Lobby Pro-Israël



Ne vous trompez pas, tout ce bruit médiatique autour du "Muslim Rage", cette publication opportune de vidéos chiffon-rouge, ces "unes" de grands magazines montrant des abrutis barbus, la bave aux lèvres et vociférants "allahuakbar"… tout cela ne sert qu’un seul but : quand les bombes se mettront à pleuvoir, l’opinion publique opposée à la guerre dira: "Bon, c’est bien triste, mais ils l’ont bien cherché quand même".

L’argument colonial "c’est nous les civilisés, laissez nous exterminer les sauvages" est le premier outil de la politique d’agression permanente sioniste depuis 150 ans (ce qui montre bien son caractère intrinsèquement colonialiste).  Hertzl écrivait déjà dans "L’État des Juifs", (p. 95) : "Pour l’Europe, nous constituerons là-bas un morceau de rempart contre l’Asie. Nous serons la citadelle avancée de la civilisation contre la Barbarie".

En convainquant l’opinion que les Arabes sont des sauvages violents qu’il faut mater (comme le disait encore récemment en "off" le candidat républicain à la présidence U.S. Mitt Romney) le lobby Israël nous prépare à l’expulsion des Palestiniens de l’autre côté du Jourdain et la mise sous curatelle des pays voisins d’Israel. Quand au lobby pétrolier, il se frotte les mains et prépare déjà le prochain "takeover" d’un pays producteur de pétrole réticent…

Comment des pubs racistes ont pu tapisser le métro de New York

[Sylvain Cypel - LE MONDE | 25.09.2012 ]

Alors que le monde a les yeux tournés vers New York et l’Assemblée générale des Nations unies, le métro de la ville accueille, depuis le lundi 24 septembre, une campagne publicitaire ainsi libellée : "Dans toute guerre entre le civilisé et le sauvage, soutenez le civilisé. Soutenez Israël, faites échec au djihad." Sa promotrice, Pamela Geller, qui dirige l’Initiative américaine pour la défense de la liberté (AFDI), récuse toute offense raciste. Pour preuve, le "sauvage" n’est pas identifié. Elle-même l’est, cependant. Mme Geller patronne en effet une autre formation à l’intitulé plus explicite : "Halte à l’islamisation de l’Amérique".
L’environnement politique – l’assassinat par des salafistes de l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, les manifestations antiaméricaines dans l’espace musulman contre un film sur Internet dénigrant le prophète Mahomet… – apparaît favorable à sa spécialité : exacerber les passions. Mais sa campagne d’affichage avait été lancée auparavant, sans doute en lien avec l’élection présidentielle.

Elle a déjà été menée, du 13 août au 4 septembre, à San Francisco (où les autorités locales du transport public ont accueilli des contre-publicités "A bas le racisme" placées à côté des affiches controversées). En revanche, la mairie de Washington a "repoussé" leur diffusion devant le risque de trouble à l’ordre public.

A New York, Mme Geller avait récemment fait placarder sur une ligne de chemin de fer des affiches clamant : "Ce n’est pas de l’islamophobie, c’est de l’islamoréalisme. " Mais l’Autorité métropolitaine du transport public, la MTA, avait refusé de diffuser ses publicités en arguant de leur "langage avilissant". Pam Geller a obtenu gain de cause en justice.

Le juge Paul Engelmayer a estimé que son droit devait bénéficier "du plus haut niveau de protection sous le premier amendement" de la Constitution américaine, qui garantit la liberté d’expression. Ce, a admis le juge, bien que l’on puisse "raisonnablement considérer" que les "sauvages" incriminés sont effectivement les musulmans.

Précédemment grande admiratrice du criminel serbe Radovan Karadzic – elle a beaucoup dénoncé le "mythe de Srebrenica" -, fondatrice du mouvement SION (Stop Islamization of Nations), Pam Geller est, avec David Horowitz et Robert Spencer, du site Jihad Watch, une des figures de proue aux Etats-Unis de la mouvance anti-musulmans (et/ou anti-arabes, selon les cas), dont la rhétorique, sous la protection du 1er amendement, dépasse dans l’outrance tout ce qui serait considéré comme "raisonnablement" licite en France.

M. Spencer a d’ailleurs été nommé par Anders Behring Breivik, l’auteur du massacre d’Oslo en juillet 2011, comme une de ses sources d’inspiration. Mme Geller, elle, voit en Barack Obama "Hussein, le mahométan". Un homme qui avance masqué "fera tout pour apaiser ses suzerains islamiques" et, a-t-elle expliqué, qui "mène le djihad".

En 2010, elle fut durant quelques mois régulièrement invitée par la première chaîne nationale américaine, Fox News, pour commenter les sujets ayant trait à l’islam, aux musulmans ou au conflit israélo-palestinien.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/25/des-pubs-antimusulmans-dans-le-metro-de-new-york_1765359_3222.html


Aaaah, notre ‘copain’ Gregory Chelly, le troll des forums, la poissonnière de "violvocal", encore plus con et plus ordurier que "Cortex" sur Youtube, dans tous les mauvais coups où l’entraine son cerveau dérangé…. toute cette histoire autour de Merah commence de plus en plus à puer la manipulation, la fabrication d’un épouvantail bien commode.

Ce n’est pas la première fois que des "attentats antisémites" s’avèrent n’être rien d’autre que des provocations orchestrées pour entretenir la tension ou bien détourner l’attention. Depuis le rabbin à Lyon qui s’était agressé lui-même ou encore Marie,  la passagère du RER qui avait inventé son histoire jusqu’aux jeunes du 20è arrondissement qui avaient tenté de maquiller en "agression antisémite" ce qui n’était qu’une guerre de gangs de dealers, la liste est longue…   Aux US, des quartiers juifs étaient terrorisés par des attentats antisémites organisés par un militant sioniste pour "entretenir la tension", en Israël, le conseil des colons a même appelé de ses voeux des attentats dans les transports en commun pour faire basculer l’opinion américaine en faveur de la ligne dure anti-arabe…. quand ce ne sont pas les services secrets qui organisent les attentats directement.

A chaque fois cela permet aux thuriféraires d’Israël de dire aux non-juifs "Vous voyez, nous sommes les victimes, laissez nous écraser les Palestiniens" et aux juifs: "Vous n’êtes pas en sécurité en France, vite, venez grossir les rangs des colons en Israël". C’est même une politique délibérée de l’Agence pour l’Aliyah.

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°341 - Septembre 2012]

Fin juillet, la police toulousaine a démantelé un petit réseau d’activistes, dont plusieurs mineurs, qui s’employaient à inonder d’appels menaçants, injurieux et antisémites l’école fondamentaliste juive Ozar Hatorah de Toulouse, celle-là même où  Mohammed Merah avait perpétré l’un de ses attentats en mars dernier.

Curiosité qui a entraîné un désintérêt total des médias dès son annonce : le groupe, qui utilisait le site internet  violvocal.com, avait été créé par Grégory Chelly, alias « Ulcan », responsable de la Ligue de défense juive et chef du commando qui avait saccagé la librairie pro palestinienne Résistances à Paris en juillet 2009.

http://faitsetdocuments.com/


Derrière l’opération de comm’ tout sourire de Marine Le Pen, il y a des trucs nettement plus glauques… si c’est ce que vous voulez, les électeurs du FN, alors va falloir assumer...et ne pas venir dire, quand nous aurons notre propre Anders Behring Breivik (l’assassin en Norvège) qu’il s’agit d’un "acte isolé" commis par un malade mental…

Et que dire des représentants de la communauté juive qui applaudissent ce genre de discours au nom de la "défense d’israël"…

Qui sème le vent…

POUR REMI CARILLON, CANDIDAT FRONT NATIONAL DES HAUTS-DE-SEINE, IL FAUT EXPULSER TOUS LES MUSULMANS DE FRANCE, "QUITTE A PROVOQUER UNE GUERRE CIVILE"

[Rémi Carillon - Les 4 Verités - Journal d'extrème droite - 18/05/2012]

Dans le n° 740, je présentais une méthode douce pour traiter l’Islam en France, et annonçais que j’en présenterais une forte. Ce n’est que si la douce n’a pas fonctionné, qu’il faudra utiliser la forte : la première est donc un passage obligé qui légitimera la seconde, que voici.

La première étape sera de met­tre en évidence l’échec de la méthode douce. Il aura donc fallu la jalonner d’indicateurs de réussite fiables et indiscutables. L’objectif sera de démontrer que le « vivre ensemble », sous-entendu « avec la charia », est une utopie vouée à l’échec.

La seconde étape sera de demander aux Français de choisir, par référendum, entre deux solutions, toutes deux radicales et opposées :

  1. La France cède à l’Islam (adaptation systématique de notre loi à la charia), en échange d’une paix durable, quitte à ce que la France devienne une république islamique.
  2. L’Islam cède à la France (expulsion pure et simple des musulmans de France vers leurs pays d’origine), quitte à provoquer une guerre civile.

Le référendum présente plusieurs avantages :

  • – Le premier, c’est la légitimité incontestable qu’il donne pour appliquer une politique, puisque c’est le peuple souverain qui s’est directement exprimé.
  • – Le second, c’est qu’il sera naturellement précédé d’un débat de plusieurs mois au cours duquel pourront s’exprimer toutes les opinions.
  • – Le troisième, c’est qu’il permettra d’expliquer en long, en large et en travers, les avantages et les inconvénients des deux solutions, en décrivant quelles mesures législatives et exécutives seront prises, et quelles en seront les conséquences à court, long et moyen termes.

À n’en pas douter, si aucune précaution n’est prise, les musulmans de France, d’Europe et du monde entier, réagiront très violemment à l’annonce d’un tel référendum, avant même son résultat, bien plus violemment que lors de la publication des caricatures sur Mahomet.

En France, ils manifesteront dans les rues en cassant tout sur leur passage, brûleront tout ce qu’ils pourront dans les banlieues, sortiront les armes de guerre qu’ils cachent dans leurs caves, déclencheront des actes terroristes sur le territoire national, tandis qu’en terre d’Islam, ils exécuteront les Français expatriés.

C’est pourquoi la seconde étape sera précédée d’une longue préparation dont le but sera d’éviter, sinon de limiter, ces réactions :

  • – La France aura expliqué ses intentions aux pays occidentaux, ses alliés, tous confrontés au même problème, et ne lancera le référendum qu’avec le soutien d’états suffisamment nombreux et importants, de façon à éviter un Kosovo français.
  • – L’armée aura envoyé tous les militaires musulmans sur ses terrains d’action en terre d’Islam (Afghanistan, Afrique noire), et aura révoqué tous ceux qui auront refusé de s’y rendre.
  • – Les Français en terre d’Islam (expatriés, diplomates) auront été remplacés, si possible, par des Français musulmans.
  • – Le gouvernement français aura planifié de déclarer l’état d’urgence et de mobiliser l’armée sur son territoire national dès les premières exactions.

La France se retrouvera donc probablement en guerre civile, mais pas si « civile » que cela, puisqu’elle opposera des Français de souche contre des membres de l’Oumma, qui l’envahissaient avec comme seule arme (mais quelle arme !) leur démographie galopante, contre la nôtre, chancelante.

Une guerre n’est jamais agréable et les pacifistes se lèveront pour défendre les musulmans stigmatisés, comme le feront les intellectuels, les médias, les artistes, les religieux, et l’étranger. Mais nous n’avons en fait qu’une seule alternative : soit disparaître, soit combattre. Les règles démographiques nous donnent mathématiquement perdants. Si nous voulons que renaisse notre France, et non qu’elle soit remplacée par une république islamique, nous n’avons d’autre recours que l’éradication de l’Islam de notre pays. Or l’Islam ne respecte que la force. C’est ce qu’il faudra faire comprendre à une majorité de Français, pendant la campagne référendaire.

Si le référendum est favorable à l’éradication, la France deviendra la cible économique de tout le monde musulman : plus de pétrole, plus de marchés. Mais la préservation de notre identité est à ce prix. C’est pourquoi le soutien d’autres démocraties occidentales sera primordial. Après quoi, ce sont elles qui nous suivront…

http://www.les4verites.com/Contre-l-islamisation-la-methode-forte-2934.html


[Fréderic Joignot -  Le Monde - 26/05/2012]

Nous sommes sur le plateau de France 2, le 22 avril, au soir du premier tour de la présidentielle. Les résultats tombent. Les Français ont crédité Marine Le Pen de 17,9 %. Exalté, le porte-parole du Front national, Gilbert Collard, annonce la couleur : « On est la nouvelle droite ! C’est vrai que Nicolas Sarkozy, ça paraît bien fini. »Justifié dans ses prises de position par la surenchère du président sortant sur l’immigration et l’islam, réunissant 6,4 millions de voix, le FN se pose en parti d’alternance. Il se prépare à affronter l’UMP en multipliant les triangulaires aux législatives. Il en a les forces. Marine Le Pen est arrivée première ou deuxième dans 116 circonscriptions sur 577, dépassant les 25 % dans 59 d’entre elles.

Ce succès de l’extrême droite, sa conversion en une « droite nationale » rejetant, au moins en paroles, « les formes de xénophobie, de racisme et d’antisémitisme », tout en faisant de la lutte contre l’immigration musulmane son cheval de bataille, fait écho à la percée dans toute l’Europe de formations politiques similaires. Citons le Parti du peuple danois, le Parti pour la liberté néerlandais, le FPÖ et le BZÖ autrichiens, les Vrais Finlandais, le Parti du progrès norvégien, le flamand Vlaams Belang, Droit et Justice en Pologne, Ataka en Bulgarie, la Ligue du Nord en Italie, les Démocrates en Suède, l’Union démocratique du centre (UDC) en Suisse. Tous ces partis dépassent aujourd’hui les 5 % des suffrages, quand ils n’atteignent pas 25 %.

Selon le spécialiste de l’extrême droite Jean-Yves Camus, ces formations incarnent l’émergence d’une « nouvelle droite radicalisée ». Leurs programmes oscillent entre deux philosophies très différentes qui s’opposent sur l’économie et les moeurs. Certains, comme le FN, prônent un « nationalisme social », explique Dominique Reynié, de la Fondation pour l’innovation politique. Ils sont eurosceptiques, contre la monnaie unique, ils critiquent la mondialisation, s’en prennent au capital, disent défendre les sans-grade. D’autres, comme le Parti pour la liberté de Geert Wilders, aux Pays-Bas, défendent un « libéral populisme », constate Jean-Yves Camus. Ils défendent l’Europe, le libéralisme, la laïcité et la liberté des moeurs.

Tous ces partis, cependant, comme le constate le politologue autrichien Anton Pelinka, se retrouvent sur un point : une critique virulente de l’islam et du multiculturalisme. Ils « jouent démagogiquement la carte qui consiste à dénoncer l’immigration musulmane pour rallier les perdants de la mondialisation ».

Le plus radical est Geert Wilders (16 % des voix aux législatives de 2010, aux Pays-Bas) qui considère l’islam non comme une religion mais comme « une idéologie fasciste », homophobe, profondément sexiste. Dans son film Fitna(« Discorde » en arabe), il compare le Coran à Mein Kampf - ce qui lui a valu d’être interdit de séjour au Royaume-Uni – et appelle les musulmans d’Europe à abjurer leur foi. Il préconise l’arrêt de toute immigration ainsi que l’expulsion des Pays-Bas de tout musulman coupable de délit. (en savoir plus…)


[Les Desobeissants 10/04/2012]

Comme vous le savez, nous sommes des centaines et des centaines, dans toute l’Europe, à avoir pris nos billets pour Tel Aviv le 15 avril, afin de manifester notre solidarité avec le peuple palestinien et avec les Israéliens qui se battent contre la colonisation. Le 8 juillet dernier, nous étions près de 500, déjà, sur la même opération, mais Israël avait réussi à contraindre les compagnies aériennes à débarquer une partie d’entre nous, à l’aéroport de départ. Seuls 120 participants avaient pu atterrir à Tel Aviv, où ils avaient immédiatement été mis en prison. Pour le simple fait d’avoir voulu le plus légalement du monde se rendre en Palestine occupée…

Ce dimanche, nous serons beaucoup plus nombreux. Mais Israël va chercher encore à bloquer le maximum de gens : ils cherchent déjà les noms des participants, avec l’aide, d’ailleurs, du gouvernement Français, qui nous les a tout simplement demandé !!! En vain naturellement…

Du coup, nous avons besoin de monde dans les différents aéroports concernés par des vols pour Tel Aviv : Toulouse, Nice, Marseille, Genève, Bâle, Bruxelles, Paris, etc. Même des petits aéroports sont concernés, pour des vols indirects vers Israël.

Si vous habitez près d’un aéroport, et / ou si vous voulez nous aider à réussir cette action de désobéissance internationale, rejoignez nous à l’aéroport ! Si on nous laisse partir, vous ne ferez rien. Si on ne nous laisse pas partir, vous nous aiderez à le faire savoir et le faire payer à ceux qui se seront rendus complices du colonialisme. La presse sera là, bien entendu.

Nous pouvons organiser votre transport vers l’aéroport dans certaines villes. Inscrivez-vous auprès de nous pour dimanche matin. Merci !!!

Contact: xavier@desobeir.net   – www.desobeir.net


[Silvia Cattori - Mondialisation.ca - 02/04/2012]

À la suite de la parution de l’édition française du livre ‘The Wandering Who ?’, nous avons demandé à son auteur, le célèbre jazzman Gilad Atzmon, de répondre aux accusations portées à son encontre par ceux qui tentent en permanence de l’empêcher de s’exprimer et de diffuser ses idées. Dans son livre, Gilad déconstruit la politique identitaire juive. Il y fustige également la domination de la politique juive au sein des mouvements de gauche et en particulier des mouvements de solidarité avec les Palestiniens. Recueillies par Silvia Cattori ses réponses font apparaître l’inanité des arguments de ceux qui intriguent pour l’isoler en masquant leur imposture par l’intimidation et les calomnies.

Traduction française: "La Parabole d’Esther – Anatomie du Peuple Elu" –  Auteur : Gilad ATZMON
Préface de JEAN BRICMONT - Traduit de l’anglais par Marcel CHARBONNIER - Editions Demi Lune - N° ISBN : 978-2-917112-19-9
http://www.editionsdemilune.com/la-parabole-desther-anatomie-du-peuple-elu-p-42.html

Silvia Cattori : Votre livre vient de paraître en français. Sans avoir fait l’objet d’une campagne de promotion, il se vend bien. Et cela en dépit du fait que des membres de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et de l’ International Jewish Antizionist Network (IJAN) aient lancé une campagne contre vous six mois avant la sortie de la traduction française [2]. Êtes-vous étonné de ces attaques ?

Gilad Atzmon : Comme vous le savez sans doute, cela fait des années que je fais l’objet de ce type de campagnes viles de la part de juifs antisionistes. Il est parfaitement évident que je suis parvenu à casser la baraque. Pas étonnant : je suis contre toutes les formes de politique identitaire juive car je les considère, toutes, exclusivistes et racistes. Malheureusement, à l’instar des sionistes, beaucoup de cellules politiques juives antisionistes sont ouvertement engagées dans des politiques tout aussi tribales, tout aussi racistes et tout aussi exclusivistes.

Mais il y a aussi un problème idéologique. J’affirme ouvertement que toute la terminologie qu’ils utilisent est trompeuse. Le sionisme n’est pas le colonialisme, Israël n’est pas l’Apartheid et les Israéliens ne sont pas les sionistes. Le sionisme n’est pas le colonialisme : en effet, l’État juif des colons n’a pas de métropole. Israël n’est pas l’Apartheid : l’État juif ne cherche pas à exploiter les Palestiniens, mais à s’en débarrasser. En fait, Israël est régi par la philosophie de l’espace vital, du Lebensraum. Autrement dit, l’État juif a adopté l’idéologie raciste et expansionniste des nazis. Mais les juifs, au sein de notre mouvance [de solidarité avec les Palestiniens], n’aiment pas la comparaison avec l’Allemagne nazie. De plus, Israël n’est pas exactement le sionisme, et les Israéliens ne sont pas nécessairement sionistes. Israël est le produit de l’idéologie sioniste et l’Israélien est fondamentalement un produit postrévolutionnaire. Il en découle que le débat sioniste/antisioniste est très peu pertinent en Israël, ou dans le cadre de la politique israélienne. En résumé, toute la terminologie que nous utilisons est ambiguë, voire trompeuse. J’imagine qu’étant donné que je la dénonce, il est tout à fait naturel que d’aucuns aimeraient bien assassiner le porteur de ce message. (en savoir plus…)


Une autre jolie manip en cours ? Après le Golfe de Tonkin pour déclencher la guerre du Vietnam (dont les USA ont reconnu que c’était une attaque bidon), après les éprouvettes nucléaires brandies par Colin Powell (dont il a avoué plus tard qu’elles étaient vides) pour attaquer Saddam Hussein, après les fosses communes de Khadaffi (qui se sont avérées être un charnier d’abattoir…)…

Alors qu’on ne vienne pas nous dire qu’on fantasme ! Le Storytelling est une arme comme une autre, dans l’arsenal de l’Empire. Et si l’Iran coule une porte avion US, alors plus personne n’osera s’opposer à une guerre dans le golfe.

[What Really happened, traduit par Artemisia - 01/02/2012]

Les USA envoient un très vieux porte avions vers l’Iran…

(Vidéo MP4 – 16 Mo – sous-titrée en français, téléchargeable ici : http://www.libertes-internets.net/archives/films/USS_Entreprise.mp4 )

« Si vous avez oublié votre Histoire du Lycée, je vous invite à aller réviser les incidents dits du « Golf du Tonkin ». Le 2 et 4 août 1964, les USA ont prétendu avoir subi une attaque à la torpille contre le navire USS Maddox.

En 1995, le Général Vo Nguyen Giap, très bon ami de la France depuis Dien Bien Phu (1954), a déclaré que ses forces n’ont jamais attaqué les Américains.

Plus tard, en 2005, la NSA déclassifie des documents dont un rapport interne datant de 2001 et selon lequel l’attaque du 4 août n’a jamais eu lieu. Ces attaques ont servi comme prétexte à la guerre du Vietnam causant 2 millions de morts chez les locaux et 50 000 morts US.

Le cycle prétexte / guerre se perpétue de génération en génération. Les politiques et le complexe militaro-industriel s’enrichissent et les jeunes qui veulent « défendre leur patrie » partent au casse-pipe, massacrant au passage des populations civiles. Aujourd’hui, les USA veulent la peau de l’Iran. Ce n’est ni le premier, ni le dernier pays qui subit leurs attaques.

Dans 50 ans, à moins qu’ils aient fait faillite, ils seront encore en train de fabriquer des raisons pour attaquer d’autres pays.

Connaissant donc la méthode habituelle, on ne peut que s’inquiéter de l’envoi du vieux porte-avion étatsunien “USS Enterprise” dans le golf Persique (1). Ce porte avion a été commandé en 1957 et a été commissionné en 1961. Arrivant à la fin de sa vie, son démantèlement est prévu pour l’année prochaine. Ce navire est propulsé par des turbines à vapeur prenant leur énergie dans 8 réacteurs nucléaires qui coûtent très cher à démanteler. L’idée d’aller l’agiter sous le nez des Iraniens n’est pas totalement bête. Ces derniers pourraient se fâcher, s’en approcher et soudainement il explosera et coulera chez les Arabes. On est ultra proche du 11 septembre là.

Donc la presse annonce que les Iraniens ont coulé l’USS Entreprise. On connaît déjà la triste suite. Stay tuned. On ne va se faire entuber comme à chaque fois ! La même question se pose pour Pearl Harbor, le Tonkin, le 11 septembre…

http://vivresansogm.org/topic/index.html


C’est quand la dernière fois que l’Iran a attaqué un pays voisin ?

Tout le monde vous parle de la "menace iranienne"… mais un simple coup d’oeil à la réalité vous permet de voir qui menace qui… rien de bien neuf là dedans…


[Avi PATZMAN - Brooklyn Free Post - 21/01/2012 - Trad. Dov Lerner]

Pendant des mois, à Manhattan et à Brooklynn, les résidents juifs ont vécu dans la peur des "attentats anti-sémites". Des portes de garage de résidents juifs ont été décorées de croix gammées et de menaces, des écoles juives et des yeshiva ont été vandalisées, des slogans antisémites ont été peints sur les murs de divers bâtiments. Des habitants juifs ont même reçu des menaces de mort sur leurs répondeurs…

En décembre, lors d’une réunion du comité de quartier de Milwood, les habitants ont non réclamé plus de protection policière mais aussi des mesures plus violentes contre le "militantisme musulman grandissant"… car, il ne faisait aucun doute pour personne: ces attentats sont l’oeuvre de musulmans fanatiques. "Il faut chasser ces gens de nos rues, fermer leurs mosquées qui sont des centres de prédication de la haine" a expliqué Haim Moser, responsable d’une yeshiva dans le quartier.

Parmi les membres du comité de quartier, plusieurs personnes ont tenu des propos fortement pro-Israël et anti-Arabe, critiquant la politique de Barack Obama vis à vis d’Israël ("voilà ce qui arrive quand on envoie des messages d’encouragement aux terroristes et qu’on refuse d’aider Israël") ou encore appelant les habitants à "quitter les Etats-unis pour la sécurité de l’Etat Juif, avant qu’il ne soit trop tard. En Israël, on sait comment s’occuper des Arabes".

Parmi les plus virulents, il y avait un certain David Haddad, 56 ans, membre militant de la communauté juive locale. Il n’est pas un inconnu dans le quartier et ses idées sionistes sont bien connues. A plusieurs reprises, lui et son groupe disaient qu’il fallait "réveiller la communauté et entretenir la pression, pour rester vigilants face aux menaces qui pèsent sur Israël".

C’est lui que la police a arrêté en début de semaine, l’ayant identifié comme étant l’auteur des menaces antisémites proférées contre des habitants du quartier, mais aussi comme étant la personne ayant peint des croix gammées et des slogans antisémites sur les murs du quartier…

Rien n’a changé, depuis l’incendie du Reichstag. Les fascistes, qu’ils soient nazi ou juifs, utilisent toujours le mensonge pour faire croire que leurs peurs sont réelles… et quand il s’agit de démoniser les Arabes, les juifs racistes sont les champions. On attend de voir ce que va dire la communauté à propos de Haddad, ou bien le communiqué de la Anti Defamation League, toujours si prompte à crier au loup et à faire taire les voix pro-Palestiniennes…

 


Quand je vous disais que le pays sioniste dans son intégralité est entrain de perdre la boule… c’est ce qui le rend extrêmement dangereux d’ailleurs (Dov)

[Gregor Seither - IES News Service - 20/01/2012]

Andrew Adler, propriétaire et éditeur du Atlanta Jewish Times, un hebdomadaire communautaire diffusé dans la communauté juive de cette métropole de la Géorgie (US), a consacré son éditorial du 13 janvier dernier aux opinions divergentes entre les US et Israël quand au dossier iranien. Selon Adler, Israël n’a que trois options: Frapper le Hezbollah et le Hamas, frapper l’Iran, ou bien "donner l’ordre de faire assassiner" Barack Obama (cf document PDF ci-dessous). Dans tous les cas, le problème est résolu!.

Voici comment Adler détaille la troisième option, dans sa liste de scénarios auxquels est confronté le premier ministre israélien :

Troisième option, donner l’ordre pour que les agents du Mossad basés aux Etats-unis éliminent ce président qui n’est pas considéré comme étant amical envers Israel afin qu’il soit remplacé par le Vice-président actuel (NdT: Joe Biden est connu pour ses positions pro-sionistes), et qu’il donne l’ordre indiscutable que la politique des Etats-unis est basée sur le fait que le pays se rangera toujours aux côtés de l’Etat juif pour l’aider à oblitérer ses ennemis.

Oui, vous avez bien lu cette "troisième option". Ordonner l’assassinat du président des Etats-unis afin de préserver l’existence d’Israel. Réfléchissez-y. Si un tel scénario à la Tom Clancy m’est passé par la tête, est-ce que vous ne pensez pas qu’une telle idée – aussi insondable soit-elle – a pu être discutée dans les plus hautes sphères du pouvoir israélien?

Une autre manière de mettre cette "troisième option" en perspective consisterait à dire: Jusqu’où iriez vous pour sauver une nation composée de sept millions de vies… juifs, chrétiens et arabes?

Vous devez penser, comme moi, que toutes les options sont sur la table.

Note : PDF de l’article – la version en-ligne ayant été retirée et Andrew Adler ayant présenté ses excuses.

PDF: Atlanta_Jewish_Times_Israel must Kill_Obama


Pendant ce temps là, les colonies illégales du gouvernement israélien sont tolérées et même encouragées…

[Dov Lerner - ISM - 03/12/2011]

Ceci se passe cette semaine dans le village de Um Fagarah au sud d’Hébron. L’armée israélienne est venue détruire deux maisons, une mosquée, une grange et une structure abritant un générateur. Le prétexte : pas de permis de construire, comme dans 72 % des territoires palestiniens placés en Zone C depuis les fameux "accords d’Oslo".

On voit ici 2 jeunes filles obligées à s’agenouiller par les soldats israéliens puis aspergées de gaz lacrymogène et arrêtées, tandis que l’armée refuse de répondre à quelqu’un qui ne cesse de demander "Mais pourquoi vous les emmenez ?", et le menace de lui confisquer son passeport.

Dans toutes ces régions de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, plus de 90 % des demandes sont ignorées ou refusées. Les Palestiniens sont donc obligés de construire sur leurs terres sans permis israélien. Alors ils se font exproprier après destruction de leurs biens : écoles, cliniques centrale solaire, mosquées, puits, abris pour les animaux… et privation de tout accès à l’eau et l’électricité.

Et pendant ces démolitions, la colonisation s’accélère, comme le confirme un rapport de l’ONU. Nos gouvernements financent avec notre argent différents projets qui sont ensuite détruits par Israël sans qu’aucune sanction soit prise, bien au contraire.

Réagissons !

  •  Par l’amplification de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions)
  •  par l’organisation de campagnes citoyennes massives et non violentes comme la prochaine mission "Bienvenue en Palestine" du 15 avril prochain. Informez-vous sur le site http://www.bienvenuepalestine.com. Contactez-nous à contact@bienvenuepalestine.com

Avec Israel, il n’y a rien à comprendre, comme d’habitude. On est dans le blocage borné et apeuré…

10 questions sur l’admission de la Palestine à l’Unesco

[Pascal Boniface - IRIS -  02/11/2011]

1. En quoi l’admission de la Palestine à l’Unesco met-elle en danger la sécurité de l’État d’Israël ?

2. Comment expliquer que le recours à l’ONU, puis à l’Unesco, par les Palestiniens soit considéré comme des gestes unilatéraux, alors que ces organisations internationales sont l’essence même du multilatéralisme ?

3. En quoi la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem Est et en Cisjordanie peut être considérée comme moins compromettante pour le processus de paix que les demandes d’admission dans des organisations internationales ?

4. Les États-Unis ne donnent-ils pas l’impression de se déterminer en fonction des demandes du gouvernement israélien ?

5. N’est-il pas paradoxal, vu l’aide que les États-Unis fournissent à Israël, que le gouvernement de ce pays semble exercer plus d’influence sur le président américain que l’inverse ?

6. Les États-Unis vont cesser le versement de leur part à l’Unesco, qui représente 22 % du budget de cette organisation. Peut-on à la fois critiquer l’unilatéralisme dont les Palestiniens auraient fait preuve en demandant d’être admis dans cette organisation et cesser toute contribution parce que l’immense majorité des autres pays n’a pas voté dans le sens souhaité par Washington ?

7. En quoi l’arrêt du financement du système d’alerte du tsunami à Haïti, d’écoles professionnelles en Afghanistan ou d’un programme mondial d’alphabétisation, entre autres programmes prévus par l’Unesco cette année, contribuera au processus de paix au Proche-Orient ?

8. Les États-Unis ont-ils calculé le coût diplomatique, la dégradation de leur image, la perception d’un isolement croissant que va leur coûter cette décision ?

9. N’est-ce pas pour le moins paradoxal de savoir que les États-Unis vont sous Obama cesser de contribuer financièrement à l’Unesco, alors que c’est George Bush qui, en 2003, avait décidé de leur réintégration dans cette organisation dont Reagan avait claqué la porte en 1984 ?

10. Le vote français en faveur de l’admission de la Palestine constitue-t-il un changement stratégique pour Nicolas Sarkozy ou est-il avant tout lié au fait que la France soit le pays où siège l’Unesco ?

http://www.iris-france.org/informez-vous/blog_pascal_boniface_article.php?numero=115


Symptomatique de la panique dans laquelle se trouve l’Etat Sioniste en ce moment. Il n’y a aucune urgence supplémentaire à bombarder l’Iran, au contraire, le programme nucléaire y est considérablement ralenti par StuxNet et autres mesures de sabotage… mais cela permettrait d’attirer l’attention ailleurs. Un peu comme Clinton qui faisait bombarder le Soudan en pleine affaire Lewinsky…

Ce n’est pas sùr qu’Obama les suive dans cette aventure, cette fois ci. Déjà que la décision de construire 2 000 logements dans les colonies illégales décrédibilise complètement l’affirmation comme quoi "Israël veut la paix"…

Nétanyahou tenterait de mobiliser ses ministres en vue d’attaquer l’Iran

[Le Monde 02/11/2011]

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la défense, Ehoud Barak, tentent de lever l’opposition d’une majorité de ministres contre une attaque visant les installations nucléaires iraniennes, a indiqué, mercredi 2 novembre, le quotidien Haaretz.

Lundi, M. Barak avait démenti des informations des médias israéliens selon lesquelles il aurait d’ores et déjà pris la décision avec M. Nétanyahou d’attaquer l’Iran, malgré l’opposition des chefs de l’armée et du renseignement. Selon le journal israélien, la majorité des membres du "forum" des huit ministres les plus importants, est, elle aussi, opposée à une telle opération. Seuls MM. Nétanyahou, Barak et le ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman soutiennent "l’option militaire" contre l’Iran. (en savoir plus…)


[Filippo Fortunato Pilato - terrasantalibera.org - Mondialisation.ca,  15 avril 2011]

La sentence de mort émise par le Mossad à l’encontre de Vittorio Arrigoni depuis « Plomb durci » a finalement été exécutée. Vittorio, à la différence d’autres militants britanniques, Français, ou autres, était le seul Italien témoin de « Plomb Durci » : il avait vu trop de choses, il était en train de témoigner de trop de choses, en italien. Ses chroniques étaient rapportées dans les journaux et revues, Internet et presse écrite.Mais surtout une condamnation à mort avait été émise contre lui par les milices sionistes, qui en avaient diffusé la communication en ligne dès le début de l’année 2009, assorties de menaces et proclamations sionistes folles.

Personne en effet ne nous enlèvera la conviction, même si nous n’avons pas actuellement de preuves, mais elles sortiront, que la mort de Vittorio est l’œuvre des services israéliens infiltrés dans l’inexistant « réseau fantôme » d’Al Qaeda : parce que, sachons-le, quand est écrit Al Qaeda, il faut lire Cia et prononcer Mossad.

Son corps sans vie a été trouvé aujourd’hui à l’aube, vendredi 15 avril, dans une maison abandonnée de la Bande de Gaza.

Trois hommes armés, du groupe jihadiste salafiste auto dénommé  « The Brigade of the Gallant Companion of the Prophet Mohammad Bin Muslima », avaient enlevé dans le centre de Gaza le militant pacifiste du Free Gaza Movement, membre aussi de l’International Solidarity Movement : les ravisseurs demandaient comme rançon au Hamas, qui est en charge du gouvernement à Gaza, la libération de certains salafistes détenus dans les prisons du Hamas (de l’administration carcérale du gouvernement élu, NdT), parmi lesquels aussi Cheikh Al Saidani (plus connu comme Abou Walid al Maqdisi), leader des groupes Tawid et Jihad, affiliés à Al Qaeda.

Hamas dans la Bande de Gaza a la main lourde avec les terroristes, les vrais, qui sentent à plein nez les « services israéliens », et dont les gestes inhumains sont exploités comme excuse pour les représailles sionistes aux dépens de la population de Gaza.

En cas de non acceptation des requêtes des ravisseurs, Vittorio aurait été tué avant 17h. (Heure locale) à Gaza.

Les groupes dirigés par Al Maqdisi/Al Saidani ont fait des dizaines de victimes dans des attaques contre des objectifs civils et Al Maqdisi/Al Saidani a été arrêté par les forces égyptiennes (voir rectification en fin de texte, NdT) il y a à peine plus d’un mois avec l’imputation de divers attentats terroristes, parmi lesquels celui contre un hôtel du Sinaï où une vingtaine de personnes avaient été tuées en 2006. (en savoir plus…)


Commentaire de Dov: Tout doucement, au sein du CRIF, la ligne outrancière pro-israël et anti-arabe à tout crin commence à susciter des oppositions. Certains vieux militants se sont souvenus de leurs racines BUNDistes et n’ont pas apprécié l’interdiction de parole de Stéphane Hessel à l’ENS ou encore les sorties racistes d’Eric Zemmour et d’Elizabeth Levy. Les silences des "grandes plumes juives" sur la révolution arabe, les compromissions de l’intelligentsia communautaire avec les dictateurs tunisiens, lybiens et égyptiens, la volonté affirmée publiquement d’une partie de la communauté juive française de voter pour Marine Le Pen, le succès en librairie du "Camp des Saints" de Raspail… tout cela met les vrais "Mensch" très mal à l’aise…

Comme le dit Hessel lui même: "Il souffle un sale petit vent sur la France…"

[Faits et Documents n°312 - Mars 2011]

Président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, l’ex-commissaire de police Sammy Ghozlan, boute-feu de la communauté juive
ultra, vient d’être suspendu pour trois mois du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France. Une décision rarissime de la part du Crif, qui sanctionne ainsi la diffusion de fausses nouvelles de sa part quant à la prétendue destruction d’une synagogue à El Hamma en Tunisie le 1er février (voir F&D 311).
L’intéressé, qui s’était déjà signalé en jouant un rôle en pointe dans la tristement fameuse « affaire du RER D », en 2004, est défendu par la Ligue de défense juive qui accuse le Crif d’être devenu « définitivement anti-juif ». (NdL&I= c’est vous dire l’extrémisme de ce groupuscule néo-nazi financé par le Ministère des affaires étrangères israélien)

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[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Les détracteurs de Wikileaks, à commencer par les services secrets américains, tentent de discréditer son fondateur, Julian Assange, au motif que ce dernier est ami avec le journaliste (à Haaretz et au Jerusalem Post) Israël Adam Shamir (dont tous les livres en français sont disponibles auprès de la librairie Facta, 4 rue de Clichy, 75009 Paris). D’origine russe, cet Israélien antisioniste, qui détient également la nationalité suédoise, est détesté par la communauté juive depuis qu’il s’est converti à la religion grecque orthodoxe…

Il a été chargé par Assange de l’analyse des documents russes et des documents de l’ambassade américaine à Moscou. Et son fils, Johannes Wahlström, journaliste à l’Aftonbladet, a été chargé du tri des documents de l’ambassade américaine en Suède.

Ajoutons que les rumeurs qui circulent sur les sites « complotistes » d’internet à propos d’un accord qui aurait été passé par Assange avec Israël sont totalement dénuées de fondement. Il s’apprête à rendre public tous les documents de l’ambassade américaine sur la guerre du Liban en 2006, de l’opération Plomb durci contre la bande de Gaza, l’assassinat à Dubaï par le Mossad d’un cadre du Hamas, etc.

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Et hop ! Encore un beau discours de Sarkozy qui passe à la poubelle…
Préparez vous à un second tour 2012 qui ressemblera à 2002… avec la complicité de Besson, Hortefeux et une partie de l’intelligentia arabophobe qui agite le spectre islamiste dans les médias…

… et le bouc émissaire "Les étrangers dehors" nous fera oublier que ce sont les financiers qui nous ont mis dans la misère, pas les Arabes. Mais c’est plus facile de taper sur les Arabes que de se coltiner Goldmann-Sachs et Wall-Street…

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n°303 - Janvier 2011]

Selon des sources internes, un tiers des membres de l’UMP serait déjà partisan d’un accord de désistement au second tour avec le FN pour le candidat arrivé en tête au premier tour aux élections législatives. Ce qui explique la discrétion, pour ne pas dire plus, de Jean-François Copé face à la montée en puissance de La Droite populaire (Christian Vanneste, Jacques Myard, Thierry Mariani, etc.), qui regroupe déjà près d’une cinquantaine de députés UMP.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est sans doute l’un des ministres UMP les plus réalistes. Selon Le Canard enchaîné, il aurait déclaré en privé :

« Le Front national, c’est l’échec de la presse qui le condamne depuis trente ans. Mais il faut reconnaître qu’il a eu raison avant tout le monde sur le sida [NdL&I: sur le SIDA, le Front National a dit que c'était une maladie de pédés, c'est sur ça qu'il a raison ?], il a eu raison avant tout le monde sur l’immigration, il a eu raison avant tout le monde sur la délinquance.»

D’ores et déjà, c’est le score du candidat frontiste à l’élection présidentielle qui fera sans doute la décision, mais nombre d’élus UMP paraissent se refuser à rejouer le scénario des régionales de 1997 (où leur abstention avait permis à la gauche de prendre le contrôle de la plupart des régions).

Le Front national est redevenu le problème n°1 de Nicolas Sarközy (et donc de l’UMP), qui croyait pourtant avoir résolu le problème avec le débat en 2010 sur « l’identité nationale ». Le président de la République, qui est au plus bas dans les sondages (moins de 30 % d’intentions de vote), a lu avec beaucoup d’attention le sondage du Monde sur la présence immigrée musulmane : pour 42 % des Français il s’agit « plutôt d’une menace pour l’identité » nationale. Pis, pour 68 % des Français, les musulmans ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas intégrés ». Pour 61 %, cette situation s’explique d’abord par « leur refus de s’intégrer », puis les « trop fortes différences culturelles ». [NdL&I : autrement dit, si tu es musulman, tu n'as rien à faire en France et il faut faire comme les Espagnols avec les Mauresques en 1492,  te chasser du pays ou bien te parquer dans des camps pour indésirables - faut avoir le courage de penser les choses jusqu'au bout, les mecs] Seuls 22 % y voient un « facteur d’enrichissement culturel ». Un sondage venant recouper celui de l’Ifop (des 13 et 14 décembre 2010) où plus d’un sympathisant de l’UMP sur deux (54 %) approuvait le parallèle établi par la vice-présidente du Front national Marine Le Pen entre les « prières de rue » des musulmans et l’Occupation allemande.

L’Élysée et l’UMP s’inquiètent donc de plus en plus non seulement d’un retour des électeurs exfrontistes ayant voté UMP en 2007 vers leur famille d’origine mais aussi d’un possible basculement de l’électorat « bonapartiste » de l’UMP vers le FN tant aux élections présidentielles que législatives de 2012. Ils constatent que le Front national, quasiment inexistant sur le terrain dans nombre de départements, réalise d’excellents scores lors d’élections partielles. Ce qui pourrait entraîner de multiples triangulaires et provoquer un raz-de-marée socialiste et écologiste.

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L’opération de propagande néo-con, au service des intérêts pétroliers et du Grand Israël porte pleinement ses fruits. Alors que les "chrétiens blancs" et les "financiers glabres" ont causé la mort de centaines de milliers de personnes et jeté des millions dans la misère… c’est le musulman barbu qui est désigné à la vindicte. Rien n’a changé dans l’antre de la "Civilisation Occidentale" …. A quand le port de l’étoile jaune et le "statut spécial" ?

"Quand ils sont venus chercher les barbus, je n’ai rien dit… je n’étais pas barbu"…

Réflexions sur la construction médiatique de l’islamophobie

[ Pierre Tevanian, 10 janvier 2011 -  Les Mots Sont Importants]

Pour 42% des Français, la « présence musulmane » est « plutôt une menace » : c’est ce que vient de nous apprendre un sondage réalisé par l’IFOP pour le journal Le Monde. On a raison de s’en alarmer, mais pas d’être étonné-e : l’islamophobie progresse, ou plus précisément elle s’épanouit, se lâche, s’exprime en toute bonne conscience. Par voix de sondage pour les 340 personnes (42% des 809 sondés) qui ont accepté de répondre aux questions bêtes et méchantes de l’IFOP et de choisir la plus violente des réponses proposées, mais aussi de mille autres manières, au quotidien : regards hostiles, propos injurieux, discriminations… Sans parler des formes les plus haut-de-gamme, celles qui précèdent, préparent et légitiment toutes les autres : la stigmatisation politique, éditocratique, journalistique… et sondagière.

Il est bon de le rappeler : les sondages sont rarement neutres. Tous les scientifiques le savent : un instrument d’observation peut avoir un impact sur la réalité qu’il

est censé enregistrer de manière objective, et même produire cette réalité – et c’est par excellence le cas des sondages d’opinion [1].

C’est le cas, tout particulièrement, du sondage de l’IFOP, pour la simple raison, d’abord, que ce sondage est performatif : le simple fait de poser la question d’une éventuelle « m

enace islamique » contribue à semer le doute, inquiéter, et donc donner consistance à ladite menace. Chacun-e a déjà pu l’expérimenter : le meilleur moyen de susciter la peur dans une situation anodine, par exemple à la tombée du jour ou en cas de coupure de courant, est de poser la question de la peur. Que l’on demande « Tu as peur ? » ou qu’on affirme « Moi je n’ai pas peur », ou même qu’on déclare qu’« Il n’y a aucune raison d’avoir peur », le message implicite est le même : « Tu pourrais avoir peur », et il y a donc bien, en réalité, des raisons d’avoir peur.

Texte

Le sondage de l’IFOP est d’autant plus anxiogène qu’il ne dit pas, loin s’en faut, qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Par les mots qu’il utilise, il construit au contraire, de manière discrète mais d’autant plus pernicieuse, une scène belliqueuse sur laquelle s’opposent d’un côté « la France », « notre pays », et de l’autre la spectrale « présence » d’une étrange « communauté musulmane » :

« Diriez-vous que la présence d’une communauté musulmane en France est :

- plutôt une menace pour l’identité de notre pays ;

- plutôt un facteur d’enrichissement culturel pour notre pays ;

- ni l’un ni l’autre. »

Aucun de ces mots n’est neutre. Parler d’une « communauté musulmane », tout d’abord, c’est immanquablement suggérer que les musulmans n’appartiennent pas à la communauté nationale, ou pas vraiment, ou pas loyalement : ce qui est faux et tendancieux – la plupart des musulmans vivant en France étant français, et rien (sinon le racisme) ne permettant de préjuger de leur manière d’être français.

Quant au mot « présence », il réactive, sous une forme à peine euphémisée, le sinistre « occupation » de Marine Le Pen qui a fait la une ces dernières semaines, en suggérant que ladite communauté musulmane forme un corps étranger, n’entretenant pas ou peu de relations avec le reste du pays. Ce qui, là encore, est tout simplement faux : les musulmans sont parfaitement intégrés dans la société française, fût-ce à des places subalternes dans la division du travail, et à la place du mort – je veux dire du bouc émissaire – dans le jeu politique et l’espace médiatique.

Cette inquiétante étrangeté de « la communauté musulmane » est ensuite opposée à « l’identité » du pays, ce qui achève de dicter « la bonne réponse » – en tout cas pour toute personne qui, dans la temporalité TGV des questions-réponses de l’IFOP, reste dans le vague et dans l’abstrait : à l’évidence, l’Autre s’oppose à l’Identique, donc oui, l’Autre musulman ne peut que menacer l’Identité française.

Et pour celles et ceux qui ne l’auraient pas compris, la France est rebaptisée « notre pays », sous-entendu : « pas le leur » – ce qui là encore est aussi faux que tendancieux. Non seulement parce que la majorité des musulmans de France sont de nationalité française, mais aussi parce que des résidents étrangers peuvent tout aussi légitimement, dès lors qu’ils y ont élu domicile, considérer la France comme leur pays.

Enfin, la structure binaire plutôt…/plutôt… construit de toutes pièces une alternative tout à fait fallacieuse : l’Islam serait soit une menace, soit un enrichissement. La question laisse il est vrai la possibilité de répondre « Ni l’un ni l’autre », mais sans donner aucun contenu substantiel un tant soit peu précis et concret à ce « Ni l’un ni l’autre » – alors que, de facto, l’Islam peut représenter, pour un musulman comme pour un non-musulman, mille autres choses qu’une menace identitaire ou un enrichissement culturel. (en savoir plus…)


Commentaire de Dov : Le CRIF n’est pas un "conseil représentatif" des "israélites de France", il n’est rien d’autre qu’un lobby au service des intérêts d’un pays étranger. En ce sens, les prises de positions outrancières des membres du CRIF ne font qu’alimenter la propagande d’extrême droite antisémite qui ne cesse de vouloir faire croire que "les juifs" ne sont pas vraiment français par exemple. En ce sens, le discours des sionistes est calqué sur celui des antisémites.

Je suis religieusement juif, je suis culturellement et géographiquement français, je n’aime pas la politique menée par Israël… et donc je n’accepte pas de me faire insulter par le CRIF quand il affiche une banderole disant :"Les Juifs de France derrière Israël". Non, messieurs, nous ne le sommes pas, merci de ne pas nous appliquer des généralisations que nous ne tolérons pas quand elles viennent de la part de l’extrême droite.

[Oumma.com - 16/11/2010]

Le CRIF qui avait manifesté son soutien à l’armée israélienne lors de l’opération Plomb durci en 2008, au cours de laquelle Tsahal avait bombardé des populations civiles au phosphore blanc, s’indigne dans un communiqué de l’exposition photos du Musée d’art moderne consacrée à Gaza. A court d’arguments, le CRIF ( qualifié par Rony Brauman de « seconde ambassade d’Israël ») , s’en prend au photographe Kai Wiedenhöfer "connu pour ses positions violemment anti-israéliennes".

Dures, très dures, les photos de Kai Wiedenhöfer exposées jusqu’au 5 décembre au Musée d’Art Moderne de Paris. Dures comme le "plomb durci" de l’opération visant les civils et les infrastructures de Gaza. On n’oublie pas les 1400 enfants, femmes et hommes tués. Mais qui parle des milliers d’autres, amputés, défigurés, dont la vie a été détruite à tout jamais ?

Voir la vidéo

Nous rendrons hommage à son courage et à celui des responsables du musée qui ont accepté de montrer ces photos, en résistant aux nombreuses pressions contre cette exposition, en plein coeur de la capitale.

Depuis 1989, le photographe Kai Wiedenhöfer réalise un travail documentaire sur le conflit israélo-palestinien qui affecte le Moyen-Orient. Le Prix Carmignac Gestion du photojournalisme lui a permis de poursuivre ses recherches, principalement consacrées à Gaza et aux conséquences de l’offensive israélienne connue sous le nom de « Plomb durci ».

« Ce prix m’a donné l’occasion unique de poursuivre un travail de longue haleine dans les territoires occupés et de retourner notamment à Gaza pour une enquête plus approfondie. Je regrettais de ne pas avoir pu photographier une partie du projet en janvier 2009 quand je me trouvais à Gaza. A l’époque, personne n’était prêt à payer même 1000 euros pour témoigner des dégâts causés par la guerre. Pour eux, la guerre était terminée. »

Réunissant 85 photographies en couleurs, l’exposition s’articule autour de deux thèmes majeurs les décombres et les portraits :

35 photographies de bâtiments détruits dont 10 panoramiques montrant les stigmates des bombardements.

50 portraits de Gazaouis blessés au cours de l’opération « Plomb durci ».

Nous vous invitons vivement à vous rendre à cette exposition. Voir la vidéo

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris du 5 novembre au 5 décembre : EXPO : 11 avenue du Président Wilson – Paris 16 tel : 01 53 67 40 00 – Entrée libre du Mardi au dimanche de 10h à 18h (fermé le lundi et certains jours fériés) Métro :  Alma-Marceau ou Iena / RER : ligne C, Pont de l’Alma

http://oumma.com/Le-CRIF-indigne-par-l-exposition


[Der Spiegel (Allemagne) 5 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri]

Le politologue Allemand Alfred Grosser est bien connu pour son action en faveur de l’amélioration des relations franco-allemandes. Il est aussi tristement célèbre [sic] pour ses propos antisionistes. Il a néanmoins été choisi pour participer la semaine prochaine à Francfort, à la commémoration de la Nuit de Cristal. Un scandale se prépare.
Le trouble monte à Francfort. Mardi prochain, comme chaque année, la « Nuit de Cristal, » le pogrom nazi du 9 novembre 1938 sera commémoré à la Paulskirche [église où siégea le premier parlement allemand en 1848]. Et l’orateur principal, parmi tout ce monde, sera un homme connu pour avoir comparé ce que les nazis ont fait aux Juifs à ce que les Israéliens font aux palestiniens. Il a dit : « En tant qu’enfant Juif sans une école de Francfort, j’ai été méprisé et même frappé. Je ne peux pas comprendre comment des Juifs peuvent mépriser autrui. »
Alfred Grosser est né à Francfort en 1925. Son père, Paul Grosser était médecin, Juif, social démocrate et franc maçon, assez lucide pour émigrer en France après la prise du pouvoir par les nazis. Il est mort là bas en 1934. Son fils Alfred acquit la citoyenneté française, étudia la science politique et la civilisation allemande et, vers l’âge de 30 ans, obtint une chaire au prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il se fit rapidement un nom au titre de défenseur acharné de l’entente franco-allemande. Il a reçu plusieurs distinctions dont le prix de la paix décerné par les libraires Allemands, le Grand Prix de l’Académie des Sciences morales et politiques et le «Grand Ordre du mérite» de la République Fédérale d’Allemagne.
Grosser a été régulièrement invité dans des émissions de débats à la télévision et a été un orateur bien accueilli dans des conférences et des réunions. On ne saurait mettre en question sa promotion d’une normalisation des relations franco-allemandes. Ses amis le considèrent comme le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel.  (…) Personne ne sait encore ce que Grosser dira le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais le simple fait qu’il ait été convié à faire ce discours a amené du ressentiment entre la maire de Francfort Petra Roth et les deux vice- présidents du Conseil Central des Juifs en Allemagne, Dieter Graumann et Salomon Korn.
Sans surprise, de chaque côté on a une version différente sur la façon dont s’est faite l’invitation. Un proche du maire dit que c’était une idée de Korn. De leur côté, Korn et Graumann affirment qu’on ne leur a jamais demandé leur avis. La première fois qu’ils ont entendu parler de l’invitation, disent-ils, c’est par les journaux.  Le Secrétaire général du Conseil central, Stephan Kramer, a demandé à Roth d’annuler l’invitation de Grosser. Il estime qu’il est «irrévérencieux [sic] de laisser Alfred Grosser prendre la parole à cette date, à cet endroit.»
Il est sans doute trop tard. Les invitations à la commémoration ont déjà été envoyées. Seul Grosser lui-même, semble-t-il, peut éviter le scandale – en revenant lui-même sur son engagement. Ce qui, cependant, n’a guère de chances d’arriver.
Grosser a longtemps été controversé. En septembre 2009, il avait donné une interview au Kölner Stadt-Anzeiger, dans laquelle il accusait le Conseil Central de museler les critiques d’Israël. « Dès qu’une voix se lève contre Israël, elle est immédiatement étiquetée « antisémite »… les pires sont le Conseil Central des Juifs. » La République Fédérale, affirme Grosser, est « si intimidée… que devant la Knesset, le président (Allemand) et la chancelière ne font référence qu’au terrorisme du Hamas. » (en savoir plus…)

Que dit le grand protecteur U.S., champion de la non-discrimination ? Ou bien est-ce encore une fois le "deux-poids-deux-mesures" qui caractérise l’intégralité de la politique occidentale vis à vis d’Israël depuis 60 ans ?

[Voltaire - 12/10/2010]

L’Association pour les droits civils en Israël publie une étude sur les propositions de loi qui seront discutées lors de la session d’hiver de la Knesset. (…) une série de textes, mis à l’ordre du jour à l’initiative de députés de la majorité, vise à transformer Israël en un Etat ethnique juif. Il s’en suivrait, entre autres, que les ressortissants non-juifs seraient immédiatement soumis à toutes sortes d’obligations pour prouver leur loyauté au risque d’être déchus de leur nationalité et expulsés vers les Territoires palestiniens.

Des serments de loyauté seraient institués pour les ressortissants en général et pour certaines professions en particulier. Par exemple, il faudrait jurer loyauté à l’« Etat juif » et à ses symboles pour travailler dans l’industrie du cinéma.

La célébration de la Nakba, la critique politique du caractère prétendument « démocratique » de l’Etat, et surtout l’appel au boycott seraient lourdement pénalisés.

D’une manière générale ces propositions de loi visent à institutionnaliser le racisme et à restreindre les libertés politiques.

Knesset 2010 Winter Session : Expectations and Concerns, The Association for Civil Rights in Israel, 90 p., 780 Ko, octobre 2010.

http://www.voltairenet.org/article167233.html


Réponse de Dov: C’est exactement ce que Chomsky appelle la "chutzpah" de la propagande israélienne aux Etats-Unis: avoir le culot de continuer à se présenter comme étant le pauvre petit juif de 1900, fraichement rescapé du ghetto et des pogroms, en butte aux vilains Goliath de ce monde.

Alors que pendant ce temps là, le "pauvre petit juif persécuté" dirige des chaines de télé, préside des banques, des journaux, des multinationales, des studios de télé,  fait élire et démettre des hommes politiques par la force de son lobbying, dispose d’un canal direct vers la Maison Blance via AIPAC, bloque toute condamnation d’Israël pour atteintes aux droits de l’homme… bref, dispose d’un pouvoir largement disproportionné par rapport à son poids démographique dans le pays.

Sanchez a tout à fait raison: Faire croire que les juifs sont une minorité opprimée aux Etats-Unis, c’est vraiment prendre les gens pour des cons…  IL fallait se débarrasser de lui, sinon les gens risqueraient d’ouvrir les yeux.

[Great America - blog des correspondants de Libération aux USA - 02/10/2010]

S’il est un sujet sur lequel il ne faut pas badiner aux Etats-Unis, ce sont les Juifs et leur influence supposée, notamment dans les médias (un thème classique des antisémites, il est vrai). En tant que journaliste à CNN depuis 2004, Rick Sanchez aurait dû le savoir. Il vient de se le faire rappeler par un licenciement brutal, ce vendredi. La veille, lors d’une interview à la radio, Rick Sanchez s’en était pris à une autre vedette de la télévision, Jon Stewart, qui se moque souvent de lui dans ses émissions. Jon Stewart est un « sectaire» bigot » a dit Sanchez, ce qui a le sens de « raciste »), a-t-il lancé.

L’animateur radio a objecté qu’en tant que Juif, Jon Stewart fait lui-même partie d’une minorité. C’est là que Sanchez a dérapé : « Pardon, vous plaisantez ? …. Ouai, ouai des gens vraiment sans aucun pouvoir ». Et Sanchez de continuer : « Je vous dis moi que tous les gens qui dirigent CNN sont vraiment nombreux à être comme Stewart, et beaucoup des gens qui dirigent toutes les autres chaînes sont beaucoup comme Stewart ». Et encore : « Impliquer que d’une certaine façon les gens de ce pays qui sont Juifs sont une minorité opprimée ? Yeah »

Il y a quelques semaines encore, le même Rick Sanchez enchaînait les plateaux sur CNN pour présenter un livre autobiographique qu’il vient de publier aux Etats-Unis. Invité d’honneur de plusieurs émissions, il racontait comment enfant de pauvres immigrés cubains, il avait réussi une carrière exemplaire à la télévision. Très fier de son parcours et de sa latinité, Rick Sanchez en a fait aussi un de ses arguments face à Jon Stewart. « Je suis content qu’il ait grandi dans un foyer de banlieue de la classe moyenne au New Jersey avec tout ce qu’on n’a jamais pu imaginer » expliquait-il jeudi à la radio. Stewart et Colbert (un autre humoriste) font partie de ceux qui disent « J’aime les Noirs et les Mexicains », aussi longtemps qu’ils peuvent dire : « Allez, laisse moi te tapoter sur la tête. Bravo, Ricky, tu fais du bon travail ».Tel que le présente Rick Sanchez, le conflit opposerait donc ce qu’il appelle “l’establishement du Nord-Est” aux Latinos comme lui, venant d’un monde autrement plus difficile. Sans doute a-t-il mis là le doigt sur une fracture importante de la société américaine. Mais sa façon d’en parler n’est visiblement pas ce qu’on attend d’un journaliste à CNN.

http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/10/un-animateur-de-cnn-ironise-sur-les-juifs-vir%C3%A9.html?xtor=EPR-450206


Le rapport Chilcott, c’est encore une fois du n’importe-quoi… ce qui est incroyable c’est que la presse internationale aux ordres gobe ce genre de conneries. Mais c’est vrai que les morts sont des "islamistes", autrement dit, on peut leur faire ce que l’on veut. Imaginez un instant que l’armée chinoise ait pris d’assaut un bateau de tibétains… qu’est-ce qu’on aurait pas entendu !!!!
Pas de fusils ? Il s’agit probablement de terroristes (The Independent)
[Mark Steel - The Independent (5 août 2010) - Traduction Des Bassines et du Zèle -  repris par Le Grand Soire - 12/08/2010]

Texte original : Mark Steel : No guns ? They must be terrorists http://www.independent.co.uk/opinio…

(…) Un des faits qui ressort de cette enquête (de la commission d’enquête israélienne sur l’attaque meurtrière du Mavi Marmara par l’armée israélienne), c’est que les victimes, d’après le ""Sergent S" qui a tué six d’entre elles, étaient "sans aucun doute des terroristes". Car, d’après son témoignage, il "voyait la folie meurtrière dans leurs yeux".

Ceci correspond tout à fait à la définition d’un terroriste selon les lois internationales, à savoir quelqu’un qui a "de la folie meurtrière dans les yeux", et indique que le témoin principal dans un procès pour terrorisme n’est pas le médecin légiste, ni l’expert en explosifs mais l’ophtalmo. En examinant l’iris d’une personne, un bon ophtalmo peut diagnostiquer si elle est myope, presbyte, Hamas ou séparatiste basque.

Mais il y a mieux. D’après le Jerusalem Post, les Forces armées israéliennes ont déclaré à la commission que le groupe sur le bateau était constitué de "gens bien entrainés, probablement d’anciens soldats" parce que chaque équipe de mercenaires était équipée d’appareils de communication Motorola, de façon à faire circuler l’information. Ainsi, donc, ces pseudo-militants pour la paix étaient armés de téléphones portables ! C’est un miracle qu’ils n’aient pas mis tout le Moyen-Orient à feu et à sang. Et dire que Motorola et d’autres sinistres marchands d’armes comme Nokia et Orange se livrent ouvertement à un trafic d’armes létales !

Si les Forces armées israéliennes (l’IDF) étaient chargées de maintenir l’ordre dans un festival de rock, au moment où tout le monde se sert de son téléphone pour prendre des photos, elles tireraient dans la foule. Et, après avoir tué 3000 personnes, le Sergent S dirait : "Bravo, les gars, si nous ne nous étions pas méfiés, cela aurait pu vraiment mal tourner !"

Il aurait pu être éventuellement difficile de prouver les intentions meurtrières oculaires du groupe étant donné qu’aucun d’entre eux n’avait d’arme à feu. Mais l’IDF a expliqué que les "mercenaires" préféraient se servir de battes de baseball, de barres de métal et de couteaux, dans la mesure où, s’ils avaient tiré avec des armes à feu, il aurait été évident qu’il s’agissait de terroristes et non pas de pacifistes". Et donc, c’était encore une duplicité de la part de ces terroristes de cacher qu’ils étaient des terroristes en ne faisant rien de terroriste. Ca, c’est comme ma voisine, elle cache le fait qu’elle est terroriste en ayant 74 ans et en passant ses journées tranquillement à faire du jardinage sans jamais tirer sur qui que ce soit, cette horrible sorcière.

Encore plus flagrant, il a été dit à la commission d’enquête que le groupe avait bien des armes à bord, mais que "les mercenaires ont jeté leur armes par-dessus bord quand le commando a pris le contrôle du bateau" parce que, ça, cela fait partie de l’entrainement classique à la guérilla, être armé de fusils jusqu’au moment où arrive l’ennemi et s’en débarrasser aussitôt. C’est ce que font tous les grands stratèges militaires. C’est la raison pour laquelle Nelson a dit, lors de la bataille de Trafalgar : "Les gars, voilà les Français, alors nous, les Anglais, accomplissons notre devoir de soldat : jetons tous les fusils par dessus bord. Ca leur apprendra, à ces salauds de Français !".

Et tout le reste à l’avenant, avec le premier ministre Netanyahu qui approuve ouvertement, qualifiant lui-même les victimes de "mercenaires". Parce que ces mercenaires voulaient apporter des produits comme des médicaments dans une zone sous blocus, ce qui est tout à fait normal pour un mercenaire, sauf qu’au lieu d’être du trafic d’armes, c’était du trafic d’inhalateurs.

Mais petit à petit, l’Etat d’Israël découvre qu’il lui faut rendre des comptes publiquement, et que les sempiternelles excuses ne fonctionnent plus aussi facilement. A partir de maintenant, il va falloir que ses dirigeants mettent dans leurs couilles un peu plus de réflexion, cela, pour aller dans le bon sens.

http://www.legrandsoir.info/Pas-de-fusils-Il-s-agit-probablement-de-terroristes-The-Independent.html


Suite aux récents moulinets du lobby pro-israël et de représentants du CRIF dans la presse (en France, comme en Israël ou aux USA), il semblerait qu’on soit à la veille d’une nouvelle campagne visant à montrer que la France est un pays antisémite par essence, qu’il est  dangereux pour les juifs de vivre ici, qu’il y a trop d’Arabes en France et que les défenseurs des Palestiniens sont des antisémites notoires.

Cette campagne à deux avantages: elle redore le blason anti-raciste de Sarkozy/Hortefeux en faisant oublier les récents dérapages, elle fait parler d’autre chose que l’affaire Woerth… mais aussi,  elle apporte de l’eau au moulin de l’Agence Juive qui voudrait capter un maximum de ce qu’elle appelle "le dernier réservoir d’immigration" vers Israël.

Donc, quand demain vous verrez fleurir les articles vous expliquant que les jeunes des cités sont des nazis en puissance, que l’Islam est dangereux, quand Lieberman viendra vous dire que vous devez dare-dare quitter la France pour aller vous réfugier (et peupler les colonies illégales) en Judée-Samarie, quand on vous traitera d’antisémite parce que vous soutenez les Palestiniens…

… alors vous saurez à qui profite ce discours… et à quoi il sert vraiment. En 2001, déjà, Eyal Sivan nous alertait là-dessus.

[ LE MONDE | 07.12.01 - Eyal Sivan - Traduit de l'hébreu par Catherine Neuve-Eglise.]

Eyal Sivan, cinéaste israélien, réside en France.

Disons-le sans détour, la question du sionisme est dépassée. Pourtant l’amalgame systématique entre antisionisme et antisémitisme est devenu la nouvelle arme d’intimidation des "amis d’Israël".

Les accusations d’antisémitisme lancées par les institutions juives de France à l’encontre des médias français, la violence passionnelle des réactions et l’opprobre jeté sur toute attitude critique à l’égard d’Israël témoignent de la confusion et de l’échauffement des esprits. Confondant non-sionisme et antisémitisme, ces réactions se multiplient depuis que la guerre coloniale en Palestine-Israël redouble de violence. Ainsi, les institutions juives de France font peser aujourd’hui un danger sur les juifs et le judaïsme, et plus particulièrement sur la cohabitation entre Français juifs et musulmans au sein de la République.

Que des juifs en France se sentent aujourd’hui concernés par le sort des Israéliens qui ont élu avec une large majorité un premier ministre d’extrême droite et sont aujourd’hui piégés dans une situation politique et identitaire à laquelle ils ne voient pas d’issue, c’est légitime. Mais que la communauté juive de France et son grand rabbin s’enferment dans un soutien inconditionnel à la situation coloniale et meurtrière qui prévaut depuis plus de cinquante ans en Israël-Palestine, c’est inacceptable.

On en est arrivé à confondre la signification mystique que revêt la terre d’Israël dans le judaïsme avec une revendication territoriale qui n’a plus rien à voir avec la sécurité. Israël est aujourd’hui le seul endroit du monde où les juifs sont menacés physiquement en tant que tels. Le CRIF déclare pourtant que les juifs de France, "inquiets de voir les jeunes musulmans transporter en France le conflit du Proche-Orient", sont prêts à envisager d’émigrer en Israël pour s’y réfugier.

Une minorité de juifs de France prend au sérieux la grande angoisse de la société juive israélienne face à l’évolution démographique favorable aux Arabes et émigre en Israël. Pour la plupart religieux intégristes, ils choisissent de s’installer dans les colonies de peuplement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Si la majorité des juifs de France (de loin la plus grande communauté d’Europe) restent attachés à une République qui leur permet de vivre leur judaïsme dans toutes les nuances qu’on lui connaît aujourd’hui, ils représentent pourtant, selon les propres termes de l’Agence juive, le "dernier réservoir" d’immigration vers Israël.

Dans les synagogues et les centres communautaires juifs, le drapeau israélien et la collecte d’argent au bénéfice d’Israël ont tendance à prendre la place des symboles religieux traditionnels. Les fonctionnaires de "l’office israélien de l’explication" et de l’ambassade d’Israël en France comme des officiers de l’armée israélienne accompagnent des dirigeants communautaires. Quant à la sécurité des institutions juives, elle est assurée par les services d’ordre des mouvements de jeunesse sionistes, secondés et entraînés par des membres de la sûreté israélienne.

C’est ainsi que s’opère le déplacement du domaine politique vers le religieux. Identifiés comme des institutions de soutien à Israël, les synagogues et centres commu nautaires deviennent, dans cette confusion, des cibles d’attaques criminelles, qui, par ailleurs, doivent êtres punies en tant que telles.

Mais, en qualifiant d’antisémites les positions non sionistes et critiques portées à l’égard de la politique israélienne et, délégitimant un point de vue politique en le confondant avec un propos raciste, les institutions juives communautaires françaises jouent aux apprentis sorciers et deviennent elles-mêmes vecteurs de violence.

Pour les juifs pratiquants, le judaïsme n’est pas une question. Pour des juifs laïques, en revanche, tiraillés entre universalisme et crispation identitaire, le sionisme est devenu une religion de substitution. De ces juifs en mal d’identité, Yeshayahu Leibowitz, le philosophe israélien, religieux et sioniste, disait : "Pour la plupart des juifs qui se déclarent tels, le judaïsme n’est plus que le bout de chiffon bleu et blanc hissé en haut d’un mât et les actions militaires que l’armée accomplit en leur nom pour ce symbole. L’héroïsme au combat et la domination, voilà leur judaïsme."

Le génocide des juifs est identifié comme un holocauste et un terme biblique lui a été attaché, "Shoah". Ce transfert dans le registre du sacré arrache l’événement à sa gravité politique. La culture victimaire devient un pilier de l’identité juive laïque. Les autres, et en premier lieu les Palestiniens, sont sommés de prouver leur souffrance, car ils ne seraient que les victimes des victimes…

En 1990, pendant la première Intifada, le même Leibowitz constatait : "Rien de plus confortable que de se définir par rapport à ce que les autres nous ont fait. Nous nous sentons ainsi dispensés de nous poser la question “Qui sommes-nous?” et de tout examen de conscience."

En votant à l’ONU en 1947 le partage de la Palestine qui attribuait environ 60% du territoire à la minorité juive et 40% à la majorité arabe, le monde occidental voyait là un moyen de se racheter après la catastrophe du génocide. A cela s’ajoutaient la mentalité coloniale de l’époque et son mépris à l’égard des populations indigènes. Le monde occidental semblait faire sienne l’idée sioniste selon laquelle les juifs sont partout en transit, à l’exception de ce bout de terre qu’ils revendiquaient et qui leur était désormais attribué. Les Arabes refusèrent ce partage inégal. Contrairement à ce qui est fréquemment affirmé, ils ne s’en tinrent pas à un simple rejet. Le représentant du Haut Comité arabe pour la Palestine avait proposé le projet d’un Etat binational. Et la communauté des nations est restée sourde à diverses propositions d’un plan pour un Etat fédéré.

Le territoire de la Palestine historique (Israël, territoires occupés et zones autonomes) comporte aujourd’hui environ 4 millions de Palestiniens et 5 millions de juifs. La question du droit au retour des réfugiés palestiniens expulsés en 1948 ajoute une complexité supplémentaire au dénouement du conflit. Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu’il n’a pas le droit d’y revenir, alors qu’un juif né à Paris peut, lui, s’y installer? Dans cette logique, le partage de la terre et la séparation entre Israéliens et Palestiniens semble s’imposer. Mais, à moins d’envisager un nouveau transfert de populations, il semble impossible de dessiner des frontières vivables entre des communautés aussi imbriquées sur le terrain. Le partage est aussi illusoire que la croyance, pour "corriger" la donne démographique, en une grande vague d’immigration juive qui serait provoquée par la résurgence de l’antisémitisme en Occident.

Pourtant les apprentis sorciers continuent à jouer la carte de la panique en brandissant le spectre de l’antisémitisme. Ils montrent ainsi leur incapacité à sortir d’une vision manichéenne et archaïque des rapports de force.

Pour rompre le cercle vicieux de la haine et de la vengeance, il convient, au contraire, de faire appel à l’intervention des nations qui furent à l’origine de l’erreur historique de 1947. Il est temps d’en appeler à la raison et d’abandonner des conceptions nationalistes et théocratiques dont l’Histoire du XXe siècle a largement démontré les limites et le coût humain.

Seule une vision républicaine, démocratique et laïque persuadera les peuples israélien et palestinien qu’ils peuvent vivre – et pas seulement mourir – sur le même territoire.

S’ils souhaitent sincèrement favoriser une solution au conflit du Proche-Orient et voir leurs amis ou parents israéliens vivre enfin en paix, les Français juifs ont bel et bien un rôle à jouer. Premiers dans l’Histoire à bénéficier des bienfaits des principes républicains, pourquoi n’encouragent-ils pas les Israéliens à s’engager dans une voie similaire? Pourquoi ne s’appliquent-ils pas à développer en France des relations harmonieuses avec la communauté musulmane au lieu de l’accuser d’importer en France le conflit du Proche-Orient? Leur exemple serait une vraie contribution à la paix et servirait plus le judaïsme que le drapeau israélien.


[Haaretz du 09/02/2002 - Commentaires libres par Akiva Eldar Traduction "Mouvement Shalom Archav"]

Des propos semblable à ceux publiés ci-dessous ont ete tenus un nombre incalculable de fois depuis le debut de l’occupation, et encore davantage depuis que la presente intifada a eclate.

Ce qui rend ce qui suit unique – des passages extraits d’une interview du Colonel Dov Tzedaka, chef de l’Administration Civile en Cisjordanie, tient a l’auteur des propos, et au lieu dans lesquels il les tient. L’interview, realisee par le journaliste Guy Zackheim, a ete publiee dans le magazine de l’armee, "Bamakhane" ("dans le camp", ndt).

Le journaliste accompagnait cet officier de haut rang, issu du "Sayeret hamatkal", unite de commandos d’elite, dans une visite destinee a "corriger les fausses impressions a propos de ce qui se passe dans les territoires". Et il est de fait que l’article decrit l’Administration Civile comme un facteur de maintien d’une certaine harmonie dans l’attitude d’Israel a l’egard de la population civile des territoires.

Selon les mots de Tsedaka, l’administration "contribue a de meilleurs processus que de tirer ici ou la", ou "j’ai maintenant envie d’eviter de me retrouver devant la Cour Internationale de La Haye comme inculpe de crimes de guerre. Alors, comment je m’y prends? Je maintiens, autant qu’il est possible, et vous verrez que cela est bien triste, le mode de vie le meilleur possible, et meme un peu moins que cela, pour la population palestinenne".

Voila le contexte dans lequel il faut lire ce qui va suivre. On peut aussi se rappeler a cette occasion la lecon du Chef d’Etat Major Shaul Mofaz a Yasser Arafat, selon lequel la souffrance des Palestiniens ne le derangent pas le moins du monde.

"Tzedaka regarde le long bouchon forme par les taxis bloques au barrage que Tsahal a installe sur la route principale du Bloc Etzion", ecrit le journaliste. "‘L’Etat d’Israel a decide que seuls les maitres de la terre pouvaient circuler sur cet axe, nos colons eclaires‘, dit Tzedaka. ‘Je vais prendre un risque et dire que parfois, ceux qui ne laissent pas ces gens circuler me degoutent‘".

"Et cela encore, ca n’est rien", continue Tzedaka. Il y a 15 jours, j’ai vu un pere de famille marcher avec deux paniers et un enfant de 5 ans sur ses epaules, et derriere lui une mere avancer en trebuchant, avec un tout nouveau-ne, ils marchaient du carrefour d’Ayosh jusqu’au village de Beitin. Franchement, quel bien en retirons-nous? J’imagine ma femme marcher comme ca avec ma fille, trebuchant dans la boue. Brrrr, j’en tremble… J’essaie d’aider, pour rendre les choses agreables, mais qu’il y a-t-il d’agreable a tirer un enfant sur un kilometre? Je pense que tout ca est nul … Dans ces cas-la, je vais voir le general en chef et je lui dis que tout ca n’est pas serieux, je previens le commandant de brigade. Mais que puis-je faire? Est-ce que je peux changer le monde? Non".

Le journaliste remarque : "on continuera a voir de telles scenes tant qu’Israel restera dans les territoires". Tzedaka ne proteste pas : "tant qu’on ne parviendra pas a un accord global, ca ne finira pas", dit-il.

Deux versions

Selon le Ministre de la Defense Ben-Eliezer, Israel a deracine environ 5500 dounams (1 dounam = 10 ares, ndt) d’oliviers, et a "expose" (un terme de Tsahal signifiant detruire) 4500 dounams de champs cultives. "La decision de detruire des maisons ou de deraciner des arbres, dans le contexte de la lutte qui s’est instituee dans les territoires", explique Ben-Eliezer, nouveau leader du Parti Travailliste a Ran Cohen, depute du Meretz, "est prise lorsqu’il existe des imperatifs militaires exigeant l’installation d’infrastructures. Quand il y a un lien entre ces besoins et un dommage eventuel a la population civile, en l’absence d’alternative, la decision se prend en essayant de causer le moins de dommages possible".

La version du chef de l’Administration Civile en Cisjordanie montre que le Ministre de la Defense a tout simplement pris le depute pour un imbecile.

Le journaliste demande si Israel ne s’est pas montre ecxessif quant aux destructions de maisons et aux deracinemments d’arbres. Tzedaka : "a Gaza… absolument. A mon avis, ils ont fait certaines choses qui depassaient les bornes. Apres les evenements a Alei Sinai et Dugit (attentats terroristes contre des colonies juives au Nord de la Bande de Gaza), ils ont effectue des "expositions" massives. Des centaines de dounams de fraises, d’oliviers et de serres ont ete detruits. A mon avis, ce n’est pas convenable… Cela attirera encore la haine et les critiques. C’est tout bonnement idiot. Meme en Judee et en Samarie, il y a eu des endroits ou nous nous sommes rendus coupables de cela. Dans certains cas, je donne mon accord pour un certain nombre d’"expositions", mais quand j’arrive sur place, je decouvre que nos troupes en ont trop fait".

Tzedaka dit qu’il y a des cas ou il n’y a pas d’autre choix que d’arracher des oliviers et d’exposer des champs, mais se depeche d’ajouter : "avons-nous ete excessifs dans certains endroits? Pour etre honnete … oui. Bien sur. Bien sur. On donne son accord pour deraciner 30 arbres, et le lendemain, on arrive et on constate que 60 arbres ont ete deracines. Le soldat, ou l’officier du regiment se fait deplacer. Il y a eu des cas comme ca, il ne faut pas les ignorer. Nous sommes responsables de ce qui se passe. Des enquetes sont effectuees. Des gens passent en jugement."

Le journaliste demande : "Jusqu’a present, quelqu’un a t-il ete condamne?"

Tsedaka (en riant) : "Non. Mais ils se sont fait taper sur les doigts. De facon assez crue".

Il serait interessant de connaitre l’avis du procureur militaire sur ce temoignage venant d’un officier de haut rang.

Les versions du ministre de la defense et de cet officier de terrain ne different pas seulement sur la situation effective sur le terrain. Elles different aussi en regard de la procedure employee pour les destructions et les deracinements. Ben-Eliezer : "la personne en charge de la decision concernant un deracinement ou une destruction est le commandant de brigade, ou le commandant de division". Tzedaka : "La demande parvient jusqu’a moi. Je verifie si elle est justifiee, je la transmets au conseiller juridique, et seulement apres, nous recommandons au general d’approuver la decision. Au credit du Commandement Central, je peux dire qu’il se montre tres pointilleux, et qu’il verifie que chaque branche n’est detruite qu’avec son approbation".


Une équipe d’anciens analystes de la CIA a envoyé un rapport à la Maison Blanche, pour prévenir que sur la base des déclarations de Netanyahu et des propos amicaux tenus par Obama vis à vis du gouvernement israélien, qu’Israël a reçu le feu vert pour mener un bombardement des installations nucléaires iraniennes… avec un soutien militaire direct des Etats-unis. L’argument nucléaire n’est qu’un faux semblant, Israël a 200 fois plus de bombes atomiques que l’Iran. L’unique but recherché par Tel-Aviv comme par Washington (mais aussi par l’Arabie Saoudite), c’est le renversement d’Ahmadinejad et son remplacement par une personnalité plus "israelo-compatible".

De Bush à Obama, rien n’a vraiment changé en matière de politique extérieure… mais ça on vous le disait déjà avant son élection.

Interview (en anglais) de Ray Mc-Govern sur RT.TV


“Co mment les Juifs peuvent-ils mépriser les autres ?”

Dans un article récent paru outre-Rhin, l’historien franco-allemand Alfred Grosser revendique à nouveau le droit de critiquer Israël.

En tant que juif, j’ai été méprisé par les Allemands. Pourtant, après Auschwitz, j’ai cru en notre avenir commun. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui les Juifs puissent mépriser les autres et s’octroyer le droit de mettre en œuvre une politique impitoyable au nom de l’autodéfense. La compassion pour les souffrances d’autrui, cette valeur fondamentale de l’Europe, ne vaut-elle pas justement pour Israël ?”

L’historien et politologue Alfred Grosser, 82 ans, persiste et signe. Dans une tribune intitulée “Pourquoi je critique Israël”, publiée dans le numéro de février de la revue allemande Internationale Politik et reprise par le quotidien Frankfurter Rundschau, il déplore qu’il soit si difficile de critiquer la politique d’Israël en France et en Allemagne.

Il connaît bien les deux pays : sa famille, juive, a fui l’Allemagne nazie en 1933, pour gagner la France. Alfred Grosser a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris jusqu’à sa retraite et œuvré pendant toute sa carrière à la réconciliation et à la coopération franco-allemande. Pour étayer sa position, Alfred Grosser multiplie les exemples tirés de son expérience personnelle. Car ce n’est pas la première fois que l’homme revendique un “droit à critiquer Israël”.

En Allemagne, tout d’abord. Il raconte qu’en 2005 le magazine Focus a refusé de publier un article dans lequel il écrivait :

Justement parce que beaucoup d’Allemands n’ont pas été lâches [et ont aidé des Juifs sous le régime nazi], un Allemand d’aujourd’hui peut prendre le risque de passer pour antisémite, en attirant l’attention sur le dur sort fait aux habitants de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Et, puisqu’il s’est trouvé des Allemands courageux pour aider les Juifs, n’est-il pas du devoir des Juifs d’aujourd’hui de se soucier du sort d’autres personnes opprimées ou méprisées ?

En France, la situation est à peine différente”, poursuit Alfred Grosser, qui rappelle avoir claqué la porte du conseil de surveillance de L’Express, en 2003.

La raison : il avait publié une critique du livre Est-il permis de critiquer Israël ? (Robert Laffont, 2003), du spécialiste des relations internationales Pascal Boniface, dans laquelle il écrivait :

L’ultrasensibilité [à propos du conflit israélo-palestinien] est compréhensible, mais ne devrait-elle pas s’exercer à l’égard de tout racisme ? [...] Les injures et les actes racistes touchent les Français arabes plus que les Français juifs.

Dans son numéro suivant, L’Express avait publié plusieurs réactions virulentes de lecteurs, mais sans en avertir Alfred Grosser, accuse ce dernier : la direction l’avait ainsi privé d’un droit de réponse pourtant usuel dans la maison. Alfred Grosser insiste bien :

Une fois encore : il s’agit de rejeter l’égocentrisme, la morale d’une solidarité qui ne vaut que pour sa propre communauté, et d’appeler à la compréhension de la souffrance d’autrui, à une définition du prochain qui englobe toute l’humanité.


Vous rencontrez quelqu’un dans la rue, cette personne vous plait, vous lui plaisez, vous convenez d’un "quickie" dans une cage d’escalier… et ensuite vous découvrez que la personne avec qui vous avez couché Arabe. Alors vous vous détournez, écœurée, pouah, faire l’amour avec un Arabe, quel horreur ! Vous appelez ça comment, vous ?

Dans n’importe quel pays civilisé, on appelle cela du RACISME… en Israël on appelle cela un "comportement compréhensible" et on condamne l’Arabe à 18 mois de prison ferme.

Mais la presse occidentale est compréhensive quand il s’agit d’Israël. Faites le test du rabbin. Imaginez que la même chose se produise en France, avec une plainte contre un garçon juif (qui se serait fait passer pour un italien catholique, par exemple). Je peux vous garantir qu’on aurait déjà eu droit à un Bloc Notes de BHL et deux éditos de Finkielkraut…

Jérusalem: apprenant que son amant est arabe, elle le fait condamner pour viol

[Libération - Delphine Matthieussent - 24/07/2010]

Pour tirer un coup vite fait à Jérusalem, mieux vaut être juif qu’arabe. C’est ce qu’a appris à ses dépens un Palestinien de la ville, condamné cette semaine à dix-huit mois de prison ferme pour viol. Les faits remontent à septembre 2008 : une rencontre impromptue, en pleine journée, avec une passante juive dans le centre-ville. La conversation de quelques minutes mène à une relation sexuelle consentie dans la cage d’escaliers d’un immeuble voisin. Les problèmes ont commencé pour Sabbar Kashur, marié et père de deux enfants, lorsque sa conquête a découvert qu’il était arabe et a porté plainte. Après deux ans de résidence surveillée, il a été condamné pour viol, les juges se référant à une jurisprudence assimilant les «relations sexuelles par duperie» au viol.

Selon la plaignante, Sabbar Kashur se serait présenté comme un «juif célibataire intéressé par une relation sérieuse». Le tribunal a estimé dans son jugement que si elle «n’avait pas pensé que l’accusé était un célibataire juif à la recherche d’une relation de longue durée, elle n’aurait pas coopéré». Une affirmation en contradiction avec le côté expéditif de leur rencontre et la version de l’accusé. Il reconnaît avoir menti sur sa situation familiale, mais dit ne pas avoir explicitement caché qu’il était arabe. Il a en fait probablement joué sur l’ambiguïté du nom sous lequel il s’est présenté, «Dudu» : un surnom également utilisé en hébreu comme diminutif de David.

L’avocat de Sabbar Kashur a fait appel et espère que l’affaire se soldera par une peine de travaux d’intérêt général. Son client est en effet parvenu à un accord avec le tribunal : il a reconnu avoir menti à la jeune femme, en échange de l’abandon de l’accusation de viol. Sa condamnation a cependant provoqué un début de polémique. «Chaque fois qu’une personne ment sur des détails de son identité, cela doit-il se solder par une accusation de viol ?» s’interroge Elkana Laist, du bureau des avocats publics. Pour S. Kashur, le verdict est avant tout teinté de «racisme» : «Si j’étais juif, on ne m’aurait même pas interrogé. Ce n’est pas comme si je l’avais violée dans la forêt. Elle a accepté tout ce qui s’est passé», a-t-il expliqué au quotidien Haaretz. Une opinion partagée par Leah Samael, une avocate spécialiste des droits de l’homme : «Si un juif religieux avait caché qu’il était religieux pour séduire une femme, il n’aurait pas été poursuivi. Ce qui est flagrant, c’est la façon dont les Arabes israéliens [20% de la population d’Israël, ndlr] sont sans cesse contraints de dissimuler leur identité.»

http://www.liberation.fr/monde/0101648645-apprenant-que-son-amant-est-arabe-elle-le-fait-condamner-pour-viol


Vous remarquerez que – fidèle à l’impunité habituelle dont bénéficie Israël dans la presse occidentale – le journaliste ne s’indigne nullement du fait qu’un agent de police d’un état se disant démocratique puisse inciter un militant extrémiste à commettre un attentat terroriste… tant que cela vise les Arabes, c’est "normal". Imaginez maintenant que ce soit un agent de la police palestinienne qui ait eu une conversation similaire avec un militant palestinien… qu’est ce qu’on aurait pas entendu ! Tout le monde aurait crié au terrorisme d’Etat !!!!

Laurent Zecchini en est déjà à souhaiter qu’on "oublie" les méthodes des services secrets israéliens. "Oublier" des meurtres ? Il n’a pas froid aux yeux, le correspondant du "Monde"…. La propagande israélienne fonctionne à plein régime…

L’extrémiste manipulé avait piégé le Shin Beth israélien
[Laurent Zecchini - Le Monde 20/07/2010]
Pour le moment, c’est un match d’accusations réciproques. La police et le Shin Beth (service de sécurité intérieure) nourrissent de forts soupçons contre Haïm Pearlman, extrémiste de droite notoire, auteur présumé d’au moins quatre meurtres de Palestiniens en 1998. L’intéressé est sous les verrous, mais ses amis, membres de la mouvance anti-arabe de feu Meir Kahane, le rabbin juif extrémiste assassiné à New York en 1990, ne restent pas inactifs.Ils ont fourni à la presse israélienne, qui les a publiés le 16 juillet, les enregistrements de conversations entre le suspect et « Dada », pseudonyme d’un agent du Shin Beth agissant en tant qu’officier traitant du premier. S’ils sont authentiques, lesdits enregistrements jettent une lumière crue sur les méthodes du Shin Beth.

Soupçons réciproques

Haïm Pearlman avait été approché en 2002. Il n’était alors nullement question de meurtres de Palestiniens : le Shin Beth faisait son travail d’infiltration des milieux juifs d’extrême droite. Haïm Pearlman avait besoin d’argent, et le service de renseignement lui a fourni de petites sommes. Les relations s’estomperont, puis reprendront avec l’entrée en scène de « Dada ».

Les conversations entre les deux hommes vont alors se multiplier, au fil desquelles les soupçons réciproques du militant d’extrême droite et de son officier traitant, grandissent. Le premier se dit que le Shin Beth lui a remis le grappin dessus, et le second que sa « cible » pourrait ne pas être étrangère aux meurtres des Palestiniens. Haïm Pearlman décide d’enregistrer ses conversations.

Etonnant dialogue que ce jeu de rôles où celui que la presse israélienne appelle le « terroriste d’extrême droite » se drape dans les habits d’un militant non violent, face aux provocations calculées de son « agent ». Balayant les vertueuses « distributions de tracts » et autres « dissémination d’idées » professées par Haïm, « Dada » explique que pour frapper l’opinion publique, il faut « quelque chose d’extrême ».

Et d’énumérer une succession d’actes violents, anti-arabes, jusqu’à « envoyer Raëd Salah [chef du Mouvement islamique israélien, bête noire du Shin Beth] dans l’autre monde ». « S’il meurt, quelque chose d’extrême se déroulera dans les territoires [palestiniens] », explique « Dada », avant de donner le mode d’emploi : « Ecoute, c’est pas si difficile que ça : il arrive, sa voiture passe et tu ouvres le feu. Il y a des chances que le chauffeur soit tué si tu «arroses» comme il faut. »

La publication des enregistrements supposés a provoqué deux types de réactions : les unes outrées par le procédé imputé au Shin Beth ; les autres compréhensives face au double jeu de son agent. « Il s’agissait de tester les limites de Pearlman », justifient les « sources » du quotidien populaire Maariv. Il n’empêche : plus vite la justice obtiendra les aveux de Haïm Pearlman pour les meurtres qui lui sont imputés, plus vite certaines méthodes du Shin Beth pourront être oubliées.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=edf49fab2307b1ea1c29b0c0b50db28d4a057dbfda12d062


[Voltaire - 27/06/2010]

Alors que le prince Mohamed bin Nawaf a démenti les informations du Times de Londres selon lequel l’Arabie saoudite aurait ouvert un couloir aérien à Tsahal pour attaquer l’Iran, de nombreux médias du Proche-Orient indiquent que Tsahal construit une base militaire près de Tabuk (à la frontière jordanienne). Il s’agirait d’une base d’appui pour des troupes aéroportées.

Si cette information était confirmée, ce serait la première base israélienne sur le territoire saoudien, avec toute la charge symbolique que cela implique.

Fin 2008, l’opération « plomb durci », visant à éradiquer le Hamas de la bande de Gaza, avait été financée par des fonds saoudiens sans que l’on sache s’il s’agissait d’une financement par une partie de la famille royale ou par l’Etat lui-même.

http://www.voltairenet.org/article166081.html


Lors de la conférence au Salon international du livre à Genève, Tariq Ramadan a abordé quelques enjeux du conflit israélo-palestinien : le rôle des Etats-Unis, la question religieuse, les divisions palestiniennes, la résistance et la solidarité…
[Michel Collon - Investig'Action - 24/06/2010]

Il y a quelques semaines, nous avons pu observer des tensions entre l’administration Obama et Benyamin Netanyahu sur les nouvelles colonisations à Jérusalem. Est-ce un signe d’un divorce entre Tel Aviv et Washington ?

Toute la question portait sur les colonies de peuplement qui aujourd’hui sont une réalité à Jérusalem et qui continuent. Toute personne sait que les différents gouvernements israéliens ont joué, résolution après résolution, véto après véto (essentiellement américains), sur le temps qui passe, pour une politique du fait accompli : gagner du temps en parlant de paix, gagner du temps en parlant de dialogue et… sur le terrain, on voit que la solution de deux États est mise à mal par la stratégie israélienne, et c’est vrai aussi à Jérusalem.

Obama (malgré son discours du Caire) est allé devant un lobby israélien, l’AIPAC, à Washington, pour leur dire que Jérusalem était la capitale éternelle de l’Etat d’Israël. C’était donc une position qui était une carte blanche pour le gouvernement israélien.

Et Netanyahu devant le même AIPAC a dit « nous ne sommes pas en train de coloniser Jérusalem, c’est une terre qui nous appartient depuis 3000 ans ». Ce premier ministre justifie une action de colonisation par un argument strictement religieux. On nous présente un Etat démocratique et laïque, mais il prend comme argumentaire de sa colonisation un justificatif strictement religieux.

Cette polémique autour de la mosquée al-Aqsa voudrait pourtant nous faire croire qu’il s’agit vraiment d’un conflit entre juifs et musulmans…

On aurait dû entendre tous les Etats européens, tout comme l’administration américaine dénoncer ce discours scandaleux. Ils auraient dû rejeter ce discours religieux qui provient des plus extrémistes de l’échiquier israélien. Et rien n’a été dit ! On a simplement reconnu que le gouvernement de Netanyahu est soutenu par des extrémistes et que lui ne plie pas devant l’administration américaine… Mais derrière ceci et avant tout, ce que nous avons est un justificatif de la politique israélienne par des questions religieuses.

Raison pour laquelle il faut faire deux choses : déconstruire le discours religieux et répondre par un discours politique.

Il ne faut pas rentrer dans le jeu de l’acceptation au nom du discours religieux, mais en venir à une vraie question politique ; ne pas laisser un Premier ministre jouer, quand il veut sur le religieux, et quand il veut sur le politique. (en savoir plus…)


C’est des inconscients, les Iraniens: dans les années 1950, déjà, quand la société pétrolière anglaise avait perdu son contrat d’exploitation, la CIA avait fait tomber le gouvernement élu et mis le Shah au pouvoir… là ils vont se prendre une bombe atomique sur la tête pour leur apprendre à respecter la suprématie occidentale en matière d’approvisionnement énergétique.Israël sert les intérêts de son parrain US (et Européen)

On est dans la droite ligne de ce que Herzl disait déjà dans "L’Etat des Juifs" : "Nous serons le rempart avancé de l’Occident"

Des navires états-uniens et des sous-marins nucléaires israéliens ont pris position dans le Golfe Persique immédiatement après l’accord Iran-Pakistan qui ouvre un couloir énergétique vers l’est

[Manlio Dinucci - Il Manifesto - 23 juin 2010 - Trad. M.A. Patrizio pour Mondialisation.ca]

"Israël déploie des sous-marins armés de missiles nucléaires au large des côtes iraniennes" : c’est ce que titrait le 22 juin le journal israélien Haaretz, en rapportant une enquête du britannique Sunday Times. Selon ce qu’a déclaré un officier israélien, un des quatre sous-marins Dolphin, fournis par l’Allemagne, se trouve déjà dans le Golfe et,  avec ses missiles de croisière à tête nucléaire (portée 1 .500 Kms), il peut atteindre n’importe quel objectif en Iran.

A la fin de la semaine dernière, une imposante escadre navale, composée de plus de 12 bateaux de guerre états-uniens et d’au moins une unité lance-missiles israélienne, avait traversé le Canal de Suez, en se dirigeant elle aussi vers le Golfe Persique : ceci afin  d’augmenter la pression militaire contre l’Iran. La raison n’est pas seulement celle, déclarée ici, d’empêcher Téhéran  de pouvoir un jour se doter d’armes nucléaires.

Il y en a une autre plus pressante : aux débuts de la semaine dernière, Téhéran a signé avec Islamabad l’accord d’une valeur de 7 milliards de dollars, qui lance la construction d’un gazoduc allant de l’Iran au Pakistan.  Un projet qui remonte à 17 ans, jusqu’ici bloqué par les Etats-Unis. Malgré cela, l’Iran a déjà réalisé 900 des 1.500 Kms de gazoduc, du gisement de South Pars jusqu’à la frontière avec le Pakistan, qui en construira 700 autres. C’est un couloir énergétique qui, à partir de 2014, ferait arriver chaque jour au Pakistan depuis l’Iran, 22 millions de mètres cube de gaz. Le projet initial prévoyait qu’une branche du gazoduc arrivât en Inde ; mais New Delhi s’est retirée du projet par crainte que le Pakistan ne puisse bloquer l’approvisionnement.

La Chine est par contre disponible pour l’importation du gaz iranien : la China Petroleum Corporation  a signé avec l’Iran un accord de 5 milliards de dollars pour le développement du gisement de South Pars, en prenant la place du français Total à qui Téhéran n’a pas renouvelé son contrat (tandis que l’italien Eni – Ente nazionale idrocarburi, NdT- continue à opérer dans les gisements de South Pars et de Darquain).

(en savoir plus…)


Commentaire de Dov : Après la piraterie en haute mer, voici les bandits de grand chemin… que faut il attendre d’autre de la part d’un Etat qui ignore le droit international, se fout de la légalité et est certain de son impunité ? "Voler un Arabe, ça ne compte pas" disait ma Tante qui vivait à Rishon… alors voler les amis des Arabes, ça compte encore moins. On attend effectivement avec impatience la réaction de Bernard-Henri Levy qui déclarait, à propos de l’armée israélienne, qu’il n’avait jamais vu "une armée aussi démocratique, qui se pose autant de questions morales"

Il en va de même pour les marchandises qui passent par les Check-Point israéliens, les vols sont nombreux, quand ce ne sont pas les dégradations (sacs crevés, urine ou charognes dans les chargements) réalisées par les soldats, en pleine vue de leurs supérieurs…

Il faut boycotter cet Etat-Voyou !

Des soldats israéliens achètent des Ipod avec les cartes de crédit confisquées aux passagers de la Flottille pour Gaza !

[Oumma.com - 21/06/2010]

Selon le quotidien britannique The Guardian, plusieurs passagers de la Flottille pour Gaza ont eu la désagréable surprise de constater que leurs cartes de crédit, confisquées par les autorités israéliennes lors de l’arraisonnement des bateaux, étaient utilisées en Israël. C’est ainsi que la carte bleue d’Ebrahim Musaji, citoyen britannique de 23 ans (à bord du Marmara), a été utlisée à plusieurs reprises dans les jours suivant l’assaut, entre autres pour acheter… des accessoires pour Ipod sur un site néerlandais ! D’autres passagers ont indiqué que leurs téléphones portables avaient été utilisés…

Même chose pour Kathy Sheetz, militante californienne qui se trouvait à bord du Challenger 1, et dont le compte a été débité de plus de 1000 dollars en Israël depuis le 6 juin dernier. David Schermerhorn, 80 ans, de l’Etat de Washington, Manolo Luppichini, journaliste italien, se plaignent également de tels larcins israéliens.

Des passeports, dont trois appartenant à des citoyens britanniques, n’ont toujours pas été rendus à leurs propriétaires.

Les passagers de la flotille de la liberté indiquent que les Israéliens qui les ont kidnappés et retenus en otages, sont encore en possession d’argent, de matériels et effets personnels (caméras, ordinateurs…) pour un montant de plus d’un million de livres !

http://www.guardian.co.uk/world/2010/jun/18/gaza-convoy-activists-debit-card-fraud

"On attend avec impatience la réaction indignée de Bernard-Henri Levy qui, la veille de l’assaut sanglant contre le convoi humanitaire, déclarait, à propos de l’armée israélienne, qu’il n’avait jamais vu "une armée aussi démocratique, qui se pose autant de questions morales", remarque un internaute (JulienS) sur le Post.

http://oumma.com/Des-soldats-israeliens-achetent


Clémenceau disait déjà "Quand on veut enterrer un problème, on nomme une commission"… Israël va plus loin et nomme des commissions dont les conclusions sont connues d’avance, vu leur composition… Mais la presse service s’extasie sur "l’impartialité" des ces experts "indépendants"…

David Trimble qu’on nous vend comme un "homme de paix", est un fait un des pires faucons Neo-Cons. Et il ne s’en cache pas. Il n’y a que les journalistes pour ne pas (vouloir) le voir.

David Trimble, ami, juge et partie d’Israël

[Hichem Hamsa - Oumma.com - 16/06/2010]

Mascarade. David Trimble, l’observateur étranger désigné lundi par Tel Aviv pour enquêter sur le crime israélien de neuf citoyens turcs, est en réalité un fervent partisan de l’État d’Israël. Enquête et révélations sur une personnalité sous influence.

Tel Aviv assiégé par l’opprobre du monde. Pour affronter la critique internationale, c’est à l’unanimité que le gouvernement israélien a approuvé avant-hier la nomination des membres de la commission d’enquête chargée d’examiner le déroulement de l’assaut meurtrier, commis par l’armée, contre un convoi humanitaire à destination de Gaza. But officiel de l’opération : élucider les circonstances du raid militaire afin de démontrer sa conformité au regard du droit international. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, se dit d’ores et déjà « convaincu que l’enquête prouvera qu’Israël a agi en respectant la loi ». Et peu importe le scepticisme affiché par la Turquie, État plaintif dans l’affaire, quant à la crédibilité de la commission nationale : l’ouverture d’une enquête était surtout destinée, selon le chef du gouvernement, à apporter une « réponse convaincante aux États responsables de la communauté internationale ». Aux yeux du Premier ministre , les nombreux détracteurs, à travers la planète, de ce simulacre d’investigation n‘ont aucune importance. Le secrétaire général de l’ONU aura beau se déclarer favorable à une véritable commission d’enquête, internationale et indépendante, Tel Aviv continuera de faire la sourde oreille. D’autant que Washington, Londres et Paris viennent de saluer ce qui est présenté comme une avancée, faisant fi de l’avis du Conseil de Sécurité qui avait pourtant formulé le même vœu que Ban Ki-Moon.

Outre le caractère national du comité chargé de l’enquête, d’autres aberrations ne manquent pas : ainsi, à l’exception du chef d’état-major, les militaires ayant directement participé à l’attaque ne pourront pas être interrogés et le rapport final devra être transmis au gouvernement avant sa publication. Qui sont les membres de cette commission déjà discréditée en raison de sa dépendance à l’égard du gouvernement ? Cinq hommes triés sur le volet : le président, Jacob Terkel, ancien juge à la Cour Suprême et sympathisant de la droite dure israélienne ; Shabtaï Rosen, professeur émérite de droit international qui a participé à l’organisation constitutionnelle de l’État d’Israël ; le général Amos Horev, figure héroïque de l’armée ; et deux observateurs étrangers, aux compétences réduites :le Canadien Ken Watkin, juriste militaire, et le Britannique David Trimble, prix Nobel de la Paix pour son action dans le règlement du conflit en Irlande du Nord.

Au casting de Tony Blair

La participation de ce membre, présenté par les autorités israéliennes comme impartial et indépendant, reflète à elle seule la farce que constitue cette commission d’enquête.

David Trimble, 65 ans, est d’abord une figure irlandaise historique, et controversée,au sein du Royaume-Uni. Ancien militant extrémiste de la mouvance protestante unioniste, alors violemment hostile aux catholiques indépendantistes de l’IRA, l’homme s’est peu à peu assagi avec le temps, au point d’avoir convaincu le parti qu’il dirigeait, l’UUP, à conclure un accord de paix avec la partie adverse, sous la houlette de l’ancien sénateur américain George Mitchell.

C’est cette victoire qui contribua à lui faire remettre, conjointement avec son co-signataire John Hume, le prix Nobel en 1998. Huit ans plus tard, il deviendra pair du Royaume-Uni, avec le titre de baron, avant de rejoindre par la suite le Parti conservateur. Un ralliement qui n’a pas porté ses fruits puisque David Trimble n’a décroché, contre toute attente, aucun poste ministériel à la suite de la victoire, aux dernières élections législatives, de David Cameron. Une déception qui n’aura duré que quelques semaines jusqu’à sa désignation officielle, ce lundi, par le gouvernement israélien, pour rejoindre la commission. La nomination du conservateur serait, selon le quotidien britannique The Guardian, la conséquence d’un lobbying exercé par Tony Blair, l’émissaire du Quartette (Europe, Usa, Russie, ONU) pour le Proche-Orient. L’ancien Premier ministre aurait soufflé son nom à Benjamin Netanyahu.

Une recommandation qui n’a pas dû être difficile à suivre : David Trimble est un ami de longue date de l’État d’Israël. Son dernier geste d’affection remonte au 31 mai : le jour même du crime de neuf Turcs par l’armée israélienne, le futur enquêteur-observateur était à Paris pour inaugurer l’association « L’initiative des amis d’Israël », organisation dont le but est de lutter contre la « délégitimation de l’État d’Israël ». Critère pour faire partie de ce club qui se targue d’être composé de non-Juifs tel l‘ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar : « être convaincu qu’ Israël fait partie intégrante de l’Occident et de son avenir » et s’inquiéter de « l’islamisme radical et d’un Iran nucléaire qui constituent des menaces affectant le monde entier ». (en savoir plus…)


Le boycott contre Israël s’étend jusqu’au domaine culturel
[Jean-François Larosière - Président de l’AFPS Nord-Pas de Calais]

L’éditorial du « Monde » daté du 10 juin, est ainsi titré :  « ne boycottons pas les artistes israéliens ». Cette prise de position d’un quotidien qui reste une référence pour beaucoup, en France et à l’étranger, mérite certes qu’elle soit connue, mais il est impératif que ceux qui se réclament de boycott/désinvestissement/sanctions puissent se faire entendre aussi sur la question du boycott culturel.

On notant que le réseau Utopia, en cause dans cet éditorial, qui après avoir envisagé de ne pas diffuser le film israélien « A cinq heures de Paris », le programme de façon retardée, a été victime d’attaques odieuses d’amis d’Israël il y a quelques mois pour son soutien à la résistance palestinienne.

Ce que le quotidien du soir vise ce sont les actions de boycott avec annulations de tournées d’ « artistes divers ». Un vrai mouvement s’amorce d’isolement de l’Etat israélien dans le domaine artistique. Effectivement cela va bien au delà de la programmation d’un film et c’est ce qui amène « Le Monde »  à indiquer que ce « n’est pas acceptable ». Et le quotidien de mettre en avant « des voix et des regards israéliens qui sont parmi les plus intransigeants sur leurs gouvernements » et qui seraient  fragilisées par le « boycottage ».

Ce qui a d’abord fragilisé ces voix, c’est leur silence durant les guerre menées depuis 2006 tant contre le peuple libanais que contre le peuple palestinien, par les gouvernements israéliens. Si elles veulent se faire entendre elles le peuvent. Elles peuvent même rejoindre le mouvement en cours des Palestiniens de l’intérieur qui développent les actions de boycott/désinvestissement/sanctions.

Ce mouvement de boycott n’est pas apparu « début 2009 », il résulte d’un appel de 172 organisations de la société civile palestinienne de 2005. Il est vrai que le massacre de Gaza de l’an dernier lui donne une particulière vigueur partout dans le monde comme dans notre pays. Le congrès national de l’AFPS à Saint Denis en mai 2009 se réclame d’un boycott politique, économique, sportif et culturel. Cela avait été le cas pour l’Afrique du Sud de l’apartheid. C’est ainsi que l’AFPS Nord-Pas de Calais a indiqué l’an dernier que la troupe de cirque israélienne « no problem », qui ne se dissociait pas de la politique de son gouvernement n’avait pas à jouer dans le métropole.

Israël doit être isolé à la hauteur de ses crimes. L’on notera que le domaine culturel est un des instruments de la contre offensive depuis l’été 2009 qu’il mène afin de rompre son isolement. Il se trouve des régions, ou des villes, qui se prêtent à la manœuvre : ainsi la région Centre, ainsi Paris et son festival Tel Aviv,  et l’on a noté la présence de représentants de la municipalité de Lille lors de la réunion en octobre à Paris des villes jumelées avec les villes israéliennes. La culture est ici l’instrument d’une politique d’occupation de la Palestine. Et cela dépasse, et de loin, le cas de tel ou tel artiste

Le soutien au peuple palestinien, comme à l’application de ses droits nationaux passe aussi et nécessairement  par le boycott culturel.


Code barre des produits israéliens - NE PAS LES ACHETER

Code barre des produits israéliens - NE PAS LES ACHETER

Ce n’est pas très compliqué…

- Dans votre magasin et supermarché, profitez des "fiches de retour clientèle" qui sont à votre disposition pour rappeler, à chacun de vos passages, à la direction, que vous cesserez de faire vos courses chez eux s’ils continuent à vendre des produits israéliens.

- Dans les rayons, regardez l’origine des produits et si vous trouvez des produits israéliens, amenez-en un au comptoir d’information et dites à la personne que vous cesserez de faire vos courses chez eux s’ils continuent à vendre des produits israéliens.

- Regardez les codes-barre, s’ils commencent par 7, alors ne les achetez pas et signalez-les à la direction du magasin

- Eduquez vos co-consommateurs. Dans mon ED et LIDL du coin, il y avait une promo sur les pamplemousses israéliens. Une petite affiche collée sur la vitrine et quelques remarques à la clientèle qui s’arrêtait devant l’étalage, et les pamplemousses ont majoritairement pourri. A noter que le personnel de ces magasins est très généralement sympathisant vis à vis de ce genre d’initiatives, mais n’osera pas le dire en public.

- Si vous êtes sur de ne pas vous faire coincer, un petit auto-collant "Ce produit provient des colonies illégales d’Israël" ou bien "En achetant ce produit vous soutenez la politique illégale d’Israel" en dissuade plus d’un… mais attention aux vigiles…

- Rejoignez une organisation locale de soutien au peuple Palestinien et organisez des actions ciblées (tractage devant Carrefour / Leclerc / Auchan et autres soutiens à la politique israélienne…)


Commentaire de Dov Lerner : Pour comprendre la folie dans laquelle s’est enfoncée mon pays, mes concitoyens israéliens, mes amis "démocrates" américains, il faut lire les commentaires sur les forums qui ont suivi la mort de Rachel Corrie. Cela va de moqueries inhumaines ("une blonde qui se fout devant un bulldozer et qui s’étonne d’être écrasée") aux commentaires immondes ("elle était partie là bas pour se faire limer par les Arabes") jusqu’aux cris de joie ("une saloperie de terroriste de moins", "une juive qui défend les Arabes, elle a perdu son droit à la vie" etc. etc.).

Israël, quand je te regarde aujourd’hui, j’ai envie de vomir, quand j’entends mes étudiants parler, j’ai envie de hurler, quand je songe au rève de mes grands-parents BUNDistes, j’ai envie de pleurer…

[Vivre sans OGM - 11/06/2010]

Rachel Corrie (10 avril 1979 – 16 mars 2003) était une militante américaine juive, membre du mouvement non-violent international de solidarité (ISM), qui a voyagé en tant que militante dans la bande de Gaza, pendant l’Intifada d’Al-Aqsa.
Étudiante universitaire de 23 ans à Olympia, dans l’État de Washington, Rachel Corrie part pour les territoires occupés et Israël. Elle pénètre dans une zone controlée par l’armée israélienne et elle sera écrasée le 16 mars 2003 par un bulldozer Caterpillar D9 de l’armée israélienne à Rafah, bande de Gaza alors qu’elle essayait, avec d’autres militants de son organisation, d’arrêter pacifiquement la démolition de la maison d’un médecin palestinien.

Selon l’armée israélienne la démolition avait pour but de trouver d’éventuels tunnels servant au transport d’armes provenant d’Égypte.

Les circonstances de la mort de Corrie sont contestées. Des activistes d’ISM présents sur les lieux lors des faits, affirment que le conducteur du bulldozer, un soldat de Tsahal, aurait délibérément tué Rachel en l’écrasant deux fois avec son bulldozer. La version de l’armée israélienne est sensiblement différente. Selon son porte-parole, le conducteur de l’engin ne l’aurait pas vue, car selon lui, elle était dans un " angle mort ".
La BBC a produit un documentaire intitulé When killing is easy qui soutient la version selon laquelle Rachel Corrie aurait été tuée volontairement par l’armée israélienne.

Rachel : Ce qui lui est arrivé est une tragédie et un meurtre.

[Dreg Sha  - Gaza - 17-03-2003]
Ce mail a été envoyé par un américain de l’Illinois, membre de l’International Solidarity Movement. Dreg Sha (nom qu’il s’était choisi lorsqu’il était à Gaza), était présent lorsque Rachel Corrie, a été écrasée par un bulldozer israélien à Rafah dans la Bande de Gaza.

Bonjour,
Je pense que vous avez probablement tous entendu parler de la mort de Rachel Corrie.
Rachel était une personne remarquable. Elle était intelligente, créative, un peu artiste. Elle avait un excellent sens de l’humour, elle aimait la vie et était incroyablement belle, physiquement et intérieurement.
Lors de ce mois que j’ai passé ici à Rafah, j’ai personnellement développé une amitié très forte avec elle.
Ce qui lui est arrivé est une tragédie et un meurtre.
Ce fut un gâchis humain injustifié et tragique.

Evidemment, ce que Rachel, les autres internationaux et moi faisons ici est incroyablement risqué. J’ai rarement passé une journée ici sans craindre d’être touché par une balle perdue parce que les Forces de Défense Israélienne tire régulièrement au hasard dans toute la ville.  Mais je n’aurais jamais pensé que l’un d’entre nous se ferait tuer par l’un de ces bulldozers lents et lourds.

Rachel se tenait devant la maison d’une famille avec laquelle elle avait des liens étroits. Elle y avait dormi plusieurs nuits et ces trois mois, différents américains ou européens y restaient chaque nuit.
Rachel était nettement visible pour le conducteur du bulldozer. Il n’y a aucune possibilité pour qu’il ne l’ait pas vue. Elle portait une veste orange fluo. Nous étions huit au total sur les lieux, quatre américains et quatre britanniques.

Il y avait deux bulldozers et un tank.
Notre groupe s’était déployé parce que les bulldozers attaquaient une grande surface qui comprenait trois maisons toujours occupées par des familles.
Rachel se tenait là, seule, parce qu’elle s’était occupée de cette famille et parce qu’elle pensait avoir raison.
Les destructions de ces maisons par les bulldozers étaient et sont illégales.

Alors qu’il s’approchait de plus en plus de Rachel, le bulldozer a commencé à pousser la terre sous ses pieds. Elle avançait péniblement pour rester sur le dessus du monticule qui grossissait rapidement. A un moment elle s’est retrouvée assez haut, presque sur la pelle.
Assez près pour que le conducteur la regarde dans les yeux.

Elle a alors commencé à s’enfoncer, avalée dans le monticule de terre sous la pelle du bulldozer.
Il ne s’est pas arrêté ou n’a même pas ralenti. Il a continué à avancer, sa pelle au niveau du sol, jusqu’à ce qu’il lui passe entièrement dessus.

Alors il s’est mis en marche arrière, la pelle toujours au niveau du sol, et lui est repassé dessus.
Pendant toute cette scène d’horreur, nous sept hurlions et criions "Arrêtez" tout en courant vers l’endroit.

Rachel gisait sur le sol, tordue de douleur et partiellement enterrée. Sa lèvre supérieure était lacérée et saignait abondamment.
Elle a dit une seule chose : "Je me suis cassé le dos".
Après ça elle ne pouvait plus dire son nom ni même parler. Nous l’avons soutenue et lui avons dit de se détendre.
Je lui ai demandé de serrer ma main, et elle l’a fait, montrant qu’elle pouvait nous entendre.
Je lui ai demandé de respirer avec moi et elle l’a fait : inspire, expire, inspire, expire.
Nous lui avons tous dit que nous l’aimions.
Mais on pouvait voir que son état se détériorerait rapidement. Des signes indiquant une hémorragie interne à la tête ont commencé à apparaître.
Environ un quart d’heure plus tard, des ambulanciers sont arrivés et l’ont emmenée à l’hôpital.
Certains diront et disent déjà que ce que nous faisons ici est excessivement dangereux et stupide.
Je suis d’accord.
Je ne voudrais rien de plus au monde que de revoir Rachel vivante.
Mais cela ne change rien au fait que Rachel ait été assassinée.
L’armée israélienne a commis un meurtre alors qu’elle commettait le crime de la démolition illégale de maisons.
Rachel, elle, n’avait commis aucun crime.
L’IDF a déjà commencé à transformer cette histoire, en disant que Rachel avait glissé devant le bulldozer, et que la résistance tirait considérablement sur les lieux, d’où leur comportement agressif. Tout ceci est faux. Il y a sept témoins oculaires internationaux et des photos pour confirmer la vérité.
Personnellement, je suis en état de choc et je souffre. J’ai appris beaucoup plus que je n’ai jamais voulu savoir sur ce que ressent un Palestinien.
La plupart de mes amis ici ont déclaré leur désir de rester, et que d’autres encore viennent nous rejoindre.
Moi, j’ai décidé de raconter l’histoire de Rachel.
Au-delà de ça, je compte quitter cet endroit bientôt (si je le peux), car je ne pense pas pouvoir en supporter beaucoup plus.
Tout cela à la veille de la "Guerre en Irak II", bientôt dans une machine à propagande près de chez vous. Love, Dreg

A présent, vous pouvez regarder le document Power Point  "Rachel Corrie", en mémoire de cette jeune femme juive, courageuse à en mourir…
En espérant aider la paix, contre l’absurdité de certains "humains" (toutes nationalités et races confondues)… A Rachel

http://vivresansogm.org/archivesartemisi/rachel-corrie.pps


Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait

[Thierry Meyssan - Voltaire -06/06/2010]

(…) Alors que les agences de presse avaient évoqué 16 morts, le bilan réel serait de 9 tués, sous réserve que les blessés graves ne succombent pas ultérieurement de leurs blessures. Selon la télévision publique turque, les commandos israéliens avaient une liste de personnes à éliminer, mais la résistance des passagers ayant perturbé le plan, seul le poète Raed Salah a été atteint.

Il est probable qu’au moment de donner l’ordre de l’assaut, le gouvernement Netanyahu savait que le Mavi Marmara avait été enregistré aux Comores. Les commandos croyaient donc commettre des violences en territoire comorien.
Or, les organisateurs, politiquement soutenus par les autorités turques, avaient hissé le pavillon turc et non celui des Comores. En outre, ils avaient déployé un gigantesque drapeau turc sur le flanc du cargo. Selon la jurisprudence de la Cour permanente de Justice de La Haye [10], le bateau n’était donc pas territoire comorien, mais turc. Il avait d’ailleurs déjà changé de nationalité lorsqu’il avait rejoint le reste de la flottille et la République de Chypre lui avait refusé le mouillage à cause de cela.

Tous les débats sur l’échec du renseignement israélien ne portent que sur cela : comment le Mossad a-il pu ignorer le changement de nationalité du cargo ?
Toutes les déclarations gênées de chancelleries, à Washington, à Paris et ailleurs, demandant que les faits soient établis avant qu’elles ne se prononcent sur les conséquences juridiques, portent sur ce point jamais énoncé : au moment de l’assaut, le Mavi Marmara était-il territoire comorien ou turc ?

La réponse à la question est de la plus haute importance. En effet, la Turquie est membre de l’OTAN et l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord stipule :
« Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord. »

Juste avant que ne se réunisse le Conseil atlantique, la Justice turque a procédé à un nouveau coup de filet pour arrêter des personnalités accusées d’avoir fomenté un complot contre le gouvernement constitutionnel. Parmi les suspects figure l’ancien ministre de la Justice, Seyfi Oktay. Ils auraient appartenu au réseau Ergenekon, version locale actuelle du Gladio… c’est-à-dire des services secrets de l’OTAN.

La symbolique de ces arrestations est renforcée par la campagne conduite depuis deux ans par les partisans de l’AKP dans les médias. A coup de fictions télévisées et de films de cinéma, ils ne cessent de vulgariser la manière dont les services secrets de l’OTAN organisèrent quatre coups d’Etat militaires successifs dans le pays. Ils ne cessent d’expliquer que les Anglo-Saxons jouent un double jeu, alliés de façade, ils ont alimenté les problèmes kurde, arménien et chypriote pour affaiblir le pays.

A l’issue d’une longue et pénible réunion à huis clos, le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a lu une déclaration d’une phrase : « J’exige la libération immédiate des civils ainsi que des navires retenus par Israël » [11].

Bien sûr, personne n’a jamais envisagé que l’OTAN contraindrait Israël par la force, mais c’est bien là que se trouve le moyen de pression : pour préserver l’Alliance, les Etats-Unis devaient résoudre le conflit à l’amiable.

24 heures exactement après la déclaration de M. Rasmussen, le porte parole de l’administration pénitenciaire israélienne annonçait avoir libéré tous les prisonniers étrangers (il conserve en détention ses propres ressortissants impliqués) et être en cours de les acheminer vers leur Etat d’origine ou un Etat d’accueil.

Ce rebondissement révèle un problème inattendu. L’Alliance atlantique, a été constituée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni avec les Etats ressortissant de leur zone d’influence post-Yalta. Ils en étaient les maîtres et les autres membres étaient soumis à leur commandement. Hormis la parenthèse gaullienne, aucun membre n’a osé remettre en cause ce fonctionnement. Or, la Turquie, signe de sa montée en puissance, vient d’utiliser le Traité de l’Atlantique Nord pour forcer la main aux Etats-Unis.

http://www.voltairenet.org/article165659.html


Les néo-cons français que sont Sarkozy, Alliot-Marie, Lelouche, Kouchner… veillent au grain. Toute critique d’Israël doit être rendue illégitime en l’amalgamant avec l’islamisme radical ou l’antisémitisme. Peu importe ce que dit la loi.

Il s’agit de faire plaisir à Israël et lui donner des gages afin de ne pas être mal vu par le puissant lobby pro-israélien. On en veut pour preuve les centaines de personnalités politiques qui se précipitent chaque année au diner du CRIF…

« La Cour statue que les produits originaires de Cisjordanie ne relèvent pas du champ d’application territorial de l’accord CE-Israël et ne sauraient donc bénéficier du régime préférentiel instauré par celui-ci [1]. Il s’ensuit que les autorités douanières allemandes pouvaient refuser d’accorder le traitement préférentiel prévu par cet accord aux marchandises concernées au motif que celles-ci étaient originaires de Cisjordanie. »

« La Cour rejette également l’hypothèse selon laquelle le bénéfice du régime préférentiel devrait être, en tout état de cause, octroyé aux producteurs israéliens installés en territoires occupés soit en vertu de l’accord CE-Israël soit sur la base de l’accord CE-OLP. La Cour relève que des marchandises certifiées par les autorités israéliennes comme étant originaires d’Israël peuvent bénéficier d’un traitement préférentiel uniquement en vertu de l’accord CE-Israël, pourvu qu’elles aient été fabriquées en Israël. »

Pourtant, malgré cette résolution, qui confirme bien d’autres déclarations, le gouvernement français se garde bien de toute action contre ces importations illégales qui contribuent à l’extension des colonies que, par ailleurs, verbalement, il condamne.

(1 – La faible taxation des produits israéliens est l’objet principal de l’accord d’association avec Israël, signé en 1995 et entré en vigueur en 2000. De nombreuses organisations dans le monde demandent la suspension de cet accord. Pour en savoir plus, voir le site de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS)-France.)

En revanche, il a décidé de poursuivre ceux qui, exaspérés par la paralysie de la communauté internationale, se battent pour que ces produits n’entrent pas en France et pour que les entreprises françaises désinvestissent – faisant par exemple campagne contre Veolia et Alstom qui construisent un tramway à Jérusalem.

Depuis plusieurs semaines déjà, le gouvernement français a développé une campagne calomnieuse contre ceux qui s’élèvent contre l’entrée des produits des colonies, prétendant qu’ils veulent boycotter les produits casher ! Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de la justice, a, quant à elle, effectué un virage à 180 degrés sur cette question (lire Dominique Vidal, « Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis », La valise diplomatique, 22 février 2010).

Avec le zèle des nouveaux convertis, elle a entériné le 12 février une « dépêche » de la direction des affaires criminelles et des grâces aux procureurs généraux près les cours d’appel. Ce texte confidentiel, que l’on trouvera ci-dessous (PDF), confirme d’abord ce que nous écrivions dans Le Monde diplomatique au mois de juin 2009, à savoir que « l’indépendance de la justice n’est plus un dogme ».

M. Jean-Marie Huet, directeur des affaires criminelles et des grâces, écrit :

« Depuis le mois de mars 2009, plusieurs procédures faisant suite à des appels au boycott de produits israéliens (…) ont été portées à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces. (…) Il apparaît impératif d’assurer de la part du ministère public une réponse cohérente et ferme à ces agissements. A cette fin et dans la perspective éventuelle d’un regroupement des procédures (…) j’ai l’honneur de vous prier de bien vouloir porter à la connaissance de la direction des affaires criminelles et des grâces tous les faits de cette nature dont les parquets de votre ressort ont été saisis. »

Et, au cas où les procureurs n’auraient pas compris leur devoir :

« Si certaines procédures ont déjà fait l’objet de classements sans suite, vous prendrez soin d’exposer de manière détaillée les faits et de préciser les éléments d’analyse ayant conduit à cette décision. »

Ce que l’on attend avec intérêt, c’est la dépêche du ministère demandant aux procureurs de poursuivre les magasins qui vendent des produits israéliens entrés illégalement dans le pays, car sans mention du fait qu’ils ont été fabriqués dans des territoires que la France continue de considérer comme occupés.

http://www.internationalnews.fr/article-quand-la-france-laisse-entrer-les-produits-des-colonies-et-poursuit-ceux-qui-s-y-opposent-par-alain-gresh-47339867.html


Uri AVNERY Ecrivain et ancien député israélien Cofondateur de Gush Shalom (Bloc de la Paix)

Mis en ligne le 01/10/2009

Israël ne décolère pas face au rapport Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza. Dénonçant un grand complot, la machine de propagande israélienne va s’en prendre au juge juif Goldstone et à l’antisémitisme des Nations unies. Pas de débat interne en Israël.  N’y a-t-il pas de limite à la vilenie de ces lâches antisémites ?

Ils ont maintenant décidé de diffamer les Juifs avec une nouvelle accusation de crime rituel. Non pas la vieille accusation d’assassiner des enfants chrétiens pour utiliser leur sang et confectionner leur pain azyme, mais celle du meurtre massif de femmes et d’enfants à Gaza.

Mais qui ont-ils bien pu mettre à la tête de la commission chargée de cette tâche ? Ni un négationniste britannique, ni un néo-nazi allemand, pas plus qu’un fanatique iranien, mais un juge juif qui porte le nom très juif de Goldstone (Goldstein à l’origine, bien sûr). Et pas seulement un Juif avec un nom juif, mais un sioniste dont la fille, Nicole, est une sioniste enthousiaste qui vit en Israël et parle couramment l’hébreu. Et pas seulement un Juif sioniste, mais un Sud-africain qui s’est opposé à l’apartheid et a été nommé à la Cour constitutionnelle de son pays quand ce système a été aboli.

Tout ceci dans le but de diffamer l’armée la plus morale du monde, tout juste de retour de la guerre la plus juste de toute l’histoire !

Richard Goldstone n’est pas le seul Juif manipulé par la conspiration antisémite mondiale. Durant les trois semaines de la guerre de Gaza, plus de dix mille israéliens ont manifesté sans relâche leur opposition. Ils ont été photographiés portant des signes tels que "Arrêtez le massacre à Gaza", "Cessez les crimes de guerre", "Israël commet des crimes de guerre", "Bombarder des civils est un crime de guerre". Ils ont chanté à l’unisson : "Olmert, Olmert, c’est vrai – Ils t’attendent à La Haye !"

Qui donc aurait pu croire qu’il y avait tant d’antisémites en Israël ? ! (en savoir plus…)


Boycott : la contre-offensive d’Israël et de ses amis
[Dominique Vidal - Bellaciao -  28 février 201]

« Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac (1. » Ainsi s’exprime Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre de la justice et garde des sceaux, le 18 février, dans son discours au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

L’« individu » qu’elle évoque s’appelle Sakina Arnaud. Membre de la Ligue des droits de l’homme, elle participe à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS) dans sa région. Lui reprochant d’avoir apposé des autocollants sur des produits provenant de colonies israéliennes de Cisjordanie, le grand magasin Carrefour de Mérignac porte plainte contre elle pour « dégradation légère ». Le parquet requalifie toutefois la plainte en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse ». Sur cette nouvelle base, le tribunal de Bordeaux la condamne, le 13 février, à une amende pénale de 1 000 euros, plus 1 euro de dommages et intérêts pour les parties civiles (l’association Avocats sans frontières de Gilles-Wiliam Goldnadel, qui vient d’être élu à la direction du Conseil représentatif des institutions juives de France, et la Chambre de commerce France-Israël) et 500 euros de frais de justice. Carrefour, en revanche, est débouté !

Que les autorités françaises aient voulu faire un exemple, nul n’en doute. Mais il y a fort à parier qu’elles n’en resteront pas là. D’ores et déjà, des militants d’autres villes sont convoqués au commissariat ou la Préfecture pour avoir participé à telle ou telle action BDS. Pourtant, le 20 mai 2009, dans une réponse au député Eric Raoult à l’Assemblée nationale, Mme Michèle Alliot-Marie assurait : « Depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (…). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. » (2)

Le mouvement de solidarité aurait-il, entre-temps, changé d’orientation et de méthodes, pour s’en prendre aux produits, magasins et restaurants juifs observants ? Le ministère de l’intérieur n’a signalé aucune action de ce type. Et pour cause : l’antisémitisme et le racisme ont toujours été radicalement étrangers au mouvement français de solidarité avec la Palestine. Comment une ministre d’Etat peut-elle se contredire avec autant d’aplomb, pour proférer une contre-vérité reprise à son compte par le premier ministre lui-même (3) ? Et pourquoi cette tentative soudaine pour intimider et discréditer ceux qui dénoncent l’impunité d’Israël ? (en savoir plus…)


Martin Van-Crevel avait déjà dit exactement la même chose dans un interview, l’an dernier.

MARTIN VAN CREVEL : « ISRAËL A ASSEZ D’OGIVES NUCLÉAIRES POUR DÉTRUIRE N’IMPORTE QUELLE CAPITALE EUROPÉENNE » (1/2/2009)

Aucun risque que l’Europe s’y oppose, tout au plus "exprimera t-elle sa plus grande inquiétude", comme la Baronne Ashton sait si bien le faire….

[Voltaire - 11/03/2010]

La septième chaine israélienne a diffusé un entretien exceptionnel avec le professeur Martin Van-Crevel, spécialiste mondial de référence des guerres de basse intensité. Le professeur émérite de l’Université hébraïque de Jérusalem y a développé publiquement les propos qu’il tient depuis une dizaine d’années dans les cénacles fermés des académies militaires israéliennes et états-uniennes.

Selon lui, la continuation sur une longue période de la guérilla palestinienne aboutira inévitablement à l’effondrement de l’Etat d’Israël. C’est pourquoi, à terme, Tel-Aviv n’a d’autre choix que de « transférer » les arabes Israéliens et les Palestiniens apatrides hors de frontières sûres (c’est-à-dire non seulement hors des frontières de 1948, mais aussi des territoires occupés depuis 1967 et idéalement de Cisjordanie et de la bande de Gaza). Dans la cas où les Européens s’opposeraient à une telle déportation, Tel-Aviv n’aura d’autre choix pour survivre que de détruire des capitales européennes sous le feu atomique, étant entendu que les Européens ne pourront pas riposter sans tuer leurs amis Palestiniens.

L’auteur de The Transformation of War [1] a insisté en soulignant que, d’ores et déjà, des têtes nucléaires israéliennes sont pointées vers Rome et d’autres capitales européennes pour rendre la menace crédible et le « transfert » des Palestiniens possible.

Le professeur Martin Van-Crevel aime à se référer à la devise du général Moshe Dayan, dont il est le biographe officiel : « Israël doit toujours apparaître comme un chien enragé, trop dangereux pour les autres »

[1] Version française : La Transformation de la guerre (Editions du Rocher, 1998).

http://www.voltairenet.org/article164428.html


La sculpture "Piss Christ" qui montrait un crucifix dans un bocal d’urine n’avait par contre pas été censurée… c’est ça le problème avec la censure, c’est tout ou rien.

[F&D n°292 - Février 2010]

L’ambassade d’Israël a demandé l’interdiction de deux sculptures de l’artiste espagnol Eugenio Merino exposées à la Foire internationale d’art à Madrid. « Des valeurs comme la liberté d’expression et la liberté de création sont parfois utilisées pour masquer des stéréotypes, les préjugés et la provocation pour la provocation. »

Commentaire de Dov: Un pistolet mitrailleur Uzi – création israélienne – servant à soutenir une menorah et l’étoile de David ? Ou voyez-vous de la "provocation" ? Allez demander au Palestiniens d’Hebron… ce genre de "stéréotype" ils le subissent tous les jours, dans leur chair.

Sculpture de Eugenio Merino, dont Israël demande la censure

Sculpture de Eugenio Merino, dont Israël demande la censure


(Commentaire de l’équipe L&I) Comme le dit si bien T. Meyssan: Savoir comment avait été perpétré l’attentat du Pentagone ne m’intéressait pas. Cela m’indiffère encore aujourd’hui. Le sujet de mon étude, c’était de comprendre comment l’interprétation mensongère du 11 Septembre avait pu servir à suspendre les libertés fondamentales aux États-Unis, à s’emparer de l’Afghanistan et à préparer l’invasion de l’Irak.

En effet , c’est ça l’intérêt du débat sur le 11 Septembre. D’étudier comme le Pouvoir va mettre en place (ou prépararer, selon certains) une gigantesque opération de manipulation de l’opinion et d’orchestration des émotions des populations mondiales afin de les faire aller dans le sens voulu…. et comment, dans notre société de l’information produite à l’échelle industrielle, cette manipulation a très facilement pris une vie autonome, comment elle s’est auto-alimentée au point d’échapper complètement à ses créateurs. C’est aussi le sujet du roman "Le Pendule de Foucault" d’Umberto Eco ou du film "Wag the Dog" de Barry Levinson.

On ne cesse de nous parler de l’incendie du Reichstag et de la fausse attaque polonaise de Gleiwitz en 1939. Mais il faut bien reconnaître que cette manipulation hitlérienne c’était du pipi de chat en comparaison à la manipulation politique/médiatique/littéraire/sociale mise en place le soir même du 11 septembre 2001.

Il faut rendre hommage à des gens comme Meyssan, Chomsky, Tarpley (et plein d’autres) d’avoir su garder la tête froide et oser poser des questions, malgré le fait que cela vous revenait immédiatement dans la gueule sous la forme d’accusations les plus infamantes et les plus ordurières. Qu’on soit d’accord avec eux ou pas, ils méritent notre respect pour cela.

Quand a "la petite coterie d’intellectuels", nous la voyons à l’oeuvre depuis suffisamment longtemps pour en nier la réalité.

[E&FD - repris par Alterinfo - 25/02/2010]

Thierry Meyssan a accepté de répondre aux questions d’Enquêtes et Faits divers. Une interview qui éclaire d’un jour nouveau les motivations et les méthodes de Jean Guisnel et Guillaume Dasquié.

Thierry Meyssan: ‘Une petite coterie d’intellectuels (…) collabore idéologiquement aux développements impérialistes au Grand Moyen-Orient’

Kropotkine et Ikky : Nous avons récemment adressé une Lettre ouverte à Guillaume Dasquié coauteur  avec Jean Guisnel, de L’Effroyable mensonge. À notre agréable surprise, vous avez réagi très rapidement à cette publication, pourquoi ?

Thierry Meyssan : Vous avez été le premier à publier une recension critique de cet ouvrage. Jusqu’ici ce livre était cité comme une réfutation définitive de mes travaux, sans que personne ne s’interroge sur la pertinence de sa démonstration. Sa publication, en juin 2002, a été un soulagement pour la corporation des journalistes : son existence suffisait à affirmer qu’ils avaient tous bien fait leur travail à propos des attentats du 11 Septembre et qu’ils n’avaient donc aucune enquête à faire, ni aucune remise en question de leurs méthodes à opérer. Le livre a été brandi à la tribune de divers colloques professionnels où l’on s’est congratulé pour célébrer la lucidité retrouvée de la presse trois ans après les intox massives de la guerre du Kosovo, mais personne ne l’a lu.

Sept ans plus tard, les préoccupations sont différentes. Pour déverrouiller la parole, il peut être utile de revenir en arrière pour comprendre pourquoi, qui et comment a faussé le débat public sur le 11 Septembre.

K. et I. : L’Effroyable mensonge est une référence sur l’affaire du Pentagone. Pouvez-vous nous éclairer sur les motivations, les démarches et les méthodes des  auteurs de ce livre ?

T.M. : Cet ouvrage n’est pas une contre-enquête, mais un pamphlet. Il n’a pas été écrit spontanément, mais répond à une commande. La réfutation de la question du Pentagone est expédiée en 12 pages (croquis inclus). La centaine d’autres pages ne porte pas sur mon travail, mais sur des personnes que je connais ou que je connaîtrais et qui m’auraient tenu la plume. Bref, il ne s’agit pas d’un livre pour faire avancer le débat, mais au contraire d’une tentative débordante d’imagination pour le bloquer en relayant toutes les rumeurs possibles afin de discréditer celui qui l’a ouvert.

Renversons la question: Qui sont donc Guillaume Dasquié et Jean Guisnel ? Sur quoi se fondent leurs convictions, dont ils revendiquent qu’elles sont antérieures à leur pseudo-enquête ? En 2002, au moment où il publie L’Effroyable mensonge, Guillaume Dasquié venait de se livrer impunément à une extraordinaire manœuvre d’intoxication. Dans cette période, Jean-Marie Messier, le patron américanophile de Vivendi, voulait discréditer une banque arabe, la SBA, et l’évincer de la place de Paris. Il avait chargé Alain Marsaud (ex-juge anti-terroriste devenu chef de la cellule Renseignement de sa multinationale) de monter un dossier contre cette banque. Marsaud avait engagé le biographe officiel de Charles Pasqua, le franco-étasunien Jean-Charles Brisard, pour conduire l’opération. Vivendi a d’abord essayé les dénonciations calomnieuses auprès de la cellule anti-blanchiment de l’OCDE. Cela n’a pas eu d’effets suffisants. Aussi, lorsque survint le 11 Septembre, la cellule a imaginé d’accuser la SBA d’être ni plus, ni moins que le financier des attentats.

C’est là que Guillaume Dasquié entre en scène. Il met en forme le «rapport confidentiel» de la cellule. Jean-Marie Messier va lui-même porter ce document au président Chirac à l’Élysée, mais celui-ci voit l’intox et ne bouge pas. (en savoir plus…)


L’Extrême-Droite en Israël avec Lieberman : Mort aux Arabes !

La jeunesse israélienne avec Lieberman : il faut anéantir tous les Arabes, les chasser hors des frontières.

La population israélienne s’enfonce chaque jour un peu plus dans le fascisme… comme il y a 30 ans, en Rhodésie.


Une solution juste pour la paix au Proche-Orient ? Barack Obama la tient entre ses mains: il suffit de fermer le robinet financier US vis-à-vis d’Israël et le pays sera obligé de tenir compte des revendications palestiniennes.

[Emmanuel Ratier - Faits et Document - N° 289]

Un sondage vient d’être réalisé par le Pew Research Center auprès de 642 membres du Council on Foreign Relations, le principal lobby en matière de politique étrangères des Etats-Unis, entre le 2 octobre et le 16 novembre 2009. Ses conclusions sont si décoiffantes qu’aucun magazine américain n’en a parlé.

Deux tiers des experts interrogés estiment en effet qu’en matière de politique étrangère, la Maison Blanche en fait beaucoup trop en faveur d’Israël et que ce petit pays, de la taille d’une région française, ne constitue pas une priorité stratégique pour les Etats-Unis.

Sur une liste des « plus importants et partenaires de l’Amérique dans le futur », seuls 4 % incluent Israël, ce qui le place à côté de la Corée du Sud et bien loin derrière la Chine (58 %), l’Inde (55 %), le Brésil (37 %), l’Union européenne (19 %), la Russie (17 %), le Japon (16 %), le Royaume-Uni ou la Turquie (16 %), l’Allemagne (7 %), le Mexique (8 %) et même derrière la France (5 %).

Quand on leur a demandé quels pays seraient les moins importants dans l’avenir, Israël (9 %) était positionné derrière 22 Etats, dont le Canada, le Mexique, le Proche-Orient, la Turquie et même l’Egypte et l’Arabie séoudite.

Dans le conflit israélo-palestinien, seuls 26 % ont pris position pour Israël (41 % prenant position « à égalité » pour les deux camps, et 12 % refusant de se positionner).

Selon 67 % d’entre eux, les Etats-Unis sont trop favorables à Israël et 2 % seulement estiment que les Palestiniens sont favorisés (contre 12 % dans le grand public).

Un décalage existe également avec l’opinion publique quant à l’Iran : 63 % des Américains sont favorables à une intervention américaine sir l’Iran se dotait de l’arme nucléaire. la proportion n’est que de 33 % au CFR. A l’inverse, 63 % des membres du CFR sont partisans d’une attaque du Pakistan si ce pays basculait dans le camp du « terrorisme », alors que seulement 51 % du grand public approuverait une telle opération.


[Solidarite Palestine - 09/01/2010]

Une source israélienne a révélé que la formation que l’IOF ( Forces Israéliennes d’occupation) se déroulant dans la région Néguev (sud de la bande de Gaza) vise à réaliser un plan militaire de grande envergure qui se retrouverait avec la réoccupation complète de la bande de Gaza.

Au début de cette semaine, les forces terrestres IOF, en coopération avec l’armée de l’air ont commencé leur formation, sous le nom de "guerre d’une semaine", ce qui signifie que l’objectif de l’IOF est de réoccuper la bande de Gaza en une seule semaine. IOF l’a appeler "Plomb Durci Number 2".

La nuit dernière, une importante source militaire, les forces d’occupation israélienne Channel 10 a déclaré que «la prochaine guerre contre Gaza ne va pas être comme la précédente, il sera plus difficile et plus large". Il a enfin souligné que ils ont appris les défaillances et les échecs pendant la guerre précédente.

La nuit dernière, les FOI ont bombardé plusieurs cibles (entre autres tunnels utilisés pour la contrebande de marchandises), tuant trois personnes, selon des médecins palestiniens. Palestiniens ont dit que le corps d’un jeune de 14 ans, garçon a été retrouvé dans un des tunnels.

Les raids aériens sont entrées après qu’Israël eut dit une douzaine d’obus de mortier et des roquettes ont été tirées depuis le territoire dirigée par le Hamas en Israël. Aucune victime n’a été signalé dans ces attentats.

Le jeudi 7, des avions israéliens ont largué des milliers de tracts sur le nord de Gaza et la ville de Gaza, mettant en garde un grand nombre des 1,5 millions d’habitants de se tenir loin de la frontière à forte densité conquis, après les mortiers et les roquettes ont été tirées sur Israël.

Les tracts, rédigés en arabe, avec un plan de la bande de Gaza, avertit que quiconque au sein de 300m de la frontière »sera en danger"

http://solidarity.palestinian.resistance.over-blog.com/article-l-operation-plomb-durci-number-2-a-deja-commencee-dans-la-bande-de-gaza–42605798.html


Non content de torturer les prisonniers à la demande de la CIA, le régime Moubarak s’enfonce de plus en plus dans la collaboration avec Washington et Israël.

[AFP - 08/01/2010]

L’Égypte ne permettra plus aux convois d’aide destinés à la bande de Gaza de passer par son territoire, a annoncé le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, cité samedi par le quotidien gouvernemental Al-Ahram. Ces déclarations interviennent après les violences qui ont opposé dans la nuit de mardi à mercredi à Al-Arich, dans le Sinaï, des policiers égyptiens et des militants pro-palestiniens membres du convoi Viva Palestina, mené par le député britannique George Galloway, depuis déclaré persona non grata en Égypte.

"L’Egypte ne permettra plus aux convois, quels que soient leur type, provenance ou organisateurs, de traverser de nouveau son territoire", a déclaré Ahmed Aboul Gheit. "Les membres du convoi (Viva Palestina) ont commis des actes hostiles et même criminels sur le territoire égyptien", a-t-il ajouté. Désormais, l’aide destinée à la bande de Gaza devra être remise au Croissant-Rouge égyptien à Al-Arich, et ce seront les autorités égyptiennes qui se chargeront de les faire parvenir au Croissant-Rouge palestinien à Gaza (en passant par Israël qui en filtrera 80% et laissera pourrir les 20% restants, comme elle le fait au passage d’Eretz), a précisé Ahmed Aboul Gheit, qui s’exprimait de Washington. (sic !)

Le passage du convoi émaillé d’incidents

George Galloway a été déclaré vendredi persona non grata par les autorités égyptiennes. Il a affirmé sur la chaîne SkyNews avoir été, avec un ami, entraîné de force dans un véhicule puis contraint de prendre l’avion. L’Égypte accuse George Galloway, qui avait appelé au renversement du régime du président Hosni Moubarak lors d’une manifestation organisée en Angleterre, de chercher à déstabiliser le pouvoir. Le passage par l’Égypte du convoi Viva Palestina, constitué de plus de 140 camions et voitures chargés de nourriture et de matériel médical, a été émaillé d’incidents. L’Égypte s’est tout d’abord opposée à son entrée dans le pays par un port de la mer Rouge, l’obligeant à transiter par la Syrie pour débarquer finalement à Al-Arich, sur la côte méditerranéenne. De violents heurts ont ensuite opposé des policiers aux membres du convoi, qui est finalement passé via Rafah dans Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas et soumise à un blocus israélien.

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2010-01-09/proche-orient-l-egypte-interdit-le-passage-sur-son-territoire-de-convois-pour/924/0/411916


Quand on pense que les Français se moquent des Belges – or ce n’est pas la première fois que l’on peut constater à quel point les sujets qui, en France, donnent lieu à des foires d’empoignades stériles où des narcissiques se mettent en valeur en jetant l’anathème sur tous les autres (moi je sais, vous vous n’avez rien compris), sont débatus Outre-Quiévrain avec ferveur, argumentation et intelligence, sans utiliser l’anathème ou la diabolisation…

[Joëlle Sambi Nzeba - Afromedia.be - 05/01/2009]

En recevant le DVD d’Olivier Mukuna*, je me dis: «encore un qui va nous expliquer que Dieudonné est victime du grand complot juif !». Sans beaucoup d’enthousiasme, je glisse le disque dans mon lecteur.

Premier plan et déjà le panel d’invités appelés à discuter avec l’humoriste français attire mon attention, six intellectuels belges: le journaliste RTBF José Dessart, l’écrivain Antoine Tshitungu, l’écrivain Jean Bofane, le chercheur Souhail Chichah (ULB), le cinéaste Jan Bucquoy et le professeur de linguistique Dan Van Raemdonck (ULB). Curieuse, je me cale dans le fauteuil. Première question, réponse… Le débat est lancé, intéressant.

Le petit dernier d’Olivier Mukuna  n’est pas un film, pas un documentaire à proprement parlé. Plutôt un débat filmé qui a déjà suscité quelques remous. Et pour cause, le sujet est controversé voire tabou : Dieudonné, le comique, à coups de provocations, est devenu pour certains, grand fasciste devant l’éternel et pour d’autres, indispensable agitateur des consciences.

Est-il permis de débattre avec Dieudonné**? Une question en guise de titre, simple, ouverte mais dont on se doute qu’elle appelle de nombreuses réponses. Tous les intervenants se prêteront au jeu du débat, c’est-à-dire qu’ils discuteront en exposant leurs arguments et en écoutant ceux des autres sous l’oeil avisé du réalisateur. Une heure et demie d’intelligence et de maturité. S’il ne fallait retenir qu’un seul avantage à ce DVD et bien ce serait celui-là : le débat.

On entend enfin Dieudonné donner sa version de l’histoire, des histoires plutôt. Des propos posés, sans passion et surtout, sans interruptions. Tout comme ceux des autres orateurs qui ne manquent pas de répartie et de pointer ce qu’ils jugent incohérent, irresponsable ou admirable dans la démarche de l’artiste. Chacun s’exprime, chacun s’explique et argumente avec respect. C’est ce qui fait l’intérêt du film.

On est loin des émissions «fast-food» dont nous abreuvent certaines chaînes de télévision françaises, où d’entrée de jeu, la discussion est plombée par un climat chargé d’idées labellisées, où les débats sont convenus et coulés dans le moule de la bien-pensance. Les participants au film du journaliste Olivier Mukuna ont des choses à dire, des avis partagés, des opinions différentes, des points de vue contradictoires. En bonus, le public réagit et il n’est pas là pour faire de la figuration…

Fin du film. Un constat : Dieudonné parle de son métier comme d’un art contemporain. Ce faisant, il sort de l’espace de la scène comique – ou le prolonge – pour poser des questions qui dérangent, agacent, effarent ou intriguent. Fallait-il un DVD pour ça ? Oui, pour se souvenir qu’il est possible de discuter sans passion aveugle.

Aussi parce que les émissions de télévision ne le permettent pas toujours. Bourdieu*** ne disait-il pas en parlant du petit écran qu’il exerce une sorte de monopole sur la formation des cerveaux […]? Alors pensons, questionnons, soupesons bref que l’on aime ou pas l’humour et le personnage de Dieudonné, il va bien falloir se la faire cette opinion! En connaissance de  cause et endehors du tourbillon parfois dissonant des médias…

En remettant le DVD dans son boîtier, je repense à l’intervention de Philippe Bilger, avocat général à la cour d’appel de Paris dans Médias**** : « Avant d’avoir le droit de penser, de parler ou d’écrire librement, il faut accepter de passer sous les fourches caudines maniées par ceux qui détiennent les secrets de la pensée correcte, de la parole admissible et de l’écriture convenable […] Il convient de refuser ce confort grâce auquel nous approuvons la liberté d’expression quand celle-ci est indolore pour nous ou, bien sûr, conforme à nos idées. Un dialogue tronqué, un faux débat donc ».


Le DVD d’Olivier Mukuna, c’est une question qui résonne comme une entrée en matière pour réapprendre à lire entre les lignes, pour ne pas s’arrêter aux titres du 20 heures, aux racolages des quotidiens et aux tromperies d’Internet. Pour aller au-delà, sur le terrain de la liberté d’expression.

Et si finalement Dieudonné n’était pas qu’un «triste con»***** ?

* Olivier Mukuna est journaliste indépendant. Il a notamment publié deux ouvrages : « Dieudonné – Entretien à cœur ouvert » Editions EPO, Anvers, 2004 et « Egalité Zéro – Enquête sur le procès médiatique de Dieudonné » Editions Blanche, Paris, 2005

** Voir Bande Annonce <http://www.youtube.com/watch?v=_dRHV0gseRc>  et pour commander le DVD, une seule adresse à kadtshi@yahoo.fr

http://www.afromedia.be/node/153


Hmmm… toute autre religion que la religion juive risquerait d’attenter à la santé mentale de cet enfant, estime le juge ? Mais alors, également Halloween ? Noël ? Le "One Nation Under God" du serment au drapeau récité dans les écoles, la religion de la consommation ???

[Blog d'Allain Jules - 19/12/2009]

CBS: Une ordonnance de justice ordonne désormais à Joseph Reyes de tenir sa fille à distance de toute religion autre que la religion juive – à la demande de la mère divorcée de l’enfant outrée par le baptème catholique de l’enfant .

Un père de famille vivant à Chicago a été condamné par une ordonnance de justice inhabituelle : ne plus conduire sa fille dans un lieu religieux qui n’est pas juif. Après le divorce des parents, le père était allé dans une église catholique la  baptiser. Ce baptême a été considéré par l’ex épouse de Joseph Reyes comme étant un acte de malveillance.

Rebecca Reyes n’a appris le baptême de sa fille que lorsque Joseph lui a envoyé la photo de la cérémonie. Joseph Reyes nie avoir envoyé la photo par méchanceté. Il précise : “Je l’ai envoyé parce que Rebecca m’a demandé des photos”, dit-il. Quant à Mme Reyes, elle veut que sa fille soit de religion juive, et elle a précisé que son mari et elle se sont engagés à le faire, puisqu’il s’est converti au judaïsme. Le mari quant à lui nie cette version et indique que “Ce n’est pas exact” et poursuit, “Je ne vais pas dire qu’elle ment  mais … à tout le moins, elle se trompe au sujet de ma supposée conversation.”

Mais Mme Reyes accuse son ex-mari d’avoir fait une erreur en baptisant  leur fille. Dans sa requête, elle a prétendu que, s’il (Joseph) élève leur fille dans une autre religion que la juive, ceci causera un préjudice irréparable à leur fille.

Joseph estomaqué a répliqué : “Je ne voudrais pas nuire à ma fille, c’est grotesque, stupide et ridicule.”. Joel Brodsky, l’avocat de Reyes s’est dit surpris en lisant l’ordonnance. Il avait comme des vertiges presque: «J’ai failli tomber de ma chaise»[...] Je pensais que nous étions en Afghanistan en face d’un Taliban. Est-ce ça l’Amérique ? Nous avons dans notre Constitution, le Premier Amendement qui  donne droit à la liberté de religion”. Quant à dire que ça troublera la fillette, c’est d’une stupidité abyssale, a-t-il poursuivi.

Rebecca et ses avocats ont refusé de continuer à huis clos, mais ils ont fait la déclaration suivante: “Nous resterons fidèles à notre requête. Nous estimons que le juge va faire tout ce qui est le meilleur pour l’enfant”.

L’avocat  de Joseph Reyes dit qu’il va faire appel de la décision.

Source : http://cbs2chicago.com/local/Reyes.Jewish.Catholic.2.1365449.html

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