Si on peut plus s’amuser à dresser ses gosses et sa bourgeoise… Le patriarcat de droit divin prévoit justement que l’homme a tout pouvoir sur sa famille

UN PERE A GARDE SA FEMME ET SES ENFANTS DANS UN « AUSCHWITZ » MINIATURE PENDANT DEUX ANS 

Anatoly Titsky, 47 ans, a passé des mois à construire une « maison de redressement à sécurité maximum », batie sur le modèle du camp de concentration de Auschwitz, dans une forêt en Russie, avant d’y enfermer sa femme et ses cinq enfants pendant deux ans. Un profond fossé entourait le camp, doublé d’un grillage et de barbelés… ainsi que 20 chiens de garde dressés pour attaquer toute personne qui s’approcherait des barbelés.

Son fils Sasha, 17 ans, et ses soeurs Vera, 14 ans, Polina, 13 ans, Valentina, 12 ans, et Kristina, 5 ans, devaient rester assis pendant des heures, sous la pluie ou la neige, pendant que Anatoly leur donnait des leçons de moralité.

Un ramasseur de champignons était tombé par hasard sur le camp et avait prévenu la police. Voyant arriver les policiers, Anatoly avait ordonné à sa famille d’aller se cacher dans la forêt. Interrogé par les policiers, Titsky — qui s’était vu retirer la garde de ses enfants — a fini par reconnaître qu’il était « un peu strict » avec ses enfants.

Le ramasseur de champignons a raconté à la presse : “Quand j’ai découvert cette prison, j’ai cru trouver un camp de concentration nazi. Il y avait des drapeaux rouges qui marquaient les limites à ne pas dépasser et des chiens psychopathes, bave aux lèvres qui aboyaient tandis que des enfants me regardaient à travers les barbelés. »

La famille vivait dans un abri en compagnie des vaches et des poulets. L’enclos était rempli d’ordures et les enfants étaient malades et vétus de loques dans le froid de l’automne russe.

Anjatoly Titsky ne voit pas ce qu’on lui reproche :  “Ce n’est pas cruel que de vivre dans la forêt. Je voulais que mes enfants apprennent à vivre dans des conditions extrèmes pour qu’ils soient prêt à affronter toutes les situations. Ce camp, je l’ai construit pour des raisons pédagogiques. »

Aux dires de sa femme, Titsky demandait une obéissance absolue, tout le monde devait obéir à ses ordres sans réchigner. « Il surveillait tout ce que faisaient les enfants, nous ne lavions pas, nous vivions comme des sauvages… et nous étions terrorisés. »