Timothy Geithner



Goldman-Sachs est l’illustration archétypique de ce que l’on appelle la « Synarchie » – mais gare à vous si vous osez le dire. On va vous traîter de tous les noms, « conspirationiste » étant le plus gentil, « confusioniste » le moins méchant, voire carrément vous accuser d’être antisémite…  car bon, le nombre de détenteurs de passeports israéliens ou de membres du Likoud au sein du Top-Management de Goldman-Sachs est assez ahurissant… mais chut !   Et c’est rigolo de voir les capitalistes boursicoteurs des Publications Agora se réveiller soudain et entonner des trompettes Marxistes…

GOLDMAN-SACHS VOUS DIT MERCI !

[Philipe Béchade – Publications Agora – Février 2014]

Vous savez ce que vous êtes, cher lecteur ? Un « guignol ». Un pantin, une marionnette à qui l’on refile « les actions et autres produits dont on essaie de se débarrasser parce qu’on considère qu’ils ne présentent pas beaucoup de potentiel de profit ».  Un « éléphant » qu’il faut « chasser » — en le persuadant de faire des trades inutiles et inadaptés… mais qui rapportent gros à celui qui vous les a conseillés.

Mais après tout, pourquoi pas ?

  • Quand on est l’une des cinq plus grosses banques des Etats-Unis…
  • Qu’on compte, comme nous le verrons dans quelques lignes, des amis dans les principaux gouvernements et autorités financières de la planète…
  • Qu’on a le pouvoir de gonfler des bulles mondiales puis de les faire exploser — et de s’en mettre plein les poches dans les deux sens…
  • Quand on prétend — avec le plus grand sérieux — faire « le travail de Dieu »…

… Pourquoi se fatiguer à prendre des gants ?

On ne présente plus Goldman Sachs, que vous aurez reconnu sans peine dans cette édifiante description.

« Mais », me direz-vous, « je ne suis pas client de Goldman Sachs. En quoi est-ce que tout ça me concerne ? »

Eh bien… vous êtes sur le point de découvrir la réponse à cette question. Je préfère vous avertir : préparez-vous à en apprendre un peu plus que vous le souhaiteriez sur le « linge sale » de la haute finance.

Avec Goldman Sachs (comme avec pas mal d’autres grandes institutions boursières, bancaires et financières), on n’est jamais au bout de ses surprises.

  • Des surprises pas très reluisantes.
  • Des surprises dans lesquelles sont mouillés un nombre ahurissant de grands intervenants politiques et économiques de la planète.
  • Des surprises qui vous ont coûté cher, comme nous allons le voir dans quelques lignes.

Vous pensiez tout savoir sur « GS » ? (Autant l’appeler par son petit nom, puisque nous sommes sur le point d’aller regarder d’un peu plus près ce qui se passe dans les cuisines…)  Vous vous trompiez. Mais avant d’aller plus loin… (…) : vous allez voir que même sans être client de GS… les opérations de la firme ont déjà coûté une somme considérable aux contribuables du monde entier — dont vous. (suite…)


[Greg Palast – Vice Magazine – 22 Aout 2013  – révisé Septembre 2013 – Trad. Grégoire Seither – IES News Service]

Le Mémo 'End Game" de Larry SummersQuand un petit oiseau est entré par la fenêtre pour déposer sur mon bureau le Mémorandum « Partie décisive (End Game) », son contenu était tellement explosif, tellement tordu et malveillant, que je n’arrivais pas à croire que ce soit vrai.

Ce mémo est la confirmation de tous les phantasmes des obsédés de la conspiration : il prouve que, à la fin des années 1990, les hauts responsables du Trésor américain ont secrètement conspiré avec une petite cabale de gros bonnets de la finance pour totalement démanteler les mécanismes de régulation financière à travers la planète.

Aujourd’hui, quand vous voyez le résultat, 26,3 % de chômage en Espagne, le désespoir et la faim en Grèce, les émeutes en Indonésie et la ville de Detroit en faillite… toutes les pistes remontent à ce mémorandum « End Game » (Partie décisive), elle est la genèse de tout ce sang et ces larmes.

Le fonctionnaire du Trésor américain qui a organisé en secret cette partie décisive avec les gros bonnets de la banque était Larry Summers.

Larry Summers était le premier choix de Barack Obama pour devenir le président de la Réserve fédérale américaine, qui joue d’une certaine manière le rôle de banque centrale de la planète. (NdT. Suite aux pressions de l’opinion publique y compris au sein du Parti Démocrate, Obama a du reculer et abandonner la candidature de Larry Summers) Si cette note confidentielle est authentique, alors Summers ne devrait pas être assis dans le fauteuil de Président de la Fed, il devrait être enfermé pour un bon bout de temps dans un sombre donjon, réservé aux aliénés criminels du monde de la finance.

Or il s’avère que ce Mémorandum est parfaitement authentique (original PDF ici).

J’ai du prendre l’avion et me rendre à Genève pour obtenir confirmation et obtenir, à l’arrachée, une réunion avec le Secrétaire général de l’Organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy (NdT: pressenti pour être le prochain Premier ministre de la France.)

Lamy, le généralissime de la mondialisation, a tenté de me rassurer :

« Détrompez vous, l’OMC n’est pas une sombre cabale de grandes entreprises multinationales, se réunissant en secret pour conjurer des plans néfastes contre les peuples… Il n’y a pas de réunions avec des gros et riches banquiers cinglés, fumeurs de cigares, pour négocier des coups. »

C’est à ce moment là que je lui ai montré le Mémorandum.

La note commence avec la rappel, de la part du larbin de Larry Summers, Timothy Geithner, qui dit à son patron qu’il ne doit pas oublier d’appeler les pontes de la finances afin d’organiser une réunion et placer leurs armées de lobbyistes en ordre de marche :

«A l’heure où nous entrons dans la partie décisive des négociations sur les services financiers à l’OMC, je pense que ce serait une bonne idée pour vous de prendre contact directement avec les PDG … »

Afin d’éviter à Summers d’avoir à appeler son bureau pour obtenir les numéros de téléphone (ce qui, selon la loi américaine, devrait être consigné sur les registres publiquement consultables), Geithner a la gentillesse de fournir les lignes privées directes de ceux qui étaient, à l’époque, les cinq PDG les plus puissants de la planète. Les voici :

  • Goldman Sachs: John Corzine (212)902-8281
  • Merrill Lynch: David Kamanski (212)449-6868
  • Bank of America: David Coulter (415)622-2255
  • Citibank: John Reed (212)559-2732
  • Chase Manhattan: Walter Shipley (212)270-1380

Lamy avait raison au moins sur un point: ces mecs là ne fument pas de cigares.

Allez-y, appelez ces numéros pour voir. C’est ce que j’ai fait en tout cas et, sans surprise, de l’autre côté j’ai entendu la voix de John Reed, tout content de recevoir un coup de fil de son vieux copain. Le ton de sa voix est devenu un peu moins chaleureux quand il a compris que ce n’était pas Larry Summers au bout du fil. (A noter: Les autres numéros ont été rapidement déconnectés. Et Corzine ne peut plus être joint au téléphone, il est sous investigation de la justice pour fraude.)

Mais, ce qui est horripilant, ce n’est pas le fait que Summer et les bankster se réunissent en secret pour préparer leurs petites opérations. Le véritable horreur, c’est l’objectif visé par cette « Partie décisive »

Laissez moi vous expliquer : (suite…)