Et hop ! Encore un beau discours de Sarkozy qui passe à la poubelle…
Préparez vous à un second tour 2012 qui ressemblera à 2002… avec la complicité de Besson, Hortefeux et une partie de l’intelligentia arabophobe qui agite le spectre islamiste dans les médias…

… et le bouc émissaire « Les étrangers dehors » nous fera oublier que ce sont les financiers qui nous ont mis dans la misère, pas les Arabes. Mais c’est plus facile de taper sur les Arabes que de se coltiner Goldmann-Sachs et Wall-Street…

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n°303 – Janvier 2011]

Selon des sources internes, un tiers des membres de l’UMP serait déjà partisan d’un accord de désistement au second tour avec le FN pour le candidat arrivé en tête au premier tour aux élections législatives. Ce qui explique la discrétion, pour ne pas dire plus, de Jean-François Copé face à la montée en puissance de La Droite populaire (Christian Vanneste, Jacques Myard, Thierry Mariani, etc.), qui regroupe déjà près d’une cinquantaine de députés UMP.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux est sans doute l’un des ministres UMP les plus réalistes. Selon Le Canard enchaîné, il aurait déclaré en privé :

« Le Front national, c’est l’échec de la presse qui le condamne depuis trente ans. Mais il faut reconnaître qu’il a eu raison avant tout le monde sur le sida [NdL&I: sur le SIDA, le Front National a dit que c’était une maladie de pédés, c’est sur ça qu’il a raison ?], il a eu raison avant tout le monde sur l’immigration, il a eu raison avant tout le monde sur la délinquance.»

D’ores et déjà, c’est le score du candidat frontiste à l’élection présidentielle qui fera sans doute la décision, mais nombre d’élus UMP paraissent se refuser à rejouer le scénario des régionales de 1997 (où leur abstention avait permis à la gauche de prendre le contrôle de la plupart des régions).

Le Front national est redevenu le problème n°1 de Nicolas Sarközy (et donc de l’UMP), qui croyait pourtant avoir résolu le problème avec le débat en 2010 sur « l’identité nationale ». Le président de la République, qui est au plus bas dans les sondages (moins de 30 % d’intentions de vote), a lu avec beaucoup d’attention le sondage du Monde sur la présence immigrée musulmane : pour 42 % des Français il s’agit « plutôt d’une menace pour l’identité » nationale. Pis, pour 68 % des Français, les musulmans ne sont « pas du tout » ou « plutôt pas intégrés ». Pour 61 %, cette situation s’explique d’abord par « leur refus de s’intégrer », puis les « trop fortes différences culturelles ». [NdL&I : autrement dit, si tu es musulman, tu n’as rien à faire en France et il faut faire comme les Espagnols avec les Mauresques en 1492,  te chasser du pays ou bien te parquer dans des camps pour indésirables – faut avoir le courage de penser les choses jusqu’au bout, les mecs] Seuls 22 % y voient un « facteur d’enrichissement culturel ». Un sondage venant recouper celui de l’Ifop (des 13 et 14 décembre 2010) où plus d’un sympathisant de l’UMP sur deux (54 %) approuvait le parallèle établi par la vice-présidente du Front national Marine Le Pen entre les « prières de rue » des musulmans et l’Occupation allemande.

L’Élysée et l’UMP s’inquiètent donc de plus en plus non seulement d’un retour des électeurs exfrontistes ayant voté UMP en 2007 vers leur famille d’origine mais aussi d’un possible basculement de l’électorat « bonapartiste » de l’UMP vers le FN tant aux élections présidentielles que législatives de 2012. Ils constatent que le Front national, quasiment inexistant sur le terrain dans nombre de départements, réalise d’excellents scores lors d’élections partielles. Ce qui pourrait entraîner de multiples triangulaires et provoquer un raz-de-marée socialiste et écologiste.

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