Informations générales



[Mediapart – 14 MARS 2017 –  CARINE FOUTEAU ET MICHAËL HAJDENBERG]
Marine Le Pen, élue présidente de la République, pourrait parfaitement s’accommoder de la Ve République. Nominations, référendums, état d’urgence déjà en vigueur : quelques semaines lui suffiraient pour mettre en place un État FN. Peu d’institutions seraient en capacité de résister.

Il ne s’agit pas de jouer à se faire peur. Ni de se lancer dans un récit de fiction. Simplement de prendre la mesure de ce qui pourrait advenir si Marine Le Pen accédait à la présidence de la République.

Son programme est connu – Mediapart y reviendra longuement dans les semaines qui viennent. Mais pourra-t-elle le mettre en œuvre ? Quels pouvoirs la Constitution lui offre-t-elle pour annihiler les tentatives d’obstruction qui se feront jour ? Peut-elle façonner, et en combien de temps, un État FN ? Quels seraient les possibles contre-pouvoirs si un régime autoritaire s’attaquait aux libertés fondamentales ?

Le 26 février, la présidente du Front national a donné un avant-goût de sa vision du pouvoir : « Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus (…), de se garder de participer à de telles dérives. » Et de poursuivre : « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote. »

La Ve République, dont Charles de Gaulle avait dû promettre en 1958 qu’elle n’avait pas été taillée pour un dictateur, peut-elle permettre quelque 60 ans plus tard la mise au pas d’un pays ? Une chose est sûre : Marine Le Pen, contrairement à d’autres candidats, n’annonce pas de VIe République ou de changement de régime. Comme le dit Paul Alliès, professeur émérite de science politique à la Faculté de droit de Montpellier dans un billet de blog publié sur Mediapart, « le régime de la Ve République est parfaitement compatible avec sa conception césariste de l’exercice du pouvoir ».

L’article 5 de la Constitution affirme en effet que le président « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État ». Clef de voûte du système, « il veille au respect de la Constitution ». Il en est donc « l’interprète », analyse le constitutionnaliste Bertrand Mathieu, professeur à l’École de droit de la Sorbonne Université Paris I, ancien membre du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et vice-président de l’Association internationale de droit constitutionnel. L’article 15 en fait aussi le chef des armées, susceptible de décider seul de l’usage de l’arme nucléaire.

Se projeter s’avère d’autant plus complexe que rares sont les chefs d’État autocratiques à avoir annoncé la couleur avant leur accession au pouvoir. Et que beaucoup de paramètres restent encore inconnus, à commencer par la future composition de l’Assemblée nationale. Marine Le Pen y obtiendrait-elle une majorité ? Pour augmenter ses chances de succès aux législatives, rien ne l’empêche de convoquer un référendum immédiatement après l’élection présidentielle afin de mettre en place un scrutin (partiellement ou intégralement proportionnel) qui lui serait plus favorable.

Même s’il est impossible de prévoir par avance les contours d’un futur régime autoritaire – « Un barrage juridique n’est jamais qu’un barrage de papier », commente un conseiller d’État –, voici ce que la présidente serait en mesure de faire grâce aux attributions que lui confère la Ve République. (suite…)


#facepalm

Ralliement de Sébastien Chenu à Marine Le Pen: « J’ai l’impression de faire un deuxième coming-out »
[Alexandre Sulzer – L’EXPRESS –  11/12/2014]

Cofondateur de GayLib et ancien secrétaire national de l’UMP, Sébastien Chenu a annoncé jeudi avoir rejoint le Rassemblement Bleu Marine. Il s’en explique à L’Express.

Il est l’un des confondateurs de GayLib, un mouvement associé à l’UMP pour défendre le droit des homosexuels. Ancien secrétaire national de l’UMP, Sébastien Chenu, 41 ans, incarnait l’aile « progressiste » de l’UMP. Récemment encore, il avait parrainé Bruno Le Maire pour l’élection à la présidence de l’UMP. Il a annoncé jeudi rejoindre Marine Le Pen au Rassemblement Bleu Marine (RBM) et s’en explique à L’Express.

Pourquoi rejoindre le RBM?

Dans ce monde un peu fou, où l’UMP et le PS sont devenus interchangeables, Marine Le Pen est la seule femme politique cohérente aujourd’hui. Si la valeur à laquelle on m’associe est la liberté, mon choix est aussi cohérent par la défense de Marine Le Pen de la souveraineté, de la monnaie, des frontières, de l’expression politique. Mon premier vote quand je me suis engagé en politique, c’était contre Maastricht. J’ai toujours soutenu une ligne eurosceptique à l’UMP. Force est de constater que cette ligne a été maintes fois trahie. Avec Sarkozy ou Juppé, ce sera la même chose. On nous tiendra des discours et on nous fera d’autres actes. Je viens de terminer le bouquin de Bruno Le Maire: c’est un discours de Marine Le Pen mais ils ne le mettront pas en oeuvre… Pour défendre la souveraineté monétaire et nationale, il n’y a que Marine Le Pen! L’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’UMP traduit une politique ultra-libérale mondialisée. Même si certains accents dans son discours ressemblent à ceux de Marine Le Pen – il lui pique des éléments sur l’Aide médicale d’Etat (AME), sur Schengen – je ne crois plus à sa soupe.  (suite…)


Bon sang, mais c’est bien sûr ! Si on manifeste le moindre doute sur cet avenir radieux que la technoscience nous réserve, si on ose timidement rappeler le « principe de précaution » et le fait que les scandales des 60 dernières années n’ont pas vraiment démontré le côté inoffensif du « progrès à tout va »… c’est qu’on est tout simplement un horrible réactionnaire !  Pouah !

Il est salutaire de relire, à cette occasion, le pamphlet de René RIESEL « Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999 »  https://infokiosques.net/spip.php?article384

OGM_ferme_ta_gueuleJosé Bové, ultra-bioconservateur

[ Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision) – LE MONDE Technologies – 13/10/2014]

La manipulation technologique de l’homme a déjà bien commencé. Une Suédoise de 36 ans née sans utérus a accouché, en septembre 2014, d’un petit garçon. Elle a bénéficié d’un greffe de l’utérus d’une amie de 61 ans, ménopausée depuis plusieurs années. Le Parlement britannique s’apprête à autoriser les bébés ayant trois parents génétiques (deux mères et un père), pour combattre les maladies liées à certaines anomalies cellulaires.

En mai 2014, l’administration américaine a autorisé les implantations de bras bioniques directement branchés sur les nerfs des amputés. Le 18 décembre 2013, le cœur artificiel électronique autonome « Carmat » était implanté sur un patient en insuffisance cardiaque terminale : le premier homme-cyborg était applaudi par la société française.

En septembre 2013, l’équipe du professeur José-Alain Sahel implantait une rétine artificielle, « Pixium Vision », à une patiente aveugle qui a recouvré ainsi une vision partielle. En 2005, Isabelle Dinoire bénéficiait de la première greffe de visage.

MOINS VIEILLIR, MOINS SOUFFRIR, MOINS MOURIR

Les innovations technologiques issues des nanotechnologies, biotechnologies, de l’informatique et des sciences cognitives (NBIC) se succèdent de plus en plus vite. Elles sont de plus en plus spectaculaires et transgressives mais la société les accepte avec une facilité croissante : l’humanité est lancée sur un toboggan transgressif. Nous devenons, sans en être conscients, des transhumains, c’est-à-dire des hommes et des femmes technologiquement modifiés.

(suite…)


Comment ne pas croire à la synarchie quand même un canard branchouille comme « les Inrocks » se permet d’écrire des textes qui auraient pu être écrits par Julius Streicher en 1930 – comment encore croire à la démocratie quand on est confronté à de tels tireurs de ficelles et éminences grises : « Le grand public ignore leurs visages : on ne les voit jamais à la télé, on ne les entend pas à la radio, on ne les lit guère dans la presse. Pourtant ils pèsent sur tous les médias. Leur obscurité sert leur éclat, leur sous-exposition médiatique illustre leur surexposition stratégique […] Ils ne revendiquent certainement pas le terme de “gourou”, ni celui de “magicien”, ni celui de “faiseur de rois” : les termes “conseiller” ou “codécideurs” leur vont mieux, mais restent trop euphémiques pour éclairer la dérive de leur pouvoir opérationnel. On ne vote pas pour eux mais ce sont eux qui décident ! » (Commentaire de Dov)

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n° 357 – Mai 2013]

Après les affaires Dominique Strauss-Kahn et Jérôme Cahuzac, l’incontournable « Mazarin de l’influence », co-président d’Havas Worldwide, qui a tissé depuis trente ans une incroyable toile d’araignée, vient de se faire taper sur les doigts, pour la première fois, par son patron Yannick Bolloré, qui lui a demandé de ne plus signer aucun contrat avec des ministres en exercice. Avec Anne Méaux et Michel Calzaroni, cet ashkénaze multimillionnaire est l’un des trois gourous qui « disposent d’un immense pouvoir d’influence sur la vie politique et économique française ». Un « vrai décideur installé dans l’ombre de notre système démocratique » (Les Inrockuptibles, 23 mars 2011).

« Tout en vitupérant “le capitalisme consanguin et protégé”, Stéphane Fouks cultive soigneusement son réseau de relations politiques […] Adversaire du mélange des genres (une connerie affirme-t-il sans rire), Stéphane Fouks vit de troublants dédoublements. Par exemple lorsqu’il remporte des marchés auprès d’élus que par ailleurs il conseille bénévolement. » Le Canard enchaîné, 31 janvier 2001.

« Il est en mouvement constant, donc assez bordélique mais il est rapide, ça le sauve. » Jacques Séguéla, Stratégies.

« Ce fut un des pince-fesses les plus courus de la capitale : le 25 novembre 2008, dans un salon du ministère du Travail, Stéphane Fouks, se faisait remettre la Légion d’honneur (NDA : sur proposition de l’UMP Laurent Wauquiez) des mains de Xavier Bertrand (NDA : ministre du Travail UMP), sous le regard admiratif de vingt-trois patrons du CAC 40 et de nombreux politiques de tous bords. Près de 300 invités au total ! À 49 ans, cet homme-là est un véritable réseau à lui tout seul […] Mais l’entregent de cet ancien rocardien devenu multimillionnaire ne se limite pas à son portefeuille de clients, loin de là ! Le coeur du système Fouks, c’est d’abord un triangle constitué avec deux copains rencontrés sur les bancs de la fac Tolbiac : le criminologue Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient de France, et le député socialiste Manuel Valls. S’y ajoutent d’autres fidélités, comme celle qui le lie à Arnaud Lagardère ou à Dominique Strauss-Kahn, dont il a embauché plusieurs très proches collaborateurs. Recaser les amis, en détacher d’autres… La méthode a permis d’essaimer dans les cercles qui comptent. » Le Nouvel observateur, 21 mai 2009 (1).

« Sa proximité avec Dominique Strauss-Kahn l’a fait passer du statut envié de spin doctor d’un futur président à celui de conseiller complaisant – voire complice – de l’homme qui scandalise […] Il tente de transformer pour la galerie le pire danger qui ait menacé sa carrière en expérience édifiante de communication de crise […] Il y a encore quelques semaines, il alimentait volontiers la thèse du “complot” dans l’affaire du Sofitel. Les révélations sur les prostituées du Carlton l’ont saisi par surprise. » Le Monde, 6 novembre 2012.

« Chez Euro RSCG, on adore les remaniements ministériels. Un nouveau ministre qui s’installe, c’est un nouveau marché qui s’ouvre ? Chaque fois, la maison incite ses consultants à accepter les offres d’embauche. “C’est devenu Manpower” […] Dans le gouvernement Fillon, on trouve des petits Fouks un peu partout. Entre autres ministres, Valérie Pécresse, Bernard Kouchner et Frédéric Mitterrand ont chacun à leur côté un expert en relations presse issu de l’agence. » Le Point, 19 novembre 2009.

« Fouks s’est même offert des implants capillaires dans la clinique d’un de ses clients, le député socialiste Jérôme Cahuzac. » Le Nouvel observateur, 21 juin 2011.

En raison des remous provoqués par les affaires Strauss-Kahn et Cahuzac, Yannick Bolloré, vice-président du groupe Havas, certainement en accord avec son père Vincent, a décidé de cesser la signature de contrats avec des ministres en exercice. Il faut dire que le spécialiste de la communication de crise avait personnellement pris en main le « cas » Cahuzac, afin d’épauler la conseillère du ministre, Marion Bougeard, « détachée » de l’agence de lobbying dès la nomination à Bercy du député PS du Lot-et-Garonne. Un « placement » dans le plus pur style de Fouks. Un sévère avertissement pour le lobbyiste socialiste affairiste Stéphane Fouks, patron d’Havas Worldwide, qui travaillait, en sous-main ou indirectement, pour sans doute un tiers des membres de l’actuel gouvernement (mais aussi pour Nathalie Kosciusko-Morizet, dans sa « bataille de Paris »). Il faut dire qu’après l’affaire DSK (on a déjà oublié qu’Euro RSCG avait la communication du FMI pour l’Europe), l’affaire Cahuzac commence à faire désordre et Stéphane Fouks en est désormais réduit à se sauver lui-même. Inventer sa propre com de crise et ses fameux « éléments de langage » qu’il avait jusqu’alors l’habitude de vendre très chers à ses clients. Et ne pas perdre les contrats avec les entreprises qui pensaient d’abord avoir acheté une assurance DSK en prenant un ticket Fouks, puis un ticket Cahuzac en remettant au pot Fouks…

Stéphane Fouks est né le 6 avril 1960 à Paris XVIIe. Il est d’une extrême discrétion sur sa biographie véritable et a oeuvré pour empêcher la parution de sa biographie sur Wikipedia (il n’y en a pas). Il est le fils d’un sous-directeur à la Sécurité sociale né à Odessa, Moïse (indiqué comme Maurice au Who’s Who) Fouks, militant du Parti communiste qui finira mendésiste social-démocrate. Dans sa lettre d’information du 17 juillet 2002, Pierre de Villemarest, généralement très au fait de l’espionnage soviétique, le présentait comme un « cadre du PC d’Odessa aux temps soviétiques ». Sa mère, fille de déportée, est comptable dans une entreprise de maroquinerie. « La famille maternelle est originaire de Pologne et la famille paternelle d’Odessa. Installée dans le Jura puis dans le Lyonnais, celle-ci sera cachée par des habitants durant la Seconde Guerre mondiale […] On assure surtout un judaïsme oecuménique et laïque, plus culturel que cultuel. Le jeune Stéphane ne fait pas Kippour et esquive le rabbin mais il n’échappe pas en revanche aux cornichons Molossol et au pikelfleish (Le Figaro, 2 juin 2001). » Il a épousé le 6 juillet 1985 Véronique Dutrou, fille des imprimeurs d’art Robert et Lydie Dutrou, propriétaires du centre d’art graphique La Métairie Bruyère (Yonne), dont elle est cogérante. (suite…)


[ Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne – Juin 2013]

Le présent manuel expose, de manière accessible, la législation et la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme européennes en matière d’asile, de frontières et d’immigration. (PDF – disponible en plusieurs langues)

La Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et la législation de l’Union européenne fournissent un cadre de plus en plus important pour la protection des droits des ressortissants étrangers. La législation de l’Union européenne relative à l’asile, aux frontières et à l’immigration se développe rapidement. Il existe un impressionnant corpus de jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme qui porte, en particulier, sur les articles 3, 5, 8 et 13 de la CEDH. La Cour de Justice de l’Union européenne est également de plus en plus souvent appelée à se prononcer sur l’interprétation des dispositions de la législation de l’Union européenne en la matière.

Le présent manuel expose, de manière accessible, cette législation et la jurisprudence des deux cours européennes dans ce domaine. Il s’adresse aux praticiens du droit, aux juges, aux procureurs, aux agents des services de l’immigration et aux organisations non gouvernementales des États membres de l’UE ou du Conseil de l’Europe.

http://fra.europa.eu/fr/publication/2013/manuel-de-droit-europeen-en-matiere-dasile-de-frontieres-et-dimmigration

 


S’endetter, n’est-ce pas laisser un triste héritage aux générations futures ? Laisser à la jeunesse un pays sans emplois, où les usines sont en mauvais état, n’est pas un cadeau. On a tort de penser que la dette est ce qu’il y a de plus nocif pour l’avenir. La chose la plus importante, c’est de permettre aux générations de s’instruire, de développer les infrastructures, etc.

Paul Krugman, Prix Nobel d’économie, affirme que seule une politique de relance peut sauver les Etats-Unis et l’Europe. Quitte à s’endetter encore plus et  créer de l’inflation

[Le Monde – interview par Claire Gatinois – 22/09/2012]

Paul Krugman, Prix Nobel d’économie 2008 et chroniqueur au New York Times, fait figure d’incompris. Jugeant« affligeante » la situation économique de l’Europe, cet Américain, keynésien convaincu, encourage la dépense publique. Une thèse présente dans son livre, Sortez-nous de cette crise… maintenant !, qui va à rebours des politiques d’austérité menées par la plupart des dirigeants de la zone euro.

En ces temps de surendettement public, pouvez-vous vraiment dire : « Vive la dépense ! » ?

Oui. La dette est élevée, mais ce n’est pas toujours un problème. Au Royaume-Uni ou dans les pays du coeur de l’Europe, les Etats peuvent encore emprunter à moindre coût. Et il faut rappeler que l’endettement public britannique était bien plus élevé entre les deux guerres, quand Keynes défendait une politique de relance. Nous avons des preuves concrètes que maintenir la dépense publique dans une économie déprimée ne dégrade pas considérablement les finances publiques. A long terme, cela peut même les améliorer : vous empruntez à des taux très faibles et l’économie, plus forte, permet d’engranger plus de recettes fiscales. Surtout, vous limitez les dégâts provoqués à long terme par la récession. En résumé, l’austérité est destructrice même sur le plan fiscal !

Pourtant personne ne vous écoute.

Mon avis n’est pas celui d’un marginal, c’est le résultat de recherches menées par Larry Summers [il fut secrétaire au Trésor de Bill Clinton] et par l’économiste Brad DeLong. Aujourd’hui, les gouvernements interprètent à leur manière la situation, et, jusqu’ici, ils se sont beaucoup trompés…

S’endetter, n’est-ce pas laisser un triste héritage aux générations futures ?

Laisser à la jeunesse un pays sans emplois, où les usines sont en mauvais état, n’est pas un cadeau. On a tort de penser que la dette est ce qu’il y a de plus nocif pour l’avenir. La chose la plus importante, c’est de permettre aux générations de s’instruire, de développer les infrastructures, etc.

Après la crise de 2008, le keynésianisme mis en place s’est traduit par un endettement planétaire, mais sans les succès que vous annoncez.

Les plans de relance ont stoppé la chute libre de l’économie. Mais leur ampleur était insuffisante et leur durée inappropriée. On a basculé dans l’austérité dès la mi-2010, quand la reprise s’essoufflait. Nous n’avons pas mené de véritable politique keynésienne. Tout juste avons-nous mis en place de brefs stimuli budgétaires. Même aux Etats-Unis, où le plan a été le plus important [787 milliards de dollars], la relance n’était pas suffisante. (suite…)


Par contre les longs mois de prison de Julien Coupat sont bien réels, eux. Le message que la Sarkozye paniquée envoyait aux dissidents était clair: on a les moyens de vous faire chier grave, de vous foutre votre vie en l’air, même sur la base d’accusations fausses… alors tenez vous tranquilles.  Message compris 5/5 quand on voit comment la contestation, en cette période de guerre, de crise et de précarité, est retombée comme un flan.  Ce n’est pas pour rien que le virus « Indignés » a contourné la France, le flic Sarkozy a tout mis en place pour cela.

Vous croyez vraiment que cette plainte contre la machination politico-médiatique fabriquée par Michelle Alliot-Marie, sur une idée d’Alain Bauer et de Claude Guéant va aboutir ? Vous rêvez, on est en France, les juges ne crachent pas dans la gamelle dans laquelle ils mangent.

LE PV EST « BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES »

[Le Monde -11/11/2011]

« Faux et usage de faux en écriture publique » : voilà le motif pour lequel une information judiciaire a été ouverte, cette semaine à Nanterre, sur l’enquête des sabotages de TGV. Cette décision fait suite à la plainte du groupe Tarnac qui accuse la police antiterroriste d’avoir rédigé un procès-verbal mensonger pour lesmettre en cause, selon un de leurs avocats.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2008 : des dégradations sont commises sur une ligne TGV dans la Seine-et-Marne. Trois jours plus tard, dix personnes sont arrêtées. Parmi elles, Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy. Ils sont alors mis en examen dans ce dossier, instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

 A l’époque, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, les avaient désignés comme « un groupe d’anarcho-autonomes », ce que réfute le groupe de Tarnac. Ils nient les accusations et leurs avocats ont toujours mis en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.

C’est dans ce contexte que l’enquête de police avait fait l’objet d’une vive controverse, une partie de la gauche, tout comme la défense, estimant qu’elle avait été fabriquée de toutes pièces pour accréditer l’idée qu’une menace violente existerait à l’ultragauche.

LE PV EST « BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES »

Selon les avocats du groupe de Tarnac, leur mise en cause repose notamment sur un PV de la sous-direction antiterroriste de la PJ française, faisant état d’une filature de Julien Coupat et Yldune Levy la nuit des faits, PV qui, selon eux, est un faux.

« C’est ce PV qui a permis les arrestations », explique Me Assous. « Or il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossibles la présence de Julien Coupat et Yldune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là », selon l’avocat qui souligne que le faux commis par un dépositaire de l’autorité publique relève de la cour d’assises. « Les enquêteurs ne cessent de clamer qu’ils avaient des éléments. Or après trois ans, il n’y a rien », affirme l’avocat convaincu que l’enquête de Nanterre conduira à la levée des mises en examen. (suite…)


Journal du mouvement "Occupy Wall Street"

Edition 1 – 04 octobre 2011 (PDF – 1,5 Mo)

Edition 2 – 08 octobre 2011 (PDF – 1,5 Mo)

Edition 3 – 22 octobre 2011 (PDF – 1,5 Mo)

EDITION FRANÇAISE :

FRENCH Edition 1 – 04 octobre 2011 (PDF – 1,5 Mo)

FRENCH Edition 2 – 08 octobre 2011 (PDF – 1,5 Mo)


[Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 05/10/2011]

Le « multitasking » – ou l’art d’accomplir plusieurs tâches à la fois – est un mythe de l’efficacité. Le cerveau ne sait faire bien qu’une seule chose à la fois. Conseils pour se rééduquer et redevenir vraiment productif sans se laisser submerger et déconcentrer par un trop-plein d’infos.

« Le cerveau n’est pas dessiné pour répondre aux multiples sollicitations du monde digital sursaturé d’informations instantanées. » De qui ce constat ? D’un technophobe rétrograde ? Pas du tout. Il est dressé par un ancien ponte de Google, Douglas Merrill, ex-vice-président chargé des services d’information, et auteur de Getting Organized in the Google Era (« Soyez organisé à l’heure de Google », éditions Brodway Books). Ce livre d’efficacité personnelle, best-seller aux Etats-Unis, apprend aux cadres et employés à reprendre en main leur efficacité à l’heure où les joujoux high-tech multiplient les occasions de distraction et nuisent gravement à notre productivité !

Répondre au téléphone tout en écrivant un mail, converser avec un collaborateur tout en surfant sur le web pour vérifier une info, conduire en téléphonant… Ces comportements récents et quotidiens sont apparus avec l’ère digitale et répondent au nom barbare de « multitasking ». Celui qui s’adonne à cet art d’accomplir plusieurs tâches en même temps peut facilement s’illusionner sur sa productivité réelle. « Le multitasking est en réalité un des grands mythes de l’efficacité !, dénonce Laurence Einfalt, directrice de Jara, conseil en efficacité, et coauteure de S’organiser tout simplement (éditions Eyrolles). Ça brille comme de l’efficacité mais ça n’en est pas. Croire qu’on est plus efficaceen faisant plusieurs choses à la fois est une erreur. » Les scientifiques le confirment : selon Earl Miller, fameux neurologue au Massachusetts Institute of Technology (MIT), notre cerveau ne sait faire qu’une seule chose à la fois.

« Multitâche veut dire absence de concentration !, déplore Didier Pleux, psychologue clinicien. Avec les nouvelles technologies, il y a une hyperstimulation de l’enfant à l’école ou de l’adulte au travail. Il répond à tous ces stimuli au lieu de se concentrer sur la tâche prioritaire. » (suite…)


Ouarf (n° 2)

[Emmanuel Ratier – Faits & Document n°316 – Mai 2011]

Photo « cashèrement » correcte. Chacun a vu cette photographie, à la « une » de tous les journaux, représentant Barack Obama, et son cercle le plus rapproché, suivre l’intervention des forces spéciales contre Oussama Ben Laden eu Pakistan. Si ce n’est que dans plusieurs journaux juifs fondamentalistes (ici le quotidien juif new-yorkais Der Tzitung), cette photo a été très largement trafiquée, toutes les femmes présentes, dont la secrétaire d’État Hillary Clinton, ayant été « gommées » via Photoshop. Motif : ne pas exciter les hommes et préserver la pudeur des femmes.

http://www.faitsetdocuments.com/


Grace à notre confrère Waia, nous avons enfin pu mettre à disposition de vous, chers visiteurs, la montagne de documents divers et variés que nous amassons au cours de nos pérégrinations sur le Net. Tout comme le présent site est un vide-poches au retour de nos ballades cybernautiques, la bibliothèque est un fourre-tout, une boite à chaussures dans laquelle nous balançons ce que nous avons trouvé sur notre route (docs, PDF, vidéos…)

https://libertesinternets.wordpress.com/bibliotheque/

C’est des documents qu’on trouve intéressants/surprenants/gerbants… ou qui sont difficiles à trouver (doc de fachos, censure…) ou qui apportent un autre point de vue. Jusqu’à présent on avait pas vraiment d’endroit où  les mettre, vu les coûts d’hébergement FTP et les limitations de bande passante.

C’est encore le bordel, on a pas rangé. Il y a trois dossiers :

  • DIVERS DOCUMENTS : c’est le fourre tout. Documents des fachos, des cocos, des maçons, de la sciento, des écolos, des white-hat… bref, le bordel total.
  • FAITS ET DOCUMENTS : les anciens numéros de la Lettre Confidentielle d’Emmanuel Ratier. Souvent plein d’infos intéressantes qu’on ne trouve pas dans la presse « mainstream ».
  • VIDEOS POLITIQUES: vu la censure sur YouTube et DailyMotion, nous avons mis ici des vidéos qu’on trouve intéressantes, des documents pour l’histoire, mais aussi tout bonnement des trucs qui nous ont fait tiquer ou rigoler à un moment où un autre.

Bref, vous l’avez compris, ce n’est pas parce qu’on met ces documents à votre disposition qu’on en cautionne le contenu. Si vous faites partie de ceux qui pensent que regarder des documents « litigieux » est de nature à « polluer » votre esprit, alors ne cliquez pas sur le lien ci-dessous. Si vous pensez que le seul moyen de lutter contre une idée « fausse » est de la censurer, alors passez votre chemin, vous n’êtes pas sur le bon site.

Vous trouverez désormais la BIBLIOTHEQUE de Libertes & Internets sur le serveur Humyo suivant:

https://www.humyo.com/FSgXWzm/BIBLIOTHEQUE/?a=8bahkZIh8Ag

Pour mémoire, il existe aussi l’ancienne page d’archives de Libertes-Internets:

http://www.libertes-internets.net/archives/index.html

Et bien sûr, les archives du présent site:

https://libertesinternets.wordpress.com/anciennes-archives/

Bonne lecture, bon visionnement !


Plus on prend le temps de regarder cette « affaire » de plus près, plus on se rend compte qu’il s’agit avant tout d’une sorte d’hystérie collective et médiatique, chacun s’indignant à chaud sur des propos déformés et tronqués, sans prendre la peine d’aller chercher la vérité des faits…  c’est tellement symptomatique du fonctionnement des médias d’aujourd’hui. A la fin la désinformation finit par prendre une existence propre, par la simple magie de sa répétition à tout va…

Et puis, taper sur les cathos, ce n’est pas bien risqué et cela permet de se fabriquer sans trop d’effort une posture de progressiste…

Ce qui est lamentable c’est de voir que – y compris au sein de notre équipe – les « défenseurs de la liberté d’expression » ne sont pas prèts à se mobiliser quand la cause n’est pas sexy. Souligner la manipulation médiatique autour de l’affaire Benoit XVI nous a valu une tonne de mails vengeurs qui nous traitaient de « calotins », de « réacs » et de « suce boules des curés ».Visiblement la liberté d’expression ne s’applique pas à tout le monde, et surtout pas aux sacristies…

Comme disait Malesherbes, assistant à l’exécution de Louis XVI : Qui eût cru que la tolérance elle-même aurait ses fanatiques ?

Qu’on cesse de déformer les propos du pape !, par Michel Viot
[Michel Viot – Le Monde – 10/04/2009]

Je suis attaché à la vraie laïcité et à la liberté d’expression. Pour cette dernière, je conçois parfaitement qu’on puisse s’opposer au Saint-Père, mais encore faut-il critiquer des paroles qu’il a réellement prononcées ou des événements qui ont effectivement eu lieu et qu’il aurait cautionnés.

La levée des excommunications des quatre évêques intégristes ne signifie pas leur réintégration dans l’Eglise catholique. Ils devront s’expliquer sur le passé et leur position présente vis-à-vis du Concile Vatican II et sur l’autorité du pape. Pour l’un d’entre eux, un repentir public sera nécessaire.

Malgré les imprudences de l’archevêque de Recife, l’excommunication latae sententiae (« automatique ») prévue par le code de droit canon n’a pas été maintenue, la preuve en est qu’aucune déclaration publique de ce genre concernant la fillette de 9 ans et sa mère après l’avortement n’a suivi. La conférence épiscopale du Brésil a ainsi déclaré, très officiellement, qu’il n’y avait pas eu d’excommunication. Ce qui montre qu’il y a eu absolution.

Dans l’avion qui l’emmenait en Afrique, le pape Benoît XVI n’a nullement préconisé l’interdiction du préservatif et n’a rien dit sur la qualité de sa protection. Si l’on replace dans son contexte, la phrase qu’on lui prête, souvent mal traduite, il ne s’est élevé que contre l’idée que seul le préservatif pouvait vaincre la propagation de l’épidémie. Comme chef spirituel, il a plaidé pour un changement de comportement en matière sexuelle, pour une meilleure maîtrise de ses sens. Et de ce fait, il a mis en garde contre les comportements à risques qui sont la cause principale de la transmission du sida. Le pape a ensuite demandé de plus grands sacrifices pour soigner les malades (25 % des malades du sida dans le monde sont pris en charge par des institutions catholiques). En fait, le pape a renforcé le front de la lutte contre le sida.

Quant à mon attachement à la vraie laïcité, il m’oblige à déplorer que certains politiques aient hurlé ou miaulé avec les loups. Surtout ceux qui ont occupé ou occupent des charges gouvernementales. La laïcité n’est pas à sens unique. Aussi est-il navrant de voir un ancien premier ministre jouer les démagogues alors qu’il a souffert lui-même de la démagogie. « Tu es donc inexcusable, toi, qui que tu sois, qui juges… », écrivait saint Paul aux Romains (chapitre II, verset 1). Non M. Juppé, le pape ne pose pas un problème, il pose les vrais problèmes ! Non le pape n’est pas un autiste, mais c’est plutôt certains membres du monde politique français qui le sont.

Par cette polémique médiatique, ils ont occulté et rendu inaudibles les propos importants que le Saint-Père a tenus en Afrique sur de nombreuses questions (gratuité des médicaments contre le sida, lutte contre la corruption, etc.). Sachez, enfin, vous qui vous dites catholiques, et cela ne vaut pas que pour vous, que des autorités religieuses non chrétiennes ont approuvé le chef de votre Eglise alors que vos propos à son encontre ressemblaient fort à des pierres et à des crachats… mais nous sommes encore au temps de la Passion et pas encore à Pâques.

Michel Viot est prêtre, président de l’association Ecouter avec l’Eglise.

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/04/10/qu-on-cesse-de-deformer-les-propos-du-pape-par-michel-viot_1179228_0.html


En direct de la « Zone Autonome » du Neuhof, on peut vous certifier que pour l’instant il n’y a aucune trace de l’aréopage de barbares rouges et noirs appelés par Cornevin (vous vous souvenez, celui qui avait fabriqué la menace ultragauche lors de l’affaire de Tarnac, créateur de la légendaire ‘épicerie tapie dans l’ombre’) pour faire peur au bourgeois.

Tout l’attirail est là, il ne manque que Action Directe ou la RAF, ou encore Ben Laden… on résuscite même les « black blocks », création policière à Gènes et Rostock. 90% des soi-disant Black-Block dans les cortèges compacts à Rostock ont été identifiés comme étant en fait des ‘V-Mann’ – flics infiltrés. Et quand on analyse les vidéos, on voit que ce sont généralement les flics infiltrés qui sont les premiers à lancer des projectiles et guider le mouvement…

Intéressant par contre la partie sur la « guerre des images » à laquelle va se livrer le Ministère de l’Intérieur. C’est vrai qu’aux Etats-unis les « dashboard cams » dans les voitures de police ont permis de faire la lumière sur pas mal de dérapages policiers. Mais dans le cas présent, cela permettra surtout d’alimenter les médias en images de vilains casseurs « de la mouvance anarcho-autonome »…

Vous noterez d’ailleurs que la boucle est enfin bouclée chez Alliot-Marie et que les manifestants sont désormais des « adversaires » qui ont pris les armes « contre l’autorité de l’Etat ». Face à cette menace contre l’ordre et la propriété privée, il importe de défendre « la légitimité » de la répression. La France est toujours en 1870, on n’en sort pas… quand la crise hante le pays, le Parti de l’Ordre nous ressort toujours l’anarchiste au couteau entre les dents…

[Christophe Cornevin – le fabricant d’épouvantails – Le Figaro – 30/04/2009]

Cinq à six mille «casseurs» attendus

«Tout le monde est concentré sur le sommet, dont la vitrine médiatique risque d’aimanter des manifestants violents venus de l’Europe entière», confie-t-on au ministère de l’Intérieur. Les manifestants allemands et français pourraient voir leurs divisions décuplées par l’arrivage de militants des PCEr-Grapo espagnols, de la lutte révolutionnaire (EA) grecque, de la Federazione dei comunisti anarchici d’Italie, de Zabalaza Anarchist Communist Front d‘Afrique du Sud, de l’Union communiste libertaire du Canada ou encore du North-Eastern Federation of Anarchist Communists des États-Unis. Parmi eux, 5 000 à 6 000 «casseurs» devraient converger vers Strasbourg, selon la police. Proche de l’ultra-gauche et des anarcho-autonomes, ils auraient prévu de se fondre aux coordinations anti-Otan. Officiellement répertoriées, elles organisent déjà un dantesque contre-sommet entre le 1er et le 5 avril.

Surfant sur l’anti-impérialisme, l’antimilitarisme, le retrait des troupes en Afghanistan, l’antiglobalisation, voire la lutte contre le réchauffement climatique, ce front contestataire s’installera dans un «village autogéré». S’étendant sur une dizaine d’hectares à l’extrémité sud de la ville, sur les terrains d’une ferme éducative au Neuhof, il devrait abriter 10 000 protestataires . «Dans un premier temps, ils pensaient camper de part et d’autre du fleuve , affirme une source renseignée. Mais, lorsque les autorités allemandes ont voulu faire payer leur emplacement plusieurs milliers d’euros, ils se sont repliés sur la rive gauche française. »

Pour haranguer et mobiliser la foule contestataire, Internet bruisse de messages évocateurs. Brocardant la «phobie sécuritaire» de l’Otan, des libertaires trouvent soudain des accents gaulliens avec le pastiche «Strasbourg outragée, Strasbourg brisée, Strasbourg martyrisée, mais…». Strasbourg y est réduit à un «territoire occupé» et le sommet à une grand-messe atlantiste juste célébrée pour «préparer les futures guerres pour le contrôle des ressources de la planète». Comme l’ONU, le FMI, le G8, le G20, l’OMC, l’Otan est assimilée à un «instrument du capitalisme pour renforcer l’exploitation des travailleuses, des travailleurs et des peuples». Réchauffée mais toujours efficace, la dialectique pourrait fédérer jusqu’à 70 000 participants lors d’une manifestation unitaire prévue samedi 4 avril.

Face à cette assemblée en rouge et noir qui n’aura rien du jamboree, la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI) tend ses «grandes oreilles» depuis des semaines. Et le ministère de l’Intérieur prévoit l’un des plus imposants dispositifs jamais imaginés. Selon nos informations, pas moins de 85 escadrons de gendarmerie mobile et Compagnies républicaines de sécurité seront mobilisés pour former un « cataplasme bleu» sur Strasbourg et ses environs. Il faut remonter au soixantième anniversaire du Débarquement et à la protection des plages normandes en 2004 pour voir un tel branle-bas de combat. Otan oblige, une armada de 10 000 hommes quadrillera donc le siège du Parlement européen, sécurisera les sites classés Seveso ou encore les gazoducs traversant le secteur, tandis que les vedettes de la gendarmerie fluviale sillonneront le Rhin, embarquant sonars et plongeurs pour déjouer la moindre menace subaquatique.

Redoutable effet de loupe médiatique

Dans le même temps, unités en scaphandres nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques resteront en réserve et une flotte de curieux blindés équipés de treuils et de chasse-neige ronronneront à proximité pour dégager d’éventuels obstacles. Enfin, quelque 500 gardes du corps français issus du Service de protection des hautes personnalités et des CRS veilleront sur les cortèges et les sites d’hébergements de treize délégations, dont celle de la France, bien sûr, mais aussi des États-Unis.

En alerte maximale, les Allemands, qui ont prévu de déployer pour leur part 15 000 hommes, dont leurs experts de la Bundeskriminalamt (BKA), prendront en charge l’autre moitié des officiels. En cas de coup dur, militaires d’élite du GIGN et homologues policiers du Raid ont fait le voyage. «Nous ne sommes jamais à l’abri d’une prise d’otages ou d’un détournement aérien», souffle un officier sous le couvert de l’anonymat. Le chef des services de renseignement intérieurs allemands Heinz Fromm, président de l’Office fédéral pour la protection de la constitution, craint pour sa part un «potentiel activiste de quelque 3 000 personnes».

«La forte mobilisation de l’ultra-gauche et des anarcho-autonomes, en France comme en Allemagne, nous fait craindre des modes d’expression violents, comme lors de la réunion du G8 à Gênes en 2001», grince un policier de haut rang. Dès juin dernier, un rapport «confidentiel défense» des services de renseignement français affirmait que ces militants «intégrant les “black blocs” de toutes les grandes contestations altermondialistes européennes» ont décidé de mettre en place une «force organisée transnationale de subversion destinée à commettre des actions violentes dans les prochains mois ». «Strasbourg 2009 pourrait être ce lieu de rendez-vous», craint un autre policier de haut rang.

Persuadés que «les plus déterminés déclencheront des émeutes pour ensuite filmer ce qu’ils présenteront comme de la répression policière», les stratèges de la Place Beauvau ont imaginé une parade : embarquer des caméras dans chaque unité d’intervention afin de filmer leur propre version des incidents. Pour les livrer à la presse, s’il le faut. «Nos adversaires ont pris l’habitude de se servir de la communication comme d’une arme contre l’autorité de l’État, confie-t-on dans l’entourage de Michèle Alliot-Marie. Nous emploierons les mêmes méthodes pour défendre la légitimité de notre action…»

Outre de nouveaux «éléments violents», se protégeant de plus en plus avec des équipements de hockey sur glace, les spécialistes du maintien de l’ordre ont vu émerger depuis dix ans une nouvelle génération de manifestants. Altermondialistes, pacifistes et écologistes, ils s’illustrent lors de sommets internationaux par de très audacieux happenings visant à paralyser des cérémonies. «Très entraînés, déroulant des trésors d’ingéniosité, ces militants non-violents s’entravent à des poids lourds, s’enchaînent à des tubulures d’acier dans des arbres, s’accrochent aux lampadaires ou sur des grues parfois hautes de 60 mètres , constate le lieutenant-colonel Francis Mézières, responsable de la division ordre public au Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier. Plusieurs heures sont parfois nécessaires avant de libérer les gens contre leur gré…» — NdL&I : hé Claire, on parle de toi 🙂

Une cellule de huit instructeurs gendarmes experts en la matière a été projetée sur les bords du Rhin début avril avec des disqueuses thermiques et des tronçonneuses. Ces manifestants de l’extrême se verront proposer casque antibruit et lunettes de protection lors de leur désincarcération. Là encore, les scènes seront toutes filmées. Plus que jamais, le moindre incident au sommet de Strasbourg, où 2 500 journalistes sont attendus, connaîtra un redoutable effet de loupe médiatique. Garant de la paix dans le monde, le rendez-vous de l’Otan sera le théâtre d’une originale guerre des images.


Si vos gosses vous demandent quel métier choisir quand ils seront grands, dites leur que paysan/marraicher c’est un métier d’avenir… Et commencez déjà à leur chercher un lopin de terre à exploiter…

[Gregor Seither – IES News Service – 21/03/2009]
Le directeur du conseil scientifique du gouvernement britannique, le Professeur John Beddington, tire la sonnette d’alarme : les effets combinés de la crise alimentaire, de la limitation d’accès à de l’eau potable et de la raréfaction des sources d’énergie risquent de provoquer des émeutes, des conflits transfrontaliers et une vague massive d’immigration de réfugiés cherchant à fuir les régions les plus affectées. Pour le professeur Beddington, ces crises deviendront aigues dès 2030.

Dans un discours devant les participants de la conférence Sustainable Development UK, organisée par le gouvernements britannique à Westminster, Beddington a expliqué que l’accroissement démographique, les succès des programmes d’amélioration de la santé et de lutte contre la pauvreté ainsi que la croissance économique des nations émergentes ont pour conséquence un accroissement exponentiel de la demande en nourriture, eau potable et ressources énergétiques. L’accroissement de cette demande, qui devrait aller en s’accélérant au cours des 20 prochaines années, survient à un moment où les pays de la planète sont confrontés à une autre urgence : modifier leurs comportements énergétiques et de consommation afin de lutter contre l’émission des gaz à effet de serre. (…)

Toujours selon le Prof. Beddington, si les prix alimentaires se sont à nouveau tassés après leur forte augmentation l’an dernier, la production mondiale de céréales telles que le blé ou le mais n’arrive toujours pas à suivre la demande. Aujourd’hui les réserves mondiales ne représentent que 14% de la demande annuelle, un taux tellement bas qu’il suffirait d’une sécheresse, d’une inondation ou d’une mauvaise récolte dans une région productrice majeure pour faire à nouveau exploser les prix.

« Une inondation comme celle qui a frappé les Etats-unis l’an dernier ou encore un été trop sec en Chine suffiraient à faire basculer la situation. Les prix grimperaient à nouveau, déclenchant des émeutes de la faim à travers le monde. Et cette fois ci la gouvernance mondiale alimentaire n’a plus les moyens de réguler les prix en mettant des réserves sur le marché » explique Beddington, « car la majorité des réserves ne sont pas stockées dans des hangars mais sont simplement des tonnages d’aliments actuellement en transit entre les différents ports« .

« Nos réserves alimentaires n’ont jamais été aussi basses depuis 50 ans, alors que nous devons accroître notre production alimentaire de 50% d’ici à 2030. Et simultanément il va nous falloir 50% de plus d’énergie et 30% de plus d’eau potable. »

« Cette situation explosive représente la plus grande menace pour la stabilité et la paix mondiale qui ait jamais existé. Des centaines de millions d’hommes et de femmes vivent dans les régions les plus exposées et n’auront pas d’autre choix que de partir pour tenter de survivre ailleurs. Les sources de conflits, d’épidémies, de guerres seront innombrables… et jusqu’à présent l’humanité n’a encore jamais apporté la preuve qu’elle savait gérer ce genre de situation. »

Avant d’occuper le poste de Conseil scientifique en chef du gouvernement, John Beddington était professeur de Biologie démographique appliquée (population biology) au Imperial College de Londres. Il est reconnu comme un expert mondial sur l’emploi durable de ressources renouvelables.


C’est normal, si le cerveau est rendu disponible pour Coca-Cola, il ne reste plus de place pour autre chose…

Aux Etats-unis, le très sérieux journal scientifique « Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine » a publié, en juillet 2005, un article sur la mesure des effets de la télévision sur la réussite scolaire.

Parmi les principales conclusions :

  1. «Ne laissez pas des enfants de moins de deux ans regarder la télévision, cela a des effets néfastes sur leur développement cognitif et freine leurs apprentissages»
  2. «Un adolescent qui regarde la télévision plus de trois heures par jour divise par deux ses chances de suivre des études supérieures, par rapport à ceux qui la regardent moins d’une heure.»

Children’s Television Viewing and Cognitive Outcomes

[Frederick J. Zimmerman, PhD; Dimitri A. Christakis, MD, MPH]

–  Results  Before age 3 years, the children in this study watched an average of 2.2 hours per day; at ages 3 to 5 years, the daily average was 3.3 hours.

–  Adjusted for the covariates mentioned earlier, each hour of average daily television viewing before age 3 years was associated with deleterious effects on the Peabody Individual Achievement Test Reading Recognition Scale of 0.31 points (95% confidence interval [CI], –0.61 to –0.01 points), on the Peabody Individual Achievement Test Reading Comprehension Scale of 0.58 points (95% CI, –0.94 to –0.21 points), and on the Memory for Digit Span assessment from the Wechsler Intelligence Scales for Children of –0.10 points (95% CI, –0.20 to 0 points).

For the Reading Recognition Scale score only, a beneficial effect of television at ages 3 to 5 years was identified, with each hour associated with a 0.51-point improvement in the score (95% CI, 0.17 to 0.85 points).

Conclusions  There are modest adverse effects of television viewing before age 3 years on the subsequent cognitive development of children. These results suggest that greater adherence to the American Academy of Pediatrics guidelines that children younger than 2 years not watch television is warranted.

http://archpedi.ama-assn.org/cgi/content/short/159/7/619


[Gregor Seither – IES Media Cooperative – 15/12/2008]

Si vous achetez un ordinateur chez Dell (fourni par défaut avec Windows Vista) et que – comme de nombreux clients – vous préférez disposer d’une installation Windows XP Pro, vous allez devoir raquer. La licence actuelle autorise les constructeurs à installer XP Pro à la place de Vista Business ou Vista Ultimate; mais Dell a décidé de facturer cette option 150 US$ plus cher que le prix de Vista.

Pour l’analyste technologique Rob Enderle ces frais de « downgrade » (le remplacement d’un OS récent par une version plus ancienne) risque d’avoir des conséquences catastrophiques pour Microsoft : ‘Au lieu de se poser la question pourquoi le grand public est si lent à adopter Vista, Microsoft préfère forcer la main aux consommateurs en les frappant au porte-monnaie, » explique Enderle. ‘Obliger les clients à prendre une décision commerciale en augmentant les prix de l’option qu’on ne veut pas qu’ils prennent est un cadeau de Noël déposé au pied du sapin de Apple et de ceux qui militent pour le développement de Linus »


La police politique en salive déjà…

[AFP – 11/12/2008]

Des chercheurs japonais affirment avoir conçu une technique d’analyse cérébrale qui permettra peut-être un jour de regarder à la télévision ses propres rêves reconstitués.La même technologie pourrait permettre d’exprimer par l’image une pensée qui peut difficilement être mise en mots.

Vous dormez profondément, et vous rêvez. Au même instant, les images générées par votre cerveau s’affichent sur un écran. Ce fantasme popularisé par les auteurs de BD Godard et Ribera à travers leur personnage d’Axle Munshine, héros de la série Le Vagabond des Limbes, pourrait-il bientôt devenir une réalité ? Une équipe du laboratoire de neurologie japonais ATR, dirigée par Yukiyasu Kamitani, affirme en tout cas avoir réussi « pour la première fois au monde à recréer tel quel, en images, le contenu de perceptions cérébrales complexes« .

Pour l’heure, ces images oniriques reconstituées restent basiques. Les travaux des chercheurs ont consisté à faire observer une forme simple (en l’occurrence, une lettre de l’alphabet) à un individu et à la reconstituer sur un écran, en analysant au passage l’activité cérébrale du sujet. Ils ont intercepté des signaux électriques émanant de l’oeil et ont vérifié la concordance entre formes observée et reproduite.

Du rêve à la réalité

Pour aboutir à ce dispositif de conversion de signaux cérébraux en images, inverse de celui qui s’effectue entre l’oeil et le cerveau, l’équipe de Yukiyasu Kamitani a développé une sorte de décodeur des variations cérébrales, via l’association d’un type de signal et d’une forme basique connue. Ils ont ensuite combiné plusieurs couples signal-forme pour recréer des images complexes. Pour le moment, le système est limité et ne permet pas de reproduire toutes les perceptions. Il exige de dresser d’abord un tableau de correspondances entre formes et signaux pour chaque individu.

Cependant, les chercheurs estiment avoir construit une méthode d’analyse qui ouvre la voie à des applications relevant jusqu’à présent du fantasme. Ainsi, jugent les scientifiques, leur procédé devrait permettre le développement de nouveaux modes d’interaction entre l’homme et les machines, en établissant un ensemble de relations entre une combinaison de mouvements et un motif de signaux cérébraux. La technique employée pourrait également donner la possibilité à des architectes, à des concepteurs d’objets ou d’autres créateurs de montrer ce qu’ils ont en tête même s’ils ne trouvent pas les mots pour le dire ou ne savent pas le dessiner. Avant, peut-être, de concrétiser cet espoir fou : « Si nous arrivons un jour à mettre en images les signaux qui traversent nos neurones, nous pourrons peut-être regarder sur un écran nos rêves et autres pensées comme des films ou émissions de télévision« .

http://tf1.lci.fr/infos/sciences/recherche/0,,4191389,00-pourra-t-on-bientot-voir-ses-reves-a-la-tele-.html


Une sorte de pétition, initiée par Eric Hazan , circule ; la voici :

Une opération récente, largement médiatisée, a permis d’arrêter et d’inculper neuf personnes, en mettant en œuvre la législation antiterroriste. Cette opération a déjà changé de nature : une fois établie l’inconsistance de l’accusation de sabotage des caténaires, l’affaire a pris un tour clairement politique. Pour le procureur de la République, « le but de leur entreprise est bien d’atteindre les institutions de l’État, et de parvenir par la violence – je dis bien par la violence et non pas par la contestation qui est permise – à troubler l’ordre politique, économique et social ».

La cible de cette opération est bien plus large que le groupe des personnes inculpées, contre lesquelles il n’existe aucune preuve matérielle, ni même rien de précis qui puisse leur être reproché. L’inculpation pour « association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste » est plus que vague : qu’est-ce au juste qu’une association, et comment faut-il entendre ce « en vue de » sinon comme une criminalisation de l’intention ? Quant au qualificatif de terroriste, la définition en vigueur est si large qu’il peut s’appliquer à pratiquement n’importe quoi – et que posséder tel ou tel texte, aller à telle ou telle manifestation suffit à tomber sous le coup de cette législation d’exception.

Les personnes inculpées n’ont pas été choisies au hasard, mais parce qu’elles mènent une existence politique. Ils et elles ont participé à des manifestations – dernièrement, celle de Vichy, où s’est tenu le peu honorable sommet européen sur l’immigration. Ils réfléchissent, ils lisent des livres, ils vivent ensemble dans un village lointain. On  a parlé de clandestinité : ils ont ouvert une épicerie, tout le monde les connaît dans la région, où un comité de soutien s’est organisé dès leur arrestation. Ce qu’ils cherchaient, ce n’est ni l’anonymat, ni le refuge, mais bien le contraire : une autre relation que celle, anonyme, de la métropole. Finalement, l’absence de preuve elle-même devient une preuve : le refus des inculpés de ses dénoncer les uns les autres durant la garde à vue est présenté comme un nouvel indice de leur fond terroriste.

En réalité, pour nous tous cette affaire est un test. Jusqu’à quel point allons-nous accepter que l’antiterrorisme permette n’importe quand d’inculper n’importe qui ? Où se situe la limite de la liberté d’expression ? Les lois d’exception adoptées sous prétexte de terrorisme et de sécurité sont elles compatibles à long terme avec la démocratie ? Sommes-nous prêts à voir la police et la justice négocier le virage vers  un ordre nouveau ? La réponse à ces questions, c’est à nous de la donner, et d’abord en demandant l’arrêt des poursuites et la libération immédiate de celles et ceux qui ont été inculpés pour l’exemple.

Pour participer à cette pétition écrire à    lafabrique@lafabrique.fr en donnant son nom et sa profession (ou absence de profession)…


Christophe Cornevin est un pur produit des écoles de journalisme, usines à fabriquer des petits soldats des médias, qui tapent là où on leur dit de taper, qui font du journalisme comme d’autres font du mediaplanning, qui rédigent des articles comme d’autres rédigent des textes publicitaires… ces gens là ne méritent aucunement la considération habituellement associé à la fonction journalistique (et héritée d’une époque où la presse avait un minimum de conscience professionnelle). Ils ne sont que des publicitaires. Ils ne méritent pas de protection particulière.. et certainement pas notre respect ! Traiter Cornevin de « journaliste » c’est insulter des gens comme Robert Fisk…

Fabrication d’épouvantails, mode d’emploi
[Daniel Schneidermann –  17/11/2008]
Stupeur et consternation ! Les terroristes «d’ultragauche» accusés par la ministre de l’Intérieur d’avoir saboté des caténaires de TGV, vivaient paisiblement à Tarnac, petit village de Corrèze. Ils y tenaient même l’épicerie-bar. Les habitants du village expriment tout le bien qu’ils pensaient de leurs commerçants uniques. Qu’à cela ne tienne. Les journaux télévisés unanimes brodent sur la clandestinité du groupe, «qui avait balancé ordinateurs et téléphones portables». Une épicerie, peut-être, mais «une épicerie tapie dans l’ombre», précisa fort sérieusement un journaliste de France 2.

Le journalisme policier est un art difficile. Il ne s’agit pas seulement de recueillir les confidences des enquêteurs, et de tenter tant bien que mal de séparer infos et intox. Il faut encore leur donner la forme d’un roman conforme à ce qu’attendent, selon les cas, les lecteurs, la hiérarchie du journal, ou le ministère. D’où la fabrication ultrarapide «d’épicerie tapie dans l’ombre», d’un «commando» composé d’un «cerveau» et de «lieutenants» réfugiés dans un «QG» ou de «nihilistes potentiellement très violents».

Fabrication, ou résurrection ? Aux plus âgés d’entre nous (disons, les quadragénaires bien avancés) les journaux télévisés de la semaine dernière auront au moins rappelé leur jeunesse. Aux «prêcheurs barbus des caves», aux «gangs ethniques des banlieues», a en effet succédé une autre catégorie de «méchants», bien oubliée, «la mouvance anarcho-autonome». Et resurgissent pêle-mêle les fantômes des glorieux prédécesseurs de MAM, Michel Poniatowski (ministre de Giscard), ou même Raymond Marcellin, titulaire du poste sous Pompidou.

Dans ce concours de fabrication d’épouvantails, notre confrère du Figaro, Christophe Cornevin, se classe hors catégorie.

Les ultraépiciers de Tarnac, aux yeux du Figaro, étaient «en totale rupture de ban avec la société», «embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Agés de 25 à35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme «potentiellement très violents» étaient articulés autour d’un petit «noyau dur» d’activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation. A priori, aucun d’entre eux ne travaillait. «Cela ne correspondait pas à leur philosophie», lâche un enquêteur. Les femmes de la bande, quant à elles, sont plus volontiers dépeintes sous les traits de « filles de bonne famille issues de la bourgeoisie de province ». Un profil somme toute guère étonnant au regard de la jeune fille chic en Burberry qui répondait au nom de Joëlle Aubron à l’époque d’Action Directe».

Paresse, lâcheté, violence, trahison de sa classe d’origine : tous ces traits de caractères individuellement, sont inquiétants. Regroupés, ils composent un tableau terrifiant. Le lendemain, le titre d’un article du même journaliste nous apprend que «l’ADN est au cœur de l’enquête». Mais au cœur de l’article… rien sur les preuves ADN.

A croire d’ailleurs que la fabrication d’épouvantails médiatiques est une spécialité en soi. Une recherche au sujet de Christophe Cornevin dans le moteur Google, donne une idée de l’ampleur des compétences du confrère. «Une dizaine de lascars sont affalés sur les bancs de la salle des pas perdus de la 23e chambre correctionnelle, écrit le journaliste. Agés de 17 à 22 ans, ils sont dans leur écrasante majorité originaires d’Afrique noire» (7 septembre 2007, article intitulé «L’essor des gangs africains dominés par le vol et la violence»). «Les barbus s’activent derrière les barreaux», titre leFigaro en septembre. Détails : «Ces religieux clandestins se sont radicalisés en surfant sur Internet, confie un haut responsable de l’AP. Ils distillent des fragments de sourates pouvant faire référence à la violence et reprennent un discours moyenâgeux pour convertir leurs compagnons de cellule.»

Mais lorsque la tendance des épouvantails vire au modèle «trader fou», notre artisan sait aussi se reconvertir, comme dans cette description balzacienne des objets saisis lors d’une perquisition chez l’ancien trader de la Société générale Jérôme Kerviel : «Sur une table placée aux abords de l’impressionnant écran plat qui trône dans la pièce principale, ils ont notamment trouvé deux téléphones portables, un livre de réglementation bancaire, un numéro de la revue Investir intitulé «Comment s’enrichir en 2008», une canette entamée, une boîte de cigares Monte-Cristo et un exemplaire du Coran comprenant une version arabe et sa traduction en français.»

Ça ferait rire, si ça ne faisait pas peur. Ça ferait peur, si ça ne faisait pas rire.

http://www.liberation.fr/medias/0101266655-fabrication-d-epouvantails-mode-d-emploi


Notez la date !!! Un mois avant le coup de filet contre la « mouvance anarcho autonome », la Ministre de l’Intérieur bombait le torse et se mettait en valeur (à un moment où Sarkozy parlait ouvertement de la virer au prochain remaniement)…

Michèle Alliot-Marie et la menace terroriste

[Alain Gresh – Le Monde Diplomatique – 1er Octobre 2008]

Dans une tribune publiée par le quotidien Le Monde du 1er octobre, et intitulée « Les démocraties face au terrorisme », Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, développe sa pensée. Et, pourrait-on dire, tous les poncifs de la doxa sécuritaire face à l’islamisme et au terrorisme.

« Le terrorisme est l’ennemi commun des démocraties. L’islamisme radical n’est certes pas le seul en cause, il demeure toutefois une priorité. Depuis plus de six ans, comme ministre de la défense puis de l’intérieur, j’en ai suivi les modalités, les évolutions et hélas les manifestations. Certaines réalités ne sont pas inutiles à rappeler. »

Le terrorisme, « un ennemi commun » ? Qu’y a-t-il de commun entre Al-Qaida, l’ETA basque, les Tigres tamouls ? En réalité, le seul ennemi, dans l’esprit de la ministre, c’est bien l’islamisme radical.

« La première est que la France est une cible potentielle, car ses valeurs : liberté, tolérance, respect des femmes, laïcité, droits de l’homme, sont en opposition avec celles de l’intégrisme. Elle n’est pas plus menacée que d’autres : ces dernières années ont vu plus d’attentats dans les pays musulmans qu’en Europe. Elle ne l’est pas moins : le démantèlement de réseaux et les arrestations d’islamistes sur notre sol le montrent. »

C’est une reprise sans aucune nuance du discours du président Bush : « ils » nous haïssent non pas à cause de notre politique, mais à cause des valeurs que nous représentons. A quoi Oussama Ben Laden répondait en substance que, si sa haine était dirigée en priorité contre la démocratie et les libertés, son principal objectif serait la Suède, et non les Etats-Unis. Ce type de raisonnement américain, repris par la ministre, a pour avantage (si l’on peut dire) qu’il dispense de toute réflexion sur les effets de la politique américaine ou occidentale dans le monde musulman. (suite…)


Ce n’est pas être paranoiaque que de prédire que cette nouvelle police secrète va devenir une officine au service des machinations du pouvoir en place… il suffit de se pencher sur l’histoire de France pour voir que, ces 150 dernières années, il n’y a jamais eu de police « secrète » en France qui n’ait été avant tout un outil pour éliminer les menaces « politiques » au pouvoir en place. Le terrorisme n’est qu’un épouvantail… ce qui est visé derrière lui, c’est la démocratie, la libre expression, l’état de Droit

Et comme par hasard, ce développement est pensé et initié par des gens comme Bauer, Raufer ou Knobel, dont le parcours politique et intellectuel montre qu’ils n’ont jamais été des partisans de la liberté d’expression.

Quand on est un autocrate donneur de leçon, sûr de son bon droit, ancien élève de l’école des cadres trotskiste passé au néo-conservatisme, on n’aime pas avoir à se soumettre à une opinion démocratique.

La naissance d’une police «secret défense», dans l’indifférence
[ Erich Inciyan -Mediapart.fr – 07/11/2008]

Il y a peu, les «carnets noirs» d’Yves Bertrand et le fichier Edvige ravivaient le spectre de la police secrète. Dans le même temps, un service policier totalement couvert par le «secret défense» était créé, fin juin, au ministère de l’intérieur. Cette Direction centrale du renseignement intérieur concentre les dossiers jusqu’alors divisés entre les RG et la DST. Elle s’intéresse notamment aux «phénomènes de société susceptibles, par leur caractère radical, leur inspiration ou leurs modes d’action, de porter atteinte à la sécurité nationale». Mais ses premiers pas n’ont suscité aucun débat.

Pareille absence de curiosité tient sans doute à l’extrême opacité dans laquelle évolue cette DCRI voulue par Nicolas Sarkozy. Tout y est couvert par le «secret de la défense nationale»: ses activités, ses moyens d’action interdits au commun des administrations, son mystérieux fichier Cristina, ses personnels et son organigramme, etc. Faut-il préciser que cette police de l’ombre travaille ainsi, très largement, à l’abri des investigations parlementaires, judiciaires et journalistiques?

D’un décret, d’un seul, le champ de la police secrète à la française a été considérablement élargi. Physiquement, pour commencer. La DCRI a accueilli le gros des effectifs des Renseignements généraux et de la Direction de la surveillance du territoire (tous deux disparus dans l’opération). Combien sont les agents du nouveau service? 3.300 fonctionnaires, comme l’affirme une source interne, ou 4.000, selon un communiqué du ministère de l’intérieur?

La question n’a rien d’anodin. Jusqu’alors, seul le «vrai» service secret de la police française (la DST et ses 1.700 agents) fonctionnait en effet sous le sceau du «secret défense», au nom de ses missions de contre-espionnage. Les fonctionnaires des RG n’étaient soumis, eux, qu’au devoir de réserve ordinairement imposé aux policiers. Au bas mot, les troupes de la police de l’ombre ont donc doublé. On se souvient alors des mots du fondateur de la DST, Roger Wybot, qui avait imposé le «secret défense» afin de mettre ses agents «à l’abri de toutes les indiscrétions et inquisitions administratives, parlementaires et autres».

Autre nouveauté, et de taille, de la présente réforme: la DCRI centralise l’intégralité des dossiers du renseignement policier. Du jamais vu en France! Les concepteurs de la réforme ont braqué les projecteurs sur la nécessité de supprimer les «doublons» et les missions qui, entre RG et DST, se chevauchaient. Mais la «modernisation» va beaucoup plus loin! La simple lecture du décret fondateur de la DCRI en donne une première idée: le nouveau service est chargé de «lutter, sur le territoire de la République, contre toutes les activités susceptibles de constituer une atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation».

Dans sa corbeille, la nouvelle police a reçu quatre types de missions d’une ampleur et d’une variété assez phénoménales. Primo, le contre-espionnage (surveiller les espions venus des pays étrangers). Secundo, la lutte contre le terrorisme et la protection du patrimoine économique. Tertio, le contrôle des communications pouvant porter atteinte «à la sûreté de l’Etat» et la surveillance de la cybercriminalité. Grosso modo, la DST assurait déjà ces trois missions. Mais le quarto constitue l’avancée la plus marquante: la DCRI surveille «les individus, groupes, organisations [ainsi que les] phénomènes de société, susceptibles, par leur caractère radical, leur inspiration ou leurs modes d’action, de porter atteinte à la sécurité nationale».

La violence en ligne rouge, que les «phénomènes de société» soient légitimes ou pas

Du côté de la DCRI, on se montre évidemment rassurant. La lutte antiterroriste constitue «le cœur de cible» du nouveau service, avec la «menace radicale islamiste» (sunnite, chiite, ou par zones géographiques) en priorité des priorités. «Il ne s’agit pas de s’intéresser aux cinq millions de musulmans qui vivent en France, mais au petit noyau qui va se radicaliser et porter préjudice à l’immense majorité de la communauté», ajoute-t-on de même source. Seront prioritairement ciblés les islamistes radicaux partant faire le Jihad armé à l’étranger (Afghanistan ou Irak) puis revenant en France. D’autres mouvements étrangers potentiellement violents, comme les Tigres tamouls sri-lankais, sont maintenus sous surveillance, tout comme ceux relevant de risques terroristes «internes» ou «séparatistes». A savoir les Basques (français ou espagnols), ou les Corses, qui seront visés dans la mesure où ils en viennent à utiliser la violence pour se faire entendre.

Dans sa ligne de mire, le nouveau service a aussi une nébuleuse plus problématique: les individus, mouvements et «phénomènes de société» pouvant recourir à la violence pour soutenir leurs revendications. Mais encore? Quels types de mouvements seront visés ? A partir de quel degré de menace éventuelle ? Il peut s’agir d’«anarcho-autonomes», qui se muent en «casseurs», ou de militants «anti-vivisection» prévoyant le saccage de laboratoires, répond-on de même source. (suite…)


[Les mots ont un sens – 14/11/2008]

Il fallait un ennemi qui fasse l’unanimité. Les Etats-Unis ont Al Qaida, la France aura dorénavant l’Ultra-gauche. Des terroristes indicibles, indétectables, surentrainés, des experts… des anarchistes !

27500 actes de malveillances en 2007 contre les biens et les installations de la SNCF. Mais ceux-là sont très particuliers, ils ont été réalisés par des experts. Des gens qui possédaient des manuels pour résister aux interrogatoires de la police, des gens qui se réunissaient  en secret pour refaire le monde, qui lisaient des livres sur l’anarchisme et, comble de l’extrémisme… ils possédaient des ordinateurs ! Ils avaient même réussi à se faire apprécier de leur village. C’est dire…

Des spécialistes surarmés

Sur TF1, on détaille les techniques des terroristes à grand renfort de détails. Au péril de leurs vies, ils se hissent sur les caténaires à 7 mètres de hauteur sur un câble de 25000 volts, et y posent un crochet qui, au passage du TGV, arrachait tout sur son passage. Curieusement, la plupart des incidents sont décrits comme ayant été provoqués par des blocs de béton déposés sur la voie, mais l’enquête journalistique suit son cours. Sur France 2, on évoque un attirail impressionnant, découvert lors des perquisitions : des livres, des barres métalliques, des cagoules, des fumigènes, des gilets pare-balles, ou encore… des tiges de fer. Armés jusqu’aux dents !

Une nébuleuse internationale

Autre détail croustillant, sur France 3 : ils ont protesté contre le CPE ! Et les images violentes défilent à l’écran. Ils ont manifesté en Allemagne ! Et les images violentes défilent à l’écran. Ils ont défilé aux Etats-Unis devant une caserne militaire ! Et les images violentes défilent à l’écran. D’ailleurs, cette caserne a été la cible d’un attentat un mois après, bizarre… Autre détail très important, l’opération de sabotage a été saluée par un groupe libertaire est-allemand. La preuve !

… surveillée par la police et le FBI

On en appelle aussi à l’expertise des techniciens de la SNCF. Aucun doute, il s’agit de sabotage, si quelqu’un en doutait encore. On en appelle aussi à l’expertise des experts, aucun doute, l’ultra-gauche est dangereuse, car indépendante et hors de contrôle : anarcho-autonomes, selon le ministère de la Justice. D’ailleurs, de nombreux rapports des RG le soulignent : les gens dangereux sont dangereux. La presse se risque même à reproduire les propos d’Alain Bauer, spécialiste parmi les spécialistes, sarkozyste parmi les sarkozystes, qui ose un rapprochement avec le groupe terroriste « Action Directe ». Sur France 3, Michèle Alliot-Marie déclare que ces gens étaient sous surveillance depuis longtemps, qu’ils ont été vus à proximité de voies TGV, que des rapprochements ont été faits, qu’ils étaient aussi sous surveillance du FBI, etc. La police et le FBI les auraient donc laissé faire ? « Il s’agissait donc bien d’actes de terrorisme » conclut le journaliste. CQFD.

Jugement sans appel d’une habitante de Tarnac : « On n’imaginait pas qu’ils étaient à la limite du terrorisme. Vous savez, les RG, en général, ils ne font pas de descente pour rien« … Tout est dit. Mais à chaque fois, après ce déferlement de témoignages à charge, un journaliste conclut le reportage, devant un bâtiment officiel orné de drapeaux tricolores, par une résurgence d’esprit journalistique : « on ne sait pas grand chose, il n’y a pas de preuve ». Ce qui a été confirmé par plusieurs sources judiciaires. Aucune preuve. Rien… au moment où l’on vous parle.

Une enquête ? Quelle enquête ?

Pire, même. Selon une information Europe 1, les dix gardés à vue n’ont pas été interpellés dans le cadre de l’enquête sur les sabotages de la SNCF, mais dans celui d’une enquête préliminaire ouverte le 16 avril par le parquet anti-terroriste. Cette enquête vise aujourd’hui à établir leur rôle dans des violences qui ont eu lieu lors de manifestations à Vichy début novembre et à Thessalonique début septembre. SNCF : « donner au train des idées d’avance« , dit le slogan, et aux journalistes, aussi…

Et si on trouvait des traces d’un compte bancaire, on pourrait aussi les accuser d’avoir fomenté la crise financière ? Les journalistes veillent au grain…

http://www.lesmotsontunsens.com/ultra-gauche-enquete-police-relaxe-innocents-crise-financiere-2540


Cet article du plumitif du Figaro est un chef d’oeuvre de désinformation et de manipulation de l’opinion. Il se trouve que nous connaissons certains des interpellés de Tarnac et nous ne les reconnaissons absolument pas dans le portrait « tremblez braves gens » qui est dressé ici… Outre la soupe qu’il sert complaisamment à Alliot-Marie, le journaliste utilise tous les petits procédés rhétoriques pour faire croire à un vaste complot de fous nihilistes s’apprétant à faire sauter l’Etat… tout est bon pour faire peur au populo et lui faire accepter encore plus de surveillance… et détourner son attention des mesures gouvernementales en cours…

Sabotages de la SNCF : la piste de l’ultragauche

[ Christophe Cornevin – LE FIGARO – 12/11/2008 ]

Susceptibles d’être violents, ces nihilistes clandestins voulaient s’attaquer à un symbole de l’État.

Les saboteurs du rail auraient presque pu être interpellés en flagrant délit tant ils étaient surveillés depuis des mois par les services de renseignements.

(NdL&I : Ils étaient surveillés et malgré cela ils ont pu réaliser une opération à la logistique aussi lourde, au nez et à la barbe de leurs surveillants ? Et ce alors que la majorité du groupe n’a pas quitté Tarnac aux dates où les sabotages ont eu lieu ? Soit ces mecs sont très forts, soit les flics sont très cons)

Il aura donc fallu une enquête éclair d’à peine 48 heures avant de démanteler le groupuscule d’ultragauche qui a posé dans la nuit de vendredi à samedi dernier cinq pièges d’acier sur les caténaires du réseau SNCF enfin d’en perturber le trafic.

Mardi, pas moins de dix personnes – cinq hommes, quatre de leurs compagnes et la mère d’un dernier – ont été interpellées par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et les gendarmes à Rouen, Paris, Limoges, dans la région de Nancy ainsi qu’à Tarnac. C’est d’ailleurs dans ce petit village corrézien que les gendarmes ont appréhendé, retranchés dans une ferme isolée, le «cerveau» et deux femmes membres présumées du réseau.

(NdL&I : Le « cerveau » est un « deep ecologist » de 33 ans qui cultive ses propres légumes et a participé aux blocages des trains CASTOR aux côtés de dangereux terroristes comme Dominique Plancke, élu du Nord. Il a aussi manifesté contre le CPE, a signé des pétitions contre EDVIGE et lit le journal « La Décroissance ». Avec un profil pareil, il est bon pour Guantanamo… tout comme un paquet d’autres gens en France )

Présentés comme «appartenant à l’ultragauche, mouvance anarcho-autonome», les suspects, en totale rupture de ban avec la société, vivaient en communauté. «Leur vie autarcique, qui n’avait aucune connotation sectaire, garantissait leur clandestinité», précise un policier. Embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Âgés de 25 à 35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme «potentiellement très violents» étaient articulés autour d’un petit «noyau dur» d’activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation.

(NdL&I : Ils étaient tellement clandestins qu’ils avaient un site Web !!!! Et ils fuyaient tellement le regard des riverains qu’ils habitaient à côté de la mairie et tenaient une épicerie… et jouaient aux boules avec le Maire !!!

Quand au fichage, pour actes de violence, il s’agit des classiques interpellations pour barbouillage de panneaux de pub… et le traditionnel « outrage » qui accompagne désormais toute arrestation de militants lors d’une manif quelconque…

Mais le plumitif veut nous faire croire qu’il s’agit d’une version moderne de la Bande à Bonnot. Ca tombe bien, il y a un film sur la Bande à Baader au cinoche !)

Aucun ne travaillait

Deux d’entre eux avaient notamment été repérés à la fin de janvier pour des troubles à l’ordre public provoqués en marge d’une réunion anarchiste se tenant à Times Square à New York. Avec une rare véhémence, ils protestaient alors devant un centre de recrutement de l’armée américaine qui, d’ailleurs, a été frappé par un attentat le mois suivant. En France, le groupuscule s’était distingué lors des manifestations lycéennes de décembre 2007 ou, plus récemment, parmi les associatifs appelant à la disparition du fichier de police Edvige.

(NdL&I : Des chomeurs terroristes qui réussissent à se payer un billet d’avion pour New York, au plus fort de l’hystérie sécuritaire US ? Tu nous prends pour des cons Christophe ? Quand aux manifestations anti-CPE ou anti-EDVIGE, le Figaro est trop content de servir la soupe à sa copine Alliot-Marie et de réduire les manifestants à des « terroristes en puissance ».)

A priori, aucun d’entre eux ne travaillait. «Cela ne correspondait pas à leur philosophie», lâche un enquêteur.

(NdL&I : On aimerait savoir qui est cet « enquêteur ». Si par « ne pas travailler » il entend que ces personnes n’étaient pas des salariés « metro-boulot-dodo », alors en effet… mais dans ce cas là il y a des millions de personnes – agriculteurs, commercants, artisans – qui « ne travaillent pas » en France. Probablement parce que cela ne « correspond pas à leur philosophie »… Encore une fois, le plumitif tente de nous dresser un tableau de nihilistes oisifs et tarés, vivant aux crochets de la « bonne société ». Tremblez braves gens ! )

Les femmes de la bande, (NdL&I :Notez l’élégance toute phallocratique de l’expression, « les femmses de la bande ». ) quant à elles, sont plus volontiers dépeintes sous les traits de «filles de bonne famille issues de la bourgeoisie de province». Un profil somme toute guère étonnant au regard de la jeune fille chic en Burberry qui répondait au nom de Joëlle Aubron à l’époque d’Action Directe.

(NdL&I : Aaaah, en 30 ans, aucun des arguments de la droite n’a changé. Les radicaux sont toujours des fils de bourgeois dégénérés et des petites jeunes filles écervelées… un grand classique. Or dans le cas présent, les membres du groupe sont issus de familles RMIstes, enseignants, petits-fonctionnaires, agriculteurs… on est loin de la bourgeoisie dégénérée qui fréquente les écoles de journalisme et les cafés du Boulevard Hausmann )

Dès son arrivée au ministère de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, très sensible aux «risques de résurgence violente de l’extrême gauche radicale», a demandé à ses services de renforcer les surveillances.

(NdL&I : C’est bien Christophe, bon toutou, tu n’oublies pas de citer ta patronne… mais il fallait nous le dire tout de suite que tu bossais pour le Service d’information du Ministère de l’Intérieur. )

Les agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex RG-DST), qui avaient secrètement déployé leurs antennes, ont ciblé et identifié avec patience les «objectifs» appréhendés mardi. Olivier Besancenot, le leader trotskiste, a affirmé que les actes de sabotage «ne sont pas et ne seront jamais ceux de la LCR», tandis que SUD-Rail a mis en garde «ceux qui frisent la diffamation en voulant confondre terrorisme et action syndicale».

Déjà confondus par des éléments techniques, dont de l’ADN, les saboteurs du rail devront expliquer la présence de matériel d’escalade confisqué en perquisition à leur domicile. «Nous commençons à imaginer comment ils ont fixé les fers à béton sur les caténaires, confiait mardi après-midi une source proche de l’enquête. En revanche, nous tentons toujours de comprendre comment ils ont pu intervenir sur des câbles dans lesquels courent 25 000 volts…»

(NdL&I : Aucune mention du fait que la plupart des appréhendés ont été relachés avant même le découlement du délai légal… quand aux « confondus par des éléments techniques », on brûle de connaître le dossier !!! )

Dans la mesure où aucun cheminot ne figure parmi les suspects, reste à déterminer s’ils ont bénéficié d’une aide extérieure. «Ces gens ont voulu s’attaquer à la SNCF, car c’est un symbole de l’État et ils savaient que leurs actes auraient un fort retentissement médiatique», a affirmé Michèle Alliot-Marie.

(NdL&I : Elle en sait des choses Michelle dis donc. Pour notre part, il s’agissait plutot d’opérations de répétition en vue de blocages de trains nucléaires. La technique du crochet à catenaire est abondamment décrite dans la « Direkte Aktionen Fibel » publiée par les anti-nucléaires allemands et librement en vente dans la moindre boutique « radikal » de Berlin. Le PDF est disponible sur tous les réseaux P2P. )

Mais mardi, alors qu’un dernier suspect était recherché, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) s’attendait à ce que les suspects ne soient guère loquaces pendant les 96 heures que doit durer leur garde à vue. Ils encourent trois à dix ans d’emprisonnement et jusqu’à 75 000 euros d’amende.


NOUVEL AVIS DE CATASTROPHE… PAS NATURELLE ?

[La Chronique Agora – 25/06/2008]

(…) Un an plus tard, il ne se passe pas une semaine sans que des rumeurs de fermeture de fonds ou de reprises d’actifs dans les bilans — comprenez, le remboursement d’une partie de leur argent à de gros clients qui sans cela auraient tout perdu — ne circulent dans les salles de marché.

Aujourd’hui, ce sont les fonds souverains qui détiennent les cordons de la bourse planétaire. Et eux, ils n’ont pas besoin de s’endetter pour prendre possession — comme on assemble patiemment un puzzle — des vaisseaux amiraux de la finance internationale et pour décider du destin de millions de clients probablement pour des décennies.

Il leur suffit d’attendre la prochaine vague de dépréciations d’actifs et surtout l’éclatement au grand jour de la bulle des CDS. A ce propos, selon le Financial Times, généralement bien informé, les monoliners Ambac, FGIC et MBIA seraient en train de négocier rien moins que l’annulation de 125 milliards de dollars de contrats d’assurance (CDS) couvrant des CDO (paquets de dettes synthétiques constitués de tous les dérivés de crédit à haut risque imaginables).

Pour rendre cette affaire plus parlante, imaginez qu’au lendemain du passage de l’ouragan Katrina fin août 2006, les principaux assureurs de la Nouvelle-Orléans aient demandé aux habitants des quartiers inondés de renoncer volontairement au versement des primes prévues en cas de rupture des digues, au motif que si chacun réclame son dû, les rehausseurs de crédit devront mettre la clé sous la porte… et si un tel cas de figure survenait, plus personne ne toucherait un seul centime dans tout le pays en cas d’accident de voiture, de vol ou d’incendie.

Les Etats-Unis — et de nombreux pays — disposent d’une parade pour sauver les réassureurs et, par ricochet, la confiance dans le système : elle consiste à décréter l’état de catastrophe naturelle dans les zones les plus gravement sinistrées.  C’est la solidarité nationale — le budget de la nation — qui se substitue aux entreprises privées… et personne n’y trouve rien à redire car il y va du salut de dizaines, voir de centaines de milliers d’individus.

Dans le cas de négociations visant à soulager les monoliners du fardeau des CDS, il s’agirait d’épargner à de richissimes institutions financières — ayant mal calculé leurs risques — la pénible obligation de verser des sommes colossales à leurs richissimes clients. Clients qui auraient abusé leur confiance avec la complicité des agences de rating qui notaient triple A des lingots de plomb recouverts d’une mince pellicule d’or fin.

De nombreux observateurs s’étonnent que les monoliners n’aient pas eu la tentation de gratter un peu la surface alors que les masses d’or qu’ils s’engageaient à couvrir représentaient symboliquement plusieurs fois la quantité extraite sur la planète Terre depuis les premiers pharaons d’Egypte. Ils ont assuré des pyramides de dettes plus imposantes que celle de Kheops alors que la totalité des stocks d’or connus représenterait l’équivalent des 15 derniers mètres de l’édifice !

Faut-il leur pardonner un tel aveuglement au nom de l’aléa moral sous prétexte que leur faillite entraînera celle d’une cascade d’autres institutions financières, dans le cadre d’une spirale qui ne serait pas sans rappeler la crise de 1929 ?

Pensez-vous que la Fed puisse sortir de son chapeau un nouveau décret de « catastrophe pas naturelle » sur le modèle de Bear Stearns ou de Northern Rock ? Pourra-t-elle faire jouer la solidarité, c’est-à-dire en appeler au contribuable ? N’oublions pas que nombre d’entre eux sont sous le coup d’une expulsion ou d’une saisie — sans état d’âme — ordonnée par ceux-là même qui les appelleraient maintenant à la rescousse…

Et tout ceci au nom de la sauvegarde du libéralisme et de la prétendue capacité des marchés à déterminer la juste valeur des actifs ainsi que la meilleure estimation des risques !

Beaucoup doutent à présent de la possibilité d’une telle issue… et il serait imprudent de miser sur l’altruisme des fonds souverains. Les choses pourraient donc rapidement mal tourner et cela se paye cash.

http://www.la-chronique-agora.com

 


<<Guichetier de la Poste, c’est un travail particulièrement réservé aux déficients mentaux dont on a pas voulu à la Gendarmerie ou à l’Armée>> – ce n’est pas moi qui le dit, c’est Marcel Aymé il y a 60 ans… comme quoi.

 

[Blog Indociles – 24/06/2008]
Le 20 novembre, Dominique, ingénieur, en arrêt de longue maladie, est allé à la Poste pour presque rien. Un mandat de 9,50 euros à retirer. A Crecy la Chapelle en Seine et Marne.

« On m’a demandé une pièce d’identité, raconte-t-il. Je l’ai présentée. Mais cette carte a été faite, il y a six mois, quand j’étais en chimio… Je n’ai pas de cheveux sur la photo. Mes cheveux ont repoussé depuis. L’employée m’a dit: « il n’y a pas de cheveux… « . Alors j’ai sorti mon permis, et elle m’a dit la même chose :  » Mais c’est pareil: il n’y a toujours pas de cheveux ». Alors j’ai sorti la photocopie de mon ancien permis. L’employée m’a dit « ah bon, je vais voir avec ma chef si elle peut signer ».

J’ai attendu au guichet, et c’est là que j’ai vu arriver deux gendarmes. Je n’ai pas cru que ça pouvait être pour moi… Mais si: trente secondes plus tard, l’un d’eux m’a dit: « vous voulez bien nous suivre monsieur ». La poste avait appellé la gendarmerie! J’ai dit aux gendarmes que je voulais leur parler en particulier. Ils m’ont traité comme un enfant. Ils m’ont dit de me taire, et m’ont menacé de me placer en garde à vue. Il a fallu que je me taise. Et j’ai dû leur expliquer que j’avais été en chimio. Ils m’ont reproché d’avoir la photocopie de mon permis de conduire. « C’est interdit », m’ont-ils dit. J’ai écouté. Ils ont déchiré la photocopie sous mes yeux. Puis ils sont partis. Je suis retourné au guichet, et l’employée m’a dit « attendez, je vais voir »…. Elle n’avait toujours pas l’accord de sa chef. Je suis parti sans attendre. Je n’arrive pas à m’en remettre. »

Dominique a songé à porter plainte. « Abus d’autorité peut-être? », suggère-t-il. « En tous cas, si vous avez un cancer, évitez la Poste! », conclut-il. De son côté, la responsable du bureau de poste de Crécy la
Chapelle, jointe au téléphone estime, sans l’ombre d’un doute, avoir fait son « devoir ».

http://indociles.blogs.liberation.fr/laske/2007/11/vos-papiers.html


[Addison Wiggin – Chronique Agora – 27/05/2008]

(Extrait du livre d’Addison Wiggin, Le Déclin du Dollar)

Une récession est un recul, un déclin du PIB, de l’emploi et du commerce. Il n’est pas étonnant de voir que la plupart des gens considèrent de telles forces économiques en termes de pertes d’emploi, ce qui n’est qu’un seul aspect de l’ensemble du tableau. Mais tout comme la récession a une signification large, il en va de même pour la reprise.

Par le passé, les récessions américaines résultaient d’une politique monétaire et de crédit stricte. Cela se traduisait par des difficultés à obtenir des prêts (surtout pour les propriétaires immobiliers et les petites entreprises). Un des symptômes d’une récession, c’était qu’on entendait les gens dire que leurs finances étaient « un peu justes ».

On entend rarement ce genre de choses actuellement. Pourquoi ? Parce que l’argent n’est plus « juste » de nos jours ; il a simplement de moins en moins de valeur. Les récessions à l’ancienne, et la politique monétaire stricte qui allait avec, forçaient les consommateurs et les entreprises à réduire leurs excès d’emprunts et de dépenses — ils devaient se serrer la ceinture. Ce changement de comportement finissait par rééquilibrer l’économie et le système financier. Moins recourir au crédit lors d’une récession est une forme de diète économique. Il faut maigrir, suite au resserrement monétaire, de manière à ce que l’économie puisse à nouveau entrer dans les pantalons moulants qu’elle portait l’été précédent. La plupart d’entre nous savent exactement ce que c’est, et ce que cela signifie.

Quelque chose a changé aux Etats-Unis. L’économie du pays est frappée d’obésité morbide, et ses citoyens ont abandonné depuis longtemps tout désir de perdre du poids. Ils achètent simplement des espérances de plus en plus grosses. Ils vivent dans une bulle.

Lorsque nous intervenons lors de conférences et parlons aux gens un peu partout aux Etats-Unis, nous sommes souvent surpris par le peu de connaissance qu’ils ont sur l’argent qu’ils mettent dans leur portefeuille. Depuis 1913 et l’approbation du Federal Reserve Act, le gouvernement fédéral a cédé à des intérêts privés le pouvoir sur l’argent qui lui a été expressément attribué par la Constitution. L’article I de la Constitution américaine donne au Congrès le pouvoir de battre monnaie et d’en réguler la valeur. Mais ce pouvoir a été délégué à la Fed, qui est, dans les faits, un cartel bancaire et ne fait pas partie du Congrès. Il ne s’agit pas là de politique ou d’économie ennuyeuse. En permettant à la Fed d’avoir ce pouvoir, les citoyens n’ont plus voix directe sur la manière dont la politique monétaire est décidée — non que cela soit très utile, de toute façon. La perte de l’argent sain — de l’argent adossé à un actif tangible, plutôt qu’à un procédé gouvernemental — est le déséquilibre principal affligeant le dollar.

Les passages du pic au gouffre constatés lors de récessions passées prouvent cet argument : les Etats-Unis ont modifié leur manière de prendre et perdre du poids économique, et ils ne retrouvent pas la santé comme avant ; quelque chose a radicalement changé et — comme dans des sables mouvants — le pays s’enfonce peu à peu.

Voilà pourquoi la crise du dollar est invisible. Personne ne veut vraiment s’y intéresser, et la Fed permet de l’ignorer en déclarant que tout va bien. Tant que les sociétés de cartes de crédit continuent de distribuer leurs rectangles de plastique et d’augmenter les plafonds des cartes, pourquoi s’inquiéter ? Voilà qui définit en une phrase le problème économique qui sous-tend l’effondrement du billet vert.

Un économiste balaierait ces changements d’un revers de la main, décrétant qu’ils sont cycliques, ou qu’il s’agit tout simplement du signe que, lors de la dernière reprise, la balance a penché du côté de la consommation — ce qui affecte l’issue du problème. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Si nous ne sommes plus prêts à accepter un resserrement monétaire comme une réalité indissociable de la partie baissière du cycle économique, comment pouvons-nous maintenir une croissance économique ? Combien en faudra-t-il ? Et que se passera-t-il lorsque les excès de dettes et de crédit, apparemment infinis, finiront par rattraper les Etats-Unis ?

(*) Addison Wiggin est le Directeur du Daily Reckoning, l’équivalent américain de La Chronique Agora. Mr Wiggin étudie, commente et écrit sur les marchés depuis plus de dix ans. Avec un master de philosophie de l’université de St John, il adopte un point de vue global et contrarien sur les marchés américains et mondiaux.

http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/AddisonWiggin.html


[Communiqué du Réseau Voltaire – 13/05/2008]

Depuis sa création, le Réseau Voltaire n’a cessé d’ouvrir des débats et de susciter des polémiques. Ses adversaires ont lancé des campagnes visant à l’intimider ou à le discréditer. Aujourd’hui, ils veulent le faire disparaître.

Au cours des six dernières années, le département US de la Défense a interdit aux grands médias d’évoquer notre action sous peine de suppression de leurs accréditations ; le département d’État nous a classé parmi les « principales sources de désinformation anti-américaine dans le monde » (probablement un hommage du vice à la vertu) ; des émissaires du Conseil de sécurité nationale des États-Unis nous ont présenté des offres de corruption ; une unité spécialisée de Tsahal a hacké notre site Internet ; des contrats ont été lancés contre notre président et contre certains de nos collaborateurs sud-américains. Cependant, jusqu’en mai, les autorités françaises ont garanti notre sécurité physique, notre liberté de circulation et d’expression. Il en va autrement aujourd’hui : les pressions sont plus fortes, elles s’étendent à notre entourage, et nous ne pouvons plus compter sur la bienveillance de la France.

Nos principaux collaborateurs parisiens ont non seulement été placés sur écoutes, mais ont fait l’objet de filatures permanentes pour identifier nos sources d’information. De proche en proche, cette surveillance s’est étendue à nos familles et à nos amis. (suite…)


[VNU Net – 13/05/2008]
Des routeurs contrefaits pourraient contenir des malwares, déclare l’agence d’investigation gouvernementale américaine.

Le Federal Bureau of Investigations (FBI) a dévoilé certains détails concernant son enquête sur du matériel Cisco acheté par le gouvernement américain mais piraté. L’opération Cisco Raider a été mise en route après que les départements gouvernementaux se soient plaints d’avoir acheté du matériel de réseau qui, bien que de marque Cisco, avaient été construits par des fabricants tiers.

Après enquête, il a été déterminé que plus de 3500 articles piratés ont été vendus au gouvernement pour une valeur de 3,5 millions de dollars. « La vente libre de matériel de réseau contrefait est un facteur de risque significatif pour la sécurité publique et doit être arrêtée », déclare Alice S. Fisher, Procureur général adjoint au niveau fédéral.

« Il est d’une importance capitale que les administrateurs de réseaux des secteurs privé et gouvernemental fasse rapidement le nécessaire pour empêcher l’installation de matériel contrefaits dans leurs réseaux. »»…

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/05/14/le_fbi_se_preoccupe_de_l_equipement_reseau_cisco_qui_a_ete_pirate


[Legalis Net – 17/04/2008]

Le régime de responsabilité des hébergeurs, prévu par la loi pour la confiance dans l’économie numérique, doit évoluer, concluent les députés Jean Dionis du Séjour et Corinne Erhel, auteurs d’un rapport d’information sur l’application de cette législation.

Bien que la LCEN n’ait que 4 ans, il faudrait déjà la moderniser pour prendre en compte l’évolution de l’internet, et notamment l’explosion du web 2.0 et les demandes des acteurs de l’internet soumis à une multiplication de procédures judiciaires. Telle n’est cependant pas l’opinion du gouvernement qui, a priori, ne serait pas partisan de toucher au statut des hébergeurs.

Par ailleurs, Charlie McCreevy, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, reste opposé à une réforme de la directive « commerce électronique » dont le régime de responsabilité des hébergeurs est issu. Jean Dionis du Séjour est frappé par la multiplication des contentieux, alors que selon lui la LCEN est parfaitement claire. Elle a créé un statut d’hébergeur distinct de celui d’éditeur. Le député estime donc que « cette distinction ne doit pas être vidée de son sens par des décisions de justice ».

http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=2277


[Small Brother – 11 mai 2008]
L’information a été publiée par différents blogs: une voiture surmontée par un impressionnant dispositif de prises de vues à 360° sillonne les rues de différentes villes françaises comme Lille ou Paris. L’opération est réalisée par Google qui alimente ainsi son nouveau système Street View associé à Google Earth et qui permet de visiter les lieux comme si on y était.

Après la cartographie et les vues satellites, il s’agit donc d’un raffinement qui franchit un pas parfois problématique. En effet, les rues ne sont pas photographiées vides et Google va devoir régler l’épineux problème du droit à l’image. Comment vont réagir les personnes qui vont se trouver ainsi exposées au yeux du monde entier, souvent sans même s’être rendues compte qu’elles étaient photographiées? Le plus simple, pour Google, est sans doute de flouter systématiquement les visages et les plaques d’immatriculation…

http://www.smallbrothers.org/actu_Google_photographie_rues_Paris_11_05_2008.htm


Et encore, elle a de la chance, elle s’appelle Julie…  si elle s’appelait Fatima ou Fatou, elle atteindrait même pas le plafond de verre…

[L’Expansion – 30/04/2008]

Des obstacles invisibles à la promotion des femmes en entreprise? Ailleurs peut-être, mais pas chez nous…

http://www.lexpansion.com/carriere/le-plafond-de-verre_151493.html?xtor=ES-103


Des produits de plastique dans la mire de Santé Canada :Plusieurs produits de la vie courante, dont certains biberons, contiennent des bisphénols A (BPA).

[Ariane Lacoursière – La Presse – 15/04/2008]

Dès le mois de mai, ces molécules qui se retrouvent aussi bien dans les canettes de boissons gazeuses que sur les revêtements de CD pourraient être qualifiées de «dangereuses» par le gouvernement. Des entreprises ont déjà commencé à retirer de leurs tablettes les produits contenant des bisphénols A.

Biberons, bouteilles, canettes, casques de hockey, scellants dentaires… Plusieurs produits de la vie courante contiennent des bisphénols A (BPA). «Ces molécules sont utilisées pour faire du polycarbonate, un plastique dur et transparent», explique Pierre Ayotte, de l’Institut national de santé publique du Québec.

En février dernier, les BPA ont fait les manchettes au Canada. Des groupes de consommateurs s’étaient inquiétés du fait que plus de 90% des biberons en plastique vendus au pays sont composés de cette substance.

C’est l’influence hormonale des BPA qui soulève la controverse. Les bisphénols A agissent un peu comme des oestrogènes. Chez l’humain, ils peuvent entraîner des débalancements hormonaux. On les soupçonne aussi de causer les cancers de la prostate et du sein.

«Chaque fois qu’on utilise un biberon ou une bouteille qui contient des bisphénols A, une petite quantité se libère», explique M. Ayotte. Il est toutefois difficile de savoir si la dose libérée est suffisante pour avoir des effets néfastes sur la santé. Les études sont contradictoires sur le sujet.

Malgré tout, Santé Canada classera les bisphénols A et une quinzaine d’autres produits dans les «substances dangereuses» dès la mi-mai, selon le quotidien Toronto Star. Santé Canada refuse pour l’instant de le confirmer. «Le ministre (de la Santé) a dit que quand il aura une annonce à faire, il la fera», s’est contenté de dire un porte-parole de l’organisme.

Si le gouvernement allait de l’avant, le Canada deviendrait le premier pays au monde à qualifier les BPA de dangereux. Il ne fera probablement pas bande à part très longtemps. Mardi, le National Toxicology Program des États-Unis a annoncé avoir réalisé une étude prouvant que les bisphénols A peuvent être dangereux pour la santé.

Même si le Canada n’a pas encore présenté sa position, certaines compagnies ont déjà commencé à réagir. Mardi, le Groupe Forzani, propriétaire de 64 Sports Experts au Québec, a entrepris de retirer toutes les bouteilles d’eau contenant des BPA des tablettes de ses magasins.

La Compagnie de la Baie d’Hudson a aussi annoncé le retrait de tous les produits pour bébés contenant des BPA.

Les chaînes Mountain Equipment Co-op et Lululemon Athletica vendent depuis quelques semaines des bouteilles d’eau sans bisphénol A.

Quelle bouteille choisir ? Seuls les plastiques durs et transparents, comme celui des bouteilles de sport, contiennent des bisphénols A. Les plastiques mous, comme ceux des bouteilles d’eau Naya et d’autres marques, n’en contiennent pas. Pour savoir si un plastique est un polycarbonate (contenant des BPA), on peut regarder le sceau de recyclage. Les polycarbonates sont représentés par le chiffre 7 dans le petit triangle fléché, accompagné des lettres PC.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080417/CPACTUEL/804170678/6688/CPACTUEL03


Pour une fois, je suis d’accord….

La "contre-banderole" du PSG
[Pingoo – 15/04/2008]

J’avais pas vu ça tiens, on en a peu parlé surtout… Une banderole récement déployée par les suporters de PSG, qui ne s’attaque cette fois pas à ces pauvres gens du nord, mais aux médias. Plutôt bien vue.

Sinon pour ceux qui aiment les banderoles, y’en a tout plein ici :).

http://www.pingoo.com/2008/04/15/au-psg-on-aime-les-banderoles-en-fait/


Il n’y a pas qu’aux pochetrons que la police fait les poches… si vous allez à une manif, évitez d’avoir trop de fric sur vous en cas de garde à vue. Il arrive souvent qu’il manque un billet de 20 Euros par ci, par là, au moment où on vous rend vos affaires. Trop content de ressortir, vous ne dites rien, et hop !

Les flics ne feront plus les poches aux pochetrons, décrète l’Intérieur

[Bakchich – 15/04/2008]

Dans une note de service que s’est procuré « Bakchich », le directeur central de la Sécurité publique demande à toutes ses brigades d’arrêter de prélever illégalement de l’argent sur les personnes arrêtées en état d’ivresse sur la voie publique comme c’est encore le cas dans « certains services ». Les flics vont trinquer… ou plutôt ne trinqueront plus.

Sarko III, c’est parti. On nous l’avait promis, l’élan réformateur est en route et rien ne pourra l’arrêter. Première pierre de l’édifice, et dieu sait si le chantier est vaste, l’Ivresse Publique et Manifeste (IPM) ! Eric le Douaron en a même la gueule de bois. Dans une note de service datée du 23 janvier 2008, que Bakchich s’est procurée, le directeur central de la Sécurité publique s’adresse à ses troupes pour les rappeler à l’ordre. Désormais nos amis en casquette sont priés de ne plus prélever de « somme forfaitaire » lors de la « fouille des personnes placées en dégrisement ». Une « somme forfaitaire » qui atterrissait, jusque là, tout droit dans les « caisses dites des ‘IPM’ ».

Veuillez pardonner la maison poulaga, tout ceci relève d’un léger problème d’interprétation. En effet, le code de la santé publique prévoit qu’ « une personne trouvée en état d’ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabaret ou autres lieux publics, est, par mesure de police, conduite à ses frais au poste le plus voisin ou dans une chambre de sûreté, pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré la raison ».

Certains de nos braves flics, qu’on ne saurait soupçonner de mauvaise foi, avaient lu : « Bourré tu es, prélevé tu seras, le pot de fin de semaine tu financeras ! ». Plus sérieusement, Bakchich a tenté de savoir où allait l’argent de ces « caisses IPM », mais en v(a)in.

Treize ans pour réagir

Et comme le souligne Le Douaron dans sa note : « L’état du droit interdit aujourd’hui de mettre en œuvre ce recouvrement. » Ces mystérieuses caisses ‘IPM’ « sont en effet prohibées depuis la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité du 21 janvier 1995 dont l’article 25 fait obligation de verser au fond de concours abondant le budget de ministère de l’Intérieur les sommes qui peuvent être prélevées à l’occasion de l’activité des services de police. » Treize ans après, il était temps d’apporter cette éclairante précision et ainsi couper la tête du verre solitaire.

Et le directeur de la sécurité publique, perspicace, de noter : « la perception et l’utilisation de ces fonds irrégulièrement collectés érigent les fonctionnaires concernés gestionnaires de fait des deniers de l’État. » Effectivement, l’idée fait frémir. Voilà bien le genre de nouvelles que l’on aimerait consommer avec modération.

http://www.bakchich.info/article3367.html


[The Raw Story | Daily Show – 9/04/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Jon Stewart a ouvert son émission en citant le récent rapport sur la sécurité des avions aux Etats-Unis, rapport qui relève des milliers de cas de trains d’aterrissage déféctueux, d’électronique défaillante, de fissures dans le fuselage, les hublots et les pare-brise, de systèmes anti-incendie hors d’usage ou encore d’écrous et rivets de mauvaise qualité.

Pour économiser sur leurs marges, de très nombreuses compagnies d’aviation rognent sur le coût de la maintenance et des réparations » a déclaré Stewart, « et quand les inspecteurs de la Federal Aviation Administration ont signalé la chose à leur administration, leurs chefs leur ont dit d’aller se faire voir. … Ainsi, quand un inspecteur de la FAA a rédigé un rapport désastreux sur la sécurité chez Southwest Airline, la compagnie s’est plainte à la FAA et a demandé qu’on lui envoie un inspecteur moins zélé. Et bien, la FAA a muté l’inspecteur et a envoyé un agent plus docile. »

C’est quand même drôle ; quand vous prenez l’avion dans ce pays, on vous examine de pied en cap et on vous passe aux rayons X. L’avion dans lequel vous allez monter par contre, a tout juste eu droit à un coup d’aspirateur, et encore !

Il faut bien comprendre, que pour l’administration actuelle, si un passager fait exploser un avion, alors c’est un échec de la guerre contre le terrorisme. Par contre si l’avion explose pour une raison technique, alors c’est simplement le marché qui s’autorégule. »

Le collègue de Stewart, Jason Jones a souligné la similitude entre les rapports sur la manière dont la FAA se charge d’assurer la sécurité des avions et les rapports sur la gestion de l’administration de veille sanitaire  (FDA Food and Drug Administration) ou encore la protection de l’environnement (EPA Environmental Protection Agency) et la gestion de la sécurité dans les mines.

Ce n’est pas une similitude, c’est une litanie sanglante de « c’est la faute à pas de chance ». Cela va de la gestion catastrophique des secours suite au cyclone Katrina à l’affirmation par Mme  Todd Whitman, directrice de l’EPA, qui voulait nous faire croire qu’il n’y avait rien de toxique dans les fumées et poussières du World Trade Centre. Et puis il y a les nombreuses catastrophes minières, les digues qui lachent, le réchauffement climatique, les jouets fabriqués avec des peintures toxiques, les additifs « sans danger » dans la nourriture qui s’avèrent toxiques…. »

« Ces gens là sont d’une incompétence incroyable » à commenté Stewart.

Jones a eu un rire nerveux : »Oh, ce n’est pas de l’incompétence, et c’est bien cela qui me fait peur ! Si ces gens là étaient vraiment incompétentes à ce point là, elles ne seraient pas capable de manger avec un couteau et une fourchette ou de s’habiller tous seuls. Des incompétents à ce point ne seraient pas capables de diriger des administrations de cette taille là. « 

http://rawstory.com/news/2008/Daily_Show_Bush_Admin._mosaic_painted_0409.html


Gartner annonce « la fin de Windows tel qu’on le connaît »

[Le Monde Informatique – 11/04/2008]
C’est au fin fond du plus grand hôtel de Las Vegas que deux analystes de Gartner, Michael Silver et Neil MacDonald, ont lâché la bombe : « Windows s’effondre ». S’exprimant dans le cadre du Symposium Itxpo, cycle de conférences régulier ouvert aux clients de Gartner, les analystes ont expliqué que Microsoft devait faire évoluer Windows de façon radicale, « pour le bien des clients, des éditeurs, et. celui de Microsoft ». Pour Gartner, si Microsoft ne veut pas que son système d’exploitation devienne un has been, il doit considérer qu’il s’agit de « la fin de Windows tel qu’on le connaît ». Ils ont ainsi pointé de gros soucis auxquels Microsoft fait face.

D’abord, la croissance du nombre de lignes de code, qui enlève à Microsoft toute réactivité. Gartner note qu’il a fallu 7 ans pour passer de Windows 2000 à Vista, soit deux fois plus que de NT4 à 2000. Et à chaque fois, le nombre de lignes de code a à peu près doublé. C’est lassé par le peu de progrès réalisés lors du développement de Vista, ont expliqué les analystes, que l’éditeur est revenu au code de Windows Server 2003 comme base pour Vista. « C’est en grande partie pourquoi Windows Vista a surtout proposé des améliorations incrémentales. » Du coup, « la plupart des utilisateurs ne comprennent pas quels bénéfices peut apporter Vista, ou ne voient pas pourquoi ils feraient l’effort de migrer depuis XP ».

Vista réarchitecturé, mais une modularité pas suffisante
Ensuite, Windows n’a pas suffisamment gagné en modularité pour satisfaire les exigences d’une industrie qui va de plus en plus vite, et multiplie les types de clients et de besoins, ont ajouté Michael Silver et Neil MacDonald. « Windows a été réarchitecturé en plus de 50 couches, ont-ils précisé. [.] Mais Vista est loin d’être suffisamment modulaire pour permettre de soustraire ou de remplacer des éléments pour le faire tourner sur des équipements plus petits et rester en phase avec les besoins en constante évolution de l’industrie. » Ainsi, Microsoft a dû prolonger la durée de vie de XP pour les PC portables à bas coût. Et de noter qu’il existe certes un Windows Mobile, mais qu’il n’offre pas une expérience utilisateur très satisfaisante, comparée à la façon dont Apple a su porter MacOS X sur son iPhone.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-gartner-annonce–la-fin-de-windows-tel-qu-on-le-connait-25840.html


Personne au monde ne te connaît aussi bien que le service « Historique Web » de Google – même ta maman n’en sait pas autant sur toi… On tombe sur nos propres facilités, nos petits intérêts momentanés. C’est peut-être contre cela qu’il faut lutter. Contre nous-mêmes ? Oui ! Parce que nous aimons bien ce qui est moderne et simple. La force de Google ou d’Apple, c’est des interfaces incroyablement faciles et intuitives, qui nous séduisent.

On a tous des amis qui nous ont fait la démonstration de leur nouvel objet superhigh-tech, qui nous vantent à longueur de temps les vertus de leur nouveau téléphone, de leur nouveau PDA [assistant personnel]. Ils sont en train ni plus ni moins de promouvoir le nouvel instrument qui les surveille. Et ils en sont très fiers. Nous sommes tous un peu comme ça. Cela montre que nous sommes modernes. Par moments, il faut savoir se montrer un peu vieux jeu, et accepter que la vie nous soit un peu moins simplifiée.

[Le Monde 2 – 11/04/2008]

Nos téléphones portables sont des mouchards, nos ordinateurs des balances. Les libertés individuelles se réduisent au rythme du développement des nouvelles technologies. Pourtant, loin de nous en inquiéter, nous favorisons cette surveillance en dévoilant nos vies sur Internet ou en utilisant des passes électroniques. Sacrifier sa liberté pour le confort, le divertissement ou la sécurité : Thierry Rousselin, coauteur de « Sous surveillance », nous met en garde contre ce marché de dupes.

Satellites d’observation, caméras de vidéosurveillance, passeports biométriques, fichiers administratifs, policiers ou commerciaux, puces à radiofréquence, GPS, téléphones portables, Internet : le citoyen moderne est au centre d’un réseau de technologies de plus en plus perfectionnées, et de plus en plus indiscrètes. Chacun de ces outils, censé nous apporter sécurité et confort, nous en demande chaque jour un peu plus sur nous-même, nous classe, voire nous observe. A la fois complices et inconscients, nous avons basculé dans une société de surveillance.

Est-il encore possible d’échapper à ces multiples dispositifs qui nous environnent ? Nous l’avons demandé à Thierry Rousselin, consultant en observation spatiale, ancien directeur de programme d’armement à la Délégation générale pour l’armement, qui publie avec Françoise de Blomac, spécialiste des nouvelles technologies d’information, Sous surveillance (Les Carnets de l’Info), un très utile tour d’horizon de ces technologies, qui tente de faire la part entre fantasmes et vrais risques de dérives.

Quels sont aujourd’hui les grands domaines de la surveillance technologique?

On pourrait tracer des cercles concentriques. Le premier, ce sont les « morceaux » de nous-mêmes, tout ce qui concerne la biométrie. On donne progressivement un certain nombre d’éléments qui nous appartiennent, qui nous identifient. Cela a commencé avec nos empreintes digitales. C’est maintenant au tour de notre ADN, notre iris, la paume de notre main, bientôt notre manière de marcher ou nos tics. Notre identité est en train de se confondre avec notre biologie et nos comportements physiques. Le second cercle, ce sont tous les capteurs qui nous entourent : ceux qui nous regardent avec la vidéosurveillance, les webcams, les drones, les avions, les hélicoptères, les satellites.

Il y a aussi l’écoute, dans tous les sens du terme. Il ne faut jamais oublier que le premier moyen d’écoute, c’est une personne à côté de nous. On peut aussi utiliser nos propres outils, le téléphone notamment. On m’a vu, on m’a écouté, sait-on également où je suis ou qui je suis par le biais de mes propres objets ? Je me suis payé un GPS ou un téléphone portable. Est-ce qu’on est capable de me suivre à cause de ces appareils ? Les multiples cartes –de paiement, de fidélité, d’abonnement– que j’ai dans mon portefeuille racontent-elles des choses de moi en temps réel à chaque fois que je les emploie ? Les formulaires que j’ai remplis depuis trente ans dessinent-ils une image de moi plus précise que mes propres souvenirs ?

Le dernier point concerne l’ordinateur. Est-ce qu’en l’utilisant, je lui transmets des informations au-delà de ce que je suis en train de taper ? Depuis un certain nombre d’années, on voit bien que, dans chaque instruction judiciaire, les policiers embarquent l’ordinateur. C’est bien qu’il peut raconter des choses sur nos activités. Après, il y a Internet. Là, on s’inquiète que des gens soient capables de passer par le réseau pour nous subtiliser de l’information. Est-ce que ma soif de me faire des amis, de me faire connaître ne me conduit pas à raconter trop de choses qui pourraient être, un jour, utilisées contre moi ? Les domaines de surveillance touchent donc aujourd’hui quasiment toutes nos interactions avec le monde extérieur, presque tous nos sens. (suite…)


Ces images vous choquent ? C’est le but ! Comme dit notre confrère Rotten : « Can you handle life ? »

[Abolitionist Society – London – 11/04/2008]

Photos d’exécutions capitales de « criminels et associaux » en Chine, prises par les forces de police. La plupart de ces victimes sont découpées et leurs organes prélevés pour être vendus. Certaines exécutions sont même programmées en fonction de la demande d’organes. A noter que de nombreux « criminels » sont des prisoniers politiques, adeptes du Falung Gong ou bien émeutiers sociaux suite aux fermetures d’usines..

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Vers l’Internet a tout faire

[Le Monde – 05/04/2008]
Vous avez fait partie des premiers concepteurs d’Internet. Quel regard portez-vous sur l’évolution du Réseau mondial ?

Vinton Cerf : Beaucoup plus de personnes tentent aujourd’hui d’innover sur Internet. Pour décrire son mode d’évolution actuel, j’utilise souvent le modèle de la fourmilière. Si vous observez deux ou trois fourmis pendant toute une journée, il est probable que peu de choses intéressantes se produiront. Mais il y en a des millions. Et, chaque jour, une ou deux fourmis font une découverte dont profite la fourmilière. Internet fonctionne ainsi. Avec près de 1,3 milliard d’utilisateurs, soit seulement 20 % de la population mondiale, de nouvelles expériences sont tentées quotidiennement. Je suis toujours un peu fébrile lorsque je lis les pages business de la presse, car j’y découvre souvent que quelqu’un a inventé un nouvel usage d’Internet, et qu’il va falloir encore nous adapter…

Qu’apporte le Web 2.0 en matière de nouvelles utilisations du Réseau (blogs, chats, échanges de fichiers) ?

A mes yeux, le terme Web 2.0 relève largement du slogan marketing. Il laisse entendre qu’une nouvelle génération du Web apparaît. Je pense plutôt qu’Internet se transforme selon un phénomène de coévolution : il interagit avec tout ce qui l’entoure, et s’adapte. Les nouvelles applications poussent le Réseau jusqu’à ses limites et contraignent à créer de nouvelles solutions techniques.»…

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/05/vers-l-internet-a-tout-faire_1031349_651865.html#ens_id=1031484


[Le Monde 29.03.08]

Il n’y a pas que sur les routes que les gendarmes ont des radars. Le Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD), spécialiste des trafics en tout genre sur le Web, s’est doté, fin novembre 2007, d’un outil de contrôle du réseau. Ce « Big Brother » au service de la loi est un logiciel nommé Advestisearch, l’un des produits phares développés par la société francilienne Advestigo, « spécialiste de la protection des actifs numériques ».

Advestisearch est un moteur de recherches susceptible de reconnaître tout élément numérique multimédia. « Il permet de repérer sur la Toile des contenus identiques ou dotés de points communs avec des contenus de références, et ce dans la plupart des formats utilisés sur Internet, explique Marc Michel Pic, fondateur et directeur des opérations techniques d’Advestigo. Une image, une vidéo compressée, coupée, modifiée ou un texte approximativement recopié peuvent être localisés sur le Net malgré les altérations qu’ils auront pu subir. »

Les éléments susceptibles d’être remontés à la surface du Web via ce moteur et de susciter l’intérêt des « Web-gendarmes » sont éclectiques : lettre de menace, recette pour la réalisation d’une bombe, appel à l’émeute, vente d’armes… La liste n’est pas exhaustive. « Notre système pourra également servir dans la lutte contre la diffusion de la pédopornographie, dès lors que l’utilisation de fichiers de référence sera validée par les pouvoirs publics« , souligne M. Pic. (suite…)


« Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » : voilà ce dont nous ne voulons plus. Mettre à bas cet article III-56 est le préalable à toute reconstruction des structures de la finance, c’est-à-dire à tout projet politique de sortie de la configuration présente du capitalisme. Si la présente crise nous en donne l’opportunité et la force, alors elle n’aura pas eu lieu pour rien.

L’économiste Frédéric Lordon estime que la crise actuelle, loin d’être un accident de parcours, est révélatrice des dysfonctionnements structurels de la finance dérégulée. Il est cosignataire d’une pétition réclamant la révision des traités européens qui interdisent aujourd’hui de contrôler les mouvements de capitaux.

Frédéric Lordon s’entretient avec Rosa Moussaoui pour l’Humanité, 21 mars 2008

De nombreux commentateurs et éditorialistes mettent la crise financière sur le compte d’une « folie » qui se serait emparée des marchés. Que pensez-vous de ces interprétations ?

La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « l’immoralité », c’est-à-dire rien. On peine à croire d’ailleurs que la cécité intellectuelle ou l’entêtement idéologique puissent aller jusqu’à une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions – financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes – pourtant ô combien spectaculaires ! – mais à l’acharnement de la croyance libérale et à la force du déni.

Si même des catastrophes de cette magnitude ne parviennent pas à dessiller l’escouade des « experts » et des précepteurs de service, on se demande quel degré de convulsion il faudra atteindre pour obtenir d’eux le premier doute… Il faut bien se mettre à leur place cependant : la « folie » et « l’immoralité », c’est tout ce qui leur reste avant d’en arriver à l’indicible mise en question, celle des structures. (suite…)


[par Keith Bradsher, New York Times, 29 mars 2008 – Trad. ContreInfo]
Réactions en chaine. L’accroissement de la demande, les déséquilibres du commerce mondial, la baisse du dollar, sans oublier la spéculation – comme aux plus beaux jours de l’Ancien Régime – concourent au renchérissement des aliments de base. Après l’Afrique de l’Ouest, secouée par des émeutes, puis l’Egypte, voici l’Asie à son tour en proie à la violence et aux troubles. La « règle » du marché, loin d’attribuer à chacun sa juste part comme le prétendent ses zélateurs, amplifie et aiguise les tensions mondiales, au gré des déréglements de forces devenues incontrôlables et irrationnelles. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage, prophétisait en son temps Jaures. Faudra-t-il revivre à nouveau une sanglante catharsis pour que cette leçon redevienne nôtre ?

La hausse des prix et une peur croissante de la disette ont amené certains des premiers producteurs mondiaux de riz à annoncer une limitation drastique de leurs exportations en la matière.

Le prix du riz, qui constitue un des composants de base du régime alimentaire de près de la moitié de la population mondiale, a presque doublé sur les marchés internationaux au cours des trois derniers mois. Le budget de millions de pauvres Asiatiques s’en est trouvé amputé d’autant tandis que grandissent les craintes de désordres civils.

Pénuries et hausses des prix de nombreux produits alimentaires ont généré ces derniers mois des tensions et mêmes des violences de par le monde. Depuis janvier, des milliers de soldats ont été déployés au Pakistan pour escorter les camions acheminant blé et farine. Des protestations ont éclaté en Indonésie du fait de la pénurie de pousses de soja, tandis que la Chine rétablissait le contrôle des prix de l’huile de cuisine, des céréales, de la viande, du lait et des œufs. (suite…)


Les diététiciens U.S. estiment qu’il n’est pas possible d’exiger de quelqu’un qu’il perde plus de 10 Kilos… c’est dire l’ampleur du phénomène d’obésité !

[Grégoire Seither – IES News Service – 06/04/2008]

Alors qu’il est illégal de discriminer une personne en raison de sa couleur de peau, son appartenance ethnique ou son genre, il est toutefois parfaitement admis d’avoir des préjugés contre des personnes en surpoids ou obèses.

Une étude menée par le département d’étude de la santé publique de l’université de Yale montre que – dans une société qui idolâtre la « forme », les personnes en surpoids connaissent des discriminations croissantes… et quand elles demandent au législateur de pouvoir bénéficier des mêmes garanties d’équité que les autres groupes sociaux, elles ne rencontrent que l’incompréhension, voire la dérision.

Publiée dans la dernière édition du International Journal ofObesity, l’étude affirme que « la discrimination contre les gros est quotidienne tant au travail que dans les relations interpersonnelles, et elle survient à un rythme beaucoup plus fréquent que les discriminations en raison de la couleur de peau, de l’âge ou du genre. » Les femmes en surpoids sont deux fois plus victimes de cette discrimination et elles commencent à la subir beaucoup plut tôt dans leur vie que les hommes.

« C’est une forme de préjugé qui est encore tout à fait acceptable dans notre culture, » explique la chercheuse Rebecca Puhl, principale auteure de l’étude. ( . . .) Selon Puhl, qui a travaillé pendant neuf ans sur les discriminations que rencontrent des personnes en surpoids, « notre culture nous forme dès notre plus jeune âge à mépriser et ridiculiser les personnes en surpoids. Le meilleur exemple est Hollywood, avec des acteurs comme Wayne Knight, qui ne jouent que des rôles de gros, lâches et fourbes qui sont les premiers à se faire dévorer par les monstres. »

Pour Donnald Nigaata, avocat pour l’association de défense des droits civiques ACLU, « nous avons réussi à faire comprendre aux gens qu’il n’est pas acceptable de discriminer quelqu’un sur la base de la couleur de sa peau, ses origines, son genre, ses orientations sexuelles ou ses convictions… par contre personne ne protestera si je mets quelqu’un à la porte de mon entreprise simplement parce qu’il est ‘trop gros’. »

Pour Rebecca Puhl « Nous vivons dans une société ou le fitness en est venu à symboliser un certain nombre de valeurs culturelles très importantes. Avoir un corps athlétique est devenu synonyme d’effort, de discipline et d’ambition. Malheureusement, si une personne n’est pas mince, ou si elle est en surpoids, ou obèse… alors on en déduira qu’elle n’a pas de volonté, pas d’ambition, qu’elle est paresseuse et gourmande…toutes choses qu’on pourra lui reprocher, à la lumière de son aspect physique. » .

« Or, après avoir mené des centaines de test médicaux contrôlés et d’études cliniques, nous savons maintenant que les méthodes de régime qui sont proposées de nous jours rendent très difficile une perte de poids durable. Cela a conduit un certain nombre de groupes d’experts, comme par exemple le National Institute of Health, de conclure qu’on ne peut pas vraiment exiger d’une personne d’être capable de perdre plus de 10% de son poids total et de se maintenir à ce nouveau poids ». . .

Mais pour Puhl, le coeur du problème réside dans le fait que l’obésité est un facteur de discrimination sociale et une source de stéréotypes dévalorisants. Une personne en surpoids se voit renvoyer une image d’elle-même qui ne l’aide pas à s’en sortir. Au contraire, la stigmatisation du surpoids peut mener à la dépression nerveuse, voire à une compensation par la nourriture, ce qui ne fait qu’aggraver le problème.


Le site de Maître Eolas est une mine d’informations toutes plus utiles que les autres, pour les pauvres justiciables que nous sommes. Ce billet en est une démonstration éclatante…

Que faire quand on reçoit un courrier d’avocat ?

[Les leçons de Maître Eolas – 25/03/2008]

Suite du billet précédent : si celui-là posait les bases théoriques, nous allons passer à la pratique : que doit faire un blogueur quand il reçoit une mise en demeure, d’un particulier ou de l’avocat d’icelui ?Retenez bien la formule : c’est la règle des trois P et des deux T :Pas de Panique, Prudence, et une Tasse de Thé.Pas de panique : si une telle lettre ne doit pas être prise à la légère, elle n’est pas synonyme d’Harmaguédon. La première urgence est de ne rien faire : pas de mise hors ligne précipitée, pas de fermeture du site. La personne qui vous envoie une telle lettre expose une demande, fondée sur des griefs. Pour décider de ce que vous allez faire, il vous faut déterminer avec précision les éléments-clefs : qui vous en veut, pourquoi, que veut-il, et est-il déterminé ? Enfin, dernière question : a-t-il raison ? Les réponses aux trois premières questions doivent découler de la lecture de la lettre. Sinon, il vous faudra demander des précisions. La réponse à la quatrième se déduira du courrier lui-même. Enfin, la cinquième question trouvera sa réponse sur mon blog, ou chez un confrère.

http://www.maitre-eolas.fr/2008/03/25/909-que-faire-quand-on-recoit-un-courrier-d-avocat


… et j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi le fric de mes impôts devrait servire à cela ? Depuis quand l’argent public sert-il à sortir de la mouise des zozos délinquants ? L’Etat a-t’il pris en charge les indemnisations des victimes françaises des escroqueries banquaires quand les coupables se sont défaussés ?

Arche de Zoé : la France devrait payer les 6,3 millions d’euros

[Le Figaro – 02/04/2008]

Selon un courrier du gouvernement tchadien en date du 28 décembre 2007, que Le Figaro s’est procuré, Paris se serait engagé à garantir le paiement dû aux parties civiles.

L’État français, quoi qu’il s’en défende, pourrait bien être contraint de garantir le paiement des 6,3 millions d’euros de dommages et intérêts dus par les condamnés de L’Arche de Zoé, en vertu de la décision prononcée fin décembre, par la justice tchadienne. Le ministre tchadien de la Justice a adressé mardi à Rachida Dati, par l’intermédiaire de l’ambassade de France à N’Djamena, un courrier dans lequel il précise : «La compétence d’exécution de la décision de justice tchadienne a été transférée à la France, qui seule garantit l’effectivité du paiement des intérêts civils.»

Le 28 décembre 2007, déjà, Albert Pahimi Padacké avait donné son feu vert au transfèrement des six Français vers Paris par une missive parfaitement explicite, que Le Figaro s’est procurée. On y lit notamment : «Au regard des dispositions de l’article 29 de l’accord franco-tchadien (…) du 6 mai 1976 relatif à l’entraide judiciaire, nous marquons notre accord pour leur transfèrement vers la France en vue d’y purger leur peine. Ce transfèrement n’éteignant pas le paiement des dommages-intérêts, il est entendu que l’État requérant garantit l’effectivité du paiement desdits intérêts civils.» Joint mardi par téléphone, le ministre tchadien précise : «Les autorités françaises, qui ont participé au transfèrement sans jamais contester aucun des termes de cette lettre, se sont par là même implicitement engagées à respecter cette obligation. J’attends donc qu’elles mettent tout en œuvre pour que les familles des 103 enfants perçoivent au plus vite cette somme de 4,12 milliards de francs CFA.»

Une position rejetée par Paris. Le premier ministre, François Fillon, a jugé hier, sur France Inter,«hors de question que les contribuables français paient 6 millions d’euros pour des erreurs que la France n’a pas commises». Interrogé mardi soir, le porte-parole de la Chancellerie, Guilllaume Didier, observe quant à lui : «La France a toujours indiqué que ni le transfèrement, ni la grâce n’éteignait la condamnation civile à verser les dommages et intérêts aux victimes. Cependant, le jugement tchadien ne condamne pas l’État français mais des ressortissants français. Il existe des règles de procédure pour obtenir l’exécution en France de cette condamnation.» (suite…)


Où est le problème, si la table est consentante ?

[Tim Carr – IES News Service – 31/03/2008]

Dans la banlieue de Toledo, dans l’Ohio, Art Price Jr., père de famille de 40 ans a été filmé à quatre reprises entrain d’avoir des relations sexuelles avec la table de jardin de son voisin… en plein jour, entre 10h30 et midi.

Selon la police, sur la vidéo, filmée par un autre voisin, « Price apparaît entièrement nu. Il vient sur la véranda, pose la table sur le côté et utilise le trou du parasol pour engager des relations sexuelles avec elle. »

Normalement la police traite ce genre de choses comme un délit. Mais dans le cas de Price, l’acte a été commis en plein jour, à quelques mètres d’une école. C’est donc un crime. »

Art Price Jr., bon père de famille et membre respecté de sa communauté, a reconnu les faits.

Source (on ne déconne pas) : http://www.wtol.com/Global/story.asp?S=8082496


[Mac Génération – 28/03/2008]

La conférence CanSecWest a débuté il y a deux jours. Comme l’année dernière, les organisateurs de cet événement dédié à la sécurité ont mis à disposition des hackers un ordinateur sous Linux, un sous Windows et un MacBook Air sous Mac OS X. Le premier qui réussissait à hacker une machine repartait avec ainsi qu’avec un joli chèque de 10 000 $.

Lors du premier jour où les hackers n’avaient pas le droit d’accéder physiquement aux ordinateurs, ils ont parfaitement tenu le coup. Depuis hier, comme le prévoit le concours, ils pouvaient les approcher. Toutefois, ils n’avaient le droit que d’utiliser les logiciels livrés en standard avec le système.

À partir de ce moment-là, il n’a pas fallu deux minutes à Charlie Miller pour mettre en défaut le MacBook Air. Pour parvenir à ses fins, il a semble-t-il exploité une faille de Safari. Il a pu obtenir le contrôle total de l’ordinateur en se rendant sur un site web malicieux à l’aide du butineur d’Apple. Nul doute qu’il avait préparé son coup longtemps à l’avance. Les détails sont pour l’heure très spartiates. Comme le prévoit le règlement du concours, le gagnant ne peut s’exprimer clairement sur le sujet tant qu’Apple n’a pas été prévenu de la faille et tant qu’elle n’a pas été corrigée.

Charlie Miller n’est pas le premier venu toutefois, il fut l’un des premiers à réussir à hacker l’iPhone l’année dernière (lire notre article : une faille pour l’iPhone). En utilisant un procédé similaire, il avait trouvé un moyen permettant de récupérer à l’insu de l’utilisateur un nombre important d’informations (SMS, Carnet d’adresses…).

Si le Mac est hors jeu, les PC sur Linux et sous Windows Vista tiennent toujours. Cela monte bien qu’aucun ordinateur n’est invulnérable, mais ce n’est pas pour cela que du jour au lendemain, le Mac est devenu une véritable passoire. Notez bien que les hackers ont eu un accès physique au MacBook Air, chose plutôt rare, avant de pouvoir le hacker.

http://www.macgeneration.com/unes/voir/127098/un-macbook-air-hacke-en-deux-minutes 


[Gregor Seither – IES News Service – 26/03/2008]

Le journal San Francisco Chronicle a analysé les 33 000 accidents de ces dix dernières années impliquant des cyclistes  ainsi que les 2 000 accidents au cours desquels des cyclistes ont été grièvement bléssés, voire tués. Il a trouvé que dans 60 % des cas, ce sont les cyclistes qui sont en tort. A moins que cela ne soit un préjugé de la part des policiers…
« C’est une épreuve de force sur la route – la tension entre vélos et voitures est devenue si forte, que c’est devenu une guerre » explique le triathloniste et militant du vélo Marc Evans, à la tête d’une campagne pour le respect mutuel sur la route et qui veut mobiliser la communauté cycliste, motocycliste et automobile afin de réduire le nombre d’accidents meurtriers.

Une analyse depuis 1997, des 33 000 accidents de la circulation dans la région, ayant impliqué des vélos, montre que dans les accidents les plus graves, c’est le comportement de conduite des cyclistes qui est généralement tenu pour responsable de l’accident.

Les données collectées par la police routière (California Highway Patrol) indiquent que, dans les 2 000 accidents dans lesquels des cyclistes ont été tués ou grièvement blessés, les cyclistes sont tenus pour responsables dans 1,165 des cas (60%); les conducteurs n’étaient en tort que dans 520 cas (26 %). Dans les autres cas (14%), personne n’était directement en tort.

Mais attention : les avocats de la cause cycliste arguent que ces statistiques peuvent aussi être le fruit d’un préjugé de la part des officiers de police, qui ont tendance à prendre le parti du conducteur automobile et à « dire que c’est la faute de la victime »… d’autant que les cyclistes accidentés n’ont pas toujours le temps ou les moyens de donner leur point de vue, étant donné qu’on est entrain de les soigner ou de les emmener sur un brancard.

Pour Leah Shahum, directrice de la San Francisco Bicycle Coalition : « Il y a un point de vue largement partagé par la police dans cette ville et qui est que les vélos sont des jouets qui n’ont rien à faire sur la route. S’ils s’y risquent, c’est de leur faute s’il arrive quelque chose. »

Mais même les plus radicaux défenseurs du vélo (et il y en beaucoup en Californie) sont d’accord pour dire que le comportement d’une minorité (pas si minoritaire) de cyclistes donne une mauvaise réputation à l’ensemble des cyclistes – notamment en ce qui concerne le non respect du code de la route. « Quand je vois un vélo qui brule un feu rouge, je me crispe, » explique Shahum. « Non seulement il risque sa vie, mais en plus il contribue à faire passer les vélos pour une bande d’irresponsables. »

Dans la région de San Francisco (Bay Area) le nombre d’accidents graves entre un vélo et une voiture et dans lequel le cycliste est en tort s’est maintenu à environ une centaine par an depuis 1997. Par contre le nombre de cas où  c’est la voiture qui est en tort est en expansion constante – de 38 en 1997 à 61 en 2006.

Par ailleurs, le nombre d’accidents dans lesquels la voiture a percuté le cycliste avant de s’enfuir à explosé ces dernières années. Rien qu’en 2006, il y a eu 30 accidents graves (4 morts, 26 blessés graves) avec délit de fuite – près du double des années précédentes.


Tous les épisodes de toutes les saisons de « South Park », sans aucune censure, gratuitement et légalement…

Merci les créateurs de South Park ! Ca, ça me troue le cul (comme dirait Cartman) !!!!

http://www.southparkstudios.com/


[Union Juive Française pour la Paix –  mardi 25 mars 2008] addthis_url = location.href; addthis_title = document.title; addthis_pub = ‘edubuc’;

Le premier qui dit la vérité…. Parole Interdite, Parole Imposée

Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes en Charente-Maritime, vient d’être démis de ses fonctions par Madame Alliot-Marie, ministre de l’intérieur. Son crime ? Un texte publié sur Oumma.com où Bruno Guigue s’en prend au lobby pro-israélien en France. Les phrases reprises en boucle qu’on lui reproche sont celles-ci :

« À propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition.(…) Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. »

Hélas ce que la ministre Alliot Marie qualifie de « violemment anti-israélien est la vérité nue : l’Etat d’Israël a commis et commet encore tous les jours des crimes de guerre.Depuis le début de la deuxième Intifada, 7000 Palestinien-ne-s, pour la quasi-totalité des civils désarmés ont été tués par les forces d’occupation.

Depuis 1967, 650000 Palestinien-ne-s ont connu la prison et souvent la torture. Les assassinats politiques soi-disant ciblés, le blocus d’un million et demi de personnes dans Gaza affamée et privée de médicaments, la destruction du Sud-Liban, les confiscations incessantes de terre, bafouent tous les jours les Droits de l’Homme et le Droit International.

S’il n’est sans doute pas le seul, comme le propose à tort B. Guigue dont les snippers tirent sur des petites filles à la sortie des écoles, Israël est par contre le seul Etat qu’ il est aujourd’hui interdit de critiquer en France.

Passant aux actes, le gouvernement ne se contente plus d’imposer une parole dictée sur Israël, il l’impose par la force ; et celui qui dit la vérité en tant que citoyen, et non dans l’exercice de sa fonction de sous préfet, monsieur Bruno Guigue se voit limogé. Voilà ce qui s’appelle aujourd’hui une démocratie éclairée. Mais quelques questions se posent alors (…)

http://www.oumma.com/L-Union-Juive-Francaise-pour-la,2686

 

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