Biométrie



[Etienne Wery – Droit & Technologies – 08/04/2014]

C’est un vrai coup de tonnerre. La directive qui constitue le pilier pour tout ce qui touche aux enquêtes judiciaires et à la lutte contre le terrorisme est invalidée : elle comporte une ingérence d’une vaste ampleur et d’une gravité particulière dans les droits fondamentaux au respect de la vie privée. Le système s’écroule.

Nous nous étions fait l’écho de l’avis très critique de l’avocat général ; l’arrêt rendu ce jour est de la même veine.

La directive en cause

La directive sur la conservation des données a pour objectif principal d’harmoniser les dispositions des États membres sur la conservation de certaines données générées ou traitées par les fournisseurs de services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communication. Elle vise ainsi à garantir la disponibilité de ces données à des fins de prévention, de recherche, de détection et de poursuite des infractions graves, comme notamment les infractions liées à la criminalité organisée et au terrorisme.

Ainsi, la directive prévoit que les fournisseurs précités doivent conserver les données relatives au trafic, les données de localisation ainsi que les données connexes nécessaires pour identifier l’abonné ou l’utilisateur. En revanche, elle n’autorise pas la conservation du contenu de la communication et des informations consultées.

Cette directive est ancienne (2006) et a depuis lors été transposée dans les Etats membres ou la loi est en vigueur depuis longtemps. En vigueur mais contestée. (suite…)


Procès du refus du fichage biologique (ADN): 4 Questions Prioritaires de Constitutionnalité qui pourraient bien abolir le fichage génétique en France…

[Les Desobeissants – 08/11/2011]

Le procès de Xavier Renou, des Désobéissants, pour refus de prélèvement ADN, se tenait ce lundi 7 novembre près de Paris, à Senlis. Coup de théâtre, à la demande de la Cour, l’audience a été reportée au 22 février 2012, le temps pour le procureur et le juge d’examiner soigneusement les quatre Questions Prioritaires de Constitutionnalité déposées par Maîtres Benoist Busson et Étienne Ambroselli, les avocats du désobéissant. Quatre Questions qui, si elles étaient retenues, pourraient bien contraindre le gouvernement à tout simplement renoncer au fichage génétique de la population française..

Aux termes du paragraphe 5 de l’article 706-54 du code de procédure pénale, «Les empreintes génétiques conservées dans ce fichier ne peuvent être réalisées qu’à partir de segments d’acide désoxyribonucléique non codants, à l’exception du segment correspondant au marqueur du sexe.» Or, comme le montre la généticienne Catherine Bourgain (INSERM), nous avons désormais la preuve du caractère codant des segments d’ADN prélevés sur 1,2 millions de Français à ce jour (chiffres CNIL 2010; lire Désobéir à Big Brother, Editions Le Passager Clandestin). (suite…)


Le fantasme sécuritaire, dans sa plus simple expression…

[Alexander Lehmann – Vidéo -Soustitres de Mecanopolis]

Le site de Alexander Lehmann fourmille de petites vidéos géniales : http://alexanderlehmann.net/

http://www.dailymotion.com/video/x9t6ek_tu-es-un-terroriste_news


Avec la crise, la société capitaliste renoue avec les fondamentaux de l’Ordre Moral bourgeois qui veut que – en dehors de la petite synarchie d’entre-nous qui gouverne le monde – la population est un ensemble grouillant et dangereux qu’il faut surveiller en permanence « afin de prévenir l’acte criminel avant même sa conception par le malfrat » comme le théorisait déjà Victor Hugo à travers le personnage de Javert.

Et comme tout le monde est suspect au regard de l’Autorité et que Brice Hortefeux reprend sur le site Web de son Ministère le mot d’ordre inventé par Feliks Dzierżyński, fondateur du KGB  – si vous n’avez rien à vous reprocher, alors pourquoi voudriez vous nous cacher quelque chose ? – vous comprendrez qu’il n’y a aucune raison pour laquelle l’Autorité vous accorderait encore la moindre vie privée.

« La vie privée, c’est pour les gens qui ont quelque chose à cacher. Les citoyens honnêtes n’ont pas de rideaux à leurs fenêtres. L’Ordre Social repose sur le contrôle par le regard social sur les activités de chacun » cette phrase qui ne déparerait pas dans la bouche d’Alain Bauer, provient en fait d’un Ministre du gouvernement Taliban en Afghanistan, dans les années 1990.

Londres veut ficher 11 millions d’adultes en contact avec des enfants

[Sonia Delesalle-Stolper – Libération – 16/09/2009]

Le projet du gouvernement travailliste provoque une énorme polémique, y compris parmi les associations de protection de l’enfance

Pris dans la tourmente d’une vague de critiques sans précédent, le gouvernement britannique opère depuis quelques jours un rétropédalage en accéléré. En cause ? L’introduction début octobre d’un nouveau système de contrôle du casier judiciaire de toutes les personnes en contact régulier avec les enfants dans le cadre d’activités diverses.

Ce système est né d’un drame. En 2002, deux fillettes d’une dizaine d’années étaient violées et tuées par Ian Huntley, qui travaillait comme homme à tout faire dans l’école où les enfants étaient scolarisés. Ian Huntley avait déjà fait l’objet de poursuites pour abus sexuels sur des mineurs, mais son dossier s’était perdu dans les méandres de l’administration.

Une commission a donc travaillé trois ans pour élaborer un nouveau système supposé renforcer la sécurité des enfants. Ce programme prévoit que quiconque travaillant avec des enfants ou des adultes vulnérables, que ce soit pour un salaire ou sur la base du volontariat, devra désormais se soumettre à une vérification de son casier judiciaire.

En l’état, ce système s’appliquerait à tout adulte participant à une activité avec des enfants de manière « fréquente » (une fois par mois) ou « intensive » (au moins trois fois par mois). En bref, tous les entraîneurs et parents volontaires qui participent aux activités de différents clubs de sports, les parents volontaires pour venir faire lire les enfants à l’école, une activité très répandue au Royaume-Uni, mais aussi les opticiens, dentistes, médecins et professeurs particuliers seraient concernés. Le contrôle s’appliquerait même aux parents recevant un enfant étranger dans le cadre d’un échange linguistique organisé par l’école.

Le refus de se soumettre à ce contrôle serait puni d’une amende de 5.000 livres et d’une mention dans le casier judiciaire. Au total, 11,3 millions de personnes seraient concernées par ces nouveaux contrôles, soit un Britannique sur cinq ! (1) (suite…)


La reprise de l’article de Yves Eudes sur le service AKA-AKI nous a valu un paquet de commentaires et courriers. Une bonne partie d’entre eux disent en substance : « Ne soyez pas paranos, ce service est cool, on s’en fout d’être pistés, ça craint rien… ». Profitant d’une rare occasion où la majorité des membres du réseau L&I était rassemblée autour d’un excellent cassoulet, nous avons pondu la réponse suivante :

Dernier commentaire en date, déposé ce matin par « BigBrother » :

Mais…
je ne saisi pas le malaise… certains l’ont déjà signalé mais j’ai personnellement cette appli sur mon téléphone parce que je l’ai voulu, si je ne l’avais pas installé je ne l’aurais pas…
De plus il n’y a qu’un pseudo, éventuellement un âge et éventuellement encore une photo mais rien de personnel (pas de lieu de travail pas de domicile, pas d' »historique de déplacement », pas de nom de famille, pas de numéro de téléphone)…
En plus le bluetooth n’est pas utilisé par cette appli elle utilise uniquement les coordonnées GPS du téléphone ou de la BTS (l’antenne du reseau 3g).
Je pense qu’il faudrait tester les applis avant de crier au loup.
A mon sens il faut vraiment avoir des choses à ce reprocher pour avoir peur de ce genre de chose…
Une société commerciale s’interresse à mon historique web? Et alors? S’il n’ont que ça à faire.
Quelqu’un (on ne sait qui) serait suffisement désoeuvré pour s’interresser à mes déplacements et jubile parce qu’il sait que je suis allé sur les champs elysées entre midi et deux? Super et alors, s’il cette personne n’a que ça a faire…
Vous pensez sincerement qu’il y a une société secrète composée d’une armée de nolife derrière des écrans qui s’interresse à nos vies?

« – Oh regarde j’ai kikou92 qui va acheter du pain.
– Bien joué Crucho note-le ça m’en fait 54422 aujourd’hui.
– Pichar! j’en ai un qui retourne au supermarché, c’est « bebe75″ il y est déjà allé ce matin
– Génial j’le note c’est le 521e aujourd’hui qui oubli un truc en faisant ces courses »

C’est vraiment se donner de l’importance 🙂

Je suis d’accord avec vous pour que les données privée des fichiers administratifs soient contrôlées (EDVIGE etc) parce que les données sont administrative et policières… mais là… AKA AKI… il faut se destresser.

Keep Cool

Réponse : Oui, on peut aborder la question comme ça, en se disant « Ne soyons pas paranos », ou bien (comme le disaient nos mamans) « Si on a rien à se reprocher… ».

Le seul problème – et c’est là la clé de tout le débat sur la protection de la vie privée – c’est que on a toujours quelque chose à se reprocher et que ce quelque chose peut être utilisé contre vous, quand vous vous y attendez le moins, de manière parfois disproportionnée et sans que vous ayez la moindre occasion de vous justifier.

C’était déjà le débat avec les photos sur MySpace qui se retrouvaient dans les entretiens d’embauche des RH (https://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/03/nos-vies-sur-internet-a-perpete/), les mails « pas sérieux » qui sont versés au dossier d’un salarié pour un futur chantage au licenciement  (https://libertesinternets.wordpress.com/2009/08/17/un-tiers-des-responsables-informatiques-espionnent-leur-collegues/) , ou encore l’application des hollandais qui piste les téléphones portables des hommes politiques et des people pour voir qui se ballade dans le quartier des putes (cf: https://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/16/encore-pire-que-aka-aki-le-flicage-sauvage-par-bluetooth/).

Compte tenu du niveau trash de la presse caniveau et des méthodes de plus en plus dégueu de la politique (regarde le niveau de la campagne des Républicains aux USA), tu vois tout ce qu’on peut tirer de ce genre d’infos. « Le député Machin a été repéré dans une rue où il y a des sex-shops – expliquez vous Monsieur Machin !« .

On peut même aller chercher des exemples plus sinistres: si tu as un nom de bougnoule et que ton téléphone portable te flique comme étant allé dans un pays « suspect », tu peux te retrouver en enfer quand tu rentres chez toi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Murat_Kurnaz.

Et si tu choisis un mode de vie alternatif et que tu as le malheur de faire l’amour au mauvais endroit avec ta copine, le flicage de ta vie privée t’enverra en prison pour six mois (https://libertesinternets.wordpress.com/2009/05/29/tarnac-enquete-sur-un-fiasco-qui-en-dit-long-sur-la-france-de-sarkozy/) .

Ou encore le débat avec Google Street View qui ne floutait pas les visages des passants, causant par exemple le licenciement d’un coursier à vélo, surpris entrain de pisser contre un arbre. (http://maps.google.com/maps?f=q&hl=en&q=San+Bruno,+California,+United+States&ie=UTF8&ll=37.625041,-122.482667&spn=0.022331,0.038109&z=15&om=1&layer=c&cbll=37.617952,-122.485275&cbp=1,228.978817071945,0.56251897101312,3)

Avec les données numériques, ce n’est pas compliqué de compiler des milliards de données de déplacements individuels et d’en établir des profils. Les programmes qui font cela existent et sont en usage depuis des années.

Le profil commercial est le Saint Graal de toute l’industrie publicitaire. Tu es bien naif(ve) si tu crois que « les gens ont mieux à faire que… » – non, justement, ils dépensent des millions pour savoir ce que tu fais, ce que tu achètes, où tu vas, combien de temps tu t’arrêtes devant une vitrine… etc. etc. C’est le fluide vital de toute l’industrie du commerce.

Et une fois que tu es « profilé », qu’on sait ce que tu achètes, ce que tu regardes, ce que tu lis, sur quoi tu bandes (ou mouilles), dans quels endroits tu vas, où tu te trouves en ce moment… quand toute cette information est rassemblée et ordonnée par des entreprises commerciales comme Google ou Clickpoint et bien où est ta vie privée ? Et surtout, qui va la contrôler ? Et surtout de quel droit ces entreprises archivent-elles ces données, sans aucun contrôle du législateur ? Facebook conserve les archives de tes données, même si tu as fermé ton compte. Idem pour Google.

Et tu crois que le simple fait d’anonymiser les données ne permettra pas de te retrouver ? Va donc demander à « Marc L. » ce qu’il en pense (https://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/16/3909/).

Qui empêchera ta compagnie d’assurance d’aller acheter ces données chez Clickpoint pour te faire payer des primes plus élevées (parce que ton profil indique que tu achètes des clopes et ne fais pas assez de sport) – voire te refuser un remboursement de soins parce que, sur ton profil MySpace ou Facebook, on te voit entrain de faire du vélo sans casque ? Ce n’est pas de la science-fiction, c’est déjà arrivé.

Et qui va empêcher un avocat de divorce ou bien l’avocat de ton employeur d’exiger de consulter ton Historique Web sur Google ou bien ton historique de déplacements sur Aka-Aki afin de prouver que tu te masturbes tous les jours sur Youporn ou bien que tu n’étais pas au boulot alors que tu étais censé y être (c’est ce qui est arrivé à un commercial à Paris, pisté via son téléphone portable d’entreprise. Il avait fait un détour hors de son secteur pour faire une course personnelle, lors de ses heures de boulot).

On te dira « Si vous êtes innocent, vous n’avez rien à cacher, alors donnez nous votre mot de passe pour consulter votre Historique Web et savoir ainsi qui vous êtes et si vous correspondez bien aux valeurs de notre Entreprise« . Si tu dis non, tu peux être certain que t’auras pas le job.
C’est déjà ce que fait la ville de Bozeman (https://libertesinternets.wordpress.com/2009/06/21/tu-veux-un-job-chez-nous-donne-nous-ton-mot-de-passe-facebook-twitter-gmail/)

Tu penses que nous sommes paranos ?

Peut-être, mais avant de diffuser des milliards d’informations privées sur nous, même si « nous n’avons rien à nous reprocher », on devrait au moins avoir la possibilité d’en débattre – voire de pouvoir avoir le moyen de contrôler et gérer nos propres données. Or, à ce jour, on a rarement vu les gouvernements (avec leurs faibles moyens, demande un peu à Alex Türk de combien de budget dispose la CNIL) aller faire la loi chez les grosses multinationales comme Google, Yahoo, FaceBook ou ClickPoint…

Voilà, nous espérons t’avoir convaincu que – en tant que consommateur – tu as une importance pour ces gens là, et que tes données ne t’appartiennent plus. Si cela ne te dérange pas, alors c’est ton affaire. Mais le droit le plus élémentaire c’est celui d’avoir une vie privée. Et ce droit, nous avons à coeur de le défendre…. sans nous faire moquer par des gens qui nous traitent de paranos et conspirationistes à cause de cela.

Amicalement

L’équipe de veilleurs d’info de Libertés-Internets


Comment on est passé du « surveiller et punir l’infraction » au « prédire et intercepter » par le biais de l’analyse de toutes les données possibles. On en revient toujours au modèle du Panoptique, phantasme sécuritaire bourgeois contre les déviants…

[François-Bernard Huyghe – 24/04/2009]
Tous tracés ! Tous fichés ! Tous observés ! Tous surveillés!
Tel est le sentiment que nous éprouvons à énumérer les moyens techniques qui servent à rassembler des « données personnelles » sur nous, voire à anticiper nos comportements. Vidéo-surveillance, interceptions de télécommunications, balises, puces RFID, multiples fichiers (dont celui des empreintes génétiques), logiciels intrusifs et plus ou moins espions, mais aussi les traces numériques que laissent nos doubles au cours de nos transactions et de nos navigations sur Internet. Les objets les plus familiers comme une laissez-passer dans le métro ou une caisse de pharmacie semblent en savoir sur nous plus que nous ne le soupçonnions.

Dans la société de l’information qui devait être celle de l’instantanéité, notre passé nous poursuit, tout laisse empreinte, toute information est stockée, documentée, rapprochée et, dans tous les cas, susceptibles de réapparaître, y compris à notre insu ou contre notre gré.

Derrière la question technique (ce que peuvent faire les machines à enregistrer et traiter les données), il y a, bien sûr, un débat politique : quelles libertés individuelles et quel droit à l’intimité – deux notions complémentaires mais différentes – nous laissent les pratiques administratives et commerciales ? Les premières touchent à un pouvoir qui pourrait s’exercer sur nous (savoir certaines choses permettrait de nous menacer pour nous contraindre). Le second à un pouvoir que nous désirions exercer librement : permettre à certains et non à d’autres de savoir des choses sur nous.

La notion d’intimité avec toutes ses gradations – toi je t’autorise à savoir mes maladies, toi, ma sexualité, toi, mes angoisses métaphysiques, toi, mes opinions politiques – est d’ailleurs largement remise en cause par des dispositifs comme les blogs où chacun vient se dévoiler mais où il veut, quand il veut, créant ainsi une intimité « extérieure » (ce qui est à la fois intime et extérieur, « extime » pour le psychanalyste Serge Tisseron).

On voit s’entrecroiser trois logiques : politicio-administrative ( y compris dans sa composante sécuritaire ou policière), économique, mais aussi sociale : réseaux sociaux, présentation publique de soi et de son image, demande incessante d’informations sur son réseau et sur son environnement contribuent à rendre chaque vie de plus en plus « documentée ».

On peut considérer la chose de manière plus historique et dire que trois modèles de surveillance. (suite…)


Je vois déjà les ratés possibles, d’une telle application « ludique »… Comme dit la fliquette : tout le monde est exhibitioniste, pourquoi se faire chier à fliquer les gens quand ils se livrent tous seuls…

GOOGLE PRÉSENTE UN SERVICE DE LOCALISATION DES INDIVIDUS
[Reuters 04/02/2009]
Le premier moteur mondial de recherche sur internet, Google, a dévoilé mercredi un logiciel permettant aux utilisateurs de téléphones portables et autres appareils sans fil d’indiquer automatiquement à leur entourage où ils se trouvent.

Les utilisateurs de Google Latitude pourront, dans 27 pays, transmettre en permanence leur localisation aux personnes qu’ils auront sélectionnées, explique la firme californienne sur son site, précisant qu’ils pourront à tout moment se déconnecter du service.

« Hormis l’aspect ludique, nous reconnaissons la sensibilité de ce type de données, aussi avons nous intégré à l’application des droits de contrôle sur la vie privée « , indique Google dans un blog annonçant le service. « Non seulement vous contrôlez précisément qui a accès à votre position, mais vous décidez également quels endroits peuvent être vus. »

Latitude permet d’être localisé sur une carte Google, accessible depuis un combiné mobile ou un ordinateur personnel.

Ce nouveau service de Google est similaire à celui proposé par la société Loopt. Plusieurs opérateurs dont Verizon Wireless, filiale de Verizon Communications et de Vodafone, offrent le service de Loopt, compatible avec l’iPhone d’Apple.

Latitude sera compatible avec le BlackBerry de Research In Motion et les appareils fonctionnant avec les systèmes d’exploitation Symbian S60, Windows Mobile de Microsoft ou quelques téléphones mobiles T-1 dotés du logiciel Android de Google. L’application pourrait ultérieurement fonctionner avec l’iPhone et l’iTouch de la firme à la pomme et les appareils de Sony Ericsson.

http://www.01net.com/article-actualites/google-presente-un-service-de-localisation-des-individus-high-tech-reuters.-01net.html

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