DERRIÈRE L’ARTICLE 75, LES BARBOUZES DES SERVICES SPÉCIAUX

[Ravels sur Forum Anticolonial – Attribué à « Maxime Lisbonne » – Octobre 2004]

Depuis toujours et en tous lieux, les périodes préélectorales sont fertiles en manoeuvres, combines, coups tordus et autres manipulations dont les chefs d’orchestre restent dans l’ombre. Seuls apparaissent sur le devant de la scène les exécutants d’une partition écrite, en coulisse, par les spécialistes de la désinformation et de la déstabilisation.. Les uns sont chargés des basses besognes et se recrutent dans le « milieu », les autres élaborent le scénario et travaillent dans les services spéciaux. L’actualité rattrape toujours les premiers, connus sous le nom de « barbouzes ». Rarement, sinon jamais, les seconds.

La campagne des élections provinciales du 9 mai 2003 en Nouvelle-Calédonie a été le théâtre de grossières tentatives de déstabilisation de la mouvance indépendantiste, et plus particulièrement des citoyens kanak relevant du droit coutumier par des marchands de poudre de perlimpinpin qui, au nom de l’article 75 de la Constitution française, ont incité les ressortissants de la coutume à ne plus payer leur loyers ni les factures d’électricité ou d’eau, à ne plus rembourser leurs crédits. Résultat : les expulsions se sont multipliées comme par hasard en pleine période électorale. Ces prédicateurs d’illusions qui sévissent depuis 2001 ont pour noms : Marcko Wahéo, responsable d’un parti dont le nom est aussi long qu’une condamnation à perpétuité, le « Mouvement des chiraquiens-démocrates chrétiens-UMP » et Henri Tama, président d’un parti fantôme, l’U.D.P (Union pour une Démocratie Pluri-ethnique).

Dans leur sillage, quelques coutumiers comme le président de l’aire paicî-cèmuhî, Anselme Poaragnimou et Pascal Bouillant se sont lancés dans l’aventure électorale en Province nord, sans grand succès il est vrai. Toutefois, leur très maigre score électoral ne doit pas cacher le danger des man˛uvres visant à fomenter la montée d’une forme d’intégrisme kanak dont l’utilité pour une droite coloniale ayant toujours misé sur la peur n’est plus à démontrer.

En effet, si le Mouvement des Chiraquiens-Démocrates Chrétien-UMP représente une version « light », apparemment respectable, du mouvement en faveur de l’article 75, une sorte de vitrine légale, il n’en va pas de même de l’ARCK, Alliance Républicaine et Coutumière Kanak, formation groupusculaire dont l’idéologie fasciste, raciste, ouvertement violente et ordurière est largement alimentée par un personnage au parcours plus que douteux, Jeannick Léonelli, surnommé le Corse, faux révolutionnaire et vrai barbouze. Au nombre des autres signataires des tracts de ce groupuscule d’extrême-droite figurent Marcel Paita, présenté comme le fils aîné naturel de J.M.Tjibaou, Pascal Bouillant, Tjibaou Sabine.

Depuis 2003, des tracts de cette mystérieuse organisation font leur apparition un peu partout. Selon eux l’article 75 instaurerait une Souveraineté Canaque (sic), au sein de l’Etat Colonisateur. Parmi les priorités souvent répétées de l’ARCK figure la mise en place d’une police coutumière dont le financement serait assuré par la réduction correspondante des effectifs gendarmerie française !

« L’Alliance Républicaine et Coutumière kanak signale que tous les Canaques peuvent contrecarrer l’Etat colonisateur en ne payant aucune facture d’eau, d’électricité, de loyer, crédits quelconque. ( – ) Nous ne sommes pas des bougnouls (sic) et de plus nous sommes chez nous » (Arck N°1, 23 mai 2003).

Leur opposition à l’Accord de Nouméa (« heureusement que ce cher Guy du FN lui a voté contre ») se fonde sur la pureté de « la race » kanak et le refus de « l’amalgame des ethnies » et de « l’indépendance caldoche » dont les partis du FLNKS , « suceurs de trous du cul des Blancs » seraient, selon eux, les promoteurs.

« DÉVOILER LES DESSOUS DU MEURTRE DE JEAN-MARIE TJIBAOU »

D’après l’ARCK, Daniel Fisdiepas, ancien garde du corps de Jean-Marie Tjibaou et actuel Maire de Hienghene aurait reconnu avoir touché une importante somme d’argent pour laisser assassiner Jean-Marie Tjibaou et tuer Djubelly Wéa afin de le faire taire. L’argent et les armes auraient été acheminés jusqu’à Djubelly Wéa par Franck Wahuzue. Mais Djubelly n’aurait été qu’un paravent derrière lequel des professionnels, les vrais tueurs, venus à bord d’un voilier et hébergés chez Simon Loueckhote, auraient agi. L’opération aurait été pilotée par les services spéciaux du parti Socialiste, le BEL, sous la responsabilité de Thierry Lataste.

Dans la même veine « Rosine Streeter par l’intermédiaire de son beau fils Eric, frère de Lucky » aurait «fait savoir que Ben Lahoussine », qualifié de bougnoul, « était un agent de la DST infiltré à Hienghene depuis 1987 ».

Parmi les perles, on peut lire : « On nous a fait croire que Hitler c’était l’extrême-droite » – ou encore ce passage d’anthologie : « C’est la France qui a colonisé notre pays, voilà cent cinquante ans. Il faut reconnaître que cette colonisation aussi horrible et injuste qu’elle puisse être a été nécessaire » – Sans commentaires.

Insultes, ragots de bas étages portant atteinte à la dignité des femmes notamment de Marie-Claude Tjibaou, systématiquement appelée par son nom de jeune fille, Wetta, sont proférés de tracts en tracts. Jusqu’à l’écoeurement.

Les hommes et femmes politiques, principalement indépendantistes, sont traités de « bâtards métisses », « anus sur pattes », de « Hassen ou de Ben Ali », de « chiens » ou de « traîtres » : « Tous nos élus sont des bougnouls de Lafleur qui lui est le bougnoul des juifs en particulier du Baron de Rothschild, propriétaire de la SLN, de l’INCO et autres avec la complicité des banques juives Worms, Lazare. Les juifs vous les connaissez c’est un peuple d’usurier, de meurtriers, de voleurs, de crapules. Il faut nettoyer Kanaky du cancer juif-pied-noir, Franc-maçon, socialiste ».

Sur les forums indépendantistes, cette logorhée antisémite est diffusée massivement par un expatrié français se faisant passer pour un coutumier kanak et signant du nom évocateur d’OPAO – c’est ainsi que les intégristes coutumiers de l’ARCK appellent la Nouvelle-Calédonie, sous prétexte (quelles sont leurs sources, nul ne le sait) que c’était le nom utilisé par les anciens mélanésiens, il y a 200 ans. (…)

CASSER L’ACCORD DE NOUMEA

Le projet « politique » de l’ARCK consiste à décréter « l’indépendance coutumière » et restituer le Pays aux « six chefferies de clans propriétaires » de Kanaky. « Dans le nord, Tein et Goa ; dans le centre Doui et Bayes et dans le sud Gamba Ouetcho qui doivent être les piliers du sénat ».

Le moyen d’y parvenir consiste à « tout mettre en oeuvre pour casser l’accord de Nouméa »

Jeannick Leonelli considère que les élections provinciales de mai 2004 sont décisives et qu’en, cas d’échec des thèses de l’ARCK « il ne nous restera que la guerre civile ». Le 25 avril 2004, dans la dernière de ses feuilles l’Alliance Républicaine et Coutumière Kanak annonce sa propre dissolution et sa transformation en une organisation centrée sur l’action, appliquant « des méthodes plus dures » et dénommée Action pour la Renaissance de la Coutume Kanak. Dans les Iles Loyauté, ce groupuscule s’appuie sur un certain nombre de chefferies locales (Kumo, Thuahaick, Ognat, Tingeting….) qui viennent de changer de main, après des années de conflits coutumiers larvés. A Lifou, un jeune et charismatique pasteur et sculpteur s’active beaucoup en vue de la mise en place d’un véritable « pouvoir coutumier » sur l’ïle, qui aurait préséance sur le pouvoir républicain français. En gros, les intégristes coutumiers veulement que les gendarmes n’interviennent plus dans les affaires des tribus, y compris les affaires de droit commun (vols, viols, meutres, incestes…). Ce serau au « conseil coutumier » de chaque chefferie de juger et punir les coupables.

QUI EST JEANNICK LEONELLI ?

Léonelli prétend avoir été invité par Jean-Marie Tjibaou en juillet 1988. Ce dernier lui aurait confié les clés de l’indépendance sachant qu’elle serait trahie par les siens. La vérité est tout autre : Jeannick Léonelli s’est mis au vert, à 20 000 km de sa Corse natale, où il est devenu persona non grata dans le milieu nationaliste.

Qui est véritablement Jeannick Léonelli ? L’homme se présente volontiers comme un membre du FLNC pour entraîner derrière lui quelques jeunes en mal de coups d’éclats. La réalité est tout autre : Présent dans la mouvance nationaliste aux côtés des éléments les plus affairistes et corrompus, il a été aussi membre de FRANCIA, mouvement anti-indépendantiste proche du SAC.

Homme de main lié aux milieux d’extrême-droite, Jeannick Léonelli ressemble à s’y méprendre à ce qu’on appelle une « barbouze » des Services Spéciaux. Faute d’éléments relevant des services de police qui doivent en savoir long sur ce personnage, la consultation de divers sites sur internet définit le portrait parfait d’un agent très spécial liés à la fois aux milieux d’extrême droite, au SAC, à Francia (Front anti-indépendantiste corse) et au FLNC de la mouvance Alain Orsoni, fondateur du MPA, Mouvement pour l’autodétermination surnommé Mouvement pour les Affaires, vitrine légale du FLNC-canal habituel.

Alain Orsoni, dont le père André Orsoni, était un activiste de l’OAS, s’est enfui au Nicaragua où il grenouillait dans la vente de machine à sous en Amérique Latine, paravent pour le blanchiment d’argent. Il vient d’être extradé.

Leonelli a vraisemblablement été recruté par Orsoni. Ils ont été condamnés ensemble pour le mitraillage de l’ambassade d’Iran en 1980 à 15 ans de prison puis amnistié sous Mitterrand. Le sillage de Leonelli et d’Orsoni est parsemé d’attentats – il en reconnaîtra 52 pour le compte du FLNC – de cadavres, de braquages, de rackets sous couvert de perception de l’impôt révolutionnaire.

Il y a lieu de penser que l’un et l’autre se sont enfuis du théâtre corse, ensanglanté par les règlement de compte dont l’enjeu majeur entre le Canal historique et le Canal Habituel semble être la mainmise sur l’impôt revolutionnaire avec toutes les dérives affairistes et mafieuses qui caractérisent certaines composantes du mouvement nationaliste corse. Il est remarquable que Alain Orsoni se soit enfui lui aussi, mais en Amérique Latine.

Il y a tout lieu de penser que Léonelli est une barbouze qui a servi les Services Français aussi bien dans les rangs du mouvement anti-indépendantiste FRANCIA que chez les indépendantistes les plus marqués à l’extrême droite et les plus affairistes.

La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : qui a « réveillé » Léonelli et dans quel but ? Si le but semble clair : déstabiliser le monde indépendantiste kanak en dressant les coutumiers contre les politiques et en jouant des divisions internes du FLNKS, l’identité de ceux qui tirent les ficelles l’est moins. Ils sont très probablement à rechercher dans les rangs de ceux qui ont un intérêt politique à miner le monde kanak et indépendantiste, et plus précisément dans les rangs de ceux qui entretiennent des réseaux d’action parallèle. Suivez-mon regard. (Maxime Lisbonne)

Petite chronologie d’internaute

CORSE 08/08/79 :
Le F.N.L.C. dynamite neuf transformateurs électriques de l’E.D.F. Le même jour, la police arrête quatre dirigeants du F.N.L.C., dont Jeannick Leonelli et Yves Stella.

http://www.extense.com/bin/x2cgi_view.cgi?userID=64393794&view=on&query=bastia&url=http://www.quid.fr/2000/REGIONS/FR/Q022490.HTM?echomark=1

Le 6 JANVIER 1980 :
Quatre barbouzes de F.R.A.N.C.I.A : le Commandant des pompiers BERTOLINI PIERRE, OLLIEL ALAIN (membre du S.A.C), LEONELLI YANNICK, qui comptaient faire une action contre les nationalistes, sont arrêtés par ces mêmes nationalistes dans le village de BASTELICA. Il s’en suit une prise d’otage à AIACCIU dans l’hôtel FESCH. L’affrontement entre Corses ET C.R.S. fera 4 morts dont un pour les forces de répressions

Tout commençe le dimanche 6 janvier 1980. Ce jour il y a peu monde dans les rues de Bastelica. Une voiture qui monte d’Aiacciu avec trois hommes à bord traverse au ralenti une première fois le village. Elle s’arrête en contre-bas puis effectue un retour toujours aussi lent donnant l’impression que les hommes à bord du véhicule cherchent quelque chose ou …quelqu’un.
Tout à coup, alors que la voiture s’apprête à quitter l’endroit une trentaine d’hommes, dont certains pour la plus part sont armés de fusils de chasse, surgissent et encerclent le véhicule puis en éjectent les occupants avant de les conduire dans une bergerie. Des deux côtés il y a des faciès connus. D’un côté, des autonomistes, membres de l’U.P.C. (Union du Peuple Corse) et quelques habitants du village, dont les frères Lorenzoni, ces derniers connus pour leur travail d’animation à Bastelica.

De l’autre, trois personnes : Alain Olliel, armurier ajaccien, 35 ans. Celui-ci ne cache pas ses sympathies pour le S.A.C. (Service d’Action Civique) et le R.P.R. et tient en sa possession deux cartes de ces deux mouvements. Yannick Leonelli, la trentaine. Il porte une veste kaki et une petite moustache. Le situer est difficile. Revenu en Corse depuis un an il fréquente quelques ajacciens pour leurs opinions de Droite. Dés son interception par les autonomistes il revendique son appartenance au F.L.N.C. (Front de Libération National de la Corse) et se dit infiltré à FRANCIA

Le troisième homme, c’est le commandant Pierre Bertolini, 55 ans, ex-inspecteur de la sécurité civile à la préfecture d’Aiacciu et ancien engagé volontaire de 26 ans sous l’uniforme.

A la nuit tombée les forces de l’ordre desserrent leur étau permettant ainsi à quelques journalistes de s’introduire dans le village puis à 23 heures dans l’annexe de la mairie. Mais les prisonniers ont déjà été évacués ailleurs par mesure de prudence par le commando d’autonomistes. La presse aura droit à un enregistrement effectué peu avant où en y entend Leonelli jurer qu’il est de FRANCIA et mettre en cause le directeur de cabinet du préfet, bon nombre de personnes dont un enseignant de Bastia un garagiste, un lieutenant de pompier ainsi que plusieurs inspecteurs de police. La journée du mardi voie arriver

Lors du procès le procureur demande à un autonomiste : « Qu’est ce qu’une barbouze ? » – L’autonomiste ,dans le box des accusés, répond : « Un individu chargé d’une tâche qu’on ne peut confier à la procédure officielle – ».

Dans sa plaidoirie Maître Mattei lancera que Covacho, inspecteur des renseignements généraux avait proposé à Ollien de rentrer à FRANCIA. De même un dénommé Franceschi, lieutenant des pompiers à Bastelica, qui est selon Lorenzoni le correspondant de cette obscure organisation. Le débat sur le sujet provoque de vifs échanges à l’audience entre la défense, le Ministère Public et la Cour. Pourquoi Lorenzoni a-t-il libéré Leonelli ? Ce dernier représente un des points les plus obscures de cette affaire et Lorenzoni regrettera cette libération. Le rôle de Leonelli dans cette affaire restera assez ambiguë. Disparu depuis lors on l’arrêtera 6 mois plus tard pour avoir mitraillé les gendarmes en faction devant l’ambassade d’Iran, avenue d’Iéna. Il reconnaîtra avoir participé à 52 attentats commis par le FLNC

Les barbouzes diront ne pas faire parti du SAC ni du FLNC. Ce qui fera dire à un des avocat de la Défense qu’il ne fallait donc pas exclure là l’hypothèse d’une provocation destinée à jeter les bases d’un affrontement en Corse. Puisque ceux qui auraient tenté d’organiser une telle manipulation ne sont pas dans le box. Et ceux qui sont inculpés comme membres de FRANCIA ne sont en réalité que des exécutants membres du Service d’Action Civique.

L’audition de Leonelli sera révélatrice. Qui est en réalité cet homme qui avouera avoir participé à la nuit bleue de juillet 1978, pour, et selon ses dire, rendre service à des militants du FLNC qu’ils connaissait. Il niera avoir tiré sur les gendarmes avenue d’Iéna, être anti-autonomiste. Il ajoutera être venu à Bastelica avec Bertolini et ses comparses pour attenter à la vie de Marcellu Lorenzoni. Cette opération, selon lui, avait été décidé un mois plutôt et l’élimination des 3 autres frères Lorenzoni était également prévue.

Et les barbouzes : le procès de Bertolini se termina par un non-lieu.

http://membres.lycos.fr/resistenza/debut.htm
http://site.liberta.free.fr/H1980.htm

MAI 1980
Le 14 mai 1980. Aux premières heures de la matinée, le gendarme Perrin est en faction devant l’ambassade d’Iran, avenue d’Iéna à Paris, avec trois autres collègues de l’escadron de Chambéry. Au passage d’une BMW, les militaires essuient des tirs d’armes automatiques. Les passagers du véhicule lancent également un engin explosif. Trois gendarmes sont blessés dont Pascal Perrin, atteint d’une balle de 9 m/m au visage. Il s’en sortira miraculeusement mais est contraint, pour le restant de sa carrière, à occuper une fonction sédentaire. Une demi-heure plus tard, un correspondant anonyme revendique, au nom du FLNC, le mitraillage des gendarmes ainsi qu’un attentat, commis la même nuit, contre le palais de justice de Paris. « L’attentat ne visait pas l’ambassade d’Iran elle-même mais les forces de l’ordre uniquement qui, pour nous, sont les forces de répression qui frappent quotidiennement le peuple corse dans notre pays ». La veille, la Cour de sûreté de l’Etat avait condamné des
nationalistes corses dont Guy Orsoni, le frère d’Alain. Pour la première fois, le FLNC, qui se glorifiait jusqu’alors de n’avoir jamais fait de victimes, revendiquait une action ciblant des personnes

http://cursichella.free.fr/H1980.htm

AOUT 1980
Au terme d’une enquête rapide, Jeannik Leonelli et Alain Orsoni sont incarcérés en août 1980. Suite au mitraillage du 14 mai 1980.
http://cursichella.free.fr/H1982.htm

MARS 1982
2 mars 1982 : Loi sur le statut particulier de la Corse, préparée par Gaston Deferre, ministre de l’intérieur, et assortie d’une amnistie portant y compris sur les crimes de sang . le 2 mars 1982, une loi d’amnistie blanchit définitivement Alain Orsoni et Jeannick Leonelli. (AFFAIRE MITRAILLAGE DU 14 MAI 1980)

FEVRIER 1987

Le 25 février 1987, le tribunal de grande instance de Paris condamne Alain Orsoni et Leonelli à verser 80 000 francs au gendarme Perrin et 50 000 francs à son collègue Christian Tournay.(Affaire du mitraillage du 14) Mai 1980.

QUI SONT LES AMIS DE LEONELLI ? LE CAS ORSONI

Elu régional sur une liste de l’Union du peuple Corse, lié aux activités du FLNC, Alain ORSONI avait milité activement au GUD et au PFN à Nice. Plusieurs des fondateurs du premier FLNC avaient milité au GUD

André Orsoni, père d’Alain, a donc appartenu aux équipes de tortionnaires de Paul Aussaresses. Leur spécialité était les rafles d’opposants soupçonnés de travailler pour le FLN algérien. Les tortures, essentiellement la baignoire et l’électricité duraient jusqu’au petit matin. Le corps était souvent mutilé de manière à inspirer la terreur et jeté sur le bord de la route. Quand il s’agissait de personnalités dont on ne devait pas retrouver le corps, celui-ci était enterré dans des fosses anonymes. Le système sera perpétué grâce à l’enseignement du général Aussaresses dans toute l’Amérique latine. Alain Orsoni recrute ses semblables dans les milieux d’extrême droite pour, sous couvert du FLNC faire du racket