Malek Boutih



Quelle déchéance ! La fière Fadela… aujourd’hui non seulement elle est pute mais en plus elle est soumise…

[Vive le Feu – Sébastien Fontenelle – 09/10/2007]

Fadelarienvu, Fadelarienentendu, Fadelatendanceànousprendrepourdesbenêts

Christine Boutin et Fadela AmaraA mon avis, quand Sarkozy en campagne braconnait au printemps dernier dans les marécages, Fadelamara était à l’autre bout du monde, au trou du cul d’un trou perdu, sans radio, sans télé, sans journaux.

Sans quoi, Fadelamara aurait forcément eu vent de ce que le rodomont décomplexé dégorgeait à traits continus.

Fadelamara aurait entendu Sarkozy, quand Sarkozy fustigeait les immigrés qui dans leurs crades baignoires décapitent force moutons. Fadelamara aurait entendu Sarkozy, quand Sarkozy brandissait pour sa promotion la menace (fantôme) de 400 millions d’Africains, jeunes et déterminés à nous fondre dessus. Fadelamara aurait entendu Sarkozy, quand Sarkozy promettait, non pas une, aaaaapprochez, non pas deux, aaaaapprochez, non pas trois, venez, venez, venez, mais tout plein de lois sur (et contre) l’immigration.

A mon avis, depuis l’été, Fadelamara se bouche les yeux, les oreilles et le nez – sans quoi, nécessairement, elle aurait, fût-ce de ses hauteurs boutiniques, vu (un peu de) ce qui se passe dans nos rues ces temps-ci. Elle aurait vu les rafles, Fadelamara. Elle aurait vu les contrôles au faciès, Fadelamara. Elle aurait entendu le hurlement du Russe qui tombe d’une corniche. Elle aurait entendu le craquement que fait le crâne d’une Chinoise qui se défenestre.

Elle aurait pris la mesure de ce que devient la vie, au pays de la liberté, de l’égalité, de la fraternité.

Mais Fadelamara n’a rien vu, rien entendu, rien perçu.

Et la voilà qui soudain fait mine de se rendre compte qu’il y a dans le fond de l’air quelque chose de pourri – et qui s’offusque, la pauvrette: « Y en a marre qu’on instrumentalise à chaque fois l’immigration ». Et la voilà qui agite ses tout petits poings sous le nez de Brice Hortefeux: « Le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur, (…) je partirai! »

Mais là, pour le moment, ça va: il n’est après tout question que de rafles, et de tests ADN, et ça, franchement, ça n’a rien que de (très) supportable, hein, Fadelamara?

Je veux dire: tu vas pas « partir » pour si peu?

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/


Comme toujours avec « Faits&Documents », on apprend plein de trucs qu’on aurait pas appris ailleurs… et qui nous rendent Ramatou encore plus sympathique 🙂

Rama Yade – Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme.
[Lettre Faits&Documents d’Emmanuel Ratier – n°239 – Juin 2007]

«J’incarne tout ce que les hommes politiques ne sont pas : une femme, jeune, noire et musulmane

«Elle est belle. Elle est brillante. Elle est noire (Le Monde, 2 mars 2007).»

«Une déçue de la gauche dont elle attendait beaucoup (Le Monde, 2 mars 2007).»

Elle s’appelle en réalité Ramatoulaye Yade-Zimet, ayant épousé Joseph Zimet, militant socialiste (…) et chargé de mission à la communication de l’Agence française du développement (…) et fils du célèbre chanteur yiddish Ben Zimet (…).

Née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), Rama Yade est issue de la haute bourgeoisie noire : sa mère est professeur et son père, professeur d’histoire, fut le bras droit et secrétaire particulier du président (accessoirement socialiste) Léopold Sédar Sengor.

De confession musulmane (elle est toujours pratiquante et volontiers prosélyte en cette matière), elle a été éduquée dans un collège catholique. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut pratiquement exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf le détestant même pas cordialement. La famille s’installe donc dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine). Son père ayant divorcé, elle est demeurée avec sa mère et ses trois frères et soeurs. Elle continue à fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.

Sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits de Malcolm X sur les murs de sa chambre.

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J’ai souvent été en désaccord avec Malek ces 20 dernières années, mais là, je suis d’accord avec lui à 200%. Les bronzés au sein du PS, on les aime bien comme faire-valoir, comme colleurs d’affiches ou bien comme beurettes mignonnes sur lesquelles on phantasme… mais pas comme leaders ou comme élus… « les français ne sont pas prêts », c’est la mantra au Parti Socialiste.

Malek Boutih, membre du Parti socialiste : « Chez nous, c’est « Good Bye Lénine » ! »

[LE MONDE | 25.06.07 ]

Aucune personnalité issue de la diversité n’a émergé au PS à la faveur des élections. Comment expliquez-vous cet échec ?

Il existe un consensus de façade alors que cette question n’est pas pensée au PS – comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Ma conclusion, à travers mon expérience d’ancien président de SOS-Racisme et à la direction du PS, c’est que tout ce qui a trait à la société dans laquelle nous vivons, la violence, le travail, le droit à l’émancipation sociale, l’identité, le parti n’a pas voulu les regarder en face. Il n’y a jamais eu de débat politique sur la diversité. Il s’agit à chaque fois de passer entre les gouttes, d’avoir quelques candidats sans déséquilibrer les enjeux de courants.

Vous étiez chargé des questions de société au PS. Pourquoi n’avez-vous pas porté ce débat ?

A la demande du bureau national, j’ai proposé un rapport sur l’immigration. Je l’ai remis à François Hollande. La première chose qu’il a faite c’est de le cacher et de prier pour qu’on n’en parle pas. Quand il a quand même émergé, il s’est empressé d’éteindre tout débat de fond en obtenant, il faut bien le dire, un certain consensus. La diversité ne se réduit pas à l’immigration, certes. Mais j’ai compris que des dirigeants du PS forment un cénacle qui n’aime pas la société telle qu’elle est, qui ne s’y projette pas et qui garde la mélancolie des années 1970. Chez nous, c’est Good Bye Lénine !

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