rendent publiques les atrocités dans la bande de Gaza et les meurtres prémédités de femmes et d’enfants par des envahisseurs israéliens exhortés par les rabbins. Ces actes sont manifestement des crimes de guerre.

C’est la presse israélienne qui a publié les photos de T-Shirts de soldats israéliens sur lesquels on indique que le meurtre délibéré de femmes et d’enfants rentre désormais dans la culture de l’armée israélienne. Ces T-shirts sont l’expression horrible de la barbarie. Par exemple, un T-shirt montre une femme palestinienne enceinte dans la ligne de mire d’un fusil pointé sur son ventre avec la légende « Une balle, deux tués ». Ces T-shirts indiquent que la politique d’Israël envers les Palestiniens est une politique d’extermination.

Il est vrai que depuis des années la critique la plus virulente de la maltraitance d’Israël à l’égard des Palestiniens émane de la presse israélienne et du mouvement de la paix israélien. Par exemple, le quotidien israélien Ha’aretz et Jeff Halper de l’ICAHD (Comité israélien contre la démolition des maisons – Jérusalem) ont fait preuve d’une conscience morale qui apparemment n’existe pas dans les démocraties occidentales où les crimes d’Israël sont étouffés si ce n’est loués.

Le projet de loi américain sur les crimes de haine va-t-il s’appliquer pour Ha’aretz et Jeff Halper ? Et les commentateurs qui ne s’expriment pas pour eux-mêmes mais qui rapportent simplement ce qu’Ha’aretz et Halper ont dit vont-ils être arrêtés pour « propagation de la haine d’Israël, acte d’antisémitisme ? ».

De nombreux Américains ont été endoctrinés par la propagande présentant les Palestiniens comme des terrorismes menaçant l’innocent Israël. Ces Américains vont considérer la censure simplement comme un élément indispensable de la guerre contre le terrorisme. Ils accepteront la diabolisation de leurs concitoyens qui signalent des faits indigestes sur Israël et que de telles personnes soient punies pour avoir aidé et encouragé les terroristes.

Une très forte poussée s’opère actuellement pour criminaliser la critique d’Israël.

Des professeurs d’université américains ont été les victimes des tentatives bien menées pour faire taire toute critique d’Israël. Norman Finkelstein s’est vu refuser une titularisation dans une université catholique à cause de la puissance du lobby pro-israélien. Maintenant, ce même lobby s’en prend au professeur Wiliam Robinson de l’université de Californie (Santa Barbara). Quel est le crime de Robinson ? son cours sur les Affaires mondiales incluait certaines phases de lecture critique sur l’invasion israélienne de la bande de Gaza.

Le lobby pro-israélien a réussi apparemment à convaincre le Département de la Justice (sic) d’Obama que l’accusation d’espionnage portée contre deux responsables juifs de l’AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, était un acte antisémite. Le lobby pro-israélien a réussi à faire reporter leur procès pendant 4 ans et aujourd’hui, le ministre de la Justice, Eric Holder, abandonne l’accusation. Et pourtant, Larry Franklin, le fonctionnaire du Département de la Défense accusé d’avoir remis du matériel secret à Rosen et Weissman, purge une peine de 12 ans et 7 mois de prison.

Une telle absurdité est extraordinaire. Les deux agents israéliens sont déclarés non coupables d’avoir reçu des documents secrets, mais le fonctionnaire américain est coupable de le leur avoir remis ! S’il n’y a pas d’espion dans l’histoire, comment se fait-il que Franklin ait été reconnu coupable de remise de documents secrets à un espion ?

Criminaliser la critique d’Israël tue tout espoir pour l’Amérique d’avoir une politique étrangère indépendante pour le Moyen-Orient, une politique qui serve les intérêts américains plutôt que les intérêts israéliens. Cette criminalisation élimine toute perspective pour les Américains de sortie de leur endoctrinement par la propagande israélienne.

Pour garder l’esprit américain sous sa coupe, le lobby travaille à celer pour antisémitisme toute vérité ou tout fait désagréable se rapportant à Israël. Il est permis de critiquer n’importe quel autre pays au monde, mais c’est être antisémite que de critiquer Israël, et l’antisémitisme sera bientôt un crime de haine universel dans le monde occidental.

La plus grande partie de l’Europe a déjà criminalisé la mise en doute de l’Holocauste. C’est un crime même si on confirme qu’il s’est bien produit mais qu’il y eut moins de 6 millions de juifs à être exterminés.

Pourquoi l’Holocauste est-il un sujet hors du champ de tout examen ? Comment une situation étayée par des faits terribles pourrait-elle être mise en péril par des dingues et des antisémites ? Certainement que cette situation n’a aucun besoin d’être protégée par un contrôle de la pensée.

Emprisonner les gens pour des doutes est l’antithèse de la modernité.

http://www.alterinfo.net/USA-Criminalisation-de-la-critique-d-Israel_a32305.html


E & R est le site d’Alain Soral… caveat emptor. Mais c’est sympa d’avoir – par ce biais – des nouvelles de Thierry et de constater qu’il n’a rien perdu de sa lucidité analytique.

[Egalité et Réconciliation – 5/04/2009]

Thierry Meyssan, on ne vous voit plus en France, que devenez-vous ?

Je vis actuellement au Liban. Après l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, j’ai été directement menacé par de hauts fonctionnaires français. Des amis au ministère de la Défense, m’ont informé que les États-Unis me considèrent comme un danger pour leur sécurité nationale. Dans le cadre de l’OTAN, ils ont demandé aux services alliés de me neutraliser et certains Français semblaient vouloir faire du zèle. J’ai donc pris la décision non seulement de quitter la France, mais la zone OTAN. Après avoir erré de Caracas à Damas en passant par Moscou, je me suis fixé à Beyrouth où je me suis placé au service de la Résistance.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

Je travaille actuellement à un livre d’analyse sur l’administration Obama, ses origines, sa composition, ses projets etc. Une première édition, limitée à quelques exemplaires, sera adressée à des quelques leaders le mois prochain. Puis une édition grand public sera publiée dans diverses langues à l’automne. Je vis exclusivement de ma plume et je collabore à des journaux ou magazines dans le domaine de la politique internationale, au Proche-Orient et en Russie.

Quelle analyse faite vous de l’évolution de la politique américaine ?

Aujourd’hui se dégage un relatif consensus sur le constat d’échec de la politique Bush, le surdéploiement militaire, les conséquences néfastes de l’unilatéralisme sur les relations avec les alliés et la perte de leadership. A partir de 2006, James Baker et Lee Hamilton, qui présidaient une commission créée par le Congrès pour évaluer la stratégie en Irak, ont milité en faveur d’un retour à une position plus sage. Ils ont préconisé un retrait d’Irak et un prudent rapprochement avec les pays riverains (Syrie, Iran) indispensable pour éviter que le départ des GI’s ne tourne à la débâcle, comme au Vietnam. Ils ont fait tomber la tête de Donald Rumsfeld, et ont imposé un membre de leur commission, Robert Gates, pour lui succéder. Mais s’ils ont gelé la politique de « remodelage du Grand Moyen-Orient », ils ne sont pas parvenus à y faire renoncer George Bush et Dick Cheney; raison pour laquelle il a fallu organiser une rupture avec Barack Obama.

En réalité Obama avait été lancé dans la course au Sénat fédéral et à la présidence dès 2004. Il a fait son entrée en scène lors de la convention démocrate pour l’investiture de John Kerry. Il n’était alors qu’un obscur parlementaire de l’Assemblée de l’Illinois, mais il était déjà encadré et entrainé par Abner Mikva et ses hommes (Jews for Obama) et soutenu par la finance anglo-saxonne (Goldman Sachs, JP Morgan, Excelon…). Les multinationales inquiètes de perdre des parts de marché au fur et à mesure de la montée de l’anti-impérialisme (Business for Diplomatic Action), les partisans de la Commission Baker-Hamilton, les généraux en révolte contre les aventures erratiques des néo-conservateurs, et d’autres encore, se sont progressivement ralliés à lui. (suite…)


Si vous n’avez pas encore lu le dernier livre de Thierry Meyssan, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche… une excellente enquête et synthèse… tout le reste du livre est à l’avenant.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – Manipulations et Désinformations]

Pendant les trente premières années de l’État d’Israël, les circonstances historiques ont distendu les liens que l’État juif entretenait avec ses créateurs, les chrétiens sionistes. Mais aucun ne pouvant vivre sans l’autre, ils ont noué de nouvelles collaborations, d’abord par le biais du régime d’apartheid d’Afrique du Sud, puis par la filière russe, jusqu’à aboutir à une synthèse : la théopolitique.

Durant la Guerre froide, les services de communication de Washington interprètent l’opposition Est/Ouest comme un combat eschatologique entre le pays de la liberté religieuse et celui du communisme athée. Un vaste effort de ré-évangélisation des institutions est entrepris. Le général George Marshall, successivement secrétaire d’État puis secrétaire à la Défense, supervise ce développement dans le corps diplomatique et les forces armées. Pour consolider le camp atlantique, il imagine une opération œcuménique où les sectes évangéliques cotoient les Églises anglicane et catholique.  Cela lui permet aussi de mettre en sourdine les revendications pro-israéliennes des extrémistes religieux auxquelles il est fermement opposé.

Marshall installe avec la CIA le Plan de réhabilitation de l’Europe qui porte son nom et qui lui vaudra le Prix Nobel de la paix. Il emmène avec lui dans ses déplacements les pasteurs Abraham Vereide et Harald Bredesen qui mettent en place un vaste réseau de dirigeants chrétiens anti-communistes . Ce dispositif est approuvé par le président Truman des États-Unis, le roi George VI d’Angleterre, la reine Wilhelmina des Pays-Bas et le général Tchang Kai-Chek de Taiwan. En 1952, un rassemblement international de parlementaires chrétiens est convoqué aux Pays-Bas autour du général Alfred Gruenther, qui dirige alors les travaux de préfiguration de l’OTAN. Cette structure, dénommée aujourd’hui Fellowship Foundation, organisera pendant quarante ans des réunions de prière et des congrès pour renforcer l’identité chrétienne du camp atlantique face au bloc soviétique .

(NdL&I : Hillary Clinton, qui avait attaqué Obama pour ses amitiés « radicales » via le pasteur Wright, a toujours été très discrète sur son appartenance de longue date à la Fellowship Foundation, qui a pourtant eu un accès direct au président Clinton pendant 8 ans, à travers l’organisation HEBDOMADAIRE de « petits-déjeuners de prière » à la Maison Blanche. Hillary Clinton est aujourd’hui Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Obama.)

En 1954, le serment d’allégeance, que tout enfant récite le matin à l’école et que tout citoyen états-unien professe dans les occasions solennelles, est modifié comme suit : « Je jure fidélité au drapeau des États Unis d’Amérique et à la République qu’il incarne : une nation unie sous le commandement de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous » . En 1956, une résolution commune des deux chambres du Congrès choisit « En Dieu nous plaçons notre confiance » comme devise des États-Unis à la place de « Un pour tous ». Celle-ci est inscrite dès l’année suivante sur les billets de banque. L’identité chrétienne ne s’applique plus seulement à l’Alliance atlantique, mais aussi au système économique capitaliste .

La Fellowship Foundation installe son quartier général à proximité du Pentagone. Un bureau d’Information et d’Éducation des troupes est créé au département de la Défense et confié à la Fondation. Il édite des manuels et dispense des formations assimilant le service dans les forces armées états-uniennes à une croisade pour la liberté religieuse dans le monde.

Malgré le caractère œcuménique de ses débuts, la Fellowship Foundation se recentre progressivement autour des seules sectes évangéliques dont elle prend le contrôle en sous-main. Elle les enflamme dans un soutien exalté à l’impérialisme états-unien. Elle se heurte bientôt au Conseil œcuménique des Églises qui fédère à Genève les principales confessions protestantes classiques. La tension interne à la culture religieuse anglo-saxonne se réveille une fois de plus. Ce Conseil dénonce les discriminations en Israël et condamne la guerre du Vietnam. C’est pourquoi le Pentagone créé, en 1974, une structure rivale, le Comité de Lausanne. 4 000 pasteurs évangéliques se réunissent tous frais payés par le département de la Défense autour de leur nouvelle figure de proue, le révérend Billy Graham. Ce dernier sillone le monde comme une rock star, organisant des prédications-spectacles qui trouvent des auditoires toujours plus nombreux.

Par ailleurs, l’opinion publique internationale prend lentement conscience de l’anachronisme du régime sioniste. Alors que l’État d’Israël avait été présenté à la communauté internationale comme le fruit de la décolonisation britannique, il s’avère être un État colonial juif, conformément au projet formulé au XIXe siècle par Theodor Herzl. Ce particularisme le rapproche des deux autres États coloniaux.

En Afrique australe, les puritains néerlandais se sont affranchis de la tutelle britannique au XIXe siècle. Ils se sont enfoncés dans l’intérieur des terres lors du « Grand Trek » qu’ils ont comparé à l’Exode biblique. Ils sont sortis victorieux de l’affrontement avec les zoulous à la bataille de Blood River, après avoir invoqué leur Dieu et ont créé ce qui est devenu l’Afrique du Sud et qu’ils appellent eux aussi « le nouvel Israël ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils soutiennent les nazis contre les Anglais, puis instaurent le régime d’apartheid. De leur côté, les Britanniques de Rhodésie, effrayés par la perspective de la décolonisation, se sont révoltés contre la Couronne et se sont constitués en État indépendant, en 1965.

Bien que les systèmes juridiques israélien, sud-africain et rhodésien soient assez différents, ils poursuivent tous trois les mêmes objectifs discriminatoires : réserver la terre et le pouvoir à une minorité ethnique. C’est donc bien logiquement que ces États, écartant les sujets qui fâchent comme le nazisme et l’antisémitisme, multiplient les contacts.

En 1953, l’Assemblée générale de l’ONU dénonce « l’alliance entre le racisme sud-africain et le sionisme » . Puis, en 1975, elle qualifie le sionisme de « forme de racisme et de discrimination raciale » . (suite…)


[Gregor Seither – IES Media Cooperative – 05/01/2008]

En décembre dernier, un mois après son élection comme président des Etats-unis, Barack Obama avait demandé à l’Administration Bush en place s’il était possible que lui et sa famille s’installent avec une semaine d’avance dans le pavillon des invités de la Maison-Blanche, « Blair House ». Le Sénateur de l’Illinois ne dispose pas d’un appartement à Washington et il voulait pouvoir s’installer une semaine avant sa prise de fonctions, afin de pouvoir faire la rentrée scolaire washingtonienne pour ses deux filles.

La réponse de la Maison Blanche fut immédiate : « Pas question ». L’argument avancé était que « Blair House » était déjà intégralement réservée pour un autre invité. Lors d’une conférence de presse le porte-parole Républicain de la Maison-Blanche refusa de nommer l’invité mais ne se priva  pas d’ironiser sur cette « précipitation des Obama à investir la Maison-Blanche avant l’heure » ajoutant également que l’administration de « Blair House » était « outrée par cette demande ». Il termina par une remarque qui fleure bon le sexisme habituel des Républicains : « Nous pensons que Michelle Obama aura tout le temps, après la cérémonie de prise de fonctions, de changer les rideaux à la Maison Blanche et d’inspecter la moquette. Inutile de se précipiter. »

Aujourd’hui, un mois plus tard, nous savons enfin qui est ce mystérieux invité du Président Bush, quelqu’un de tellement important qu’il a besoin d’une résidence de 140 pièces (dont 35 suites avec salle de bain) pour se loger quand il vient à Washington. Il s’agit de  John Howard, l’ancien Premier-Ministre australien, venu pour recevoir la « Medal of Freedom » (Médaille de la Liberté) des mains de George W. Bush.

Howard ne passera qu’une seule nuit à Blair House, mais cela n’empèche pas toute la maison d’être réquisitionnée – obligeant même deux autres récipiendaires de la « Médaille de la Liberté » à se loger ailleurs – en l’occurence Tony Blair, ancien Premier-Ministre britannique et Alvaro Uribe, Président de Colombie.

Sur Bloomberg, la journaliste Margaret Carlson a révélé que, non seulement Blair House est suffisamment grand pour héberger tout le monde y compris la famille Obama: « C’est immense, il y a tellement de suites qu’il n’y aurait eu aucun risque que Howard se retrouve nez-à-nez avec Obama devant la porte de la salle de bains, le matin« , mais aussi que, au moment où Barack Obama avait demandé à utiliser le pavillon des invités de la Maison Blanche, l’Administration Bush n’avait même pas encore prévu d’inviter John Howard à cette date.

Ceci dit, étant donné que Howard avait dit, lors de la campagne présidentielle U.S. que « si j’étais un supporter d’Al Qaïda en Irak, je voterais pour Barack Obama » – il vaut peut-être mieux que ces deux ne se rencontrent pas au détour d’un couloir.

John Howard, enfant chéri de la droite étatsunienne, a été un des principaux soutiens politiques et militaires de George Bush (qui l’appelait « mon pote en acier ») :  il a non seulement approuvé et soutenu toutes les opérations militaires US en Irak mais est également l’unique président d’une nation industrialisée – avec Bush – à avoir refusé de signer le Protocole de Kyoto sur les limitations des gaz à effet de serre.

Tant de « vaillance » au service de la « Liberté » méritait bien une récompense : une médaille et une nuit exclusive dans un palace de 135 chambres.


Faute de pire – UNE LETTRE DE RALPH NADER À BARACK OBAMA

[Loubnan, ya Loubnan – 07/11/2008]

Tout le monde n’est pas baba de bonheur suite à l’élection d’Obama. Et non, je ne dis pas ça parce que certains Français bien en vue aiment soudainement les noirs. Et ça n’est pas parce que ça aurait (peut-être) été pire avec McCain qu’Obama devrait susciter un aussi formidable espoir.

En juin dernier, le discours d’Obama devant l’AIPC m’avait sidéré («L’AIPAC crie, Obama aboie»). Quelques jours avant l’élection, Bakchich a publié deux articles particulièrement inquiétants concernant le cercle le plus proche d’Obama, Rahm Emanuel et Denis Ross: «“Rahm-bo” futur dir’cab de Barack Obama» et «Le principal conseiller d’Obama est un faucon anti-Iran». Revenant sur le choix de Rahm Emanuel, Alain Gresh, inquiet, préfère attendre avant de se faire une opinion.

Un participant au forum du blog de Gresh signale par ailleurs un article décrivant les liens de cette équipe avec les grandes boîtes de la finance: «Rahm Emanuel: Wall Street’s man in the White house»:

Goldman Sachs and JP Morgan are also in Emanuel’s top-five career sources of campaign cash. As reported by the Center for Responsive Politics, Emanuel received more money from the securities and investment industry—$600,500 as of September 30—than did any other member of the U.S. House, and more than two presidential candidates (including Joe Biden) and the chairman of the Senate Finance Committee.

Angry Arab, dès le 5 novembre, annonce qu’il va désormais se consacrer à l’«Obama bashing»:

À ceux qui ont soutenu Obama: vous allez être déçus et vous vous souviendrez de mon avertissement. Souvenez-vous en quand Obama approuvera une guerre israélienne contre un camp de réfugiés et contre un village du Liban, et qu’il qualifiera cela d’auto-défense. Souvenez-vous de moi lorsqu’Obama pleurera la mort d’Israéliens et célébrera la mort d’arabes et de musulmans. Souvenez-vous en quand il ordonnera la première campagne de bombardement contre un zone isolée du Pakistan. Souvenez-vous en quand il trahira les pauvres au profit de Wall Street. Souvenez-vous en quand il trahira les aspirations des noirs au profit de la classe moyenne blanche qui est maintenant le principal souci du parti démocrate. Souvenez-vous en quand Obama ne se battra pas pour son plan de réforme de la santé et qu’il ne réalisera aucune de ses promesses. Souvenez-vous en quand il respectera sa promesse de campagne de s’opposer au mariage gay. Souvenez-vous en quand il continuera à mettre l’échec de l’occupation américaine en Irak sur le dos du peuple irakien lui-même.

Tiens, et je me souviens que j’ai déjà évoqué Joseph Biden ici (septembre 2007), au sujet de sa volonté de résoudre la guerre en Irak en proposant un plan de partition de l’Irak, parachevant ainsi l’œuvre des néo-conservateurs.

Un texte me semble résumer beaucoup des inquiétudes que l’on peut légitimement avoir suite à l’élection. Il s’agit d’un texte publié par Ralph Nader (qui a financé sa campagne, je le rappelle, en vendant la recette du Houmous de sa mère) le jour même de l’élection: «An Open Letter to Barrack Obama, Between Hope and Reality». Je vous livre ici une traduction maison (les liens hypertexte sont de mon fait, ils ne figurent pas dans la version originale):

Cher sénateur Obama,

Pendant les presque deux années de votre campagne présidentielle, les mots «espoir et changement», «changement et espoir» ont été votre slogan. Cependant, il y a une grande différence entre ces objectifs et votre propre personnage politique, personnage qui succombe aux groupes de pression qui ne veulent ni «changement» ni «espoir», mais seulement le maintien d’un status quo dans la répartition des pouvoirs.

Bien plus que le sénateur McCain, vous avez reçu des contributions énormes et sans précédent de la part des intérêts des entreprises, de Wall Street et, plus intéressant encore, des cabinets d’avocats du droit des affaires. Jamais auparavant un candidat démocrate n’était parvenu à une telle suprématie sur son opposant républicain. Pourquoi, en dehors de votre soutien inconditionnel au plan de sauvetage de Wall Street à hauteur de 700 milliards de dollars, est-ce que les grandes entreprises ont autant investi sur le sénateur Obama? Serait-ce parce que vos états de service en tant que sénateur de votre État, au Sénat américain et lors de votre campagne présidentielle (en faveur de l’énergie nucléaire, des usines à charbon, des forage offshore, des subventions aux entreprises – dont le «1872 Mining Act» – et évitant tout programme d’envergure pour combattre la vague de crimes économiques et limiter un budget militaire pharaonique et inutile, par exemple) ont déjà prouvé que vous étiez leur homme?

Pour faire avancer le changement et l’espoir, il faut une personnalité présidentielle qui ait du caractère, du courage, de l’intégrité – pas de la connivence, de l’accommodement et de l’opportunisme à courte-vue. Prenez, par exemple, votre transformation d’un défenseur éloquent des droits des Palestiniens, à Chicago avant que vous ne vous présentiez au Sénat, en un acolyte, un pantin du lobby extrémiste de l’AIPAC, qui soutient l’oppression militaire, l’occupation, le blocus, la colonisation et la confiscation de l’eau, depuis des années, contre le peuple palestinien et leurs territoires réduits de Cisjordanie et Gaza. Eric Alterman a résumé plusieurs sondages en décembre 2007 dans un numéro de The Nation, montrant que les positions de l’AIPAC sont rejetées par la majorité des juifs américains.

Vous savez très bien que c’est seulement quand le gouvernement des États-Unis soutient les mouvements de la paix israéliens et palestiniens, ce qui a conduit il y a quelques années à une solution détaillée à deux États (qui est soutenue par une majorité d’israéliens et de Palestiniens), qu’il y aura une possibilité de résolution pacifique de ce conflit de plus de 60 ans. Malgré cela vous vous alignez avec les tenants de la ligne la plus dure, au point que dans votre discours infâme et humiliant à la convention de l’AIPAC, juste après votre nomination par le parti démocrate, vous soutenez une «Jérusalem indivisible» et vous vous opposez aux négociations avec le Hamas – le gouvernement élu à Gaza. Une fois encore, vous avez ignoré la volonté du peuple israélien qui, dans un sondage du 1er mars 2008 publié par le quotidien respecté Haaretz, montre qu’à 64% des israéliens étaient favorables à «des négociations directes avec la Hamas». S’aligner sur les plus durs de l’AIPAC, c’est ce qu’un des nombreux intellectuels palestiniens qui réclament le dialogue et la paix avec le peuple israélien a décrit ainsi: «L’antisémitisme aujourd’hui, c’est la persécution de la société palestinienne par l’État israélien.»

Durant votre voyage en Israël cet été, vous avez consacré à peine 45 minutes de votre temps aux Palestiniens, sans conférence de presse, et aucune visite dans un camp de réfugiés palestiniens qui aurait pu attirer l’attention des médias sur la brutalisation des Palestiniens. Votre séjour a soutenu le blocus cruel de la bande de Gaza, au mépris du droit international et de la Charte des Nations Unies. Vous vous êtes préoccupé des pertes dans le sud d’Israël, où les pertes de l’année dernière se sont élevées à une victime civile pour 400 victimes palestiniennes dans la bande de Gaza. Au lieu d’une prise de position politique qui aurait rejeté toutes les violences et leur remplacement par l’acceptation de la proposition de la Ligue arabe de 2002 qui permettrait un État palestinien viable dans les frontières de 1967 en échange du rétablissement de relations économiques et diplomatiques complètes entre les pays arabes et Israël, vous avez tenu le rôle d’un piètre politicien, laissant l’endroit et les Palestiniens avec un sentiment de choc et un peu de crainte («much shock and little awe»).

David Levy, un ancien négociateur de paix israélien, a décrit votre voyage succinctement: «Il y presque une démonstration volontaire de dédain pour le fait qu’il y a deux versions de l’histoire, ici. Cela peut le servir comme candidat, mais pas comme Président.»

Le commentateur américano-palestinien Ali Abunimah a noté qu’Obama n’a pas émis une seule critique d’Israël, «de sa poursuite de la construction de colonies et du mur, de ses barrages qui rendent la vie impossible à des millions de Palestiniens… Même l’administration Bush a récemment critiqué l’utilisation par Israël de bombes à fragmentation contre les civils libanais [lire www.atfl.org pour plus d’informations]. Mais Obama a défendu l’agression israélienne contre le Liban comme l’exercice de “son droit légitime à se défendre”».

Dans de nombreux éditoriaux, Gideon Levy, écrivant dans Haaretz, a fermement critiqué les agressions du gouvernement israélien contre les civils à Gaza, notamment les attaques «au cœur de camps de réfugiés surpeuplés… avec d’horribles bain de sang», au début de 2008.

L’auteur israélien et défenseur de la paix Uri Avnery a décrit le passage d’Obama devant l’AIPAC comme: «battant tous les records d’obséquiosité et de servilité», ajoutant qu’Obama «est prêt à sacrifier les intérêts américains les plus basiques. Après tout, c’est un intérêt vital pour les États-Unis d’arriver à une paix israélo-palestinienne, ce qui lui donnera le moyen de gagner le cœur des populations arabes, de l’Irak au Marc. Obama a nui à son image dans le monde musulman et a hypothéqué son avenir – s’il devient le président élu», expliquant encore: «Ce dont on peut être certain: les déclarations d’Obama à la conférence de l’AIPC sont très, très mauvaises pour la paix. Et ce qui est mauvais pour la paix est mauvais pour Israël, mauvais pour le monde et mauvais pour le peuple palestinien.»

Une autre illustration de votre manque de caractère est la façon dont vous avez tourné le dos aux américains musulmans dans ce pays. Vous avez refusé d’envoyer des représentants parler aux électeur lors des événements qu’ils ont organisés. Après avoir visité de nombreuses églises et synagogues, vous avez refusé de visiter une seule mosquée en Amérique. Même George W. Bush a visité la Grande mosquée de Washington DC après le 11 Septembre pour exprimer de nobles sentiments de tolérance devant un important groupe religieux d’innocents.

Bien que le New York Times a publié un grand article le 24 juin 2008 intitulé «Les électeurs musulmans détectent un camouflet de Obama» (signé Andrea Elliott), citant des exemples de votre aversion pour ces Américains qui viennent de tous les milieux, qui servent dans les forces armées et qui travaillent pour vivre le rêve américain. Trois jours plus tôt, l’International Herald Tribune a publié un article de Roger Cohen intitulé «Pourquoi Obama devrait se rendre dans une mosquée.» Aucun de ces commentaires et rapports n’a changé votre fanatisme politique contre les musulmans américains – même si votre père était un musulman du Kenya.

Rien n’a peut-être mieux illustré votre manque total de courage polique ou même une version allégée de ce trait de caractère que votre capitulation face aux demandes des tenants de la ligne dure pour interdire à l’ancien président Jimmy Carter de parler lors de la Convention nationale des démocrates. C’est une tradition pour les anciens présidents, et elle a été accordée en prime time à Bill Clinton cette année.

Voici un président qui a négocié la paix entre Israël et l’Égypte, mais son récent livre pressant la superpuissance israélienne dominante à éviter l’Apartheid des Palestiniens et à faire la paix a suffit à le mettre sur la touche. Au lieu d’un important discours à la nation par Jimmy Carter sur ce problème international, il a été relégué à une promenade à travers la scène sous un «tonnerre d’applaudissements,» à la suite de la diffusion d’un film sur le travail du Centre Carter après Katrina. Honte à vous, Barack Obama!

Mais votre comportement honteux s’est étendu à d’autres questions de la vie américaine. (Lire l’analyse factuelle par son co-listier, Matt Gonzalez, sur http://www.votenader.org.) Vous avez tourné votre dos aux 100 millions d’américains pauvres composés de blancs, d’afro-américains et de latinos pauvres. Vous avez toujous parlé d’aider la «classe moyenne», mais avez systématiquement oublié de mentionner les «pauvres» en Amérique.

Si vous étiez élu Président, il faut que cela soit plus qu’une ascension sociale sans précédent à la suite d’une campagne brillamment sans scrupules qui a parlé de «changement» tout en démontrant une obéissance objective à la concentration des pouvoirs dans les mains des «suprémacistes des grandes entreprises» («corporate supremacists»). Cela devrait être : rendre le pouvoir confisqué par quelques uns à tous. Cela devrait être une Maison Blanche présidée par un homme noir qui ne tourne pas le dos aux opprimés d’ici et d’ailleurs, mais affronte les forces de la cupidité, le contrôle dictatorial des travailleurs, des consommateurs et les contribuables, et la militarisation de la politique étrangère. Cela doit être une Maison Blanche qui transforme la politique américaine – en commençant par le financement public des élections (au travers d’une démarche volontariste) – et en permettant aux petits candidats d’avoir une chance d’être entendus dans les débats et dans la plénitude de leurs limités droits civiques actuellement limités. Appelez cela une démocratie compétitive.

Votre campagne présidentielle a montré encore et encore des prises de positions lâches. Certains disent qu’on ne peut tuer l’espoir («Hope springs eternal»). Sauf quand la «réalité» la consume chaque jour.

Sincèrement,
Ralph Nader,
3 novembre 2008


Tandis que Christine Ockrent s’extasie sur « l’incroyable rigueur et le professionalisme des journalistes » de la chaîne de Murdoch, des milliers de « Fox-watchers » aux Etats-unis traquent chaque jour les mensonges, la manipulation, la mauvaise-foi de cet outil de propagande au service du lobby militaro-industriel… Regarder « Fox News » est hallucinant, on croirait une télévision nord-coréenne.

Mais en plus subtil, car comme disait Vaclav Havel : »L’avantage de la propagande, comparée aux médias modernes, c’est que la propagande, tout le monde savait que c’était des mensonges. Avec les médias modernes, les mensonges sont encore plus gros, mais on s’en rend pas compte, parce qu’on est aveuglé par les paillettes et l’illusion démocratique ».

[Tim Carr – IES Media Cooperative – 5/11/2008 – Trad. Gregor Seither]

La chaîne ultra-conservatrice « Fox News » de Ruppert Murdoch aime bien se présenter comme l’unique média « équitable et objectif » (fair and balanced). Or la réalité est loin du compte : l’une des caractéristiques de sa couverture de la campagne, notamment dans les derniers jours avant l’élection, a été l’insistance constante sur le fait que « l’écart entre les deux candidats est minime » et que John McCain « remonte nettement dans les sondages ». L’assurance et la fréquence avec laquelle les présentateurs de la chaîne ont répété cette mantra a fini par lui donner réalité – au point que les médias français, dont le Monde et le Figaro s’en sont fait écho – alors qu’aucun sondage ne permettait à aucun moment de vérifier l’information

De fait, la totalité des grands instituts de sondage indiquaient l’inverse, seuls quelques petits instituts, généralement partisans ou bien concentrés sur des régions géographiques bien précises donnaient des résultats contraires… mais c’est sur ceux là que Fox News a choisi de se concentrer, comme si elle était plus intéressé par faire de la propagande Pro-Républicains que par son métier de journaliste…

Voici une brève chronologie de cette manipulation médiatique à grande échelle :

(suite…)


Propagande raciste du Parti Républicain US

Propagande raciste du Parti Républicain US

Des Républicains appellent à torturer Obama sur leur site
La campagne se tend… à trois semaines du scrutin, les Républicains sont en position difficile et ils le savent. C’est peut-être ce qui explique la plaisanterie extrêmement douteuse d’un comité local du Parti Républicain de Sacramento <http://www.rrcgop.org/home.htm> : sur leur site, un visuel a été publié en début de semaine, prétendant que la seule différence entre Obama et Osama Ben Laden est la lettre B ou S (BS signifie Bullshit). Ce trait d’esprit est accompagné du slogan “Waterboard Barack Obama”, le waterboarding étant une technique de torture, (…)employée à Guantanamo…
http://www.vicastel.net/1748-republicains-appellent-torturer-obama


[Tim Carr – IES News Service – 09/09/2008]
Une enquête d’opinion The Washington Post/ABC News, publié aujourd’hui, fait apparaître un net avantage pour John McCain, le candidat Républicain, parmi les électrices blanches, surtout depuis qu’il a nommé Sarah Palin comme colistière (et future Vice-Présidente en cas de victoire).

Les intentions de vote sont désormais égales, 47% pour Obama, 46% pour McCain.

Avant la convention Démocrate, 50% des électrices blanches avaient déclaré vouloir voter pour Barack Obama (contre 42% pour McCain). Aujourd’hui McCain est en tête de 12 points chez les femmes blanches, 53 % contre 41 % , selon ce sondage.

Pour Janneth Szabo, directrice de la Progressive Politics Foundation : « ce sondage est caractéristique du clivage racial qui souille encore notre pays. Les électeurs Démocrates blancs préferrent encore voter pour quelqu’un qui est à l’opposé de leurs opinions politiques plutôt que de voter pour un Noir. Et l’électorat féminin préfère voter pour un foufounne, même d’extrème droite plutot que pour un candidat qui défend ses valeurs. C’est navrant ! »


Le PDG de Diebold, Walden O’Dell, est un des plus gros collecteur de fonds pour la campagne électorale du Parti Républicain, notamment dans l’Etat de l’Ohio, une circonscription électorale qui, aux dires de tous les experts, a été le pivot de l’élection 2004 et risque de jouer le même rôle en 2008. Il n’est donc pas surprenant que les ordinateurs de vote dans cet Etat connu pour son fort taux de sympathisant Démocrates, se mettent à « perdre » des voix…

[Grégoire Seither – IES News Service – 30/08/2008]
Premier Election Solutions, anciennement connu sous le nom de Diebold, qui fabrique des ordinateurs de vote utilisé dans 34 Etats des USA a reconnu que son système informatique contient de graves erreurs de programmation qui provoquent la perte de votes lors du transfert électronique depuis la mémoire de l’appareil vers la centrale de décompte des voix.

Le problème a été identifié dans l’Ohio (un Etat qui jouera un rôle crucial dans la victoire ou la défaite du candidat Démocrate) suite à une plainte d’agents électoraux lors des primaires du mois de Mars dernier. Mais l’erreur existe en fait au coeur du système depuis plus de dix ans, a reconnu Chris Riggall, porte parole de la société

Le logiciel défectueux est présent tant sur les ordinateurs de vote à écran tactile que sur les appareils à lecture optique fabriqués par Premier et le problème du décompte des votes affecte surtout les bureaux de vote importants qui transfèrent de nombreuses cartes mémoire vers la base de données centrale, où les voix sont comptées.

Riggall a expliqué qu’il était « certain » que les assesseurs des bureaux de vote ont, ces dernières années, remarqué l’erreur quand ils comparaient leur fiche de décompte avec les résultats affichés et qu’ils l’ont réparé d’eux mêmes en transférant une deuxième fois les données, afin de ne pas perdre de voix exprimées. Jennifer Brunner, Secrétaire d’Etat de l’Ohio a précisé que dans les neuf comtés où le problème a été découvert, aucun vote n’a été perdu car l’erreur a été identifiée à temps et les cartes mémoires transférées une deuxième fois.

Mais la moitié des ordinateurs de vote de l’Ohio utilise ce logiciel, il est donc probable que de nombreuses erreurs n’ont pas été repérées ou ont été ignorées et que de très nombreux bulletins de vote électroniques ont été perdus.

L’entreprise a annoncé un plan d’action en urgence afin de résoudre le problème avant l’élection de Novembre prochain. Les près de 2 000 juridictions qui utilisent ce type de machine seront prévenues. Ces ordinateurs sont également utilisés dans le Maryland et dans la Virginie (la Virginie est un autre « swing state » qui peut décider du résultat final de l’élection présidentielle).

Le problème se produit lors du transfert des voix enregistrées sur le cartes mémoire de chaque ordinateur de vote, vers la base de données centrale (le « vaisseau mère ») où les votes sont comptés. Une erreur de programmation fait que, en cas d’engorgement du transfert, les votes dans la file d’attente sont effacés par les nouvelles données arrivant à ce moment là. L’erreur se produit en quelques millièmes de secondes, explique le communiqué de Premier Inc.

L’erreur n’est pas immédiatement détectable a expliqué Riggall. Elle ne peut être identifiée qu’au moment où les assesseurs comparent leurs fiches d’émargement avec le compte-rendu de transfert renvoyé par la base de données.

Mais pour la Secrétaire d’Etat Brunner, une opposante de longue date aux ordinateurs de vote, « cette sécurité n’en est pas une, car très souvent les assesseurs font confiance à l’ordinateur et ignorent les différences avec, les mettant sur le compte de l’erreur humaine.« 


Les chinois ont fait pareil à Pékin, sous les huées de la communauté internationale. Mais là c’est pas pareil, on est aux Etats-unis, pays de la liberté, alors….

[ Mary Turck – TC Daily Planet  – 30/08/2008 – Trad. Grégoire Seither ]

Sammy Schutz était avec son fils de 5 ans et une vingtaine d’autres personnes entrain de regarder une vidéo dans le batiment qui accueille la coordination des manifestations contre la convention du Parti Républicain à St. Paul, dans le Minnessota, quand la police a envahi l’immeuble situé au 827 Smith Avenue et arrêté tout le monde pour « intention de manifestation non autorisée » dans la nuit de samedi.

« J’ai entendu crier quelqu’un, ‘Ils arrivent, ils arrivent’ puis il y a eu des bruits de bottes montant par les escaliers à l’arrière, puis quelqu’un a cogné violemment contre la porte en criant qu’ils avaient un mandat de perquisition et qu’ils allaient enfoncer la porte. Ils ont fait irruption dans la salle, pistolets pointés sur nous et hurlant « tout le monde à terre ».

L’assistant chef de la police Bostrom a expliqué à la presse que cette action policière avait pour but d’empécher la cinquantaine de personnes présentes sur le lieux d’aller manifester Lundi 1er septembre, à l’occasion de l’ouverture de la convention du Parti Démocrate, qui doit désigner le candidat à l’élection présidentielle.

http://tcdailyplanet.net/article/2008/08/30/police-break-down-doors-night-time-raid-anarchist-meeting.html


Souvenez vous que les élections 2000 et 2004 ont été gagnées sur une marge de voix de moins de 100 000 électeurs. Alors réussir à empécher 600 000 personnes d’aller aux urnes, surtout quand ce sont des électeurs susceptibles de voter pour Obama, c’est tout bénef  ! Jeunes, noirs, étudiants… la base traditionnelle du vote Démocrate. Plus on peut en dégouter d’aller voter ou les empécher de mettre leur bulletin, plus le candidat Républicain aura ses chances. Même pas la peine de bourrer les urnes, comme en 2000 !

C’est le moment de relire Greg Palast : Comment gagner les élections en faisant disparaître des électeurs

[Gregoire Seither – IES News Service – 25/08/2008]

Aux Etats-unis, les organisations Advancement Project et Project Vote ont lançé un cri d’alarme. Plus de  600,000 électeurs légitimes de l’Ohio risquent d’être effacés des registres électoraux et donc privés de leur droit de vote, si la Secrétaire d’Etat de l’Ohio, Jennifer Brunner, n’intervient pas pour défendre le droit constitutionnel de ces citoyens.

http://www.jenniferbrunner.com/view/news/200

Project Vote a découvert cette liste de « purges » en analysant les décisions publiques des administrations électorales de l’Etat. Ces électeurs, en grande majorité des Noirs et des Jeunes, c’est à dire la base électorale du Parti Démocrate et de son candidat Barack Obama, seront éliminés sans prévenir et sans aucune possibilité de contestation, dans le cadre des mises à jour administratives des registres. Ceci est possible à cause d’un flou législatif dans la réglementation électorale de l’Etat, qui permet aux représentats des Partis de contester le droit de vote d’un électeur lors de son arrivée dans le bureau de vote, le jour de l’élection.

Le « vote caging » (pratique qu’aucun Parti ne reconnait officiellement mais qui est largement employée, comme l’ont montré entre autres les enquêtes de Greg Palast) consiste à dresser des listes de personnes suspectes de ne pas être en conformité avec la réglementation électorale : criminels privés de droits civiques, personnes ayant déménagé, personnes ne pouvant prouver leur identité parce qu’elles n’ont pas de pièce d’identité ou présentent un document d’identité non reconnu (aux US la plupart des gens n’ont que leur permis de conduire pour prouver leur identité, mais ce permis n’est pas admis dans tous les bureaux de vote), personne ayant le même nom qu’une autre personne inscrite sur un autre registre électoral (ce qui est fréquent, vu le nombre de personnes ayant les mêmes noms et prénoms dans la communauté Noire et Latino)…  Le jour de l’élection, les représentants des Partis vérifient les noms des électeurs qui se présentent contre les listes de « caging » et contestent la participation à l’élection aux personnes qui y figurent

Cela permet au mieux d’invalider le vote de la personne, voire de retarder son vote jusqu’à la fermeture du bureau, ou bien de l’obliger à aller chercher un document à la maison et donc de refaire la queue, histoire de la dégouter de mettre le bulletin dans l’urne. Comme les élections US se jouent souvent sur des très petites marges, interdire le vote à 10 000 personnes dans un district peut faire basculer l’élection.

Le Parti Républicain dispose d’équipes professionnelles qui préparent, deux ans à l’avance, les purges des registres électoraux, notamment dans les districts connus pour voter majoritairement pour le camp adverse.

Pour La Secrétaire d’Etat Jennifer Brunner : « A quoi sert la démocratie et le droit de vote, si on peut, le jour venu, t’interdire en toute légalité de l’exercer ? »


Transmis aux thuriferaires naifs qui font semblant de croire que la presidence Obama pourrait changer quelque chose a la politique etats-unienne dans la region…

Barack Obama au mur des lamentations

Barack Obama au mur des lamentations

Apres avoir expulse les Palestiniens de Jerusalem – en proclamant la ville capitale une et indivisible de l etat d Israel — Barack Obama prie au mur des lamentations. Il envoie ainsi un message politique aux electeurs d extreme droite et fondamentalistes aux Etats-Unis, les « Sionistes Chretiens », une force politique impoprtante dans ce pays.


[AntiWar.com – 7/06/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Si vous pensez que l’élection éventuelle de Barack Obama à la Maison Blanche va changer la donne au Moyen Orient, alors évitez de lire le journal ce matin. Suivant fidèlement la ligne dictée par son équipe de conseillers, Obama s’est rendu devant le lobby israélien AIPAC pour y présenter sa politique.

A la surprise de la presse, qui avait reçu le texte de son intervention avant le discours, Obama a soudain modifié ses propos et s’est aligné sur la propagande israélienne en déclarant : « Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour empécher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Tout ce qui est en mon pouvoir. Absolument tout. »

« Absolument tout » signifie bien sûr des opérations militaires qui tueraient des dizaines de miliers d’Iraniens, essentiellement des civils, qui pousseraient le prix du pétrole à plus de 300 dollars, détruisant au passage l’économie étatsunienne et précipiteraient le pays dans une nouvelle guerre qui fera passer la guerre en Irak pour une promenade de santé. Et tout cela pour arriver à quoi ?

L’ironie de la chose est que, comme les agences de renseignement U.S. ont encore récemment rappelé au Président, l’Iran est très loin d’obtenir l’arme nucléaire. Mais ce point de détail n’est pas important pour les néo-cons, dont les projets voient plus loin que le simple « domino » iranien. Comme l’a récemment mentionné le journal israélien Ha’aretz : « Olmert va tenter de convaincre Bush de mettre de côté le rapport d’analyse des services de renseignement sur l’Iran (National Intelligence Estimate on Iran’s nuclear program) et de se concentrer plutôt sur les informations présentées par Israël, afin d’orienter la politique de la Maison Blanche en conséquence. »

La prochaine guerre contre l’Iran n’a rien à voir avec de quelconques « armes de destruction massive » – pas plus que ce ne fut le motif de l’invasion de l’Irak. Son principal objectif est de préserver l’hégémonie israélienne (et donc U.S.) dans la région, en mettant au pas les Etats arabes récalcitrants.

Il y a fort à craindre que nous serons en guerre contre l’Iran avant même que le nouveau président des Etats-unis ait été inthronisé : maintenant que Obama a capitulé devant le lobby israélien, il n’y a guère que la providence divine qui peut empécher cette guerre.

90% DES CITOYENS DES ETATS-UNIS SONT EN DÉSACCORD AVEC OBAMA SUR L’IRAN

Selon un sondage récent mené par l’institut d’études politiques « Public Agenda », plus de 50% des personnes concernées par la question iranienne estiment que « l’usage de la diplomatie est la meilleure façon de gérer la crise iranienne » afin « d’établir de meilleures relations ». Seulement 5% des personnes interrogées estiment que la menace militaire est une bonne chose (ils étaient encore 9% à le penser à l’automne 2007). Enfin, 7% des interrogés soutient une action militaire contre l’Iran.

http://www.antiwar.com/justin/?articleid=12944


[Grégoire Seither – IES News Service – 16/04/2008]

Il faut regarder la réalité en face : A l’heure qu’il est, dans la campagne des primaires aux Etats-unis, le Parti Républicain dispose de suffisamment de « grands électeurs » pour battre Hillary Clinton – et il ne lui en manque plus que 23 pour battre Barack Obama.

Quoi qu’en dise la presse et sa Obamamania, John McCain est bien parti pour devenir président, en novembre prochain.

Dans la dernière livraison de son bulletin, le fin connaisseur du paysage politique U.S. qu’est Sam Smith nous propose un ensemble de cartes et graphiques qui dressent un panorama politique bien différent de ce que les médias U.S. et européens nous racontent. Certains chiffres feront grincer des dents ceux qui croient que c’est joué, d’autres rempliront d’aise les Obamaniaques… mais dans tous les cas c’est une analyse importante pour comprendre la situation politique actuelle aux Etats-unis.

VOTES POUR OBAMA (Démocrates en bleu)

VOTES POUR CLINTON (Républicains en rouge)

La carte ci-dessous montre les soi-disant « Etats rouges » (le rouge est la couleur des Républicains) dans lesquels, en 2006, le Parti Démocrate a soit gagné les élections sénatoriales ou est passé à moins de cinq points de la victoire. Elle illustre l’échec de la métaphore bicolore, tant utilisée par les médias.

D’une manière générale, comme le montre le tableau ci-dessous, la stagnation politique des Démocrates est une tendance durable depuis 40 ans, de moins en moins de gens se déclarant pour cette famille politique. Le dernier sondage Harris sur ce sujet date de l’an passé mais rien ne laisse indiquer qu’il y ait eu une grande évolution ces derniers mois.

Le tableau ci-dessus (et les autres sur la page de la Progressive Review) montre à quel point, malgré les bons résultats de mardi dernier – les Démocrates ont encore du chemin à faire avant d’arriver à la Maison Blanche.

(La suite, très intéressante) : http://prorev.com/electmap.htm


la une du Philly Gay Mag[Grégoire Seither – IES News Service – 8/04/2008]
Dans le cadre de la course à l’investiture Démocrate pour les élections présidentielles étatsuniennes, la communauté Lesbienne-Gay-Bi et Transgenre de Pennsylvanie a l’habitude d’inviter chacun des candidats à venir s’exprimer dans les colonnes de leur journal, le très influent Philadelphia Gay News

Mais ce matin, le journal a fait sensation en publiant un grand rectangle vide à la une, à l’endroit où aurait du figurer l’interview donné par Barack Obama. En face, de ce « blanc » figure l’interview donnée par Hillary Clinton, le tout sous le titre à jeu de mots « Clinton talks, Obama balks » (Clinton parle, Obama se défile).

Pour Mark Segal, rédac-chef du PGN, c’est aussi une façon de dénoncer le fait que Obama, ces quatre dernières années, à systématiquement refusé de parler avec la presse homosexuelle aux Etats-unis

« Depuis 1976, nous avons l’habitude d’interviewer tous les candidats politiques, quelle que soit l’élection, quand ils viennent faire campagne en Pennsylvanie. L’électorat LGBT est important ici, il représente environ 3% des électeurs se rendant aux urnes à Philadelphie, et je pense que – vu les déclarations homophobes qui ont émaillé cette campagne, la participation du « Vote Gay » sera encore plus forte cette année.

Nous n’avons eu aucun problème à contacter Hillary Clinton, par contre il nous a été impossible de parler avec Barack Obama. Pourtant nous sommes passé par certains de ses plus prochoes conseillers, des gens comme le Sénateur local, Robert Casey ou le député au Congrès, Pat Murphy. Tous lui ont répété qu’il était important qu’il fasse connaître ses points de vue à la communauté LGBT de Philadelphie. Mais on nous a fait poireauter jusqu’à ce jour…

Nous avons donc décidé de laisser en blanc l’espace qui était alloué à l’interview d’Obama. Cela a causé un vif débat au sein de la rédaction…mais ce débat nous a permis de découvrir une chose importante : je suis président de l’association des éditeurs de journaux homosexuels, et j’ai donc appelé mes confrères pour les consulter. J’ai alors découvert que cela fait exactement 1 522 jours que Obama n’a pas donné d’interview à la presse homosexuelle.

En interrogeant les autres rédactions, j’ai réalisé que, depuis 2004, de très nombreux journaux gay à travers le pays ont demandé des interviews à Barack Obama. Tous ont été refusés.

Cela fait 31 ans que je travailla dans la presse homosexuelle et publie ce journal, je suis un vétéran de la lutte pour les droits des LGBT.. et je n’ai jamais vu cela. Nous avons toujours interviewé les politiques et aucun n’a jamais refusé de venir nous parler.

Le seul qui a refusé à ce jour, c’est le Sénateur Rick Santorum (NdL&I : sénateur Républicain bigot et ultraconservateur, auteur de nombreuses déclarations homophobes). Et cela ne me fait pas rire du tout.

Je ne voudrais pas que le Sénateur Senator Obama se retrouve au niveau de Santorum, cela serait vraiment scandaleux…


[Gregor Seither – IES News Service – 02/04/2008]

Dans son discours de Selma, le candidat Barack Obama a pointé du doigt les fractures raciales qui accablent les Etats-unis. La fracture de la réussite (achievement gap) qui voit les Noirs et les Basanés stagner à l’école, à l’université et dans le monde du travail… la fracture médicale (health gap) qui voit la communauté Noire ravagée par des maladies et des mauvais soins que la communauté Blanche ne connaît presque pas…

Mais ces « fractures » ne sont que les plus visibles. Quiconque a vécu un minimum de temps dans les « quartiers » et les « zones oubliées » des Etats-unis, dans les ghettos urbains ou les déserts ruraux, sait qu’il y a de nombreuses autres fractures, tout aussi profondes, qui affectent jour après jour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de naître avec la peau blanche… et que la société étatsunienne dans sa majorité, refuse de prendre en compte :

La fracture de la prison qui fait qu’il y a six fois plus de Noirs derrière les barreaux que de Blancs;

La fracture de la propriété immobilière, qui voit 72,7% des Blancs être propriétaire de leur logement, contre 48,2% de la population Noire;

La fracture de l’assurance maladie, dans laquelle 71,4% de la population Blanche bénéficie d’une couverture santé contre seulement 53,9%  de la population Noire;

La fracture du revenu, qui voit le revenu moyen annuel de la population Blanche dépasser de 20 000 dollars celui de la population Noire;

La fracture de la pauvreté,  dans une société ou 8,7% de la population Blanche vit en dessous du seuil de pauvreté, contre 24,7% de la population Noire;

La fracture du chomage,  qui fait que seulement 5,7% de la population Blanche est au chomage, tandis que 13,2% des Noirs n’a pas de travail;

La fracture du bonheur,  dans laquelle 72% des jeunes Blancs déclarent que – d’une manière générale – ils sont heureux, tandis que seulement 56% de leurs homologues Noirs pense la même chose;

La fracture de la mort violente, qui voit 49% des victimes de meurtres aux Etats-unis (presque un meurtre sur deux) être issu de la communauté Noire, alors que celle-ci ne représente que 13% de la population totale du pays.


Si l’église catholique se comportait comme le Parti Démocrate, elle accepterait publiquement de se faire financier par des athéistes, des starts du porno, des avorteurs et des dealers de drogue, c’est à dire des gens à l’opposé du message qu’elle prèche.

C’est quand on lit ce genre d’articles qu’on comprend pourquoi le Parti Démocrate n’a plus rien à voir avec les valeurs qui l’ont fondé…. tout comme le Parti Socialiste en France d’ailleurs.

LE CANDIDAT « DE GAUCHE » BARACK OBAMA A REçU DEUX FOIS PLUS DE FINANCEMENTS POLITIQUES DE LA PART DES GRANDES ENTREPRISES, DES BANQUES ET DES GROUPES PHARMACEUTIQUES QUE LE CANDIDAT « DE DROITE » JOHN MC CAIN

[The Wall Street Journal – 02/04/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Selon une étude du « Center for Responsive Politics », une organisation indépendante, parmi les septs secteurs industriels qui traditionnellement financent les campagnes électorales des candidats Républicains, seul un secteur a donné plus d’argent à John McCain qu’à Hillary Clinton et Barack Obama. Et même ce secteur – l’industrie des transports – n’a donné qu’un tout petit peu plus au candidat de droite qu’à celui de « gauche ». En tout et pour tout, depuis Février, les lobbyistes pour l’industrie et la finance ont contribué 13.1 millions de dollars àc John Mc Cain ainsi que 22,5 millions de dollars pour Obama et 27,1 millions de dollars pour Clinton.

Les efforts frénétiques du camp Mc Cain pour ramener à lui ses soutiens traditionnels dans le monde de l’industrie, du commerce et de la finance pourraient bien jouer un rôle majeur dans la course à la Maison Blanche. Pour l’instant les entreprises dans les secteurs des services financiers, de l’assurance et de l’immobilier – mais aussi les cadres et employés de ce secteur – ont massivement préféré Barack Obama à John McCain, lui apportant deux fois plus de contributions financières. Quand à la Sénatrice Hillary Clinton, elle séduit presque trois fois plus les industriels que John Mc Cain.

Dans le secteur médical, pharmaceutique et l’assurance maladie privée, les contributions financières sont plus de trois fois plus importantes pour les deux candidats Démocrates que pour le candidat Mc Cain.

Dans l’industrie militaire et spatiale, on préfère encore Mc Cain à Obama… mais par contre on vote avec son porte-monnaie pour Hillary Clinton. Dans les secteurs de l’énergie, du BTP et de l’agro-alimentaire, on préfère de loin les candidats Démocrates à John Mc Cain…

Plusieurs facteurs ont contribué à « fâcher » le monde économique avec John Mc Cain. En premier lieu, depuis 2007, les Démocrates ont investi plus d’efforts dans la campagne de financement que les Républicain.

Par ailleurs, l’industrie et le commerce ne sont pas coupés du reste de la population américaine : ici aussi la perte de popularité de George W. Bush se fait ressentir par un mouvement en direction du camp opposé… on l’a déjà vu en 2006 et en 2007 avec les succès électoraux du Parti Démocrate. . .

Enfin, le statut particulier de John Mc Cain au sein du Parti Républicain, son caractère incontrôlable et ses prises de position parfois populistes, en défense du « petit gars » contre les gros intérêts commerciaux, lui ont valu la haine de bon nombres de grands patrons aux Etats-unis. Certains ne se cachent pas qu’ils auraient préféré un autre candidat Républicain et qu’il préfèrent encore soutenir Clinton plutot que Mc Cain…

Mais la côte d’amour de Hillary Clinton et Barack Obama auprès des patrons n’est pas un succès par défaut, par opposition à Bush et Mc Cain. Dans de nombreux secteur économiques, les financement politiques en faveur de Clinton ou d’Obama ont été supérieurs non seulement à ceux accordés à Mc Cain mais aussi à ceux des autres candidats Républicain, comme Mitt Romney et Rudy Giuliani.

http://online.wsj.com/article/SB120709422285181841.html?mod=hps_us_whats_news


Suite à mon article d’hier sur les mensonges et omissions d’Hillary Clinton, de très nombreux lecteurs m’ont envoyé d’autres exemples de la « vie affabulée de l’ancienne Première Dame » :

Petits mensonges qu’elle a avoués :

  • Chelsea Clinton faisait son jogging à deux pas du World Trade Center le jour des attentats du 11 septembre. (En fait Chelsea était encore au lit à cette heure là et à tout vu à la télévision.) .
  • Hillary a reçu son nom en hommage à Sir Edmund Hillary. (Personne ne connaissait Edmund Hillary au moment de la naissance de la petite Rodham, étant donné qu’il ne gravit l’Everest que cinq ans plus tard.)
  • Elle a été prise sous le feu des snipers serbes lors de son arrivée en Bosnie . (Les infos télévisées montrent Mme Clinton accueillie par des enfants au pied de l’avion.)
  • C’est en lisant le Wall Street Journal dans sa jeunesse qu’elle a appris à faire du négoce sur les contrats futures. (Le Wall Street Journal ne publiait pas encore d’articles sur les « futures » à l’époque.)


Petits mensonges dont on attend encore l’avoeu :

  • Elle ne savait pas que ses frères se faisaient payer des pots de vin par des criminels financiers afin d’obtenir que le président Bill Clinton les amnistie. (Plusieurs conversations enregistrées à l’époque prouvent l’inverse).
  • C’est par mégarde qu’elle a emporté certains cadeaux reçus lors de son séjour à la Maison Blanche. (La secrétaire de l’époque lui avait dit qu’elle ne pouvait pas le faire et s’était vu répondre qu’elle s’en fichait).
  • Elle ne savait pas que son directeur de cabinet virerait les membres de l’équipe de préparation des voyages présidentiels. (C’est elle qui lui a donne l’ordre de le faire).
  • Elle ne connaissait pas le montant exact du financement politique qui lui avait versé Peter Paul en 2000. (Le montant exact est 700 000 dollars US plus élevé que le chiffre qu’elle avait avançé).
  • Elle était opposé à l’accord de libre-échange nord-américain. (Elle en chante les louanges dans plusieurs articles de presse de l’époque).
  • Elle a activement participé aux Pourparlers de Paix en Irlande du Nord. (Lors des négociations, elle n’était pas à la Maison Blanche).
  • Elle a fait pression sur son mari pour qu’il envoie des troupes au Rwanda. (Aucun témoin de l’époque ne se souvient de cette ‘pression’).
  • Elle a joué un rôle actif dans la reprise économique des années 1990. (Quel était exactement ce rôle ?)
  • Les documents financiers que la justice cherchait depuis plusieurs années ont soudain été « retrouvés » par hasard. (Mais oui, c’est sûr, la veille de la perquisition…)
  • Quand l’affaire Monica a éclaté, elle croyait encore à l’innocence de son mari, Bill.
  • Depuis toute petite elle est une fan inconditionnelle des Yankees. (Lors de la campagne de son mari, en 1991, elle avait affirmé la même chose à propos de deux autres équipes).
  • Elle est totalement étrangère à l’affaire des amnisties accordées à certains membres de la communauté hassidim de New Square. (Les juifs de New Square ont voté majoritairement pour elle et elle a convoqué une réunion à la Maison Blanche pour accélérer ces amnisties). .
  • C’est grâce à ses efforts, lors de sa visite en Macédoine, que les réfugiés ont été libérés. (En fait les réfugiés ont été libérés la veille de son arrivée dans le pays).
  • Elle se vante d’être la seule Première Dame, après Eleanor Roosevelt, à avoir eu le courage de se rendre dans une zone de guerre (en Bosnie). (La femme du président Nixon, Pat, s’est rendue à plusieurs reprises à Saigon lors de la Guerre du Vietnam et, contrairement à Hillary, son hélicoptère a vraiment essuyé des tirs ennemis.)

L’erreur de Lieven, c’est de croire qu’une présidence McCain sera forcément différente (en négatif) d’une présidence Clinton ou Obama. Si on se souvient de l’époque Clinton, les Etats-Unis n’étaient pas moins obnubilés de leur « mission civilisatrice » qu’ils ne le sont maintenant… et il y a un paquet de néo-cons impérialistes dans l’équipe de campagne de Obama. Quand à leur soutien à Israël, ils sont tous les trois fermement du côté des faucons.

Enfin, si on regarde le bilan politique des Démocrates – surtout depuis qu’ils ont le pouvoir au Congrès, il faut quand même rappeler que, mis à part un tout petit nombre de ‘radicaux’, aucun élu Démocrate ne s’est jamais opposé à la politique impérialiste de George W. Bush.

L’idéologie politique de McCain est peut-être dangereuse, mais elle n’est pas si éloignée de celle pratiquée tous les jours par Clinton, Obama, Pelosi et autres…

Et si McCain dit qu’il veut continuer à faire la guerre pendant encore cent ans, il n’est pas certain qu’un président Démocrate rangera pour autant les armes au vestiaire. Souvenez vous des bombes « humanitaires » de Clinton sur la Yougoslavie…

Mc Cain, un dangereux illuminé par Anatol Lieven

[Socio 13 Blog – 27/03/2008 – sur un article de Anatol Lieven, chercheur britannique
par dans le Financial Times- traduit et reproduit dans Courrier international]

Parce qu’il pense que les Etats-Unis sont “la plus grande force de bien dans l’histoire de l’humanité”, le candidat républicain pourrait être un président plus dangereux que George Bush, prévient le chercheur britannique Anatol Lieven*.

Certes le cirque électoral aux etats-Unis et désormais en France consiste à se faire peur tant on vote de moins en moins pour quelqu’un ou pour un programme et de plus en plus par haine de l’autre mais ce portrait de John McCain présente quelque intérêt.

D’abord parce que les électeurs nord-américains imposent leur “choix” au reste de l’humanité. Ensuite parce que je suis tout à fait d’accord avec l’idée que la politique des Etats-Unis depuis quelques années a consisté à accumuler sur tous les continents des poudrières et voici que surgit terminator, celui qui sera prêt, parce qu’il est convaincu que Dieu protège et bénit les Etats-Unis, à faire exploser le feu d’artifice.

Il semble peut-être incroyable de dire une chose pareille compte tenu des expériences passées mais, dans quelques années, c’est peut-être avec nostalgie que l’Europe et le monde repenseront à l’administration Bush. Ce sera le cas si les Etats-Unis élisent John McCain en novembre prochain. Au cours des dernières années, les Etats-Unis ont créé des poudrières dans différentes parties du monde. Et le Parti républicain est aujourd’hui sur le point de désigner comme candidat une allumette susceptible de mettre le feu aux poudres.

Le problème que pose John McCain vient de son idéologie, de sa politique et surtout de sa personnalité. Son idéologie, comme celle de ses principaux conseillers, est celle d’un néoconservateur. Il était par le passé considéré comme un conservateur de la vieille école, un réaliste. Actuellement, les réalistes qui figurent dans son équipe n’ont plus qu’un rôle décoratif.

Poussé en partie par son intense engagement en faveur de la guerre d’Irak, John McCain s’appuie sur des néoconservateurs comme William Kristol, de l’hebdomadaire Weekly Standard, qui est un ami proche. En politique étrangère, il a pour principal conseiller Randy Scheunemann, autre néoconservateur en vue et fondateur du Comité pour la libération de l’Irak.

John McCain partage leur foi dans ce que William Kristol appelle “le conservatisme de grandeur nationale.” Il est persuadé que “les Etats-Unis sont le pays indispensable parce que nous nous sommes avérés être la plus grande force du bien dans l’histoire de l’humanité… nous avons fermement l’intention de continuer à utiliser notre primauté dans les affaires mondiales pour le bénéfice de l’humanité.”

“J’instituerai une politique que j’appelle ‘réduction des Etats voyous’. J’armerai, j’entraînerai et j’équiperai des forces qui finiront par renverser le gouvernement en place et instaureront un gouvernement démocratiquement élu”, avait, pour sa part, déclaré John McCain en 2000, en se fondant sur le programme néoconservateur d’instauration de la démocratie par la force.

John McCain souhaite d’ailleurs qu’on attaque l’Iran si nécessaire pour l’empêcher de développer des armes nucléaires. Il a été filmé, en 2007, en train de chanter “Bombardez, bombardez l’Iran” sur l’air de Barbara Ann des Beach Boys.

Tout cela ne serait pas aussi inquiétant si John McCain n’était pas connu pour sa promptitude à s’enflammer devant les insultes – véritables ou supposées – adressées à lui-même ou au pays.

Depuis que je suis ici, je n’ai connu aucun président avec un caractère pareil”, explique le sénateur républicain Thad Cochran.

Voilà pourquoi ce ne sont pas seulement les électeurs américains qui devront mettre à profit les neuf mois à venir pour réfléchir aux conséquences d’une élection de John McCain à la tête des Etats-Unis.

Les gouvernements européens doivent aussi se poser la question et songer à la façon d’empêcher un gouvernement McCain de poursuivre une politique incendiaire, ou si nécessaire de protéger l’Europe des conflagrations qui en découleraient.

* Auteur de Le Nouveau Nationalisme américain (éd. Folio Essais, 2006)

http://socio13.wordpress.com/2008/03/27/mc-cain-un-dangereux-illumine-par-anatol-lieven/


Les lecteurs de L&I m’en ont envoyé plein d’autres

[Gregor Seither – IES News Service – 26/03/2008]

« La route vers la tyrannie, ne l’oublions jamais, commence avec la destruction de la vérité » — Bill Clinton, Octobre1995

La psychiatrie nous apprend qu’une des méthodes pour repérer un mythomane pathologique est sa tendance à mentir même sur des choses insignifiantes. Si c’est vrai, alors Hillary Clinton a un sérieux problème.

1. Il ne s’est rien passé à Sarajevo

Lors d’un meeting électoral, début mars, la prétendante US à l’investiture démocrate, Hillary Clinton a cité, comme exemple de sa longue expérience dans le domaine international, le voyage qu’elle a fait en mars 1996, en Bosnie. Ce voyage où elle était accompagnée de sa fille et de plusieurs personnalités se voulait une visite aux soldats US sur place.

Dans son intervention, Mme Clinton a affirmé que l’avion s’était posé dans des conditions dangereuses, sous la menace du feu ennemi, qu’on lui avait demandé de venir s’assoir à l’avant de l’avion afin d’être protégée par le blindage et qu’ils avaient débarqué sous le tirs des snipers, la cérémonie de bienvenue ayant été bouclée à la hâte par peur des coups de feu.

Mais si on se reporte aux articles de journaux écrits à l’époque et qu’on interroge les autres participants à ce voyage, il apparait que rien de tout cela n’est vrai. Personne ne se souvient du moindre coup de feu et la visite de Clinton en Bosnie s’était déroulée normalement. Des archives de CBS, déterrées pour l’occasion, relaient une cérémonie d’accueil sereine.

Le 24 mars 2008, interrogée par la presse sur ces contre-vérités, Hillary a préféré jouer la carte « humaine » : « Je me suis mal exprimée l’autre jour. La campagne a été très longue, de temps en temps, je suis un être humain comme tout le monde ».

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que Mme Clinton nous raconte des carabistouilles… (lire la suite) (suite…)


Et dire qu’aux U.S.A ils font des gorges chaudes parceque le conseiller spirituel d’Obama a osé dire que le 11-septembre était un juste retour des choses pour l’impérialisme américain…

Pour ma part, je trouve le « réverend Hagee » bien plus scandaleux… et l’idée que ce mec « conseille » le peut-être futur président américain me fout les jetons… bien plus que le pasteur Wright, conseiller d’Obama.

De toute évidence le pasteur Hagee conseille aussi spirituellement des hommes politiques français, comme Christian Vaneste à Tourcoing ou Claude Goasguen à Paris…

QUELQUES EXTRAITS DES DISCOURS DU PASTEUR JOHN HAGEE, CONSEILLER SPIRITUEL DE JOHN MCCAIN, ET DONT LA PRESSE A OMIS DE VOUS PARLER

[Media Matters – 16/03/2008 – Trad. Grégoire Seither]

1. Tous les cyclones sont des actes de dieu, car c’est dieu qui contrôle les cieux. Je suis convaincu que la Nouvelle-Orléans vivait dans un état de péché qui offensait dieu, et que c’est pour cela qu’ils ont recu le jugement de dieu que nous avons tous vu.

La presse nationale s’est bien gardée de donner une information que j’ai trouvé dans mon journal local : le jour où Katrina a frappé la ville, ce lundi même, il était prévu une parade homosexuelle au coeur de la ville. Et les organisateurs de cette parade se vantaient, dans leurs dépliants et affiches, que le niveau de sexualité exhibée au cours de cette parade allait dépasser tout ce qui avait jamais été osé auparavant, dans toutes les Gay Pride précédentes.

En conséquence, nous voyons bien, sans le moindre doute, que le jugement de dieu est une réalité. Je sais qu’il y a des gens qui doutent de ceci, mais je vous dis que la Bible nous apprend que – si vous violez la loi de dieu, alors dieu vous apportera le chatiment, et il le fait parfois avant le jour du jugement dernier. Et je suis convaincu que le cyclone Katrina était fait le jugement de dieu contre la ville de la Nouvelle Orléans, pour s’être vautrée dans la luxure et le péché homosexuel. ( . ..) « 

2. Vous ne pouvez pas vous prétendre chrétien et justifier ou tolérer l’homosexualité. Il n’y a aucune justification ou acceptation possible pour l’homosexualité. La Bible est formelle : la seule attitude admise pour un chrétien vis à vis de l’homosexualité est de tenter de guérir l’homosexuel de son péché. S’il refuse de guérir, alors il doit être rejeté loin de la communauté. »

3. Tolérer l’homosexualité signifie oeuvrer pour la destruction de la société civilisée car si les homosexuels sont très forts pour recruter des adeptes, ils sont incapables de se reproduire. Une société qui tolère que des homosexuels dénigrent par leur mode de vie, le modèle divin de la famille reproductrice, est une société qui va droit vers sa perte. »

4. Quelle différence y a t’il entre une femme souffrant de syndrome prémenstruel et un doberman qui gronde et montre ses dents ? La femme porte du rouge à lèvres. »

5. Quelle différence y a t’il entre un terroriste et une femme souffrant de syndrome prémenstruel ? On peut toujours négocier avec un terroriste. »

6. Seule une femme qui a été touchée par la grâce de l’esprit saint pourra se soumettre au commandement de son mari. La nature même de la femme est telle qu’elle désirera toujours commander à l’homme, et comme elle ne peut triompher par la force, elle tentera de le faire par la manipulation et la ruse. »

7. La guerre des sexes a commencé dans le livre de la Génèse, chapitre 3, paragraphe 16; quand dieu se tourne vers la femme et lui dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » Le grand érudit Meir Zolotowitz a écrit, « La punition divine de la femme est un juste retour des choses. Elle a manipulé son mari et lui est tombé dans le péché en mangeant le fruit sur son incitation. Sa punition est que, dorénavant, son conseil sera inférieur à celui de son mari et que c’est l’homme qui aura le commandement des affaires« .


Au vu des commentaires que suscite cet article, il faut peut-être préciser qu’il n’est pas à lire au premier degré ? Mais peut-être que les lecteurs ont du mal à comprendre un article qui n’est pas écrit en langage SMS ? 🙂

En tout cas, nous les encourageons à LIRE JUSQU’AU BOUT et à REFLÉCHIR avant de dégaîner leurs SMS vengeurs…

[Gregor Seither – IES News Service – 05/01/2008]

Barack Obama a un problème : quand il était petit, il a vécu dans un pays musulman. Incroyable, non ? Et, vous savez quoi ? Il est allé dans une école où il y avait des cours de catéchisme ! Renversant non ? Et parfois les Vendredis soir, on l’obligeait à aller à la messe… euh, à la Mosquée. C’est un scoop ça !

En gros, Barack Obama a eu une enfance identique à celle de millions de petits américains élevés dans des familles croyantes…

…sauf que là, c’était chez les Mu-sul-mans ! Vous savez ? Ces « aliens » qu’il faut « éradiquer » et « renvoyer dans leurs grottes », cette « cinquième colonne » qui complote « pour détruire l’Amérique »… Aucune communauté aux USA n’est aujourd’hui aussi diabolisée que les musulmans arabes. Il suffit d’allumer la télé pour s’en rendre compte, ou tout simplement écouter ce qu’en disent les « braves gens » qui font leur shopping chez Wal-Mart. Le racisme est aujourd’hui parfaitement assumé et public…

Au point que le simple fait de porter un T-Shirt avec une inscription arabe suffit à vous faire interdire d’avion, ou qu’une conversation dans la rue entre deux Jordaniens déclenche un appel à la police par une passante affolée (au secours, des musulmans qui marchent sur mon trottoir !), suivie d’un débarquement toutes sirènes dehors de la police, armée jusqu’au dents… Psychose, racisme, paranoia… c’est pas le moment de s’appeler Barack HUSSEIN Obama, hein…

Alors bien sûr, tout cela pose problème.

Et le plus triste, dans cette affaire, c’est que Barack Obama lui même semble penser qu’il y a un problème, qu’il doit en quelque sorte demander pardon pour avoir été « souillé » au contact de ces « ignobles musulmans ».

C’est du moins ce qu’on peut penser quand on lit ses réactions dans la presse :

Ainsi, le LA Times du Jeudi revient sur les déclarations d’Obama dans lesquelles il expliquait que, oui, il lui arrivait d’aller à la Mosquée, mais pas si souvent. Déclaration d’autant plus ridicule que tout le monde sait que la religion, chez un enfant de six ans, ne laisse pas beaucoup de traces :

« Un ami d’enfance d’Obama a déclaré que celui-ci allait en effet parfois aux prières du vendredi à la mosquée. ‘Nous disions les prières à la mosquée, comme tout le monde, mais ce n’était pas très sérieux, nous faisions simplement comme les personnes plus âgées nous avaient montré,’ explique Zulfin Adi. ‘Quand nous étions enfants, nous adorions retrouver nos amis et aller ensemble à la mosquée, pour jouer.’ … La petite soeur d’Obama, Maya Soetoro, a publié une déclaration reprise par l’équipe de campagne d’Obama, disant que la famille n’allait pas souvent à la mosquée, sauf pour des grands évènements communautaires, mais pas tous les vendredis. « 

Et voici ce que dit le Chicago Tribune sur le même sujet :

« Zulfan Adi, un voisin et ami d’enfance d’Obama qui a été cité par la presse comme ayant déclaré que Obama se rendait régulièrement aux prières du vendredi avec Soetoro, a dit à la Tribune qu’il n’étais plus aussi certain de sa mémoire. Il affirme n’avoir fréquenté Obama que quelques mois, pendant l’année 1970, quand sa famille s’est installée dans le voisinage. »

De fait, quand vous avez entre 6 et 10 ans et que vous vivez dans un pays musulman, il y a de fortes chances pour que vous vous retrouviez dans une mosquée et que vous participiez à des évènements communautaires musulmans. C’est complètement idiot de tenter de nier ce genre de choses, étant donné qu’il y a probablement pas mal de témoins qui diront le contraire. C’est comme si je voulais faire croire que je suis jamais allé à la messe et n’ai pas fait ma première communion. C’est pas pour autant que je suis devenu un suppot du papisme…

Mais la vraie question c’est : qu’est-ce qu’on en a à foutre ? Or, de toute évidence, les états-uniens en ont quelque chose à foutre. Ce sujet est devenu un point majeur de la campagne, tant du côté des détracteurs d’Obama que chez ses partisans. C’est d’ailleurs pour cela que vous n’avez jamais entendu dire Obama, « Ouais, je pense que je suis allé à la mosquée de temps en temps, mais j’ai jamais inhalé, je faisais semblant. » (En 1992, Bill Clinton avait été interrogé sur sa consommation de cannabis et il avait reconnu en avoir fumé de temps en temps, mais sans jamais « inhaler » la fumée).

Nous pouvons donc nous préparer à une nouvelle et fastidieuse campagne d’arguments sur les liens d’Obama avec l’Islam et les musulmans, une communauté qui est devenue synonyme de diabolisation aux Etats-unis.

Pour le père Leahy, du Groupe de dialogue interreligieux de Chicago :

« La réaction honteuse d’Obama est d’autant plus lamentable qu’elle ne fait que renforcer cette diabolisation. Il aurait pu clore le débat en disant simplement quelque chose du genre « Vous savez, j’étais un petit garçon à l’époque. Il y a beaucoup de choses dont je ne me souviens pas. Ma première vraie expérience religieuse c’était à l’âge de 16 ans quand j’ai adhéré à mon groupe d’études bibliques. Mais laissez-moi vous dire ceci : je n’ai jamais regretté avoir eu la chance de côtoyer de très près des représentants de la deuxième plus grande communauté religieuse au monde. Et mes électeurs n’ont pas à le regretter non plus. Car la seule façon de résoudre les différents que nous pouvons avoir entre nous, chrétiens et musulmans c’est en apprenant à mieux nous connaître. Et je suis content d’avoir eu la chance de pouvoir le faire dès mon plus jeune âge. »

Mais Obama ne dira jamais cela, il a trop peur de s’aliéner les voix des bigots racistes et patriotiques qui ont envahi la vie politique aux Etats-unis.