Clearstream



Il devrait prendre ses pillules, le néo-con sous-marin…  peut-être que les lecteurs « de gauche » vont enfin finir par voir Charlie-Hebdo pour ce qu’il est vraiment devenu ? Nous ça fait 8 ans qu’on ne le lit plus que sur le stand du marchand de journaux, histoire de pas lui filer nos deux Euros.

Si Cavanna était mort, il se retournerait dans sa tombe.

[Comité de Soutien à Denis Robert – 30/07/2008]
Dans Charlie Hebdo du 25 juin, Philippe Val découpe Denis Robert en rondelles. Les mots sont d’une virulence sans précédent.
Jamais encore une telle charge ne lui avait été infligée. Même ses pires détracteurs ont jusqu’ici été plus mesurés. Amalgames, citations tronquées, références historiques passées à la machine à laver, invective, diarrhée verbale : un style, une méthode venus d’un autre temps.
Charlie Hebdo expliquera-t-il dans un prochain numéro les raisons de cette violence, et le moment choisi pour l’exprimer ?

Parmi les premières réactions, celle de Francis KUNTZ, journaliste grolandais, et celle de Jean-François DIANA, Maître de conférences à l’université Paul Verlaine – Metz

http://lesoutien.blogspot.com/2008/07/si-cavanna-tait-mort-il-se-retournerait.html

Siné rejoint le comité de soutien à Denis Robert… et se fait virer par le Conducator de Charlie-Hebdo

Charlie Hebdo, acte 2

Dans Charlie Hebdo du 2 juillet, Philippe Val revient brièvement sur Clearstream et Denis Robert. Pour dire d’abord que lui aussi a été poursuivi en justice par des puissants, et qu’il a gagné. Sous-entendant une fois de plus que Denis perd.
Pour préciser ensuite qu’il n’a jamais interdit à qui que ce soit d’évoquer Clearstream dans Charlie Hebdo. Dont acte.
Et illustration par l’exemple, quelques pages plus loin, dans la chronique de Siné. « Concernant l’édito lynchage de Philippe Val sur Denis Robert, je me contenterai, prudemment, du blanc qui va suivre :


[La Domination du Monde – Blog de Denis Robert – 08/04/2008]

« C’est sans doute mon livre le plus personnel, celui qui me ressemble le plus ». Ecrivain et journaliste inclassable, Denis Robert publie « Une Affaire personnelle » (Flammarion, 348 pages, 19,90 euros), livre lui aussi inclassable mélangeant souvenirs, réflexions et analyses (sur la monde, la finance, la justice, la presse…).

L’homme est notamment à l’origine de l’affaire Clearstream 1 (la mise en lumière d’une banque luxembourgeoise servant ce plaque tournante aux opérations bancaires du monde entier, pour résumer) et l’un des protagonistes de Clearstream 2 (la très embrouillée affaire de vrais-faux listings bancaires remontée jusqu’aux sommets de l’Etat), pour laquelle il a été mis en examen pour recel de vol et recel d’abus de confiance. Une accusation dont il se défend, affirmant être l’outil involontaire d’une gigantesque manipulation.

Cette mise en examen par les juges d’Huy et Pons (ce dernier en compagnie duquel, comme il le raconte dans le livre, il courut il y aune quinzaine d’années le marathon de New York…) est le sommet des ennuis judiciaires de Denis Robert, qui comptabilise aujourd’hui 18 procédures judiciaires à son encontre, dont une douzaine de plaintes en diffamation venant de Clearstream. «Une dérive totale du fonctionnement démocratique, estime-t-il dans une interview à Metrofrance.com. Qu’on me mette en examen pour ça, ça veut dire que ce n’est plus un coup de canif, c’est un coup de bazooka dans la liberté d’informer. » (suite…)


[Le Figaro – 22/01/2008]

«Les juges d’Huy et Pons ont reçu une pièce à conviction qu’ils n’attendaient plus. Selon nos in­formations, un ordinateur portable leur a été livré vendredi au pôle financier. Il a immédiatement été placé sous scellés. Cet ordinateur appartenait à Imad Lahoud, l’informaticien d’EADS mis en examen pour «faux» et «dénonciation calomnieuse». Il a suivi un parcours digne d’un roman d’espionnage, mais il pourrait grandement éclairer l’affaire, notamment les instants clés des années 2003 et 2004, au moment où les faux listings de la chambre de compensation luxembourgeoise ont été falsifiés.

L’homme qui est venu remettre cet ordinateur de marque Sony aux magistrats s’appelle François Gontier. Partie civile dans l’affaire Clearstream, il est très connu dans les milieux de la finance.  Récent repreneur de la société de portefeuille Verneuil Participations, il di­rige par ailleurs le holding Electricité et Eaux de Madagascar. Il est aussi actionnaire des poulets Duc.

Livraison longtemps promise En septembre dernier, il avait réclamé une entrevue avec les juges de l’affaire Clearstream pour leur annoncer qu’il avait trouvé cet ordinateur dans un «pays du Golfe» et qu’il entendait bien le ramener à la justice française. Selon lui, Imad Lahoud aurait offert ce portable à sa soeur pour son anniversaire en avril 2004 au Liban.»…

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/22/01001-20080122ARTFIG00255-saisie-d-une-piece-cle-du-dossier-clearstream.php


[BAKCHICH TV – samedi 22 décembre 2007]

Les policiers qui enquêtent sur l’affaire Clearstream ont branché sur écoutes le journaliste Denis Robert, sa femme, ses enfants… Et aussi, par erreur, un abonné qui portait le même nom.

Les juges du pôle financier, Pons et D’Huy, sont en train de boucler leur enquête sur l’affaire Clearstream. Depuis trois ans, ils essayent de comprendre qui a fabriqué les faux listings bancaires accusant des personnalités françaises (dont Nicolas Sarkozy) de dissimuler leur argent chez Clearstream, la chambre de compensation luxembourgeoise. Une enquête pas banale, puisqu’elle devra répondre à la question de savoir si Dominique de Villepin a orchestré, ou pas, cette manipulation pour faire tomber Sarko, ainsi que ce dernier le soupçonne.

Pour trouver l’auteur de la dénonciation calomnieuse, les juges ont pendant trois ans interrogé, perquisitionné, requis des écoutes. Leurs cibles ? Les Villepin, Rondot, Gergorin, Lahoud, Michelle Alliot-Marie, qu’ils viennent encore de cuisiner, juste avant les fêtes, sur leur rôle présumé dans la manip’ Clearstream.

Ils ont interrogé aussi Denis Robert, le journaliste qui, depuis des années, enquête sur la maison Clearstream et sur l’opacité des circuits financiers. Le journaliste les intéresse, parce qu’il avait récupéré les listings bancaires de la société luxembourgeoise, autrement-dit, les documents authentiques, dont une partie ont été falsifiés pour mouiller, entre-autres, Sarkozy. Dans le bureau des magistrats, le 19 décembre, Denis Robert a pu lire le dossier judiciaire. Et il a découvert qu’en 2006, à chaque fois qu’il écrivait sur son ordinateur ou prononçait un mot au téléphone, les policiers français n’en rataient pas une miette. (cliquez)

Des mois durant, les policiers ont espionné les conversations et les emails du journaliste. Curieusement, avant de se brancher sur lui, ils ont d’abord mis sur écoute, par erreur, un homonyme. Un vrai Denis Robert… mais pas le bon. Bakchich l’a vérifié, ils sont six « Denis Robert » à s’être abonné au téléphone dans le département du vrai Denis Robert, c’est-à-dire en Moselle. Lequel des six fut écouté par erreur ? Les policiers aux grandes oreilles, seuls, le savent. D’ailleurs, on peut parier qu’ils savent pas mal de choses sur lui.

Car le plus drôle, c’est que nos policiers ont mis un peu de temps avant de s’apercevoir qu’ils écoutaient la mauvaise personne. Plusieurs semaines, entre mars et avril, avant de comprendre que leur client n’avait aucune conversation sur la finance luxembourgeoise, ou sur de faux listings bancaires impliquant les élites françaises. Du rapide.

Visitez le blog de Denis Robert : vous pourrez lire les fameux comptes bancaires de Clearstream qui ont tant excité Villepin, Sarkozy, et les juges.

http://www.bakchich.info/article2223.html 


[Le Journal du Dimanche – 03/12/207]

La semaine dernière, l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a été entendu pour la quatrième fois par les juges chargés de l’enquête sur l’affaire Clearstream. Le contenu d’un mystérieux document saisi dans son bureau a été au coeur de cette audition.
Les deux magistrats souhaitent accélérer le mouvement, pour boucler l’instruction fin janvier.  Rien n’a filtré de l’audition de Dominique de Villepin par les juges de l’affaire Clearstream, jeudi au pôle financier de Paris.
Selon des sources concordantes, l’ex-Premier ministre a été interrogé sur un mystérieux document crypté saisi cet été lors de la perquisition effectuée à son bureau. Il s’agit d’un DVD-Rom portant la mention manuscrite « version cryptée » et dont le contenu demeure énigmatique, les experts requis n’ayant jusqu’ici pas réussi à le décrypter.
Or les juges d’Huy et Pons soupçonnent qu’il puisse s’agir d’une copie du contenu d’un CD-Rom Clearstream que Jean-Louis Gergorin affirme avoir remis en mars 2004 à Dominique de Villepin, à sa demande, pour qu’il puisse informer le président Jacques Chirac.
Selon Gergorin, ce CD-Rom comportait des transactions suspectes opérées chez Clearstream, dont une sur un compte « attribué par Imad Lahoud à M. Brice Hortefeux, ce que j’avais précisé à M. de Villepin », a déclaré Gergorin sur procès-verbal.»…

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200748/villepin-et-le-dvd-crypte_76179.html


[Le Canard Enchaîné – 28/11/2007]

« Si vous ne prenez pas vos responsahilités devant la juge, on dit tout sur tout » : c’est l’avertissement sans frais de ses ex-directeurs de cabinet à la Mairie de Paris.

Chirac n’était pas habitué à pareil traitement. Surtout de la part de ses subordonnés. Peu avant sa mise en examen pour détournement de fonds publics, la semaine dernière, par la juge Xavière Simeoni, l’ex-président a été sèchement rappelé à ses devoirs par quatre de ses anciens directeurs de cabinet à la Mairie de Paris.

Piliers de la défunte Chiraquie, Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon ont été, avec d’autres, mis en examen pour cette affaire de chargés de mission fantômes. Et ils refusent de payer la note à la place du patron. L’avocat de l’une des 21 personnes mises en examen précise : « Ils lui ont fait passer le message: si vous ne prenez pas vos responsabilités devant la juge, on dit tout sur tout. Et pas seulement sur les emplois fictifs. »
Par exemple, sur l’implication de l’ancien maire dans des affaires de financement occulte …

« En guise d’apéritif », les quatre directeurs de cabinet (auxquels s’est joint Bernard Bled, ex-bras droit du maire Tiberi) ont envoyé, le 7 novembre, une lettre collective à la juge d’instruction. Dans ce courrier, révélé par »Le Point » (22/11), les Intéressés impliquent directement Chirac, avant d’affirmer: « Aucun des contrats en cause n’a été initié par l’un d’entre nous, ne concerne l’un de nos proches, ni ne nous a personnellement profité. »

Rigolade annoncée : L’initiative de cette lettre revient à Michel Roussin et à son avocat Pierre Haïk. Et ce n’est pas un hasard: après avoir goûté, en raison de ses anciennes fonctions, à la détention provisoire, à des mises en examen à foison et à une condamnation pénale (dans l’affaire des lycées d’Ile-de-France), Roussin en a aujourd’hui ras la casquette. Pandraud, qui connaît son Chirac (il a été aussi son ministre de la Sécurité en 1986), résume brutalement le sentiment de ses collègues: « Nous avions la crainte qu’il nous plante devant le juge, nous avons préféré le mettre au pied du mur. » Et il ajoute, un brin menaçant : « Si le juge nous interroge, on va rigoler … »

Par-delà une éventuelle condamnation pénale, les signataires de la lettre veulent éviter d’avoir à rembourser les salaires des employés fictifs (estimés entre 4 et 5 millions d’euros) à la Mairie de Paris, en lieu et place de Chirac. L’équipe Delanoë s’est en effet portée partie civile et demande à la justice que la Ville récupère son argent. Si le dossier suit son cours, Jacques et Bernadette vont devoir casser leur tirelire ou vendre à l’encan leur château de Bity (suite…)


La contre-stratégie de Sarko a parfaitement fonctionné. Sarkozy, en lançant les juges sur Villepin, visait clairement Chirac. Non seulement il montre que l’ancien président n’a plus les moyens de défendre même ses plus fidèles collaborateurs, mais Sarko savait que Villepin n’était pas un grognard fidèle comme Juppé. Il savait qu’il  ne ferait pas un rempart de son corps à Jacquot et que si les juges lui mettaient la pression, il refuserait de jouer les boucs émissaires et finirait bien par mouiller son patron. C’est chose faite.

Vas-y Dodo ! Crache le morceau ! On tire sur une ambulance, mais ça fait 30 ans que les juges rèvent de se la faire, cette ambulance !!!!

[Libération 12/10/20007]

Dominique de Villepin ouvre son parapluie. Entendu hier pour la troisième fois dans l’affaire Clearstream, l’ex-Premier ministre n’avait plus qu’une personne lui évitant de prendre l’eau : l’ex-Président Jacques Chirac. Villepin a choisi de le mouiller, dans une note de 19 pages envoyée la veille aux juges d’instruction.

A le lire, Chirac était au courant de tout depuis le début. Après le rendez-vous initial du 9 janvier 2004, au cours ­duquel Dominique de Villepin avait reçu au Quai d’Orsay Jean-Louis Gergorin (vice-président d’EADS, futur facteur anonyme des listings Clearstream) et le général Rondot (électron libre des services de renseignement), il affirme avoir «informé le président de la République, au début de l’année 2004, dans le cadre de mes entretiens hebdoma­daires et compte tenu de ses prérogatives particulières en matière internationale.» A ce stade, il n’aurait pas mis au courant Jean-Pierre Raffarin, faute de «disposer d’éléments susceptibles d’être transmis au Premier ministre» de l’époque. De fait, les éléments transmis par Gergorin et Rondot étaient encore ténébreux.

http://www.liberation.fr/actualite/societe/284171.FR.php


Le vaudeville continue… mais qu’est ce qu’on rigole ! Mes copains journalistes anglo-saxons secouent la tête en disant « Ah, vous les français, vous n’avez pas changé… »

Richard Attias[Faits & Documents n° 243 – Octobre 2007]

(…)Nicolas Sarkozy est donc élu président de l’UMP au congrès du Bourget, en novembre 2004, le grand ordonnancier est Richard Attias, PDG de Publicis Events. C’est lui qui a même eu l’idée de ce « Bonne chance, papa », lancé par Louis Sarközy sur écran géant, ce qui choquera les adeptes de la séparation entre vie privée et vie publique.

Il est l’homme qui organise depuis 1996 les grands shows internationaux comme le Forum économique mondial de Davos.

Inconnu du grand public, Richard Attias peut être considéré comme l’un des « maîtres du monde », fréquentant les plus hautes personnalités mondiales : numéro 3 de Publicis, ce natif de Marrakech (ce qui explique qu’il dispose de relais importants auprès de la famille royale du Maroc) est diplômé de l’INSAD (Toulouse), de mathématiques et de physique.

(suite…)


[Le Journal du Dimanche 08/07/2007]

Les notes du général Rondot, contenues sur des fichiers effacés mais récupérés par les experts, ont été identifiés par l’ancien officier du renseignement. Elles mettent largement en cause Dominique de Villepin, dont le domicile et le bureau ont été perquisitionnés cette semaine, mais aussi Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, qui savait pour les faux listings de Clearstream. Michèle Alliot-Marie pourrait se trouver rapidement dans la même tourmente que l’ancien Premier ministre.

La découverte de fichiers effacés dans l’ordinateur du général Rondot marque un véritable tournant dans l’affaire Clearstream. Authentifiés et commentés par l’ancien officier de renseignement, mercredi, face aux juges Jean-Marie d’Huy et Henri Pons, ces documents inédits impliquent, selon plusieurs spécialistes du dossier, un réel risque judiciaire pour Dominique de Villepin, voire pour Michèle Alliot-Marie. Ils accréditent la thèse selon laquelle le premier a pris part à la manipulation Clearstream pour nuire à Nicolas Sarkozy, et indiquent que la seconde en était informée au moins en partie.

Ces documents, remis le 27 juin aux deux juges d’instruction, sont des « notes d’étape » que Philippe Rondot avait rédigées pour lui-même, avant de les effacer de son ordinateur. Un expert, Philippe Joliot, a réussi à reconstituer ces fichiers.

Ces documents – que le JDD a pu consulter – sont intitulés Opération réservée PR [pour président de la République], Opération reflux [nom de code de la mission du général Rondot sur les listings Clearstream], et sont numérotés de 1 à 4. Dans la note n° 2, datée du 17 mars 2004, Philippe Rondot s’étonne de voir les noms de plusieurs ennemis de Jean-Louis Gergorin figurer dans les listings Clearstream, et note « l’apparition, également, de quelques hommes politiques de gauche et plus récemment de droite, dont – en ce qui concerne celle-ci – certains qui tiennent en ce moment ‘la vedette’ et, de ce fait, pourraient susciter l’intérêt de la magistrature suprême »

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200727/les-juges-cherchent-villepin-et-mam_36481.html